..::Requiem for a Dream::..

Disclamer :aucun personnage ne m'appartient. Je n'en suis pas déçue… Ils sont mieux ainsi, desu ne ?

Protagonistes : Shuuji, Akira et Nobuta, bien sûr ! ( peut être un yaoi, mais j'hésite encore, je verrais au fil de la plume ! ^^)

= Je vais tenter de rester fidèle à leurs personnalités, je suis avide de critiques, alors n'hésitez pas ! Bonne lecture !

Ah et aussi, ce n'est qu'un prologue, d'où le court chapitre. J'espère faire saliver votre curiosité !

Requiem for a Dream

Prologue

« Quelque chose de grave arrivera à celui que tu aimes le plus au monde. »

Ces phrases du vieux libraire retentissaient dans la tête de Nobuta. Des mots qui ne pouvaient être destinés qu'à une personne mais qui ne pouvaient se détacher d'une autre. Résignée à ne pas choisir, elle jeta le ''brise-maléfice '' devant ses meilleurs amis, dans une rivière. S'il n'avait pas été emporté par le courant, elle aurait courir, nagé, peut être même noyé pour le retrouver. Car jamais elle n'aurait pu envisager qu'une telle chose puisse se produire. A cette pensée, elle ne put s'empêcher de s'affaisser à terre, ses yeux tentant de retenir les larmes, fugueuses de son corps. Le ciel même pleurait au dehors, mélancolique et empathique, tandis que sa chambre sombrait, envahie par une tristesse ineffable. Tout s'était passé si vite. Elle ne pouvait réprimer cette culpabilité incessante qui la possédait peu à peu. Quelle tragédie ! La jeune japonaise ne se serait jamais imaginé qu'une telle chose puisse avoir lieu sous ses yeux impuissants. Elle aurait voulu se les crever pour ne plus s'en souvenir, afin de vivoter dans un monde, sombre certes, mais dont l'habitude et le quotidien ne la surprendrait plus par de tortueuses péripéties cruelles. Surtout pas de cette façon.

Un sanglot, des mains. Des mains l'entourant progressivement avec une douceur infime. L'enlaçant. Un autre corps partageant cette même peine qui la rongeait, impitoyable. Oui, elle n'était pas seule. Il fallait qu'elle s'en souvienne.

« Ne t'inquiètes pas… Il va s'en remettre, fit une voix douce, tentant de dissimuler une tristesse trop évidente.

- Shuuji… » Répondit elle, en se laissant bercer par ses caresses amicalement compréhensives, déposant sur son corps toutes les larmes de son cœur. « Akira », continua t'elle, chamarrée d'un énième sanglot.

Pourtant, ils avaient réussi. Nobuta était devenue aussi populaire que Mariko, séduisant chaque jeune homme qu'elle rencontrait. S'assumant, et souriant à tous. Avenante, douce et charmante. L'année nouvelle s'était déroulée si tranquillement pour le petit trio, Shuuji ayant même décidé de rester dans un studio, pensant à lui pour la toute première fois.

Les rires ne manquaient jamais et chaque journée débutait avec entrain, rythmée par une amitié stable et soutenue. Même Aoi n'était plus un problème, un point invisible parmi tant d'autres qui tentait de créer une place, aidé de tactiques instables. La malédiction ne représentait plus qu'un mauvais souvenir comique, depuis l'accident de Shittaka, tombé dans les escaliers. Akira même, d'habitude très superstitieux, continuait sa vie joyeuse, accompagné de ses excentricités comportementales. Inconscient de son futur malheur.

.. :: OoO ::..

« Shu-uji KUN ! Je t'ai trouvé ! » Fit une voix efféminée et exagérée, dotée d'un doigt pointé vers l'adressé, tandis que le corps du jeune homme se dandinait comiquement tout en s'approchant de lui, sourire aux lèvres.

« Rahh quand est-ce que tu arrêteras ces manières ? » avait il répondu sur un ton taquin mais toutefois irrité et sérieux. « Nande ? » continua t'il, choqué encore une fois, lorsque son ami déposa sa tête sur son épaule, reposant son corps sur le sien.

Il tendit ensuite une de ses mains, tournée vers le visage de Shuuji, dont des doigts étaient repliés, les autres relevés.

« Kon ! Kon ! »

« Pff ! » répliqua Shuuji, en se dégageant de son emprise, énervé.

.. :: OoO ::..

A ce souvenir, Shuuji resserra plus fort son étreinte, détenant toujours Nobuta dans ses bras, et reposa sa tête au creux de son coup. Il ne put réprimer une larme qu'il retenait depuis le malheur, dégoulinant sur sa joue, déjà rougie par la détresse. Des regrets. Il aurait du accepter Akira tel qu'il était, et profiter de sa présence tant qu'il en était encore temps. S'il avait pu prévoir, il l'aurait toujours laissé faire et ne l'aurais jamais ignoré. Il ne se le pardonnerait jamais.

« Je… je n'aurais jamais dû le traiter de cette manière.. Je.. Je suis impardonnable, je regrette tant… »Chuchota t'il, les larmes se déversant d'autant plus.

« Tu parles comme s'il était mort, Shuuji »

Cette simple phrase le percuta de plein fouet.