Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Stéphanie Meyer, tous ?? Non un petit village résiste encore et toujours à l'envahisseur… euh je m'égare désolé !! Tous les personnages appartiennent à sauf un !^^

Résumer : Bella, Edward, une histoire d'un soir. Inoubliable certes, mais juste d'un soir. Et si quinze ans plus tard, Edward découvre comment cette nuit à bouleversée la vie de Bella à jamais…

Chapitre 1 : Un, deux, trois…

POV Carlie.

Le concert venait de prendre fin, malgré ma nervosité croissante j'avais su l'apprécier. Ils étaient vraiment bons, en faite ils avaient toujours étaient doués, et ceux depuis bien des années, mais cela faisait que quelques mois que j'étais autorisée à les écouter. Je me tournais vers Nikkie ma meilleure amie, j'inspirais profondément. Déjà la fosse de la salle de concert se vidait.

-Tu peux le faire, m'encouragea-t-elle.

J'inspirais une nouvelle fois, mon corps tremblait. Mon courage prit soudainement la fuite en me rappelant tout ce qu'il me restait encore à faire.

-Non, je… je devrais peut être rentré. C'est une mauvaise idée. Je ne…

-Carlie ! Me coupa mon amie. Tu n'as pas fais tout ça pour rien ! On a trimé pour avoir ses places, alors maintenant à toi de jouer !

-Non, il… il ne va pas me croire, c'était il y a 15 ans, Nik'. Il ne s'en souvient plus. Combien de filles s'est-t-il tapé depuis ?? Des centaines ! Peut être même des milliers de filles, depuis ma mère !!

Là c'était clair, plus une once de courage ne m'habitait. J 'avais eu tord, je ne voulais pas le voir, je ne voulais pas qu'il connaisse mon existence. Et par-dessus tout je ne voulais pas savoir qu'il ne se rappelait pas de la nuit où j'avais été conçu.

Nikkie me saisit par les épaules presque violemment, plongea son regard dans le mien, la détermination inondait ses yeux. Avec elle aux fesses je ne pouvais pas reculer. Elle allait me pousser jusqu'au bout de l'objectif que l'on s'était fixé.

-Tu m'écoutes ?

Je hochais la tête.

-Alors premièrement, il va te croire, c'est obligé, il suffit de regarder tes yeux pour savoir que tu es sa filles même un aveugle le verrai, deuxièmement je ne pense pas que se soit le genre de mec à se taper des milliers de filles. Ne me coupe pas ! Pesta-t-elle alors que j'ouvrais la bouche pour répliquer. Il n'est pas comme ça, et tu le sais, ce mec, ce groupe, se sont des artiste, c'est un groupe de musique, pas un de ces groupes ou solistes commerciaux. D'ailleurs c'est en gardant la tête sur les épaules qu'ils ont pu rester apprécier du public pendant quinze ans.

Je hochais la tête, elle avait raison, je n'avais encore jamais vu un membre du groupe « The Cullen » faire la une d'un tabloïd. Il n'était pas comme ça, me persuadais-je.

-Alors tu ne te découragement pas maintenant, continua mon amie, et tu files aux toilettes enfiler ton rôle !

Je souris, et la pris dans mes bras.

-Bonne chance, me chuchota-t-elle au creux de l'oreille.

-Merci ! A demain ma Nikkie. Je t'adore !

-Moi aussi je t'adore, et ne m'oublie pas quand tu seras célèbre.

Je ris.

-Arrêtes tes conneries.

-Je suis sûre que tout va bien se passer !

-Oui bien sur ! On n'est pas dans un conte de fée, ma Nikkie ! Tu crois quoi ? Qu'en lui racontant ce que ma mère m'a dit, il va être si touché qu'il va me dire « Je veux revoir ta mère ! », et après on va vivre heureux tous les trois comme une vraie famille ??

-Eh bien, pourquoi pas ?

-Je ne veux pas me faire d'illusions !

-L'espoir fait vivre, Carlie !

-Oui, cédais-je en la prenant une nouvelle fois dans mes bras.

-A demain.

-Oui, à demain, et envois-moi un texto lorsque tout est fini !

-Promis !

On sortit de la fosse ensemble et on se sépara devant les toilettes. Son père venait la récupérer à la sortie. J'avais dis à ma mère que je dormais chez Nikkie, et les parent de ma meilleure amie pensaient que ma mère venait me chercher à la sortie du concert. J'étais donc libre pour mettre notre plan à exécution. Le seul petit problème c'était le « après plan ». Comment allais-je rentrer chez moi ?? On y avait déjà pensé et on était arrivée à la conclusion que si ça ce passais bien, chose très peu probable d'après moi, mon père pourrait s'occuper de moi le reste de la nuit, et si l'entrevue, si entrevue il y avait, ne se passait pas bien, je n'avais pus qu'à appeler ma mère, la soirée foutue pour foutue, après le rejet de mon père, affronter la colère de ma mère me semblait une épreuve insignifiante. Et pour peu qu'elle me découvre anéantie, elle ne dira probablement rien, se soir tout au moins.

Arrivée devant les toilettes, je ne me laissais pas découragé par la file d'attente qui s'était formée. J'observée les femmes devant moi. Il y en avait de tout âge, et c'est cela qui faisait le charme des concerts du groupe, il avait un public varié. Et ici pas de minette en mini jupe en chaleur. Ce n'était pas un concert de pop star, c'était un concert d'artistes. Les personnes les plus âgées devaient avoir l'âge de ma mère, la trentaine, c'était les fans de la première heure. Moi je faisais partie de la deuxième génération de fan.

Ma mère avait seize ans lorsqu'elle a assisté à son premier, et dernier, concert des Cullen, elle ne m'avait jamais raconté les détails de la soirée, tout ce que je savais, c'est que c'était la tournée du premier album des Cullen, qu'ils n'étaient pas encore très connus, et qu'elle les avait attendu à la sortie des artistes après le concert. Elle était fan du chanteur du groupe, Edward Cullen, alors elle avait été l'abordé lorsqu'il était sorti des loges. Ils avaient été boire un verre, et neuf mois après j'étais née !

J'avoue que je n'imagine pas ma mère aborder un inconnu, elle est comme moi, ou plutôt je suis comme elle, je l'ai toujours connu timide, attention, pas timide au point de ne parler à personne, de regarder parterre quand elle marche dans la rue ou bégayante face à un inconnu, mais elle n'est pas du genre à aborder des gens dans le métro où s'immiscer dans une conversation. Ma mère s'est toujours crue banale, alors qu'elle est la plus belle femme que je n'ai jamais vu, et je ne dis pas ça parce qu'il s'agit de ma mère. Je reconnais bien qu'il manque une case à ma grand-mère, je pourrais le dire si ma mère était banale, mais non, elle ne l'ait pas. Ma mère est belle, d'une beauté naturelle, sans artifices, une beauté tout en simplicité. De taille moyenne, elle a les plus beaux yeux marrons que je n'ai jamais vu, bon d'accord je n'ai pas vu tout les yeux marron qui peuplent ce monde, mais j'en ai déjà vu pas mal selon moi, et les siens, ils sont tout simplement fascinant. Ils me font penser à du chocolat, à du Nutella, vous-voyez ils ne sont pas figés dans un marron terne comme une plaque de chocolat noir, non les yeux de ma mère sont tout en nuance, et si on les regards avec attention on peut apercevoir des petites touches de dorée à la jonction entre l'iris et la pupille. Je suis fascinée par ses yeux, mais malheureusement j'ai hérité de ceux de mon père.

La seconde chose qui rend ma mère unique c'est ces cheveux, ils sont bruns, banals pensez-vous, et bien non. Ils ont cette touche de roux voir de blond et cette texture qui font que l'on a qu'une envie, y plonger ces doigts pour voir s'ils sont aussi doux qu'on le pense. De ça au moins j'ai hérité. J'ai les mêmes boucles souples que ma mère, pas de la même couleur, mais j'ai remarqué que ma famille adoré passer ses doigts dans mes cheveux comme j'aime le faire avec ma mère.

Néanmoins les ressemblances que je possède avec mon père vont mettre plus qu'utile cette nuit. Je base toute mes chance la dessus. Mon père est beau, il est même magnifique, et je comprends pourquoi me mère était folle de lui à ses seize ans. Comment résister à tel homme ? On ne résiste pas, on se réjouit d'avoir était choisis pour passer une nuit dans ses bras, tel était les mots de ma mère pour m'expliquer la raison de mon existence il y a quelques mois de cela. Je ressemble beaucoup à mon père, mais encore plus à ma cousine.

Le groupe de mon père, The Cullen, était composé à la base, à l'époque de ma mère de trois frères, Edward, le chanteur et guitariste, Emmett, le batteur, et Jasper à la basse, mais deux femmes se sont ajoutés au groupe depuis trois, ou quatre album peut être. Il s'agit des femmes d'Emmett, et Jasper. Au début, d'après les informations que j'ai recueillis sur eux avec Nikkie, depuis que j'ai appris notre lien de parenté, Alice et Rosalie accompagnées seulement leur moitié durant les tournée, Alice la femme de Jasper, était journaliste, et Rosalie travaillait dans le secteur informatique, je n'ai pas cherché à en savoir plus. Au fil des années Alice a commencé à écrire des chansons pour le groupe puis s'est mis à la guitare, permettant ainsi à mon père de jouer du piano lors des concerts sans « enlever » de guitariste, et Rosalie est devenue la « DJ » du groupe grâce à son savoir faire informatique.

Et il y a quatorze ans, Emmett et Rosalie Cullen ont eu une fille, c'est cette fille qui va me permettre d'entrer en contact avec mon père. Les trois frères Cullen possède une particularité, ils ont tous les trois les yeux verts, leur fille, Ellie, et moi en avons hérité. Elle possède les cheveux blond de sa mère moi les miens sont cuivrés comme ceux de mon père, et avec le lissage que j'ai effectué ils paraitront plus clair qu'ils ne le sont réellement. Ellie, et moi, avions bien que je sois plus âgé d'un an, à peu près la même taille, d'après le magazine people dans lequel j'ai trouvé sa taille. Les traits de nos visages ont quelques similitudes qui peuvent m'aider mais surtout j'ai attentivement étudié sa façon de s'habiller, et c'est grâce à son look que je compte approcher mon père.

J'entrais donc dans un toilette pour me changer avec mon sac, et je troquais mon jeans et mon tee-shirt pour une robe rouge à la fois sexy et provocante, du Ellie tout craché. Je sortie mon miroir et commençais à me maquiller assise sur la cuvette des toilettes, très sexy ! Comme ma mère j'avais une aversion profonde pour le maquillage, et durant ces dernières semaines Nik' m'avait réellement coatché. Elle m'avait appris tout ce qu'elle savait, et j'avais appris à me maquiller comme Ellie, et je peux vous dire que sa façon de se maquiller était tout sauf discrète ! C'est donc après avoir appliqué une bonne dose de mascara, de crayon, d'eye-liner, et de far à paupière que je m'extirpais du toilette.

Arrivée devant le lavabo, j'observais mon reflet, les femmes autour de moi, me regardaient incrédule et choquée. Et pour cause, j'étais entrée comme une fane banale blonde vénitienne et je ressortais en ressemblant comme deux gouttes d'eau à Ellie Cullen. Après avoir tenter de faire descendre ma robe un peu plus bas sur mes cuisses, j'abandonnais et sortis des toilettes en mettant des lunettes de soleil devant mes yeux.

Je sortie très vite de la salle de concert, je pris un taxi et lui demandais de me diriger vers la sortie des artistes. Le vieux chauffeur ne répliqua pas et m'y conduisis. Il devait me prendre pour une folle, une adolescente naïve qui pensait pouvoir rencontrer son groupe préféré juste en les attendant à la sortie comme ma mère l'avait fait. Mais à présent ce n'était plus comme ça. Un énorme système de sécurité protégeait les artistes de tout débordement. Le taxi fut arrêté par un vigile.

-Annoncez Ellie Cullen, lui dis-je.

Il me fixa dans son rétroviseur central, les yeux un peu plus ouverts, mais ne fit aucun commentaire. Il ouvrit sa vitre, le vigile s'approcha de lui, le chauffeur dû lui répéter mon « identité », car ce dernier s'approcha de ma fenêtre, il me regarda, je baissais mes lunettes sur le bout de mon nez et le fixais de mes yeux verts. Il hocha la tête et montra du doigt au chauffeur où il pouvait me déposer. Je souris au vigile, et soufflais un grand coup. La première étape était accomplie. Il ne me restait plus qu'à entrer trouver la loge de mon père en espérant croiser personne, surtout pas Emmett ou Rosalie Cullen les vrais parents d'Ellie. Et puis une fois mon père trouvé lui expliquer qui je suis ! Facile ! Je dirais même « finger in the nose » !

Je grimaçais.

Oulala, dans quoi m'étais-je embarqué !!? J'inspirais un bon coup, Carlie Swan ne recule pas si près du but, tu t'en voudras toute ta vie sinon !! Je hochais la tête. Oui, je devais faire le maximum, pour ne rien regretter. Alors que le taxi s'arrêtait, le sort me défia. Une pluie torrentielle s'abattit sur Seattle. Je fusillais le ciel des yeux puis regardais la distance qui me séparait de la porte, une dizaine de mètres, assez pour que je sois trempé jusqu'aux os, et que mes cheveux reprennent leurs boucles naturelles.

Je donnais son argent au chauffeur.

-Souhaitez-moi bonne chance, lui demandais-je.

-Bonne chance, me répondit-il avec un sourire encourageant accentuant les rides de son visage.

Je souris à mon tour, cet homme était vraiment atypique. Il ne me demandait même pas pourquoi j'avais besoin de chance, il m'a la souhaitait tout simplement !

Après une dernière inspiration, je sortis du taxi et couru jusqu'à la sortie des artistes. J'avais l'impression que je n'atteindrais jamais cette foutue porte. Les gouttes d'eau ruisselaient sur mon corps, mouillant tout sur leur passage. Heureusement que durant ses trois dernières semaines appelées « semaines de préparation à l'opération commando », Nik' m'avait apprit à marcher, même courir avec des talons aiguilles, choses très utile lorsque l'on désire se mettre à l'abri d'une pluie orageuse, qui risque de griller votre couverture, de dévoiler votre véritable identité, et de détruire toutes vos chances de rencontrer votre célèbre père. Je ne fis même pas attention à la horde de fan qui attendait les Cullen derrière les barrières érigées pour la sécurité, tout ce que je voyais c'était cette porte à atteindre.

Une fois arrivée, c'est avec soulagement que je l'ouvris. J'entrais précipitamment dans le bâtiment, et me retrouvait dans un couloir, nez à nez avec une immense personne. Mon regard était fixé sur son torse juste à la hauteur de mes yeux, très lentement je relevais la tête, pour apercevoir le visage de cet homme à la peau noire, habillé tout en noir, avec des muscles partout. Je retirais mes lunettes de soleil, qui ne servaient plus à rien, et plongeais mon regard dans le sien. Son visage était impassible.

-Bonsoir Mlle Cullen.

-Bonsoir, dis-je d'une voix que je voulais sur d'elle, mais je ne pense pas avoir réussi.

-Vous allez bien ?

Allais-je bien ?? Etait-ce une question piège ?? Carlie Réfléchit !! Est-ce que Ellie Cullen viendrait voir ses parents si allait bien ?? Réfléchit !! Non certainement pas, elle n'allait pas venir à un concert à Seattle en plein automne (la saison des pluies), alors qu'elle avait déjà assisté à des centaines, peut être même des milliers de concerts, shows privés, émissions télévisé ou répétitions. Alors non, Ellie Cullen n'allait pas bien ! Je fis une grimace, et fis semblant d'être en colère.

-Bien sur que non, ça ne va pas ! Rageais-je, je ne suis pas ici pour venir souhaiter bonne nuit à ma petite famille !

Je semblais tellement en colère que même moi je m'y serai cru ! Black-musclor parut impressionné, Nik' aurait été fier de moi, elle qui répète sans cesse que j'ai hérité du talent d'actrice de ma mère, je suis certaine qu'elle serait bluffé en cet instant ! Na !

-Euh, oui, commença Black-musclor.

Waouh, il était impressionné, je l'impressionnais ! Il avait peur de moi, il était même terrorisé. Du calme Carlie !! Ne prend pas tes rêves pour la réalité !! Je me ressaisis très vite, et me concentrais sur les paroles de Black-musclor.

-Voulez-vous que je vous conduise jusqu'à la loge de vos parents ?

Je déglutis, je devais répondre vite pas le temps de réfléchir.

-Oui, lâchais-je.

Il hocha la tête et se mit en route. Je le suivis. Soudain j'eu un choc, mon dieu ! Que venais-je de faire ?? Qu'elle conne !! Pourquoi avais-je dis oui ?? Pourquoi disais-je toujours oui lorsque je ne savais pas quoi répondre ?? Maintenant cette armoire à glace va me conduire aux parents d'Ellie, les seuls que je ne veux pas voir ! Quelle conne !! Pourquoi n'ais-je tout simplement pas dis que je voulais voir mon oncle !! Enfin l'oncle d'Ellie. Pourquoi n'ais-je pas dis que je voulais voir mon vrai père, Edward Cullen ?? Pourquoi ?? Parce que je suis stupide !!! Impressionné juste par un homme de deux mètres pesant plus de 100kg avec des muscles partout, stupide ma pauvre Carlie !! Stupide !

Alors que je me lamentais sur mon sort on traversa un couloir, muni d'une glace. Et oui un miroir en plein couloir, ne me demandez pas ce qu'il faisait là, je n'en savais strictement rien. Peut être pour une dernière retouche avant de monter sur scène ?? Une star capricieuse qui avait désiré voir son reflet partout où elle allait ??? Peu importe, le plus important c'est que j'ai pus voir mon reflet, MON reflet, pas celui de la sosie d'Ellie, non celui de Carlie Swan, MOI !!! Comme je l'avais prédis mes longs cheveux cuivrés avaient repris leur boucles habituelles, quelle horreur !! Qui pensais-je berner comme ça ?? C'est une catastrophe !! C'est une catastrophe !! Je devrais peut être partir en courant ?? Oui c'est ça partir ! Je jetais un coup d'œil derrière, discret… et regardais devant moi précipitamment. Putain de mordel de merde ! Il ne manquait plus que ça !! Etre suivie par un Cullen !! Le sort s'acharnait contre moi ce soir. Je pressais le pas, et suivis de près Mr Black-musclor. Qu'est ce que faisait Alice Cullen dans ce couloir désert ?? Nom de Dieu, je suis damnée !! Je jetais un coup d'œil devant l'armoire à glace qui me servait de guide, et vis tout au bout du couloir une porte, et sur cette porte un grand écriteau, et sur cet écriteau, les mots que je ne voulais pas voir : Cullen Rosalie, Emmett. Merde, leur loge. Bon ma belle il faut que tu trouve une solution. Je regardais autour de moi, et j'aperçus très vite la loge de Jasper et Alice, c'est sûrement là qu'elle allait. Je respirais un bon coup, alors pour semer mes deux acolytes il fallait que je m'engouffre dans la seule porte entre la loge des parents d'Ellie, et celle d'Alice Cullen. C'était ma seule chance de m'échapper de ce merdier et en rentrant j'arrache la tête de Nikkie, pour m'avoir forcé à faire ça !!

J'essayais de calmer mon cœur, ainsi que ma respiration légèrement hachée. Comme je l'avais vu dans un film, je me mis à compter au rythme des secondes, sans m'arrêter, pour me détendre. Un, deux, trois, quatre… Je passai devant la loge de Jasper et Alice Cullen, je fermais les yeux, dix, onze, douze, treize… Après avoir fait quelques pas, j'entendis la porte s'ouvrir puis se refermer, je soupirais de soulagement, vingt, vingt et un, vingt-deux… Je me retournais pour m'assurer quelle n'était plus derrière moi. Le couloir était vide ! J'en aurais presque pleuré de joie ! Vingt-quatre, hurlais-je dans ma tête, heureuse.

Je posais à présent mon regard sur ma porte, celle où je devais entrer, mes talons sur le sol ne faisaient pas de bruits, Mr Black-musclor ne saura donc pas où je suis passé lorsqu'il arrivera à la loge d'Emmett et Rosalie Cullen. Au moins une bonne nouvelle dans ce monde où la poisse m'avait choisi comme victime.

L'armoire à glace dépassa ma porte, vingt-sept, vingt-huit… Je m'arrêtais en plein couloir au niveau de la porte, Mr Black-musclor ne remarqua rien, ouf, vingt-neuf… Je m'approchais de ma porte, saisi la poignée, trente… Il n'y avait aucune pancarte sur le bois, ce n'était donc pas une loge, double ouf ! J'actionnais la poignée, et ouvris lentement la porte, trente-deux, trente-trois, trente-quatre… Mon regard toujours fixé sur mon guide. Il ne remarqua rien. J'entrais à reculons dans la pièce, il y avait de la lumière, tant mieux, aucun risque que je casse quelque chose et me fasse découvrir ! Trente-cinq… Je continuais ma progression à reculons dans la pièce, observant Black-musclor dans le couloir, jusqu'à ce que j'eu fermais la porte devant moi, j'attendis guettant toujours la réaction du vigile, trente-huit, trente-neuf, quarante… Lorsque je fus sûre qu'il n'avait rien remarqué, je m'autorisais à soupirer et à me détendre, je posais mon front contre la porte, quarante et un, quarante-deux, quarante-trois… Pour le moment j'étais sauvé.

Soudain, j'entendis du bruit dans mon dos. Je me raidis, encore des ennuis. Je me remis donc à compter pour ne pas exploser à cause du stress. Quarante-quatre, quarante-cinq, quarante six… J'en avais plus que marre ! Moi je voulais juste voir mon père ! Je voulais juste qu'il sache que j'existe ! Tant de fois j'avais demandé un papa pour Noël, et tant de fois maman m'avait dit que ce n'était pas possible avec des larmes dans les yeux. Peu m'importais qu'il soit le chanteur du groupe de rock le plus célèbre de ces quinze dernières années. Moi je voulais juste un papa ! Je sentis tout à coup les larmes envahir mes yeux, des larmes d'épuisement, des larmes de souffrance, la souffrance du manque, de l'absence, du silence. Cinquante, cinquante et un… je ne comptais plus pour calmer mon angoisse, je comptais pour ne pas éclater en sanglot.

J'entendis la personne dans mon dos bouger légèrement, je vis du coin de l'œil une main s'appuyer à un dossier de siège, la personne avait besoin d'un appui, elle ne devait pas être bien. Je ne pouvais pas rester là, à me lamenter sur mon sort. Je n'étais pas la plus à plaindre. Je décollais mon front de la porte, cinquante-six… quand soudain la voix de cette personne retentit dans la pièce, une voix que je connaissais par cœur à présent, une voix que j'avais si souvent rêvé d'entendre me parler, une voix que je craignais d'entendre.

-Bella ? Demanda-t-il, d'une voix brisée.

Alors comment trouvez-vous mon tout premier chapitre ??

Kisss

San