Titre : Quand magie et sciences se rencontrent

Chapitre : Epilogue

Fandom(s) : Fringe/Harry Potter

Genre : crossover, aventure

Word count :1006

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas mais ils sont la propriété de leur créateur respectif

Epilogue

Harry avançait à pas lent sur le chemin de gravier du cimetière. Il n'y avait pas un seul bruit qui venait troubler l'atmosphère. C'était comme si toute vie avait abandonné l'endroit, même les oiseaux avaient cessé de chanter. Le lieu était pourtant propre et bien entretenu, il devait donc y avoir quelqu'un qui y passait régulièrement. Plusieurs personnes, même, se dit-il en regardant les tombes fleuries.

Les sépultures se succédaient, emplies de non qu'il ne connaissait pas, d'autres qu'il avait déjà entendu sans se rappeler où, mais probablement au fil des conversations. Il continua à marcher jusqu'à ce qu'il se retrouve face à celle qu'il recherchait. Une seule tombe pour deux personnes, deux personnes qui s'aimaient plus que tout au monde et que la mort même n'avait pu séparer. Il s'agenouilla et regarda les noms.

James Potter, né le 27 mars 1972, mort le 31 octobre 1993

Lily Potter, née le 30 janvier 1972, morte le 31 octobre 1993

Il resta un moment à simplement regarder les mots gravés sur la pierre blanche, immaculée, pouvait pour la première fois rendre hommage à ses parents devant leur dernière demeure. Pourquoi n'avait-il jamais eu l'occasion de venir auparavant ? Pourquoi est-ce que personne ne lui avait jamais proposé de se recueillir sur la tombe de ses parents ? Quelqu'un aurait pu prendre le temps de l'y emmener. Il savait qu'il n'aurait jamais de réponse à ses questions et il n'était même pas sûr qu'il en voulait.

Les mots écrits au-dessous de leurs noms attirèrent le regard d'Harry et il les lut avec une attention sans faille, sachant qu'il s'agissait probablement d'une devise en laquelle ses parents croyaient de tout leur cœur.

Le dernier ennemi qui sera détruit, c'est la mort

Harry se demandait ce que cela pouvait bien vouloir dire. Il savait que ses parents ne croyaient pas à la vie éternelle dans ce monde, à ne jamais mourir, de la même manière que Voldemort et ses partisans le faisaient. Peut-être pensaient-ils à l'existence d'une vie après la mort ? A pouvoir se retrouver après avoir traversé le voile et continuer à vivre avec les gens que l'on avait aimés durant notre passage éphémère sur cette terre.

Il choisirait de croire à cette dernière interprétation car c'était ce qu'il aimerait qu'il se produise. Au moins, de cette façon, il avait la certitude qu'il retrouverait un jour ses parents et Sirius. Au moins, il ne serait pas séparé d'eux à jamais.

« Je vous promets que vous serez vengés, » murmura-t-il, afin de ne pas déranger le silence si serein qui régnait aux alentours.

Il resta encore quelques secondes accroupi à contempler la pierre tombale avant d'y déposer une lettre, se relevant et s'en allait sans un seul regard en arrière. La lettre resta immobile, malgré la légère brise estivale, protégée du vent par un simple charme, le nom de son destinataire écrit en lettre majuscule. Moony.

*

« Cher Remus,

J'étais certain que tu trouverais cette lettre. De toutes les personnes que je connaisse, tu es le seul qui, je suis sûr, passe à cet endroit régulièrement. Je ne sais pas comment te dire ce que je veux et j'espère qu'en arrivant à la fin de cette lettre, tu ne me haïras pas.

Je pense toujours, Remus, j'espère que tu le sais. Tu serais toujours comme un oncle pour moi, même si le destin veut que l'on ne se revoie pas avant un long moment. J'espère que tu vas bien et que tu ne te fais pas trop de soucis pour moi. Profite de ta vie et ne passe pas tes journées à te demander où je suis, ce que je fais. Vis, pour moi.

Je ne peux pas revenir pour l'instant. Je ne fuis pas mes responsabilité, peu importe ce que certains diront de moi. Je reviendrai un jour pour en finir avec Voldemort et avec cette guerre mais, pour le moment, je ne suis pas prêt. Je sais que bien d'autres mourront pendant que je m'entraîne et tu ne peux pas savoir combien je me déteste pour cela. Ne me considère pas comme un lâche, je t'en prie, mais quand j'affronterai Voldemort, je veux une chance de pouvoir gagner. Je veux pouvoir vivre.

Je vais bien, ne t'en fais pas pour moi. J'ai rencontré des gens très gentils, une personne que tu connais d'ailleurs, même si je ne peux te révéler son identité. Je t'en prie, n'essaie pas de la trouver. Je suis en sécurité avec eux, je te le promets. Ils prétendent être ma famille, pour le reste du monde, tu sais et je me surprends de plus en plus souvent à penser à combien j'aimerais que cela soit vrai. Une amie m'a dit un jour que le sang ne voulait rien dire, que c'était le sentiment d'appartenance qui comptait. J'ai finalement trouvé ce sentiment et tu ne peux pas savoir combien cela me fait peur.

Eux et moi, on a déjà traversé des épreuves ensemble. Tu me connais, j'attire les ennuis comme le miel attire les abeilles. Mais quelque chose s'est produit, quelque chose qui a déjà tout changé. Je ne peux pas t'en dire plus, même si je meurs d'envie de pouvoir me confier à toi, pouvoir te demander conseil. C'est l'une des raisons supplémentaires qui me poussent à rester. Rien n'est encore terminé et je ne peux pas les abandonner. Je sais que tu ne dois pas comprendre mais, crois-moi, un jour je t'expliquerai tout et tu comprendras, je te le promets.

Je ne sais pas comment terminer ma lettre. Il y a tellement de choses que je souhaiterais te dire, tellement de chose que je voudrais que tu entendre, mais que je ne peux pas encore partager. J'aimerai pouvoir te dire quand je reviendrai, mais cela m'est impossible, inconnu. Sache seulement que lors de mon retour, tu seras la première personne que je viendrais voir. C'est une promesse que je ferai tout pour tenir.

En attendant que ce jour vienne, je te dis au revoir.

Avec tout mon amour,

Harry »