Vous ne l'auriez pas cru, et je dois bien avouer que moi non plus, mais il est enfin là ce dernier chapitre de ma fiction ! Au départ, je voulais écrire le nom de toutes les personnes qui m'avaient laissé une review dans mes précédents chapitres mais en voyant que j'avais 2544 commentaires depuis le début de l'aventure (le 13 août 2009) je dois dire que j'ai perdu ma motivation !^^ MAIS, parce qu'il y a un mais, je tenais tout de même à tous vous remercier du petit geste que vous avez laissés en m'écrivant un petit message au fil de mes publications (ici ou sur mes autres écrits) ! C'est à vous, mes petits reviewers, que je dédis ce dernier chapitre de cette fiction !

Je fais un GROS bisous à tous les lecteurs qui s'arrêtent sur cette histoire, parce que je ne vous oublient pas (surtout que vous être au moins 50 fois plus nombreux que mes reviewers !) ça me fais tout de même plaisir de voir que pas mal de personnes décident de s'arrêter sur mes histoires… Enfin bref, à vous, je vous réserve l'épilogue que je n'écrirais peut-être pas !^^

Bref, je vais m'arrêter là et vous laisser à ce dernier chapitre qui j'espère sera à la hauteur de votre attente !

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Chapitre 42 :

Quatre vies reliées

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Point de vue d'Edward :

Ce fut dur.

Surtout les premiers jours suivants sa sortie d'hôpital.

Parce que je devais jongler entre mon fils qui me posait mille et une questions sur Tanya depuis qu'il avait lu sa lettre et une Bella qui luttait contre elle-même. Vous avais-je parlés aussi de Lucas et mon travail plus que prenant qui s'ajoutaient à ma liste plus que remplie ?

Heureusement, la Bella que je connaissais avait reprit le dessus sur la Bella de dix-sept ans –comme ma compagne aimait s'appeler lors des ses crises d'angoisse- au fil du temps. Mais parfois je la retrouvais silencieuse, assise sur le rocking chair de notre chambre, les yeux dans le vide, voire en train de pleurer.

Ce fut les plus durs moments de sa grossesse, pour moi. Car j'avais l'impression de ne rien pouvoir faire pour l'aider. Mais elle ne m'en voulait pas, elle osait même dire que je l'aidais énormément mais comme j'avais peur, en répliquant le contraire, de provoquer une autre crise de larmes ou de colère, je me taisais et la serrais fort dans mes bras.

Ce fut éprouvant aussi car à la sortie d'hôpital de Bella après avoir apprit sa grossesse, nous avions décidés de ne parler à personne de son état et encore moins aux enfants, le temps que Bella s'y fasse. Elle avait peur de ne pas supporter les félicitations et les débordements de joie qu'elle n'éprouvait pas encore et de sombrer à nouveau dans une dépression.

C'est ce même jour qu'elle me fit aller dans son ancienne maison -qu'elle avait gardé même si elle et Lucas n'y habitait plus et qui allait être mis en vente- et m'avait fait descendre de son grenier deux cartons remplis de cahiers en tout genre.

Et si, au début, je fronçai les sourcils dans l'incompréhension -quand elle m'avoua que ces cahiers relataient ce qu'elle avait vécu et ses ressentis lors de sa première grossesse et qu'elle acceptait que je les lise si j'en avais envie- j'avais ressentis une joie immense qu'elle me laisse la découvrir dans son entier.

J'avais commencé ma lecture le soir même, profitant du sommeil de Bella après qu'on est passé la soirée à deux –William et Lucas avaient passés leur journée chez mes parents ainsi que leur nuit- et je découvris avec horreur par quoi elle était passé.

J'en avais pleuré toute la nuit, me mordant le poing afin que Bella ne m'entende pas, me demandant comment elle avait pu passer par là et en ressortir aussi forte. J'aurais été complètement détruit après toutes ces épreuves, voire fou.

Je n'éprouvais que de la fierté envers ma compagne d'avoir réussit à surmonter tout ça mais ça ne me mit qu'une pression supplémentaire sur les épaules car je ne savais pas quoi faire pour l'aider, pour éviter qu'elle ne sombre à nouveau. Et n'avoir personne à qui confier mes peurs vis-à-vis de celles de Bella me pesait.

Jusqu'à ce qu'Emmett me coince.

Le frère de Bella, sous ses allures de grand ours mal léché qui met les deux pieds dans le plat, avait très vite comprit que quelque chose n'allait pas car même si ma compagne allait bien physiquement, tous les signes de stress –comme se mordre sans arrêt la lèvre inférieure, triturer ses doigts, se ronger les ongles jusqu'au sang, travailler à l'excès même si Tia la secondait- qu'elle nous dévoilait sans s'en rendre compte l'avaient trahie.

Sans parler du fait que je faisais tout pour ne pas me retrouver seul avec lui à chaque fois que l'on se voyait. Nos deux attitudes étaient suspectes -même si nous restions un couple plus que soudé- et c'était ça qui avait mit à puce à l'oreille de mon beau-frère.

Et alors que Bella était partie avec Rosalie rendre visite à ma sœur, Emmett était venu au cabinet -après avoir prit un rendez-vous avec moi m'empêchant d'esquiver la confrontation avec l'excuse « Je dois y aller, un client m'attend »- et avait répliqué, d'un ton sans appel, les deux poings sur la table, le regard noir :

-Qu'est-ce qui se passe avec ma frangine ?

Je soupirai, sachant qu'il ne servait à rien de mentir ou de prétendre que je ne voyais pas du tout de quoi il parlait alors après avoir inspiré profondément et soupirer, j'avouai :

-Elle est enceinte.

Il me regarda, ahuri, attendant probablement l'instant où je lui dirais que c'était une blague, sauf qu'il ne vint jamais :

-Oh, merde ! souffla-t-il, les yeux écarquillés.

-Comme tu le dis et si on n'a rien dit c'est parce que Bella ne se sent pas prête à recevoir les félicitations.

-Oh, merde ! répéta-t-il en passant ses mains dans ses cheveux bouclés. Comment est-ce que je n'ai pu rien voir ?

-Personne n'a rien vu, on croyait tous qu'elle était stérile, réconfortai-je. Elle l'a apprit en faisant un malaise à l'hôpital.

-Merde ! Et comment elle a réagit ?

-Mal, mais elle a très vite surmonté le choc ! Son psychologue l'aide beaucoup depuis sa sortie.

-Je n'arrive pas à croire que…

Mais Emmett fut coupé dans son élan par la porte de mon bureau qui s'ouvrit vivement, laissant apparaitre une Bella livide qui tenait dans chacune de ses mains nos garçons suivit d'une Rosalie paniquée :

-Bella ? Mais qu'est-ce qu'il se passe ? m'écriai-je en me levant, suivit de mon beau-frère.

-On vous a fait du mal ? exigea Emmett. Bella ? Rosalie ?

-James Hunter était à l'école des garçons, déclara ma belle-sœur.

-QUOI ? nous écriâmes-t-on sous le regard affligé de Rosalie et celui interrogateur des enfants alors que Bella semblait déconnectée.

-Edward, c'est qui ce monsieur ? me demanda Lucas.

Je fus choqué qu'il m'appelle par mon prénom -ça faisait des mois qu'il m'appelait papa- mais en le regardant droit dans les yeux, je compris qu'il avait deviné le lien qu'il avait avec James, qu'il voulait des réponses et pas le réconfort d'un père.

-Explique-nous d'abord ce qu'il s'est passé, négociai-je.

-D'accord, accepta-t-il de suite alors que je fis asseoir tout le monde sur les chaises et canapés que nous avions à disposition dans nos bureaux.

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Flash-back, point de vue externe :

La journée à l'école avait été longue, mais la dernière sonnerie avait sonné, permettant aux enfants de quitter leurs salles de classe et de quitter l'enceinte de l'établissement. Les bus se remplissaient progressivement alors que Lucas et William attendaient leur mère assis sur un banc en face de l'école.

C'est voir ces garçons rire qui poussa James Hunter à se rapprocher d'eux.

Etait-ce parce qu'ils étaient heureux et savait que leur vigilance serait alors à leur minimum qui l'avait encouragé à amorcer un pas vers son fils après tant de jours d'observation ? Ou tout simplement parce qu'il s'agissait là, de sa dernière chance de parler à ce petit bonhomme qui lui ressemblait tant ?

Qu'importe les raisons, il se devait de savoir si ce qu'il s'apprêtait à faire allait changer quoi que se soit ou, au contraire, cimenter son choix.

Mais comment aborder cet enfant alors qu'à ses yeux –et au sien d'ailleurs- il n'était qu'un étranger ?

Il n'eut pas besoin de réfléchir plus en détail à la manœuvre quand Lucas leva les yeux vers lui, en le sentant arriver :

-Salut, les jeunes, lança gaiement James ! Ça y est, c'est la fin de la journée ?

Il pointa d'un signe de tête l'école alors que William le fixait, dubitatif.

-Enfin ! s'exclama Lucas. On va pouvoir aller jouer au football !

-Un fana de sport ? demanda l'homme, intéressé. Tu as une équipe préférée ?

-Oui, celle de mon oncle, Emmett : Les Mariners de Seattle ! C'est les meilleurs !

-C'est vrai qu'ils ont fait une très belle saison, mais je préfère tout de même celle de Chicago.

Lucas et James continuèrent un peu de parler sport sans prêter attention à William qui était pourtant mal à l'aise. Il n'aimait pas cet homme. En plus, c'était un inconnu et son père lui avait toujours dit de ne jamais parler à des gens qu'il ne connaissait pas !

Le fils d'Edward voulut ouvrir la bouche et dire à son ami de s'éloigner de ce grand blond bizarre mais ce dernier, sentant son malaise, tourna son regard bleuté vers lui, le clouant sur place.

-Maman ! s'écria Lucas en se levant vivement du banc sur lequel il était assis.

Soupirant de soulagement, William suivit rapidement le mouvement, laissant James qui, ne sachant quoi faire, refusait de se tourner vers Bella et sa belle-sœur, Rosalie.

-Hey, mon ange ! Tu as passé une bonne journée ?

-M'oui, ça va, mais je suis content que se soit fini, hein !

Rosalie riait des pitreries de son neveu alors que Bella demanda à William comment s'était passé sa journée. Seulement elle voyait bien que le garçon était mal à l'aise et regardait du coin de l'œil l'homme qui restait résolument dos à eux malgré leur proximité. Alors elle le regarda à son tour pour voir ce qui gênait le fils d'Edward.

Et ce fut un choc.

Cette carrure…

Ces longs cheveux blonds attachés en une queue de cheval basse…

Bella sentit l'adrénaline courir dans ses veines.

Elle sentit le danger avant même d'en comprendre la nature.

Et à peine une seconde plus tard, elle comprit qui il était.

Et ses craintes furent confirmées quand l'homme en question tourna légèrement la tête pour voir s'il était observé et croisa les prunelles chocolatées de Bella qui haleta sous le choc.

James Hunter.

Le vrai père de Lucas.

Elle ne se rappelait pas de son viol grâce aux drogues qu'on lui avait fait prendre, mais elle se souvenait parfaitement de lui, lors du procès pour la garde de Lucas, puis de celle de Royce King.

Il n'était pas quelqu'un qu'on oublie facilement, surtout avec leurs passés communs.

Mais que faisait-il là ? C'était la question qui ne cessait de hanter les pensées de Bella.

Est-ce qu'il avait tenté de passer outre sa demande d'attendre qu'elle soit remise de son accident ?

Voulait-il monter Lucas contre elle ?

Mais une hypothèse plus sournoise mais pourtant bien réelle s'immisça dans sa tête : Avait-il voulu kidnapper son fils avant qu'elle n'arrive ?

Très vite, Bella reprit contenance face à cette dernière pensées et d'une voix froide s'adressa à Rosalie qui fixait James, complètement choquée :

-Rose, amène les enfants à la voiture, je vous rejoins de suite !

-Bella, je ne crois pas que se soit une bonne idée…

La brune tourna sa tête vers sa belle sœur, lui montrant toute sa détermination d'un seul regard :

-S'il te plait, Rosalie, lui dit-elle quand même.

La belle blonde acquiesça, un peu à contre cœur, et attrapa les petits qu'elle tira vers leur voiture sous les protestations de Lucas et les interrogations de William.

Quand les petites oreilles de ses garçons furent hors de portée de voix, Bella inspira profondément pour se donner du courage et se tourna lentement vers le père biologique de son fils :

-Qu'est-ce que vous faites là ? exigea-t-elle d'une voix froide. Nous avions convenus que je choisirais quand aurait dû avoir lieu cette rencontre avec Lucas.

Bella se sentait proche de la rupture et se retenait de le menacer. Après tout, elle savait ce qu'elle encourait si elle faisait le moindre faux pas alors que c'était James qui était, pour le moment, en tort.

L'homme en question, non loin d'être décontenancé par l'attitude plus que fermée de l'avocate, décida d'être franc et directe :

-Je quitte Seattle.

Il ne lui laissa pas le temps d'assimiler la nouvelle ou de répliquer qu'il continua, imperturbable :

-Définitivement. J'ai besoin de tourner la page sur tout ce qui s'est passé dans ma vie. Entre la découverte que j'avais un fils, que j'avais… violé son adolescente de mère, les menaces de King… Je dois quitter cette ville.

-Mais qu'est-ce que… Je ne comprends rien, avoua Bella, choquée.

-Contrairement à ma femme, je n'ai jamais vraiment désiré avoir des enfants. Si Victoria avait pu être enceinte, j'aurais été heureux parce que les enfants la rendent heureuse. C'est pourquoi j'ai fait une demande de garde pour Lucas : Pour elle. Pour qu'elle puisse profiter de cette expérience qu'on ne peut pas avoir de nous-mêmes.

-Alors pourquoi ?

-La sécurité de Victoria est ma priorité absolue. Et c'est grâce à elle que King est en prison. Et même si c'est un homme puissant, ses limites se cantonnent à Seattle.

-D'accord, mais pourquoi venir voir Lucas ? précisa Bella, toujours paniquée à l'idée qu'il ait cherché à manipuler le pauvre enfant ou de le kidnapper.

-Parce que je voulais savoir si laisser mon fils derrière moi me ferait quelque chose.

Le cœur battant à tout rompre et incapable de comprendre ce qu'elle ressentait à ce moment là, la jeune femme ne put esquisser la moindre parole, mais James prit son silence pour une demande d'informations complémentaires :

-Je ne chercherais plus à vouloir partager la garde de Lucas. C'est un Swan et je veux qu'il le reste. Ça peut vous sembler dur voire sans cœur, mais même s'il m'a l'air d'être un chouette gamin, je ne ressens rien pour lui. Il est un étranger à mes yeux et le restera probablement toute ma vie.

-Donc, si je comprends bien, non seulement vous quittez la ville mais vous vous rayez vous-même de la vie de mon fils ?

-Oui, répondit-il sans broncher. Bien sûr, je vous laisserais mes coordonnées, une fois installés. Parce que je sais qu'un jour, proche ou lointain, Lucas voudra me rencontrer. Et même si ça en a l'air maintenant, je ne lui tourne pas complètement le dos.

-Je… Je ne sais pas quoi dire, avoua-t-elle.

Et c'était vrai.

Que pouvait-elle dire quand elle ne savait pas si elle voulait embrasser James pour partir loin de sa famille ou si elle lui en voulait et désirait le voir souffrir de mille maux en sachant comment allait réagir Lucas face à la nouvelle du départ de son vrai père ?

Mais par-dessus tout, elle ne comprenait pas cet homme qui avait décidé d'abandonner son fils. Pire, de ne rien ressentir à son sujet.

Jamais elle ne pourrait abandonner Lucas maintenant qu'il était dans sa vie. Ni lui, ni William –qui n'était pourtant pas son fils biologique- voire le bébé qu'elle portait, même si elle se sentait encore mitigée face à cette grossesse.

Puis ce fut le déclic.

Le bébé.

Non, son bébé.

Malgré les circonstances, il était bel et bien là. Il n'avait, comme Lucas, rien demandé et méritait aussi tout l'amour qu'elle donnait à son premier enfant.

Jamais elle ne l'abandonnerait. Parce qu'elle savait qu'elle l'aimera quand il naitra.

Non, elle l'aimait déjà.

Bon sang, comment pouvait-elle réaliser maintenant qu'elle était attachée au bébé alors que l'homme en face d'elle était en train de briser les espoirs de son fils ainé ?

-Je prendrais contact avec vous via votre cabinet d'avocats, conclut James, prêt à partir. Et pour ce que ça vaut, je suis désolé d'être venu voir Lucas sans vous en avoir avertis avant.

Et il partit, laissant une Bella livide derrière lui.

Fin du flash back.

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-Maman a parlé au monsieur un petit moment puis nous a rejoints dans la voiture. Après, on est venu directement ici, finit William.

Oh, bon sang ! Mais qu'est-ce qui nous tombe encore dessus, pensai-je avec effroi en reportant mon attention sur ma compagne que j'approchai doucement parce qu'elle me semblait si loin de nous, perdue dans ses pensées.

Je passai mon bras sur ses épaules et posai mes lèvres sur sa tempe avant de murmurer à son oreille :

-Je suis là, Bella. Quoi qu'il arrive.

Je ne pus rien rajouter de plus car Lucas, qui semblait à bout de nerf, vint se poster devant nous et demanda, assez rudement :

-Maman, qui était cet homme ?

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Point de vue externe :

Il le savait.

Avant même que sa mère n'ouvre sa bouche, il le savait.

Pourtant il n'avait jamais vu James Hunter avant aujourd'hui, sauf qu'après avoir vu la réaction de Rosalie mais surtout celle de sa mère, il avait regardé cet homme plus en détail.

Et se fut une réflexion de William qui lui avait ouvert les yeux :

-Il te ressemble beaucoup, Lucas. Tu penses que c'est ton vrai père ?

Il avait voulu sortir de la voiture pour le savoir mais Rosalie l'en avait empêché.

Il avait bouillé d'impatience en voyant ses parents discuter entre eux avant que son père ne parte, lui adressant au passage un petit salut militaire de deux doigts et un sourire qu'il n'oublierait jamais.

Il avait voulu questionner sa mère quand elle s'installa sur le siège passager de leur voiture mais elle s'était plongée dans un mutisme limite effrayant.

Et cette pâleur !

Et cette façon qu'elle avait de le tenir contre elle, alors qu'ils se dirigeaient tous vers le bureau d'Edward, comme si elle avait peur qu'il ne s'envole ou ne disparaisse de sa vue !

Cette réaction l'inquiétait.

Cependant, l'envie de savoir la vérité était plus forte que son besoin de réconforter sa mère.

Alors il regarda Edward.

Son père de substitution.

Celui qui avait été là pour lui et Bella.

Celui qu'il aimait comme si c'était lui, son vrai père.

Celui qui lui révéla enfin la vérité alors que sa mère semblait encore prostrée.

Celui qui, de ses mots, sortit sa compagne de sa torpeur et l'encouragea à révéler la discussion qu'elle avait eu avec James.

Son vrai père quittait la ville.

Il le laissait derrière.

Lucas s'en moquait bien qu'il lui donnerait ses coordonnées dans peu de temps, le mal était déjà fait : Son père biologique –celui qu'il avait toujours voulu connaitre- ne voulait pas de lui.

Il ne se rendit compte qu'il pleurait que quand sa mère et Edward le serrèrent contre eux, le rassurant de leurs mots, leurs promesses.

Et savoir qu'il pleurait pour un homme qui ne le méritait pas, l'énerva au plus haut point, ce que ne manqua pas de remarquer Edward, mais surtout Emmett qui avait vu Bella réagir de la même manière des années plus tôt.

Ce dernier décida d'ailleurs d'embarquer tous les hommes pour une énorme partie de football américain qui calma puis détendit Lucas.

A leur retour, il y eut beaucoup de discussions entre le petit garçon et Bella. Des conversations dont Lucas intégra Edward au bout de quelques jours parce qu'il voulait savoir si ce dernier le considérait toujours comme un fils :

-Quoi qu'il se passe dans nos vies, tu pourras toujours compter sur moi, Lucas. Même si, par un quelconque malheur, ta mère et moi on se séparerait ou autres. Toujours, lui avait-il simplement répondu.

Et ça l'avait rassuré.

C'est pourquoi, au fil des jours qui suivirent –et grâce William- Lucas retrouva sa bonne humeur habituelle même s'il avait besoin, de temps en temps, d'être rassuré.

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Point de vue de Bella :

La rencontre avec James avait renforcé mes liens déjà forts avec Lucas même si, pour ça, mon fils avait vu se briser ses illusions et ses espoirs sans même que je ne puisse l'empêcher.

Et même si j'étais contente de voir le père biologique de Lucas sortir du décor, je souffrais de voir mon petit garçon souffrir.

Heureusement, Edward et William avaient été de vrais petits anges. Surtout que ce dernier avait subit le même genre de souffrance en apprenant, il n'y a pas si longtemps que ça, que sa mère, Tanya, était malade et qu'il ne pourrait jamais la voir.

Alors on en parlait. Tous les quatre. Et étrangement, tous ces drames nous avaient tous énormément rapprochés.

Pour ma part, je savais que dorénavant je ne pourrais réellement plus me passer de ma famille. Plus particulièrement d'Edward et de nos enfants.

Pas après tout ça.

Nous connaissions maintenant la vraie valeur d'une famille et je savais que nous ferions tout pour en préserver l'unité.

La rencontre avec James avait aussi été un déclic pour moi et ma grossesse.

Décisif.

J'avais enfin accepté ce bébé qui grandissait en moi.

J'étais toujours un peu angoissée, mais c'était des peurs naturelles comme savoir si le petit être dans mon ventre était en bonne santé ou non. Si nos garçons l'accepteraient facilement ou pas. Et malgré tout, si je serais une bonne mère qui arrive à gérer sa famille nouvellement agrandie et son boulot que je ne voulais pas vraiment quitter.

C'est pourquoi un soir, une semaine après la rencontre avec James Hunter, alors qu'Edward et moi venions tout juste de récupérer de notre orgasme, je caressai mon ventre en souriant avant de me tourner vers mon compagnon qui me regardait tendrement malgré qu'il soit encore essoufflé :

-Si c'est une fille, j'aimerai qu'on l'appelle Faith, révélai-je.

Edward se figea, abasourdit par mes propos, avant qu'un immense sourire ne prenne possession de ses lèvres. Avant même que je ne puisse ouvrir ma bouche et le taquiner, il fut sur moi, m'embrassant comme jamais il ne m'avait encore embrassé.

Je comprenais son enthousiasme : Choisir un prénom pour notre bébé était ma façon de lui dire que j'avais accepté le petit être qui grandissait en moi. Mieux, que j'étais prête à partager cette nouvelle à notre entourage.

-Qu'est-ce qui t'as décidé ? demanda-t-il, curieux, les yeux brillants de joie.

-J'ai foi* en nous, en notre famille. En notre avenir. L'intervention de James m'a juste ouvert les yeux sur ce que je savais déjà inconsciemment : Ce bébé va définitivement relier nos deux familles pour la vie. Quoi qu'il puisse arriver.

Edward m'embrassa à nouveau, une fois, deux fois, souriant comme jamais. Son bonheur me rendit d'autant plus heureuse de notre vie.

On était ensemble.

Tous ensembles.

Et je remerciai ciel et terre d'avoir repris les rênes de mon existence en main aussi rapidement pour en profiter dès à présent.

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FIN

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*Faith en français signifie foi : havefaith in us = avoir foi en nous (traduction de google, hein, au cas où je me serais plantée^^).

Et oui, c'est fini ! Je pensai à écrire un épilogue mais là, pour moi, cette histoire est terminée ! Alors il y a de fortes chances que j'en reste là ! Par contre, si vous avez des questions ou remarques sur des incohérences que j'aurais laissé non résolues, n'hésitez pas à m'en parler, je n'arrive pas à relire cette histoire car comme c'est moi qui l'ai écrite (encore heureux !) ce sont mes idées, mes sentiments, mes ressentis que j'ai sortis de ma tête pour le mettre sur papier. Sauf qu'une fois sortis, ben, c'est dehors, quoi !^^ C'est d'ailleurs pour ça que je vais avoir du mal à remanier cette histoire comme je voulais le faire il y a quelque mois (comme par exemple, mieux travailler la rencontre entre Edward et Bella, ne pas les faire se sauter dessus de suite mais si je garderais le lemon dans ce chapitre en question…) donc il y aura un remaniement quand ma tête acceptera de se replonger dans l'histoire !-_-'^^

Donc voilà, je ne sais pas quoi vous dire d'autres à part peut-être BONNE ANNEE 2013 à vous tous ! Je vous envois tous mes vœux de bonheur, de santé et d'amour !

En tout cas, je vous aurais fais un beau cadeau sur ce coup là, hein ?!^^

Bref, gros bisous à tous et merci encore de m'avoir lu jusqu'au bout !

Rendez-vous sur mes autres écrits personnelles ou collaboration avec… SURPRISE ! Non, non, je vous le dis pas ! *tousse* Tiftouf19 *marmonne dans sa barbe*! Mince, je vous l'ai dis ! Ben dites-lui pas que je vous ais dis que l'on s'était associé pour écrire un drabble, hein !^^ Ah, tiens, Tif, t'es là ! Oh, regarde derrière toi, il y a Jackson Rathborne en bikini ! *sors en courant*ou sur facebook dans l'un, ou deux voire dans les trois groupes fanfictions sur lesquelles je suis !

Voili voilou, cette fois, je vais m'arrêter, à croire que je ne veux pas clore cette histoire pour de bon… ! (Mais qu'est-ce que c'est dur, émotionnellement, de finir une histoire !)

Allez, à bientôt fidèles lecteurs,

Katty

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