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Voici une nouvelle fiction. Les nouveaux chapitre devraient être postés le Vendredi.

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USS California

« Il est des hommes qui naissent dans la grandeur, d'autres qui parviennent à la grandeur, et d'autres que la grandeur vient chercher d'elle-même. »

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W. Shakespeare, Le Jour des Rois.

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.Chapitre Premier :

Mon meilleur ami

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C'était un lundi comme les autres au lycée de Forks. Il est presque huit heure et Bella Swan attend devant la porte de la salle de biologie. Un peu plus loin, les doubles portes coupe feu claquent. Elle sourit. Elle sait qu'Il vient d'arriver. Il n'y a qu'un seule personne capable de faire autant de bruit : Edward Cullen, LE mauvais garçon de Forks. Mais elle sait que ce claquement de porte n'est que le dernier signal indiquant l'arrivée d'Edward Cullen au lycée. Tout les matins, depuis plus d'un an, c'est la même chose : le bruit d'un moteur surpuissant, un freinage sec et un virage à angle droit à une vitesse nettement supérieur à celle autoriser suivit d'une manœuvre au quasi acroamatique pour garer sa voiture à côté d'un vieux camion rouge fané. Ce camion c'est celui de Bella. Officiellement, Edward se gare là chaque matin parce que ce véhicule est celui qui craint le moins les chocs du fait de son état de délabrement avancé (bien que Bella assure que son camion soit en parfait état). Officieusement, c'est tout simplement parce que depuis près d'un an et demi, Edward Cullen se gare à côté de sa meilleur amie, mais cette version, personne ne la connaît.

Edward arriva et passa devant Bella, cette dernière le regarda en souriant.

- Quoi ? Lui demanda-t-il sèchement

Elle ne répondit rien et secoua la tête de dépit. Il entra dans la salle, elle le suivit et ils s'installèrent à leur table.

Encore et toujours la même chose. Et ça faisait plus d'un an que ça durait.

Tout ceci a commencé quelques mois après l'arrivée de Bella à Forks suite au remariage de sa mère et à l'instabilité géographique du jeune couple.

C'est ainsi qu'à 17 ans, elle atterri chez son père, Charlie, qu'elle ne voyait jusque là qu'épisodiquement. Edward Cullen avait longtemps été considéré comme le plus beau mec du lycée, et ce à juste titre. Il était le chouchou de ces demoiselles, qui avaient créé une sorte de fan-club non officiel, ce n'était en fait qu'une bande de groupie qui ne manquait pas de se pâmer lorsqu'il était à proximité. Ce dernier ne semblait pas leur prêter la moindre attention. Mais tout cela n'avait pas duré. Pour des raisons ignorées de tous, le comportement d'Edward subit un changement radial. L'élève brillant et introverti laissa place à un perturbateur de premier ordre devenant la bête noire des professeurs. La première rencontre entre Bella et Edward avait était explosive. C'était le deuxième jour de Bella au lycée de Forks. Alors qu'elle allait se garer, Edward l'avait dépassé pour se garer à sa place. Bella en avait était estomaquée et n'avait pu retenir de donner de longs coups de klaxon. Edward était sortit de sa voiture et ne lui avait pas jeté le moindre regard. Bella était furieuse et sa fureur ne fit que redoubler lorsqu'elle arriva en biologie, sa matière préféré, et que lui professeur lui désigna la place qui allait être la sienne, la seule et unique place vide de la salle, la place à côté d'Edward Cullen. Ce dernier n'était pas plus heureux qu'elle de ce partenariat forcé. S'il était seul à sa table, ce n'était, pour une fois, pas à cause de son comportement mais parce qu'il avait un niveau beaucoup plus élevé que celui des autres élèves de la classe. Il n'avait donc aucune envie qu'on lui assigne un « boulet ». Cette crainte, Bella la partageait aussi. A Phœnix, elle avait suivit des cours avancés dans cette matière et devoir faire équipe avec le cancre de service ne lui donnait aucune raison de se réjouir. Les premières minutes de cette « collaboration » furent tellement glaciales, qu'ils auraient pu à eux seul résoudre le problème de la fontes des glaces polaires. Mais ils s'aperçurent rapidement l'un comme l'autre que leur niveau était finalement équivalent. Une fois cette constatation faite, la tension entre eux devint moins forte, bien que Bella en voulait toujours à Edward pour sa place de parking.

Ce ne fut pourtant pas avant la fin du printemps que leur relation évolua. C'était un samedi pas tout à fait comme les autres : il faisait beau ; mais malheureusement pour Bella, Angela, sa meilleure amie, était malade et ne pouvait se joindre à elle pour une sortie à Port Angeles. Pour passer le temps, Bella décida d'aller se pauser dans cette clairière qu'elle avait découverte quelques semaines plus tôt. Un endroit tout simplement magnifique qui invitait à la paix. Elle pris donc son sac, un plaid et son recueille des œuvres de Jane Austen. Lorsqu'elle arriva dans la clairière, Bella ne le remarqua pas immédiatement, mais elle n'était pas la seule à connaître cet endroit magique. Il était là tranquillement assis, le dos posé contre un arbre, ses longues jambes musclées allongées devant lui. Les rayons de soleil, entre coupés par le feuillage de l'arbre jouaient dans ses cheveux, accentuant leurs reflets cuivrés. Il était tout simplement à tomber, une véritable apparition céleste. Dommage qu'il ait si mauvais caractère. Mais alors qu'elle allait faire demi tour, il releva la tête.

- Bella ?

Elle se retourna.

- Mais qu'est-ce que tu fais là ?

Il n'y avait pas la moindre colère dans le ton qu'il avait employé, non juste de l'étonnement.

- La même chose que toi semble-t-il, je suis venu lire et profiter du peu de soleil dans l'un des plus beau cadre que je connaisse. Mais je vais te laisser.

- Non !

Il avait prononcé ce mot avec urgence, comme si, instinctivement, il avait eu peur qu'elle de parte.

- … je veux dire, tu peux rester, ça ne me dérange pas. Tu es bien la première personne que je vois ici, je croyais être le seul à connaître cet endroit.

- Oh ! … bon d'accord … je vais aller me mettre là-bas.

- Comme tu veux, il y a assez de place pour nous deux ici

- Vraiment ?

- Pourquoi cette question?

- Je ne sais pas. Peut-être à cause de ton égo sur-dimensionné.

Il sourit à cette remarque. C'était la première fois que Bella le voyait sourire. C'était un spectacle tout aussi enchanteur que celui qu'offrait la Clairière.

- Mais on dirait qu'elle mord ! Bella Swan sait mordre, une grande première !

- Mais on dirait qu'Edward Cullen à de l'humour et qu'en plus il sait sourire ! Ça, c'est une grande première.

- OK, un partout.

- Désolé, 2 à 1 !

- T'es vraiment incroyable comme fille.

- Qu'est-ce que tu entends par là, demanda-t-elle sur la défensive.

- Pas grand chose, sauf que je n'avais pas encore remarqué à quel point tu étais différentes des autres filles.

En prononçant ces paroles, il était pensif.

- Et moi je n'avais jamais remarqué que tu pouvais ne pas être désagréable pendant 5 minutes.

Il sourit de nouveau. S'il continuait ainsi, elle allait le faire mentir et se comporter comme les autres et tout simplement lui sauter dessus. Pour mieux se contrôler, Bella lui tourna le dos et commença à s'installer. Mais elle n'avait pas fini la première page de son livre, qu'une voix l'interrompis.

- Que lis-tu?

Elle leva vers lui un regard noir, mécontente d'avoir été interrompue dans sa lecture. Elle poussa un soupir d'exaspération avant de répondre.

- Jane Austen, Orgueil & Préjugés.

- J'en étais sûr !

- Quoi? Tu as un problème avec les auteurs classique?

Il lui fit un sourire en coin et tourna vers elle la couverture se son livre. C'était un recueil des Comédies de Shakespeare. Surprise, Bella ouvrit ses yeux en grand.

- Edward Cullen lisant du Shakespeare ! Décidément, j'aurais tout vu !

- Que eux-tu, je suis quelqu'un de surprenant.

- Je m'en rend compte, mais …

- Mais ?

Il y a quelque chose que je ne comprend pas. Tu semble aimer la littérature, tu adores la biologie, et n'essaye même pas de dire le contraire ! Tu te débrouille suffisamment dans les autres matières pour que les professeurs n'aient d'autres raisons que ton comportement pour te virer.

- Et que ne comprends tu pas, Miss Swan?

- Ton comportement ! Tu te comportes comme le dernier des crétins …

- Merci du compliment...

- … alors qu'il semble évident que ce n'est pas, tout à fait le cas.

- Et pourquoi penses-tu ça?

- Les crétins ne lisent pas Shakespeare. C'est une vérité universelle.

- J'ai mes raisons. Mais si tu redis ça à quelqu'un, tu es morte Miss Swan.

- Hum hum, Edward Cullen, le caïd de Forks High School menacerait-il la fille du Chef de la Police du conté ?

- Possible … et le fait que tu sois la fille du Chef Swan ne te protège en rien Miss Swan.

- J'avais remarqué ça. Le fait que je sois la fille du chef Swan ne t'a pas dérangé pour me piquer ma place !

- Oh, Bella me dit pas que tu m'en veux encore pour ça! Il faut dire que rien que pour voir ta tête ça valait le coup.

- Ah … Ah … Ah, très drôle. Je suis morte de rire, arrête je t'en pris, j'ai mal aux côtes.

- Tu es beaucoup trop cynique Miss Swan.

- Que veux tu ? J'ai sans doute trop lu Jane Austen.

- C'est pour ça que je lit les comédies de Shakespeare, pour essayer d'être plus drôle.

- Tu devrais peut-être changer d'auteur, chez Shakespeare, la seule différence entre les comédie et les tragédies, c'est le nombre de mort. On ne peut pas dire que ce soit vraiment drôle pour autant.

- Un peu réducteur comme concept, mais pas faux.

Ils continuèrent ainsi à parler de Shakespeare, mais aussi de Jane Austen, des Sœurs Brontë et des autres auteurs, anciens et récents, qu'ils aimaient.

C'est donc ainsi que naquit cette étrange amitié entre la fille du chef de Police et le « Bad Boy » de Forks.

Ils prirent l'habitude de se retrouver dans cette clairière le plus souvent possible. Ils se donnaient rendez-vous par texto qui étaient effacés systématiquement pour la simple raison qu'Angela avait la fâcheuse habitude de farfouiller dans le téléphone de Bella à l'instar de la sœur d'Edward avec le sien. Ils connaissaient le numéro de l'autre par cœur, toujours pour les mêmes raisons.

L'attitude d'Edward n'avait pas changé. Il conservait toujours cette image de mauvais garçon. Les conflits entre lui et les professeurs étaient courants, tout comme avec ses parents. Ils faisait parfois pensé à Bella à un animal pris au piège qui tenterait par tout les moyens de se libérer. Il ne semblait être lui-même que lorsqu'il se retrouvaient. Cette situation exaspérait profondément Bella, elle aurait voulu pouvoir parler avec lui en toute liberté, pouvoir lui dire bonjour en arrivant au lycée le matin au lieu de s'ignorer royalement mis à part lorsqu'ils s'attendaient mutuellement avant d'aller en Biologie. Mais c'était ça ou rien, et elle n'était plus sûre de pouvoir se passer de lui. À mesure qu'elle apprenait à le connaître, Bella se sentait attirée par lui. Les barrières qu'elle s'était imposé face à lui tombées les une après les autres. Il occupait ses pensées jour … et nuit. Elle ne pouvait s'en empêcher, ses propres sentiments la dépassés. Elle était tombée amoureuse de lui, totalement et irrévocablement mais ça, elle était loin d'être prête à se l'avouer.

Le dernier week end avant les vacances d'été, elle allait le passer seule à la maison. Charlie était, encore, parti à la pêche et ne rentrerait avant le dimanche; Angela recevait des cousins et Edward ne l'avait pas contacté. Malgré l'absence de pluie et le soleil qui semblait vouloir percer les nuages, elle avait le moral dans les chaussettes. Et quoi de mieux pour se remonter le morale qu'une belle histoire d'amour. Elle sélectionna l'un des film qu'elle aimait le plus, À Tout Jamais. Le film avait beau avoir près de 10 ans, il n'avait pas pris une ride. Elle plaça le disque dans le lecteur DVD de sa chambre et s'installa confortablement dans son lit. Elle était tellement absorbée dans son film, qu'elle ne vit pas les deux mains s'accrocher au rebord de la fenêtre. Aller poussa juste un hurlement à réveiller un mort lorsqu'il passa par la fenêtre pour venir s'étaler, lamentablement sur son plancher. De peur elle sauta de son lit, mais se pris le pied dans les draps et s'étala à son tour parterre. Ayant instinctivement placé ces bras devant elle, elle ne se cogna pas et évita ainsi une belle bosse. De là où elle était, c'est à dire affalée sur son plancher, elle vit l'intrus qu'elle reconnut immédiatement. Ce dernier était toujours au sol, plié de rire.

- Putain Cullen, je vois pas ce qu'il y a de drôle !

Ce dernier ce mit lui aussi sur le ventre, de façon à pouvoir la regarder.

- Ce n'est pas drôle parce que tu n'as pas vu te tête et que c'est toi que viens de t'étaler.

- Ah … Ah ! C'est vrai que c'est drôle, répondit-elle avec une pointe de sarcasme dans la voix, tout en se relevant.

Elle s'approcha de lui, il s mit sur le dos et lui sourit. Elle, n'avait pas envi de sourire, mais pas du tout.

- Tu comptes rester là ?

Pas si tu m'aides à me relever, lui répondit-il en lui tendant la main, main qu'elle saisit. Mais avant qu'elle n'ait eu le temps de faire quoi que ce soit, il lui tira sur le bras. Déséquilibrée, elle s'étala sur lui. Ils se retrouvèrent face à face, Bella le plaquant au sol par son poids. Edward arrêta de rire. Ses yeux étaient plus sombres que d'habitude. La sensation du corps d'Edward contre le sien provoqua en Bella de tels sensations que ses joues s'enflammèrent instantanément. Elle se releva brusquement et s'éloigna brusquement d'Edward. Ce dernier mit quelques secondes pour ce remettre du choc, choc émotionnel tan que physique. Il se remit sur pied avec souplesse.

Après quelques longues seconde de silence, Bella lui demanda ce qu'il était venu faire ici. En guise de réponse, il lui offrit un magnifique sourire.

- Je suis venu t'enlever ! Annonça-t-il fièrement.

- Tu es venu enlever la fille du shérif? Directement dans sa chambre?

- Absolument!

- C'est vrai que l'enlèvement manque à la longue liste des méfaits d'Edward Anthony Cullen, le Terrible.

- Exact, aller vient, lui dit-il en lui saisissant la mains et le l'entrainant vers la fenêtre.

- Euh … je ne suis pas certaine que ce soit une bonne idée …

- Quoi? De te faire enlever?

- Non, de passer par la fenêtre

Allons Bella, tu n'as pas à avoir peur, ce n'est pas si haut. Je passe en premier, comme ça si tu tombes, je te rattrape.

- Passe par la fenêtre si tu veux, moi je passe par les escaliers et je te rejoint en bas!

- Trouillarde!

- Quoi !

- Tu n'es qu'une trouillarde Isabella Swan!

- Faux! C'est de la survit

- Fait comme tu veux, mais ce n'est pas dit que je sois encore là lorsque tu auras descendu tes escaliers.

Il se tourna vers la fenêtre et passa l'une de ses jambes dans l'ouverture, s'asseyant à cheval sur le rebord.

- Edward …

Il se tourna vers elle et lui tendit la mais.

- Fait moi confiance Bella

Elle ne savait que faire. Lui faire confiance, elle n'attendais que ça. Mais sa peur de tomber était forte. Forte mais pas autant que celle qu'elle ressentait à l'idée qu'il parte sans elle. Sa décision était prise. Elle enfila rapidement les baskets qui étaient au pied de son lit et le rejoignit. Elle saisit la main qu'il lui tendait.

- Je passe en premier et tu me suis, d'accord?

Elle hochât de la tête en signe d'approbation. Il passa son autre jambe par la fenêtre. Le rythme cardiaque de Bella s'accéléra, il n'allait pas sauter ! Et si, il sauta par la fenêtre. Il atterrit sur ses deux pieds, pliant les genoux pour amortir le choc et se rééquilibrant en posant ses mains au sol. Il se releva et se tourna vers Bella qui s'était penchée par la fenêtre.

- Allez Bella, vas-y!

- Je …

- Si tu ne peux pas sauter directement, pose un pied sur le haut du treillage qui est juste au dessous de ta fenêtre et accroche toi à elle pour descendre. Si tu tombes, je te rattrape.

Bella se mit à califourchon sur le rebord de la fenêtre mais hésita à faire quoi que ce soit.

- Bella, l'appela de nouveau Edward.

Elle posa son pied sur le treillage de bois, pris appuis et passa son autre jambe par la fenêtre. Elle posa son second pied sur le treillage un peu plus bas que le premier. Son pied glissa et, ne réussissant pas à se raccrocher au rebord de la fenêtre, elle bascula vers l'arrière. Alors qu'elle s'attendait à percuter le sol, ses épaules rencontrèrent quelque chose de dure et un étau se resserra sous sa poitrine. La chose dure qu'elle avait heurté était le torse d'Edward, et l'étau était formé de ses bras qui la maintenait étroitement serrée contre lui. Par réflexe, elle avait posé ses propres bras sur ceux d'Edward, comme pour s'assurer qu'il ne la lâcherait pas. La position n'était pas désagréable, bien au contraire, elle était même très agréable. Peu à peu, la prise des bras d'Edward se fit moins forte et il finit par relâcher totalement sa prise.

- Tu vois, ce n'était pas si dure

- Ça c'est toi qui le dit !

Il sourit face à sa bougonnerie. Elle lui sourit en retour. Il lui prit la main et l'entraina avec lui. Ils coururent jusqu'à la voiture d'Edward qui était garée deux pattés de maison plus loin. Il lui ouvrit sa portière et la referma une fois qu'elle fut installée. Le côté gentleman d'Edward la surprenait toujours. Il s'installa à son tour et démarra aussitôt. Il maintint un vive allure jusqu'à ce qu'ils soient sortit de Forks.

- C'est pas la peine de foncer comme ça, tu as beau avoir enlevé la fille du shérif, mon père ne lancera pas ses hommes à tes trousses avant qu'il ne se soit aperçu de ma disparition. Ce qui n'arrivera pas avant au moins ce soir très tard ou demain matin.

- C'est vraiment pas de bol, moi qui espérait une bonne course poursuite dans les rues de Forks, ça aurait mis un peu d'animation. Et vu que la pauvre petite fille du shérif souffre d'un atroce syndrome de Stockholm, elle aurait tout fait pour me protéger de la fureur de son petit papa.

- Syndrome de Stockholm? Vraiment ?

- Comment expliquer la chose autrement?

- Parce que tu crois que je prendrais ta défense? Tu as fumé quoi ce matin, Cullen ?

- Rien ! Tu sais bien que je touche pas à ces trucs là Swan

- Je sais, même si parfois je me pose des questions …

Edward sourit, et le cœur de Bella s'emballa.

- Puis-je au moins savoir où tu vas me séquestrer?

- Dans le pire endroit qui soit … le meilleur disquaire de Port Angeles.

Bella rigola. Se retrouver seul avec Edward chez un disquaire devait être une expérience connaissant sa passion pour la musique. Edward conduisait vite, il ne mirent que peu de temps à atteindre Port Angeles. Ils passèrent une partie de leur après midi dans cette boutique pour le plus grand bonheur de vendeur, ravis de revoir son meilleur client. Après, Edward proposa à Bella d'aller faire un tour sur l'une des plages proches de la ville. Elle accepta.

Sur cette plage, il faisait beau et le sable était presque chaud. Hors, ils n'étaient pas seuls sur cette plage.

- Ça alors, mes deux meilleurs élèves perdu sur une plage loin de Forks.

Ils se retournèrent pour découvrir leur professeur biologie accompagné de son épouse. Les joues de Bella devinrent rouge pivoine, du moins si s'était possible.

- Bonjour Mr Banner, Mme Banner. Les salua Edward. Bella tenait absolument à voir des baleines.

- Je ne savais pas que vous sous passionnez pour la biologie marine.

- C'est surtout que Bella n'en a jamais vu, c'est pas à Phœnix qu'elle aurait pu en voir, alors j'ai eu pitié d'elle.

- Ton bon cœur te perdra Edward.

Ils rirent tout les deux.

- Je suppose que vous êtes aussi là pour ça.

- En effet, mais jusque là nous n'avons pas encore eu la chance d'en voir

- Dans ce cas, bonne chance.

- À vous aussi, Bella,Edward.

- Au revoir Mr Banner, osa Bella.

- Oh, Edward, n'oublie pas de la ramener. Charlie meurt d'envie de te mettre dans une de ses cellules depuis des mois, je crois que la tentation serait trop grande cette fois-ci pour qu'il y résiste.

- Ne vous en fait pas, je n'ai pas l'intention de lui faire ce plaisir.

Mr Banner et son épouse s'éloignèrent.

- Des baleines ?

- Oui, ça arrive, elle viennent pour leur balais nuptial et ça arrive que l'on puisse les voir de la côte.

- C'est bizarre qu'il ait appelé mon père par son prénom. D'habitude les gens parlent du « Chef Swan ».

- Ton père ne te l'a pas dit ? Ils étaient au lycée ensemble et Mr Banner est le fils du précédent shérif donc ils se connaissaient assez bien en fait.

- Je n'en savait rien. En tout cas, l'attitude de Mr Banner avec toi est totalement différente de celle des autres professeurs.

- Ça c'est parce qu'il a vu clair dans mon jeu et que je ne lui ai jamais posé de problèmes.

- C'est vrai, la bio est le seul cours dont tu ne te sois jamais fait viré. Tu dois vraiment aimer ça.

Edward se contenta de sourire à la réflexion de Bella. Il ne jugea pas opportun de lui révéler que ce n'était pas la matière qui le passionnait, mais sa partenaire.

Au bout de près d'une heure de marche sur la plage, Edward détourna Bella vers la mer et lui montra l'océan.

- Regarde.

Bella attendit et fini par voir un jet d'eau jaillir d'une forme sombre sur la mère. Une Baleine. Lorsqu'elle replongea, ils purent admirer les dessins formés sous sa queue. Quelques secondes plus tard, ils en virent une autre. Celle-ci leur offrit un merveilleux spectacle en sautant hors de l'eau et en se laissant retomber. C'était un spectacle tout simplement magique. Sans un mot, sans un regard, la main de Bella trouva celle d'Edward et elle y resta tout le temps qu'ils passèrent sur cette plage.

Dire à quel moment la complicité et l'amitié que partageaient Bella et Edward est devenu un peu plus que de l'amitié n'est pas facile à définir. Tout ce que l'on peut dire c'est qu'après cette journée à Port Angeles, plus rien ne fut vraiment pareil entre eux.

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J'espère que ce chapitre vous aura plus et vous donnera envi d'en savoir plus.

À la question : Pourquoi USS California? … je ne répondrais pas!

Mais n'hésitez pas à faire des suppositions, c'est toujours très amusant

allez, un petit effort … cliquez sur le bouton vert !