Serpens armarum, par la merveilleuse et la charmante Evandar !!! (que je remercie chameureusement pour m'avoir autorisé à traduire sa fic, j'adore cette fille, franchement !!)

Traductrice : moi, mava-chan !!

Genre : Supernaturel / Genenral

Disclaimer : Rien ne m'apartiens (enfin, si au moins la traduction...), l'histoire appartient à Evandar, et les personnages et l'univers à J. !(enfin, sauf les nouveaux persos qu'Evandar a créé !!)

Rating : T

Maintenant, appréciez !!


Chapitre 1: Le commencement


Le Basilic bascula sur le côté, son imposante tête glissant de la lame de l'épée qu'Harry avait sorti du Choixpeau magique, tandis que le crochet qui avait percé son bras se fendit avant de se briser en petits morceaux. Harry était abasourdi, laissant tomber l'épée dans un fracas sonore. Il avait l'impression que ses jambes étaient aussi consistantes que de la gelée et elles finirent par céder sous son poids. Harry luttait pour respirer ; se sentant incapable de faire entrer assez d'air dans ses poumons. Sa vision était obscurcie par des points noirs, dansant de-ci de-là, alors que les seules couleurs qu'il arrivait à distinguer lui apparaissaient aussi floues que s'il avait été dans une piscine. Il put à peine discerner la silhouette de Tom Jedusor, un air triomphant au visage, et quelque chose de rouge planer autour de lui.

« C'est fini, Harry Potter. » Dit-il. Sa voix était sincère et douce. Comme s'il s'inquiétait presque de ce qui était en train d'arriver à Harry. « Le poison du Basilic est le venin le plus mortel connu de l'homme. D'abord il te paralyse, puis te rend aveugle avant de commencer à te dissoudre de l'intérieur. » La forme spectrale de Jedusor s'approcha petit à petit d'Harry et une main froide pourvue de longs doigts atteignit son visage pour le faire se retourner. Jedusor souriait. « Il est en train de se diffuser dans ton corps, utilisant les battements de ton propre cœur pour te tuer plus vite. »

Harry ouvrit la bouche mais ne put rien dire. Ce n'était plus du sang qui courait dans ses veines, mais de la lave en fusion. Il réussit à rassembler juste assez de forces pour retirer le crochet du Basilic de son bras. Ce n'était pas ça qui allait le sauver.

« C'est la fin. » Murmura Jedusor. Il était si près et parlait d'une voix si douce alors que ses mots étaient si cruels. « Tu vas mourir ici Harry Potter. Et avec toi la dernière chance de survie de Ginny Weasley. »

Harry sentit quelque chose s'agiter violemment dans son bide et un hurlement déchira sa gorge. Jedusor rigola avant de s'éloigner, laissant Harry se rouler sur le côté, affalé sur le sol pierreux de la Chambre. Harry mordit violemment sa lèvre inférieure. Il ne voulait pas faire le plaisir à Jedusor d'entendre encore d'autres de ses cris. La douleur était atroce ; comme une brûlure incandescente qui le prenait depuis les yeux, passant par tout son corps et même jusqu'au bout de ses doigts.

Puis l'enfer cessa, soudainement. Harry était étendu, pantelant, les yeux plissés alors que la douleur s'évanouissait. Harry grinça des dents, le rire aigu de Jedusor résonnant toujours, lui tapant sur les nerfs.

Doucement, très prudemment, il ouvrit les yeux. Il voyait flou, d'inhabituelles couleurs venant se superposer aux autres. Cependant, il réussit à distinguer le journal, grand ouvert, non loin de son visage.

Il rampa lentement, ignorant les cris de confusion de Tom. Il ne savait pas comment il était parvenu à survivre, mais il savait qu'il devait en finir. Se débarrasser de Tom, détruire le journal. Le temps de Ginny était compté.

Il s'empara d'un fragment de crochet de Basilic et d'un mouvement rapide, l'enfonça fortement au beau milieu du journal.

« NON ! » Cria Tom. Mais c'était trop tard. Du sang, du venin et de l'encre jaillirent des pages et se répandit sur le sol. La silhouette de Tom se convulsa une fois avant d'imploser dans un halo de lumière blanche. Harry laissa tomber le crochet et s'affala sur le sol de pierres froides, relaxé.

Fumseck se posa près de lui, le dardant de ses yeux noirs scarabée. Les étranges couleurs qu'Harry avait remarquées un peu plus tôt rendaient Fumseck rouge et blanc. « Merci. » Marmonna-t-il. Sa voix était rauque comme un croassement de corbeau. « Je n'y serais jamais arrivé sans toi. »

Le phénix fit une joyeuse roulade qui calma ses muscles encore lancinants. Harry lui retourna un faible sourire avant de se diriger vers Ginny. Il s'écroula à ses côtés, ignorant les piteux restes du journal.

Lorsqu'il posa son regard sur elle, les étranges couleurs se mirent à faire des siennes, changeant du bleu au mauve en passant pas le vert, le jaune, le rouge - et juste à l'emplacement de son cœur - blanc. Il la secoua délicatement, se rendant compte avec plaisir qu'elle dégageait encore un peu de chaleur.

« Ginny ? Ginny ? »

Elle grogna un peu avant d'ouvrir rapidement ses yeux. Il l'aida lentement tandis qu'elle le regardait, confuse. Soudain la situation lui revint et elle fondit en larmes.

« Je suis désolée. » Sanglota-t-elle. « Je…J'ai essayé de t-te dire m-m-mais je ne p-pouvais pas devant P-Percy ! Je ne v-v-v-voulais pas l-le faire ! J-Jedusor me l'a o-ordonné. Jedusor ! Où est-il ? J-je m-me souviens qu'il était sorti du j-j-journal et…et…je suis s-si désolée ! »

Il tapota maladroitement son épaule. Ses pleurs le mettaient incroyablement mal à l'aise, mais il ne trouvait rien à dire. Il s'éloigna à petits pas d'elle et commença à rassembler des choses dans la Chambre. Il prit sa baguette, le journal, le crochet, le Choixpeau magique et l'épée qu'il en avait sorti.

Il lui tendit le Choixpeau et sourit à sa confusion. « C'est fini maintenant. » Lui dit-il calmement. « Viens. »

Elle renifla légèrement avant de se laisser gagner par une autre vague de pleurs hystériques. « Ils vont m'expulser ! »

Harry soupira et se demanda un instant depuis quand la petite Ginny Weasley était capable de faire un tel vacarme.

Il la conduisit hors de la chambre, dépassa l'éboulis et la laissa dans les bras de son frère ainé qui attendait de l'autre côté. Ron la serra étroitement alors qu'elle pleurait contre son épaule. Le rouquin montra un visage inquiet à son ami qui se contenta d'un haussement d'épaules.

« Comment allons-nous sortir d'ici ? » Demanda Ron en ignorant les commentaires inutiles de Lockhart.

Harry regarda autour de lui à la recherche d'une autre sortie, voyant Fumseck voler de l'entrée jusqu'à un conduit. Les longues plumes de la queue du phénix semblaient lui faire signe, et Harry se souvint de ce que Dumbledor lui avait une fois dit à propos de l'oiseau. « Je pense qu'il veut nous porter. » Dit-il à Ron en montrant l'oiseau de sa main.

« Tu penses qu'il est capable de nous soulever ? » Demanda Ron.

Harry sourit. « Fumseck est un oiseau très spécial. Il y arrivera. »

Le vol fur court et tous les quatre marchaient déjà vers le bureau de Dumbledor. Alors qu'ils approchaient, les longs sanglots de Ginny se raréfièrent - pour le bonheur de tous - et lorsqu'ils atteignirent la gargouille, elle était devenue silencieuse.

Le bureau de Dumbledor était occupé lorsqu'Harry ouvrit la porte. Le directeur était assis en face de son bureau, Snape et McGonagall devant lui. Tous les Weasley étaient également dans la pièce. Madame Weasley pleurait abondamment dans les robes de son mari alors que ce dernier faisait tout pour la soutenir. Les garçons quant à eux avaient l'air pâles et fatigués.

Mais tout cela changea lorsqu'ils comprirent qui était entré.

« Monsieur Potter ! » Cria McGonagall, son expression habituellement sévère s'étant changée en un choc absolu. Snape parut lui aussi étonné un moment avant que son fameux sourire méprisant ne revienne. Dumbledor rayonnait simplement depuis son siège, ses yeux bleus scintillants joyeusement. Fumseck plana dans la pièce et se posa sur les genoux du vieil homme.

Au même moment, alors que McGonagall pleurait, Madame Weasley brailla. « Ginny ! Ron ! » Et elle fondit sur eux pour serrer ses deux plus jeunes enfants contre elle. Harry les regardait de loin, se sentant de trop une fois de plus .

Il s'avança et plaça le Choixpeau - qu'il avait repris à Ginny après avoir quitté les toilettes de Mimi - l'épée, le journal et le crochet sur le bureau de Dumbledor.

Curieux, Snape se pencha pour étudier le crochet. Le regard qu'il donna à Harry lorsqu'il se redressa était indéchiffrable.

« Je pense qu'il y a une explication à tout ça, Monsieur Potter. » Dit calmement Dumbledor. Lui aussi regardait le crochet, ainsi que la façon dont les résidus de venin brûlaient la surface de son bureau.

Harry se lança donc dans les explications. Pendant qu'il racontait, l'audience était devenue silencieuse, si on exceptait bien sûr quelques occasionnels halètements ou cris de surprise et les sanglots de Madame Weasley. Lorsqu'il en arriva au moment où ils avaient trouvé où était située l'entrée de la chambre, il ne put se retenir de jeter un regard noir à Dumbledor. « Mimi est morte lorsque vous étiez professeur de Métamorphoses, Professeur. » Dit-il. « Quand son fantôme est apparu au château, pourquoi ne pas lui avoir demandé comment elle était morte ? Pourquoi ne pas lui avoir demandé si elle savait quelque chose ? Vous auriez été capable d'empêcher Ginny d'ouvrir la porte de la chambre avant que les choses ne s'enveniment si vous l'aviez fait. »

Dumbledor n'offrit aucune réponse. Il fit juste un signe de main et murmura. « Continue Harry, s'il te plaît. » Ses yeux avaient arrêté de scintiller.

Frustré, il continua son récit. Mais au moment où il allait dire comment il avait tué le basilic, en se faisant simultanément mordre, il fut interrompu.

« Puis-je te demander comment tu as fait pour survivre Potter ? » Demanda froidement Snape.

Harry haussa les épaules. « Les larmes du phénix, Professeur. » Mentit-il. « Elles ont d'étonnantes vertus curatives. »

Snape le regarda méchamment. « Je suis au courant ! » Claqua-t-il.

Harry ouvrit la bouche pour répliquer mais Fumseck le coupa en entamant une joyeuse mélodie. Harry regarda l'oiseau. D'ailleurs ce dernier le regardait également. Il pouvait voir la vérité dans ses yeux - Fumseck savait très bien qu'il avait menti - mais il pouvait également voir que l'oiseau ne le trahirait pas.

La fin de l'histoire fut beaucoup plus facile à raconter et prit beaucoup moins de temps que le début. A la fin du récit, Dumbledor avait un air pensif. Puis, étonnement, il changea complètement de sujet.

« Vous serez contente d'apprendre que je ne vais pas vous expulser Mademoiselle Weasley. » Ginny releva la tête des genoux de sa mère, là où elle l'avait enfoncée depuis le début, .

« Vraiment ? » Ses grands yeux marrons étaient ouverts et reflétaient l'espoir tandis que sa voix était tremblante.

« Oui. » La rassura-t-il avec un petit sourire. « Bien que j'espère que vous serez plus prudente à l'avenir et que vous reportiez immédiatement à un adulte le moindre fait étrange. »

Elle rougit furieusement. « Oui, Professeur. »

Dumbledor continua. « Maintenant, je pense qu'une petite célébration est nécessaire. Severus, s'il vous plaît, avertissez les cuisines, qu'on nous prépare un festin. Mais avant cela, il serait peut-être préférable que vous escortiez Gilderoy à l'infirmerie. Minerva, s'il vous plaît, conduisez les Weasley à une de nos chambres d'amis près de la tour Griffondor. Je pense qu'ils ont besoin de passer un peu de temps avec les enfants. Après cela, prévenez les professeurs et rassemblez les élèves dans le Grand Hall. Harry, mon garçon, reste un instant s'il te plaît. »

Tous les occupants de la pièce sortirent un à un, s'attelant à leurs tâches respectives. McGonagall conduisant toute la famille Weasley, Snape avec Lockhart qui était plus que nerveux de rester à ses côtés.

Harry prit place sur la chaise que Dumbledor avait invoquée et se laissa tomber sur les accoudoirs. Il était fatigué, physiquement exténué. Il avait prit conscience, pendant qu'il parlait, que le venin du Basilic agissait toujours sur lui. Tous les muscles de sa poitrine et de son ventre le lançaient. Quelque part, il savait que ce n'était qu'un évènement parmi tant d'autres de sa vie bien chargée, mais ça continuait à l'inquiéter. De toute façon, il n'allait pas le dire à Dumbledor. Et il n'aimait pas du tout la façon dont ce dernier était en train de le détailler.

« Tout d'abord, je voudrais te remercier Harry. Tu as dû faire preuve de beaucoup de loyauté dans la Chambre, pour pouvoir appeler Fumseck. »

Harry haussa les épaules. Il n'avait pas raconté tous les détails de sa conversation avec Tom - était-ce important - et Dumbledor cherchait clairement les éléments manquants.

Dumbledor soupira face à son manque de réponse. « Je dois te demander une fois de plus, Harry, s'il y a quelque chose dont tu veux me parler. S'il y a quoi que ce soit que tu ne veux pas dire en public, je suis là. »

« Non, Monsieur. » Répondit-il doucement. « Il n'y a rien. »

Dumbledor fronça les sourcils. « J'avais pensé que tu aurais au moins quelques questions sur ta rencontre avec Tom Jedusor. »

La voix d'Harry se fit ferme. « Aucunes. »

Dumbledor acquiesça. « Tu peux disposer alors. » Dit-il en se rasseyant sur sa chaise. Ses sourcils étaient toujours froncés et il semblait très déçu, mais Harry l'ignora. Il se releva lentement et se dirigea vers la porte. Cependant la voix du directeur le stoppa. « Tu seras récompensé d'une mention pour Service Spécial rendu à l'Ecole. Monsieur Weasley et toi-même obtenez tous les deux 200 points pour la maison Griffondor. »

« Merci Monsieur. » Dit Harry poliment en regardant par-dessus son épaule. Il espérait que Dumbledor ne le rappellerait pas ; tout ce qu'il voulait c'était d'aller prendre une douche puis d'aller au lit prendre un peu de repos. « Monsieur, y-a-t-il autre chose que vous voudriez me demander ? »

C'était la dernière chance qu'avait Dumbledor pour poser une question cruciale au lieu de charroyer des informations un peu partout. Harry vit le vieil homme hésiter. Il le vit ouvrir la bouche, pour la refermer l'instant d'après en lui faisant signe de partir. Alors il passa la porte sans se retourner et alla directement vers son dortoir.

Il n'assisterait pas à la fête ce soir. Il était trop fatigué et avait trop mal pour s'en préoccuper.


Traductrice : Voilà, c'est fini...pour la chapitre 1 seulement !! Je crois que je vais faire comme pour mes autres fics, je vais udapter à chaque fois que j'aurai fini de traduire un chapitre...pour l'instant je suis en vacance alors je pense que ça va aller vite ^^

Je transmettrai toutes vos reviews à Evandar, ça lui fera très plaisir, donc n'hésitez pas...

laissez-en ^^