Titre: Stop, drop and roll!

Résumé: Bella Swan, un étudiante en littérature, rencontre Edward Masen, pompier, lors de l'incendie de son appartement. Il lui livrera son passé hanté et son combat contre ses démons. Bella pourra-t-elle le sauver de ses souvenirs ou continuera-t-il à la repousser? UA BxE

Auteur: Bronzehairedgirl620

Traductrice: Nouni

Rating: T

Disclam': Rien n'est à moi. Les personnages sont à Stephenie Meyer, et l'histoire à Bronze.


Bonjour tout le monde!

Voici la nouvelle fic" tant attendue apparemment. Pour les habitués, merci pour le soutien que vous m'apportez, autant pour le Masque que sur les Drabbles. C'est vous qui m'avez convaincu de me lancer dans cette nouvelle traduction!

Pour ceux qui ne me connaissent pas, bienvenue dans mon univers!

Je rappelle que cette fic' est traduite de l'anglais, de la fic' Stop, drop and roll! de Bronze.

Bronze, thanks. It's always a pleasure.


Stop, Drop and Roll

*

Chapitre I: Dark Shines

*

Jetant un oeil à ma montre, je glapis et arrachai la porte de ses gonds. La pluie dégringolait, me laissant détrempée, et je pouvais déjà entendre le sermon que me servirait Alice pour mes quelques vingt minutes de retard. Les clochettes tintèrent alors que j'entrai, occupée à chasser les gouttelettes de ma veste alors que je scannai la pièce.

Je trouvai Alice à notre table habituelle à côté de la fenêtre, une tasse fumante devant elle, alors qu'elle avait posé sa joue sur la paume de sa main. Elle regardait Jasper, qui prenait une commande, en essayant d'être subtile.

« Regardez ce que le chat a apporté »; dit-elle en me remarquant. « As-tu eu des problèmes pour trouver l'endroit? »

Je levai les yeux au ciel et me frictionnais les bras, tentant de me réchauffer. « Désolée. Bouchons. », dis-je, en chassant de la main tout argument qu'elle allait sûrement m'avancer.

Sortant mon portefeuille, j'attrapai un billet de 5 dollars avant de reculer la chaise, ses pieds butant sur la moquette. « Je vais commander quelque chose. Es-tu servie ? », demandai-je, en indiquant la boisson.

« Je vais le faire! », cria-t-elle, chipant le billet de ma main avant de se diriger vers le comptoir. Je la regardai avec amusement passer une main dans ses courts cheveux noirs, puis sourire timidement. Je l'écoutai prendre ma commande habituelle, rire à un commentaire indubitablement spirituel de Jasper, qui lui sourit en retour en lui rendant la monnaie.

Bien qu'Alice n'avait jamais été seule, son dernier et plus long béguin était Jasper Whitlock, le barman qui travaillait tous les week-end de 15h à 18h. Le plus surprenant était que ce béguin durait depuis tout ce temps -d'habitude, elle les gardait quelques semaines, avant de se lasser, mais Jasper était différent. Elle allait au café deux fois par semaine, me demandant à chaque fois de l'accompagner pour ne pas y paraître seule.

Je sortis mon cahier à spirales, essayant de tuer le temps jusqu'à ce qu'elle revienne, et je grognai alors que je faisais défiler la liste de débuts d'histoires que j'avais accumulés pendant les derniers mois. Tous, d'une façon ou d'une autre, finissaient par être une histoire d'amour. Peu importe combien j'avais essayé d'écrire des drames ou des policiers, ils menaient tous finalement à une romance sans fin entre les deux personnages principaux.

La colère ne me quittait jamais vraiment, et pourtant, comme à chaque fois que je regardais la liste, je sentais comme une envie. Un besoin de comprendre ce que j'ignorais. L'amour arrivait sous de multiples formes, mais pourtant, quand je m'essayais à le dissèquer et voir comment je pourrais traduire mes pensées de mon esprit à la feuille, elles venaient emmêlées et plus compliquées que nécessaire.

Le sourire d'Alice était rayonnant quand elle revint, et elle fredonnait une chanson légère. Puis, elle me lança pratiquement ma tasse. Le liquide chaud se répandit partout sur la table, me faisant gémir de douleur alors que je retirai précipitamment ma main. Je fronçai les sourcils, voulant attraper la serviette de table qu'elle agrippait, mais je fus ébahie quand elle écarta mon bras.

« N'y pense même pas », cracha-t-elle, en la regardant avec adoration. Mon front se plissa, et après une seconde de plus pour être sûre que je n'utiliserais pas sa précieuse serviette, elle me la tendit, me laissa l'examiner. Il ne me fallut qu'une demi-seconde pour voir dix chiffres inscrits dans une encre bleue, avec le nom 'Jasper' en dessous.

« Et, es-tu sûre que tu ne savais pas ce qu'il y avait écrit dessus avant de me la montrer? », la taquinai-je en lui faisant un clin do'eil. « Les coincidences sont tellement étranges... »

« Bien sûr que non. Je ne suis pas si psychotique », répondit-elle, feignant d'être vexée, mais son rire la trahissait. « Mais regarde! » Elle tapa sur la serviette. « Son numéro! »

Malgrè mes fréquentes piques à propos de son béguin pour Jasper, j'étais vraiment fière d'elle. « Enfin », dis-je en prenant une gorgée de boisson. « Comment as-tu fait ça? »

Elle rit, d'un rire tremblotant, attrapa la serviette et la glissa avec précaution dans sa poche. « Je ne sais pas ce qui s'est passé. J'ai commandé ton café habituel et j'étais en train de payer quand il a commencé à me parler du cours de photo. Nous avons un projet de groupe, et je n'avais pas de partenaire. »

Je ne manquai pas de remarquer l'emploi du passé.

Elle prit une grande inspiration, essayant de se maîtriser. « Et il a demandé, totalement calme, si je voulais être sa partenaire. Nous avons échangé nos numéros et il m'appelle Vendredi. »

Je souris derrière ma tasse, savourant la chaleur de la boisson. « Je suis heureuse pour toi, Alice. Vraiment. »

La conversation s'orienta vers d'autres choses et je m'excusai une demi-heure plus tard, clamant que j'avais du travail. Elle haussa un sourcil sceptique à ma déclaration mais m'autorisa à lui donner une dernière étreinte, à la féliciter et lui dire que je la verrai à la maison quand je rentrerai de la librairie.

Tournant la clef dans le contact, ma vieille camionette démarra alors que j'appuyai sur la pédale, sortant du parking et roulant sur Elm Street.

Après plusieurs heures acharnées, fourrée dans un minuscule box avec seulement une heure à être productive, le travail était fini. Je refermai mon ordinateur portable et rangeai mes affaires, ayant seulement envie d'une bonne nuit de sommeil. Mes muscles étaient endoloris et mes paupières se fermaient de sommeil, et seule la pensée de m'écraser sur mon lit fut la motivation dont j'avais besoin pour conduire jusqu'à la maison.

La pluie tombait de nouveau alors que je descendais les escaliers humides du bâtiment, et je tenais mon sac au-dessus de ma tête dans un pathètique effort de rester sèche alors que je courais vers ma voiture, soudainement reconnaissante pour sa stabilité et sa résistance au mauvais temps. Elle semblait pouvoir tomber en morceaux si on essayait d'aller au-delà de 50, mais elle était solide comme un roc.

Des flash de lumières, suivis par le lourd roulement du tonnerre, coloraient le ciel, les éclats d'argent se marriaient avec la toile sombre de la nuit. Je sursautai, encourageant la voiture à aller plus vite, alors que la pluie dégringolait sur le pare-brise, les essuie-glace n'étaient pas assez rapides pour éclairer totalement mon champ de vision.

Les lumières devenaient plus proches alors que j'arrivais à l'appartement que je partageais avec Alice, le bruit du tonnerre suivant de quelques secondes les éclairs qui illuminaient le ciel. Je me garai rapidement, les arbres tremblaient sous l'intensité du vent. J'en vis un qui tanguait dangereusement, tapant contre le bâtiment, mais je refusais de m'en occuper plus longtemps. La pluie me transperçait les os, mes dents claquaient alors je courai dans le hall et martelai le bouton de l'ascenceur.

Une fois dans l'appartement, j'accrochai ma veste à la patère et balançai mon sac sur le canapé, créant une ligne humide dans la cuisine. Je vérifiai le répondeur, écoutant seulement deux messages: un de Renée, me demandant pourquoi je n'avais pas encore appelé; et un du frère d'Alice, Emmett, nous invitant à dîner la semaine prochaine.

Après l'obtention de son diplôme, il avait choisi de devenir pompier et travaillait à Portland, sa petite amie Rosalie étant devenue une amie d'Alice et moi.

Je remarquai une boîte contenant une pizza entamée sur le bar, un morceau de papier à ses côtés. Je sortis une assiette en carton, ne voulant pas m'embarasser avec la vaisselle, et jetai un oeil à la note, ayant déjà une idée de ce qu'elle dirait.

Bella,

Je dois sortir pour aller acheter du matériel photo. Il y a de la pizza si tu as faim.

A toute à l'heure.

Je t'aime!

Je m'assis sur le canapé, posant ma tête sur le haut alors que je regardais quelque chose de complètement inintéressant à la télé. Mes yeux se fermaient, mon corps me hurlait de me reposer. Succombant, je roulais sur le dos, me drapais d'une couverture avant de me laisser aller, n'ayant pas l'énergie de regagner la chambre.

**

J'avais dû finalement sombrer, mais quand je me réveillai, le canapé en contact avec ma colonne vertébrale, rendant la position inconfortable, les flammes étaient partout.

De la fumée envahissait l'appartement par une source inconnue, remplissant chaque coin et fissure qu'elle trouvait, rendant impossible ma respiration. Je tentai de retenir mon souffle alors que je me relevai, et constatai les dégâts.

Un arbre décharné avait brisé la vitre au-dessus de l'évier de la cuisine, et ses branches mortes se répandaient sur le sol carrelé. Les flammes avaient envahi cette pièce et se répandaient rapidement, détruisant tout sur leur passage. Paniquée, je triturai mon cerveau, essayant de deviner quoi faire.

'N'as tu rien appris à propos des mesures à prendre en cas d'incendie, avec les scouts?', hurlai-je mentalement. N'étais-je pas supposée ramper sur le sol, arrêter de respirer à cause de la fumée et... stop, drop, and roll?!*

Je me décidais pour la première option, me laissais tomber sur les genoux en me maintenant aussi près du sol que possible. Je pensai brièvement à appeler les pompiers avant de réaliser que le téléphone ne fonctionnerait pas et que mon portable était hors d'atteinte. Je pouvais seulement prier pour que quelqu'un sache que j'étais là et appelle alors que je sentais des larmes brûlantes couler sur mon visage. Je fis demi-tour, toussant et essayant de recracher la fumée alors que je tentai de trouver la sortie.

C'était comme si j'étais prisonnière d'un four sans pouvoir m'échapper. La chaleur était étouffante, et les issues impraticables. La porte d'entrée était complètement bloquée, tout comme l'issue de secours près des chambres. Je pensai brièvement à sauter par la fenêtre, mais me stoppai en songeant que j'étais au troisième étage. Mais préfèrerais-je mourir en essayant de me sauver et me balancer dans le vide, ou bien brûler vive?

Je savais que je n'avais pas beaucoup de temps, les grains de sable du sablier tombaient alors que je rampais sur le sol, recherchant une issue. La chaleur semblait liquéfier ma peau, mes poumons hurlaient leur protestation à cause de la fumée. Mes yeux pleuraient encore plus, mes larmes se transformaient en sanglots déchirants quand je réalisais que j'étais piégée dans l'immeuble.

Je ne sais pas combien de temps je suis restée là consciente, mais je pouvais me sentir basculer dans l'obscurité qui me menaçait, me tentait de sombrer. J'avais déjà perdu espoir de respirer, mes doigts arrachaient mes cheveux alors que j'hurlai, mes genoux repliés contre ma poitrine.

J'espèrai que j'aurais une mort rapide; je ne voulais pas souffrir. C'était déjà assez douloureux.

Je pensais à Alice, ma tête me faisait un mal de chien alors que j'entendais des cris dehors. J'essayai de me lever, mais mon énergie avait été drainée. J'ouvris la bouche pour crier à mon tour, mais rien ne sortit. Ma gorge semblait irritée, comme si j'avais avalé du verre brisé, et les seuls sons que je pouvais produire étaient enroués et étouffés.

Je sentais mon corps abandonner, mes paupières tomber, quand la fenêtre éclata, envoyant des éclats de verre partout. Une échelle avait été placée contre le mur, et un pompier se faufilait dans la mince ouverture. Je le regardai mettre son masque, ses yeux scannaient la pièce. J'essayai d'ouvrir la bouche pour crier, mais seul un gémissement m'échappa. Ma tête tournait et je m'adossai au canapé, confuse et désorientée.

« Aidez-moi », murmurai-je, me battant pour garder les yeux ouverts. Je savais que je devais attirer son attention, et pourtant, mon corps était comme déconnecté. Mes membres étaient raides et endoloris, je me roulais en boule, tremblante. Je voulais juste sortir de là.

Le pompier se retourna, son regard fixé directement sur moi. Je voulais lever les bras, sauter et crier aussi fort que je pouvais -tout, mais c'était comme si je pesais 500 kilos. Mon corps semblait mort.

Il courut vers moi, plus vite que je le pensais et couvrit ma bouche et mon nez pour ne plus laisser entrer la fumée. Je le regardai parler dans un appareil, une radio je supposai, et quelques secondes plus tard, deux autres pompiers apparurent à la même fenêtre. J'essayai de prêter attention à ce qui se passait, mais c'était trop pour moi. Je pouvais sentir la fumée embrumer mon cerveau et je fermai les yeux, priant pour que tout ça finisse vite.

Les bras du pompier prirent place sous mes genoux et autour de ma taille alors qu'il me soulevait et me serrait contre lui. Je gémis faiblement, prise de tremblements incontrôlables malgrè la chaleur intense, alors qu'il faisait signe à un autre pompier. Il courut vers nous et lentement mais sûrement, ils commencèrent à me faire sortir par la fenêtre, vers un sol stable et sec.

Je grognai, la douleur de mes poumons devenant insupportable. Il enleva sa main de ma bouche, m'autorisant à respirer un air sain pour la première fois depuis... trop longtemps. J'inhalais fort, ce qui me causa uniquement de tousser et de suffoquer. Je relevai les yeux vers lui, essayant de rester consciente, mais fus submergée par les yeux hantés et tristes de l'homme. Il me fit un faible sourire, m'encourageant, alors qu'il descendait l'échelle doucement.

« Ca va aller », me murmura-t-il, rassurant. « Ne t'inquiète pas. »

Je pouvais entendre des cris, le hurlement perçant d'Alice appelant mon prénom encore et encore. J'essayai de répondre mais aucun mot ne vint. L'homme fronça les sourcils puis bougea plus vide, m'étourdissant.

Mon corps se déconnecta de mon cerveau alors que je laissais aller ma tête en arrière, regardant une dernière fois les profonds yeux verts du pompier. Mon corps complètement perdu, je laissais l'obscurité me submerger.

*

Edward POV

« Fait chier! », s'exclama Emmett, secouant la tête vers Tyler. « Ca ne peut pas être vrai! »

« A l'amour comme à la guerre », cita celui-ci alors qu'il ramassait la pile de billets au centre de la table. Emmett secoua la tête encore une fois, irrité, mais son attitude douloureuse disparut lorsque l'alarme nous sortit de notre partie de poker bouillonnante.

« Enfin! Allez! », hurla-t-il en courant, il était le premier à glisser le long de la barre jusqu'au garage. Je soupirai, passai une main dans mes cheveux avant de le suivre, enfilant ma tenue en un temps record. Je plaçai le casque sur ma tête, ajustai les bretelles avant d'enfiler mes bottes et de grimper dans le camion de pompier. Les autres furent rapides et en quelques minutes, nous étions prêts et Mike avait allumé le gyrophare, qui scintillait dans la nuit.

J'observai la route déserte alors que les conducteurs apercevaient le camion, sa sirène hurlant alors que nous roulions dans les rues sombres de Portland. Je me tournai du côté d'Emmett, curieux. « Que s'est-il passé? »

« Un lampadaire est tombé sur un pin à côté d'un immeuble », expliqua-t-il. Je remarquai combien sa voix tremblait, quelque chose qui n'était jamais arrivé, mais je choisis de ne pas demander. « Apparemment, il a pris feu, et d'après les témoins, est tombé sur le troisième étage, répandant les flammes dans un des appartements. C'est là le pire. Les pièces près de ce mur sont toutes détruites; et trois personnes au moins sont encore dedans. »

Sa voix était distante, et bien que je voulais lui demander pourquoi il semblait si secoué, je décidai de garder ça pour moi.

Je frissonai. Bien que j'adorais mon boulot, je ne pouvais toujours pas m'empêcher d'être terrifié pour ceux qui étaient piégés par le feu, mais aussi pour leurs familles qui étaient dehors. Je savais ce que c'était d'être prisonnier des flammes, ce qui était une des raisons pour laquelle j'avais choisi ce travail. La chaleur, la fumée... les souvenirs me bombardaient alors que nous nous rapprochions du lieu et je fermais les yeux, faisant de mon mieux pour les chasser. Je ne pouvais pas leur prêter attention. Pas maintenant.

« On arrive », dit Mike, tournant à gauche et déboulant dans la rue. Je pouvais voir l'immeuble, et la plupart des locataires étaient descendus dans la rue. Ils s'écartèrent à notre arrivée, le camion s'arrêta, et nous positionâmes l'échelle contre le bâtiment.

« Seulement deux dans l'immeuble », nous informa notre interne. Je lui adressai un sourire sinistre en attachant mon casque et rejoignis Emmett, qui me faisait signe.

« Tu montes en premier. La victime est Isabella Swan, piégée au troisième étage. Elle est seule. » Je pouvais voir une intense culpabilité et de la tristesse sur son visage, sa voix tremblait alors qu'il me relayait l'information. Je ne voyais pas pourquoi, et un cri perçant m'empêcher de pousser plus loin.

J'acquiesçai et le regardai essayer de calmer une petite femme, ressemblant à un lutin, qui clamait qu'elle était la colocataire d'Isabella. Je pouvais entendre ses cris, elle appelait sa meilleure amie alors que je grimpais l'échelle aussi vite que possible, puis je brisais la fenêtre et entrais dans l'appartement.

Je scannai rapidement les dégâts, notant que toutes les portes étaient bloquées. Je relayai l'information au camion, attendant une courte affirmation avant de chercher la jeune fille.

Heureusement, elle n'était pas cachée sous les débris qui étaient accumulés où le feu avait pris. Je la vis roulée en boule contre le canapé, son corps tremblant sévèrement. Je courus vers elle, couvris son nez et sa bouche avec ma main avant de demander assistance.

Je la fixai pendant un moment, époustoufflé par son intense beauté, même couverte de suie et de fumée, mais fus ramené à la réalité quand Emmett et Tyler arrivèrent en haut de l'échelle. Je soulevai la fille, la tenant en sécurité contre mon torse avant de donner des ordres aux deux autres. S'ils pouvaient éteindre le feu maintenant, bien. Si non, dehors!

Mike et Sean avaient déjà connecté la lance au camion pendant que je sortais par la fenêtre, et la force de l'eau fit perdre aux flammes de leur intensité. J'enlevai ma main du visage d'Isabella, sachant parfaitement que ses poumons étaient brûlés par la fumée qu'elle avait inhalée. D'après les déclarations des voisins, le feu avait ragé pendant dix bonnes minutes avant qu'elle soit secourue. Ses yeux marrons, gonflés par les larmes qui roulaient sur ses joues, s'entrouvirent, comme si elle essayait de rester éveillée.

Je sentis mon coeur se briser à la vue de la fragile jeune femme dans mes bras, espérant que ses blessures ne soient pas trop sévères. Les cris de sa colocataire étaient encore audibles d'ici, et je pouvais dire combien ils étaient proches.

Les souvenirs me frappèrent encore une fois alors que je regardais ses yeux. Le vide, le sentiment qu'on doit tenir encore une minute de plus.... Je grognai, l'observant alors que le chaos règnait autour de nous.

Et puis, ses paupières se fermèrent, dissimulant ses yeux profonds. Je plaçai mon pied sur le dernier degrè de l'échelle, usant d'extrème précaution et de l'aide des autres pour la descendre en sécurité. Les infirmiers me l'enlevèrent immédiatement, la portèrent sur un brancard et placèrent un masque à oxygène sur son visage. Ses yeux étaient fermés, mais j'étais capable de voir sa poitrine monter et descendre, un bon signe.

Emmett et Tyler étaient à mes côtés, regardant l'eau battre le feu.

« C'était chaud », souffla Emmett alors que la dernière langue orange disparaissait, suivie de l'arrêt de l'eau. Son visage était encore douloureux, et j'observai les autres vérifier que tout était en ordre, le chef et un volontaire entraient dans l'immeuble. J'attendis jusqu'à ce qu'ils reviennent, hôchant la tête et disant quelque chose à la foule anxieuse. Quoi? Je n'étais pas sûr.

« Ouais », dis-je d'un ton absent, mes pensées à des milliers de kilomètres de Portland. Pourquoi cette fille, que j'avais rencontrée quand elle ne bougeait même pas, m'attirait-elle autant? Qu'est-ce qu'il se passait avec elle?

Je secouai la tête, essayant de chasser ces idées de mon esprit. Je ne la reverrais jamais -elle était juste une personne qui était entrée et sortie de ma vie en quelques minutes, et elle ne reviendrait jamais.

Je grognai, enlevai le casque de mon front humide et le glissai sous mon bras, tout en me dirigeant vers le rassemblâmes l'équipement, restâmes assez longtemps pour remplir les rapports et parler à la police et au propriètaire de l'immeuble avant de grimper dans le camion rouge à nouveau.

Nous avions été informés que le propriètaire, un certain Mr Brandon, n'avait pas besoin que nous inspections les dégâts cette nuit; mais nous devrions y retouner tôt le lendemain matin. J'étais proche d'hurler de joie quand j'entendis les nouvelles.

Je voulais juste aller dormir et ne jamais me réveiller.

L'histoire de ma vie, songeai-je alors que les phares étaient éteints, de même que la sirène. J'étais entré, avais sauvé une vie, et je ne reverrai jamais cette fille, peu importe combien elle m'avait affecté.

Je ricanai alors que j'attrapai la fin d'un blague boiteuse d'Emmett, m'écroulant à ses côtés et essayant de tenir mes pensées loin de la fille.

Nous faisions le chemin inverse jusqu'à la caserne, comme nous l'avions fait après tant de secours et de feux.

C'était comme si rien n'était jamais arrivé.


NT: *Stop, drop and roll! J'ai laissé cette phrase en anglais, tout simplement parce que ce n'est pas traduisible. C'est une consigne de sécurité connue de tous les enfants américains en cas de feu. Et une référence au titre, bien sûr.

Voilà.

Qu'en avez vous pensé? Vous voulez la suite? Si oui, il n'y a qu'un seul moyen de me le faire savoir... REVIEW! =P

Merci d'avoir lu.

Fanny