Salut tout le monde ! Je devais poster plus tôt, mais ma saleté de connexion internet m'a lâché pendant plus de 36 heure ! Rhaaaa d'après Eliloulou, il m'en veut le bonus ! :p

Un grand merci pour toute vos reviews, je vous promets d'y répondre cette fois ! *crache au sol* Mille mercis à ma bêta d'amouuuurrrr notre Spuffy inter-sidéral. Vous pouvez toujours me retrouver sur le forum lovelemon-in-fic et sur facebook sous caro trente ! Voili, voilouuuu !

*prends sa voix d'hôtesse de l'air* Je vous rappelle que le pdf de My Bestfriend's son est toujours disponible pour ceux qui le souhaite !

Bonne lecture et merci de me suivre encore et toujours !

Bonus 2 :

II Mariage or not mariage that's the question ?

EDWARD POV

La question qui me venait à l'esprit depuis plus de vingt-quatre heures était toujours la même : Comment en étions-nous arrivés-là ? Comment une simple conversation de base pouvait-elle se transformer en pugilat ? J'avais beau me triturer le cerveau rien ne me venait. Je soupirai pour la énième fois dans la voiture qui nous conduisait à la Push, pour une soirée entre mecs sans prise de tête… Enfin c'est ainsi qu'on me l'avait vendue et de vous à moi c'était bien trop tard pour cette partie. Je ne comprenais pas la réaction de Bella, finalement peut-être que j'aurais dû être plus cool sans l'assommer de questions. Quand bien même c'était elle qui avait démarré les hostilités, pas moi !

Très mature comme raisonnement ! Pensai-je.

Je raffermis ma prise sur le volant, en triturant les bords et accélérai. Non pas que j'étais pressé, en définitive si. Je voulais surtout penser à tout sauf à ma dispute avec Bella. Au moins avoir la possibilité d'essayer.

Lucas qui était juste à côté de moi m'observait sans vraiment comprendre ce qui se passait. Il avait assisté à la scène mais sans vraiment en saisir le sens. La seule chose qu'il avait retenu était qu'elle m'avait claqué la porte au nez. Nous étions donc seuls, les autres ayant pris la voiture d'Emmett.

_ Si tu veux mon avis, vous vous prenez la tête pour rien. Déclara Lucas.

_ J't'ai rien d'mandé. Grognai-je.

_ Je sais, et tu ne demanderas rien. Mais je pense que tu as tes torts dans cette histoire.

_ Hein ? Demandai-je choqué.

_ Ouais mon pote, si t'avais pris ton portable pour remettre ta sœur en place vous n'en seriez certainement pas là. Affirma-t-il.

_ Hey ! C'est la meilleure amie de Bella, elle aussi pouvait le lui dire ! M'insurgeai-je.

_ Mais c'est ta sœur ! Alice déconne, tu sais comme moi que Bella n'est pas pro mariage et que si elle a accepté c'est uniquement pour toi, pour te prouver qu'elle veut véritablement s'engager.

_ T'as pris des cours avec Jacob !? M'exaspérai-je.

Lucas s'installa encore plus confortablement dans son fauteuil tout en ricanant. (N/Spuffy : y a pas que lui qui ricane :p)

_ C'est pas un scoop. Tout le monde sait que c'est stressant un mariage, et question stress Bella a eu sa dose cette année.

_ Habile façon de me rappeler que je suis un sombre connard. Merci mon pote ! Crachai-je.

_ T'es désespérant mec, c'est pas ce que j'ai dit. J'ai simplement dit que Bella aspire simplement à plus de calme et ta sœur ne l'aide pas.

Je fermais ma gueule, de toute façon il n'avait pas tort sur le fond, même si je n'avais pas envie de lui faire le plaisir de confirmer. Nous entrâmes dans la réserve et je garai la voiture. Emmett et les autres étaient tous appuyés au 4X4 de ce dernier.

_ Tu t'traînes Edward, bientôt ta mère ira plus vite que toi en voiture !

_ Ta gueule Emmett.

_ Ça t'réussit pas d'dormir sur le canapé. Y a pas qu'tes lombaires qui en souffrent. S'esclaffa-t-il. (N/Spuffy : connard !)

J'allais pour lui en coller une juste par principe, et surtout pour lui prouver que ma vie privée était justement privée. Mais Lucas qui avait senti le coup venir, posa ses larges mains sur mes épaules pour m'arrêter.

_ Le canapé, hein ? Grimace Hot.

Oui le canapé bordel ! J'avais retrouvé mon oreiller devant la porte de ma chambre avec un « joli » caleçon. Merde comment on en était arrivé là ? En réfléchissant, jamais Bella ne m'avait éjecté de notre chambre et Dieu sait que ce n'est pas les engueulades qui manquaient au compteur. Je soupirai longuement au moment où Jacob arriva avec Sam. Je fronçais les sourcils, surpris de le trouver là et pas à son bar. Il me donna une forte accolade et sourit.

_ J'ai été viré de mon propre bar. Sourit-il en réponse à ma question silencieuse. Un rapport avec le surplus de testostérone, il me semble. Emily s'en occupe.

_ Merde ! Grimaçai-je.

_ Décidément, les mecs sont à l'honneur. Marmonna Jazz.

Quelques heures après le coup de téléphone de So à ma sœur, Alice avait appelé Jazz en larmes, mais surtout très en colère. Elle ne saisissait pas pourquoi tout le monde se liguait contre elle, et quand Jasper avait tenté de lui expliquer, elle s'était mise à hurler que si elle faisait tout ça c'était pour nous, parce qu'elle nous aimait. Elle avait raccroché violemment et depuis plus de nouvelles.

_ C'est la pleine lune. Se moqua Jacob. (N/Spuffy : tu sors !)

_ Commentaire très rationnel pour un psy. Sourit Lucky.

Nous avançâmes au bord de la plage pour nous installer autour du feu. Jared, Paul et les autres étaient déjà là, certains avec une guitare à la main. Je passai une main nerveuse dans mes cheveux avant que Sam fasse la distribution des bières. J'essayais de me sortir Bella de la tête, mais rien à faire. Je pris mon portable pour regarder si elle m'avait envoyé un message, mais il n'y avait absolument rien, le néant. J'hésitais un instant à lui en envoyer un, mais me ravisai au même moment, me contentant de boire ma bière.

_ On fait quoi pour ton enterrement de vie garçon ? Demanda Jasper.

J'étais un peu pris au dépourvu, ne m'étant franchement pas posé la question. Je me tournais vers Lucas et Emmett.

_ Faut demander à mes témoins.

Comment se débarrasser d'un problème en une leçon !

_ J'en sais rien, on n'a pas vraiment eu l'temps d'en discuter ! Avoua Emmett. Une idée ?

_ Des strip-teaseuses ? Offrit Lucky. (N/Spuffy : c'est bien son genre tiens !)

_ J'crois pas que louer les services d'une strip-teaseuse arrange nos affaires. Grimaçai-je.

_ J'crois pas non. Confirma Emmett.

_ On peut faire ça au bar ? Proposa Sam.

_ Si ta femme t'en autorise l'accès. Plaisanta Hot.

_ Le surplus de testostérone ne concernait que vous les gars, les filles ont envahi le bar. D'ailleurs pas d'souci de sifflement d'oreilles ? Ricana Sam.

_ Rha merde !

_ Comme tu dis Emmett. Marmonnai-je.

_ L'avantage c'est qu'on sait où elles sont ! Rationalisa Hot. (N/Spuffy : ça c'est parce qu'Anni s'est chargée de te bourrer le crâne avec le bar mais…. :p)

Je pensais sincèrement qu'on était assez dans la merde comme ça, surtout moi.

Rose allait bien finir par perdre son dernier kilo, et lâcher du lest à Emmett, mais pour Bella et moi ça s'annonçait un peu plus compliqué. Pourtant il fallait bien que je tente d'arranger la situation. Merde on allait se marier et je ne me voyais pas passer ma nuit de noce seul et encore moins organiser les choses de mon côté sans Bella et inversement. Cette histoire commençait vraiment à me prendre la tête. Je me levai, ôtai mes chaussures avant d'aller me tremper les pieds dans l'océan. (N/Spuffy : merde, j'étais en train de me caler dans le canapé pour commencer mon matage en règle !) (N/caro : tu l'feras plus tard :p ) J'allumai une cigarette, et me sentis encadrer par Lucas et Jacob. Je tournai la tête vers chacun d'eux en soupirant.

_ Même les morpions s'accrochent moins que vous deux. Déclarai-je.

_ On est là pour te donner un coup de main. Exposa Jacob.

_ Qui te l'demande ?

_ Toi en m'appelant hier.

_ J'trouvais ça louche que tu ne poses aucune question au téléphone.

_ Mouais.

Nous avions tous les trois les pieds dans l'eau. Lucas n'avait toujours pas ouvert la bouche, en même temps ce n'était pas comme si j'ignorais ce qu'il pensait de toute cette histoire.

_ Résumons la situation : tu t'es engueulé avec Bella pour changer (N/Spuffy : hum hum, j'allais le dire) à cause de ta sœur, et son besoin maladif de tout régenter. Ensuite quand elle t'a exposé son envie de sortir entre fille, tu lui as demandé pourquoi alors que toi-même tu ne lui avais pas expliqué que tu faisais une sortie entre potes ?

_ P'tain j'ai déjà mal à la tête et j'ai pas encore bu. Intervint Lucas.

_ Résultat, elle ne te parle plus et tu couches sur le canapé moins de dix jours avant votre mariage. Ça craint du boudin mon pote. Analysa Jacob.

Je tirai sur ma clope et me pinçai l'arête du nez nerveusement. C'est sûr que dit comme ça, la situation semblait vraiment désespérée.

_ Donc ? Demanda Lucas en me regardant.

_ Donc quoi ? Je suis sensé faire quoi ? Enlever Bella pour qu'on se marie à Las Vegas avec un pasteur déguisé en Elvis ? (N/Spuffy : c'est presqu'une bonne idée !)

_ Bien-sûr que non, vous devez vous réappropriez votre mariage. Exit la soeurette ! Bella doit vous sentir tous les deux investis dans ce mariage. C'est vous qui allez faire le grand saut, pas ta sœur et même si ça ne lui plaît pas, elle pourra toujours faire ce qu'elle veut pour le sien.

_ Si c'était aussi simple Jacob. Marmonnai-je.

_ Ça l'est. Bella a accepté ta demande parce qu'elle savait que ça te tenait à cœur.

Lucas me lança un regard du style : Bah tu vois j'avais raison ! Je le fusillai du regard.

_ Oh toi ça va ! M'emportai-je.

_ Ça passe mieux si c'est le psy d'service qui t'le dit ?

_ Lucas tu m'em...

Je laissai la phrase en suspens, car j'allais sûrement regretter la fin de ma phrase. J'écrasai ma clope dans le sable avant de la récupérer et de l'enfourner dans mon paquet.

_ Je n'veux pas faire d'la peine à Alice. Expliquai-je.

_ Bah c'est pour son bien et celui d'ton couple. Merde tu culpabilises d'avoir laissé ta sœur pendant toutes ces années, on peut comprendre. Mais ce n'est pas une raison pour lui céder tous ses caprices. Alice a passé l'âge de taper du pied, il est temps qu'elle grandisse elle aussi ! Martela Jacob.

Putain, j'avais l'impression d'être un soldat pris entre deux feux, d'un côté ma sœur et son artillerie lourde et de l'autre ma future épouse avec tous les arguments que ça impliquait. Je commençais à me demander si ce mariage était une bonne idée finalement, même pour aller de l'avant. Je rallumai une clope et Lucas m'offrit une seconde bière en récupérant celle qui était vide. J'acquiesçai plusieurs fois de la tête.

_ Donc quoi que je fasse, j'ai le cul entre deux chaises. Mais à la différence de ma chère petite sœur, Bella est sur place et j'ai une semaine avant que la furie débarque. Moralité, je m'occupe de Bella maintenant et verrai pour Alice quand elle reviendra.

_ Alléluia ! Alléluia ! Exagérait Lucas en lançant ses bras vers le ciel à la manière d'un pasteur enflammé.

_ Ouaip ! Approuva Jacob plus sobrement.

Je sortis mon portable, déverrouillai l'écran et envoyai un texto à Bella :

« Je t'aime, tu me manques ».

Je ne m'attendais pas à une réponse, je souhaitais simplement tenter d'apaiser la situation. Je rangeai mon portable et haussai les épaules.

_ Advienne que pourra. Lâchai-je.

Nous retournâmes autour du feu pour nous réinstaller. J'écoutais Hot qui déblatérait des histoires du passé.

_ ...Et là, on se demande mais putain qu'est-ce qui s'passe dans cette baraque de merde ? ! On entend de drôle de bruits métalliques, ça ne ressemblait pas à des bruits d'armes à feu. On f'sait pas les fiers, mais fallait bien qu'on rentre dans cette baraque à la con. Edward et moi on s'positionne de chaque côté d'la porte, Lucas est au milieu, Cookie et Lucky font l'tour de la maison. On prévient en arabe qu'on rentre et qu'on est armé. Lucas défonce la porte, on le suit et là...Hot éclate de rire et nous aussi. Oh putain et là on est littéralement agressé par une tonne de casseroles, de poêles à frire, de casseroles, je parle même pas d'une femme qui était montée sur un meuble pour bondir sur le dos d'Lucas afin d'lui taper d'ssus avec une espèce de cuillère en bois en le traitant d'barbare. S'esclaffa Hot.

_ Quand on est arrivé par derrière, elles leur balançaient des assiettes et d'la farine tout en hurlant au meurtrier, à l'assassin. On n'a dû tirer deux fois en l'air pour qu'elles se calment. Rigola Lucky.

_ Ça a commencé à s'arranger quand l'interprète est arrivé. Il a expliqué qu'on ne leur voulait pas d'mal, que c'était juste un contrôle. Du coup elles ont discuté entre elles et se sont confondues en excuses avant de nous offrir des gâteaux à la cannelle. On voulait r'fuser mais l'interprète nous a expliqué qu'elles prendraient sûrement ça pour une insulte. Conclus-je.

_ Ouais et pour finir on leur a réparé leur porte d'entrée. Expliqua Lucas hilare.

_ Autant dire que tout le monde s'est foutu de notre gueule en nous voyant enfariné, l'histoire n'a pas tardé à faire le tour du camp. Déclara Hot.

Tout le monde se mit à rire, les uns en revoyant la scène, les autres simplement en l'imaginant. Finalement il n'y avait pas que de mauvais souvenirs et c'était à moi de faire le tri, la thérapie servait aussi à ça. Je rigolais de bon cœur avec les autres alors que la viande grillait sur le feu. La bière coulait à flot ainsi que les souvenirs.

BELLA POV

Pas envie de sortir, mais vraiment pas ! Les filles m'avaient traîné de force jusqu'au bar de Sam. La soirée détente sans mâles ne s'annonçait pas terrible. Je n'étais pas d'humeur.

Ma dispute avec Edward accaparait le moindre rouage de mon cerveau. Je regrettais même de l'avoir foutu à la porte de sa propre chambre, mais je n'avais vraiment pas apprécié son ton, et sa façon de me dire qu'il avait besoin d'air.

Après tout je n'étais pas pour ce mariage au début, c'était lui qui avait insisté ! De mon côté je trouvais cette institution désuète et ma croyance en Dieu depuis la mort de ma mère était très limitée. Je ronchonnais au-dessus de mon verre tout en observant le liquide. Comme si j'attendais quelque chose qui ne se produirait pas de toute façon. Mais bon dieu ! Comment osait-il exiger de savoir où j'allais alors qu'il ne m'avait même pas fait part de ses projets de sortir avec ses amis ! ? Cette histoire de mariage me donnait l'impression de plus nous séparer qu'autre chose, et Alice...

Je soupirai longuement. Merde elle aussi allait finir par me dégoûter de cette institution même si nous n'avions plus eu de nouvelle depuis le coup de téléphone de So. Elle devait nous détester et même pire encore. Ce n'était pas mon intention de lui faire de la peine, mais elle avait vraiment abusé cette fois.

_ La Terre appelle Bella ! Youhou ! Bells ! Me héla So.

_ Oh...euh...désolée vous disiez ?

_ Que ça devrait être une période de fête pour toi, tu devrais être heureuse et pas ruminer comme tu l'fais.

_ Je suis au comble du bonheur So. Déclarai-je d'une voix morne.

_ On l'voit tout d'suite, ça saute aux yeux. Sourit Emily.

_ Désolée, je suis pas de très bonne compagnie, je ferai peut-être mieux de rentrer.

_ Ah non ! Explosa Rosalie. On est là pour penser à autre chose, il est hors de question que tu nous lâches alors que c'est toi qui m'a convaincue de venir.

_ Rosalie a entièrement raison. Tes soucis avec Edward ne sont pas aussi insurmontables que tu le penses surtout en comparaison de ce que vous avez vécu.

Je m'accoudai à la table et posai mon menton dans mes mains en soupirant à nouveau.

_ Sérieux ? J'en sais rien Anni, plus ça devrait être simple et plus c'est compliqué. Il a dormi sur le canapé. Soupirai-je.

_ Simplement parce que tu lui as foutu son oreiller sur l'pallier ! Intervint So.

_ Il aurait dû tenter de réintégrer la chambre ! Grognai-je avant d'avaler mon verre tequila.

_ Bah voyons ! Tu l'vires et il aurait dû essayer d'rev'nir. Très logique ton truc Bella. Désapprouva Rosalie.

_ Il aurait dû au moins essayer ! Rageai-je.

_ Il a peut-être pensé que tu voulais être seule un instant. Tenta Emily.

_ Edward sait parfaitement que je déteste dormir sans lui, ça me rappelle trop d'choses ! Expliquai-je.

_ Merde Bella ! T'avais qu'à le lui dire ! Il peut pas d'viner. C'est un mec, ce qui est logique pour nous ne l'est pas forcément pour eux ! Me contredit So.

_ C'est lui qui avait besoin d'air ! Après tout je lui en ai donné ! En plus il m'a traitée d'enfant.

_ Nan, il a dit que tu faisais l'enfant. Nuança So.

_ C'est du pareil au même ! M'exaspérai-je en me levant.

Je pris la porte et la claquai de toutes mes forces avant de m'écrouler sur un des bancs face au bar. Je levais la tête et observais les étoiles en y cherchant une réponse quelconque. J'avais beau me remémorer les événements, je cherchais à quel moment tout avait dégénéré. Je me tournai vers celle qui venait de me rejoindre : So avec deux verres et une bouteille de Tequila. Elle posa sa bouteille et ses verres sur la table de pique-nique et nous servit. Elle trinqua dans mon verre et avala le sien d'une seule traite, je l'imitai tout en grimaçant.

_ Bella, tu veux qu'j'te dise t'es une des personnes les plus gentilles et les plus avenantes que je connaisse. Mais t'es aussi une des femmes les plus compliquées que j'ai jamais rencontrée. Soupira-t-elle.

Je haussai les épaules, pas véritablement certaine de savoir où elle voulait en venir.

_ Et ?

_ Et ? Tu déconnes. Edward est prêt à faire n'importe quoi pour toi et tu le sais. Je peux comprendre que tu sois stressée, que cette année a été dure pour toi, mais une chose que je ne saisis pas c'est pourquoi tu n'acceptes pas simplement le bonheur qui s'offre à toi. Alice est un problème certes, mais ce n'est pas LE problème. Insista-t-elle.

Mon portable se mit à vibrer. Je soupirai à nouveau en regardant le nom de l'expéditeur. J'hésitais un instant. So m'arracha le portable des mains et ouvrit le message avant de me le lire à haute voix.

_ « Je t'aime. Tu me manques. » Eh bien pour quelqu'un qui a besoin d'air, il se pose bien là. Ironisa-t-elle.

Je récupérai le portable et le rangeai, j'aurais dû lui répondre, mais j'ignorai quoi lui écrire. So passa un bras par-dessus mon épaule tout en nous servant un autre verre. Je n'attendais pas plus longtemps avant de l'avaler et nous rentrâmes à l'intérieur afin d'y retrouver les autres. Anni se décala de sorte à ce que je me retrouve entre So et elle, face à Rosalie et Emily. Elles me fixaient toutes, je mordillais ma lèvre inférieure.

_ Ok, j'ai compris. J'irai lui parler dès qu'il rentrera. Abandonnai-je.

_ Trois jours pour en arriver là.

_ Ouais Anni, trois jours sans s'envoyer en l'air tu devrais dire ! Ça doit être un r'cord ! S'esclaffa So.

Je baissais la tête rougissante jusqu'à la racine des cheveux. Même si c'était vrai, il était hors de question que je leur avoue. Cependant c'était inutile de leur dire vu qu'elles redoublèrent d'hilarité. La tequila coulait, mais je restais tout de même aussi raisonnable que possible, je ne m'imaginais pas être ronde comme une queue de pelle pour parler à Edward. Juste gaie suffisait amplement. Je n'allais tout de même pas affronter les armées de Satan, juste l'homme que j'aimais le plus au monde.

_ Alice m'a laissé organiser ton enterrement de vie de jeune fille. Déclara So. Elle peut pas être sur tous les fronts.

Elle avait ponctué sa phrase par un clin d'œil.

_ Alors on fait quoi ? S'impatienta Rosalie.

_ Secret défense, même Alice n'en sait rien. Rigola So.

_ Mais euh pourquoi tu l'as dit alors ?

_ Juste pour vous faire mariner ma p'tite Anni.

_ Là c'est moins drôle. Bouda Anni. (N/Spuffy : +1 !)

_ Est-c'que quelqu'un sait ce que font les mecs ? Demanda Emily.

_ Aucune idée, d'après ce que m'a dit Lucas, ils n'avaient rien décidé.

Je haussais les épaules, je ne m'étais même pas posée la question et encore moins pour ma soirée. Je me calais confortablement dans la banquette. Emily augmenta le son de la musique, j'avalais ma quatrième tequila et je commençais tout juste à me détendre.

LUCAS POV

Ok, tous les mecs de la Push s'étaient barrés excepté Sam, Jacob et Paul. Ils avaient à priori d'autres occupations que de nous tenir la bavette. (bavette : parler) Edward avait décidé de boire plus que de raisons. Il était passé directement de la bière au whisky. Pour la raison j'avais plus qu'un doute : il regardait souvent son portable attendant certainement un message de Bella. Bon dieu quelle catastrophe tous les deux, il avait fallu qu'ils trouvent un moyen de se faire la gueule moins de dix jours avant le mariage !

J'avoue que je ne comprenais pas vraiment, ils avaient tout pour être heureux, alors pour quelles raisons obscures s'empêchaient-t-ils d'être heureux ou d'en profiter ? Edward lançait de mauvais regards de temps à autres à Paul. Il n'avait toujours pas digéré le fait qu'ils aient couché ensemble, même si c'était avant qu'ils se mettent en couple. J'avais moi aussi une dent contre Paul, enfin si on veut. C'est lui qui m'avait quand même permis de m'ouvrir à So cette nuit-là. J'ignorai si Paul avait senti le malaise mais il se leva pour partir.

_ T'as raison...tire-toi...Bella est à moi ! Grogna Edward.

_ Ok mon pote, il serait plus que temps d'arrêter les frais. Proposa Emmett en tentant de lui arracher la bouteille des mains.

Paul ne releva pas. Il avait sûrement conscience que ce n'était pas franchement le moment de provoquer Edward. Emmett luttait toujours pour récupérer la bouteille, mais le major Sex s'accrochait à elle comme un marin à sa fille de joie. Je tentais de tirer sur les bras de mon pote.

_ Lâchez-moi tous les deux ! Foutez-moi la paix ! Harangua-t-il.

_ Je suis pas certain qu'ma sœur apprécie de te voir comme ça !

_ Bof, elle veut pas m'voir du tout d'toute façon ! Contra-t-il.

J'étais en train de me souvenir de la dernière fois que je l'avais vu prendre une cuite pareille, et putain ça remontait. Le major était vraiment dans un sale état.

_ Ça n'arrangera rien.

_ Y a personne qui t'a sonné Freud ! Pas d'Bella, pas d'chocolat ! Ricana Edward nerveusement.

Hot croisa mon regard et grimaça. Il fallait vraiment qu'on lui retire cette bouteille des mains avant qu'il ne s'enfonce encore plus ou pire qu'il finisse en coma éthylique. Personne n'avait eu le temps d'intervenir qu'il avait arraché la bouteille des mains d'Emmett et qu'il se l'envoyait au goulot en essayant d'en avaler le plus possible. Au moment où il rabaissa la bouteille, Hot lui plaqua les épaules tandis que je récupérai la bouteille pour la rendre à Sam.

_ Hey ! Vous...vous...êtes pas drôle !

Edward tenta plusieurs fois de se remettre sur ses pieds avant d'y arriver. Son corps se balançait dans tous les sens menaçant à chaque fois de tomber.

_ J'vais faire du café. Proposa Sam en se levant.

_ D'après moi, fais plusieurs cafetières mon pote.

_ Je veux pas de...de café. Je veux Bella ! Hurla-t-il en fusillant Hot du regard.

Il trifouilla dans sa veste pour en sortir son portable, il s'acharna un moment pour déverrouiller son écran.

_ Bella. Répéta-t-il.

Je me levais d'un bond et lui pris son portable des mains.

_ Nan mon pote, j'te jure c'est pas l'moment d'lui passer un coup d'fil. Déclarai-je.

_Tu vas avaler un peu de café, et on rentre. Affirma Jasper.

_ Pas sans Bella !

_ J'suis certain qu'elle est déjà à la maison. Tenta Emmett.

Il s'assit sur un tronc en bois flotté.

_ Elle veut pas m'parler ! J'veux Bella.

_ Et dire que c'est Bella qui fait l'enfant. Soupira Jasper.

Je m'éloignais un peu du groupe pour téléphoner afin de savoir comment ça se passait pour elles.

_ Salut toi. Répondit So.

_ Salut. Comment va d'ton côté ?

_ Pas trop mal, j'ai eu une p'tite discussion avec Bella, elle a promis de lui parler dès qu'il rentrera.

Je grimaçai en regardant Edward à moitié affalé sur son tronc répétant qu'il voulait Bella.

_ Là j'suis pas certain. Edward est cuit, enfin il a pris une cuite monstrueuse.

_ Qui Edward ? Rigola-t-elle. J'ai un peu d'mal à l'croire.

_ Ouais j'sais, mais j't'assure que c'est pas une blague.

_ Bien...concrètement on fait quoi ?

_ C'est à moi que tu d'mandes cher maître. J'suis pas très doué avec les êtres humains.

_ Mais tu t'y connais en cuite. Me coupa-t-elle en riant. J'déconne, tu connais très bien Edward, et tu te débrouilles pas mal avec les êtres humains.

_ Il est malheureux. Expliquai-je.

_ Bella aussi. Avoua-t-elle doucement.

_ Il veut pas partir sans elle. On pourrait certainement l'obliger, mais j'ai vraiment pas envie d'me battre avec lui et encore moins ce soir.

_ J'comprends, j'explique la situation à Bella et on arrive.

_ Ok...So ?

_ Ouais ?

_ Je t'aime.

_ Moi aussi.

Je raccrochais et retournais vers mes potes. Edward était carrément allongé sur le tronc et scandait le nom de Bella. Je fis signe aux autres de nous éloigner de quelques mètres pour leur parler.

_ J'ai prévenu So, elle ramène Bella.

_ T'es sûr que c'est une bonne idée ? Demanda Hot.

_ T'as envie d'te battre avec lui ce soir ?

_ Pas particulièrement.

_ Sans compter que les coquards ça f'rai tâche le jour du mariage. Intervint Lucky.

_ Qu'en pense Docteur Freud ? Demanda Jasper à Jacob avec un clin d'œil.

_ J'pense que s'il ne voit pas Bella, il va en venir aux mains. Déjà que c'est pas passé loin avec Paul, il est dans la provocation. Est-ce qu'il prend des anxiolytiques ?

_ Euh...

Je regardais tout le monde, j'étais certain qu'Edward n'aimerait pas qu'on en parle.

_ On est en famille. Me rappela Jasper.

_ Oui.

_ Donc ce qui explique sa cuite monumentale. Ce n'est pas vraiment conseiller de boire autant avec ces médicaments.

_ C'est grave ? S'inquiéta Emmett.

_ Non, seulement pour son crâne demain matin.

Un soupir de soulagement nous parcourut tous en même temps.

_ Je vais attendre les filles à l'entrée. Expliqua Emmett.

_ Je t'accompagne. On les ramènera à la maison. Proposa Jasper.

_ Tu veux qu'on reste ? Me demanda Hot.

_ Nan c'est bon, rentrez. So a pris la voiture donc on s'en servira pour rejoindre la maison.

Emmett et Hot se donnèrent un bon coup dans l'épaule avant de partir.

_ Pas la peine d'être dix mille, tu as raison.

J'acquiesçai face à la remarque de Jacob et me tournai vers Edward, enfin assis. Sam était en train de lui tendre une tasse de café.

_ J'suis certain que t'as pas envie que ta future femme te voit comme ça.

Il grimaça au moment où le liquide toucha ses lèvres mais l'avala d'une traite. Sam lui versa une autre tasse avant de lui offrir un morceau de pain. Je les rejoignis et observai Edward.

_ Où qui sont les autres ? Demanda mon meilleur pote.

_ Rentrés.

_ Je veux...

_ Bella, je sais. Le coupai-je. Si tu veux la voir mange ! Ordonnai-je.

Il croqua dans le pain sans grande conviction mais mangea contraint et forcé. Je savais que les filles n'allaient pas tarder. Il avala encore un peu de café avant de repousser la tasse. Il se laissa glisser le long du tronc et s'assit sur le sable face à la mer. Sam déposa le thermos à café à côté de nous et nous laissa pour retrouver Jacob. Je m'installai à côté de lui.

_ Tu t'es mis dans un bel état.

_ C'est...pour toutes les fois où c'était...toi.

Je souriais et secouais la tête. Le pire c'est qu'il avait raison vu le nombre de fois où il m'avait ramassé.

_ Exact, c'est un bon retour des choses.

_ Ouais.

_ J'ai déconné...Confessa-t-il.

_ Mouais, on l'a tous fait, ça prouve que t'es pas parfait Major. C'est assez rassurant je trouve.

_ T'es jaloux de ma...perfection.

_ Sûrement. Ricanai-je.

_ Bella...je l'aime...mais...

_ C'est compliqué, je sais mon pote. Souris-je en lui donnant une tape amicale dans le dos.

Mon portable m'annonçait que So et Bella étaient enfin arrivées. Je me levais et les retrouvais sur le chemin.

_ Comment va-t-il ? S'empressa de me demander Bella, inquiète.

_ Ça va aller, surtout s'il arrête de mélanger médocs et whisky, et encore mieux si vous faites la paix. Il a besoin de toi.

_ Je sais. Expia-t-elle, les larmes aux yeux. Tout est de ma faute.

_ Faut pas exagérer quand-même, Edward est un grand garçon Bella. C'est pas toi qui lui as collé la bouteille dans les mains.

Je passai mon bras autour de So et l'embrassai tendrement.

_ A quel moment ça a dérapé ? Marmonna Bella.

Et j'étais certain qu'elle ne parlait pas de la soirée.

_ J'en sais rien, mais il est plus que temps de signer le traité d'paix. Affirma ma compagne.

_ Normal juste après l'passage des casques Bleus. Souris-je.

_ Merci d'avoir été là pour lui. Je prends le relais.

Bella se leva sur la pointe des pieds et embrassa ma joue. Je lui montrai du doigt le lieu où se trouvait Edward, elle acquiesça et partit le rejoindre. Je me tournai vers So qui posait sa tête sur mon bras.

_ Qu'est-ce-qu'on fait ? On rentre, ou bien on attend de voir ?

_ Ce n'est pas comme s'ils allaient s'entre-tuer, et puis Jacob et Sam ne sont pas loin. Je pense qu'ils ont besoin d'espace. Affirma-t-elle.

_ Ça tombe bien, j'ai d'autres projets pour ce soir. Sous-entendis-je.

_ Ah ouais...

Nous fîmes volte-face afin de retrouver la voiture. So me jeta les clefs que j'attrapais au vol et nous rentrâmes.

BELLA POV

Je m'avançais lentement vers le tronc d'arbre. Quand So m'avait expliqué la situation j'avais même cru à une blague. Bien sûr ça lui arrivait de boire, mais jamais au grand jamais au point d'être complètement saoul. Je me sentais véritablement coupable malgré ce que pouvait dire Lucas : si j'avais répondu à son texto peut-être que les choses auraient été différentes.

Plus mes pas me rapprochaient de lui et plus je trouvais la situation ridicule. Nous nous aimions et finalement c'était la seule chose à savoir, le reste était simplement du menu détail. Quoi qu'Alice c'était quand-même costaud comme détail. Il y avait Matt à prendre en compte, il commençait sérieusement à se poser des questions.

Je fis le tour du tronc et me plantai juste en face de lui gardant bien mes bras le long du corps avant de m'agenouiller devant Edward. Sa tête était penchée sur le côté. J'approchais ma main de sa joue. Au moment où mes doigts touchaient sa peau il sursauta légèrement et fronça les sourcils en m'apercevant.

_ Delirium tremens...rapide. Balbutie-t-il.

_ Je suis bien là, tu ne délires pas.

Je caressais sa joue tendrement. Dans quel état s'était-il mis ?

Il hésita un court instant à recouvrir ma main de la sienne puis sourit bêtement en réalisant qu'il ne rêvait pas.

_ Ma Bella. Soupira-t-il. J'suis bourré.

_ Ça je vois. Répondis-je en secouant la tête.

_ Hein qu'j'suis qu'un sale con ?

_ Edward, t'as juste pris une cuite, c'est pas la fin du monde. Je suis désolée. Expiai-je.

Il prit mes mains dans les siennes et m'attira tout contre lui. Je me laissais faire et posais ma tête sur son torse.

_ J'suis désolé, pas toi. Marmonna-t-il. C'est ma sœur pas la tienne.

Sa tête semblait trop lourde pour lui, je redressais la mienne et pris son visage en coupe. J'embrassais sa joue.

_ Je n'ai pas vraiment été cool avec toi ces derniers temps, et je pense que ta sœur a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Tu me connais, j'ai tendance à baliser pour un rien, et ce mariage et bien ça me terrorise. Débitai-je.

Il fronça les sourcils.

_ Oulà, l'es où l'café ? Trop vite pour moi.

Je balayais la plage du regard quand mes yeux tombèrent sur le thermos. Je lui servis une tasse et en profitais pour prendre une brioche et la lui tendre. Une fois fait je pris place juste à côté de lui, j'allais devoir attendre qu'il dessaoule un peu avant de lui parler. Merde pour une fois que j'étais prête. Difficile pour lui de contrer mes arguments dans cet état. Je décidais simplement d'attendre qu'il recouvre peu à peu ses esprits ma tête posée sur son épaule tout en observant l'océan. Edward fredonnait tout en avalant le litre de café ainsi que toutes les brioches qui étaient à proximité.

_ J'crois qu'ça va mieux.

Je regardais mon portable pour m'apercevoir que ça faisait déjà deux heures que So m'avait annoncé l'état d'Edward. J'ignorai totalement combien de temps ça pouvait prendre, en même temps c'était pas comme si j'étais pressée de mettre les choses à plat.

_ Tu es sûr ?

_ J'suis loin d'être sobre comme un chameau c'est clair, mais j'tiens la route.

_ Ok, je disais donc que je n'ai pas vraiment été cool avec toi ces derniers temps, et je pense que ta sœur a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Tu me connais, j'ai tendance à baliser pour un rien, et ce mariage et bien ça me terrorise. Répétai-je.

Il lève un index en l'air et à sa façon de faire je n'étais pas certaine qu'il ait vraiment eu l'esprit clair.

_ De un t'as pas été cool, c'est un euphé...euphé...misme.

_ Euphémisme ? Proposai-je en grimaçant.

_ Ouais...mais j'ai pas été mieux, et surtout pas assez à l'écoute. Un peu trop plongé dans le recrutement. De deux...ah ma sœur...à mi-chemin entre un lutin et un troll. J'aurais dû la r'cadrer. Soupire-t-il. J'te promets d'le faire. De trois...Il compta sur ses doigts. Trois, ouais toi, trois ! Articula-t-il. Terrorisée par l'mariage c'est ça ? Demanda-t-il en me regardant.

J'acquiesçais.

_ Bah on est pas obligé après tout. Poursuivit-il.

_ Pas obligé de ?

_ D'se marier. Dit-t-il gravement.

_ C'est pas ce que j'ai dit. Clamai-je.

_ J'rêve ou on a déjà eu cette conversation ? !

_ On l'a déjà eue.

Il leva les bras vers le ciel en signe d'incompréhension avant de se pincer l'arête du nez.

_ J'vois pas c'qui t'terrorise, je t'aime, et j'peux t'jurer que ça changera jamais, c'est bien pour ça qu'je veux le clamer haut et fort le jour de notre mariage.

_ Et si on s'plantait ? Couinai-je.

_ On s'plantera pas. Pas après tout c'qu'on a traversé. Affirma-t-il aussi nettement que possible. Mais on laissera plus les non-dit nous bouffer la tête.

Il m'embrassa tendrement et même si je n'appréciais pas vraiment le goût du whisky, ça m'avait trop manqué pour lui en faire la remarque. Je fis oui de la tête et déposais mes lèvres chastement sur les siennes pour sceller notre accord.

_ Bella ? Murmura-t-il.

_ Quoi ?

_ On a trois jours de sexe à rattraper. Déclara-t-il le plus sérieusement du monde.(non ! tu oses !)

_ Oh...et ?

_ C'est trop long. Murmura-t-il en posant ma main sur son sexe. Je bande. Sourit-il comme un ado.

_ Edward...pas ici. (N/Spuffy : sérieux ? ! il abuse….ou c'est elle qui abuse parce qu'elle hésite…je ne sais pas, je me tate…) (N/Caro : C'est Ed et Bella ils abusent dès qu'ils peuvent ! lol)

Je tentais d'ôter ma main de sa protubérance, mais il resserra sa prise, tout en bougeant les hanches pour se frotter. Je mordillais ma lèvre et regardais les traits de son visage.

_ Si ici, maintenant, tout de suite ! Ordonna-t-il.

_ Non, on pourrait nous surprendre.

_ Rien à foutre.

Une de ses mains ôta ma barrette de mes cheveux. Tandis que ses lèvres dévoraient mon cou, son autre main glissa sous mon top et empauma mon sein. Il nous fit glisser sur le sable.

_ Edward...

_ Tais-toi.

Sa bouche reprit le chemin de mes lèvres pour un baiser ravageur, une de ses mains s'aventura sous ma jupe et caressa l'intérieur de ma cuisse. Je gémissais, et mon dos s'arqua. J'aurais voulu lui dire d'arrêter, mais mon corps lui en avait décidé tout autrement. Seigneur qu'il m'avait manqué !

Il passa mon top par-dessus ma tête sans que je puisse ni veuille réagir. Sa bouche infernale couvrait ma poitrine de baisers délicats alors que tout mon être s'embrasait. Il fit remonter ma jupe, il s'agenouilla face à moi et tira avec force sur sa chemise qu'il déchira d'un coup sec. Je me redressais sur les coudes et restais complètement subjuguée par son geste. Toujours dans son élan il défit sa ceinture et ouvrit son jean puis recouvrit mon corps du sien. Ses cheveux étaient encore plus décoiffés que d'habitude.

Sa langue partit à l'assaut de mon cou et ses mains pétrirent mes hanches. Je n'étais plus capable d'énoncer un seul mot cohérent. Il devint sauvage et ses dents mordillèrent mon épaule. Mon corps s'arque-bouta et un soupir de contentement me parcourut. Ce qui l'encouragea. A nouveau, il réitéra l'opération sur un de mes mamelons. Son besoin était plus que réel comme s'il était pris d'une frénésie insatiable.

Mon esprit était dénué de toute logique surtout quand la chaleur de son torse recouvra ma poitrine. Il inversa nos positions et je me retrouvai assise sur ses hanches. Il se redressa, posa une main sur ma nuque et m'attira à lui. Sa langue vint à la rencontre de la mienne, la lutte charnelle commença. Aucune domination juste ce besoin de s'abreuver de l'amour de l'autre. Ses doigts détachèrent mon soutien-gorge avec dextérité, il griffa légèrement mon dos et ma tête plongea en arrière alors que ses lèvres s'emparaient de mes mamelons. Un millier de frissons me parcourut l'échine, je remuai le bassin à la recherche de cette friction tant désirée, frottant son membre durci par l'envie.

Je me détachais de son embrasse et déposais des baisers tendres sur son torse et son ventre. Il apposa sa main sur ma tête pour m'intimer de descendre. Je pris son sexe avec les dents à travers son boxer et il grogna de plaisir. J'attrapais les pans de son boxer et le fis glisser jusqu'à ses cuisses, puis embrassais son gland.

_ Bon dieu, oui ! S'exclama-t-il.

Je poursuivis mon aventure et le pris entièrement dans ma bouche, je creusais mes joues et me délectais de son membre avec application. Je pouvais aisément l'imaginer, sa tête rejetée en arrière, sa bouche entrouverte. Je m'enhardis et aspirai plus fort. Je posai une de mes mains sur ses abdominaux pour les dessiner et masturbai son membre de l'autre. Ses hanches se soulevèrent en même temps qu'il gémit. Je poursuivais ma tâche quand d'un coup il se redressa pour m'attirer à lui et m'offrir un baiser fiévreux. Il me retourna et plongea sa main dans ma culotte. Il caressa mon clitoris avec dévotion tout en m'embrassant. Je geignai contre sa bouche tandis que sa main s'activait sur le cœur de ma féminité, mon intimité débordait de suc, je me liquéfiais littéralement alors que mes jambes tremblaient sous le plaisir. Sa langue jouait sans cesse avec mes mamelons qu'il suçotait amoureusement. Au moment où la jouissance me terrassa il plaqua durement ses lèvres sur ma bouche pour étouffer mon cri. Il me laissa à peine le temps de me remettre qu'il me débarrassa de ma jupe puis se releva, tira sur mon bras pour que je le suive. Il me souleva, nu comme un ver puis me prit dans ses bras.

Je m'accrochai à sa nuque, éblouie par le reflet de la lune sur son visage. Il souriait comme un ado qui est prêt à faire une connerie. Et d'ailleurs en y réfléchissant bien avec le monde qui risquait de débouler à tout moment, il aurait fallu tout arrêter. Mais l'excitation de l'instant était tellement intense que c'était impossible. Il entra dans l'eau, tout en m'embrassant puis me déposa doucement. L'eau était fraîche, j'avais la chair de poule, il caressa mes bras avant de plonger dans l'eau. Je tournai sur moi-même à sa recherche, vu l'alcool qu'il avait ingurgité, je n'étais pas vraiment sûre qu'il soit maître de son corps, quand il remonta d'un coup face à moi. Je sursautai et il éclata de rire. Je passais mes bras autour de son cou, et nos langues se retrouvèrent à nouveau. Il ôta ma culotte et la balança vers la plage. Devant son regard carnassier je n'avais plus froid. Il posa ses mains sur mes fesses et me souleva avec une facilité déconcertante.

Il bougea légèrement les hanches pour me faire descendre sur son sexe, un râle de plaisir nous parcourut au même moment. Toutes les raisons de notre dispute s'envolèrent totalement comme par magie. Je resserrai ma prise sur sa nuque tandis qu'il me pénétrait lentement, je me soulevais légèrement pour le suivre dans ses mouvements, d'un même rythme, d'une même respiration, même le clapotis de l'eau s'était calé sur nous. J'avais fait totalement abstraction du monde qui nous entourait à cet instant précis, seul nous comptait. La passion reprit le dessus, nos corps s'imbriquaient l'un dans l'autre, sa verge tendue faisait des vas et viens puissants qui m'emplissaient totalement, je crus me liquéfier plusieurs fois. Mon ventre palpitait, et mon intimité pulsait de plus en plus fort. Mon cœur bondissait dans ma poitrine et malgré la fraîcheur de l'océan mon dos se couvrait d'une légère pellicule de sueur. Nos gémissements amplifiaient au fur et à mesure que le plaisir nous submergeait. Edward répétait qu'il m'aimait jusqu'à que sa gorge ne puisse plus articuler correctement. Quand la jouissance nous frappa, Edward m'embrassa violemment. Je sentis chaque partie de mon corps se raidir, j'avais la sensation de frissonner de l'intérieur. Je posais ma tête sur son épaule totalement éreintée mais comblée. Je pouvais entendre nos cœurs battre fortement d'une même impulsion. Il me maintint longuement dans cette position, humant mon odeur caressant mon dos.

Je frissonnai, il m'embrassa tendrement, et me reposa. Je pris sa main et courus jusqu'à la plage. Il s'effondra derrière le tronc et me prit contre lui. Je ne disais rien, je me contentais d'apprécier, le bruit des vagues, des oiseaux de nuit. Je n'avais aucune notion du temps qui s'écoulait mais je savais qu'il devait être très tard et Edward semblait sur le point de s'endormir. Je n'avais aucunement l'intention de me faire surprendre ici à l'aube. J'abandonnais ses bras sous ses protestations.

Je récupérai mon soutien-gorge, j'enfilai mon top et ma jupe mais impossible de remettre la main sur cette satanée culotte. Le néant. Je décrétais qu'elle était perdue corps et âme (N/Spuffy : la sadique en moi se frotte les mains des dizaines de possibilités qu'offre cette satanée culotte :p) (N/Caro : même pas ça m'étonne de toi^^). Je m'assis auprès de mon futur mari et embrassai son visage.

_ Allez, on rentre.

_ Non...suis bien là. Marmonna-t-il en essayant de m'attirer contre lui.

_ Sûrement, mais tu seras encore mieux dans notre lit. Le contrai-je.

_ Pas dodo sur le canapé ?

Je pouvais entendre l'espoir dans sa voix.

_ Non, retour dans ton lit. Dans notre lit. Chuchotai-je.

Je me redressai, attrapai le boxer et le secouai, puis le lui tendis. Il l'enfila sur la tête en ricanant. Seigneur je ne me souvenais pas qu'il y avait un deuxième effet après une cuite. Je me saisis du dit boxer et lui passai dans chacune de ses jambes. Je trouvais son jean et fis de même. Il avait la vitalité d'une huître. Je l'aidai à se remettre sur pieds et tentai de le tenir d'une main tandis que je remontais le tout d'une autre. Difficilement.

_ J'préfère quand tu m'déshabilles. Susurra-t-il. (N/Spuffy : bah voyons !)

Je ne relevai pas et le fis asseoir pour rattacher son pantalon. Je trouvai sa chemise, enfin ce qu'il en restait, et lui passai même si elle aussi était perdue pour la cause. Je lui mis ses chaussures et tirai sur son bras pour l'aider à se relever, j'avais l'impression qu'il pesait une tonne. Edward prit appui sur moi tout en chatonnant. Nous titubâmes, je me demandais où était passé l'homme qui me faisais l'amour encore tout à l'heure. J'ouvris la voiture côté passager et tentai du mieux que je pouvais de l'asseoir correctement. Il marmonna et dès que la portière fut fermée, sa tête retomba lourdement sur la vitre. Il était vraiment temps de rentrer, j'enclenchais la première. Il ronflait comme un sonneur. Je m'arrêtai aux portes de la villa en soupirant et m'interrogeant sur le nombre de marche avant d'arriver à notre chambre. La parcours du combattant pouvait commencer. Je n'eus même pas le temps de faire le tour de la voiture que Lucas et Hot avaient ouvert la portière.

_ Qu'est-ce-que...

_ On s'doutait bien que t'aurais besoin d'un coup d'main pour coucher c'grand dadet. Me coupa Hot.

_ Ouais, c'est qu'il est pas léger l'animal. Surenchérit Lucas.

_ Merci. Soupirai-je.

Lucas et Hot avaient sorti Edward de la voiture le prenant chacun par une épaule.

_ Aller mon pote, du nerf. Grogna Hot en le calant contre lui.

Edward releva légèrement la tête.

_ J'vous aime, vous êtes beaux. Déclara Edward.

_ Ouais, ouais mon pote nous aussi. On t'demandera pas c'que t'as fait avec cette pauvre chemise. Sourit Lucas.

_ Rien...j'ai simplement fait l'amuuuur à ma femme. Chantonna Edward.

_ J'ai toujours su que t'étais une véritable sauvage Bella. Ricana Hot.

_ Je décline toutes responsabilités, il s'est pris pour Hulk. Affirmai-je avec aplomb et sans rougir.

_ Quoi que bourré comme il est, ce serait même pas étonnant. Se moqua Hot en passant la porte.

_ Je suis plus...fort...beau et intelligent, z'êtes jaloux.

_ Là tout de suite, j'ai un gros doute en ce qui concerne la dernière partie. Soupira Lucas.

Nous montâmes l'escalier difficilement, en même temps vu la corpulence des trois gaillards le contraire aurait été très étonnant. Une fois arrivés à l'étage, ils prirent deux minutes. Edward se laissait littéralement porter par ces deux amis.

_ Bon dieu j'me souv'nais pas qu'il était si lourd Major Sex ! Grogne Hot

_ C'est l'poids d'mon matos dans mon calbute. Déclare Edward en riant.(ptdr)

Je levais les yeux au ciel, voilà que nous étions repartis à l'âge de pierre. Lucas se retenait de rire et Hot semblait sidéré. J'ouvris la porte de notre chambre, ils le posèrent sur le lit avant de regagner le couloir.

_ N'abuse pas de son matos encombrant. Railla Hot.

_ Jaloux Hot ! Pas beau d'bisquer !

Je leur souhaitai une bonne nuit et retournai voir Edward qui dormait déjà profondément. Je m'employai à le déshabiller comme je pouvais et pris une douche pour me dessaler avant un repos qui me semblait bien mérité.

La nuit avait été courte, du moins c'était l'impression que j'en avais. Edward dormait toujours, la tête enfouie dans l'oreiller. Je décidais de le laisser tranquille, je savais que le réveil serait bien assez difficile comme ça. Je quittai la chambre et descendis dans la cuisine. Elle était déserte, je me retrouvais face à la cafetière et me servis avant de m'installer sur la terrasse, les yeux rivés sur la forêt, appréciant la quiétude de l'instant. Je posais mes pieds sous mes fesses et soupirai longuement.

_ Dure nuit ? Demanda Esmé en souriant.

_ Mouvementée. Rectifiai-je.

_ Je sais.

_ Je n'en doute pas.

Elle s'installa juste à côté de moi sa tasse à la main.

_ J'ai eu l'impression de revoir le Edward d'avant son engagement. Expliqua-t-elle.

_ Je suis désolée. Grimaçai-je.

_ De quoi ? Tu ne l'as pas forcé à se saouler, et puis ça ne lui fait pas de mal de se lâcher un peu. Plaisanta-t-elle.

_ Je ne suis pas certaine qu'il voit ça de cette façon.

Elle fit tourner son café dans sa tasse et soupira longuement tout en ânonnant.

_ Certaines fois je regrette l'ancien Edward insouciant, celui qui se rebellait à la moindre contrariété, car même si cette période a été difficile et que mon fils était insupportable, il jouissait d'une certaine liberté dans son esprit qu'il a définitivement perdue. Il a appris à être consciencieux, responsable mais à quel prix ? Il est devenu tellement...

_ Chiant ? Vieux jeu ? Psychorigide ? Proposa mon frère en souriant.

Esmé éclata de rire une main devant sa bouche, Emmett avait cette facilité déconcertante à faire rire en toutes circonstances. C'était à la fois désarmant, énervant mais aussi réconfortant. Je me contentai de sourire tandis qu'Emmett s'installait juste à côté de nous. La maison commençait doucement à se réveiller, Matt nous rejoignit quelques minutes après son oncle encore à moitié endormi. J'aidais Esmé à porter le petit déjeuner et pris Matt sur mes genoux pour qu'il se réveille doucement. J'avais posé mon menton sur sa tête et le berçais. Il baillait tout ce qu'il savait et ne faisait pas trop cas de toute l'agitation qui régnait autour de lui. Une seule chose le réveilla totalement : la bonne odeur des pancakes de sa grand-mère. Il se redressa d'un bond et sauta de mes genoux pour s'asseoir sur la chaise d'à côté armé d'une fourchette et d'un couteau prêt à en découdre.

EDWARD POV

J'avais du mal à ouvrir les yeux. Ils étaient tout collé, mais une fois ouvert j'avais la sensation que la pièce tournait tout autour de moi. Je grimaçai, ma bouche était pâteuse comme si j'avais avalé un tube de dentifrice, mais pas vraiment à la menthe, plus rat crevé. J'étais désorienté, j'avais beaucoup de mal à savoir où je me trouvais et même comment j'étais arrivé jusqu'ici. (N/Spuffy : ça promet ! il va jamais se souvenir de leur moment torride sur la plage à ce rythme là !). Je me décidai à me lever, poussai sur mes bras et balançai mon corps sur le côté. Mon équilibre précaire me fit basculer vers l'autre côté et c'est au sol que je me retrouvais à examiner le plafond qui continuait ses looping infernaux. Je passais une main dans mes cheveux et ils étaient douloureux au possible. Merde, depuis quand je n'avais pas pris une cuite ?

Je décidai de tenter de me lever, je commençai par m'asseoir, puis tout en m'accrochant au lit j'arrivais à me stabiliser sur mes pieds. Je visualisai la salle-de-bain et réussis à entrer. Je pris appui sur le lavabo et m'observai dans la glace essayant de me rappeler des événements de la veille. La Push, la bière…le whisky…Bella…son corps…sa bouche… (N/Spuffy : ah non ! j'ai oublié ! c'est un mec, donc FORCEMENT il va s'en souvenir :p) (N/Caro : forcément ! mdr)

Merde ! Elle m'avait vu dans un état lamentable, et encore le mot était faible. J'arrivai même à me souvenir de ma mauvaise attitude envers Paul, Lucas et les autres. Je me sentis honteux d'un seul coup. Je secouai la tête et inspirai profondément avant d'ouvrir l'eau et de me glisser sous la douche. Je restai un long moment, sûrement pour repousser le moment où je devrais affronter les autres. Je sortis de la douche, enroulai une serviette autour de ma taille puis ouvris l'armoire à pharmacie. Je tombais nez à nez avec la boite d'anxiolytiques. Fallait être totalement débile ou désespéré pour ingurgiter autant d'alcool avec ces médocs. Je me fustigeai intérieurement et avalai deux cachets, me brossai les dents, puis allai m'habiller. Il était temps d'affronter les autres. Je posai la main sur la poignée de la porte, inspirai profondément et sortis.

Je descendis l'escalier et plissai les yeux devant l'attaque sournoise du soleil entre deux nuages. J'avais l'impression que ma tête allait éclater. Je me pinçai l'arête du nez et croisai les yeux de ma mère dans la cuisine. Je m'attendais à ce qu'elle fronce les sourcils pour me signifier qu'elle désapprouvait totalement mon comportement, mais à la place elle m'offrit un sourire chaleureux et une tasse de café avant de poser un verre avec de l'aspirine. J'acquiesçai, pas fier de moi.

La maison était silencieuse : au moins pour ma tête c'était bon signe. Je m'installai au comptoir de la cuisine et décidai de commencer à soigner ma tête avant de remplir mon estomac. Je sentis l'air vibrer juste à côté de moi, Lucas était tout sourire.

_ Mal aux ch'veux ? Questionna-t-il.

Je passai une main devant mes yeux, massai mes tempes avec le plat des mains et hochai la tête.

_ Et à part ta tête, ça va ? Demanda-t-il inquiet.

_ T'inquiète, si je mets mon égo de côté, ça devrait aller. Soupirai-je.

Ma mère s'éclipsa discrètement juste après avoir déposé un baiser sur mon front.

_ T'es pas le premier à prendre une cuite !

_ C'est vrai, mais je m'sens ridicule. Soupirai-je.

_ Ah je veux Bella…ça va me manquer. Rit-il.

_ Quoi ?

_ T'arrêtais pas de dire enfin de hurler : je veux Bella !

Je repoussai tout ce qui se trouvait devant moi et posai ma tête dans les bras en marmonnant. Dieu ! Je ne me souvenais pas de tout et dans un sens c'était préférable je pense.

_ En parlant de Bella, tu sais où elle est ? M'enquis-je toujours la tête dans les bras.

_ Matt voulait aller voir Charlie, elle l'y a conduit.

_ J'ai déconné, j'crois…Grinçai-je.

Je sentis la main de Lucas s'abattre sur mon dos et serrer mon épaule en me secouant doucement.

_ Edward, t'as aussi l'droit d'relâcher la pression. T'es qu'un Homme et la perfection n'existe pas. Ce n'est pas parce que tu as pris une cuite monumentale que la Terre va cesser de tourner.

Je ne voyais pas vraiment les choses de la même façon que lui. J'avais vraiment la sensation d'avoir agi comme un véritable idiot. Je vidai ma tasse de café sans rien dire, me sentant vraiment ridicule. J'entendis la porte d'entrée s'ouvrir, puis tournai mon regard, je me retrouvai face à Bella qui venait d'entrer. Lucas me donna une bourrade dans le dos puis se leva.

_ A plus !

Je l'observai s'avancer vers moi. Au moins elle avait un léger sourire. Je me sentais réellement merdique. Tout ce qui s'était passé me revint en mémoire. Je secouais la tête. Seigneur j'avais été pitoyable ! Elle s'accouda de côté au comptoir toujours en me regardant. Je serrai la mâchoire attendant que l'orage s'abatte sur moi.

_ Tu t'es assez reposé ? Demanda-t-elle.

_ Je…oui…désolé. Balbutiai-je.

Elle s'assit sur le tabouret juste à côté de moi et me prit la main.

_ Désolé pour quoi ?

_ Je me suis comporté comme un imbécile. Avouai-je.

Elle mâchouilla sa lèvre inférieure et fronça les sourcils. Elle semblait à la fois gênée et interloquée. J'ignorais si c'était dû à la cuite de la veille mais j'avais un mal fou à la déchiffrer ce matin. Bella grimaça légèrement. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle passe son bras autour du mien et que sa tête vienne reposer sur mon épaule. Je l'entendis soupirer alors que je fermais les yeux pour profiter de la douce chaleur de son corps contre le mien. Je ne bougeais pas, je ne voulais pas qu'elle interprète quoi que ce soit comme une forme de rejet. Je finissais par me demander si ces préparatifs de mariage allaient finalement créer le plus gros obstacle de toute notre existence. Ok…non, je venais de tomber dans une sinistrose totalement stupide.

_ Non…je crois que j'ai été foncièrement injuste avec toi. Je sais que tu n'es pas responsable des débordements de ta sœur, et je n'aurais jamais dû réagir de cette façon…c'est juste que…j'en sais rien, c'est comme si on vivait la préparation de notre mariage comme de simples invités. Désolée. Expia-t-elle.

Et je comprenais totalement ce qu'elle voulait dire par-là. Même si je n'appréciais pas tant que ça de courir chez le fleuriste, ou bien le traiteur, c'était notre mariage, une chose que l'on devait faire ensemble. Le constat était finalement assez lamentable on le subissait plutôt que de nous impliquer pleinement. Je posai ma tête contre la sienne et rejoignis son soupire. Comment j'avais pu laisser la situation nous échapper de cette façon ? Ce n'était certainement pas que de la faute d'Alice.

_ J'ai aussi réagi comme un con. Je crois qu'on a besoin d'une journée rien qu'à nous. Déclarai-je. On ne peut pas vraiment dire que nous avons été seuls depuis que nous sommes à Forks. Constatai-je.

Je le pensais réellement. Ce n'était peut-être pas d'une soirée entre mecs dont j'avais eu besoin, peut-être simplement d'un moment avec elle, sans frère, sœur, beau-frère, fils, mère…juste elle et moi comme il y a…merde, je ne me souvenais même pas de la dernière fois où nous avions été tous les deux. Je posais ma main sur la sienne.

_ Que proposes-tu ?

_ Un voyage dans le passé. Souris-je.

Je décidais de rester énigmatique, elle redressa la tête et m'observa un instant avant de me sourire et d'accepter d'un signe de tête. Je savais qu'elle ignorait où nous allions, mais je savais aussi qu'elle me faisait totalement confiance. J'embrassai son front et me levai.

_Ne bouge pas. Lui ordonnai-je.

Elle me suivit du regard mais resta à sa place. Je courus dans ma chambre et récupérai un vieux sac à dos au fond de mon armoire. Curieusement mon mal de crâne avait fini par s'envoler. Je rejoignis la cuisine et ouvris le frigo afin de prendre ce dont j'avais besoin pour un pique-nique. La matinée était déjà bien avancée et il était plus que temps d'y aller. J'attrapai nos vestes et pris la main de Bella dans la mienne. J'ouvris la porte de la voiture côté passager et invitai Bella à y entrer puis pris le volant.

_ Je suppose que tu ne me diras pas où nous allons ?

_ En effet, mais je pense que tu vas finir par deviner.

Elle fronça les sourcils et m'offrit la plus adorable des moues boudeuses. La voiture s'engouffra dans un petit chemin de terre. Je garai la voiture au bout du chemin, détachai ma ceinture et souris comme un idiot. Bella sortit de la voiture et je la rejoignis. Elle fit quelques pas et buta sur une racine, j'avais eu juste le temps de la rattraper.

_ La clairière ? Demanda-t-elle.

_ Ca se pourrait bien.

_ J'ai l'impression que ça fait des siècles.

_ Quelques années en effet.

Je m'en souvenais comme si c'était hier. Je venais d'avoir seize ans, Emmett avait été particulièrement chiant ce jour-là, lourdaud même, étonnant quand on le connait, bref…Il nous avait tapé sur le système toute la journée et nous avions décidé de nous planquer pour lui donner une bonne leçon. Nous avions pris le chemin sans trop savoir où nous allions atterrir et au bout d'une vingtaine de minutes nous étions tombés sur une clairière magnifique, lumineuse et reposante. Nous y avions passé l'après-midi sans même nous en apercevoir. Quand j'ai eu conscience de l'heure qu'il était nous étions redescendus et avions eu une très mauvaise surprise. Emmett nous avait cherchés partout et il était tellement désespéré qu'il avait fait appel au chef Swan pour nous retrouver. Ce fut un des plus grands moments gênants de toute ma vie.

Il était temps d'entamer notre ascension. Je tenais la main de Bella fermement dans la mienne, j'avais toujours peur que ses jambes lui jouent des tours surtout qu'elle passait plus de temps à observer ce qui se passait autour plutôt que ses pieds. Après qu'elle ait buté plusieurs fois sur différentes choses nous arrivâmes enfin. C'était comme dans mes souvenirs. Je ne pouvais pas m'empêcher d'être émerveillé par ce qui se trouvait face à moi, si lumineux et ces milliers de fleurs recouvrant le sol. Je serrai Bella dans mes bras et embrassai son front avec tendresse.

_ Wow ! S'exclama Bella. C'est encore plus beau !

Je dépliai la couverture sur laquelle s'installa. Elle souriait, à dire vrai c'était le cas depuis qu'elle avait deviné où je souhaitais l'emmener. J'avouais que je préférais allégrement ce sourire à la tension de ces derniers jours. J'aurais fait n'importe quoi pour que son sourire reste accroché à son visage. Je rejoignis Bella sur la couverture, elle demanda à se coller au plus près de moi. J'écartai mon bras pour qu'elle vienne s'y réfugier, elle ne se fit pas prier. Elle soupira d'aise et ferma les yeux, laissant le soleil illuminer son visage. Je ne pouvais détourner les yeux de ce spectacle, sa peau semblait lumineuse, quelques mèches de ses cheveux étaient auburn, brillantes. Elle était magnifique et elle m'appartenait. Je me penchai et embrassai son front.

_ Ma Bella. Murmurai-je.

Seul le chant des oiseaux venait perturber la quiétude de ce lieu, et c'était loin d'être désagréable. Mais l'absence de cris et des autres étaient une véritable bénédiction. Je les adorais tous, mais j'avais besoin, égoïstement peut-être, d'avoir Bella uniquement pour moi.

_ Alors, je suis désolée de remettre ça sur le tapis, mais on fait quoi pour Alice ? Questionna Bella.

Je m'allongeai et l'entraînai avec moi.

_ Je lui parlerai. Affirmai-je. Je vais l'appeler.

_ Depuis que So lui a parlé, c'est silence radio. Je ne voulais pas lui causer de peine.

_ Bella, j'aurais dû réagir immédiatement, à partir du moment où elle a décidé de tout régenter. Expliquai-je. Alice a besoin de comprendre que c'est notre mariage et que c'est à nous de décider de ce que l'on veut et s'il n'est pas parfait, ce n'est pas une fin en soi. Le monde, les gens, personne n'est parfait.

_ Et si elle nous en veut ? S'inquiéta Bella.

_ Ca ne durera pas, ça ne dure jamais avec Alice, mais de toute façon ce n'est plus une enfant. Il est temps que les caprices lui passent, même si elle est persuadée qu'elle le fait pour le bien de tous. On sait tous les deux qu'elle n'a pas de mauvaises intentions.

_ Je sais, c'est juste que par moment son excès d'enthousiasme est étouffant. Je ne veux pas du mariage du siècle, ni de l'année. Marmonna-t-elle.

_ Tu veux toujours te marier ?

Elle se redressa d'un seul coup, me fusillant du regard, comme si j'avais posé la question qu'il ne fallait pas. Je grimaçai, je n'avais vraiment pas envie de déclencher un nouveau conflit. La question m'intriguait, me travaillait.

_ Bien sûr ! S'outra-t-elle. Ok, j'avoue que ça m'angoisse, mais ce n'est pas parce que je ne veux pas me marier. J'ai juste peur de ne pas être à la hauteur, et si…j'en sais rien…je veux que ça marche Edward et je ne veux surtout pas qu'on se lève un matin avec plein de regrets. Confessa-t-elle.

Je posai une main sur sa joue tandis que je me soutenais de l'autre.

_ La seule et unique chose que je regrette et que je regretterai toute ma vie, c'est d'être parti loin de toi pendant toutes ces années. Déclarai-je avec sincérité.

Elle passa ses bras autour de mon cou et plongea son regard dans le mien.

_ Je veux juste me marier avec toi Edward Anthony Cullen et si on avait la possibilité de faire ça juste nous deux avec Matt dans l'instant je le ferais, malgré mes peurs et mes incertitudes. Parce que je t'aime au-delà du possible.

Je l'embrassais avec tendresse. Cette déclaration m'avait terriblement ému. Sa sincérité était si palpable que s'en était renversant. J'avais décidé qu'à partir d'aujourd'hui nous ferions les choses à notre façon, certes en s'appuyant sur notre famille et nos amis mais surtout sur nos désirs. Il restait moins de dix jours et je comptais bien en profiter pour préparer ce mariage avec Bella. J'avais décidé de laisser tomber le recrutement pour la boite de protection pour le moment et me consacrer totalement à Bella et à mon fils. Nous reprîmes nos places initiales. Je fermai les yeux et m'abandonnai à ce pur moment de bonheur sans nuages.

(N/Spuffy : OUI OUI OUI et ENCORE OUI ! Bisousssssssssssss ma gd soeurrrrr ) (N/Caro : Oui, oui promis je vous laisserai pas patienter un an ! mdr ! te nem p'tite sœur !)

J'espère que vous avez apprécié, dîtes-moi tout !

A très vite ! Basgi, ciao Caro !