Le rituel

***

USS Enterprise

James Tiberius Kirk était en train de lire un rapport assommant lorsque la voix de l'officier des communications Uhura l'interpella :
- Capitaine, je reçois un message de détresse d'un vaisseau Bolien. Il est à la limite de la zone neutre et semble s'être fait attaquer par les Romuliens.
- Encore eux... grommela Kirk. Combien de temps pour les rejoindre ?
- Deux heures. Nous sommes le vaisseau le plus proche.
- Monsieur Sulu, en avant, distorsion maximum.
- A vos ordres, Capitaine !

Une heure et quarante-huit minutes plus tard, l'Enterprise sortit de la distorsion près du vaisseau Bolien. Celui-ci était visiblement très endommagé. Sa coque semblait percée en plusieurs endroits et des impacts de tirs de phasers se voyaient très clairement sur toute sa surface.
- Des signes de vie ? Demanda Kirk.
- J'en détecte quatre dans la salle de machines, répondit Spock.
Surpris, le Capitaine se tourna vers son officier en second :
- Seulement quatre ?
Le vulcain se contenta de hocher la tête. L'humain soupira profondément :
- Les vaisseaux Boliens ont plus de cent membres d'équipage...
- Capitaine, je détecte un flux de radiation qui menace la survie des quatre rescapés. Permission de me rendre à bord avec une équipe de secours ? Demanda Spock en sortant un tricordeur de sa console.
- Je vous accompagne ! Lança James Kirk en se levant de son siège. Monsieur Sulu, la passerelle est à vous.
- Bien, Capitaine !
Le timonier se leva à son tour pour venir prendre place dans le siège de commandement tandis que le capitaine et son second se dirigeaient vers l'ascenseur. Une fois à l'intérieur, Kirk appela l'infirmerie.
- Bones, rejoignez-nous en salle de téléportation. Les survivants du vaisseau Bolien auront sûrement besoin de vous.
- Je suis en plein milieu d'une opération délicate, répliqua le médecin d'une voix bougonne. Je vous envoie le Docteur Charper et l'infirmière Costas.
Comme à son habitude, il coupa la communication sans respecter la hiérarchie, faisant sourire le jeune capitaine. Le vulcain haussa un sourcil :
- Je ne comprends pas que vous laissiez le Docteur McCoy être aussi laxiste avec le règlement concernant la coupure des communications avec des officiers supérieurs.
- Bones est le meilleur médecin que je connaisse, mais il est aussi capable du pire si on lui casse les pieds ! Alors je préfère encore qu'il me raccroche au nez plutôt que de me retrouver atteint d'une maladie bizarre qu'il m'aura lui-même inoculée.
La porte de l'ascenseur s'ouvrit, empêchant Spock de répondre. Les deux hommes se dirigèrent vers la salle de téléportation où l'équipe médicale et deux membres de la sécurité les attendaient déjà. Ils prirent place sur les plots, puis Kirk lança :
- Énergie.
Un fourmillement familier s'empara du capitaine au moment où ses molécules étaient désolidarisées.

Sur la passerelle, l'enseigne Pavel Andreievich Chekov, vit soudain un indicateur s'afficher sur le panneau de contrôle du téléporteur. Il appela en vitesse son collègue dans la salle de départ :
- Arrêtez tout ! Un champ de force inconnu entoure le vaisseau Bolien.
- Le transfert est en cours. Je les ramène, répondit l'autre homme.
Dans la salle de téléportation et sur la passerelle, l'inquiétude commença à se faire sentir lorsque le technicien s'exclama :
- Je n'arrive pas à tous les récupérer !
- Passez-moi les commandes ! Lui ordonna Chekov.
L'autre obéit. Le jeune russe commença à pianoter fébrilement. Sur les six signatures énergétiques, il parvint à en récupérer quatre sans trop de mal. Mais les deux autres restaient insaisissable. La transpiration inondait le front de Chekov tandis qu'il bataillait contre la machine. Au bout d'un long moment, il cria :
- Non !
Uhura et Sulu avaient bondi de leurs sièges au même moment :
- Quoi ?
- Je les ai perdus !
- Sulu à salle de téléportation. Qui est-ce qui vous manque ?
La voix du technicien était lugubre lorsqu'il annonça :
- Le Capitaine Kirk et Monsieur Spock.

***

Quelque part dans l'immensité de l'univers

James Kirk sut immédiatement qu'il y avait eu un problème lorsqu'il se rematérialisa dans un endroit qui ne ressemblait en rien à un vaisseau Bolien. Avant qu'il ait eu le temps d'analyser plus avant la situation, une violente douleur traversa tout son être et il s'effondra sur le sol, inconscient.

***

USS Enterprise

Cela faisait à peine dix minutes que le capitaine et le second avaient disparu. Dès qu'il l'avait su, le Docteur Leonard McCoy s'était précipité sur la passerelle, à la fois furieux et fou d'angoisse.
- Je savais bien que ces engins n'étaient pas fiables ! Je le leur avais dit mais personne ne m'a jamais écouté !
- Docteur ! L'interrompit Hikaru Sulu. Ce n'est pas le moment de se lamenter. Nous devons savoir ce qui s'est passé et si nous avons une chance de les récupérer. Monsieur Scott ?
L'Écossais, qui avait également rejoint la passerelle, leva les yeux de l'écran de contrôle qu'il consultait depuis plusieurs minutes.
- J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle, souffla-t-il, l'air ennuyé.
- Commencez par la bonne ! Lança McCoy.
- Je pense qu'ils ont été rematerialisés quelque part.
- Vous en êtes sûr ? Demanda Uhura.
- Disons... à 99,99 %.
- Et quelle est la mauvaise nouvelle ? Intervint Chekov.
- Il n'y a absolument aucun moyen de savoir où ils ont atterri. Ils peuvent aussi bien être sur une planète qu'en plein vide sidéral. Et s'ils ont eu la chance de se rematerialiser sur une planète, ça peut être une toute proche comme une à des années-lumières ! Je n'ai aucun moyen de le savoir...
- Pourtant, ce sont bien vos modifications qui ont permis au téléporteur d'augmenter sa portée ? S'agaça McCoy.
- Oui, mais c'est le Spock du futur qui les a faites... et je suis loin de tout comprendre.
Ce fut Uhura qui lança alors un début de solution à leur problème :
- Il faut que nous retrouvions « l'autre » Spock. Lui seul pourra nous aider à les localiser.
- Vous avez raison, approuva Sulu. Essayez de voir où il se trouve en ce moment.
- A vos ordres !
La jeune femme s'installa à sa console. Quelques instants plus tard, elle se retourna vers le capitaine par intérim :
- Il vit dans une colonie vulcaine établie près de Vintal 4.
- Alors, allons l'y chercher.
- Et les quatre survivants du vaisseau Bolien ? Demanda McCoy.
L'officier scientifique qui remplaçait Spock répondit :
- Leurs signatures se sont éteintes au moment où le champ de force a brouillé notre téléporteur. Il n'y a plus de survivants.
Le médecin soupira, puis repartit dans son infirmerie, conscient qu'il ne lui servirait à rien de tourner en rond sur la passerelle. Quitte à se ronger les sangs, autant le faire en s'occupant l'esprit et les mains à soigner les divers bobos de l'équipage.
Quelques secondes plus tard, l'USS Enterprise prit la vitesse de distorsion maximum pour aller rejoindre la seule personne à même de les aider à retrouver leurs amis disparus.

***

Quelque part dans l'immensité de l'univers

Capitaine... réveillez-vous ! Capitaine... Kirk... Jim...
La voix était lointaine mais familière. James lutta pour remonter les flots de l'inconscience jusqu'à ce qu'une douleur sourde envahisse son crâne. La voix continuait de l'encourager et la douleur s'estompa peu à peu. Enfin, il parvint à ouvrir les yeux pour se retrouver nez-à-nez avec le visage de Spock. L'expression du vulcain était neutre mais l'humain put lire de l'inquiétude dans son regard sombre. Jim prit petit à petit conscience de ce qui les entourait et du fait qu'il se trouvait étendu par-terre, son torse serré entre les bras de son officier en second. Troublé, il se dégagea lentement pour s'asseoir.
- Comment vous sentez-vous ? Lui demanda Spock.
- Comme si un vaisseau cargo avait atterri sur mon crâne. Qu'est-ce qui s'est passé ? Et où on est ?
Le vulcain se releva, son tricordeur à la main.
- D'après les relevés, nous sommes sur une planète de classe M dont l'atmosphère et le climat semblent pratiquement similaires à ceux de Vulcain.
- Tant mieux pour vous, sourit Kirk en se relevant. Mais je sens déjà que j'ai un peu de mal à respirer.
- C'est logique. Pour vous, cette atmosphère équivaut à celle que vous auriez sur Terre à une altitude de 3000 mètres.
- Génial ! Moi qui adore faire de l'alpinisme ! Bon, à part ça, vous savez sur quelle planète nous sommes précisément ?
- Je n'ai aucun moyen de déterminer notre position exacte tant qu'il fait jour. De nuit, je pourrais tenter de la calculer par rapport aux étoiles visibles.
James passa une main sur son front déjà inondé de sueur.
- Vous avez essayé de joindre l'Enterprise ?
- Plusieurs fois, sans réponse. Nous sommes sûrement trop loin pour qu'ils captent notre signal.
- A votre avis, que s'est-il passé ?
- L'explication la plus logique est qu'il y a eu une interférence entre les radiations qui étaient émises par le vaisseau Bolien et notre faisceau de téléportation qui s'est, de ce fait, retrouvé dévié de sa route initiale.
- Vous pensez qu'ils savent qu'on est toujours vivants quelque part ?
- Je n'ai aucun moyen de l'affirmer.
James fit lentement un tour sur lui-même pour observer les lieux. Un court instant, il eut l'impression d'être au fin fond du Grand Canyon. Puis, il remarqua diverses ouvertures dans les parois de pierres qui les entouraient.
- On devrait commencer par se trouver un abri, de l'eau et de la nourriture. Parce que je n'ai pas envie que nos amis ne retrouvent que des cadavres lorsqu'ils arriveront ici. Vous pensez pouvoir trouver de l'eau avec votre tricordeur ?
- Je dois faire quelques réglages avant.
Le vulcain pianota un instant sur les touches de son appareil, puis releva la tête et désigna une direction.
- Il semble y avoir une source par là.
- Je vous suis.
Quelques minutes plus tard, ils entrèrent dans une grotte. Dès qu'ils furent à l'intérieur, James entendit un bruit de ruissellement. Ils trouvèrent rapidement un petit ruisseau qui s'écoulait entre deux fissures de la roche. Après avoir vérifié que l'eau était potable, ils burent jusqu'à plus soif. Une fois réhydraté, le capitaine s'assit sur le sol, adossé contre la paroi.
- Je crois qu'on a trouvé où on allait établir notre campement de base.
- Je le crois aussi, répondit le vulcain.
Jim eut la fugitive impression de voir un sourire apparaître sur le visage de son officier en second, mais mit ça sur le compte de la chaleur.
- Comme je souffre moins du climat que vous, je vais aller chercher de la nourriture à l'extérieur. Je vous conseille de ramasser du bois pour faire un feu cette nuit. Si cette planète est réellement semblable à Vulcain, il est logique de penser qu'il fera froid dès que son étoile aura disparu à l'horizon.
- J'ai repéré quelques arbustes desséchés pas loin d'ici, sourit James en se relevant. Je vais nous installer un petit nid douillet pour la nuit.
Spock leva un sourcil, mais ne répondit pas. Il quitta la grotte rapidement. Son ami le suivit des yeux, essayant de chasser les pensées malvenues qui s'immisçaient en lui depuis qu'il avait réalisé qu'il allait se trouver seul avec le vulcain pendant des jours, voire des semaines.

James Tiberius Kirk avait toujours été un dragueur impénitent, mais ce que peu de monde savait, c'était qu'il était autant attiré par la gent masculine que féminine. A l'Académie, il avait eu quelques rares liaisons avec des hommes. Étrangement, il y avait beaucoup d'extraterrestres à Starfleet, mais l'homosexualité humaine restait encore un tabou. Heureusement pour Jim, certaines autres races étaient beaucoup moins strictes sur ce point, et il avait pu passer de très agréables nuits avec des Machiciens ou des Fafiliens, ces derniers lui ayant fait découvrir des positions tout à fait... innovantes.
Après avoir pris le commandement de l'Enterprise, presque deux ans plus tôt, il s'était résolu à draguer un peu moins. Même si beaucoup, femmes et hommes, semblaient prêts à tomber sous son charme, il se sentait de plus en plus attiré par une personne en particulier. Cette personne lui paraissait totalement inaccessible, ce qui renforçait d'autant plus son désir, même s'il savait que ses chances étaient proches du néant. Il s'était donc résigné, butinant par-ci, par-là, mais ne parvenait pas à oublier l'objet de ses fantasmes. Et là, il se retrouvait bloqué sur une planète apparemment désertique en compagnie de celui qu'il crevait d'envie de mettre dans son lit depuis plus d'un an.
Peut-être était-ce l'occasion qu'il attendait enfin de percer la carapace de Spock...

***

USS Enterprise

McCoy n'arrivait pas à trouver le sommeil, trop inquiet pour ses amis. Après avoir tourné et viré dans son lit pendant des heures, il avait fini par se lever, agacé. Il était allé dans son bureau pour récupérer une dose de somnifère, conscient qu'il devrait être en forme lorsqu'il serait de garde. En tant que médecin-chef du vaisseau, la santé de l'équipage reposait sur lui. Il ne pouvait donc pas se permettre d'être fatigué par des insomnies. Il allait ressortir de l'infirmerie pour l'instant déserte lorsqu'il vit une silhouette familière s'approcher.
- Lieutenant Uhura ?
- Docteur, pourriez-vous me prescrire un somnifère ? J'ai toutes les peines du monde à m'endormir.
- Vous aussi ? Venez !
Ils retournèrent à l'intérieur et le médecin donna à la jeune femme ce dont elle avait besoin. Puis, il lui demanda :
- Je suppose que vous êtes inquiète pour Spock.
- Autant que pour le capitaine.
- Vraiment ? Interrogea McCoy, un sourire en coin sur les lèvres.
Uhura le fixa un moment sans répondre, puis soupira :
- Non, vous avez raison... je suis un peu plus inquiète pour Spock que pour Kirk... mais promettez-moi de ne pas le lui dire quand on les retrouvera.
- Pourquoi ? Puisque vous êtes ensemble, quel...
- Nous ne sommes plus ensemble.
Réellement surpris, le médecin souffla :
- Vraiment ? Pourquoi ? Enfin, si c'est pas trop indiscret...
- C'est indiscret, Docteur. Merci pour le somnifère. Bonne nuit.
- A vous aussi.
Il la regarda partir, évaluant la situation. Un sourire éclaira soudain son visage. Même si le capitaine ne lui avait jamais parlé de ses sentiments, ni de sa bisexualité, il n'était pas aveugle. Il avait bien vu que Kirk était attiré par le vulcain et faisait tout pour le dissimuler. McCoy soupira profondément avant de quitter l'infirmerie. Une fois de retour dans son lit, alors qu'il attendait que le somnifère fasse effet, ses pensées s'égarèrent.
J'espère que vous allez bien tous les deux... j'espère qu'on vous retrouvera... mais pas trop tôt... A vous de jouer, Jim !

***

Planète inconnue

Jim resserra ses bras autour de son torse. Comme Spock l'avait prévu, la température avait chuté vertigineusement dès la nuit tombée. N'ayant à portée ni couverture, ni tente pour s'abriter du froid, leur seul moyen de se réchauffer était le feu allumé dans un coin de la grotte.
Je connais bien d'autres moyens de se tenir chaud, mais je ne suis pas sûr que Spock apprécierait...
Il avait du mal à ne pas trembler tant il avait froid. Au moins, quand il s'était retrouvé sur Delta Vega, il avait un équipement approprié. Là, il n'avait rien à part un phaser, un communicateur et un vulcain habitué au climat rude de sa planète natale. Lequel vulcain le fixait depuis quelques minutes sans un mot. Jim réussit à articuler sans claquer des dents :
- Pourquoi vous me regardez comme ça ?
- Je peux vous aider à vous réchauffer, si vous le souhaitez.
Ne pas penser à ça... ne surtout pas penser à ça...
- Comment ?
- Ma chaleur corporelle est plus élevée que la vôtre et mon métabolisme est adapté à ce genre de températures.
Ne pas penser à ça...
- Je peux donc essayer de vous transmettre une partie de ma chaleur corporelle.
- Co... comment ? Bredouilla Jim, remerciant le froid qui pouvait expliquer la rougeur de ses joues aux images qui apparaissaient dans son esprit.
- Par un contact physique.
Ne pas y penser... merde ! Comment il veut que je reste stoïque quand il me propose des trucs pareils !
- Vous pouvez... être plus précis ?
Spock sembla hésiter un instant. Le jeune capitaine eut le temps de voir une lueur inconnue traverser son regard avant qu'il souffle :
- En vous tenant contre moi.
Non non non non non ! Il ne faut pas ! S'il fait ça, c'est foutu, je ne vais pas arriver à me contrôler !
- Je sais que vous préfèreriez sûrement être avec une femme plutôt qu'avec moi, souffla le vulcain, mais je pense que c'est votre seule option si vous ne voulez pas trop souffrir du froid.
S'il savait à quel point je suis content que ça soit lui ! Si on m'avait demandé, il y a deux ans, avec qui j'aurais voulu me retrouver bloqué sur une planète inhabitée, j'aurais été à mille lieues de répondre son nom. Et pourtant, maintenant, c'est lui que je veux... avec moi...
- Capitaine ? Jim ?
Le jeune homme sentit un long frisson traverser sa colonne vertébrale. Et ça n'avait rien à voir avec la température.
- Ne pouvez-vous mettre votre fierté de côté ? Au moins pour cette nuit ? Demain, nous essayerons de trouver quelque chose pour fabriquer des couvertures.
James hésita encore quelques secondes, mais hocha finalement la tête. Lorsqu'il tenta de bouger, il se rendit compte que tout son corps était engourdi par le froid. Spock le remarqua aussi et se leva. Il poussa un peu Kirk pour l'éloigner de la paroi, puis s'assit derrière lui, s'y adossant. Le vulcain attrapa ensuite son ami par les épaules et l'attira contre son torse. Jim se laissa faire alors que les bras de l'autre homme l'enlaçaient. Il pouvait sentir contre son dos la chaleur du corps de Spock. Celui-ci lui frictionnait vigoureusement les bras. James sentait le souffle du vulcain dans sa nuque. Une violente vague de désir le traversa soudain. Il dut faire appel à toute sa volonté pour ne pas se retourner et plaquer ses lèvres sur celles de son ami. Finalement, il ferma les yeux, essayant de penser à n'importe quoi, du moment que ça lui permettait de calmer son envie.
- Vous vous sentez mieux ? Demanda la voix de Spock à son oreille, quelques minutes plus tard.
- Oui. Merci.
- On devrait dormir.
- Bonne idée...
Jim sentit son cœur manquer un battement lorsque son ami le fit basculer à l'horizontale. Il se retrouva bientôt étendu sur le côté, Spock toujours derrière lui, collé contre son dos, ses bras autour de son torse. Le capitaine fixa son regard sur le feu et finit par fermer les yeux, rattrapé par le sommeil.

A suivre...