Disclaimer : Les personnages utilisés dans cette histoire ne sont pas ma propriété, mais celle de Paramount. Je ne retire pas d'argent de cette histoire.

Une escapade qui tourne mal

Jim appuya son bras sur le tronc de l'énorme arbre qui était à côté de lui. La vue était magnifique. De gros flocons tombaient lentement sur le sol. Aucun bruit, aucun mouvement, tout était d'un calme enveloppant. Jim replaça ses lunettes sur ses yeux et enligna ses raquettes dans la pente abrupte devant lui. Il mit la majorité de son poids vers l'arrière de façon à ce que ses crampons n'accrochent pas dans la neige et en s'accroupissant, il se mit à prendre de la vitesse. Les flocons se mirent à frapper son visage de plus en plus vite. Jim était heureux. Il avait l'impression de revenir en enfance. Il vit arriver rapidement une courbe qui n'était pas visible du haut. Malgré ses tentatives pour ralentir, il alla frapper violemment un tronc d'arbre, recevant en même temps une lourde couche de neige qui se trouvait sur les branches. Jim Kirk poussa une longue plainte lorsqu'il sentit la neige entrer dans son manteau et descendre doucement le long de son dos. Un grand frisson parcouru tout son corps. Le capitaine de l'Entreprise secoua son manteau et se coucha sur le dos afin de regarder les flocons tomber. Il ne s'était pas vraiment fait mal. Peut être une belle prune sur le front, mais rien qui pouvait gâcher ce moment de détente bien mérité. Pour une des rares fois depuis plusieurs mois, il n'avait que pour seul souci son bien être. Plusieurs minutes plus tard, Jim se remit debout et continua sa randonnée.

Une bonne heure plus tard, le jeune capitaine fit une pause pour prendre un peu d'eau. Il en profita pour manger une barre de noix afin d'avoir assez d'énergie pour poursuivre son escapade dans la lourde neige. Jim adorait sentir la neige s'enfoncer doucement après chacun de ses pas. Dans la nature, il avait l'impression d'être une autre personne. Il adorait l'Entreprise et ne laisserait jamais son vaisseau, mais il avait parfois l'impression de ne pas être à la hauteur de cet équipage si performant. Il ne pouvait pas vraiment parler de ses tourments, car il devait toujours paraître fort et en contrôle… celui sur qui on peut compter lorsque tout ne va pas. Ce que Jim aurait aimé parfois c'est pouvoir lui aussi pouvoir compter sur ce genre de personne. Heureusement, Spock et McCoy était là et savaient l'épauler chacun de leur façon. Il referma son sac et reprit sa marche. Dans quelques heures, il allait devoir trouver un endroit pour son campement de nuit. Il adorait ce genre d'escapade où la seule chose dont il devait se préoccuper était de dormir, manger et admirer, quel plaisir !

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McCoy termina de faire le ménage de son bureau. Il avait manqué de temps pour terminer plusieurs rapports demandés par Starfleet. Il poussa un long soupir et s'étira un moment. Il se mit à penser au Capitaine. McCoy espérait que tout aille pour le mieux. Il savait qu'il était parfois beaucoup trop protecteur envers Jim, mais sachant que ce dernier ne se préoccupait pas de son état de santé, c'était son devoir d'y veiller. Il se demandait d'ailleurs si on avait eu des nouvelles de lui. Il tourna son écran et appela la passerelle.

-Passerelle, ici Spock ! déclara aussitôt le Vulcain qui était aux commandes.

-M. Spock, je me demandais si nous avions eu des nouvelles du capitaine ?

-Aucune nouvelle depuis 3 jours. Docteur, dois-je vous rappeler que la planète où se trouve le capitaine est hors d'atteinte de nos communicateurs. Nous devons le récupérer dans 2 jours 4 heures et…

McCoy coupa sèchement le Vulcain avant qu'il ne termine son estimation.

-Merci M. Spock , rouspéta le docteur avant de fermer la communication.

Le docteur ouvrit le tiroir de son bureau et sortit une bouteille de Brandy ainsi qu'un verre. Il avait bien mérité une petite pause puisqu'il en avait pour presque toute la nuit.

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Après avoir installé son campement, Jim sortit son réchaud pour faire fondre de la neige. Il n'avait pas très faim et décida qu'un simple petit bouillon serait suffisant pour son souper. Il versa le liquide fumant dans sa tasse et s'installa confortablement dans sa tente. Il pouvait bien entendre les bruits de l'extérieur et il se laissa bercer par le vent qui soufflait doucement sur les parois de son abri. Peu de temps plus tard, le capitaine s'endormit.

À l'aube, il se réveilla en sursaut en entendant un drôle de bruit provenant de la forêt. Il se mit à fouiller rapidement pour son phaser, puis se rappela qu'il n'avait rien apporté de tel durant ses quelques jours de repos. Il s'approcha sans faire de bruit de la porte de sa tente et mit le pied dans sa tasse qui traînait non loin de son lit. Jim glissa lourdement sur le sol. L'étrange bruit cessa aussitôt. Le capitaine se releva sur ses gardes. S'il voulait donner l'impression que la tente était vide, c'était chose ratée. Il entendit des pas, puis un drôle de cri. Jim attrapa son manteau et sortit rapidement de la tente. Il prit quelques secondes pour s'ajuster à la pénombre qui planait encore sur cette nouvelle journée. Il vit une frêle silhouette sauter d'arbres en arbres. Elle semblait courir après quelque chose. Jim vit plusieurs grosses traces de pattes dans la neige. Se pouvait-il qu'un animal ait rôdé proche de sa tente durant la nuit?

Le capitaine attacha ses raquettes puis sursauta en entendant une voix provenant de la forêt.

- Il vous faudra être davantage prudent si vous voulez vivre longtemps , dit la voix provenant des hauteurs.

Jim chercha pendant quelques secondes sa provenance, puis les yeux aiguisés du capitaine s'arrêtèrent sur la silhouette d'une jeune femme perchée dans un arbre. Très agile, elle se laissa tomber sur le sol comme si elle ne pesait rien. La jeune femme s'avança vers le capitaine qui avait l'air encore surpris.

-N'avez-vous pas de langue, lança doucement la jeune femme.

Jim se mit à sourire s'imaginant l'air qu'il devait avoir. Il se frotta les mains sur sons pantalon afin d'enlever la saleté qu'elles pouvaient avoir et tendit sa main.

- Jim Kirk, homme peu prudent en forêt, dit finalement le capitaine avec un léger sourire.

-Vous savez, dans ces bois, il est préférable d'enterrer sous la neige toute nourriture. Les Naguas ont un odorat fin et arrive à trouver presque n'importe quoi, dit la jeune femme en lui serrant la main.

- Merci de me prévenir, je ne savais pas, je ne connaissais pas les Naguas. Jim enchaîna tout de suite, il était intrigue par cette jeune femme : « Puis-je savoir quel est votre nom ? »

-Oh ! Pardonnez-moi. Je me nomme Nala… Nala d'Ici, dit la jeune femme en pointant en direction de sa droite, puis, elle ajouta : « ou de Là ». Elle pointa la direction opposée.

- Enchanté Nala D'Ici ou De Là! Je suis James T. Kirk, en voyage, mais mes amis m'appellent Jim.

Le capitaine tendit sa main en direction de Nala qui s'avança pour la serrer. Jim ramassa quelques objets que le Nagua avait éparpillés sans doute dans le but de trouver de la nourriture à l'intérieur et proposa un café à sa nouvelle connaissance. Une fois son brûleur en marche et le café prêt, il tendit une tasse à Nala qui sentit l'arôme du café avant de prendre une petite gorgée. Jim la regarda faire, intrigué, puis se mit à sourire lorsqu'elle recracha rapidement le liquide noire dans la neige. Gênée, elle déposa la tasse et balbutia une courte excuse.

Jim se mit à rire. Pour une première expérience, le café de fortune n'était pas un bon baptême. Il se servit une tasse et utilisa cette dernière pour se réchauffer les mains.

- Dites-moi Nala, que faites-vous dans la forêt à cette heure aussi matinale ? Dit Jim en la regardant de ses yeux noisettes.

- J'aime me promener… Et vous ? Que faites-vous par ici ? Je ne vous avais jamais rencontré auparavant. …

Jim prit une autre gorgé et observa un moment la jeune femme. Elle portait un court manteau brun et une paire de raquette était accrochée dans son dos. Ses yeux, d'un bleu-vert pâle attiraient le regard. Elle avait les traits fins et semblait fragile. Il avait peine à croire que c'était la même personne qu'il avait vu se déplacer d'arbres en arbres comme si elle volait. Nala repoussa ses longs cheveux roux derrière son dos et réajusta une de ses bottes.

-En fait, je suis en vacances pour quelques jours et j'ai pensé les passer en pleine nature. J'ignorais que j'étais proche d'habitations. J'espère ne pas vous avoir dérangé.

-Vous êtes loin de zones habités, vous ne dérangez personne, » répondit Nala en se levant doucement.

Elle jeta plusieurs regards dans la forêt puis se tourna vers le capitaine.

-J'ai été bien heureuse de vous rencontrer, soyez prudents et surtout, passez de bonnes vacances … reposantes.

Nala tendit sa main pour remercier le capitaine de lui avoir fait goûter son café. Puis, elle se dirigea lentement dans la forêt. Étrangement, Jim la regarda s'en aller. Il était surpris de voir qu'elle n'avait aucun problème à marcher dans la neige. Lorsqu'elle disparut de sa vue, Jim retourna à la réalité. Cette rencontre lui avait laissé une impression de mystère et il ne savait pas trop pourquoi. Il se mit à ramasser son matériel pour reprendre son trajet. Il se sentait calme, reposé et tellement bien dans cet environnement.