Khoumba: merci beaucoup, j'espère ne pas trop te faire attendre pour le prochain chapitre.

Sophie: Merci beaucoup et oui, le prochain, c'est à dire le truc qui suit, est très riche en informations.

Crazybells: il leur reste un petit mois à faire dans le sous-marin. Bien sûr que tu as le droit de rêver et tu sais quoi, parfois les rêves deviennent réalité (et encore plus quand c'est moi qui m'en occupe). Ça c'est la grande question … si je te dis que c'est parce que c'est un surhomme … ça te convient comme réponse ? Un demi-dieu ? Non ? … mais c'est pas la peine de faire souffrir ta touche F5 … la pauvre, j'ai pitié pour elle. Inscrit toi … tu seras prévenu par mail!

IMS: du suspense, rien que du suspense ! Et bien sûr qu'il y a une explication à son comportement

Twilighteuse27: la réaction est con … mais elle est justifiable (enfin c'est mon avis) Je suis contente que le petit lemon t'ai plu, j'ai pas mal de mal à juger de l'intensité des choses mais il semble que tu ais ressentit ce que je voulais faire passer, la fougue des retrouvailles suivie par la douceur d'un amour pure … c'est bon je suis partie dans la lyrisme …

faise (ou fraise ?): tu as parfaitement compris, il a besoin d'y voir clair dans ses sentiments avant d'affronter Bella. Ça sera plus facile si il a les idées claires.

Onja: c'est vrai ? Je vais avoir le droit à un diplôme ? Non mais sérieux, il faudrait faire un concours pour trouver la fin de chapitre la plus sadique … ça pourrait être sympa.

Audrey: ça serait chouette de passer les 1 000 reviews d'ici là … je vais tout faire pour garder le cap.

Laurie: après ce chapitre, là, celui qui est juste en dessous, il reste 2 chapitres à bord du USS, je pense que tu devineras sur quoi il portera mais le suivant, c'est mon petit bébé, ma petite surprise … juste un petit truc qui va vous faire inonder vos claviers. ^^ en tout cas, merci pour ta fidélité.

Laurence: pourquoi ils sont tous comme ça ? Parce que ce sont des hommes ma chère. Ne t'en fait pas je ne doute pas de ta fidélité. Il est vrai que popur le coup, il aura plein de bonne raisons pour rentrer au bercail.

Merci aussi à Saratea, bébé23, sophiebelier, Sophie C' et flap.

***

J'avoue … j'ai rarement eu autant la trouille de lire vos messages que pour le dernier chapitre, j'ai mis pas loin de 30min avant de me décider à lire les premières Reviews.

Ce nouveau chapitre est composé de deux parties distinctes qui finissent par se rejoindre, les différentes parties se passent en simultanée, elle ne se font pas suite, je tiens à le préciser de façon à ce que vous ne soyez pas trop perturbés.

Il contient énormément d'infos sur Edward alors gardez les yeux ouverts !

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- Et bien … cet abrutit qui m'a abandonné, qui nous a abandonné … sans donner de nouvelles … c'est … c'est toi. Tu es son père.

Edward eu l'impression que son monde s'écroulait. Son cœur se mit à battre plus fort ,trop fort, il fut envahi par par des flots de sentiments contradictoire. Il n'arrivait même plus à réfléchir correctement.

Il fit alors la seule chose dont il était capable. Il se retourna vers la porte qu'il avait franchit quelques minutes plus tôt et fuit. Encore une fois.

Chapitre onze:

Le Capitaine Edward Anthony Cullen

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.

Edward quitta brutalement la cabine de Bella bousculant au passage les marins qui se trouvaient dans la coursive. Il s'excusa à peine et continua son chemin. Il ne savait plus où aller, il ne savait plus où il en était. Le morceaux était trop gros, les conséquences trop énormes … .

Le commandant Hopkins fut rapidement alerté que le capitaine ne semblait pas dans son état normal. Inquiet, Hopkins partit directement à sa recherche. Il le retrouva dans le local de plongée, complètement recroquevillé, la tête dans les genoux. Cette image lui fit pensé à celle d'un enfant qui serait entrain de bouder ou qui aurait un gros chagrin.

- Edward, non d'un chien ! Qu'est-ce qui t'arrive ?

Ce dernier leva vers lui un visage dévasté.

- Edward ?

La voix de Gabriel Hopkins montrait son inquiétude face a l'expression de son protégé.

- C'est Bella …

- Bella ? Que lui arrive-t-il ?

- R-rien … elle … j-j'ai un fils …

- Un fils ? … j'ai du mal à saisir …

Edward laissa retomber sa tête contre la paroi à laquelle il était adossé.

- Bella a un petit garçon de 6 ans … un petit garçon dont je suis le père …

- Wahou … ça c'est une nouvelle … et qu'est-ce que tu lui as dit ? Tu es sûr …

- De quoi ? Que j'en sois le père ? Je ne vois pas pourquoi elle mentirait sur une chose pareille.

- Et que lui as-tu dit ?

Edward baissa les yeux.

- Ne me dit pas que tu es partit sans rien dire ?

Edward garda le silence.

- Non mais c'est pas vrai ! Mais quand vas-tu enfin réussir à lui faire face ?

- J-je pouvais pas … j'pouvais pas rester … voir son visage … tout est ma faute … je suis le pire des enfoirés … un enfoiré d'égoïste … j'les ai laissé tomber … tous autant qu'ils sont … Bella … ma famille … mon fils …

Sa voix se brisa puis il reprit avec violence.

- Putain Gabriel ! Il a 6 ans et tout ce qu'il sait c'est que son père n'est qu'un putain d'enfoiré qui a lâchement abandonné sa mère parce qu'il était incapable de faire face à ses choix !

Hopkins s'accroupit pour lui faire face et lui saisit les épaules pour le secouer.

- Calme toit Edward. Ça fait maintenant 7 ans que tu te fustiges, tu ne crois pas que ça a assez durer, tu ne crois pas qu'il serait temps de faire face et de réparer tes erreurs au lieu de les fuir ? Non d'un chien, c'est l'occasion ou jamais ! Montre enfin aux autres qui tu es vraiment. Fuir n'est pas la solution et tu le sais.

Edward inspira profondément.

- J-je lui ai fait trop de mal … je l'ai abandonné alors qu'elle avait le plus besoin de moi ... elle ne me le pardonnera jamais … et même si elle y arrive un jour … moi, je ne me le pardonnerai jamais.

- En tout cas ce n'est pas en restant ici que tu va arriver à quoi que ce soit. Reprend toi et va lui parler. Lui dit Hopkins avec sévérité.

Edward ne dit rien, se contentant de baisser la tête. Hopkins soupira et sortit.

Quelques secondes plus tard, la porte s'ouvrit de nouveau.

- Gabriel, je …

Mais il s'interrompit en voyant la personne qui se trouvait face à lui.

- Angela ? Mais …

- T'es vraiment le pire des cons Cullen ! Tu le sais ça ?

- Ange …

- Laisse moi finir ! Est-ce que tu imagines l'état dans lequel se trouve Bella à l'heure qu'il est ? Tu ne crois pas que tu lui as déjà fait assez de mal comme ça pour recommencer aujourd'hui encore ?

Edward se leva et pris Angela par les épaules.

- Angela calme toi je t'en prie et ne t'en fait pas, je le sais que je suis le pire des cons. Je n'ai jamais eu l'intention de faire du mal à Bella mais … je ne peux pas …

- Tu ne peux pas quoi ? Demanda une Angela passablement agacée.

Edward pris le temps de réfléchir à ce qu'il allait dire.

- Apprendre de votre petite amie du Lycée que vous avez un petit garçon de 6 ans …

- 6 ans ½ , corrigea Angela.

- … un petit garçon de 6 ans ½ est un choc … apprendre cela de la femme que vous n'avez jamais pu oublier est encore bien pire …

Edward inspira profondément et regarda Angela dans les yeux.

- Tout cela … je ne l'ai jamais imaginer … même dans mes rêves les plus fous … avoir un enfant avec Bella … je ne sais plus si je dois rire ou si je dois pleurer … je ne sais plus si je dois être heureux ou triste.

Angela vit dans les yeux de cet homme, à côté duquel elle avait grandit mais que finalement elle ne connaissait pas, une chose qu'elle n'avait jamais vu chez lui : de la tristesse, une tristesse infinie, mêlée à tan d'amour que c'en était à peine croyable, mais en même temps tellement semblable à ce qu'elle avait vu dans ceux de son amie.

- Tu vois … je n'ai jamais cru que tu l'ais vraiment aimé, j'étais persuadée que si ça avait était le cas, tu te serais battu pour pouvoir l'aimer au grand jour et tu ne serais jamais parti … mais là … .

Ce fut au tour d'Angela de ne plus trouver ses mots. Elle se passa les mains sur le visage comme pour chasser des idées noires, puis elle reprit.

- Tu l'aimes ? Tu l'aimes vraiment ?

Edward la regarda dans les yeux comme s'il avait souhaité qu'il puisse lire dans ses pensées mais finit par lui dire :

- Oui … et aujourd'hui encore plus qu'hier, même si j'ai toujours pensé que c'était impossible.

- Mais … si tu l'aimais … pourquoi es-tu parti ?!?

- C'est …

- Non ! Arrête, ce n'est pas à moi que tu dois le dire, mais à elle et à elle uniquement. (N/A: et oui les filles … ça c'est pas pour tout de suite)

Angela s'assit sur un caisse et poussa un long soupir.

- Est-ce que tuas la moindre idée de ce que tu lui as fait lorsque tu es parti ?

- Je pense en avoir une idée, oui.

- Une idée ? Est bien prend ton idée et dit toi que c'était mil fois pire que ça. Tu as bien failli la tuer Edward. Je ne l'ai pas vu les premiers jours après ton départ, elle a quitté Forks tout de suite après toi, elle est arrivée chez sa mère en Floride avec près d'une semaine d'avance, Charlie n'a rien compris, moi non plus. Puis Renée à appelé Charlie pour savoir ce qui c'était passé. Il a était incapable de lui répondre alors il est venu chercher des informations auprès de la source qu'il pensait la plus sûre: moi. As-tu idée de ce que ça fait de voir débarquer le chef de la police chez toi à 21h passé ? Je peux te dire que c'est quelque chose d'assez perturbant. Charlie m'a posé des questions, mais je ne savais rien, il m'a demandé si ça avait un lien avec quelque chose qui se serait passé lors de cette fête. Alors je lui ai avoué que Bella n'était pas à cette fête et que je n'avait pas la moindre idée de ce qu'elle avait fait ce soir là. Charlie était comme fou, d'après ce qu'il m'a rapporté de sa conversation avec Renée quelques heures plus tôt, Bella n'avait cessait de pleurer ou même de hurler de douleur. Sa fille souffrait mais il ne savait pas pourquoi. Je crois bien que Renée a compris rapidement, après tout elle était la seule personne à savoir pour vous deux.

- Non … pas la seule … Mr Banner, notre Prof de Biologie le savait, il n'a jamais eu de confirmation mais je sais qu'il le savait.

- Hum … pour ma part je ne me suis jamais douté de rien … comme tout le monde à Forks. Toujours est-il que Bella a été mise sous antidépresseurs et qu'elle à recommencer à vivre, enfin, si l'on peut appeler ça vivre. Elle est allé directement à San Francisco sans repasser par Forks, elle m'avait demandé de lui rapporter les cartons qu'elle y avait laissé étant donné que nous allions vivre dans la même pension de famille. Lorsque je l'ai revu pour la première fois après la remise des diplômes … elle m'a fait peur, elle avait perdu plusieurs kilos … elle était méconnaissable. Malgré les antidépresseurs, elle pleurait encore beaucoup, surtout la nuit. Je lui ai demandé ce qu'il lui arrivait … mais elle n'a jamais rien voulu me dire. Et ça a duré jusqu'en octobre. Un soir je l'ai trainé jusqu'à une fête, elle semblait s'amusait … puis elle a disparue. Elle n'est réapparu qu'au petit matin. c'est à ce moment là que tout à commencé à changer. Elle a arrêté de prendre ses antidépresseurs, ce n'était ni pire ni mieux, mais elle avait retrouvé sa volonté. Au fil des semaines, nous avons retrouvé la Bella que nous connaissions, pas la Bella heureuse que j'avais connu l'année précédente, mais au moins la Bella qui venait de débarquer à Forks. c'était mieux que rien. La seule différence était son refus plus que catégorique de retourner à Forks et grâce à l'appui de sa mère, elle a obtenue gain de cause.

- Attend une seconde … tu me parles bien des vacances de fin d'année là ? Bella était sensée être enceinte de … 5 mois.

Edward était complètement perdu, il écoutait Angela lui raconté ce qu'avait été la vie de Bella après son départ … mais pourquoi ne parlait-elle pas de la grossesse de Bella ? Ça n'avait pas le moindre sens …

- Elle l'était mais laisse moi finir, je vais y venir. Ces fêtes furent en quelque sorte les plus belles que Bella ai vécu, du moins en apparence, pour la première fois depuis le divorce de ses parents, ils ont fêté le nouvel an tous ensemble. Tout c'est très bien passé, puis les vacances se sont terminé et nous sommes retourné à la fac. Notre vie à tous à basculé moins d'une semaine plus tard, le 5 janvier. Je crois bien que je me souviendrait toute ma vie de ce jours. Oui … ce jour là j'ai vu ma meilleur amie s'effondrer en plein cours et être conduite d'urgence à l'hôpital, ce jours là j'ai appris que je connaissais celui qui lui avait brisé le cœur, toi. j'ai bien crue que ce serait la nouvelle la plus insensée de la journée jusqu'à ce qu'elle m'avoue qu'elle était enceinte de 28 semaine.

- Personne ne s'en est rendu compte avant ? Mais c'est insensée !

- T'a fait médecine ou tu as eu ton diplôme dans un paquet de lessive? (N/A: on en trouves des choses dans un paquet de Bonux !) Bella a fait un déni de grossesse.

- Oh mon dieu …

Edward devint pâle comme la mort. Angela s'en inquiéta.

- Edward ?

Il leva vers elle un regard empli de désespoir.

- Qu'ai-je fait ? Je ne suis qu'un monstre.

Angela poussa un soupir d'agacement.

- Je ne dirais pas le contraire … mais ce qui est fait est fait. Ce bébé, ce petit garçon a était sa planche de salut. D'après son médecin, ce sont les hormones liées à cette grossesse qui lui ont permis de sortir de sa dépression. c'est étonnant mais c'est la seul explication qu'il ait trouvé.

- Mais … comment a réagit Bella lorsqu'elle a appris la nouvelle ?

- Je n'étais pas là lorsqu'on le lui a appris. Tout ce que je sais c'est qu'elle en a était choquée, c'est pas tous les jours qu'on vous apprend que vous êtes enceinte de 28 semaines.

- Ce n'est pas non plus tous les jours qu'on vous apprend que vous êtes père d'un petit garçon de 6 ans ½ .

Edward avait formulé sa pensée à voix haute. Il n'en avait pas l'intention mais c'était sortit ainsi. Il baissa la tête ne souhaitant pas croiser le regard d'Angela. S'il l'avait fait, ce n'est pas des reproches qu'il aurait pu lire dans les yeux d'Angela mais de la pitié, car c'était ce qu'elle ressentait envers lui. Elle l'avait détesté pour avoir fait souffrir son amie, elle l'avait haïe lorsque cette dernière avait du prendre en charge leur petit garçon, elle lui en avait voulu lorsqu'il l'avait rejeté à leur arrivée sur ce navire et elle avait envie de le tuer en entrant dans cette pièce. Mais à présent elle le plaignait. Elle le plaignait parce qu'elle s'était rendu compte qu'il l'aimait autant qu'elle l'aimait, parce qu'il n'avait encore jamais vu ce petit garçon qui lui ressemblait tan et parce qu'il semblait, lui aussi, avoir vécu un enfer.

- Bella a très facilement accepter le bébé, je pense que le fait qu'il soit de toi a beaucoup aidé … le sentir bouger en elle aussi sans doute, finit-elle avec un sourire en repensant à cette expérience exceptionnelle qu'elle avaient partagées toutes les trois, Bella, Renée et elle.

Edward sentit son cœur se serrer, il avait manqué tout cela, il avait manqué un grand nombre de chose … il n'était qu'un abrutit fini.

- Par contre il y a quelque chose que tu dois savoir … même si Bella a très bien accepter son enfant, elle a beaucoup culpabilisé à propos du déni de grossesse, elle s'en voulait de l'avoir rejeté, même inconsciemment. En plus de cela, elle avait peur …

- De qui ? De quoi ?

- De toi , de ta réaction, que tu lui reproche ce qu'elle se reprochait déjà à elle-même.

- Quoi ! Mais comment pourrais-je lui reprocher quoi que ce soit ? Si quelqu'un doit se sentir coupable dans cette histoire, c'est moi et certainement pas elle ...Oh mon Dieu …j'ose à peine imaginer ce qu'elle doit ressentir en ce moment.

- Si je te dis qu'elle est complètement effondrée ça t'aide ?

Edward se pinça l'arrête du nez.

- I-il faut que je lui parle … et tout de suite

- Oui, c'est aussi ce que je crois.

Edward quitta la pièce laissant Angela seule. Maintenant, elle n'avait plus qu'à attendre …

*** OoOoO ***

Peu après avoir quitté Edward, Hopkins fut interpelé par une voix féminine.

- Commandant ?

- Miss Weber, que puis-je pour vous ?

- Sauriez-vous où se trouve le Capitaine Cullen ? Demanda-t-elle avec une note de colère dans la voix lorsqu'elle prononça ne nom d'Edward.

Hopkins la jaugea un court instant. La jeune femme irradiait de colère et même un idiot aurait facilement compris après qui elle en avait.

- Vous le trouverez dans la local de plongée.

- Merci Commandant.

Hopkins lui céda le passage et repartit vers le poste de commandement. Il sourit en pensant que son protégé allait passé un salle quart d'heure vu la façon dont elle était remontée contre lui. Il faut dire que c'était grandement justifié. La pauvre Bella devait être dans tous ses états

- Lt. St John, vous me remplacez jusqu'à ce que je revienne.

- À vos ordres commandant.

Hopkins quitta le poste de commandement et se dirigea à grande enjambée vers la partie du navire où se trouvait les cabines attribuées à leurs passagères. Arrivée devant la porte, il frappa légèrement contre celle-ci puis l'ouvrit lorsqu'une petite voix lui en donna l'autorisa à entrer.

La cabine était plongée dans le noir, mais la lumière qui parvenait de la coursive lui permis de voir Bella recroquevillée dans un angle de sa couchette.

- Oh … c'est vous commandant, dit une petite voix chevrotante. V-vous désirez quelque chose ?

- Juste savoir comment vous alliez.

- Vous êtes au courant, n'est-ce pas ?

- En effet, Edward m'a confié votre aveux. Puis-je allumer la lumière ?

- Euh … oui.

Hopkins alluma la lumière et découvrit le visage dévasté de Bella. Ses joues portaient encore la trace de ses larmes, ses yeux étaient rouges et son regard était empli de désespoir.

Hopkins s'approcha d'elle et s'assit sur le rebord de la couchette.

- Il m'a aussi confié la façon dont il avait réagi et je dois avouer que je n'en suis pas fière. Non, vraiment pas. Il faut dire que cela ne lui correspond pas … il n'est pas homme à prendre la fuite …

Bella lui lança un regard interrogateur.

- … mis à part lorsqu'il s'agit de vous. C'est vraiment très étrange.

- Vous le connaissez depuis longtemps ?

- Un peu plus de 7ans maintenant.

- Et moi ça fait un peu plus de 7 ans que j'ai compris que je ne le connaissais pas … et aujourd'hui je n'en ai eu que la confirmation.

- Ne soyer pas si sévère avec lui. En à peine quelques semaines, vous avez détruit le monde qu'il avait essayé de construire durant 7 ans et aujourd'hui toutes ses certitudes ont volé en éclat.

Bella ne dit rien, se contentant de réfléchir aux paroles de Hopkins.

- Edward vous a-t-il parlé de ce qu'a été sa vie durant ces sept ans ?

Bella fit signe de la tête que non.

- Cela ne m'étonne pas trop de lui, c'est un garçon très secret. Mais puisqu'il n'a rien dit je vais vous le raconter, ça vous permettra peut-être de comprendre sa réaction.

Hopkins se cala confortablement et se plongea dans ses souvenirs.

- J'ai rencontré Edward Cullen à San Diego le 15 juillet 2006 dans un bar proche de la base militaire et il était ivre mort. Il était vraiment dans un état pitoyable. J'ai demandé au barman qui il était et ce dernier m'a raconté sa sombre histoire. Le gamin avait débarqué à San Diego à la toute fin du mois de juin un peu par hasard. Il cherchait non pas un job de barman mais de pianiste et avait fait tous les bars dotés d'un instrument. Le patrons de ce bars fut le seul à lui laisser sa chance. Il tomba immédiatement sous le charme des mélodie qu'il joua, tout comme l'ensemble des personnes présentes ce soir là. Le patron lui avait proposé de venir jouer tous les soirs, il serait payé selon un pourcentage prédéfinit des recettes du bar, payé à la commission en quelque sorte. Il vint donc jouer chaque soirs. Le bouche a oreille fit rapidement son effet, tan et si bien que le soir du 4 juillet, pour la fête nationale, le bar n'avait jamais était aussi bondé. Tous étaient venu écouté ce virtuose qui sévissait dans un bar tout à fait quelconque. Hors ce soir là une bagarre éclata et ce pour des raisons que j'ignore totalement, toujours est-il qu'Edward a était blessé en tentant de protéger une personne. La blessure n'était pas mortelle, médicalement parlant, mais … elle signifiait la fin de beaucoup de choses pour lui. l'intérieur de son avant bras gauche avait était profondément entaillé et des tendons ont étaient sectionnés. Il avait perdu une grande partie de la mobilité des doigts de sa main gauche et dans ce même bar qui avait celé son destin, il s'enivrait pour oublier. Oublier que son rêve de devenir un jour pianiste professionnel, rêve qu'il chérissait depuis son enfance, venait de s'envoler. Il cherchait aussi à oublier que pour ce même rêve, il avait laissé derrière lui sa famille, et la femme qu'il aimait. Le barman lui avait conseillé de rentrer chez lui, de retrouver ceux qu'il aimait et d'oublier toute cette histoire. La réaction d'Edward fut plus que virulente, il refusait de rentrer, il se sentait trop minable pour cela, il avait honte de lui et n'avait plus la moindre estime de lui. Ça aussi il tentait de l'oublier. Je l'avoue, ce soir là j'ai vraiment eu pitié de lui. j'ai essayé de lui parler, de lui faire comprendre que boire n'était pas une solution.

En repensant à cet événement, les lèvre de Hopkins s'étirèrent dans un sourire.

- Je me suis fait envoyé chier comme jamais mais je n'ai pas baissé les bras. Au final, je lui ai lancé un défit : une partie d'échec. Mon père m'a toujours enseigné qu'une partie d'échec est le meilleur moyen de découvrir la vrai valeur d'un homme. l'enjeu était simple, si je gagnait, il faisait ce que je voulais, s'il gagnait je le laissait tranquille. J'étais quasiment certain de gagner. Il était déjà bien imbibé et il avait titubé dangereusement pour rejoindre la table où avait était installé le jeux d'échec prêté par le patron du bar. Je dois vous dire que je joue aux échecs depuis que je suis tout môme, mon père, qui m'a enseignait était un véritable champion. Ce soir là, en moins de 10 minutes, j'étais échec et mat. Ça ne m'était jamais arrivé, du moins pas aussi vite. J'ai demandé à ce que l'on me fournisse un éthylomètre , je voulais savoir quel toux d'alcool il avait dans le sang et je n'ai pas était déçu. Il avait 2,8g d'alcool par litre de sang … et il m'a écrasé aux échecs. Avec une alcoolémie pareil j'aurais était à peine capable de prononcer mon nom et mon numéro de matricule.

- Et que c'est-il passé après ? Comment avez vous fait ?

- J'ai demandé une revanche. Et il m'a battu à nouveau et encore plus rapidement que la fois précédente. Ce garçon a une intelligence remarquable, je lui ai dit qu'il était fou de se perdre dans l'alcool qu'il pourrait faire de grandes choses et il m'a simplement répondu que c'était trop tard, qu'il avait déjà tout perdu. Entendre ces mots sortir de la bouche d'un gamin de 19 ans est révoltant, je peux vous l'assurer.

Bella était pétrifiée par le récit de Hopkins, les larmes qu'elle avait tenté de retenir jusque là coulaient librement.

- Je suis revenu deux jours plus tard mais bien plus tôt que la première fois. Edward se trouvait à la même place. Il n'était pas 15h et il était déjà entrain de boire. Je me suis à côté de lui sans rien dire. Il a levé les yeux sur moi puis c'est replongé dans son verre. Je lui ai demandé s'il n'était pas un peu tôt pour la vodka, il a sourit et ma répondu que ce n'était que de l'eau. J'avais du mal à le croire mais le barman a confirmé. Il m'a demandé ce que j'entendais par grandes choses la fois où nous nous étions vu. Je lui ai répondu que les choix étaient vastes. Il a eu un rire sarcastique et m'a tout simplement dit que les choix étaient loin d'être vastes pour les ratés comme lui. Ça a était la goute d'eau qui a fait débordé le vase. Je me suis énervée après lui. Au final je lui ai fait une proposition. Je devais repartir à la fin du mois pour la côte est, je lui ai dit que s'il le souhaitait, j'avais un moyen pour le faire entrer à l'école navale d'Annpolis et qu'il avait 15 jours pour me donner sa réponse. Je lui ai aussi dit que lorsque nos rêves s'effondrent, nous n'avons plus qu'à en bâtir de nouveau. 15 jours plus tard, il était avec moi dans l'avion qui me ramenait à Washington. Il était sceptique quand au fait que j'arrive à le faire entrer à Annapolis, je m'était engagé à le préparer à y entrer en à peine un mois. Je l'ai pris sous mon aile, je l'ai fait travaillé tout le mois d'aout et j'ai tout fait pour qu'il ait sa place dans la prochaine promotion. Plus je le voyais travailler, plus j'étais convaincu que j'avais raison. c'est aussi à ce moment là que je me suis aperçu qu'il ne dormait pas plus de 4 heures par nuit et même ce peu de temps était très agité. Il c'est complètement perdu dans ses études. Toujours est-il qu'en septembre, il a était admis avec succès à entrer à Annapolis. Je me souviens que ce jour là, j'étais aussi fier que s'il avait était mon propre fils. Un mois plus tard, je l'ai vu débarquer dans mon bureau. J'ai bien cru qu'il allait tout plaquer mais en fait non, il était venu me dire qu'il souhaitait rejoindre la Uniformed Services University of Health Sciences, l'école de médecine de l'armée. J'ai été surpris mais après tout s'il préférait la médecines aux sciences politiques qu'il étudiait à Annapolis, c'était son choix. Hors je n'avais pas compris ce qu'il voulait faire, il voulait rejoindre la USU tout en continuant à étudier à Annapolis.

- Mais … c'est impossible ! s'insurgea Bella

- C'est ce que je lui ai dit et il m'a répondu qu'il y arriverait. Le truc que je n'avais pas prévu était que le directeur de d'Annapolis ne pouvait pas me voir, j'ai bien cru que cela jouerait contre Edward mais finalement il a su retourner cette animosité en sa faveur. Le directeur d'Annapolis à tout fait, je dit bien tout pour qu'il puisse suivre ce double cursus. Beaucoup voyaient ça d'un mauvais œil mais la majorité attendaient de voir ce qu'il allait faire. Il intégra la USU à la mi octobre, l'ensemble de ses professeurs acceptèrent de d'aménager son emplois du temps, autant à Annapolis, qu'à Bethesda mais il avait pour obligation de rattraper les cours qu'il avait loupé depuis la rentrée. Il a eu du mal à trouver son rythme mais il y est parvenu. Il passait trous jours à Annapolis, les trois suivant à Bethesda et le dimanche, il finissait ce qu'il n'avait pu finir pendant la semaine et s'entrainait physiquement, il faisait beaucoup de course à pied, et aussi de tir, il n'était pas non plus rare de le voir courir très tard dans les pacs de l'académie navale ou même très tôt. Ses camarades de chambrée l'ont rejeté, il n'entrait pas dans le moule, il en faisait trop. Les examens du premiers semestre allaient être décisif et bien plus que je ne le pensait. Il y avait une chose qui faisait partit de son accord avec le directeur de l'École Navale et dont Edward ne m'avait pas parlé, s'il réussissait ses examens du 1er semestres et dans le deux domaines, il obtiendrait la possibilité de continuer ses études en Sciences Politiques et en Médecine, mais s'il venait à échouer dans l'un ou l'autre de ces domaines ou même les deux, il devrait abandonner les deux. À la surprise général, il a finit dans les dix premiers. La première année fut en quelque sorte la plus difficile, il devait trouver son rythme. Il profitait de chaque vacances pour se mettre à jour et tenter de prendre un peu d'avance. À partir de l'année suivante, tout a était plus facile, enfin si l'on peut dire qu'étudier 75h par semaine est une chose facile, mais il avait trouvé son rythme. Malgré sa surcharge de travail évidente, il parvenait toujours à aider l'un ou l'autre des ses camarades. c'est comme ça qu'il a gagné leur respect. Certes il n'était pas comme les autres, certes il ne sortait jamais avec eux, certes il ne pratiquait aucun sport en particulier mais il était toujours près à les aider. La suite c'est très bien passé, lors de sa troisième année, il a même trouvé le temps de s'inscrire dans l'équipe de voile en équipage de l'Académie. Finalement, en juin 2010 il a obtenu à la fois son diplôme en sciences politiques et son diplômes de médecine. Je ne pense pas être capable de vous décrire la tête qu'a fait le directeur de l'École Navale lorsqu'il a appris qu'Edward serait diplômé mais qu'il était major de sa promotion.

- C-c'est incroyable, j'ai du mal à y croire.

- Vous n'êtes pas la seule, beaucoup ne s'en sont pas encore remis.

- A-t-il conscience de ce qu'il a réalisé ?

- Je n'en suis pas sûr, mais le pire c'est qu'il ne c'est pas arrêté là. En septembre 2010, il a intégré le Naval War College pou y étudier la stratégie et la politique. Mais avant ça, il a participé passé son été à Bethesda pour participer à programme expérimental. Je n'était pas vraiment d'accord mais je n'ai pas vraiment eu mon mot à dire, je ne crois pas avoir était le seul dans cette situation. Toujours est-il qu'il a participé à ce programme. Ce projet lui tenait particulièrement à cœur puisqu'il touchait la reconstruction organique via la nanotechnologie, le programme était secret défense et Edward constituait un sujet parfait. De par sa blessure aux tendons mais aussi et surtout parce que sa vie future ne dépendait pas de la réussite de cette expérience contrairement à un soldat blessé, et puis, il était l'un des leurs ce qui n'était pas négligeable non plus. Pendant près d'un mois il a souffert le martyre mais petit à petit, il a retrouvé la parfaite mobilité des ses doigts de la main gauche et à la fin de l'été, il s'est remis au piano. Il était bien rouillé mais il progressait rapidement. Il a obtenu son diplôme du Naval War College l'année suivante sans grande difficulté. En aout, il a reçu sa première affectation, elle était à bord du USS Enterprise. Le USS Enterprise était se trouvait à ce moment là au large du Pakistan et était utilisé comme appuis aérien en Afghanistan. Edward y a occupé un poste relativement important et dans lequel il excellait, il était chargé des relations internationales avec les pays voisins ainsi que de la coordination au niveau de la coalition. À peu près quatre mois après son arrivée à bord, un incendie c'est déclaré à bord, Edward se trouvait dans les environs lorsque ça c'est produit. Il était l'un des premiers à arriver sur place. Des personnes étaient encore coincée alors il a fait ce qui lui semblait le mieux, il est allé les chercher. Il a sauvé récupéré deux personnes puis est retourné en cherché une troisième qui c'était évanouie. Ce jour là il est devenu un héros et il a eu les médailles qui le prouve. Hum … le début d'une longue liste.

- Que voulez-vous dire ? Il en a eu d'autres ? Pour les mêmes raisons ?

- Laissez moi continuer et vous le saurez.

Bella acquiesça et le laissa continuer ce récit qui la fascinait littéralement, elle avait l'impression de découvrir un homme tout simplement exceptionnel.

- Il a passé un an à bord du USS Enterprise sans revenir à terre, il refusait systématiquement ses permission, d'après son supérieur de l'époque, s'il l'avait pu, il aurait préféré que ce soient ceux qui avaient une famille qui en profitent et non lui … mais maintenant que j'en parles, je crois bien qu'il l'a fait. Il a demandé une permission de plusieurs semaines à ce moment là à la grande surprise de son supérieur mais le jours où il aurait du partir, il était toujours à son poste et c'est en fait l'un de ses collègues qui venait tout juste d'être papa qui en a profité, et lui avait en fait repris le poste de son camarade. Son supérieur n'a pas était vache et à laissé faire. Au bout d'un an, il a demandé à pouvoir rejoindre Bethesda pour pouvoir y effectuer son externat, il devait de toute façon y retourner pour le suivit pour sa nano-chirurgie. Il a commencé son externat en aout dans le service pédiatrique si mais souvenirs sont bons. Il a adoré ça. Mais en novembre, ils ont reçu des ordres de missions, l'hôpital militaire de Kandahar*. Il c'est porté volontaire, disant qu'un hôpital était un hôpital et qu'on avait autant besoin de lui là-bas qu'ici, enfin c'est le laïus qu'il m'a sortit lorsqu'il m'a annoncé son départ. Mais je crois bien qu'il l'a regretté par la suite. Lorsqu'il partait ainsi, nous restions en contacte quasi constant ça lui permettait de se sortir de la tête toutes les horreurs qu'il avait dans la tête. Étant soldat moi-même, je savais ce que c'était. Là-bas, il a reçus une formation plus qu'accélérée, il n'avait pas d'autres choix. En quelques mois à peine, il est passé du statut d'externe à celui de chirurgien ou de boucher comme il le dit souvent. Les blessures de guerres ne sont pas belles à voir, la plus part du temps les soldats sont mutilés et beaucoup de ceux qui survivent ne peuvent échapper à l'amputation. D'après ce que j'ai su, c'est l'une des chose qu'il détestait le plus, priver un être de l'un de ses membres, c'est probablement due à sa blessure au poignet qui l'a privé de son rêve de gosse. Lorsqu'il n'y avait pas de surcharge de travail, il se rendait à l'hôpital civil de la ville et la il était confronté à la pire des horreurs puisqu'il n'avait plus affaire à des soldats blessés mais à des enfants. Je crois bien que c'est ça qui hante ses rêves depuis. En janvier, une visite de sénateurs a été organisée au sein de la base, un truc complètement fou étant donné la situation de l'Afghanistan à cette époque. Je faisais parti de cette expédition. Dans une partie de moi était heureuse de pouvoir retrouver Edward mais une autre me disait que tout cela allait mal se finir, que tout cela était de la folie. Une fois sur place, ces ronds de cuir ont eu vent de la présence d'Edward sur place. Il faut dire que le gamin est devenu une petite célébrité dans le milieu.

Bella ne pue retenir son sourire lorsqu'il parla du " milieu ", à croire qu'ils faisaient tous parti d'une mafia.

- Le pauvre a horreur de tout ce rata, il préfère de loin rester dans son coin et faire son job. Mais ces messieurs en avaient décidé autrement. Ils ont voulu se rendre à Qalat, une ville au nord-ouest de Kandahar ou se trouvait une autre base américaine mais cette fois-ci elle se trouvait sur un territoire administré par les États Unis. Sans surprise, Edward a était désigné pour participer à l'expédition. Messieurs les sénateurs préféraient avoir avec eu un médecin qualifié qu'un simple infirmier. Inutile de dire qu'Edward ne c'est pas vraiment sentit honoré, il ne déteste rien de plus que d'être mis sur le devant de la scène. Il était prévu à l'origine que le trajet se fasse en Black Hawk, plus rapide et plus sécurisé mais manque de chance, aucun n'était disponible à ce moment là, ceux qui étaient en état de voler étaient en missions, les autres étaient cloués a sol parce que les pièces nécessaires aux réparations n'étaient toujours pas arrivées. Au final, nous avons dû nous y rendre par la voie terrestre.

Hopkins se tu quelques instants, son regard se perdit dans le vide quelques instants, puis il repris son récit.

- Je crois que je me souviendrais toujours de le voir débarquer avec son attirail, un vrai GI, dit-il avec un léger sourire. Il était tellement emmitouflé dans son truc que l'on ne voyait plus de lui que ses yeux verts. Je me souviendrais aussi de ce qu'il m'a dit à ce moment là: " J'sais pas pourquoi Gabriel, mais je l'sent vraiment pas ce truc là ". Jusque là il ne m'avait jamais appelé par mon prénom pendant notre service, il ne le faisait que lorsque nous étions seul et en dehors de tout cadre militaire. Ça aurait certainement dû me mettre la puce à l'oreille. Edward a généralement de bons pressentiments, un truc qu'il aurait hérité de son arrière-grande tante Marie Alice d'après ce qu'il m'a dit.

Bella sourit à l'évocation de la grande tante Marie Alice. Bella en avait souvent entendu parlé surtout lorsque Alice, qui avait était nommée ainsi d'après elle, avait elle aussi de " forts pressentiments " comme ils l'appelaient.

- Mais nous sommes malgré tout partis. Après tout, les zones que nous devions traverser étaient sécurisées depuis plusieurs années. Mais tout a déraillé lorsque nous avons passé la frontière séparent la province de Kandahar de celle de Zabul où se trouve Qalat. Nous avons étaient attaqué par des tires de rockets. Les premières voitures du convoi, bien que blindées en on fait les frets et le convois a était immobilisé. Edward a agit comme on le lui a appris, en meneur d'homme et en soldat hors pair. Il a mis les sénateurs et qui étaient le moins armées, dont moi, à l'abri puis à rejoint les soldats. Il a évacué les soldats blessés, les a soigné comme il pouvait et est retourné se battre. Les hélicoptères de secours ont mis un temps infini à arriver. À ce moment là, Edward était l'un des seuls officier encore apte à commander. Moi pour ma part je devais me concentrer uniquement sur ces deux sénateurs que devaient coûte que coûte retourner entier à Washington. Ils ont étaient les premiers à être évacués, avec les blessés les plus graves. Edward est resté sur place. Je suis revenu sur place avec les hélicoptères. Et ce que j'ai vu du ciel m'a pétrifié. Depuis notre départ, la situation c'était grandement détériorée, ils étaient totalement encerclés et se battaient plus que pour survivre. Ils étaient encore nombreux à être blessés. L'un des hélicos était resté en stationnement fixe de façon à pouvoir les défendre et assurer les hélicos qui se posaient pour récupérer les hommes. Edward a aider à l'évacuation mais a refuser d'être évacué avant qu'ils ne soient tous en sécurité. L'hélico resté en faction au dessus de la zone de combat et qui nous couvrait jusque là, est descendu chercher les derniers hommes restés sur place. Mais à ce moment là, je crois que j'ai vu se dérouler sous mes yeux la pire scène de ma vie. Les assaillant ont profité d'un brèche dans notre défense pour attaquer de nouveau, ils empêchaient l'hélico de se poser par des rafales de mitrailleuses et ont envoyer une rocket sur la zone ou se trouvait Edward. Lorsque la fumée créée par l'explosion c'est dissipée, Edward était à terre, face contre sol et ne bougeait plus tout comme le reste de l'unité qui était restée au sol. Puis je l'ai vu se tourner pour se mettre sur le dos. Une fois arrivé dans cette position, j'ai pu voir qu'il tenait quelque chose dans sa main, j'ai pensé que c'était son arme de point mais lorsqu'il l'a lancé, je me suis aperçu que cet objet était en fait une grenade. Il c'est relevé avec difficulté puis ignorant les tires de ses adversaires, il leur a envoyé la grenade qu'il avait dans la mains. L'explosion a permit à l'hélico de se poser enfin et de les récupérer. La plus part on pu le rejoindre sans aide extérieur, mais l'un d'entre eux avait était grièvement blessé et c'est Edward qui est allé le récupérer. Dès qu'ils eurent posé un pied dans l'appareil, l'hélico à redécollé et d'un coup Edward c'est effondré. En lui enlevant son équipement, les hommes qui se trouvaient avec lui dan le Black Hawk ont découvert qu'ils soufraient d'un nombre assez important de blessures. Les pauvres ont fait ce qu'ils ont pu, guidé par un médecin via la radio. Une fois revenu à Kandahar, il a était transféré directement au bloc. Il s'en est sortit mais de peu, de vraiment très peu. d'après les rapports faits par ses compagnons d'armes, il avait déjà était blessé lorsque nous sommes revenus les récupérer. n'importe quel autre homme se serait écroulé dès les premières blessures mais lui non, il a continuer à ce battre et à protéger ceux qui l'entouraient. Ce qu'il a fait ce jours là lui a valu la quasi totalité des honneurs militaires auxquels un soldat peut prétendre de son vivant, mis à part la Médaille d'Honneur parce qu'il a tout bonnement exigé qu'elle ne lui soit pas remise pour ne pas avoir à la refuser en face du Président. Ce sont les mêmes sénateurs qui étaient présents lors de cette attaque qui ont tout fait pour qu'il la reçoive mais face à son entêtement, ils n'ont pu que céder. Toujours à sa demande, il n'y a pas eu de cérémonie officielle mais le Président en personne lui a rendu visite lorsqu'il a été transféré à Bethesda. Ces diférents événements, que ce soit l'incendit à bord du USS Enterprise ou lors de cette fameuse journée lui ont aussi valu de monter en grade très rapidement en plus de l'exélence de son travail entant que médecin et diplomate.

Hopkins fit une pose. Il était difficile pour lui de conter cette histoire. Ce jours là, il avait failli perdre celui qu'il aimait comme un fils. Mais tout cela était à présent passé. Bien que ces angoisses aient refait surface durant cette quarantaine.

- Il est resté 3 mois à Bethesda pour sa convalescence et pendant ces 3 mois, il a rendu l'ensemble du personnel de l'hôpital complètement chèvre, surtout le dernier mois, il ne comprenait pas qu'on le que l'on veuille le garder immobiliser. Certains de ses médecins avaient était ses professeurs et eux ne comprenait pas qu'il ne soit pas plus raisonnable, sachant ce qu'il avait subit. Il se calmait légèrement puis repartait dans sa diatribe disant que si sa place était à l'hôpital, c'était entant que médecin et certainement pas entant que malade. Ils l'ont finalement laissé sortir début avril et je l'ai pris chez moi. Ma fille est même venu s'occuper de lui.

- Votre fille ? Intervint Bella stupéfaite.

- Oh, c'est vrai que je ne vous ait pas parlé d'elle. Elle et Edward s'adorent.

Bella se renfrogna à ces mots. Hopkins le remarqua et sourit. Jalousie quand tu nous tient …

- Elle est un peu plus vieille que vous deux, elle a fêté ses 30 ans cet été. Sa mère et moi avons divorcé lorsqu'elle était toute petite et depuis je ne l'ai revu que très occasionnellement. Il faut dire que je n'étais pas vraiment présent non plus. Toujours est-il qu'il y a cinq ans de cela, elle a débarqué un jours, elle voulait me parler mais c'est sur Edward qu'elle est tombée. Il a beaucoup fait pour que nous nous rapprochions tous les deux et depuis Elena le considère comme le petit frère qu'elle n'a jamais eu. lorsqu'elle a su qu'Edward avait était blessé, elle a tout de suite fait le voyage depuis l'Espagne où elle vit pour le voir. Elle a due rentre peu après parce que sa fille Celestina lui manquait de trop. Et oui, j'ai une petite fille. D'ailleurs, elle doit avoir le même age que votre fils je pense. Au final, elle est revenu passer quelques jours avec nous lorsque Edward est sortit de l'hôpital. Début mai il reprenait l'entrainement physique pour reprendre le muscle et l'agilité qu'il avait perdu " à dormir sur ses lauriers " pour le citer. Fin juin il a obtenu sa réintégration. Je ne voulais pas qu'il retourne en Afghanistan, c'est pour cela que j'ai moi même demandé à ce qu'il fasse partit de cette mission. Je pensais le mettre à l'abri. Mais c'est définitivement pas par hasard que les choses arrive.

- Comment cela ?

- Si Edward n'avait pas était mon second, jamais nous ne vous aurions sauvé et jamais il e vous aurai revu ou du moins pas dans cette vie.

- Vous voulez dire que … c'est Edward qui nous a sauver ?

- En quelque sorte oui. Nous sommes arrivés sur zone peu après votre naufrage. Votre balise n'émettait qu'un signal très faible. Il était convaincu que nous étions votre seule et unique chance se survie. Et il avait raison, vous n'auriez pas tenus quelques jours de plus, surtout votre ami Juan.

Hopkins marqua de nouveau une pose.

- Maintenant vous savez ce qu'il est advenu de lui. Je l'ai fait parce que je sais pertinemment qu'il aurait beaucoup de mal à le faire. Mais il y a une chose que vous devez absolument savoir et qu'il n'admettra probablement jamais devant quiconque, c'est que tous ses actes depuis qu'il m'a suivit sur la côte Est n'ont eu qu'un seul et unique objectif: obtenir l'absolution, de la part de sa famille mais aussi et surtout de votre part. Bella … durant ces 7 ans, il n'est pas un jours où il n'ait pas pensé à vous et aujourd'hui, en lui annonçant qu'il était le père de votre enfant, vous lui avait fait un cadeau qu'il n'a jamais pu envisagé mis à part dans le plus fou de ses rêves peut-être.

Bella ne savaient plus vraiment quoi penser ou quoi dire. Les révélations de Hopkins l'avaient tour à tour surprise, choquée, bouleversée. Elle arrivait doucement à moins lui en vouloir, pour sa réaction lorsqu'elle lui avait annoncé la nouvelle mais elle avait encore de nombreuses questions qui restaient sans réponses mais lorsqu'elle chercha à interroger Hopkins à ce propos, elle s'aperçut qu'il avait disparu.

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Hopkins avait remarqué que la jeune femme c'était perdue dans ses pensées et préféra la laisser seule pour qu'elle puisse réfléchir tranquillement à ce qu'il lui avait dit. Il se rendit directement au poste de commandement où il trouva le lieutenant St John en grande conversation avec son second. Ce dernier semblait réellement agacé par ce que lui disait son interlocuteur.

- Capitaine Cullen, l'appela Hopkins.

Edward se retourna pour lui faire face.

- Oui commandant ?

- Vous êtes relevé de l'ensemble de vos fonctions à bord de ce navire et ce jusqu'à nouvel ordre.

Les yeux d'Edward s'ouvrirent sous l'effet de la stupéfaction, tout comme ceux du trois-quart des personnes présentes. Hopkins s'approchât d'Edward et lui chuchota à l'oreille.

- Tu as des choses importantes dont tu dois t'occuper tout de suite, tu ne reprendra ton poste que lorsque tout sera régler. Compris ?

Edward hochât de la tête de façon quasi imperceptible et sortit de la salle, presque soulagé. Alors qu'il sortait, il entendit Hopkins ordonner que cette suspension ne figure en aucun cas dans le journal de bord du navire.

Edward se rendit directement là où il aurait déjà du se trouver depuis un bon moment si cet empêcheur de tourner en rond de St John n'était pas venu l'en empêcher. Arrivé devant la porte de la cabine qu'occupait Bella, il sentit une boule d'angoisse se former dans son estomac. Il ignorait totalement ce qu'il allait trouver de l'autre côté de cette porte. Il inspira profondément et ouvrit la porte.

Bella se trouvait assise sur le bord de sa couchette. Son regard était indéchiffrable. Et avant qu'il n'est le temps de réaliser, elle se trouvait entre ses bras, la tête calée contre son torse. Mécaniquement ses bras se resserrèrent autour d'elle. Il enfouit son visage dans ses cheveux et l'entendit simplement murmurer: " Tu es revenu "

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* Kandahar: ville du sud de l'Afghanistan. c'est là que ce trouve la plus grosse base de la coalition

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Voilà, j'ai enfin réussi à finir ce chapitre

Il aurait pu être posté plus tôt mais … JE DEVAIS ALLER VOIR NEW MOON AU CINÉ !!!!

Donc, vous avez bien compris l'ordre de mes priorités …

Il est possible que la fin vous ait surprise … mais ce soir, j'avais envie de douceur et j'avais envie d'applique à la lettre le slogan " faites l'Amour pas la Guerre "

Je tiens aussi à préciser que les différents cursus qu'a suivit Edward existent réellement (Annapolis, USU, NSW) mais que son parcours n'est bien entendu pas humainement réalisable (j'vous ai dit, c'est un sur-homme!). J'espère que ce que j'ai fait de lui vous aura satisfait(es).

Comme toujours, si vous avez la moindre question n'hésitait pas à la poser. j'ai bien conscience que ce chapitre est peut-être un peu lourd et qu'il est possible que certaines choses ne soient pas très claires.

Dernière petite précision. Je ne sais pas vraiment quand je pourrais poster le prochain chapitre. La semaine à venir s'annonce très chargée mais je ferais mon possible pour le poster au plus tôt et je suis désolée pour celle qui attendaient ce chapitre depuis le début de la semaine.

PS: New Moon … j'ai adoré ! Encore plus que le livre !