Note de l'auteure : Etant en ce moment -comme vous le voyez- en pleine fièvre créatrice, je vous offre un petit OS sur Moonlight. Enjoy! (Bla bla bla, si vous aimez, mettez une review, si vous n'aimez pas, pareil...)

Pairing : Josef/Mick sans lemon

Rating : K+

What we are

Qu'étaient-ils? Frères de lait, de condition, frères.

Qu'étaient-ils? Une famille, lui le père et l'autre le fils, le mentor et l' élève.

Qu'étaient-ils? Différents, pour sûr.

-Je peux prendre soin de moi.

Josef rit intérieurement. C'était amusant comment il disait ça, un pieu dans chaque paume, les mains levées en signe d'agacement. Et puis il était tellement, tellement stupide ... bourré de clichés humains. Le Chevalier Blanc qui sauve sa princesse... Quand comprendrait-il que non, en tant qu'humain il ne pouvait pas prendre soin de lui, et que voler au secours de sa dulcinée était le meilleur moyen de mourir dans d'atroces souffrances?

Josef secoua la tête, comme si ce qu'il allait faire l'ennuyait profondément. Quand il la retourna, il était transfiguré : la bouche grande ouverte sur ses deux crocs laiteux, les yeux cernés de rouge, écarquillés par la faim. Pris de cette rage qui courait dans son sang quand il était vampire, il hurla, et se précipita sur son ami. Voilà... Voilà ce que cela faisait d'être humain... S'écraser au sol avec cet horrible bruit de craquement, voler au travers de la pièce, sans défense, être désarmé sans même s'en rendre compte. Souffrir. Etre humain était seulement cela : être exposé à la plus cruelle, la plus inique des souffrances. Josef se rapprocha de son ami à une vitesse surhumaine et le saisit par le col de son T-shirt. Il rapprocha son visage de celui de Mick qui se débattait violemment. Un enfant. Humain, il devenait un enfant inoffensif. La colère s'infiltra avec douceur dans le sang de Josef qui se mit à bouilloner. Pourquoi faisait-il cela? Il ne voulait pas vivre? Mick avait toujours eu cette attraction morbide pour le suicide. Inconsciemment. Mais Josef -oh, non-, Josef allait empêcher cela. Comme lui-même l'avait dit quelques minutes auparavant, il était un amant, et pas un guerrier, mais pour une fois il dérogerait à la règle. Il se battrait -pour Mick-. Pour lui, il ferait tout. Enfin, presque.

Josef cria :

-C'est comme ça que tu vas les battre?

Une poupée. Poupée, poupée de chiffon. Josef hurla, plus fort, comme s'il voulait imprimer l'éclatante certitude en lettres de sang dans l'esprit de Mick.

-C'est comme ça que tu veux finir?

Brûlé, torturé comme bien d'autres auparavant, est-ce cela qu'il voulait vraiment, pour sa pauvre petite humaine fragile? Josef appréciait Beth, il l'appréciait vraiment, elle était jolie, toute rose avec des veines qui palpitaient dans le cou quand elle était en colère, un minois mutin de petite fille et de longs cheveux blonds de princesse intrépide, et surtout elle était bonne pour Mick, gentille et compréhensive, mais il ne laisserait pas son meilleur ami, son seul compagnon sincère, il ne laisserait pas Mick se sacrifier pour elle, qui ne tiendrait pas 50 ans de plus sur cette terre. C'était peut-être égoïste, c'était peut-être cruel, mais ça ne l'empêcherait pas de dormir la nuit. Il sauverait Mick. Et tant pis pour la princesse. Il en trouverait une autre. Au fil des ans, il l'oublierait.

Le tissu du costume de Josef se tendit sur son dos quand alors qu'il maintenait Mick collé contre la paroi de béton, les yeux rivés sur l'appétissante veine qui roulait furieusement à la base de son épaule, près de son torse. Mick cria :

-Lâche-moi! Lâche-moi!

Pourquoi ne comprenait-il pas? Pourquoi rendait-il tout cela si dur? La petite veine semblait lui faire de l'oeil, bouillonnante. Il ne pourrait plus se retenir bien longtemps... il ne voulait pas blesser Mick. Trahir sa confiance pour se nourrir. Jamais. A bout de forces, Josef relâcha son ami qui roula sur le côté, l'air à la fois soulagé et rageur. Lui resta quelques secondes interdit, hagard, ses pupilles sombres fixées sur le mur, le regard lointain et vide. Mick se dégagea en haletant. Josef se retourna et il put le voir traverser lentement la pièce, le visage empreint d'une douloureuse expression de doute, perdu. Il passa sa main dans ses courts cheveux bouclés, dos à son ami.

-J'espère que je t'ai fait comprendre mon point de vue.

Souvent, l'ironie était le seul moyen que trouvait Josef pour sortir de ces situations embourbées dans lesquelles il se sentait inconfortable, les trop-plein d'émotion et les grandes déclarations, les disputes, les envolées de violence. Tout devenait soudain moins important, tout perdait son emphase et prenait cette saveur sautillante et amère qu'il maîtrisait à la perfection. Alors quand il se sentait perdre pied -cela ne lui arrivait plus jamais, maintenant, sauf peut-être parfois avec Mick-, il souriait de ce si célèbre et aguicheur rictus malicieux, le coin de la lèvre délicatement retroussé, il pirouettait, esquivait, comme une danseuse de ballet, il s'envolait et il reprenait le contrôle. Parfois il lui arrivait de regretter sa vulnérabilité passée, mais les coups et les blessures avaient fait leur chemin dans son esprit, et ces remords n'étaient qu'une nostalgie légère, supportable, une pointe piquante de mélancolie. L'ironie le sauvait toujours, son humour noir qui confinait parfois au cynisme. Son échappatoire.

Mick respira fort dans le silence.

-Oui.

Un temps.

-Tu me l'as fait comprendre.

Tout devint tragique à partir de ce moment-là, sans qu'ils s'en rendent compte.

Mick se retourna, le regard plein d'une fièvre nouvelle, fou, incontrôlable. Josef le vit et, inquiet -quand Mick avait ce regard, cela ne présageait jamais rien de bon-, l'interrogea agressivement :

-Quoi?

Mick était pressé de s'expliquer, fébrile, comme illuminé d'une manière triste, résignée.

-Tu avais raison.

Et Josef avait peur; peur de ce que Mick allait dire, peur de la dispute qui allait obligatoirement s'ensuivre parce que son idée serait idiote et suicidaire, téméraire comme lui. Il laissa son ami continuer :

-Je ne peux pas sauver Beth en tant qu'humain.

Le compteur tournait. Josef pressentait le pire. Il ne dit rien. Cela ne lui arrivait pas souvent; il avait appris à se tailler une place à coups de dents, et, ma foi, il y arrivait plutôt bien, au propre comme au figuré. Il ne laissait personne décider pour lui. On appelait ça de l'opportunisme, lui se disait autonome. Il se tut, parce que Mick devait parler, même s'il voulait plus que tout lui dire que Non, non il ne ferait pas ça, que c'était le pire choix de son existence et qu'il le regretterait jusqu'à la fin de son éternité. Josef prit une grande inspiration.

-Mais je peux la sauver en tant que vampire.

Et voilà. Il le savait. Mick et son sens du sacrifice, son masochisme idiot, son espèce de punition qu'il s'infligeait pour être un vampire. Mick. Tout ce qui le construisait ressortait dans les pires moments. C'était à chaque fois la même chose. Il était tellement prévisible. Mick avait la machoire serrée, le regard fuyant; ce qu'il disait ne lui plaisait pas. Josef avait envie de l'en dissuader. Pourquoi faisait-il ça? Pourquoi gâchait-il ce qu'il avait de plus cher? Pourquoi? Pour une humaine? Pour Beth? Pourquoi se punissait-il encore? Pourquoi? Malgré lui, Josef se posa la question qui serpentait sur sa colonne vertébrale, insidieuse. L'aurait-il fait pour lui? Aurait-il sacrifié sa si chère et sacro-sainte humanité pour son meilleur ami?

-Retransforme-moi.

Il regardait maintenant le mur, fixement, et ses mots avaient l'air d'appartenir à une entité étrangère qui aurait pris possession de son corps. Josef tiqua. Le retransformer? Mick était-il devenu fou? Il savait qu'il allait faire quelque chose d'insensé, mais pas ça. Non, non, Mick devrait trouver un autre moyen. Porter seul ses propres erreurs. Hors de question que Josef participe à cette hérésie. Il-ne-retransformerait-pas-Mick. Jamais de la vie. Il ne voulait pas avoir ce poids sur la conscience. Il ne voulait pas infliger ça à son ami. Il ne voulait pas avoir ce rôle étrange de sauveur et de bourreau, de père, de chaperon. Il ne voulait pas être le responsable. Il ne voulait pas de ça.

-Quoi? Tu ne vas pas... Ce n'est pas...

Tu ne vas pas faire ça. Ce n'est pas la seule solution. Il pensait à Mick avant tout, comme toujours. Mick avait toujours passé en premier pour lui. Dès le début. Mais c'était la seule solution. Impossible de l'occulter, la certitude était là, éclatante, sanglante, diaboliquement ironique dans l'urgence.

Mick s'avança vers Josef et répéta, comme pour se convaincre lui même, les yeux légèrement écarquillés :

-Tu dois me retransformer.

Tu le dois. Dans le étrange relation, impossible de savoir qui était le dominant et qui le dominé. Les rapports de force s'inversaient toujours. Tu dois me retransformer. Mick avait la voix opressée et basse, et c'était à lui qu'appartenait la réponse. Il savait comment tout cela allait finir. Inconsciemment, il le savait.

-Maintenant.

Mick avait la respiration hachée et irrégulière. Comme il devait souffrir, là, en ce moment même, d'essayer de convaincre Josef de quelque chose dont lui-même n'était pas sûr. Josef le maudit. Se maudit. Maudit la terre entière.

-Mick!

Il ne ferait pas ça. Il ne ferait pas ça. Non. Josef ne ferait pas ça. Mick ne ferait pas ça. Ils ne feraient pas ça. Pas après tout ce qu'ils avaient traversé. Pas eux. Pas ensemble.

Il ne ferait pas ça. Josef l'en empêcherait.

-Tu es de nouveau humain. Après tout ce que tu as traversé pour avoir le remède, tu vas laisser tomber aussi facilement?

Mick avait l'air si desespéré.

-Tu crois que c'est facile pour moi?

Josef ne put rien dire. Il se contenta de serrer les lèvres et de papilloner des cils en essayant de ne pas avoir l'air ému. Mick continua avec une rage renouvelée :

-Cela ... n'est pas facile, d'accord?

Et il avait mal mal mal, si mal que sa peine exsudait de lui, sortait pas tous les pores de sa peau en larmes trop salées, en sueur et en colère.

-Je n'ai pas le choix.

C'est vraiment ainsi qu'il le ressentait? Il n'avait pas le choix? Josef voulait tant lui exploser à la figure la vérité : il avait le choix. Mais il ne fit rien. Il se débattit. Sans conviction. Ou avec trop de conviction. Peu importait.

-Qu'est-ce-que tu me demandes de faire?

Mick se jeta sur lui et le colla contre le mur, comme Josef lui-même l'avait fait quelques minutes auparavant.

-Délivre-moi! ... D'accord?

Il semblait à la fois déterminé et malade de douleur. Il se mit à chuchoter précipitamment :

-Il a Beth. Il a ma Beth.

Sa Beth. Tout tournait autour d'elle. Tout était de sa faute. Pauvre petite Beth kidnappée par le méchant chirurgien.

-S'il-te-plaît...

Sa poigne s'était radoucie et maintenant c'était presque une étreinte, emplie de violence et de chagrin mais une étreinte tout de même, maladroite, arrrachée.

-S'il-te-plaît, mon frère...

Josef ne pouvait pas dire oui. Ne pouvait pas dire non. Ne pouvait ni refuser, ni accepter. Il pouvait juste le faire. Dès le début l'issue s'était profilée, inacceptable mais inévitable. Le faire, et le regretter pour l'éternité.

-Mick...

Maintenant sa voix à lui aussi était basse, un souffle, rauque, éraillée, brisée, une voix qui pleurait puisque lui ne versait pas de larmes, une voix éclats de verre, détruite.

-Pardonne-moi.

Pardonne-moi les crocs. Pardonne-moi le sang. Pardonne-moi le mal. Pardonne-moi le cynisme. Pardonne-moi Beth. Pardonne-moi tout ce qu'il y a à pardonner, pardonne-moi de t'enlever ce que tu as de plus cher pour te rendre ce que tu veux si fort.

Pardonne-moi de t'aimer, Mick.

Les yeux dans les yeux, noisette froid et humide, vert d'eau pâle, tendre et orageux.

Mick opina fébrilement et tendit sa gorge à son ami, en relevant crânement sa pomette sur laquelle un trait rosâtre attestait fièrement de son humanité si durement acquise et si vite perdue. Il s'offrit.

Josef plongea vers sa gorge à une vitesse surhumaine. Il espérait que Mick ne souffrirait pas trop. Mais il savait que si. Il souffrait déjà. Il souffrait atrocement, de cette douleur acide qui rongeait sa chair, alors que Josef s'apprêtait à lui arracher son joyau; il souffrait. Les crocs de Josef traversèrent la gorge délicatement bronzée de son ami et Mick ouvrit la bouche sous le choc, pour prendre de l'air, de la force. Ils restèrent longtemps ainsi, cadenassés dans cette embrassade forcée, les regards séparés, celui de Mick éperdu de douleur et celui de Josef entre peine et incrédulité, comme s'il n'arrivait pas bien à réaliser ce qu'il faisait. Mick gémit légèrement puis ses yeux se fermèrent, doucement, tendrement; Josef dut retenir son ami et, une main posée sur sa taille et l'autre sur sa nuque, alors que la personne qui lui était la plus précieuse sombrait dans le coma le plus terrible de toute son existence, il accomplit sa triste besogne, en silence, submergé de tristesse.

Il allongea Mick sur la table, avec plus de tendresse qu'il n'en avait jamais témoigné à Sarah, et, les mains croisées sur la nuque de la créature qu'il venait de créer -car c'était cela, oui, il avait créé Mick tout en créant ce que Mick détestait le plus au monde-, il décolla doucement son visage de son cou sanglant. Mick avait l'air paisible, serein, un enfant presque, une vraie Belle au Bois Dormant vampirique. Il avait perdu l'expression furieuse et résignée qu'il arborait avant la chose. Il était juste calme, à présent. On aurait pu croire qu'il dormait.

Les yeux exorbités -entre larmes et transformation-, Josef ôta violemment sa veste de costume. Tout en marchant, et en essayant de ne pas comprendre ce qu'il faisait, il releva sa manche de chemise et s'entailla profondément le bras avec ses crocs. Il plissa les yeux. La douleur lui fit du bien; il se sentit en quelque sorte purifié, réveillé enfin, et sentir le picotement parcourir son avant-bras l'aida à se souvenir de la sensation d'exister. Il s'était trouvé si désemparé, si seul, si .. pendant la transformation. La douleur lui fit du bien. Il eut mal, et avoir mal était ce qu'il voulait, une punition volontaire pour l'acte inique qu'il venait de commettre. Il approcha son bras du visage de Mick qui semblait inconscient mais ne l'était pas, seulement c'était trop dur pour lui d'ouvrir les paupières. Une larme roula sur sa joue mal rasée et Josef dut se retenir pour ne pas s'échapper. Mais il serra les lèvres et le fit. Pour Mick. Des gouttes de sang tombèrent sur la bouche de Mick et sa langue vint instinctivement les chercher, avide, prédatrice, avant même que lui n'eut recouvré ses manies de chasseur. Ses dents se colorèrent de rouge.

Josef avait peur de s'être trompé. Encore une fois. Il ne le supporterait tout simplement pas. Il murmura :

-Allez, Mick...

Révelle-toi, mon frère. Va sauver Beth. Va sauver ta dulcinée. Réveille-toi, Mick.

-Réveille-toi...

Et Mick, comme s'il avait entendu la prière de son ami, ne se réveilla pas mais tendit la main à l'aveuglette pour attrapper le bras de son ami, de son frère nourricier. Il appuya sa bouche sur la blessure de Josef et commença à lécher le sang, affamé, déjà redevenu animal. Josef tressaillit à ce contact -le sang qui s'écoulait au-dehors de lui-. Mick aspira le sang comme s'il voulait vraiment redevenir vampire, avec l'énergie du désespoir, et ils formaient un couple étrange, lié par le plus précieux et méprisable des fluides. Mick finit par lâcher le bras de Josef, et il se rallongea sur la table. Pour se donner du courage, sans doute. Josef regarda son bras et sa cicatrice déjà presque refermée, comme s'il n'y croyait pas. Il n'avait pas fait ça. Il ne pouvait pas avoir fait ça. C'était trop irréaliste, fou, douloureux. Il n'avait pas fait ça. Mick se releva lentement et resta un moment assis sur la table, les yeux fermés qui cachaient des cascades de larmes, essayant sans doute de réaliser et de trouver la force de continuer après ce déchirant abandon. A ce moment précis, il était beau; beau, vraiment, magnifique de sensualité triste, splendide d'intensité désespérée et tragique. Sous ses paupières baissées on pouvait disitinguer comme la flamme de son incommensurable peine, et ses paumes ouvertes sur ses genoux attestaient de la valeur de son sacrifice. Il était beau, et Josef avait mal pour lui. Il aurait voulu partager sa peine, prendre un peu de son fardeau, alléger sa souffrance, Alors il fit la seule chose qu'il pouvait faire : il se pencha sur son ami, prit son visage dur entre ses mains opalines, essuya la larme solitaire qui creusait sa joue, et l'embrassa.

L'embrassa parce que c'est ce qu'il avait toujours voulu faire. L'embrassa dans l'impuissance, l'embrassa pour l'aider, le soutenir, le porter, l'embrassa pour lui dire que lui ne le quitterait jamais, un baiser plein de rage, de passion et de crocs, un baiser d'amis et d'amants, un baiser qui voulait dire tant de choses qu'ils fermèrent les yeux pour mieux s'y abandonner. Mick saisit la nuque de Josef pour mieux l'approcher de lui, et, les paupières toujours aussi hermétiquement closes, mit dans ce baiser toute la ferveur de son chagrin et la chaleur de sa détermination. Ce baiser était universel; un baume, une prière pour Beth, un repousse-mort : mais avant tout il était à eux, un moment d'infini dans leur éternité, une complainte secrète, un court instant de plénitude qu'ils garderaient à tout jamais enfoui comme un joyau dans leurs esprits. Lèvres serrées, dents entrechoquées, un fouillis de plaisir et de gémissements douloureux, de pleurs et de supplications, de solitude partagée. De paradis.

Puis Mick rompit leur étreinte et tout fut fini. Il leva les yeux vers le ciel, au-dessus du plafond, sortit ses crocs et hurla à la lune. Il sauverait Beth. Il était de nouveau ce qu'il n'avait, au fond, jamais cessé d'être : un vampire. L'éclat de la lumière crue ricocha sur l'ivoire de ses dents-couteaux.

Derrière lui, en écho, Josef Kostan grogna et eut un sourire cruel.

Ce qu'ils avaient était interdit, et éternel.