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QUATRE VIES A RELIER

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Nouvelle fiction dont tous les personnages (sauf Lucas et William) appartiennent à Stephenie Meyer, seule l'histoire est fabriquée par mes soins.

ALL HUMAN

Par contre, vu que mon histoire parle de sujets plutôt sensibles et qu'il y aura sûrement plusieurs Lemons, je le déconseille aux moins de 15 ans !

Je ne demande pas de reviews, j'écris pour le plaisir, alors bonne lecture !

Katty

*OoO*

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Chapitre 1 :

Une journée avec Bella Swan

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PdV de Bella :

Je marchais dans un magnifique parc. J'admirai le beau panorama que m'offrait la végétation. Je me sentais bien. Entière. Je regardai ma main gauche et vis une alliance. J'étais mariée. Des bras puissants enlacèrent ma taille et un menton se posa sur mon épaule droite avant que des lèvres se posent sur mon cou. Je commençai à me retourner pour admirer mon mari…

-OUCH !

Le souffle coupé par un poids abattu soudainement sur moi, je me relevai précipitamment afin de reprendre un peu d'oxygène. Je levai les yeux vers mon assaillant et vis mon petit garçon de sept ans, nommé Lucas qui était mort de rire. Je ne pus résister à mon envie de lui infliger des chatouilles et lui sautai dessus. Il méritait une petite séance de tortures pour m'avoir réveillé avant que mon réveil ne le fasse à sa place.

-Alors petit garnement, répliquai-je avec un énorme sourire, ça t'amuse de me réveiller aussi tôt ?

-Mais maman, dit-il à moitié essoufflé à cause de ses rires, je ne t'ai réveillé que cinq minutes avant l'heure !

-C'est cinq minutes trop tôt ! m'exclamai-je faussement énervée ce qui fit redoubler les sourires de mon fils avant qu'il ne prenne un air faussement sérieux :

-Tu sais que je t'aime, maman ?

Ce petit connaissait mes faiblesses !

-Oui je le sais mon chéri et moi aussi je t'aime mon petit ange, répondis-je tendrement en lui caressant la joue.

Je me levai avant de dire d'une voix joyeuse qu'il était tant de prendre le petit déjeuner. Lucas sauta de mon lit et courra jusque dans la cuisine afin de me préparer ma tasse de café et mes deux tartines de pain. Car avec mon fils, nous avions décrété que nous devions préparer le petit-déjeuner de l'autre. C'était notre petit rituel.

-Maman, j'ai trouvé le café mais pas les filtres tu sais où ils sont ? me demanda-t-il en prenant un air triste.

Nous venions à peine de déménager dans notre nouvelle maison. C'était un magnifique quatre pièces de quatre-vingt cinq mètres carrés dans un quartier calme de Seattle, que mon père Charlie Swan, chef de police de la petite bourgade de Forks, nous avait dégoté avec l'aide de sa compagne Sue.

-Dans le meuble sous l'évier mon chou, répondis-je en lui préparant son chocolat chaud, son bol de céréales et son verre de jus d'orange pressé.

Au bout de cinq minutes nous étions tous les deux installés sur la table du salon et dévorâmes rapidement notre repas matinal car dans moins d'une heure, je devais amener Lucas à son premier jour d'école. Il entrait en CE1, dans un nouvel établissement, en plein mois de mars.

Cette situation me rappelait mon arrivée à Forks, sept ans auparavant, et mon premier jour au lycée de la ville. En un mot : l'horreur. Je détestai, et je déteste encore de nos jours, être le centre de l'attention. Mais Lucas, lui, était loin d'être comme moi. Il était social, très joyeux, malin et, heureusement pour lui, il n'avait pas hérité de ma maladresse. Seul son physique pouvait prouver qu'il était bien mon fils avec ses yeux marrons chocolats, les cheveux bruns avec les mêmes reflets roux que moi.

Je sortais de la salle de bain après une douche de cinq minutes. Mon fils riait de mon attitude plutôt stressée et essayait de me rassurer, que l'on n'arriverait pas en retard à son école. Je souriais en regardant Lucas et son air posé. Du haut de ses sept ans, il surpassait sa mère de vingt-quatre ans dans bien des domaines, et j'étais vraiment fière de lui.

-En route pour ce premier jour d'école, Lucas ! m'exclamai-je en levant le poing en l'air pour (me) motiver et faire rire mon fils.

L'école ne se trouvait pas loin de la maison, seulement à dix minutes en voiture alors nous y arrivâmes assez tôt. Je me garai et sortis de ma Ford Focus RS blanche, cadeau de ma mère Renée et de son mari Phil, suivi de très près par Lucas qui affichait un sourire rayonnant tellement il était heureux de rencontrer de nouveaux camarades de jeux. L'école était assez grande puisqu'elle regroupait les sections maternelles ainsi que toutes les classes de primaire. Nous nous dirigeâmes vers le bureau de la directrice afin de nous présenter puis cette dernière nous montra où se trouvait la salle de classe de Lucas avant de rencontrer madame Litt, le nouveau professeur de mon fils. Elle avait l'air d'être une bonne enseignante mais je voulais l'avis de Lucas et je savais qu'il me raconterait toute sa journée dans le moindre détail, que se soit les bons ou les mauvais moments d'ailleurs. C'était vraiment ce point que j'adorai avec mon fils : j'avais beau ne pas aimer la façon dont il était entré dans ma vie, au point d'en avoir fait des cauchemars pendant des mois, il n'en était pas moins devenu mon centre et nos rapports étaient fusionnels. Nous comptions énormément l'un pour l'autre et je l'aimais plus que ma propre vie.

-Bon Lucas je vais te laisser, dis-je à mon fils après avoir parlé à la maitresse, je t'attendrais devant l'école ce soir avec une bonne glace pour fêter ce premier jour, ok ?

Le petit garçon me sauta dans les bras, se moquant complètement des réactions des autres enfants face à notre démonstration affective et me fit un énorme bisou sur ma joue, bisou que je lui rendis sans hésitation.

Je reposai Lucas au sol, le sourire aux lèvres. Mon fils rayonnait encore plus si cela était possible et entra dans sa salle de classe où les autres enfants attendaient tranquillement que madame Litt commence son cours de la matinée.

Je me retournai, prête à partir, quand je vis un petit garçon, blond avec des yeux d'un vert incroyable me fixer tristement, pour je ne sais quelle raison. Avant même que je puisse lui parler, il entra rapidement dans la salle de cours de madame Litt, en baissant la tête, comme résigné.

Je ne comprenais pas sa réaction, mais me promis de veiller sur lui, au loin ou par l'intermédiaire de mon fils, pour voir si son comportement resterait le même dans les prochains jours ou s'il irait mieux. Je n'aimais pas voir des enfants aussi tristes qu'il l'était.

En reprenant ma voiture, je pris la direction de mon nouveau travail. Je venais d'être prise pour six mois en essai dans le meilleur cabinet d'avocats de Seattle : « Cullen & Withlock ». J'avais pas mal d'expériences dans les affaires délicates grâce à maitre Volturi Aro, un des plus grands avocats de l'état de Washington qui m'avait prise sous son aile tout au long de mes études en droit.

Je me souvenais encore de notre rencontre, lorsque j'avais pris l'initiative d'aller le voir à la fin d'un jugement dont il était sorti victorieux. J'étais en première année d'études, et que je lui avais fait part de plusieurs erreurs ou incohérences que j'avais relevé lors de sa plaidoirie. Il était tellement impressionné, surtout après l'instant où il a su que j'avais un fils à m'occuper en plus de mes études, qu'il avait décidé de m'aider dans mes cours et de me prendre comme stagiaire pour ses plus grandes affaires. J'avais énormément appris à ses côtés et c'était grâce à cette personne que j'étais sortis major de ma promotion toutes les années de mes études, au grand dam de mes camarades qui me jalousaient et me rejetaient.

Cependant, leur comportement enfantin ne m'atteignait pas, étant de nature solitaire et renfermé. De plus, je n'avais pas le temps de m'occuper de moi : j'avais un travail, en plus des dossiers de maitre Volturi à traiter, afin de subvenir à mes besoins et à ceux de mon fils qui n'a jamais été mis à l'écart de ma vie. Il a toujours été ma priorité et je ne me lassai pas de lui montrer à quel point je l'aimai.

Arrivée sur le parking du cabinet, je sentis le stress monter en moi.

J'avais déjà fait la connaissance de Jasper Withlock, un blond aux yeux bleu gris, grand d'un mètre soixante-quinze. C'était un très beau jeune homme âgé de vingt-neuf ans et était l'un des deux gestionnaires et avocats du cabinet. Je l'avais trouvé fascinant. En effet, lors de mon entretien avec lui, j'avais l'impression qu'il ressentait mes émotions et posait ses questions par rapport à eux. Par exemple, il avait vite comprit que mon passé était loin d'être rose, et m'avait adressé un regard compatissant, alors qu'il m'interrogeait énormément sur mon travail avec maitre Volturi en voyant à quel point cette expérience m'avait marquée. Ce que j'appréciai chez lui était sa discrétion car il ne me posa pas de questions indiscrètes sur mon fils, comprenant que c'était un sujet sensible.

Bref, je savais que je pouvais me confier à cet homme en cas de problème dans mon travail.

Reste à voir le reste de l'équipe que je devais rencontrer ce matin.

Je pris l'ascenseur de l'immense immeuble qui regroupait plusieurs entreprises diverses et appuyai sur le bouton numéro 13 pour aller au treizième étage où se trouvait le cabinet d'avocats. Lorsque les portes s'ouvrirent sur ma destination, je n'eus pas le temps de regarder ce qui m'entourait qu'une blonde aux airs hautains me demanda ce que je désirai :

-Je viens voir Jasper Withlock, répondis-je en lui faisant un léger sourire.

-Vous avez rendez-vous ? continua-t-elle d'un ton toujours aussi glacial.

-Pas exactement, mais je…

-Si vous n'avez pas de rendez-vous, vous ne pouvez pas voir maitre Withlock, me coupa-t-elle en me faisant un sourire narquois.

J'allais lui sortir une réplique cinglante quand mon sauveur arriva à ma rescousse :

-Bella ! s'écria Jasper en s'approchant de nous, c'est génial que tu sois déjà là ! je vais tout de suite te faire visiter les lieux et te présenter tes nouveaux collègues. En passant, dit-il en se tournant vers la pimbêche de première classe, voici Lauren Mallory, notre secrétaire. Elle est secondée par Jessica Stanley que tu verras plus tard. Lauren, je te présente Isabella Swan, la cinquième et dernière avocate de notre équipe de choc !

Cette dernière se tourna vers moi et m'offrit son sourire le plus hypocrite qui soit avant de répliquer de sa voix la plus niaise que je n'ai jamais entendu, croyant sûrement que se soit sexy :

-Ravie de t'accueillir parmi nous, Isabella.

-De même, soufflai-je, neutre.

Jasper posa sa main dans le bas de mon dos pour m'inciter à le suivre. Je le regardai essayer de camoufler un rire et j'en déduisis que c'était par rapport à ma « relation » avec Lauren alors je décidai de pousser le bouchon afin qu'il comprenne que je n'étais nullement touchée par le comportement de la secrétaire :

-Elle fantasme sur les hommes du milieu juridique ?

Jasper rit, comprenant mon manège :

-J'en ai bien peur mais je dois m'estimé heureux de ne pas être la personne sur qui elle s'acharne le plus car elle sait que je suis marié, et Alice n'hésiterait pas à lui arracher la tête si elle tente quoi que se soit envers moi, mais tu la verrais agir avec Edward, c'est tordant à voir !

Il s'esclaffa de plus belle et je ne pus m'empêcher de sourire légèrement en imaginant le spectacle.

Jasper m'emmena dans un petit couloir qui déboucha sur une grande pièce, sobrement décoré par des tableaux et des plantes vertes. De chaque côté de la pièce, nous pouvions apercevoir trois portes, menant certainement aux différents bureaux et à notre salle de réunion alors que le fond de la salle était une baie vitrée, nous faisant découvrir une magnifique vue de Seattle. Nous nous dirigeâmes vers la droite, vers la porte, où était accroché l'écriteau « Isabella Swan », proche de la fenêtre, puis mon collègue l'ouvrit.

-Et voici ton lieu de travail personnel, s'exclama Jasper en entrant dans la pièce. Evidemment il n'y a pas de décoration, nous te laissons le faire toi-même pour que tu te sentes à l'aise dans ton environnement.

Le bureau se trouvait en face de la porte, au fond de la pièce et mon guide me fit voir leur mode de rangement des dossiers dans le placard mural qui se trouvait juste derrière le premier meuble ainsi que les logiciels qu'ils utilisaient pour les différentes taches que nous devions effectuer lors de notre travail. Il m'expliqua m'avoir créée une adresse e-mail, spécialement professionnelle et qu'il avait déjà enregistré dans ma boite mail, les adresses des quatre autres avocats. Le téléphone était déjà programmé au cas où je voulais joindre un des avocats de notre cabinet ou nos secrétaires.

Bref, j'étais parfaitement bien accueilli par Jasper.

-Je te laisse t'installer, prendre un peu tes repères et ensuite je te laisserais rejoindre la salle de réunion, ok ?

-Pas de souci. Merci Jasper.

-De rien Bella, me répondit-il en souriant avant de quitter mon bureau.

Je posai mon attaché-case sur le bureau et sortis des affaires en tout genre que je m'empressai de ranger puis m'assis sur mon siège avant de poser mon regard à ma droite, sur la baie vitrée qui s'étendait sur tout le pan de mur.

Je me sentais bien. A ma place.

Cependant, je ne m'éternisai pas et pris mon bloc-notes et un stylo Bic avant de sortir de mon bureau et de me diriger vers la salle de réunion. Je frappai à la porte et ouvris cette dernière avant de pénétrer dans la nouvelle pièce. Je fus étonnée de ne voir qu'une personne : un homme, dans les un mètre quatre-vingt, aux cheveux cuivré et aux yeux couleur émeraude, qui me fixait intensément avec une mine un peu perplexe. Il était très beau, le plus bel homme que j'avais vu dans ma vie, mais il avait le visage d'un ange meurtri par ses traits révélant une grande tristesse. Avant que je ne puisse me présenter, Jasper pénétra dans la pièce et fit les présentations :

-Tiens Edward, tu es déjà revenu de ton rendez-vous avec monsieur Brandon ? Ca s'est bien passé ?

-Parfaitement bien, répondit-il simplement tout en me regardant.

-A mais j'oubliai, ajouta Jasper, Edward, je te présente notre nouvelle collègue, Isabella Swan. Bella, voici Edward Cullen, le deuxième gestionnaire de notre cabinet et notre meilleur avocat.

Ainsi c'était lui mon deuxième patron. J'étais un peu gênée par sa présence et par son attitude froide, mais me repris assez rapidement :

-Enchantée de faire votre connaissance.

-Tutoie-le, Bella, rit Jasper en me regardant. Il n'a pas encore la trentaine !

Je reportai mon regard sur Edward, mais son comportement n'avait pas changé. Il semblait être totalement inamical et j'étais un peu perturbé par ce point, mais après deux secondes de réflexion, je passai outre, me disant que ça n'allait pas perturber mon travail.

-Tu peux me tutoyer, Isabella, après tout on va travailler ensemble, décréta-t-il d'un ténor qui aurait pu me faire tourner la tête si elle n'avait pas été aussi dénuée d'intonation et si froide.

-A condition que tu m'appelles Bella, je n'aime pas que l'on m'appelle par mon prénom en entier, acceptai-je simplement.

Il acquiesça d'un signe de tête avant de prendre place sur une des chaises qui trônaient autour de l'immense table rectangulaire. Jasper le suivit et je fis de même mais en m'installant en face de Jasper et à l'opposé d'Edward. Au bout de deux minutes, une femme et un homme entrèrent dans la pièce. Ils eurent juste le temps de nous saluer avant que Jasper entâmes les présentations :

-Monsieur et madame Cheney, je vous présente notre nouvelle collègue, Isabella Swan. Bella voici Ben et sa femme Angela.

-Enchantée de faire ta connaissance Bella, dit Angela en me faisant un sourire radieux.

Son mari m'adressa un sourire en guise de bienvenue et s'installa aux côtés de son épouse qui avait prit place à ma droite avant que notre première réunion tous ensemble ne commence.

Tous ce qui était dit étaient retranscrits sur mon bloc-notes afin que je ne perde aucune miette de ce qu'ils m'expliquaient. Seul Edward restait silencieux, ou ne parlait que peu, mais j'essayai de ne pas trop lui accorder d'attention, ne voulant pas me prendre la tête à savoir si son comportement était habituel ou non. J'évitai même de le regarder, car son attitude froide m'avait complètement rebuté, même s'il m'attirait physiquement.

-Par contre Bella, ajouta Jasper un peu gêné, nous n'avons pas d'affaires à te soumettre pour le moment alors je pense que l'on va te greffer à l'un d'entre nous jusqu'à ce qu'un dossier n'entre dans nos mains.

-Pas de souci, demain une cliente devrait venir me voir pour me parler de son affaire, mais je peux vous aider si vous avez besoin de quoi que se soit.

-Tu viens à peine de commencer dans le milieu, et tu as déjà une affaire ? Comment ça se fait ? s'exclama Ben d'un ton vraiment étonné.

-Euh… balbutiai-je, je suis en quelque sorte le jeune padawan d'un bon avocat bientôt à la retraite, maitre Volturi, et… euh… vu que j'ai déjà traité plusieurs de ses affaires, il m'envoie ses clients de Seattle maintenant que je suis officiellement une avocate.

Je n'aimais pas être le centre de l'attention et je rougis jusqu'à la racine des cheveux.

-Oh mon Dieu ! s'enthousiasma Angela en tapant des mains, c'est toi qui t'es chargée de la rédaction de la plaidoirie de l'affaire Richardson ?

-En quelque sorte, marmonnai-je, en baissant la tête, les joues complètement rouges.

Jasper, sachant que je n'aimais pas me vanter vint à mon secours :

-Bella s'est occupée de cette affaire ainsi que de nombreux autres, de A à Z. Maitre Volturi ne faisait que se présenter au tribunal avec le dossier rédigé par notre jeune demoiselle, étant donné qu'elle n'avait pas encore été nommé avocate.

-WAOU ! souffla bruyamment ma collègue.

-Ce n'est rien, j'ai beaucoup été aidé par maitre Volturi.

-WAOU ! répéta-t-elle. Tu as une copie de tes dossiers à disposition ou pas ? J'aimerai beaucoup voir ton travail.

-J'en ai plusieurs dans mon bureau.

Angela se leva d'un bond et me demanda si je pouvais les lui montrer maintenant, ce que je fis sans hésiter. Je pouvais voir Jasper étouffer un rire, Ben admirer sa femme avec un énorme sourire et Edward me fixait avec son air impassible. Arrivées dans mon bureau, je sortis mes dossiers du placard mural et les tendis à ma collègue qui s'empressa de retourner dans la salle de réunion et de lire l'affaire Richardson. Ben lisait par-dessus l'épaule de sa femme tandis que je demandai à Jasper s'ils pouvaient, eux aussi, me montrer leur travail.

J'étais plutôt impressionnée par leur travail et constatai que les quatre avocats semblaient utiliser le même style de plaidoirie : valoriser les points positifs de leurs clients, alors que je préférais mettre en avant les points négatifs soulevés par la partie adverse et de proposer une solution orale qui en transformerait certains en points positifs pour mes clients. Le couple Cheney me posait beaucoup de questions pendant ma lecture. Ils voulaient savoir mon âge actuel, depuis quand je travaillais en collaboration avec maitre Volturi…

Bref, ils voulaient connaître tout mon parcours professionnel, et moi j'évitai de leur dire que j'avais un fils, puisqu'ils désireraient approfondir le sujet et je ne voulais pas mélanger vie privée et professionnelle. Jasper l'avait comprit durant l'entretien d'embauche, mais avant de lâcher l'affaire, il m'avait simplement dit que si j'avais besoin de parler à quelqu'un, il serait là pour moi. J'avais beaucoup apprécié ses mots et savais qu'il était sincère, les yeux ne pouvaient mentir.

La fin de journée arriva bientôt et je quittai le cabinet assez rapidement après avoir reçu un trousseau de clé, me permettant, entre autres, d'ouvrir les portes de mon nouveau lieu de travail au cas où je viendrais plus tôt ou finirais plus tard.

Avant d'aller récupérer Lucas à l'école, j'achetais comme promis une glace à mon fils et une autre pour moi, parfum chocolat/noix de coco et attendais que les enfants sortent de leur classe, ce qu'ils firent seulement trente secondes après mon arrivée. Je pus voir Lucas courir dans ma direction et me sauter dans les bras. Je fis tout mon possible pour éviter de faire tomber nos glaces et lui rendis son étreinte du mieux que je pouvais.

-Cocolat ? demanda mon fils en fixant l'objet de ma promesse.

-Yep ! dis-je en lui tendant sa glace noix de coco/chocolat.

Lucas me racontait sa journée pendant que je nous ramenai à la maison. Nous avions passé, en général, une bonne journée, même si mon fils n'avait pas apprécié le comportement de certains de ses camarades.

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Et voici le premier chapitre…

J'espère que vous l'avez apprécié !

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