Nouvelle Vie
(?)

Bonjour le monde ! Alors voilà, c'est ma première histoire donc j'espère qu'elle vous plaira. En tout cas soyez indulgent et surtout n'hésitez pas, je suis ouverte à toute remarque et critique.
Toutefois je tiens à préciser que je ne tolérerais aucun propos injurieux ou autres trucs du même genre. Si ça ne vous plait vraiment pas je vous invite fortement à aller voir ailleurs.

Cette histoire commencera tout doucement mais j'espère pouvoir vous donner des chapitres plus longs les prochaines fois.

Le (?) dans le titre indique que je ne suis pas du tout sûre de mon titre, qu'il est possible qu'il change.

Disclaimer: Rien ne m'appartient sauf l'histoire. La plupart des personnages/créatures/lieux ne viennent pas de moi mais de l'imagination fertile de J.K Rowling

Rating: euh ? T ou M je pense

Pairing : Cette fanfic sera finalement sans romance, je pense que c'est préférable pour une première histoire

Prologue:

Quatre semaines, quatre semaines qu'il était enfermé dans ce qui lui servait de chambre au 4 Privet Drive.

Depuis le désastre qui s'était produit au Ministère de la Magie, depuis ce jour qui avait été marqué par la mort tragique de Sirius Black, Harry ne parvenait plus à reprendre goût à la vie. La culpabilité qu'il éprouvait à l'égard de cet événement ne cessait de lui serrer le cœur et la gorge. Jamais il n'aurait dû aller là-bas sans une aide plus ample et capable que cinq adolescents. Jamais il n'aurait dû arrêter les cours d'occlumentie.

Il avait pourtant su que Voldemort pouvait se servir de la connexion liant leurs deux esprits, Dumbledore l'avait prévenu. Mais il n'y avait pas prêté attention, il avait préféré continuer sa petite guéguerre avec Snape et arrêter les cours d'occlumentie que ce dernier lui prodiguait. Dès que l'occasion s'était présentée de ne plus avoir à passer plus de temps qu'inscrit dans son emploi du temps avec le maître des potions, Harry l'avait saisi.

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Maintenant il en payait les conséquences: par sa seule et unique faute, Sirius était mort. Tout comme Cédric...et son père...et sa mère... Après tout, si Voldemort n'avait pas voulu tuer Harry, toutes ces personnes innocentes seraient encore en vie. Si ces quatre personnes ne s'étaient pas interposées entre lui et la mort, elles seraient toujours de ce monde.

Le survivant se demandait plusieurs fois par jour qui serait le prochain à se sacrifier. Peut-être Ron, ou Hermione, ou encore Ginny, Neville, Luna, Remus...La liste des possibilités était longue.

Pendant un temps, il avait rejeté la faute de la mort de son parrain sur le dos de Snape, celui-ci détestant Sirius et n'ayant fait que l'asticoter -et le mot était faible- sur son « inutilité » à l'Ordre du Phénix due à sa condition de prisonnier en cavale. Harry s'était cependant vite rendu compte que son jugement était erroné.

Après tout, Snape avait prévenu l'Ordre pour l'aider lui, Harry, enfin pour qu'il ne meurt pas à cause de sa stupide habitude à agir avant de penser...ou peut-être afin d'empêcher Voldemort d'acquérir cette foutue prophétie... ou peut-être encore avait-il agit ainsi car il s'agissait tout simplement de son rôle au sein de l'Ordre. Au final, peu importait, Snape n'avait pas agi comme il l'avait fait avec l'intention que Sirius fasse partie de l'expédition de secours et se fasse tuer.

Il était par conséquent inutile de rejeter la faute sur lui. Certes, déverser sa haine et sa rage sur le bâtard graisseux qui lui avait pourri la vie pendant cinq ans lui avait fait du bien, seulement il n'en voyait à présent plus l'intérêt.

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Outre le tumulte émotionnel et pour le moins conflictuel auquel Harry était soumis, le survivant devait à présent survivre aux pires vacances de sa vie. En voyant les yeux luisants brillant de haine de l'oncle Vernon à King's Cross il ne s'était fait aucune illusion quant à l'été qu'il s'apprêtait à vivre.

Ajoutez à ça un manque considérable de sommeil causé par des cauchemars lui faisant revivre la mort de ses parents, de Cédric et de Sirius, et vous obteniez un Harry bien mal en point.

Couché sur son lit en proie à des crampes d'estomacs horribles et à une douleur sourde qui résonnait à travers tout son corps, Harry regardait d'un œil vide par la fenêtre de sa chambre. Il venait juste de se réveiller en sursaut d'un de ses nombreux mauvais rêves.

Il avait une fois de plus observé Sirius tomber à travers le voile sous le rire strident de Bellatrix. Le brun avait tendu la main et couru vers son parrain, essayant d'attraper les doigts de Sirius et de l'empêcher de passer à travers cette maudite arche mais plus il courait, plus son parrain s'éloignait, et plus le rire jubilant de la Mangemorte était fort.

Après son réveil, le visage horrifié de Sirius était resté imprégné dans sa rétine. Impossible de s'en défaire. Où qu'il portait les yeux, le visage de l'animagus s'imposait à son esprit. Et bien sûr le fait que les Dursleys aient encore une fois oublié de le nourrir n'avait en rien arrangé son état.

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Dès qu'il avait posé un pied dans la maison, il avait dû observer, impuissant, ses affaires scolaires et sa baguette magique se faire enfermées dans son ancienne chambre. Il s'était ensuite fait lui-même enfermer dans sa chambre sans possibilité de sortir à quelque moment que ce soit si ce n'était pas pour faire ses corvées. Après tout, pourquoi se passer d'un quand on avait un sous la main?

Pour manger, Pétunia lui passait sa nourriture -en quantité plus que ridicule- par la trappe prévue à cet effet située au bas de sa porte de chambre.

Pour ce qui était de faire sa toilette, il avait le droit à cinq minutes tous les deux jours. Pour aller aux toilettes, il devait faire avec les moyens du bord, et c'est ainsi qu'il découvrit à quel point une fenêtre pouvait être très utile.

Heureusement, quand il avait le droit à la salle de bain, il pouvait s'occuper de ce que même son système de fenêtre ne pouvait décemment pas lui permettre de faire.

Et cerisier sur le biscuit, Vernon était devenu violent. Oh, au début s'était juste des claques de temps en temps comme ç, quand son oncle passait près de lui. Puis ça avait peu à peu empiré et quand Vernon avait vu l'un de ses plus juteux contrat couler, la ceinture avait fait son apparition.

Sa tante n'avait rien dit, bien que son regard désapprobateur se posait sur eux quand son mari le battait - qu'allait-elle dire aux voisins s'ils entendaient les cris ? Et bien sûr, c'est elle qui devait nettoyer le sang répandu étant donné qu'Harry ne pouvait plus bouger pour quelques heures-. Dudley, quant à lui partait de la maison dès qu'il en avait la possibilité.

Les yeux hantés, son corps douloureux et son ventre gargouillant affreusement, Harry était prostré sur son lit. Cela faisait maintenant 3 jours qu'on ne lui avait rien donné à manger et bien qu'habitué à jeuner, il atteignait à présent sa limite.

Faisant naviguer son regard sur les objets l'entourant, le jeune homme vit son réveil rafistolé avec du scotch, son armoire branlante avec un vieux livre de potion -miraculeusement non confisqué- en guise de pied, sa chaise, rafistolée elle aussi afin d'éviter de ne passer à travers lorsqu'il s'asseyait, et pour finir le bureau.

Il y avait plusieurs lettres de ses amis auquel il n'avait pas pu répondre qui s'étalaient sur ce dernier meuble. En fait son oncle ne l'autorisait à se servir d'Hedwige que quand s'était indispensable, c'est à dire envoyer un mot d'une phrase ou deux pour l'Ordre, deux fois par semaine. Et il était absolument évident que répondre à des lettres inutiles venant des amis de son neveu ne faisait pas partie de ce que Vernon qualifiait d'indispensable.

Harry avait donc vu le nombre de lettres qui lui étaient adressées diminuer de plus en plus, faute de réponse pour finir par carrément devenir nul. Il comprenait ses amis, c'était inutile d'écrire à quelqu'un qui ne nous répondait pas, cela n'avait aucun intérêt.

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Au début il avait lu ces lettres avec avidité dans l'espoir de savoir ce qui se passait dans le monde sorcier, cherchant dans l'écriture brouillonne de Ron et celle méticuleuse de Hermione des indices, des brides d'informations, mais rien! Il n'y avait rien d'intéressant dans ces lettres et il ne ressentait qu'une grande frustration en les lisant.

Comment voulez-vous être heureux de lire que vos meilleurs amis sont ensembles (« La famille Weasley m'a invitée à passer les vacances chez eux, c'est plus prudent. Toute leur famille est au complet, Charlie et Bill restent en Angleterre jusqu'à ce que ça se tasse. Figure-toi que Bill sort avec Fleur! Il l'a rencontrée il n'y a pas longtemps et elle est souvent au Terrier, pour le plus grand plaisir de Ron (je ne vois vraiment ce qu'il lui trouve) » ), qu'il se passe plein de choses autour (« Tu verrais ça Harry, c'est hallucinant le monde qui vient et ce qu'ils font...mais je peux pas t'en dire plus désolé vieux »), que leur vacances se passent pour le mieux (« On va au Chemin de Traverse après demain, il y a un grand concert d'organisé pour faire un peu oublier aux gens ce qu'il se passe ici (mais on peut rien dire). Heureusement on a réussi à convaincre maman, c'est super hein ! ») et surtout qu'ils sont au courant de ce qui se passe dans le monde sorcier quand vous, vous êtes enfermé dans une chambre-taudis, que vous servez d'elfe de maison et de punching-ball et surtout, surtout, lorsque vous n'avez aucune information sur ce qui peut bien se dérouler dans le Monde Magique alors que vous êtes l'un des plus concernés par l'actualité sorcière.

Mais Dumbledore avait fait promettre à tout le monde de ne laisser filtrer aucune information à Harry, pour son propre bien, évidemment. Apparemment la petite scène dans son bureau en fin d'année n'avait pas suffi pour qu'il comprenne que la restriction d'information horripile les gens, surtout quand ça les concerne directement, eux et leur survie.

Harry avait donc tout simplement arrêté de même ouvrir les lettres que lui envoyaient ses amis, puisque de toute façon, elles ne servaient à rien d'autre qu'à le rendre plus morose encore.

Ce soir c'était son anniversaire, et il se demandait si cette année il allait recevoir des cadeaux ou mieux encore, des provisions. La nourriture de la mère de son meilleur ami lui manquait plus que tout en se moment. Rien que la pensée de ses petits pâtés en croute, ses tartes merveilleuses et tout le reste encore le faisait saliver tandis que son ventre grondait encore un peu plus fort.

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Se relevant il jeta un coup d'œil au réveil puis fixa la fenêtre ouverte à cause de la canicule qui s'était abattue sur le pays. Il était seulement 10h30, encore une heure et demi avant qu'il ne sache s'il aurait la chance de se nourrir un peu aujourd'hui. Regardant les étoiles et surtout l'une d'elle en particulier, celle représentant son parrain, il attendait que l'heure passe. Petit à petit ses yeux se refermaient, pour finir par se clore complètement peu avant minuit.

Quand la dernière minute s'acheva et que les aiguilles du réveil se confondirent sur le 12 du cadran, une lumière vive entoura le jeune homme. Le corps d'Harry fut enrobé dans un cocon de lumières multicolores tournoyant sur elle-même, les seuls témoins de ce phénomène pour le moins incongru ne furent personne d'autres que les hiboux arrivés devant sa fenêtre chargés de colis et de lettres.


Chapitre re-re-corrigé le 16/06/2013