Cette histoire tirée de la saga Twilight se situe à l'époque d'Edward à partir de 1918. Je me suis basée à certains moments sur ce que S. Meyer relatait du passé des Cullens et des Quileutes et à d'autres moments, j'ai laissé mon imaginaire parler.

Résumé :

1918. Bella habite depuis toujours à Forks chez Charlie et Renée. Elle commence un métier d'infirmière à l'hôpital de Forks aux côtés de Carlisle qui cache un lourd secret mais surtout elle va rencontrer un jeune pilote qui va bouleverser sa vie à jamais...

Les personnages sont tous tirés de la Saga de S. Meyer.

Bonne lecture !

Chapitre 1 - Incident

Juillet 1918

Ce matin, je me levai d'un pas léger, pour la première fois, depuis longtemps, je pouvais faire une grâce matinée. Pas besoin de courir pour aller au lycée, je venais de terminer mes études d'infirmière.

Je me dirigeai vers la fenêtre et tira les rideaux, encore de la pluie pour aujourd'hui, rien de surprenant à Forks!

Je quittai ma chambre, dans ma chemise de nuit, et descendis les marches pour arriver dans la cuisine. Renée, ma mère, était en train de préparer le petit déjeuner :

- Bonjour ma chérie, tu as bien dormi? Me dit-elle avec un grand sourire en se retournant vers moi, la poêle à la main, la spatule dans l'autre, et un torchon sur l'épaule.

- Oui, merci, qu'est-ce que tu fais? Je savais très bien ce qu'elle faisait mais l'idée que ce qu' elle préparait m'étais destiné m'effrayait un peu, car c'est la première fois que je voyais Renée derrière les fourneaux depuis ces 2 dernières années. En fait, c'était depuis que j'avais pris des cours de cuisine au lycée!

- Je te prépare ton petit déjeuner! Tu as faim j'espère?

- Euh…

-Oh Bella, Jacob est passé tout à l'heure pour te voir, étant donné que tu dormais encore, je n'ai pas voulu te réveiller, pour que tu puisses profiter de ta première journée de vacances, je lui ai donc proposé de repasser ce midi et de rester manger.

- Mais quelle heure est-il pour qu'il soit déjà passé? Je n'étais pas du genre à traîner longtemps au lit.

- Il est 10h30, Bella!

- Quoi! Mais maman, tu aurais dû me réveiller, j'ai peut-être fini mes études mais il faut que je trouve un travail! Je t'avais dit de me réveiller au plus tard à 9h00! Je voulais trouver un travail rapidement pour pouvoir m'acheter un vélo neuf car j'en avais assez du mien qui déraillait sans arrêt.

- Oh ma fille, cela peut attendre demain, tu peux bien t'accorder une journée de répit? C'était bien ma mère, toujours à remettre les choses au lendemain, je me demandais vraiment laquelle de nous deux était la plus mûre. Allez assis-toi et mange ça va te faire du bien! J'ouvris grand les yeux quand je vis le contenu de mon assiette. Désolé ils ont un peu brûlé.

Un peu! Les œufs étaient plus noirs que jaunes!

- Merci, Renée…

- Maman! Me reprit-elle.

- Merci, Maman. J'avais pris l'habitude d'appeler mes parents par leur prénom, ce qu'ils n'appréciaient guère.

Je pris mon courage à deux mains, plantai ma fourchette dans mon assiette d'oeufs et ouvris ma bouche pour accueillir ce succulent repas sous le regard bienveillant de Renée.

- C'est bon me dit-elle? Je l'ai fait avec amour! Ajouta-t-elle.

Là j'étais obligée de mentir.

- Oui…euh … c'est bon! Je sentis que je allais être malade les œufs avaient goût de charbon.

La tête baissée au dessus de mon assiette, j'entendis ma mère crier soudainement :

- Oh, mon dieu! Charlie!

Je suivis son regard qui se dirigeait vers la porte d'entrée. Et là, je vis Charlie, mon père, soutenu par le Dr Cullen, il avait du sang sur la tempe et son pantalon était déchiré et ensanglanté.

-Oh papa! Criai-je en voyant mon père à la limite de l'inconscience.

-Puis-je l'allonger sur la table pour que je puisse penser ses plaies, demanda le Docteur en rentrant à l'attention de Renée.

- Bien sûr, répondis-je à la place de ma mère qui était restée figée sous le choc. Et en un temps record, la table fût débarrassée de tout objet encombrant y compris de mon assiette d'œufs brouillés. J'aidai le Dr Cullen à allonger mon père tout doucement sur la table.

- J'ai laissé ma mallette dans la voiture, je vais la chercher. Nous informa-t-il.

- Pendant ce temps, je vais découper son pantalon, lui dis-je. Il me répondit affirmativement d'un signe de la tête juste avant de sortir.

Je pris la première paire de ciseaux qui me tomba sous la main et commençai à découper le pantalon de mon père au niveau de sa blessure. Il y avait beaucoup de sang, j'aurais vite tourné de l'œil à la vue du sang si je n'avais pas mon diplôme d'infirmière. A cette pensée, je posai un regard sur ma mère qui était livide.

-Maman, assis-toi, tu vas tomber. Elle leva les yeux vers moi et obtempéra sans rien dire.

Une fois les guenilles du pantalon retirées, j'examinai la blessure de Charlie : une longue entaille d'environ dix centimètres, mais peu profonde. Soudain je vis la main du docteur se poser sur la jambe de mon père, je ne l'avais même pas entendu revenir.

- Hum, une belle entaille, mais peu profonde. Déclara-t-il.

- C'est-ce que j'avais remarqué aussi. Affirmai-je. Il me regarda. Je viens d'avoir mon diplôme d'infirmière, expliquai-je les yeux baissés.

-Très bien, Bella, dans ce cas, tu vas me préparer des compresses, de l'alcool, du fil, une aiguille et tout le matériel nécessaire, que tu trouveras dans ma mallette, pendant ce temps je vais regarder la plaie au front. Il s'approcha du visage de mon père. Charlie, vous m'entendez?

Il émit un tout petit grognement du fond de la gorge.

-Votre plaie à la jambe n'est pas profonde, je dois cependant la recoudre donc ça risque d'être douloureux, quant à votre tête c'est une égratignure, je vais juste désinfecter et poser un pansement. Par contre, il faudra attendre quelques heures pour voir si le choc n'a pas causé un traumatisme. Puis il revint vers moi, tout est prêt Bella?

- Oui, dis-je simplement, impressionnée par ce médecin de renom qui avait élu domicile à Forks depuis 2 ans.

- Très bien, alors commençons. Il tendit sa main vers moi : compresse imbibée d'alcool … une autre…encore une dernière, je m'activais aussi vite que possible pour l'aider, fil et aiguille…

J'entendis mon père étouffer des cris de douleurs au moment où le Dr Cullen commença à recoudre sa jambe.

- Courage Charlie, le soutenait le Dr Cullen, ciseaux, compresses … je le regardais faire avec admiration et satisfaite de pouvoir l'assister.

- Et voilà, j'ai terminé, je vais vous prescrire un médicament pour la douleur, et il faudra aussi vous procurer des béquilles pour ne pas poser votre pied par terre. Charlie pouvez-vous vous relever en vous accrochant à mon bras, nous allons vous installer sur le divan ce sera plus confortable.

Mon père se redressa, le docteur passa le bras de Charlie sur son épaule, je fis de même avec son autre bras et nous l'installâmes sur le divan. Mon père grimaça, au moment, de s'allonger, puis je vis son visage s'apaiser, il s'était endormi, au moins il ne souffrait plus.

Je me dirigeai vers le Dr Cullen.

- Dr Cullen, l'interpellai-je.

- Carlisle, me reprit-il.

- …Carlisle… vous avez parlé de choc mais que lui est-il arrivé? Il se retourna vers moi et me fis face.

- Eh bien, d'après ce que l'adjoint de votre père m'a raconté, en sortant du commissariat, il a voulu éviter une flaque d'eau et s'est accroché la jambe avec une barre de fer pointu qui dépassait d'une charrette stationnée en travers de l'entrée, ce qui lui a fait perdre l'équilibre d'où le choc à la tête.

Au moins je savais de qui j'avais hérité ma maladresse!

- Je revenais juste d'une consultation, reprit-il, et passais en voiture devant le commissariat quand l'adjoint de votre père me fit signe de m'arrêter, c'est ainsi que j'ai trouvé Charlie et l'ai ramené directement ici, c'était plus près que l'hôpital. Il ramassa tout son matériel et souleva sa mallette Avez-vous besoin de quelque chose, où je peux vous laisser? Vous savez où vous procurer des béquilles pour votre père? Toujours à l'écoute et soucieux du bien être de toute la famille.

- Oh oui, j'irai à la réserve Quileute demander les béquilles à Billy Black qu'il utilisait avant d'être en fauteuil, je vis le visage de Carlisle se refermer à l'évocation de ce nom, je n'en connaissais pas la raison. Je ne pensais pas que Carlisle faisait des discriminations envers les indiens de la réserve, ce n'était pas son genre.

- Oh merci Dr Cullen pour les soins prodigués à mon mari. Vous avez été d'un grand secours pour lui, ma mère sortait enfin de sa léthargie, un grand sourire illuminait son visage maintenant que le pire était passé!

- De rien Renée, mais il faut remercier votre fille aussi qui m'a beaucoup aidé! Répondit-il en me regardant tendant le bras vers ma direction, je sentis tout de suite le sang affluer sur mon visage.

- Oh oui, bien sûr, elle très douée, elle vient d'avoir son diplôme d'infirmière et elle cherche du travail, avez-vous un poste de disponible par hasard dans votre hôpital? Peut-être que…

- Maman! La coupai-je avec un regard meurtrier.

- Mais bien sûr c'est avec joie que j'accueillerai Bella, cela tombe bien car lundi j'ai tout un régiment de l'armée qui vient passer la visite médicale donc j'aurai besoin d'aide, ça te dit Bella de travailler avec moi?

- Bien…je..je…Oui, bien sûr, c'est un grand honneur pour moi, Dr Cullen… Chaud, chaud, j'avais chaud, je devais être rouge comme une tomate maintenant !

- Carlisle! me reprit-il à nouveau.

Soudain la porte d'entrée s'ouvrit dans un grand fracas, nous nous retournâmes tous en même temps.

- Eh bonjour tout le monde! Mais que s'est-il passé? Jacob Black faisait son entrée toujours avec le sourire, qui s'estompa en voyant les compresses de sang sur la table puis son visage se durcit en voyant Carlisle. Il le fixait si intensément et froidement que j'en étais gênée pour lui. Il était fou de le regarder ainsi, Carlisle était un modèle de sainteté!

- Eh bien Bella je vous attends lundi pour 7h30? Reprit-il à mon intention.

- D'accord à lundi et…. merci pour tout! Encore un far, il va falloir que je contrôle un peu mieux mes émotions quand j'irai travailler avec lui, sinon il pourrait croire que je fantasme sur lui! Il salua Renée et passa la porte sans un regard pour Jacob. Pourquoi autant d'antipathie envers les black de la part de Carlisle et pourquoi Jacob réagissait de la même façon?

Ma mère marcha vers le divan pour prendre soin de Charlie. Jacob se rapprocha de moi.

- Bon alors tu vas m'expliquer où bien il faut que je devine? Pourquoi tout ce sang sur la table? Puis il tourna la tête vers le salon, et découvrit Charlie allongé sur le canapé. Mais pourquoi ton père est allongé sur le divan, Bella?

Je sortais enfin de mes pensées pour lui répondre :

- Oh Charlie s'est accroché la jambe contre une barre de fer, puis il a perdu l'équilibre. Le Dr Cullen a donc recousu son entaille à la jambe et a pansé sa plaie au front. Expliquai-je.

- Tu n'avais pas besoin du Cullen pour faire ça, tu es infirmière! Non? Il était en colère les sourcils froncés, son regard insistant. Il avait raison j'aurais très bien pu m'occuper de mon père toute seule, mais je n'appréciais pas la façon dont Jake parlait de Carlisle.

- Il s'appelle Carlisle, et je te prie d'être un peu plus reconnaissant envers lui, c'est lui qui a ramené mon père ici, et il a fait un travail parfait sur sa jambe, je n'aurais pas fait mieux.

- Tiens! Maintenant c'est « Carlisle », se moqua-t-il en faisant des manières avec ses mains, il avait l'air ridicule! Mais pour qui il se prend! Parce que « Monsieur » à une belle voiture il se pavane dedans en jouant les ambulanciers!

- Tu es injuste, Jake, il est juste venu soigner mon père, mais que lui reproches-tu, pour le mépriser à ce point? Je ne comprenais pas son aversion pour Carlisle. Je ne savais même qu'ils se connaissaient. Nous nous fixâmes intensément pendant un moment, puis il baissa les yeux :

- Rien. Marmonna-t-il. C'était la seule explication qu'il me donnait pour justifier sa réaction! Cela ne me suffisait pas. Il fallait que je sache pourquoi cette inimitié. Je lui poserai la question plus tard quand nous seront seuls tous les deux.

Jacob alla rejoindre mes parents dans le salon et pris Renée dans ses bras qui était encore toute pâle. De mon côté, je débarrassais la table de toutes les compresses ensanglantées et me mis au fourneau pour préparer le déjeuner. Au moins j'avais échappé au petit déjeuner catastrophique de Renée!

Nous nous installâmes à table tous les trois, laissant Charlie récupérer. Nous mangions en silence chacun perdu dans ses pensées. Puis Jake se tourna vers moi et se décida enfin à engager la conversation mais garda les yeux baissés :

- Je t'ai réparé ton vélo et te l'ai ramené. J'ai remis un peu d'huile sur la chaîne il devrait moins dérailler à présent.

- Oh merci Jake. Dis-je avec un grand sourire. Je retrouvais mon Jacob, mon meilleur ami, toujours là pour aider et réparer, et se préoccuper de mon bien-être. Je savais qu'il ressentait plus que de l'amitié pour moi, mais il connaissait mes sentiments à son égard et savait que cela n'irait jamais plus loin qu'une grande amitié et l'avait accepté. Il était comme mon frère. Un bel indien de 16 ans, avec une magnifique chevelure noire qui retombait sur ses épaules carrées. Il faisait au moins une tête et demi de plus que mois et étaient très musclé. Est-ce que tu crois que ton père accepterait de prêter ses béquilles à Charlie jusqu'à son rétablissement?

- Bien sûr, il pourra même les garder car mon père n'en a plus besoin. Me répondit-il avec un petit sourire en coin.

- Ok,…euh, tu es venu comment de la réserve?

- Avec ton vélo! C'était évident, il n'avait pas de voiture, des fois je me demandais où j'avais la tête!

- Tu veux… tu veux que je te ramène chez toi avec la voiture de mes parents? Car tu ne vas pas rentrer à pieds, tu as plus de vingt kilomètres à parcourir! Et pendant ce long trajet, j'aurais tout mon temps pour te cuisiner, pensais-je le regard malicieux.

- Ok! J'ai déposé ton vélo directement dans ta grange juste à côté du box de ton cheval, on y va?

- Merci, puis je me tournai vers ma mère qui était toujours perdu dans ses pensées. Maman, je ramène Jake chez lui et je vais en profiter pour récupérer les béquilles de Billy pour Charlie, précisai-je, tu es d'accord pour me prêter la voiture? Elle hocha la tête en guise d'assentiment, puis me regarda et sourit. J'en ai pour environ une heure et demi, 30minutes aller et 30 minutes retour, et j'irai chercher ses médicaments en rentrant, je te laisse prendre soin de Charlie? Elle se redressa et me fixa intensément.

- Oui, ça va aller, Bella, prend ton temps, je vais me débrouiller. Je lui déposai un baiser sur la joue et partis avec Jacob.

Jacob tourna la manivelle de notre vieille ford T Roadster pour faire démarrer le moteur, puis il inclina la capote jusqu'au dessus du part brise pour nous protéger de la pluie qui tombait à nouveau. Il vint se placer à côté de moi sur la banquette avant, tout de cuir sur laquelle je glissais sans arrêt. Je sortis la voiture de son garage et nous quittions le petit cottage de mes parents à l'entrée de Forks pour nous diriger vers la réserve Quileute.

Cela faisait dix minutes que nous roulions sans rien dire, je ne pouvais plus me retenir très longtemps et laissais les mots sortir de ma bouche, tout en fixant la route.

- Maintenant que l'on est seul, peux-tu m'expliquer la raison de ton aversion pour le Dr Cullen?

- Je n'ai rien à te dire de plus que tout à l'heure, Bella. Répondit-il le visage à nouveau fermé.

- Eh oh, Jake, c'est moi, Bella, ta meilleure amie à qui tu dis tout! Il allait sûrement cracher le morceau! Allez, Jacob, tu sais que je sais garder un secret s'il le faut? Insistai-je.

- Bon d'accord, tu l'auras voulu. Il prit une grande inspiration et se lança. Mon père m'interdit d'approcher ce « Dr Cullen » car il sait qu'il est dangereux!

Je tournai la tête pour regarder Jake. J'étais un peu choqué que Billy puisse penser cela, quoique, en y repensant bien, Carlisle avait eu une réaction un peu froide à l'évocation de celui-ci, qu'ont-ils bien pu avoir comme différent dans le passé? Ce n'était quand même pas son teint de marbre et ses yeux topaze soulignés par des cernes qui l'effrayait quand-même! C'était un homme plutôt charmant! Grand, jeune, blond…et incroyablement beau! Un peu vieux pour toi tout de même Bella! Mais cela ne justifiait en aucun cas la réaction de Jake!

- Et c'est tout? Ton père t'interdit d'approcher une des personnes les plus généreuse, à l'écoute et gentille qui soit dans cette ville, et toi tu lui obéis sans poser de questions, sous prétexte qu'il est « dangereux »! Tu t'es montré presque impoli envers lui alors que tu le voyais pour la première fois! J'étais en colère que Jake écoute son père à ce sujet alors que la plupart du temps il faisait le contraire de ce que Billy lui conseillait!

- Bella, regarde la route! J'obéis aussitôt pour entendre sa réponse. Je ne sais pas comment t'expliquer mais, dès que je l'ai vu, j'ai ressenti en moi une haine envers lui comme s'il était mon ennemi, comme si c'était écrit dans mes gènes de le détester et que même si mon père ne m'avait rien dit je l'aurais trouvé dangereux tout de même. On aurait dit qu'il s'en voulait de ressentir cela, et il paraissait torturé, puis il tourna la tête vers moi et je fis de même, il avait l'air si grave. Bella, je t'en prie ne va pas travailler à l'hôpital à ses côtés, j'ai peur pour toi, qu'il te fasse du mal. L'inquiétude que je lisais sur le visage de mon ami me fendit le cœur mais me paraissait excessive.

- Enfin Jake, il sauve des vies tous les jours, c'est quelqu'un de toujours très calme, serein et posé. Il n'a pas la tête d'un criminel, même s'il est pâle comme un mort! Disais-je en rigolant pour détendre l'atmosphère et retirer cette petite ride d'inquiétude sur le beau visage de mon meilleur ami. Sa bouche se détendit pour esquisser un sourire qui n'atteint pas ses yeux.

Nous arrivions devant sa maison, je me garai devant celle-ci et coupai le moteur. Il ne bougeait pas, la tête baissée, le regard dans le vide. Il fallait que je rassure mon ami et le convainc que je ne risquais rien.

- Écoutes Jacob, j'ai déjà accepté la proposition de Carlisle, il ne comprendrait pas si je changeai d'avis, ma mère non plus. Ensuite, j'ai besoin de travailler, pour pouvoir économiser et devenir indépendante. Tu sais que c'est important pour moi. Enfin, j'ai la chance de pouvoir exercer le métier de mes rêves aux côtés d'une personne très compétente et que j'admire pour ses qualités professionnelles et personnelles, c'est un homme bon. Crois-moi. Je ne risque rien. J'espérais avoir été convaincante.

Il me fixa, il avait l'air d'avoir prit une décision :

- Bella, puisque je ne peux de persuader de renoncer à ce travail, alors tu vas me promettre quelque chose. Il fit une pause puis reprit. Au moindre doute que tu puisses avoir envers cet homme, n'hésites pas à prendre tes jambes à ton cou et à venir m'en parler, OK? Il était très déterminé, je levais les yeux au ciel mais acceptai.

-D'accord Jake, je te promets de ne prendre aucun risque. C'était une promesse facile à tenir concernant quelqu'un comme Carlisle! Jacob apparut un peu apaisé.

Nous descendîmes de la voiture et allions saluer Billy. Nous prîmes soin de ne pas évoquer le sujet « Dr Cullen » devant lui car je ne voulais pas me fâcher avec lui. Je repris, ensuite, le chemin du retour, allai chercher les médicaments pour Charlie et rentrai à la maison.

Je passai le pas de la porte, ma mère était en train de plier du linge, et juste à côté j'aperçus Charlie assis à table en train de nettoyer son arme de service. Il allait devoir trouver un remplaçant à son poste de shérif, le temps de sa convalescence. Ce qui allait l'agacer au plus haut point, car il n'aimait pas rester à la maison sans rien faire. Il ne pourra même pas aller à la pêche avec Billy. Je sentais que les semaines à venir allaient être aussi dures pour lui, que pour Renée et moi, qui allions devoir supporter sa mauvaise humeur. Je m'approchais de mon père les béquilles de Billy à la main.

- Tiens Charlie, voici les béquilles de Billy. Il te demande de les garder et te souhaite un prompt rétablissement. Il passera te voir la semaine prochaine.

- Merci Bella, me répondit-il avec un petit sourire forcé, sa jambe devait le faire souffrir.

- Je suis allée chercher tes médicaments pour la douleur, en veux-tu un maintenant? Il hocha la tête. Alors j'ouvris le flacon, en sortis une petite pilule et la tendis à mon père accompagnée d'un grand verre d'eau. D'ici un quart d'heure, tu auras moins mal, Papa, le rassurai-je.

La journée se termina plus calmement qu'elle avait commencé. A l'heure du coucher, nous aidâmes mon père à monter dans sa chambre. Et après une toilette expéditive à l'autre froide, dans la salle de bain, j'enfilai ma chemise de nuit, coiffai mes long cheveux châtains de la même couleur que mes yeux et filai dans ma chambre pour me glisser sous les couvertures. Je pris mon livre préféré « Les Hauts de Hurlevent » que je devais lire au moins pour la cinquantième fois. J'adorais la passion qu'il existait entre Heathcliff et Catherine. Ce n'était pas à moi qu'une telle chose arriverait dans notre petite bourgade de Forks, où tout le monde habite ici depuis toujours et où tout le monde connaît tout le monde. Je sentis le sommeil s'emparer de moi, alors je soufflai la bougie et enfouis ma tête sous les draps.

Le lendemain, c'était dimanche, je ne vis pas le temps passer entre prendre soin de mon père, lui changer ses pansements et préparer à manger. J'étais aussi très stressée en pensant à mon premier jour le lendemain à l'hôpital, pourvu que tout ce passe bien et que ma maladresse légendaire ne fasse pas des siennes surtout devant tout un régiment de l'armée! Ce devait être des jeunes hommes de mon âge. Enfin de nouveaux visages à Forks! Rien que d'y penser, je sentis mes joues s'enflammer. Tu t'égares Bella tu ne vas pas dans un salon de rencontre mais à l'hôpital alors arrêtes de fantasmer sur des hommes que tu n'as même pas rencontré!

N'hésitez pas à me laisser une petite review pour me donner votre avis bon ou mauvais, tous les commentaires sont les bienvenues!