Chapitre 1 : Le contrat.

- J'accepte, répondis-je, serrant la main que me tendait mon interlocuteur.

Me voilà maintenant garde du corps de la concubine d'un riche avocat. Merveilleux, songeai-je avec ironie. Comme si je n'avais rien de mieux à faire que de jouer la baby-sitter avec une bonne femme ! Mais tel était mon job, et je devais l'exécuter correctement. J'avais un loyer à payer et un estomac à remplir, autrement dit, mon propre estomac.

- Parfait, rétorqua Emmett, visiblement satisfait. Tu devras protéger la future Mme Jacob Black. Il a reçu il y a peu de temps différentes menaces, notamment sur sa compagne. Il exige le meilleur d'entre nous, alors je compte sur toi pour exceller dans ce boulot. Il y a un joli paquet de pognon qui t'attendra à la fin de ton service. Ça marche, Masen ?

- On est d'accord, acquiesçai-je, indifférent aux problèmes des Black. Et comment s'appelle cette gente dame ? m'enquis-je, ironique.

- Isabella Black, lut-il après un rapide coup d'œil aux papiers étalés devant lui.

Mon cœur tressaillit à l'entente de ce prénom. Emmett ne sembla pas remarquer mon brusque changement d'attitude, trop occupé à apposer sa signature un peu partout sur la liasse de papiers qui encombraient son bureau étroit. Bella … ce n'était assurément pas la même personne, mais cela me rappelait un temps que je refusais de me remémorer maintenant. Je broierais du noir seul, à l'abri des regards. Je haussai un sourcil lorsqu'Emmett lança un stylo dans ma direction en pointant du doigt une case vide.

- Signe là pour prouver ton accord et je terminerais moi-même la paperasse. Demain matin, on a rendez-vous à la villa des Black. Tu vas faire la rencontre du couple.

- Quelle heure ?

- 9h, ici. Je t'emmènerais.

- A demain, dans ce cas.

- C'est ça, répondit-il avant que je ne quitte la pièce.

Je déambulai dans les couloirs, ne sachant que faire de mon après-midi. L'affaire Black avait obnubilé Emmett et Jasper ces dernières semaines si bien que chaque soir, j'avais dû les rejoindre à la salle de sport afin de me perfectionner, physiquement parlant. Peut-être que me défouler contre un sac de sable était une bonne idée, après tout. Passant le seuil de l'ascenseur, je pressai rapidement le bouton du rez-de-chaussée et arrivai quelques secondes plus tard. Me dirigeant vers la salle de sport, je vis que beaucoup d'autres gardes du corps s'entraînaient eux aussi, transpirant comme des bœufs. J'avais beau me moquer d'eux, à la fin de mon entraînement, je serais dans le même état, si ce n'est plus. Prenant le chemin des vestiaires, j'enfilais mon short de boxe, attrapant ma paire de gants avant de claquer la porte de mon casier. Je vis au loin Jasper qui coachait un de mes collègues. Il me lança un coup d'œil amusé alors que je réprimai un grognement. Il savait combien ces entraînements à la noix pouvaient m'emmerder et il se faisait un vrai plaisir de les rendre insupportables, me provoquant à tout bout de champ. Au fond, je l'appréciais assez. Avec Emmett, ils étaient les deux mecs avec qui je m'entendais le mieux dans cette boîte.

- Alors, Eddie, une subite envie de s'entraîner ? demanda Jasper, sarcastique.

- La ferme, grognai-je. J'ai besoin de me défouler. Alors autant le faire sur un sac que sur ta petite gueule d'ange, pas vrai ? souris-je de toutes mes dents.

Il éclata de rire tandis que j'enfilais mes gants, posté devant ce qui allait me servir de défouloir pour les deux prochaines heures. Je repensai aux souvenirs réprimés dans le bureau d'Emmett. Les seuls souvenirs de Bella qui me restaient. Comme mues d'une volonté qui leur était propre, mes mains se mirent en mouvement, frappant durement le sac de sable alors que mon moi intérieur était totalement déconnecté de toute réalité. C'était comme ça, à chaque fois que je pensais à elle. Isabella Swan.

Lorsque je l'ai vu pour la première fois, c'était dans ma première année de lycée. Petite, bien ronde, elle attirait mépris et moquerie simplement par son surpoids. Comme tout idiot que j'étais à cette période de ma vie, j'imitais les autres, n'hésitant pas à la rabaisser quand l'envie m'en prenait. Elle n'avait jamais pipé mot, encaissant encore et encore toutes les blessures morales que nous lui infligions à l'époque. Elle m'avait impressionné. Jamais elle n'avait perdu son flegme, encore moins son sang froid. Ses prunelles ne trahissaient pas ses sentiments. Ce n'est qu'une fois que je l'avais entendu sangloter bruyamment dans un des coins les plus reculés du lycée, que j'avais compris que tout n'était que façade. J'étais idiot à l'époque, et même encore maintenant d'ailleurs, et j'avais raconté à qui voulait bien l'entendre que la petite Swan pleurait comme une fillette face à nos insultes. Si j'avais su ce qui s'était passé entre nous par la suite, jamais je n'aurais eu un tel comportement.

Je passais mes journées à amuser la galerie, tel un paon exhibant ses atouts. Je ne foutais rien à l'école, fumais et me droguais en cachette. Mon père étant décédé des années auparavant, ma mère s'était murée dans son chagrin, oubliant l'existence de son fils. C'est parce que j'avais été livré à moi-même bien trop tôt que j'étais devenu ce mec arrogant et prétentieux, qui se croyait supérieur aux autres. Je m'arrangeais pour avoir un physique potable, les filles défilant dans mon lit chaque soir. Ma vie pourtant pitoyable, me convenait à ce temps là. Et puis un jour, on m'a imposé de travailler avec Bella pour un stupide exposé, qui finalement a changé ma vie. Quand je lui avais clairement signifié que je ne travaillerais pas sur ce fichu projet, elle s'était transformée en une véritable harpie et j'avais décidé, de mauvaise grâce, certes, de bosser avec elle sur ce fichu exposé. J'allais tous les soirs chez elle et on travaillait une petite heure, mon esprit refusant de se concentrer davantage, une fois ce délai passé, sur le devoir que nous avions à rendre. Un soir, son père était rentré furax de son boulot et avait déboulé comme un dingue dans la chambre de Bella. Je ne m'étais pas attardé vu dans l'état dans lequel son paternel se trouvait. Non pas qu'il me faisait peur, mais étrangement, je ne voulais pas qu'il arrive quoi que ce soit à Bella à cause de moi. Et ce soir-là, j'avais vu l'impensable ; les rideaux de sa chambre n'étaient pas tirés, et j'avais assisté malgré moi au spectacle déplaisant que pouvait représenter Bella, ruée de coups par son père. C'est à ce moment là je crois, que j'ai eu une sorte de déclic.

Je n'avais pas abordé la question avec elle, les jours suivants, mais je faisais en sorte de partir tôt de manière à ne pas croiser son père. Dans un sens, j'avais eu l'étrange sentiment que s'il l'avait battue, c'était parce qu'il m'avait trouvé dans sa chambre. Par la suite, elle avait confirmé mes soupçons et mon sentiment de culpabilité n'en était qu'accru. Au lycée, j'avais rompu, sans réellement m'en rendre compte, tous les liens que j'entretenais auparavant avec mes anciens amis. Je m'étais détaché du lot et c'est vers Bella que je m'étais tourné. Solitaire, elle n'avait pas d'amis au lycée. En l'espace de quelques semaines, elle était devenue le centre de mon univers. J'avais découvert Bella telle qu'elle était vraiment et lorsque je la voyais, son apparence peu désirable ne me repoussait pas. C'était comme si je n'apercevais pas cet aspect d'elle, sa beauté intérieure m'éblouissait trop pour que mon attention ne soit attirée ailleurs. J'avais changé à son contact. Le bad boy était parti pour laisser place à un Edward qui méritait de l'attention et de l'affection. Et le plus merveilleux était que j'avais obtenu l'affection de Bella. Un soir, alors que l'on rentrait du cinéma, je m'étais jeté à l'eau et lui avait déballé ce que j'avais sur le cœur. Elle s'était jetée dans mes bras, ce qui m'avait paru comme réponse favorable.

A peine une semaine et demie plus tard, c'était le bal de fin d'année. Naturellement nous y étions allés ensemble et ce soir-là, elle m'avait offert sa virginité. Un présent si pur et si inestimable que même en y repensant maintenant, mon cœur explose encore de joie à cette pensée. Je l'avais faite femme et j'en étais fier.

Tu te rappelles avoir tenu ses seins dans tes mains ? Rappelles-toi en bien, car ça n'arrivera plus jamais, connard !

Elle dormait dans mes bras et je la contemplais lorsque j'avais entendu quelqu'un faire un boucan du diable à l'étage inférieur. Nous étions chez moi et par une heureuse chance, Bella dormait d'un sommeil profond, ce qui m'avait permis de m'éclipser sans qu'elle ne s'en aperçoive. En bas, ma mère s'envoyait en l'air avec un mec que je n'avais jamais vu, faisant tomber les différents objets qui se trouvaient sur le présentoir, saccageant la cuisine par leur fougue. La bile m'était montée aux lèvres et j'avais vomi toutes mes tripes devant cette vision d'horreur. Elle avait trahi la mémoire de mon père et ça, je ne lui avais jamais pardonné. J'avais ensuite réveillé Bella par les coups successifs que j'assénais à un mur, fulminant alors que la pauvre n'y pouvait strictement rien. Je l'avais presque chassé de chez moi et lorsqu'elle m'avait observé de ses yeux brillants de larmes contenues, j'avais tout bonnement explosé. Ma rage et ma haine envers ce mec qui osait souiller le corps de ma mère m'avait fait dire des choses atroces et totalement fausses. J'avais rejeté Bella de la pire des manières qui soient ; en me moquant cruellement d'elle et de son surpoids, pour lequel j'avais finalement eu un faible.

Secouée de sanglots, elle était rentrée chez elle en courant. La semaine qui avait suivi cette pitoyable journée avait été de mal en pis. Ma mère m'avait avoué voir ce mec qui l'avait baisé comme un animal en rut, dans la cuisine. J'avais très mal pris la nouvelle, la mémoire de mon père était désormais plus que salie. C'était comme si elle l'avait oublié, comme si tout ce qu'ils avaient vécu lui était passé par-dessus la tête. Au souvenir de la rage qui m'avait submergé à ce moment là, je m'escrimais contre le sac de sable, frappant plus fort à chaque coup. J'étais dans ma bulle, hanté par mon passé. Je ne sentais pas le regard surpris que me lança Jasper. Les autres gars s'étaient éloignés, voyant que je ne me contrôlais plus, battant ce putain de sac avec une rage non contenue. En réalité, je tapais comme si c'était moi que je battais. Je me haïssais tellement pour avoir fait souffrir Bella, bordel ! A cause de moi, elle avait versé des larmes, elle avait sangloté bruyamment. Putain de merde, comment avais-je pu être aussi con ? Il m'avait fallu une semaine avant de trouver les excuses adéquates. J'étais prêt à tout lui déballer sur ma vie, sur ce qui m'avait poussé à lui parler comme ça, à me moquer d'elle aussi durement alors que je ne le pensais absolument pas. Et quand j'avais enfin réussi à pointer mon petit cul de merdeux devant chez elle, je la voyais charger ses affaires dans sa stupide camionnette vieille comme le monde, pliant bagages pour rejoindre sa mère à Phoenix. Quittant Forks et ce, définitivement.

Mon monde s'était écroulé après son départ. J'étais redevenu le salaud que j'avais toujours été, si ce n'est que j'étais encore pire que ça. Son putain de départ m'avait dévasté et j'en crevais de chagrin. J'en crevais toujours de chagrin à l'heure actuelle. Et depuis, j'avais cette haine et cette rage qui m'habitaient. J'essayais de les faire sortir aussi souvent que je le pouvais, ne voulant pas nuire à mon entourage. Mais le pire dans tout ça, c'était ce manque d'elle qui allait croissant au fil des années. Comme un poison s'infiltrant dans mes veines, me rendant plus fou d'amour pour elle que dans le passé. Elle m'avait quitté, elle et ses rondeurs qui lui avaient causé tant de railleries et de mépris. Je l'avais aimé d'un amour si fort que j'avais été le premier étonné de la force de mes sentiments. Bien sûr, je m'étais contenu. Je n'étais pas de ces tapettes qui s'étalaient en sérénades et tout le bordel. Si j'avais su, j'aurais ravalé sans problème ma fierté et mon égo pour la supplier de rester avec moi. Aujourd'hui, j'étais désespérément seul, fantasmant chaque nuit sur la Bella que j'avais connu, essayant en vain d'imaginer ce à quoi elle ressemblerait aujourd'hui. Chaque nuit, mon sexe était durci par le désir de connaître à nouveau la moiteur de son intimité et chaque nuit, je me branlais en criant son nom. Dieu, j'étais vraiment pitoyable comme mec ! Obsédé par une fille qu'il n'avait pas vue depuis maintenant dix ans, et qu'il ne reverrait sans doute jamais.

Ouais c'était vraiment ce que t'es, vieux : une pitoyable merde.

Je fus soudainement tiré en arrière, me débattant dans les bras de Jaser pour frapper à nouveau ce qui me servait de punching-ball.

- Bon dieu de merde, Edward, calme-toi, hurla mon entraîneur, tentant de me contenir dans une étreinte de fer.

Reprenant subitement pied dans la réalité, je me statufiai, observant rapidement ce qui se passait. Tous nous fixaient, surpris de voir un tel débordement de haine. Jasper, lui, m'avait relâché une fois qu'il était assuré que je serais plus calme.

- Qu'est ce que vous regardez ? On se remet au boulot et plus vite que ça, ordonna-t-il, tapant dans ses mains. Toi, tu me suis, on va voir Emmett, fit mon entraîneur, menaçant.

Merde, dans quoi je me suis encore fourré ?

Je le suivis néanmoins, me baladant dans les couloirs à la suite de Jasper jusqu'à ce que vous arrivions dans le bureau que j'avais quitté à peine deux heures auparavant. Il était plongé dans le monticule de paperasse qui encombrait son bureau et grimaça lorsqu'il entendit la porte s'ouvrir.

- J'espère que vous avez une bonne raison pour venir m'emmerder, menaça Emmett, autrement fichez-moi le camp. J'ai d'autres chats à fouetter, ajouta-t-il en relevant la tête et croisant le regard grave de Jasper. Bon, ok. Qu'est ce qu'il se passe ?

Jasper se contenta de me désigner d'un mouvement de la tête, et les yeux d'Emmett me jaugèrent un instant avant de fixer mes mains ensanglantées.

- Un problème, Eddie ?

- Rien que je ne puisse régler par moi-même, répondis-je, calmement.

- Il nous a refait une des colères dont il a le secret, annonça Jasper.

- Putain Eddie, soupira Emmett. C'est pas la première fois que je te dis de te contrôler. Que tu sois enragé, mec, je peux comprendre même si tout ça est assez obscur pour moi. Mais merde, contiens-toi ! Le patron me paye pour lui fournir des mecs compétents, capables d'assurer la surveillance d'une personne importante. C'est pas en ayant ce comportement que t'auras une meilleure place dans la boîte.

- Rien à foutre d'avoir une meilleure place ici. Et tu sais parfaitement que je suis le meilleur garde du corps que toutes ces autres lavettes.

- Et alors ? Tu crois que parce que tu es plus compétent, tu peux te permettre de t'écarter du droit chemin ? Questionna Emmett, dur. Rêve pas petit. Tiens-toi correctement et on verra ce qu'il se passera par la suite. Autre chose, Jasper ?

- Non, je crois bien que c'est assez pour aujourd'hui.

- Demain, ici à 9h, Eddie. Oublie pas.

- Je serais là.

Je quittai la pièce sans un mot, soudainement épuisé. Repenser à Bella m'épuisait. Me remémorer tous ces moments passés avec elle me faisait atrocement souffrir, sachant que tout ça était bel et bien terminé. Je ruminai ces vieux souvenirs, espérant qu'elle réapparaisse dans ma vie, ne serait-ce que pour un bref passage. J'aimerais voir ce qu'elle est devenue, me dire qu'elle est heureuse là où elle est, la serrer dans mes bras une dernière fois …

Mec, t'es en train de devenir sentimental, là !

Le pire c'est que c'était vrai. Je devenais une vraie bonne femme à toujours revenir à un amour perdu, et surtout, une amourette de lycée qui m'avait tout simplement anéanti. Tout ça était totalement stupide, mais ça me hantait. Tout le temps. Tous les jours. A chaque seconde. Poussant un profond soupir, las, je me rendis sur le parking, montant dans ma Volvo. La seule folie que j'avais osé me permettre. Je rêvais de cette voiture depuis gamin. J'avais alors économisé pour me la payer. Mettant le contact, le moteur se mit à vrombir doucement alors que je quittai l'endroit pour gagner mon appartement. Ce dernier était assez simple. C'était juste un endroit où me rendre après une journée de travail, en réalité. Je ne qualifiais pas ce lieu comme mon chez moi. Le seul chez moi que j'avais eu jusqu'ici était Forks et non ce studio morbide dans les banlieues de Seattle.

J'exhalai un soupir de contentement lorsque l'eau chaude se répandit sur mes muscles, les décontractant au passage. La colère qui m'avait habitée dans la salle d'entrainement était tapie en moi, prête à ressurgir au moindre petit excès de colère. Et la seule chose qui pouvait déclencher ses crises c'était mes souvenirs de Bella. Je me détestais de ressasser encore et encore le passer, mais au fil du temps, j'étais devenu complètement dépendant de ces souvenirs. Ils étaient comme une drogue. Bella était la seule chose qui m'était arrivée de bien dans ma vie, et j'avais tout foutu en l'air, dans une crise de rage. Je me souviens comme si c'était hier la dernière fois que je l'avais vu, lorsque nous avions passé la nuit ensemble. Je serrais les poings. Comment avais-je pu me montrer aussi con, bordel ? Il fallait vraiment s'appeler Edward Masen pour être un abruti pareil ! Inspirant lentement, je tentai de reprendre le contrôle sur ma respiration désordonnée. Mon passé me rongeait de l'intérieur. Qui sait, peut-être que je devrais aller voir un psy ?

Et pour l'entendre te dire que t'es définitivement mordu de cette nana ? Laisse tomber, t'as pas besoin de ça.

Après ma douche rapidement, j'avalais un de ces repas tout faits que l'on achète dans le commerce pour une poignée de dollars. Demain, une journée importante m'attendait. Je devais protéger la future madame Jacob Black. Black est l'un des avocats les plus prometteurs de cette ville. J'ai lu plusieurs articles sur lui, dans les journaux. Il semble être du bon côté de la loi, enfermant les salauds, libérant les innocents. Mais il semblerait aussi que sa droiture lui vaille quelques ennuis. Il aurait reçu plusieurs menaces de mort. Les dernières en date menacent plutôt sa promise. Je n'avais encore jamais vu à quoi elle ressemblait. Black la protège de la presse et de tout ce qui peut se rapporter aux médias. Un bon point pour lui. Personne ne sait publiquement qui est sa concubine. Emmett m'a chargé de protéger la demoiselle le temps que les choses se calment et que l'un des procès les plus importants de cette ville soit passé. Black pouvait mettre une des têtes d'un réseau de dealers, derrière les barreaux. Il avait mis son nez là où on ne l'avait pas invité, et je ne doutais pas qu'il allait le payer cher. Lui et sa nana d'ailleurs.

Demain, je rencontrerais la femme à protéger et pour cela je devais être d'attaque. M'affaissant sur mon lit dans un bruit sourd, je ne tardai pas à sombrer. Demain était un nouveau jour …

Nouveau projet, radicalement opposé à ma première fiction. Avant de la continuer, j'aimerais savoir si l'histoire vous plait, et si ça vaut le coup que je tente une suite à ce début ? Je verrais vos réponses à mon retour de vacances. Cécyle.