Coucou, c'est ma première fic sur stargate atlantis et j'ai décidé de parler un peu de la vie d'un personnage délaissé : le Major Lorne. J'espère que vous aimerez.

Rencontre.

- Bip, bip, bip.

- Saleté de réveil, marmonne-je en abattant mon bras sur la table de nuit dans une tentative pour éteindre cet appareil maléfique, tentative qui se solde par un crashage en règle pour le dit réveil. Et merde.

Je me lève pour observer les dégâts et soupire devant leur étendue. Va falloir que j'essaye de réparer ce truc, je vais peut être demander à Oliver. J'attrape ma montre pour regarder l'heure et me précipite dans la salle de bain. Faut pas que je sois en retard ! Je ressors de la salle de bain, après une rapide douche, en essayant d'enfiler mon pantalon. Je sautille sur une jambe jusqu'à mon lit pour mettre mes chaussures. Je mets ma montre et regarde l'heure avant de sortir de ma chambre en attachant mes longs cheveux bruns. Trop longs peut être, faudrait que j'envisage de les couper. Je réfléchis quelques secondes sur le chemin du transporteur avant de décider de me rendre directement au labo sans petit déjeuner. Je ressors du transporteur dans une autre partie de la cité et me dirige vers le laboratoire où je travaille. Au détour d'un couloir, je percute quelqu'un et perds l'équilibre sous le choc. Une main se glisse alors dans le bas de mon dos et une autre saisit mon épaule puis elles me ramènent contre le corps de leur propriétaire m'évitant ainsi une rencontre brutale avec le sol. Je me retrouve alors blottie contre un torse musclé.

- Désolée, je ne regardais pas où j'allais, m'excuse-je en relevant la tête, me retrouvant face à deux magnifiques yeux bleus.

- Pas la peine de vous excuser, je ne vous avez pas vu non plus, s'excuse mon "sauveur" en me souriant.

- Tous les deux fautifs, donc. Vous m'excuserez Major, mais si je suis en retard McKay va m'engueuler.

- Pas de problème.

- … Major, vous pourriez me lâcher ?

- Oh euh oui, désolé.

- Au revoir.

- Attendez ! m'arrête le Major Lorne. Vous savez qui je suis mais la réciproque n'est pas vraie.

- Angela Davies.

- Davies ! Vous êtes où ? s'égosille McKay dans mon oreillette.

- Au revoir Major, dis-je en activant ma radio. J'arrive McKay, pas la peine de crier.

- Vous êtes en retard !

- Techniquement, pas encore. Et si vous persistez, je mets de la limonade dans votre café, ajoute-je en entrant dans le labo.

- Enfin quelqu'un qui a de la répartie ! s'exclame Sheppard ravi.

- Bon, on peut y aller Sheppard. Davies vous attendez ici pour recevoir les données que je vais vous envoyer.

- Quoi ? Je viens pas avec vous ?

- Non, j'ai besoin de vous ici.

- Vous allez mettre combien de temps pour arriver là-bas ?

- Comptez bien une heure.

- McKay ! J'aurais pu venir une heure plus tard ! Ça m'aurait évité de rater le petit déjeuner et de percuter le Major Lorne en arrivant !

- Oh, du calme. Je voulais être sûr que vous seriez là.

- Bon, moi je vais au mess. Bon courage Colonel.

- Merci.

Je sors du labo en bousculant volontairement McKay et m'éloigne sous ses protestations et les rires du Colonel.

- Davies !

- Quoi McKay ? râle-je en activant ma radio.

- Je pourrais vous renvoyer pour insubordination !

- Insubordination ? Bah voyons. De un, ni vous ni moi ne sommes militaires ! De deux, c'est au Docteur Weir de prendre ce genre de décision ! Et de trois, je suis votre collègue, pas votre assistante !..., Et puis pourquoi insubordination ?

- Vous m'avez menacé de mort, bousculé et vous êtes partie sans demander l'autorisation.

- Pauvre petit… Bon je vous laisse, bonne exploration.

- Soyez au labo à temps pour recevoir les données.

- Oui, je sais. Davies out, termine-je en désactivant mon micro.

J'entends McKay continuer à râler encore un moment dans mon oreillette puis abandonner, enfin. En arrivant au mess, je prends un plateau et commence à le remplir avec des céréales.

- Salut Angel, me salue James de l'autre côté du comptoir.

- Salut, comment tu vas ?

- Très bien. Oh attend,… Tiens je te l'ai gardé, dit-il en me tendant un berlingot de lait.

- Merci James. Qu'est ce que je ferais sans ma dose quotidienne ?

- Bon appétit et bonne journée.

- Merci, toi aussi.

Je continue à avancer et prends une bouteille de jus de fruit. Oh, des croissants ! Je tends la main pour en prendre un, mais je ne suis apparemment pas la seule à les convoiter et je heurte une autre main.

- Désolée, allez-y… Major, ajoute-je lorsque je relève la tête.

- Après vous… Vous n'étiez pas en retard ?

- Si, mais vous devez connaître McKay, il adore faire chier son monde.

- Oui, je sais… Hum, vous mangez avec moi ?

- Avec plaisir, accepte-je en lui adressant un grand sourire.

- Euh, par là, alors, me dit-il en me montrant le chemin.

Il m'amène à une table juste à côté des grandes fenêtres du mess et je m'assois en face de lui.

- Donc vous travaillez pour McKay ?

- Avec McKay. Mais oui malheureusement, je dois les supporter, lui et son ego surdimensionné. Je bénis les jours où il part en exploration et ceux où je peux travailler sans lui.

- Je crois que vous n'êtes pas la seule dans ce cas. Hé, comment ça se fait que vous ayez du lait ? Y en avait plus quand je suis arrivé.

- Et bien, vous voyez le petit cuisinier blond là bas ?

- Oui.

- Il s'appelle James et on est arrivé sur Atlantis en même temps. On a fait connaissance à bord du Dédale. Depuis quand il voit qu'il n'y a bientôt plus de lait et que je ne suis pas encore arrivée, il m'en garde un.

- Vous êtes là depuis quand ?

- Trois mois, pourquoi ?

- Je suis là depuis plus longtemps et j'ai pas d'ami comme ça.

- Tenez, dis-je en lui tendant mon berlingot après m'être servie.

- Non, c'est bon. Je survivrais sans.

- J'insiste j'ai pris ce qu'il me fallait… Je commence déjà à avoir une crampe.

- Merci… J'ai une question qui me taraude.

- Laquelle ?

- Comment vous me connaissez ?

- Qui ne connaît pas le second en chef ? Et puis y a les soirées poker entre filles aussi.

- …

- Qu'est ce que vous faisiez près des labos ?

- Je mettais au clair quelques points avec Sheppard. Pourquoi vous n'êtes pas partie en exploration avec eux d'ailleurs ?

- Parce que je dois analyser les données que McKay doit m'envoyer. Oh joie, tout ça parce que j'ai pas le droit de disséquer un des Jumper. On pourrait parler d'autre chose ?

- Bien sûr. Qu'est ce que vous voulez savoir ?

- Depuis combien de temps vous êtes sur Atlantis ?

- Presque un an mais je travaillais déjà au SGC depuis deux ans avant ça.

- Et vous croyez qu'on s'habitue un jour à vivre sur Atlantis ?

- Franchement ? Non. C'est trop…

- Bizarre, étrange, mystérieux ? propose-je.

- Mystérieux, oui. C'est le mot. Et encore, je suis sûrement moins dépaysé que vous.

- C'est vrai qu'entre les bancs de l'université et ça, y a un sacré fossé.

- Les bancs de l'université ? Excusez la question mais vous avez quel âge ?

- 25 ans. Pourquoi ?

- Et bien, comme vous travaillez avec McKay, je pensais que vous aviez fini les études.

- C'est le cas. J'enseigne la physique appliquée à l'aéronautique ; enfin, j'enseignais.

- Wooh. Vous enseignez déjà à 25 ans au niveau universitaire ? C'est plutôt impressionnant.

- C'est la réaction de toutes les personnes à qui je dis ça mais je pensais que ça impressionnerait moins ici.

- C'est vrai que vous êtes tous des petits génies ici, vous les scientifiques.

- Pas de notre faute, s'ils veulent les meilleurs… Vous faites partie de l'Air Force, c'est ça ?

- Oui.

- Vous avez déjà piloté un F-302 ?

- Oui, pourquoi, ces questions ?

- J'ai participé à leur élaboration. Alors ça fait quoi de voler avec ?

- C'est impressionnant. Ils allient vitesse, agilité et puissance. J'avais jamais volé à bord d'un appareil qui répond aussi précisément. On vous le doit un peu si j'ai bien compris ?

- C'est ça. Et les Jumpers ?

- C'est tout simplement fantastique la manière dont ils répondent à vos moindres pensées.

- Oh pitié, Major, ne l'engagez pas sur ce sujet. Elle est intenable dès qu'on parle de tout ce qui vole ! intervient Laura.

- De quoi vous parlez Cadman ?

- Rien, rien. Bonjour Angie.

- Salut Laura, comment tu vas ?

- Très bien. Et toi ?

- Si on oublie le fait que McKay m'a forcée à me lever plus tôt que nécessaire, ça va.

- Te plains pas, tu n'as pas été coincée dans sa tête, toi.

- Bonjour Major, bonjour Cadman.

- Meyers, le salue, à son tour Laura.

- Sergent. Docteur Parrish, ajoute le major Lorne alors que celui-ci s'assoit à la table. Est-ce que j'aurais droit à un matin tranquille sans que vous veniez squatter ma table ?

- Dans mon cas ce matin, ça n'a rien à voir avec vous Major. J'avais envie de voir Angie. Je savais pas que vous vous connaissiez.

- On vient de se rencontrer, c'est pour ça, explique-je en sentant mes joues se colorer légèrement.

- Oh laisse-moi deviner, tu lui es rentrée dedans.

- Oui. C'est si prévisible que ça ?

- Et pas qu'un peu. Tu fais quoi ce soir ?

- Ri_

- Davies, vous êtes où ? s'exclame McKay, encore.

- Une seconde. Qu'est ce que vous voulez ?

- On est arrivé, je vais bientôt vous envoyer les données.

- Vous avez couru McKay pour arriver aussi vite ?

- Bien sûr que non ! Vous êtes où ?

- Au mess, je pars tout de suite. Au plus tard possible, j'espère. Davies, out. Désolée, il faut que j'y aille, dis-je en me levant et en prenant mon plateau. Les données m'attendent. Et ce soir, je fais rien, ajoute-je en partant à reculons.

- Soirée poker alors, c'est Calamity Jen qui reçoit. Attention !

- Oups, dis-je en me retournant. Désolée, m'excuse auprès du militaire que j'ai failli percuter comme je regardais pas où j'allais. Au revoir, dis-je en agitant la main vers la table.

Fin.

Alors qu'est ce que vous en avez pensé ?