Titre : Quand magie et sciences se rencontrent

Chapitre : 00/12 + épilogue

Fandom(s) : Harry Potter/Fringe

Genre : Crossover, aventure

Word count : 2780 mots

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas mais ils sont la propriété de leur créateur respectif

Résumé : Quand Harry est mis au courant d'une menace planant sur les anciens membres de l'Ordre, il cherche à les prévenir. Mais quand l'un d'entre eux est un moldu, un scientifique de surcroît, les choses deviennent compliquées et il s'engage une véritable course contre la montre pour ne pas que Voldemort ne parviennent à ses fins.


Quand magie et science se rencontrent

Prologue (2780mots)

Harry tentait, tant bien que mal, de se calmer mais il ne s'agissait pas là d'une tâche aisée. Il fulminait encore après la lecture de la lettre qu'il venait de recevoir de Dumbledore, incapable de croire au détachement dont faisait preuve le vieux sorcier. Cela était tout simplement abject.

Finalement, il se laisser tomber en arrière sur son lit et prit une profonde inspiration. Il lui fallait agir, puisqu'il semblait que personne d'autre ne semblait décidé à prendre les choses en mains, mais il ne pouvait se permettre aucune erreur, trop de vies étaient en jeux. Non, il devait réfléchir et agir avec beaucoup de précaution. Ce qu'il lui fallait, avant tout, c'était un plan.

Il jeta un nouveau coup d'œil à la lettre qu'il tenait toujours entre ses mains, une phrase attirant son attention comme un aimant : Nous ne pouvons nous permettre de gaspiller notre temps et nos ressources à protéger des personnes qui ont fui cette guerre et qui ne sont peut-être même pas en danger.

Pas en danger ? Harry avait tout vu au travers des yeux de Voldemort. Il avait peut-être réussi à suffisamment bloquer son esprit pour empêcher toute intrusion tant qu'il restait éveillé, il ne pouvait toujours pas briser le lien qui avait été créé cette nuit, presque quinze ans auparavant, et il n'était pas rare que, une fois endormi, il se retrouve à observer les réunions de mangemorts, glanant ainsi d'innombrables informations sur les agissements du Seigneur des Ténèbres et ses futurs plans. Et ce qu'il avait entendu, il y avait une nuit de cela, avait été assez pour glacer son sang dans ses veines.

Voldemort avait été capable d'obtenir, probablement grâce à Queudvert, la liste de tous les individus qui, lors de la Première Guerre, avaient fait partie de la résistance, c'est-à-dire tous ceux qui avaient pris part aux réunions de l'Ordre du Phénix. Il avait alors promptement déclaré qu'ils devaient tous être éradiqués. Aucun d'entre eux, qu'ils aient rejoints à nouveau Dumbledore ou non, qu'ils soient encore en Angleterre ou non, ne devait en réchapper.

Harry s'était réveillé en sursaut sur ces mots, sachant sans aucun doute possible que des douzaines de personnes étaient maintenant traquées sans relâche par les partisans de Voldemort, dans l'espoir d'obtenir de leur maître une once de respect, aussi minime soit-elle. Le jeune sorcier avait, sans perdre une seule seconde, écrit à Dumbledore pour lui relater les événements, pensant que le vieil homme allait rallier les troupes pour empêcher ce massacre de se produire.

La réponse qui lui était parvenue, malheureusement, avait été toute autre et, maintenant, il se retrouvait le seul à avoir l'intention de prévenir toutes les personnes qui avaient été ajoutées sur la liste des personnes à tuer. Comment allait-il faire ? Il ne savait même pas les noms de tous ceux qi avaient fait partie de l'Ordre lors du premier règne de terreur de Voldemort. Il avait besoin d'informations, mais comment se les procurer ?

Il aurait pu se poser des questions pendant longtemps encore si le destin, qui semblait toujours lui être des plus favorables un instant pour devenir, celui d'après, le pire de tous, ne s'était pas arrangé pour lui donner un coup de pouce une fois encore.

Une chouette inconnue se glissa promptement au travers de la fenêtre, restée ouverte par cette chaude soirée d'été, et se posa sur son bureau, attendant patiemment qu'Harry lui enlève la lettre qu'elle portait attachée à la patte.

Il le fit sans attendre et décacheta l'enveloppe, s'emparant de la missive qui, comme il le découvrit, venait de Gringott, la banque des sorciers. C'était la première fois qu'il recevait un courrier venant de cette entreprise, mais il n'aurait pas pu tomber plus à point.

La banque l'informait qu'en raison du décès de son parrain, tuteur légal aux yeux de la loi sorcière, Harry était, comme convenu avec l'homme susmentionné, immédiatement émancipé sans que personne ne soit prévenu, si tel était son souhait. Harry soupira à cela, sachant que Dumbledore aurait probablement eu quelque chose à dire s'il avait été mis au courant de ce fait.

Mais ce n'était pas le meilleur. Il lui était fait mention, non seulement de l'héritage que lui laissait Sirius, mais également d'un autre coffre dont ses parents étaient les possesseurs et qui lui revenait maintenant de droit. Une liste des biens dont il était le propriétaire y avait été jointe. Les gobelins ne parlaient pas seulement d'argent et propriétés mais aussi de possessions personnelles. C'est ainsi qu'Harry se rendit compte que les réponses qu'il cherchait se trouvait sûrement à cet endroit.

Un sourire vint étirer ses traits et il s'empara de la pièce de monnaie qui avait été glissée dans l'enveloppe avec la lettre. Il était écrit qu'il s'agissait d'un portauloin qui l'emmènerait directement à la banque à toute heure du jour et de la nuit. Cela était étrange, il était certain que la banque connaissait les mêmes heures d'ouverture que la plupart des établissements moldus mais, apparemment, il y avait toujours quelqu'un pour prendre soin des clients privilégiés. Il se trouvait être de ceux-ci.

Après avoir fermé les rideaux, il murmura le mot de passe qui lui avait été confié par écrit et ferma les yeux, essayant vainement de se débarrasser de la sensation de malaise qui accompagnait, comme à chaque fois, les voyages en portauloin. Quand il les rouvrit, il dut se faire violence pour ne pas sursauter. Il ne s'attendait pas à ce qu'un gobelin soit aussi prêt de lui.

« Bienvenu, Monsieur Potter. Je vous attendais, » le salua le gobelin. « Je suis Ragnock et je suis le responsable de vos affaires. »

« Je suis enchanté de faire votre connaissance, Monsieur Ragnock, » répondit poliment Harry, sachant que la meilleure manière de s'attirer la bienveillance des gobelins étaient de leur montrer le même respect qu'à n'importe quel autre individu.

Le gobelin parut légèrement surpris de la manière dont Harry s'adressait à lui mais il ne fit aucun commentaire. Il le pria simplement de le suivre et, déambulant dans de nombreux couloirs, ils finirent par arriver devant un bureau qui semblait appartenir à Ragnock. Ce dernier était, apparemment, d'un rang supérieur dans la hiérarchie que les autres gobelins auxquels Harry avait eu à faire par le passé.

« Prenez place, Monsieur Potter, » invita Ragnock, désignant la chaise qui se trouvait en face du bureau, s'installant pour sa part à celui-ci. « Comme vous le savez, vous êtes là car, suite à la mort de Sirius Black, vous pouvez être émancipé. La démarche est presque complète, il ne vous reste plus qu'à signer le document que voici, » continua-t-il en déposant un parchemin sur le bureau, de manière à ce qu'Harry puisse le lire. « Si toutefois vous ne souhaitez pas finir la démarche, je peux bien entendu l'arrêter. »

« Non ! » s'écria Harry, avant de se reprendre, continuant d'une voix plus douce. « Excusez-moi, je veux dire, non, je souhaite finir la démarche. »

Le gobelin hocha la tête et tendit une plume à Harry.

« Il ne vous reste donc plus qu'à signer à cet endroit, » dit-il en désignant une ligne qui avait été laissée blanche.

Harry s'empressa de le faire et, à peine eut-il mit un point final à sa signature, qu'il put sentir la magie s'activer et le parchemin s'évapora en fumée. Il fut surpris mais se dit que, vu que Ragnock ne semblait pas surpris par ce qui venait de se passer, cela devait être parfaitement normal. En y réfléchissant bien, le parchemin était sûrement arrivé directement au Ministère, au service qui s'occupait de ce genre d'affaire.

« Bien sûr, le service des émancipations se doit de tenir secrète l'identité de toute personne entreprenant cette procédure et ce, même envers les autres membres du Ministère, le Ministre y compris, » s'empressa de rassurer Ragnock. « Maintenant que cela est fait, vous avez quelques privilèges. Premièrement, je peux enlever tout traceur présent sur votre baguette, c'est-à-dire qu'il sera dès maintenant parfaitement légal d'utiliser la magie comme bon vous semble. Je ne peux que me recommander de rester prudent si vous êtes en face de personnes ignorant tout de l'existence de la magie. »

« Je croyais qu'il fallait avoir au moins dix-sept ans pour pouvoir nous servir de la magie en dehors des cours ? » s'étonna Harry qui était, néanmoins, très heureux de ce développement inespéré.

« En général, c'est le cas, car il s'agit de la majorité magique des sorciers. En tant que mineur émancipé, vous êtes considéré magiquement et légalement comme un adulte. »

Harry hocha la tête et demanda donc à Ragnock de se débarrasser des traceurs sur sa baguette, ce que le gobelin fit prestement. Le jeune sorcier ne pouvait s'empêcher de penser qu'il avait de plus en plus de chance, mais sentait que cela n'allait pas durer ou qu'elle allait déboucher sur quelque chose de très dangereux. D'un autre côté, s'il s'opposait à Voldemort, le danger n'était pas quelque chose qu'il serait capable d'éviter.

« Maintenant, Monsieur Potter, souhaitez-vous que je vous emmène dans votre coffre familial ? » demanda Ragnock.

Harry répondit immédiatement par l'affirmative. Il s'agissait de l'exacte raison pour laquelle il s'était décidé à venir aussi vite. Il ne pouvait qu'espérer qu'il y trouverait ce qu'il cherchait. Il ne voulait pas être responsable de la mort de tant d'autres personnes encore. Pourtant, s'il ne parvenait pas à retrouver les noms des individus que Voldemort avait décidé de tuer, c'était exactement ce qu'il se passerait. Il devait, à tout prix, empêcher cela d'arriver.

Le trajet jusqu'au coffre parut immensément long à Harry, probablement dû au fait que sa famille était l'une des plus anciennes du monde des sorciers et, par conséquent, leur coffre se trouvait au fin fond de la banque. Une fois sur place, il fut sidéré.

Des richesses comme jamais il n'en avait imaginées se tenaient devant lui. Ragnock ne fit aucun commentaire sur son étonnement mais pria Harry d'entrer, lui donnant un nouveau portauloin.

« Vous n'aurez qu'à activer ce portauloin en prononçant mon nom pour être amené à mon bureau. Je vous laisse vous occuper de vos affaires. Sachez que vous pouvez sortir tout ce que vous souhaitez de ce coffre. Une fois que vous l'aurez quitté, la porte se scellera automatiquement. »

Harry remercia Ragnock et pénétra à l'intérieur de la pièce. Il dut se morigéner lorsqu'il sentit son regard attiré par l'argent et certaines pièces qui semblaient des plus précieuses, plus que tout ce qu'il avait pu voir jusqu'à maintenant. Il n'était pas là pour cela. Il aurait bien assez l'occasion de s'occuper de toutes ces choses une autre fois. Pour l'instant, c'était d'informations dont il avait besoin.

Il savait qu'il ne lui était pas permis d'utiliser de magie tant qu'il était dans ce coffre et cela ne faisait que rendre sa recherche plus difficile. Heureusement, il ne mit pas aussi longtemps qu'il l'aurait cru pour trouver le nécessaire à ses projets. Une malle, ressemblant étonnamment à celle qu'il utilisait pour ses affaires scolaires, attira son attention et il eut comme l'intuition qu'il s'agissait de ce qu'il voulait. Il n'avait pas tort.

En ouvrant le meuble, il vit toutes sortes de papiers mais son attention fut captée par une photographie. Apparemment, il s'agissait d'une photographie moldue car aucun des personnages capturés ne bougeait. Il reconnut quelques personnes qui lui étaient familières : ses parents, Sirius, Remus, Dumbledore, Maugrey et bien d'autres encore, tous membres de l'Ordre. Il retourna le cliché et en eut la confirmation.

« L'Ordre du Phénix, 1990 », était écrit en haut de la page avec, ensuite, une liste de nom, de gauche à droite, ajoutant dans un des coins une liste de personnes absentes de la photographie. Il y avait beaucoup de noms.

Harry farfouilla encore quelque peu dans la malle et remarqua que beaucoup des papiers semblaient contenir des informations sur l'Ordre et ses membres, ainsi que leurs ressources et plans. Il se dit qu'il serait sûrement mieux tout simplement prendre le tout. Il reposa la photo et ferma la malle. Il jeta un dernier coup d'œil à ses alentours et ressortit du coffre, activant le portauloin.

« Vous avez trouvé ce que vous cherchiez, Monsieur Potter ? » demanda Ragnock.

« Oui, merci beaucoup, » répondit Harry, pressé de rentrer chez lui pour se mettre au travail.

« Très bien, si vous n'avez pas d'autres questions, vous êtes libres de rentrer chez vous. »

« A vrai dire, » interrompit Harry. « J'aurais une question. Je me demandais si les sorciers avaient des cartes de crédit ou quelque chose d'équivalent ? Je veux dire, ce qu'utilise les moldus- »

« Je vois ce dont vous parlez, Monsieur Potter. Et oui, les sorciers en possèdent l'équivalent, bien que très peu le savent. Beaucoup d'entre eux ne penseraient pas à s'informer sur une invention moldue. Souhaitez-vous une carte fonctionnant dans le monde des sorciers ou celui des moldus ? »

Ne croyant toujours pas à la chance qui lui souriait, Harry demanda poliment les deux et paya immédiatement avec sa nouvelle carte les services rendus. Moins de cinq minutes après cela, il était à nouveau dans sa chambre, heureux que personne ne se soit rendu compte de sa petite escapade. Heureusement, cela n'était pas le tour de Maugrey de monter la garde.

Sachant qu'il aurait été surprenant que qui que ce soit vienne le déranger, sa famille ayant pris l'habitude de l'éviter le plus possible, il se mit en quêtes des informations requises. Il passa la presque totalité de la nuit à classer les documents qui se trouvaient dans la malle, étonné des différents plans que l'Ordre avait monté et des diverses inventions qu'ils avaient utilisées, surtout lorsque certaines d'entre elles paraissaient bien plus proches des sciences moldues que de la magie. Finalement, il arriva au bout et regarda la pile qui concernait les membres.

Il se servit tout d'abord de la photographie pour pouvoir relever la totalité des noms et les relier à des autres clichés qu'il avait trouvés, plus détaillés, se centrant sur un plus petit groupe de personnes, certains moldus, d'autres sorciers. Prenant sa liste, il commença par tracer toutes les individus qu'il savait déjà décédés, son cœur se serrant lorsqu'il dut rayer le nom de son parrain adoré. Il traça également le nom de Pettigrow.

Il hésita quelque peu lorsque son regard se posa sur le nom des parents de Neville, ne sachant pas si leur état mental suffirait à satisfaire Voldemort et se dit qu'il valait mieux prendre des précautions. Il contacterait son ami pour lui dire ce qu'il se passait.

Une fois cela fait, il prit un stylo d'une autre couleur et traça le nom de toutes les personnes qui avaient, à nouveau, rejoint l'Ordre. Dumbledore les protégerait plus qu'elles avaient, après tout, accepté de l'aider à nouveau. Protéger des personnes qui ne lui servaient pas était une perte de moyens, protéger ses pions était d'une importance capitale.

Heureusement, une fois que cela fut fait, Harry remarqua qu'il ne restait que très peu de noms. Il espérait juste qu'il lui serait possible de trouver les informations nécessaires sur elles pour ne pas commettre de bavure en les avertissant.

Il s'attela à recouper les renseignements qu'il avait et remarqua que sur les onze personnes qui pourraient se retrouver sans protection, trois déjà étaient décédées avant la fin de la guerre, dont il n'avait jamais entendu les noms.

Il se décida à, simplement, envoyer des lettres, bien qu'il lui faudrait organiser un deuxième voyage secret, jusqu'au Chemin de Traverse cette fois-ci. Il ne pouvait pas se risquer à utiliser Hedwige pour faire cela. Il allait se mettre à écrire les missives lorsqu'il se rendit compte de quelque chose, quelque chose qui allait tout changer.

Un moldu. Un des membres de l'Ordre du Phénix était un moldu. Harry se résolut à ne pas immédiatement se demander comment est-ce que cela était possible. Il prit dans ses mains la lettre qui l'avait renseignée, lettre adressée à sa mère, et lut rapidement, en diagonale, ce qui y avait été écrit. Non, il n'avait pas rêvé, l'homme en question était véritablement un moldu, purement et simplement.

Il pouvait contacter les sorciers par lettre, oui, mais pas cet homme. Il ne pouvait se risquer à envoyer une chouette pour faire la commission, pas dans le monde moldu où l'homme résidait très certainement. Et la poste normale ne lui serait d'aucune utilité car il n'avait pas d'adresse disponible. Non, le seul moyen de l'avertir serait de le faire en personne. Et aux USA, apparemment.

Harry laissa ses yeux dériver sur la signature clôturant la lettre : Docteur Walter Bishop.