oOo…Forever…oOo

Partie 2

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*OoO*

Les mois qui suivirent passèrent à la vitesse de l'éclair.

Edward avait enfin reprit les rênes du cabinet d'avocats de Marcus qui s'appelait dorénavant « Cullen&Volturi's Law Firm » vu que le maitre –maintenant à la retraite- du jeune homme âgé maintenant de vingt-cinq ans venait de temps en temps l'aider dans certaines affaires délicates. Edward n'eut, à la grande surprise de tout le monde, aucune grande difficulté à succéder à son ancien patron, faisant la fierté de ce dernier mais aussi de sa famille. Il aimait son travail. Il aimait défendre les gens. Il aimait se sentir relier à son père par ce métier.

Bella, quant à elle, adorait être éditrice. Grâce à ça, elle découvrait de nouveaux auteurs, leurs talents, leurs fraîcheurs qu'ils apportaient à travers leur originalité. Evidemment, elle ne lisait pas que des futurs best-sellers, mais cette diversité de lecture était enrichissante pour elle. Surtout que depuis deux années, elle écrivait un roman et utilisait les critiques –bonnes et mauvaises- qu'elle faisait aux écrivains en herbes pour améliorer sa propre écriture. Mais ce qu'elle aimait le plus dans son métier était la rencontre avec ceux dont les manuscrits allaient être publiés. Elle pouvait leur parler, leur poser toutes les questions qui lui étaient passées par la tête en lisant leurs œuvres ou les féliciter tout simplement.

Puis un jour, sans en parler à Edward afin de lui faire une surprise si elle était publiée ou ne pas parler avec lui de son échec dans le cas contraire, elle envoya à sa maison d'édition son premier roman qu'elle avait achevé quelques semaines plus tôt.

Pour essayer de ne pas penser à la réponse positive ou négative que lui enverrait « ABC's » afin de ne pas trop stresser, Bella décida de s'occuper de tous les détails de son union avec son fiancé qui aurait lieu dans moins d'un mois. Elle était d'ailleurs ravie de savoir qu'Alice Brandon, celle qui avait organisé la rencontre entre Edward et elle afin qu'ils perdent leur virginité ensemble, avait accepté de venir assister au mariage. Elles avaient d'ailleurs toutes les deux appris à se connaitre via les e-mails et étaient devenues amies, Alice l'aidant même à préparer les noces.

Même si Edward et Bella étaient énormément pris entre leurs boulots et la préparation de leur mariage qui se déroulerait le quatorze juillet, jour où ils s'étaient rencontrés quatre ans plus tôt, malgré tout -la fatigue, le stress- ils profitèrent toujours autant l'un de l'autre sans s'en lasser, s'aimant passionnément d'un amour de plus en plus débordant.

Mais plus on approchait du mois de juillet, plus Edward pouvait constater que Bella angoissait. Cependant, il n'arrivait pas à la calmer autrement qu'en lui faisant l'amour et ça devenait épuisant, très plaisait, mais vraiment épuisant pour le jeune homme.

-Tu sais, susurra Edward après qu'ils aient tout deux atteints leur paroxysme, si tu es aussi gourmande quand tu es stressée, je ferais en sorte de te mettre tout le temps la pression quand tu arrêteras la pilule.

Bella rit, avant d'embrasser son fiancé tout en se disant qu'il réussissait toujours à la détendre malgré les circonstances.

-Au fait, j'ai oublié de te le dire, avoua Edward, mais tu as reçu une lettre de ta maison d'édition. Même si je ne l'ai pas ouvert, ça avait l'air important vu la taille et l'épaisseur de l'enveloppe.

-Quoi ?! s'exclama Bella en sortant du lit avant de foncer vers la table du salon où se trouvait le courrier, suivit de près par son compagnon.

Elle ne savait pas comment réagir. Elle savait très bien que la taille et l'épaisseur de l'enveloppe ne voulait rien dire concernant la réponse de la maison d'édition -surtout que ça faisait des semaines qu'elle n'avait pas eu de nouvelles d'eux concernant son roman- vu qu'en cas de refus ils renvoyaient le manuscrit à l'auteur, alors c'est avec des mains tremblantes que Bella ouvrit l'enveloppe sous l'œil perplexe d'Edward.

Bella en sortit un livre, son livre, avant de se mettre à pleurer.

-Qu'est-ce qui se passe, Bella ? Pourquoi tu pleures en voyant un livre, paniqua Edward.

Pour seule et unique réponse, elle lui tendit l'objet en question et le jeune homme fut ébahit par ce qu'il lisait sur la couverture :

°.°

Surfer sur internet ou comment j'ai rencontré mon âme-sœur

Par

Isabella Masen

°.°

-Bella ? Je… C'est bien ce que je crois ? balbutia Edward.

Cette dernière venait de lire la lettre qui accompagnait le livre qui lui avait révélé ce qu'elle avait comprit en voyant son ouvrage :

-Je vais être publiée, chuchota-t-elle, sous le choc. Ils vont publiés mon roman.

Edward s'empressa de prendre sa compagne, encore figée de stupeur, dans ses bras tout en lui répétant à quel point il était fier d'elle, qu'il était heureux qu'elle est enfin atteint son premier objectif. Il n'en revenait pas de toutes les bonnes choses qu'ils leur tombaient dessus depuis qu'ils étaient ensemble. A croire que la présence de l'un portait bonheur à l'autre.

-Je vais être publiée ! s'exclama brutalement Bella, le choc passé. Je vais être publiée ! Oh mon Dieu, Edward ! Je ne le crois pas ! Je vais être publiée !

-Je suis si fier de toi mon ange ! Par contre, il y a quelque chose qui me turlupine, répliqua-t-il en se dégageant doucement de son étreinte afin de pouvoir croiser les yeux chocolat de sa bien-aimée.

-Quoi ? s'inquiéta Bella.

-Isabella Masen ? rit-il faisant rougir la demoiselle. Je croyais que l'on ne se mariait que dans trois semaines, à moins que tu ne sois déjà mariée à un de mes frères ou cousins que je croyais inexistants.

-Idiot, sourit-elle, lis la dédicace, tu comprendras.

Edward fit ce qu'elle lui demanda et lu ces quelques lignes qui le touchèrent au plus profond de son cœur :

°.°

A l'Homme de ma vie,

qui as réussit à m'ouvrir au monde et à me faire découvrir l'Amour, le vrai.

Sans toi, je ne serais pas celle que je suis.

Je t'appartiens, pour toujours.

Je t'aime

°.°

Aucun autre mot n'était nécessaire.

Ils s'aimaient et c'était ce qui comptait à leurs yeux.

*OoO*

Dire que Bella était angoissée était un ENORME euphémisme. Elle était tellement stressée qu'elle avait fait plusieurs crises d'angoisses, malgré les conseils de Carlisle.

Et oui, le samedi quatorze juillet 2012 était enfin arrivé au grand dam de Bella qui commençait à douter. Pas de son amour pour Edward car elle l'aimait à en perdre la raison, mais du mariage en lui-même. Pourquoi les gens devaient-ils se marier ? Ca ne servait à rien à part payer moins d'impôts et partager le même compte en banque –et encore, ce n'était même pas la peine d'avoir le même nom de famille pour en avoir un.

Elle se remit aussi en question. Pourquoi Edward l'épousait elle alors qu'elle était banale, sans grand intérêt et fade contrairement à lui, le plus grand avocat de Seattle. Certes, elle était devenue très célèbre grâce à son roman qui était devenu un best-seller en quelques semaines à peine, mais elle doutait. Elle doutait et elle stressait.

-Je l'aime, il m'aime. Je l'aime, il m'aime. On se marie pour officialiser notre amour, répéta-t-elle afin de se calmer.

-Coucou Bella ! s'écria une petite tornade brune. Waouh, tu es magnifique !

La future mariée se retourna vers cette dernière avant de lui sourire chaleureusement, son anxiété momentanément oubliée :

-Alice ! Je suis contente de te voir ! Tu es resplendissante !

Et elle le pensait. Le petit lutin, parce qu'Alice était une personne, certes petite mais surtout dynamique, portait une robe argentée qui cascadait harmonieusement son corps et contrastait très bien avec sa peau blanche et ses courts cheveux noirs parfaitement lissés. Elles s'étaient énormément vu ces dernières semaines, devenant de très bonnes amies, et Bella lui avait même proposé d'être son témoin vu que c'était grâce à elle qu'elle allait épouser l'homme qu'elle aimait de tout son cœur.

-Je vois que tu m'as écouté ! s'exclama joyeusement Alice en pointant son visage non maquillé et ses cheveux seulement bouclés.

-Oui, je t'attendais pour finir de me préparer.

Elles s'aimaient beaucoup toutes les deux et étaient devenues très proches au fil des jours, malgré le fait qu'Alice habitait à New-York et Bella à Seattle, se considérant tout simplement comme des meilleures amies.

C'est donc en bavardant gaiement que l'amie de la fille de Charlie commença à la maquiller puis à la coiffer pour qu'elle soit plus que parfaite en cette magnifique journée d'été.

Au bout d'un certain temps, Charlie les rejoignit, vu que la cérémonie allait bientôt commencé, faisant revenir au galop le stress de Bella. Mais Alice était près d'elle et réussit à la calmer en deux secondes.

Au loin, une mélodie au piano commença.

L'heure était venue.

Edward attendait patiemment devant l'autel.

Il n'avait jamais été aussi pressé de voir une -cette- journée se terminer. Pas qu'elle ne l'enchantait pas, au contraire, mais tout simplement parce qu'il avait hâte de se retrouver seul avec sa femme.

Dieu, qu'il était content.

Heureux.

Exalté.

Euphorique.

-Tu sais que tu me fais rire avec ton sourire complètement niais collé aux lèvres, le nargua son témoin et seul cousin du côté de son père.

-Le jour où tu te marieras, Jasper, tu comprendras ce que je ressens en ce moment.

-Avec ce qu'il s'est passé avec Maria, je ne suis pas prêt de me marier, le charria le jeune homme.

-L'amour nous tombe dessus sans prévenir, lui dit-il avec sagesse. Et puis, la témoin de Bella est ravissante, vous feriez un beau couple.

-L'amour te monte à la tête, sourit Jasper. Arrête ou bientôt tu vas vouloir ouvrir une agence matrimoniale !

-Mesdames et messieurs, annonça le pasteur Weber, empêchant Edward de répliquer, veuillez garder le silence, la cérémonie va bientôt commencer. Mademoiselle Hale, vous pouvez commencer à jouer.

Edward riva son regard sur les portes de la petite église de Forks qui s'ouvrirent laissant apparaitre une Alice toute souriante, un bouquet de freesia dans les mains.

-Waouh, souffla doucement Jasper.

-L'amour me monte à la tête, hein ? chuchota Edward en fixant son cousin, taquin.

Jasper ne répondit pas, trop ébahit par la vision que lui offrait Alice avant de rougir quand il se rendit compte qu'elle lui souriait, ayant aperçu son trouble.

Puis la marche nuptiale retentit et Edward se tendit d'impatience.

Le moment tant attendu était enfin arrivé : Bella allait enfin devenir sa femme.

Il fixait, en ne cillant que très peu, l'endroit où d'un seul coup, Bella apparut au bras de son père. Elle semblait gênée, vu ses joues rouges, mais elle était plus que parfaite, resplendissante ! Et dès que leurs regards se croisèrent, elle lui accorda un magnifique sourire.

Edward la détailla et la trouva parfaite.

Elle brillait de beauté et de grâce, elle que l'on considérait comme une personne timide, banale et maladroite. Elle s'avança doucement vers lui, trop lentement pensa-t-il. Il aurait aimé avancer le temps pour l'avoir enfin à ses côtés, lié à lui pour toujours.

Bella s'accrocha à son père, anxieuse. Alice venait de remonter l'allée, c'était maintenant son tour. Mais à peine le seuil de la porte franchi, elle retint son souffle d'anticipation.

Elle allait se marier.

Et si Edward ne voulait plus d'elle ? Et si quelqu'un dans l'assistance allait s'opposer à son mariage ? Et si plus tard lui ou elle regretterait le choix qu'ils faisaient en ce jour ?

Des doutes, toujours des doutes.

Mais tout s'envola quand elle releva la tête et croisa le regard de son futur mari. Elle y décelait tant de tendresse, d'amour, d'impatience que tout s'effaça : Ses peurs, ses questions, ses amis, la famille, tout.

Elle aimait Edward.

Et jamais avant ce moment elle ne l'avait trouvé aussi beau dans son costume, aussi resplendissant, aussi envoutant.

C'est à ce moment qu'elle comprit : Ce mariage n'était pas une erreur ou quelque chose qu'elle regrettera dans un futur plus ou moins proche, car ça avait toujours été Edward et ça sera toujours lui qui détiendra son cœur, pour toujours.

Seul lui détenait son bonheur, son Amour.

Quand Bella arriva, aux bras de son père, au pied de l'autel, Edward lui tendit sa main. Charlie déposa donc celle de sa fille dessus -donnant silencieusement sa bénédiction- geste symbolique vieux comme le monde. Le jeune homme resserra légèrement l'étreinte avant de replonger ses yeux dans les prunelles chocolatées de sa future femme.

Et ils se coupèrent du monde.

Plus rien ne comptait à part la présence de sa moitié.

Ils n'entendirent pas les sanglots de la plupart des femmes de l'assistance.

Ils ne virent pas les regards tendres qu'échangeaient leurs témoins.

Ils ne sentirent pas la présence des autres hormis celle de la personne en face d'eux.

-Edward Anthony Masen, voulez-vous prendre Isabella Marie Swan, ici présente, pour épouse ?

-Oui, je le veux, asséna-t-il solennellement en glissant l'alliance au doigt de Bella, que lui présentait Jasper.

-Isabella Marie Swan, voulez-vous prendre Edward Anthony Masen, ici présent, pour époux ?

-Oui, je le veux, répondit-elle, les larmes aux yeux, tout en faisant de même avec la bague que lui donnait Alice.

-Par les pouvoirs qui me sont conférés, je vous déclare mari et femme. Edward, vous pouvez embrasser la mariée.

-Avec joie, dit-il avant de poser délicatement ses mains sur les joues de sa femme et de poser ses lèvres sur les siennes avec une extrême douceur.

Sienne. Elle était sienne.

Pour toujours.

Bella n'en revenait pas. Les larmes coulaient sur ses joues avant d'être séchées par son mari. Edward était sien. Personne ne le lui enlèvera. Ils resteraient ensemble pour toujours.

Le couple sortit de leur bulle de bonheur afin de le partager avec leurs proches qui vinrent les féliciter avant de se diriger vers la sortie où une belle Mercedes, celle de Carlisle, attendait les jeunes mariés afin de les conduire à la villa des Cullen où se déroulerait la réception.

La soirée était forte en émotion.

Tous les invités, en dehors des parents de nos tourtereaux qui furent extatiques face à l'évènement auquel ils venaient d'assister, avaient été heureux d'assister au mariage du renfermé et ronchon Edward Masen et de la timide et maladroite Bella Swan. Eux qui n'en avait pas cru leurs yeux en voyant le faire-part d'invitation à leur mariage, avait été agréablement surpris des changements opérés chez leurs amis et enchantés de leur union.

Un tintement se fit entendre : Alice, assise à la droite de Bella, se leva après avoir reposé son verre et la fourchette qu'elle avait utilisé pour attirer l'attention des invités sur elle :

-Mesdames et messieurs, bonsoir ! s'exclama-t-elle, enjouée. Tout d'abord, j'espère que vous profitez bien de la bonne nourriture que vous mangez car elle a coûté cher à nos deux amoureux !

L'assistance rit avant de reporter leur attention au petit lutin tandis que Jasper la couvait des yeux :

-Personne, à part Edward et Bella ne me connait vraiment ici et pourtant, je suis celle qui les as fait se rencontrer il y a maintenant quatre ans. En effet, je suis -entre autres- la directrice des relations humaines du site internet « Aider-les-personnes-timides-et-coincées .com » et j'ai, un beau jour du mois de juin 2008, reçus plusieurs e-mails avant que deux demandes ne m'interpellent : Celle de Bella et d'Edward. L'instinct me poussait à les faire se rencontrer et même si vous voyez aujourd'hui le résultat, beaucoup me diront certainement que ce n'était qu'un coup de chance. Seulement, peu de gens savent qu'ils étaient destinés à se rencontrer, à être ensemble. Qui d'entre vous savait que la famille d'Edward et le père de Bella vivait dans la même ville, cette ville où nous sommes tous réunit ce soir ? De plus, quand vous les regardez, vous ne voyez que l'Amour qu'ils se portent, la joie qui les envahit parce qu'ils sont ensemble. Maintenant, ils sont mariés et nous font rêver, car l'Amour, le vrai –comme le leur- ne nous tombe dessus que lorsque nous ne nous y attendons le moins. Mes chers Monsieur et Madame Masen, je vous souhaite tous mes vœux de bonheur mes chéris, vous le méritez grandement ! Santé !

-Santé ! scanda le reste des invités avant que tout le monde ne boivent une petite gorgé d'un très bon champagne.

-Bonsoir à tous, salua Jasper en se levant à son tour. Je ne vais pas vous empêcher longtemps de manger ce bon dessert que nos amoureux nous ont servis, mais en tant que témoin, je tiens moi aussi à faire un petit discours. Je connais Edward depuis qu'il est né. Je suis, en effet, son cousin préféré –le seul fils de la sœur de son père- et j'ai eu plein de fois l'occasion de le voir, de lui parler, de me chamailler avec lui. Jusqu'à ses seize ans, c'était un garçon joyeux, épanoui, ouvert aux autres, mais le décès de ses parents l'a renfermé et rendu grognon –surtout envers les femmes qui le draguaient ouvertement, à son plus grand désespoir. Maintenant, il s'est trouvé une vraie raison de vivre pleinement sa vie : Isabella Swan, maintenant Masen. Jamais je n'aurais cru que l'Amour pouvait changé un homme, pouvait le rendre aussi heureux et aussi épanoui que l'est dorénavant mon cher Eddy depuis qu'il a trouvé son âme sœur. Alors le voir en vrai, de mes propres yeux, me met du baume au cœur et me fait espérer. Peut-être que dans quelques mois, années, je me retrouverais moi aussi la corde au cou, mais je m'y plongerais corps et âme car je vois comment ça a rendu Edward heureux. Alors Bella, ma chère Bella, je te remercie d'exister, d'avoir insufflé tant de joie mais surtout d'amour à mon cousin. Bienvenue dans la famille !

-Santé ! scanda de nouveau la foule tandis que Bella se leva pour prendre Jasper dans ses bras afin de le remercier.

L'heure de danser vint ensuite et c'est avec une joie non dissimulée qu'Edward tira gentiment sa femme sur la piste de danse. Les flashs des appareils photos les mitraillèrent, mais ni l'un, ni l'autre ne le remarqua trop occupé à contempler sa tendre moitié. Ils s'embrassèrent de temps en temps, de façon passionnée, ne pouvant s'empêcher d'approfondir les baisers, de les savourer devant tout le monde.

-Tu te rends compte que tu as été le premier homme avec qui j'ai dansé, mais aussi le premier homme avec qui je danse en tant que femme mariée ?

-J'espère être le premier et le seul dans tout plein de domaines, pour ne pas dire tous, répliqua-t-il faussement sérieux.

-Je vous aime monsieur Masen.

-Je vous aime aussi madame Masen, pour toujours.

*OoO*

Edward et Bella étaient mariés depuis bientôt un an.

Une année de pur bonheur.

Ils avaient d'abord passés une sacrée lune de miel d'un mois dans la plupart des capitales des pays européens : Paris, Londres, Rome, Madrid, Berlin, Athènes, Vienne, Helsinki… où ils alternèrent entre les visites touristiques et les visites approfondies de leurs chambres d'hôtel.

Edward avait d'ailleurs été agréablement surprit lorsqu'un matin, il s'était réveillé nu, les pieds et mains menottés à leur grand lit, Bella assise à califourchon sur lui en train de lui masser le torse avec des huiles essentielles. Mais ce qui lui fit écarquiller les yeux était la tenue qu'elle portait : un ensemble en dentelle bleu et noir ultra sexy composé d'un soutien-gorge push-up et d'un porte-jarretelles -elle n'avait pas mit de string afin de faciliter les futures pénétrations- des bas et des talons aiguilles noirs contrastant avec sa peau diaphane.

Elle était à tomber.

Tout de suite, son sexe se durcit et il voulut la toucher, l'embrasser, mais les menottes l'en empêchèrent :

-Bella, gémit-il, libère-moi s'il te plait.

-Tout d'abord, sourit-elle doucement en plantant délicatement ses ongles sur le torse de son mari, si je t'ai attaché, c'est pour une bonne raison et deuxièmement, c'est madame Masen ou Isabella et non Bella pour ce matin !

Edward était émoustillé par le ton autoritaire qu'avait prit sa femme pour lui parler, mais surtout par le regard empli de désir qui le fixait.

-Sans parler du fait que je souhaite te faire languir, languir encore et encore jusqu'à ce que tu ne puisse plus supporter la pression.

Bella se pencha vers Edward et déposa un sillon de baisers du front de son mari, jusqu'au lobe d'un oreille en passant par sa mâchoire. Elle refusait de l'embrasser sur ses lèvres. Pas maintenant.

Le jeune homme, sentant la frustration augmenter en lui, commença par réflexe à tirer sur ses menottes. Il voulait la toucher, la prendre dans ses bras, la coincer, elle, sous lui avant de la torturer comme elle le faisait. Mais il ne le pouvait pas.

Il grogna sous les mélodieux petits rires de sa femme qui fit délicatement onduler ses hanches sur l'érection d'Edward.

Puis, elle posa ses lèvres sur le torse de son mari tout en descendant vers son entrejambe.

Elle admira pendant quelques secondes le membre tendu de son amant avant de commencer à le caresser de sa main.

Edward était à la fois ravi qu'elle s'occupe de son membre tendu de désir, mais ne pouvait pas s'empêcher de gémir le prénom de sa femme tel une supplication lorsqu'elle le prit en bouche avant de le sucer avec langueur. Dieu qu'elle aimait lui prodiguer cette caresse presqu'autant que lui adorait la voir la lui faire !

Mais Edward, lui, voulait être détaché.

Il voulait poser ses mains dans les cheveux de Bella afin de savourer leur douce texture mais surtout pour lui faire comprendre qu'il voulait qu'elle accélère la cadence.

Mais il ne pouvait rien faire à part jurer à voix haute, tout en espérant qu'elle réponde à ses prières.

Mais elle ne le fit pas, bien au contraire.

Ce soir-là Bella voulait prendre son temps, faire patienter son amant de la pire façon qu'il soit.

Quand elle sentit Edward prêt à éjaculer, elle arrêter ses vas-et-viens buccaux avant d'enlever son soutien-gorge et de se caresser les seins sous le regard plus qu'appréciateur de son mari.

Elle se réinstalla confortablement sur son compagnon, posant son intimité plus que trempé sur la verge tendu de ce dernier, sans la faire pénétrer en elle, avant de commencer à se titiller le clitoris.

Bella essaya de ne pas bouger, afin qu'il n'y ait pas de friction entre leurs deux sexes, mais ne pouvait pas tout le temps s'empêcher d'onduler ses hanches de temps en temps.

Edward quant à lui, commençait à ne plus supporter ce qu'il vivait : Il était nu, son sexe tendu à bloc avec sa ravissante épouse en train de se caresser elle-même, à califourchon sur lui dans une tenue plus que provocante. Sans parler qu'il ne pouvait la toucher et qu'il n'avait pas encore gouté ses lèvres pulpeuses à souhait !

Elle veut me tuer !

Bella, n'en pouvant plus, non plus, d'attendre s'empala sans préambule sur le membre d'Edward qui jura entre ses dents serrées entre elles. Elle adopta une cadence plutôt soutenue ne prenant pas le temps de savourer la dure présence de son amant en elle ni la peine de le débarrasser de ses menottes.

Très vite, l'orgasme se construisit dans chacun des deux amants avant que Bella n'atteigne en première les portes du paroxysme.

Sentir les parois intimes de cette dernière se resserrer autour de lui, fit jouir Edward qui cria le prénom de sa femme qui venait de retomber lourdement sur lui avant d'essayer de reprendre son souffle.

A chaque étreinte, le plaisir atteint semblait plus fort que le précédent, plus passionné. C'était indescriptible tout autant que l'amour qu'ils se portaient l'un à l'autre qui ne cessait de grandir de jour en jour.

-Bella, tu peux me détacher maintenant ? lui demanda-t-il après avoir calmé les battements de son cœur. Bella ? insista-t-il, n'obtenant pas de réponse de sa part.

Il ne comprit pas de suite que sa femme s'était endormie paisiblement sur lui, épuisée par l'orgasme fulgurant qui l'avait envahit. Se fut seulement lorsqu'il entendit et sentit la calme respiration et les battements de son cœur battre de façon régulière qu'il saisit.

Il était voué à rester attaché au lit jusqu'au réveil de Bella.

Bien évidemment, il eut des bleus aux poignets et aux chevilles, mais ce qu'il avait vécu en valait largement la peine alors il ne s'en plaignit pas, se promettant par contre de faire subir cette douce torture à sa femme quand il mettra la main sur ses menottes.

Il y eut donc beaucoup de souvenirs, de rires, de joies, d'amour mais surtout de plaisirs intenses durant leur lune de miel même si les mimiques de l'un faisait le bonheur de l'autre.

Edward, par exemple, adorait voir le visage surprit et curieux de sa Bella lorsqu'elle observait les monuments historiques et les différents paysages qu'ils croisaient.

Bella aimait la fausse attitude blasé de son mari, attitude dont les prunelles émeraude qui brillaient d'impatience, de bonheur le trahissait.

Evidemment, leur retour à leur routine quotidienne avait été dur à reprendre surtout en repensant à leur merveilleux voyage en Europe, mais rien n'entachait leur amour. Ils s'aimaient toujours de la même flamme qu'au début de leur relation, se crêpaient le chignon pour des futilités : Jalousie, divergence d'opinions concernant de simples achats ou sur leurs équipes de base-ball préférés… Seul un sujet les opposait grandement :

Edward voulait un enfant, mais Bella ne se sentait pas encore prête à en avoir.

Certes, Edward ne la forçait pas à arrêter la pilule contraceptive –ou n'essaya pas de les trafiquer pour en annuler les effets- mais il lui en parlait de temps en temps. De plus en plus souvent même, jusqu'à ce que Bella en ait tellement marre et lui criât d'arrêter de tenter de la faire changer d'avis à ce sujet.

Depuis cette dispute, le jeune Masen essaya de relativiser. Après tout, ce n'était pas en la saoulant qu'il allait calmer les peurs de sa femme, bien au contraire. Sans ajouter qu'il devait lui laisser faire ce choix d'elle-même, vu qu'elle connaissait désormais ses rêves d'enfants.

Ce qu'il ignorait, c'est que plus les mois passaient, plus Bella y réfléchissait sérieusement.

A partir du moment où Edward avait arrêté de parler de son envie d'avoir des bébés, elle avait comprit qu'il manquait quelque chose dans la vie d'Edward et donc dans la sienne. Oui, elle avait été rassuré de ne plus voir son mari remettre sur le tapis ce sujet, mais elle voyait très clairement qu'il continuait à s'accrocher à ce rêve : Il se perdait de temps en temps dans ses pensées, souriait quelque peu en regardant le piano, la chambre d'ami qui servait pour le moment de bureau, caressait un peu trop longuement le ventre toujours plat de sa femme après leurs étreintes.

Alors elle se remettait en question et comprit à ce moment-là que seul le fait de ne pas pouvoir être une bonne mère pour son enfant lui faisait peur. Après tout, elle avait beau avoir joué le rôle de la maman avec Renée, ce n'était pas la même chose de s'occuper d'un bébé que d'une adulte d'une trentaine d'années.

Oui, mais cette fois, elle ne serait pas toute seule. Il y avait Edward à ajouter dans l'équation et cela la rassurait grandement.

Puis, plus les jours passaient, plus elle aussi commençait à vouloir des enfants.

Elle voyait des petits Edward qui gambaderaient dans l'appartement. Elle se voyait leurs raconter des histoires, dessiner avec eux tandis que son mari jouerait du piano avant de leur apprendre à en jouer quelques années plus tard. Il faudrait penser à déménager dans une maison avec un assez grand terrain afin de pouvoir installer une balançoire, une piscine, acheter un chien peut-être.

C'est pourquoi Bella décida donc de prendre rendez-vous chez son gynécologue, début mai, afin de laisser son corps s'habituer à reprendre un cycle normal, sans contraception, avant d'annoncer la bonne nouvelle à Edward comme cadeau pour ses vingt-six ans, le vingt juin suivant.

Seulement, quelques jours avant l'anniversaire de son mari, elle fit un malaise et fut emmenée à l'hôpital.

Bella pensait que son évanouissement était lié à son coup de colère contre le service imprimerie de la maison d'édition où elle travaillait car ils avaient accumulés beaucoup de retard -sans parler du fait qu'elle n'avait pas mangé au déjeuner, la rendant plus fatiguée et stressée qu'à l'accoutumé- vu qu'elle s'était évanouie peu de temps après avoir haussé la voix, mais le médecin lui annonça une sacrée nouvelle en six mots :

-Félicitation madame Masen, vous êtes enceinte !

-Je… Vous… Vous êtes sûr ? balbutia-t-elle sous le choc de la nouvelle.

-Le test urinaire est positif, mais pour que l'on soit sûr à cent pour cent, nous allons vous faire une petite échographie, ça vous évitera d'attendre trois quatre jours le résultat des tests sanguins.

C'est ainsi que la jeune femme âgé de vingt-cinq ans et demi se retrouva allongée sur la table d'auscultation du médecin qui s'occupait d'elle. Elle releva son haut et baissa quelque peu son pantalon afin que le docteur ne soit pas gêné lors de sa consultation.

Bella regarda l'écran où était retranscrit l'échographie et fut surprise de voir une petite bulle avec pleins de points bizarres entourant une grosse tache ?

-Vous êtes bien enceinte, madame Masen, sourit le médecin. Vous attendez même des jumeaux.

-Deux bébés ? s'exclama Bella.

-Et oui, des jumeaux puisque je perçois très distinctement deux fœtus. Ce sont même de faux jumeaux. Vous voyez, expliqua-t-il en faisant le tour des deux poches du doigt en touchant l'écran, vous avez dû libérer deux ovules, voire plus, qui ont tous les deux été fécondés, et là, continua-t-il, se sont les deux placentas.

-Oh mon dieu, murmura Bella encore choquée.

-Vous voulez entendre leurs cœurs ?

-Ce n'est pas trop tôt pour ça ? demanda la jeune femme.

Pour toute réponse, il déposa le stéréoscope électronique sur son ventre et chercha les fœtus afin d'en écouter les cœurs qui résonna dans la pièce où ils étaient.

Bella en pleura d'émotion.

Elle attendait deux bébés.

Elle allait être maman.

Edward allait être papa.

Oh. Mon. Dieu.

Elle allait être maman !

Edward allait être papa !

Ils allaient être parents !

-Vous allez bien ? s'inquiéta le médecin en voyant le teint déjà blanc de Bella virer au pâle.

-Je… C'est… Tout va bien, souffla-t-elle, c'est juste le choc de la nouvelle.

-Dans tous les cas, vous devez vous reposez, éviter tout ce qui pourrait vous stressez. Et prenez rendez-vous avec votre gynécologue afin qu'il fasse l'examen complet du premier trimestre. Encore toutes mes félicitations madame, finit-il en lui tendant les diverses échographies qu'il lui avait imprimé.

-Euh… Merci ?

Le docteur rit doucement en voyant sa patiente encore sous le choc de la nouvelle avant de la laisser seule.

Seule avec ses doutes.

Seule avec ses angoisses revenues au galop.

Seule avec sa certitude : Elle était enceinte.

Bella posa son regard sur les échographies et esquissa un léger sourire.

Elle était enceinte.

Elle allait être maman.

Edward allait être papa.

Ils allaient être parents.

Ils allaient avoir des petits Edward ou des petits Bella ou un de chaque voire un sacré mélange d'eux deux.

Elle prenait enfin conscience de la réalité qui se dessina sous ses yeux et sentit la joie l'envahir.

Son cœur lui semblait même grossir afin de pouvoir accueillir en lui l'amour qu'elle portait désormais à ses deux enfants.

Elle rentra chez elle, dans un état second. Elle cacha juste ses échographies dans une enveloppe qu'elle glissa dans le tiroir de sa table de chevet.

Ca fera un sacré cadeau d'anniversaire ! pensa la jeune fille dans un sourire.

Elle ne savait pas si elle allait pouvoir tenir trois jours avant de l'annoncer à Edward. Déjà qu'elle s'était emportée pour si peu à son boulot, elle avait peur de la réaction de son mari face à ses changements d'humeur, ou autres conséquences de sa grossesse.

-Ca va Bella ? s'inquiéta Edward qui venait d'arriver à l'appartement avant de voir sa femme assise sur leur canapé, en larmes sans même qu'elle ne s'en rende compte.

-Oui, oui, rassura-t-elle du mieux qu'elle pouvait. Un coup de fatigue.

-Tu m'as fais peur ! s'exclama-t-il. Ca fait cinq minutes que je suis arrivé et que je t'appelle sans que tu ne me répondes. Tu étais complètement figée et tes larmes m'ont inquiétés.

-Désolée, s'excusa-t-elle en essuyant ses joues. Il y a juste trop de pression au boulot en ce moment. On prend énormément de retard dans la publication d'un roman prometteur et ça me met les nerfs en pelotes.

-Viens là ma chérie, je vais te faire un petit massage.

-Tu es un amour, souffla-t-elle en sentant les mains magique de son mari dans son dos. Tu as passé une bonne journée au cabinet ?

-Ca va plutôt bien. Angela a fait un excellent boulot face au juge Alistair aujourd'hui, malgré que Ben l'ait pas mal aidé dans le montage du dossier.

-Il n'a toujours pas osé lui demander d'aller boire un café avec lui ? sourit Bella.

-C'est pour bientôt je pense. Je n'arrête pas de menacer Ben de lui refiler pleins de dossiers bidons s'il ne bougeait pas son cul et je pense que ça le fera réagir quand il s'apercevra que je ne plaisantais pas, s'amusa Edward.

-J'aime votre esprit sournois et manipulateur, monsieur Masen.

-Je t'aime toi, mon ange.

*OoO*

On était enfin le vingt juin, soit trois jours après que Bella ait apprit sa grossesse.

Elle savait qu'elle ne devait pas avoir peur d'annoncer la bonne nouvelle à son mari, mais elle n'arrivait pas à s'en empêcher. Elle se rongeait les ongles, avait des petits coups de fatigues, des petites crises de larmes… Elle s'était même réveillée avec les fameuses nausées matinaux qui avaient inquiétés Edward.

-Tu es sûre de ne pas vouloir aller voir un médecin ?

-Non, ne t'inquiète pas, ce n'est qu'une gastroentérite, ça va passer !

Une gastroentérite ? La bonne blague !* ironisa intérieurement Bella.

-Tu es sûre ? Je te trouve bizarre depuis deux trois jours, mon ange. Tu ne devrais pas attendre avant de consulter un médecin, tu pourrais très bien couver quelque chose de plus grave.

De plus grave, oui, mais pas dans le sens où tu le crois, continua-t-elle intérieurement.

-Promis, j'irai voir un docteur, mais demain. Aujourd'hui, nous allons fêter tes vingt-six ans, mon chéri et je ne veux manquer ça pour rien au monde, continua-t-elle en l'embrassant.

-Si tes vomissements perdurent, parles-en à Carlisle, il se fera une joie de t'examiner.

-Oui papa ! scanda-t-elle avant de rougir.

Bella ne voulait pas lui annoncer de cette manière, alors elle fonça rapidement vers leur chambre afin de se préparer pour leur journée à Forks, mais surtout pour éviter qu'Edward ne lui pose des questions sur les causes de ses rougissements plutôt inhabituels.

Mais Edward était perdu dans ses pensées. Le « Oui papa ! » de sa femme lui avait rappelé à quel point il voulait des enfants et il sentit la déception envahir son être. Il approchait de la trentaine et n'était toujours pas père.

Oui, il comprenait les réactions de Bella face à ce projet.

Oui, il pouvait bien patienter.

Mais il avait peur que le jour où Bella se décide ne soit trop tard.

Après tout, ne disait-on pas que des grossesses après quarante ans avaient des facteurs plus élevés de risques de complications ?

Quarante ans ?! pensa-t-il horrifié. J'aurais soixante ans quand il atteindra la vingtaine ! Et s'il attends les quarante ans à son tour pour avoir un enfant, j'en aurais quatre-vingt lorsque je verrais mes premiers petits-enfants, si je suis encore vivant à cet âge…

C'est décidé, Edward se promit de remettre le sujet « avoir un bébé avec la femme de sa vie » sur le tapi dès qu'ils rentreraient de Forks ! Après tout, il se devait de lui expliquer les problèmes qu'elle et le bébé pouvait encourir si elle attendait trop longtemps, n'est-ce pas ?

-Bonjour les enfants ! les accueillit Esmé lorsqu'ils arrivèrent à la villa des Cullen. Comment allez-vous ?

-Bonjour Esmé ! salua Bella en lui faisant la bise. Nous allons très bien et toi ?

-Oh, aussi bien que des jeunes gens d'une quarantaine d'années ! plaisanta-t-elle. Bonne anniversaire mon Edward ! Alors, qu'est-ce que ça te fais d'avoir vingt-six ans ?

-Je me sens vieux ! se plaignit-il.

-Ne t'inquiète pas, ce n'est que le début ! Bientôt tu auras trente ans, puis quarante, des cheveux blanc, de l'arthrite, une canne pour t'aider à marcher, des lunettes pour t'aider à mieux voir ta femme…

C'est en riant fortement que Bella Esmé et Edward –qui repensait encore et encore à son futur projet de bébés- se rendirent sur la terrasse des Cullen où les attendaient Carlisle, Charlie, mais aussi Renée et Phil qui s'étaient déplacés de Phoenix sous la demande de Bella.

C'est tous ensembles qu'ils passèrent un bon après-midi à parler, rire, nager dans la piscine.

Evidemment, Esmé avait fait une magnifique forêt noire, le gâteau préféré de son neveu, et ils le dégustèrent après qu'Edward ait fait son vœu : « Je souhaite devenir papa avant mes trente ans ».

Puis vint le moment de l'ouverture des cadeaux.

Charlie lui avait offert une grande canne à pêche afin qu'Edward l'accompagne de temps en temps pêcher avec Carlisle, pour ne pas dire que c'était le symbole des futurs journées entre hommes que les deux patriarches voulaient mettre en place dans un futur proche.

Carlisle et Esmé avaient organisés un voyage à Chicago afin que leur neveu puisse s'y rendre et montrer à Bella d'où il était originaire.

Renée et Phil lui avaient offerts deux billets pour le prochain match de baseball de ce dernier qui se déroulerait en Arizona.

Edward était en train de remercier tout le monde quand il vit une Bella toute timide s'approcher de lui avant de lui tendre une enveloppe marron format A4.

-Ca y est, ta maison d'édition vas enfin publier ton dernier livre ? lui demanda-t-il en souriant.

-Ouvre et tu verras, lui répondit-elle en se mordant la lèvre, la panique refaisant soudainement surface.

Edward, le sourire toujours aux lèvres, s'empara de l'enveloppe avant de l'ouvrir et de sortir des échographies.

Son sourire se figea.

Il regarda, perplexe ce qu'il avait sous les yeux et mit exactement douze secondes avant de comprendre ce qu'il voyait.

La surprise envahit ses traits, mais aucune autre émotion ne trahissait l'incrédulité, la joie, la peur, le bonheur qui se livraient bataille à l'intérieur de son être.

Ca ne pouvait pas être possible ! Elle était sous pilule contraceptive. Ca devait être sa façon de lui dire qu'elle était prête à avoir des enfants, mais pourquoi son nom était inscrit en haut de chaque échographie alors qu'il comprenait que ces images représentaient des images de fœtus ? Elle était enceinte ?

-Je sais que tu dois m'en vouloir de ne t'avoir rien dit, commença rapidement Bella, interprétant mal le silence de son mari, mais je n'ai arrêté la pilule que le mois dernier. Je voulais te faire la surprise aujourd'hui afin que l'on commence les vrais essais ce soir, sans qu'on attendent que mon corps se réhabitue à ne plus avoir sa dose d'hormones m'empêchant d'ovuler mais… Voilà, je… Edward, tu vas être papa ! Euh… pas exactement, s'emmêla la jeune fille. Enfin si on va être parents, mais j'attends… des jumeaux. De faux jumeaux et…

Elle ne put finir son discours qu'Edward l'embrassa à pleine bouche.

Il n'en revenait pas.

Son vœu avait été réalisé et en moins d'une heure !

Il allait être père !

-Attend, attend, s'exclama-t-il en repensant aux propos de sa femme. Tu as dit des jumeaux ? De faux jumeaux ? On va avoir deux bébés ? C'est pour ça que t'étais pas bien ces derniers jours ? C'était pas une gastroentérite ?

Bella rit aux éclats, toute angoisse disparut face à la joie qu'elle voyait chez son mari, rassurée :

-Non ce n'était pas une gastro ! Regarde, lui montra-t-elle sur l'échographie, ça, ça en est un et voici le deuxième ! Et mes vomissements sont dû aux nausées matinaux !

-Oh, mon Dieu ! On va être parent ! dit-il en serrant fortement Bella contre lui. Je suis si heureux, mon ange !

-Je t'aime, lui souffla-t-elle avant de poser ses lèvres sur les siennes.

Ils étaient tellement enfermés dans leur bulle qui ne virent pas les larmes de joies de Renée et Esmé, le regard abasourdi de Charlie et celui entendu de Carlisle et Phil.

La famille allait s'agrandir !

*OoO*

-Vous vous trouvez dans un grand salon de vingt-cinq mètres carrés, très illuminé, comme vous pouvez le constater, grâce à l'immense baie vitrée qui donne sur les six cent mètres carrés de terrain que l'arrière de la maison possède, détailla l'agent immobilière. La cuisine toute aménagée se trouve à votre droite et en face de nous se trouve la porte menant à la buanderie puis au garage ainsi que l'escalier pour l'étage où se situe les quatre chambres de taille moyenne et une salle de bain. Bien évidemment vous avez des toilettes au rez-de-chaussée ainsi qu'au niveau supérieur.

Edward et Bella, étaient à peine sortis de leur rendez-vous chez le gynécologue qu'ils avaient décidés, d'un simple regard échangé, qu'ils allaient déménager dans une maison.

Leur appartement était certes très spacieux, sécurisé, proche de tout –école, parc, crèche…- mais il manquait, entre autres, une chambre. De plus, voir leurs enfants, entendre leurs cœurs battre donnait au jeune couple l'envie de bien faire les choses pour eux : Avoir leur propre maison dans une plus petite ville que Seattle, un petit terrain où leurs bambins pourraient s'amuser sous leur œil vigilent, bref, une vie beaucoup plus tranquille et plus familiale que celle qu'ils avaient dans la grande capitale de l'Etat de Washington.

D'ailleurs, heureusement que Bella et Edward le faisaient pour leurs enfants car ils commencèrent à en avoir marre de visiter des dizaines et des dizaines de maisons sans qu'aucune d'entre elles ne leur plaise.

Au final, ils choisirent une maison de Redmond, celle avec la grande baie vitrée dans le salon, et commencèrent à y emménager deux semaines plus tard avec l'aide de Jasper, Emmett McCarty l'ami d'Edward et le patron du bar où il aimait se rendre, Rosalie Hale, la petite-amie de ce dernier et Alice Brandon qui avait décidé de vivre à Seattle afin de commencer une nouvelle vie –pour ne pas dire qu'elle désirait se rapprocher du cousin du mari de Bella qui était un grand psychiatre de la capitale de l'Etat de Washington.

Bien évidemment, seulement les hommes s'occupaient du déménagement. En effet, parce que Bella était à plus de deux mois de grossesse, qu'elle avait des nausées et qu'elle fatiguait très vite vu qu'elle mangeait peu, Edward l'obligea à rester assise et employa même Alice et Rosalie afin de veiller sur elle, au plus grand mécontentement de sa femme qui fulminait dans son coin.

Les deux femmes essayèrent de calmer la colère de Bella en lui parlant des jumeaux qui grandissaient dans son ventre et même si au début elle grinçait des dents, au bout de plusieurs minutes elles en discutèrent toutes les trois de bons cœur, malgré que la jeune Masen réservait à son mari un petit savon dont il s'en souviendra toute sa vie !

Bien évidemment, la dispute eu lieu, mais Edward –comprenant qu'elle réagissait ainsi à cause de sa grossesse- préféra ne rien répliquer et la laisser déballer ce qu'elle avait sur le cœur, malgré qu'il considérait la moitié de ses propos complètement absurdes. Après tout, il n'allait pas la forcer à rester à la maison quand il ira choisir puis acheter les chambres de leurs enfants ! Il voulait son avis, contrairement à ce qu'elle pensait.

-D'ailleurs, coupa calmement Edward en passant une main dans ses cheveux désordonnés afin de ne pas laisser apparaitre sa frustration face à la réaction de sa femme, en parlant des chambres de nos enfants, nous irons tous les deux dès que nous saurons le sexe de nos bébés, ça te convient ?

Et comme par magie, Bella pleura à chaudes larmes avant de sauter dans les bras de son mari afin de le remercier de l'attention qu'il lui portait mais aussi à leurs enfants, tandis que lui maudissait les foutues sautes d'humeurs de son épouse.

*OoO*

Le premier trimestre de la grossesse de Bella se passa jusqu'à présent sans trop d'encombres. Bien évidemment, à cause des nausées qui l'empêchait de manger correctement, elle avait perdu cinq kilos mais avait dorénavant retrouver son appétit et avait moins de sautes d'humeurs pour la plus grande joie d'Edward.

Cependant, une autre faim commençait à grandir en Bella et c'est à cause de cet appétit qu'elle se retrouvait aux urgences en ce samedi matin du mois de septembre.

En effet, après s'être réveillée aux aurores parce qu'elle avait un petit creux, Bella était allée aux toilettes et s'aperçut du sang qu'il y avait dans sa culotte. Elle avait donc hurlé le prénom d'Edward qui, paniqué, s'était levé en sursaut et avait courut jusqu'aux côtés de sa femme qui pleurait sans s'arrêter tout en sanglotant que leurs enfants étaient morts. Elle commençait même à faire une crise d'angoisse avant qu'il ne réussisse à la calmer en lui disant qu'ils allaient de suite à l'hôpital et qu'il fallait qu'elle respire profondément et doucement car le stress n'était pas bon pour les bébés, qu'ils allaient bien, qu'il ne fallait pas qu'elle s'inquiète.

Mais au fond de lui, Edward angoissait. Il savait très bien qu'avoir des saignements durant une grossesse n'était pas bon signe surtout que la veille, quand Bella l'avait vivement chevauchée afin d'arriver plus rapidement à l'orgasme, elle avait eu d'un seul coup mal au ventre mais ils n'y avaient, ni lui ni elle, pas plus prêtés attention dans le feu de l'action.

Avaient-ils perdus leurs bébés ?

Allaient-ils bien ?

Etaient-ils morts ?

Edward ne pouvait s'empêcher de passer et repasser ses mains dans ses cheveux désordonnés tellement il paniquait. Il essayait de ne rien laisser transparaitre à Bella afin de ne pas l'angoisser plus qu'elle ne l'était déjà, mais c'était dur. Seul le fait de voir encore le ventre rond de sa femme le rassurait quelque peu, même si ça ne laisser rien présager de bon ou de mauvais sur la santé de ses enfants.

Très vite, ils arrivèrent aux urgences de l'hôpital de Seattle mais durent patienter plusieurs heures avant qu'un gynécologue ne les emmène faire une échographie.

Bella pleurait silencieusement dans les bras de son mari. Elle aussi se souvenait de la douleur au ventre qu'elle avait dû supporter quelques secondes durant leur étreinte et se sentait coupable d'avoir augmenté la cadence et la force de leur rapport.

Ses bébés étaient décédés par sa faute !

-C'est ma faute s'ils sont morts ! balbutia Bella. C'est de ma faute !

-Non Bella ! dit Edward d'une voix douce et rassurante. Ils ne sont pas morts, tu m'entends ? Ils ne sont pas morts et ce n'est pas de ta faute s'il y a un problème.

-C'est moi qui tenais les rênes lorsque nous avons fait l'amour hier. C'est moi qui ait augmenté le rythme et c'est moi qui était trop brusque dans nos mouvements.

-Chut ma chérie, souffla Edward qui sentait les larmes lui monter aux yeux face à la détresse de sa femme mélangé à son angoisse. Attends le diagnostic du médecin avant d'imaginer le pire, je t'en supplie.

Bella respira profondément afin de se donner du courage et essuya ses larmes avant qu'un homme ne vienne vers la salle d'attente où ils se trouvaient :

-Madame Masen ?

Edward passa son bras autour de la taille de sa femme afin de l'aider à se lever et de suivre le gynécologue avant de lui expliquer la raison de leurs venues ainsi que les causes possibles des saignements :

-Effectivement, approuva le médecin après avoir prit quelques secondes pour regarder l'écran de contrôle de l'échographie qu'il était en train de faire, je suis du même avis que vous concernant la cause : Les rapports sexuels sont certes autorisés durant une grossesse mais il faut éviter d'y aller trop fort, surtout lorsque l'on attend des jumeaux. Cependant, il ne faut pas vous inquiétez, rassura-t-il, vous n'avez qu'un tout petit décollement au niveau du placenta de votre petit garçon –donc pas de gros risques de fausses couches- qui se résorbera très vite à la seule condition que vous restiez tout le temps allongée, madame Masen.

-Un… Un petit garçon ? balbutia Bella tandis qu'Edward gardait la bouche ouverte, sous le choc.

-Oui, acquiesça le gynécologue. Vous attendez un petit garçon et une petite fille. Et ils ont l'air en parfaite santé vu le bon développement de leur corps mais aussi par les mouvements qu'ils font ! Dans quelques temps, vous pourrez les sentir bouger et taper dans votre ventre et quand ça arrivera, vous aurez hâte qu'ils sortent, croyez-en mon expérience !

-Un garçon et une fille ? s'écria la jeune femme, ahurie.

-Et oui, je vois très bien leurs sexes, il n'y a aucun doute là-dessus ! rit-il. Dans tous les cas, je vous recommande vivement de rester tout le temps allongée, de ne vous lever et marcher le plus rarement possible –pour prendre votre douche, aller aux toilettes. Evitez même les longs trajets, et les inutiles, en voiture et tout s'arrangera d'ici un bon mois. D'ici là, il va falloir serrer la ceinture ! Aucun rapport n'est toléré tant que le décollement du placenta de votre fils ne sera pas totalement résorbé ! Me suis-je bien fait comprendre ?

-Oui monsieur, sourit Bella, soulagée.

-Le décollement aura des répercussions sur nos enfants ? demanda Edward qui sembla sortir de sa léthargie.

-Tant que vous suivez mes consignes jusqu'au rétablissement de votre femme, ils n'y a aucun risque.

-Mais après on pourra reprendre nos activités nocturnes ? questionna Bella en rougissant.

Le gynécologue essaya de réprimer son fou rire mais Edward ne se retint pas, connaissant le côté fougueux mais surtout gourmand de sa femme :

-Oui madame Masen, ne vous inquiétez pas, seulement, il va falloir y aller plus doucement les prochaines fois pour éviter d'autres décollements, d'accord ?

-Parfaitement !

C'est donc avec un immense soulagement que le jeune couple rentra chez eux, dans leur maison à Redmond. Bella n'arrivait pas à enlever le sourire béat qu'elle avait aux lèvres tant la joie de ne pas avoir perdu ses enfants était grande. Edward, lui, commençait déjà à songer à leurs prénoms vu que maintenant ils connaissaient les sexes des bébés, mais ne trouvait pas beaucoup de prénoms qui lui plaisait réellement.

Bien sûr, Bella dû supporter le comportement ultra-protecteur de son mari qui l'empêchait de tout faire, même de se doucher en insistant pour que se soit lui qui la lave pendant qu'elle serait en position semi-allongée !

Bref, elle commença à ne plus supporter son attitude et remercia le ciel de pouvoir travailler chez elle. En effet, vu son état, la maison d'édition voulait qu'elle s'arrête complètement de travailler, mais Bella piqua une petite crise de colère –ou de frustration- en leur répliquant qu'elle pouvait très bien lire allongée et qu'Edward pouvait se charger de lui apporter les manuscrits avant de leur ramener.

Au final, les patrons de la jeune femme acceptèrent cet arrangement et Bella put continuer à travailler tout en restant allongée, même si elle avait les nerfs en pelote de ne pouvoir plus rien faire.

Se fut dur pour elle de dépendre de quelqu'un alors qu'elle n'aimait pas ça, qu'elle avait l'habitude de s'occuper de tout, même si elle vivait avec Edward depuis plus de cinq ans.

Mais d'un autre côté, elle essayait de canaliser sa frustration en se disant qu'elle le faisait afin d'éviter d'éventuelles complications, déjà qu'ils n'y étaient pas passés loin avec le décollement…

Quelques temps plus tard, le couple Masen eurent même la surprise de voir Esmé et Carlisle déménager à Redmond tandis que ce dernier s'était fait muté à l'hôpital de Seattle et que son épouse ait délégué momentanément ses responsabilités à Kate, son assistante, car la tante d'Edward voulait se rapprocher de son neveu et de sa nièce par alliance afin de pouvoir seconder cette dernière dans sa grossesse.

Ce qu'Esmé ne disait pas c'était qu'elle avait eu énormément peur de ce qui était arrivé à Bella et souhaitait donc tout faire pour que la femme d'Edward puisse avoir une grossesse sereine, mais surtout avoir de la compagnie pendant que son mari travaillait.

-Mais je peux très bien m'occuper de ça ! s'écria Bella en voyant Esmé en train de lancer un programme de lavage de la machine à linge. Déjà que vous avez quittés Forks et que vous venez me rendre visite tous les jours, je ne peux pas accepter que vous soyez ma femme de ménage !

-Bella, soupira Esmé réprobatrice. Ai-je déjà fait quelque chose contre mon gré ?

-Non, mais…

-Bella, coupa-t-elle, il faut que tu comprennes bien quelque chose. Tu sais, Carlisle et moi voulions un enfant mais je suis devenue stérile à la suite d'une opération chirurgicale. Bref, tout comme Edward, j'ai aussi perdu mes parents très jeune et je n'avais que ma sœur ainée pour veiller sur moi, cependant, après avoir rencontré Edward Masen Senior, elle est partie vivre à Chicago avec lui et ont formés une famille. Carlisle est en froid avec son père qui voulait qu'il devienne lui aussi pasteur, mais il a préféré se tourner vers la médecine. A cause de ce choix, nous n'avons plus aucun contact avec eux et quand je me suis retrouvée seule face à ma détresse, à la villa de Forks, je suis facilement tombée en dépression. Et je ne veux pas que ça t'arrive, car c'est très dur de s'en remettre, de ne plus se sentir surpasser par les évènements, de se sentir coupable de ne pouvoir arriver à rien…

Esmé se tût brusquement, en proie à ses souvenirs d'antan.

-Comment t'en es-tu sortie ?

-Grâce à Edward, sourit-elle. Le voir, lui, pas plus haut que trois pommes, ses cheveux déjà désordonnés, ses yeux émeraudes brillants de joie et d'excitation, sa bonne humeur à toute épreuve m'a redonné l'envie de vivre pleinement ma vie. Certes, j'étais devenue stérile, mais Carlisle était toujours à mes côtés, je voyais ma sœur de temps en temps malgré les kilomètres, mais plus que tout, j'avais un neveu à chouchouter !

-Et bientôt un petit-fils, annonça Bella en la regardant droit dans les yeux.

-Et bientôt un… un petit-fils ? s'exclama Esmé, surprise.

-Vous êtes comme des parents pour Edward, expliqua Bella sérieusement. Nous en avons discutés tout deux et sommes très rapidement tombés d'accord : Nous souhaiterions que Carlisle et toi soyez les grands-parents paternels de nos enfants, enfin si vous le voulez.

-Je… Mais… Pour de vrai ? Pas que je ne vous considère pas déjà tout deux comme mes propres enfants, se précipita de rajouter Esmé, mais si je comprends bien, vos enfants pourront nous appeler 'papi' et 'mamie' et nous considérer comme tels ?

-Oui.

Esmé ne put qu'enlacer fortement Bella pendant qu'elle pleurait à chaudes larmes et répétait un seul et unique mot, 'Merci' car c'était le plus beau cadeau qu'on lui avait fait et elle se sentit honorée du choix des jeunes Masen. Certes, elle n'aurait pas de descendants 'Cullen' mais les enfants de Bella et Edward avaient déjà une grande place dans son cœur, aussi grande que celle qu'elle avait à la base réservé à sa propre progéniture qu'elle n'avait jamais eu.

-Maintenant tu n'as plus aucune excuse pour m'empêcher de t'aider au quotidien ! s'exclama Esmé en essuyant ses larmes.

Et effectivement, la femme de Carlisle fit son possible pour que Bella ne se fatigue le moins possible, au plus grand dam de cette dernière qui se mit à écrire un nouveau roman afin de combler son ennui, mais surtout sa frustration.

Au final, moins d'un mois plus tard, lors de la consultation du deuxième trimestre de grossesse, Bella fut autorisée à reprendre une vie quotidienne normale. Elle pouvait donc marcher, cuisiner, prendre sa douche toute seule ainsi que se baisser pour lancer des machines à linges ou à vaisselles. Bref, elle n'en fut que ravie, malgré les protestations de son mari et les recommandations du gynécologue qui lui conseilla de ne pas non plus trop en faire !

Les mois qui suivirent passèrent à une vitesse alarmante pour Edward mais extrêmement longue pour Bella malgré les joies qu'elle avait à rester tranquillement chez elle, vu que son patron avait refusé qu'elle se déplace jusqu'à son lieu de travail tant qu'elle n'aurait pas accouché malgré l'autorisation du médecin. En effet, se fut en plein diner en famille avec les Cullen que Bella sentit son tout premier coup ! Edward avait sauté de sa chaise et avait posé ses mains sur son ventre, sans qu'aucun bébé ne bouge.

Cette fois, se fut au tour d'Edward d'être frustré car il avait beau attendre cinq, dix, quinze minutes les mains sur le ventre de son épouse qui, en sentant ses enfants taper contre elle, appelait son mari mais à chaque fois que le jeune Masen approchait, ils se calmèrent.

-Mes enfants ne sont même pas nés qu'ils me détestent déjà ! se lamenta Edward, en posant sa joue contre le ventre de Bella.

-Mais non mon ange, la rassura-t-elle en lui caressant les cheveux, ils te reconnaissent et savent qu'ils doivent rester sages envers toi ! Tu leur impose le respect.

Et sans qu'ils ne s'y attendent, un petit coup de pied frappa l'endroit où la joue d'Edward reposait, faisant donc sursauter ce dernier de stupeur :

-C'était quoi ça ? paniqua-t-il.

-C'est un de nos enfants qui approuve ce que je te dis et te le fais savoir ! rit Bella face au comportement de son mari.

-C'était eux ?

-Oui ! sourit-elle simplement.

Edward regarda sa femme afin de voir si elle ne lui mentait pas pour le rassurer, mais il ne lut dans son regard que sincérité et amusement alors un sourire naquit sur ses lèvres avant qu'il ne repose sa joue sur le ventre de sa compagne et ne caresse ce dernier tout en parlant de tout et de rien à leurs bébés.

Une nouvelle routine s'était installée pour les derniers mois de grossesse de Bella qui se passa merveilleusement bien malgré le décollement de placenta dans à ses débuts :

Bella se réveillait avant son mari et lui préparait son petit-déjeuner avant qu'Edward ne la rejoigne quelques minutes plus tard. Ils mangèrent ensemble avant que le jeune homme ne quitte la maison, fraichement préparé, afin de se rendre à la maison d'édition de sa femme afin de poser les manuscrits qu'elle avait lu et commenté et d'en récupérer de nouveau s'il y en avait. Pendant que monsieur travaillait, madame s'occupait de l'entretien de leur maison, lisait et écrivait avant qu'Esmé n'arrive lui tenir compagnie. Toutes deux, elles allaient se promener dans Redmond, parlant, riant, complices telle une mère avec sa fille. Puis elles rentrèrent, parfois chacune de leurs côtés, parfois ensemble, afin de préparer le diner pour leurs époux qui rentrèrent de leurs journées de travail et partagèrent entre amoureux des moments de pur tendresse et de passion.

Bien évidemment, de temps en temps il y avait des écarts que se soit dans le programme de la journée qu'au niveau humeur. Bella après en avoir informé Esmé, allait se promener seule par besoin de solitude ou de tristesse de ne pas voir sa mère proche d'elle, entre autres, ou s'amusait à contempler les chambres de ses enfants depuis peu achetés. Elle cherchait aussi des prénoms pour leur fille, vu que celui du garçon avait déjà été trouvé.

En effet, pour rendre un ultime hommage aux véritables parents d'Edward, ils avaient décidés de l'appeler Anthony. Après tout, c'était un prénom qu'aimaient beaucoup Elisabeth et Edward Sénior et c'était le deuxième prénom du mari de Bella.

Le jeune couple n'avait toujours pas trouvé de prénom pour leur fille, malgré le livre de prénom offert par Renée à noël ou les suggestions de Sue, la nouvelle compagne de Charlie, au jour de l'an.

C'est donc fin janvier, à son huitième mois de grossesse, que Bella, perdant patience, griffonnait les prénoms de toutes les personnes de leur famille sur une feuille avant de distraitement commencer à assembler certain d'entre eux ensemble. Elle sortie de son état semi-léthargique en fixant un prénom féminin qui l'interpellait et qu'elle trouvait adorable, originale, mais vraiment adorable !

Elle courra donc vers son téléphone portable et appela d'urgence Edward qui, après avoir été averti par sa secrétaire que sa femme l'appelait et qu'elle avait l'air assez impatiente, prit l'appel, inquiet.

-Carlie ! s'écria vivement Bella en guise de bonjour.

-Bonjour à toi aussi mon amour, ironisa Edward.

-Carlie, mon ange ! Carlie !

-Non, toi c'est Bella, ma chérie, à moins que tu m'ais caché ton troisième prénom ou encore une sœur jumelle…

-Mais non, Edward ! coupa-t-elle en soupirant fortement, notre fille ! Qu'en dis-tu de l'appeler Carlie, soit le 'Car' de Carlisle et le 'Lie' de Charlie ! J'ai essayé avec les prénom de ma mère et de ta tante, mais je trouvais que Renesmé c'était un peu trop original et quelque peu dur à porter… Bref, qu'est-ce que tu penses de Carlie ? Moi je trouve ça tout mimi et puis ça va très bien avec Anthony ! Edward et Bella sont heureux de vous annoncer la naissance de leurs faux jumeaux Anthony et Carlie ! Ah oui, j'adore ! Et toi ? Dis-moi que tu aime aussi !

Edward ne put s'empêcher de rire de l'engouement de sa femme. Lui qui paniquait parce qu'il croyait qu'elle avait un problème où qu'elle allait bientôt accoucher, se retrouvait face à un dilemme disons crucial.

Il rit de plus belle face à ses pensées, ne pouvant s'arrêter.

Aimait-il 'Carlie' comme prénom pour sa fille ?

Oui car il était vraiment original sans être vieillot ou autre mais surtout, il lui avait permit de déstressé à vitesse grand V, le faisant rire comme jamais alors rien que pour ça, il pouvait accepter le choix de sa femme. Surtout que plus il pensait à ce prénom, plus il l'adorait. Oui, 'Carlie' était vraiment un prénom génial !

-C'est parfait Bella ! J'aime beaucoup 'Carlie' et je suis vraiment content qu'on est enfin arrêter un prénom pour notre petite fille.

-Alors je suis contente aussi !

-Sinon, toi, tu vas bien ?

-Ben j'irais mieux si, après ton boulot, tu pouvais m'apporter des éclairs au chocolat, suggéra Bella d'une voix enfantine, faisant rire de nouveau Edward.

-Avoue, accusa-t-il, que tu m'as appelé que pour tes pâtisseries et que Carlie n'était qu'une occasion de m'appeler pour m'en réclamer !

-Pour qui me prends-tu, Edward ? s'exclama faussement sarcastique. Bien sûr que non je ne me suis pas servie de ma découverte pour te demander de m'acheter des éclairs aux chocolat, seulement j'en ai eu envie en composant ton numéro.

Ils rirent tout deux de concert, ayant hâtes de se retrouver tout deux.

*OoO*

Quatorze janvier, trois heures du matin.

Bella ouvrit les yeux d'un seul coup, en pleine forme, avant de regarder son réveille-matin.

Trois heures du matin.

Une envie d'aller aux toilettes.

Une contraction douloureuse se fit sentir dans le bas ventre de Bella qui n'y prend pas garde, ayant prit l'habitude d'en avoir depuis quelques jours.

Bella qui, quand elle s'essuie, ne comprends pas de suite pourquoi elle se sent toujours aussi humide.

Elle se ré-essuie plusieurs fois avant que l'information ne lui monte au cerveau.

Une autre contraction se fait sentir, moins de trois minutes après la première.

Perte des eaux ? se demanda-t-elle intérieurement.

Elle retourne dans sa chambre, allume la lumière principal, tirant Edward de son sommeil.

-Qu'est-ce qui se passe ? questionna-t-il en essayant de d'habituer à la luminosité avant de fixer son regard sur sa femme qui regardait son ventre à travers le miroir de leur grande armoire. Bella ?

-Je crois que je suis en train de perdre les eaux et j'en suis déjà à cinq contractions en moins de dix minutes.

-Faut aller à l'hôpital ? paniqua Edward en se levant brusquement avant de s'habiller tout aussi vite.

-Je ne sais pas, dit Bella d'une voix très calme, je n'ai pas envie d'attendre des heures et des heures là bas où qu'ils nous renvoient à la maison à cause d'une fausse alerte. Six.

-Six ?

-C'est la sixième contraction depuis trois heures du matin.

-Il n'est même pas trois heures et quart ! Ca fait une contraction toutes les deux, trois minutes, il faut qu'on aille à la maternité, surtout si tu perds les eaux ! T'attends des jumeaux Bella, habilles-toi, on y va ! dit-il déterminé.

Etrangement, ni Edward ni Bella n'étaient angoissés, seulement déterminés et incroyablement calme. Durant le trajet en voiture, malgré la lenteur à laquelle le jeune Masen conduisait, Bella commençait à avoir vraiment mal au ventre, mais ils arrivèrent rapidement à la maternité de l'hôpital de Seattle et entrèrent par les urgences avant de rejoindre le service souhaité.

Une sage-femme les accueillit avant de les faire s'installer dans une salle où Bella s'allongea sur une table de consultation après avoir enlevé ses vêtement, mettant ceux des hôpitaux à la place, afin que la spécialiste puisse voir à combien son col était ouvert.

-Six doigts, annonça-t-elle. C'est très bien madame Masen, il vous reste environ quatre heures avant que votre col ne soit complètement ouvert. Mais vous ne rentrez pas chez vous vu que vous attendez des jumeaux. Nous allons déposer sur votre ventre une petite machine qui sert à mesurer le nombre et la fréquence de vos contractions. Par contre, souhaitez-vous toujours la péridurale, comme me l'a précisé votre gynécologue ?

-Oui, acquiesça Bella qui grimaça sous une contraction plus vive que les précédentes.

-J'envoie les analyses que j'ai fait lors du contrôle de votre col mais ne vous inquiétez pas si nous ne les avons pas de suite ! Chaque nuit, entre trois et quatre heures, nos ordinateurs redémarrent, ralentissant l'arrivée des résultats. Dans tous les cas, s'il y a le moindre problème, n'hésitez pas à m'appeler et ne vous inquiétez pas, je ne suis pas loin, alors respirer profondément et déstressée !

-Ca ne vous inquiète pas de la voir souffrir, dit Edward légèrement inquiet.

-Oh non, sourit la sage-femme. Ce n'est que le début, les douleurs ne feront que s'amplifier avec le temps ! Appelez-moi quand elle commencera à hurler, plaisanta-t-elle avant de les laisser seuls, sous le regard ahuri d'Edward et celui résignée de Bella.

Le couple décida de discuter de tout et de rien, essayant d'apaiser l'ambiance qui s'alourdissait à chaque contraction de plus en plus douloureuse.

Edward était à la fois euphorique en sachant que ses bébés allaient pas tarder à arriver, mais se sentait mal face à la souffrance de sa femme.

Bella, elle, essayait de ne pas réagir aux douleurs qu'engendraient ses contractions, mais au bout d'une heure, elle fut si insupportable que son mari commença à paniquer :

-Ca va Bella ?

-A ton avis ? rugit-elle sarcastiquement. J'ai l'air d'aller bien ?

-Non mais…

-Non mais quoi ? Putain j'ai mal ! J'ai l'impression qu'on me tord tout le bas ventre et toi tu me demande si je vais bien ? Franchement, vous avez la belle vie vous les hommes. Nous les femmes devons nous occuper de tout, tout supporter sans rien dire alors tu sais quoi ? Pour une fois, JE TE DETESTE EDWARD MASEN ! hurla Bella en se tordant de douleur, les larmes coulant sur ses joues.

Edward passa nerveusement sa main dans ses cheveux déjà désordonnés tout en se demandant pourquoi il avait été tant heureux que Bella se retrouve dans cette situation alors qu'il savait qu'elle allait en souffrir et lui en vouloir.

Mais au lieu de rester sans rien faire comme il l'avait fait depuis une heure, il alla chercher la sage femme qui arriva au bout de deux minutes, après tout, elle lui avait demandé de l'appeler quand sa femme hurlerait :

-Et bien dis donc, s'exclama-t-elle, je vous laisser tous seuls une heure et votre col est ouvert à plus de huit doigts ! Veuillez vous lever madame Masen, vous allez marcher jusqu'à la salle d'accouchement !

Bella la regarda, les yeux grands ouverts, ahurie.

-Je ne peux pas bouger sans avoir mal, dit-elle simplement avant de souffler fortement afin de mieux faire passer une nouvelle contraction.

-Monsieur Masen, veuillez aider votre femme à se lever s'il vous plait.

Edward s'avança vers Bella et commença à la relever tout doucement sous les gémissements de cette dernière qui s'accrocha fortement à son mari sous la douleur. Mais à peine relevée, elle planta les ongles dans les épaules de son mari à cause d'une contraction, suivit d'une autre lorsqu'elle fut debout et encore d'une autre après avoir fait difficilement trois pas.

-Je veux pousser, souffla Bella.

-C'est tout à fait normal, madame Masen, les bébés arrivent bientôt !

-Euh… Et c'est normal qu'il y ait du sang par terre ? demanda Edward en montrant la petite flaque d'hémoglobine qui se trouvait à devant la porte qu'ils venaient tout trois de franchir.

-Ne bougez pas, s'écria la sage-femme, je reviens tout de suite !

-Mais qu'est-ce qu'elle fait ? interrogea Bella, surprise. Elle ne va pas nous laisser là tout de même, si ?

-Non, ne t'inquiète pas, mon ange, elle va vite revenir.

Et c'est d'ailleurs ce qui arriva : La sage-femme débarqua auprès d'eux accompagnée d'une de ses collègues et d'un fauteuil roulant dans lequel Bella s'assit avec difficultés, ayant toujours envie de pousser pendant ses contractions.

-Essayez de vous retenir de pousser tant que nous ne sommes pas dans la salle d'accouchement, d'accord ?

Bella serra les dents tout en serrant ses jambes entre elles.

Mais bien vite ils arrivèrent à destination et installèrent Bella sur la table d'accouchement avant que la première sage-femme ne regarde le col de cette dernière :

-Vous êtes complètement ouverte, annonça-t-elle en souriant. Lucy, veuillez lui faire une perfusion.

-Quoi ? Je vais accoucher ? Et ma péridurale ?

-Oui, madame Masen vous allez accoucher, c'est donc trop tard pour la péridurale ! Alors voilà comment nous allons procéder : Lorsque vous sentez qu'une contraction arrive, vous inspirez très profondément avant de pousser fortement et aussi longtemps que vous pouvez, d'accord ?

-D'accord, souffla Bella.

-Ne vous inquiétez pas si vous avez l'impression que votre bas ventre explose ou se déchire durement, ce n'est qu'une impression ! Ce n'est qu'un de vos bébés qui sort de vous. Par contre, quand je vous dirais d'arrêter de pousser, cesser immédiatement afin d'éviter tout déchirement inutile.

-Une contraction arrive ! s'écria Bella en sentant la douleur qui l'avait accompagné jusque là revenir fortement.

-Très bien, madame Masen, alors poussez !

Bella poussa de toutes ses forces et étrangement il lui semblait que ça apaisait la douleur.

Oui elle avait mal durant l'action, mais c'était beaucoup plus supportable que quand elle ne faisait rien.

-C'est parfait madame Masen ! Maintenant pensez à bien respirez entre deux contractions.

Bella suivait les instructions à la lettre, ne pensant à rien d'autre qu'à respirer profondément et à pousser tout en serrant fortement l'avant-bras d'Edward.

Elle savait qu'elle ne devait pas s'inquiéter de l'accouchement, qu'en cas de complication elle serait tout de suite prise en charge, mais mettre au monde ses enfants ne lui semblait pas aussi dur qu'elle le pensait et cette idée la rassurait quelque peu.

Edward quant à lui, était impressionné par sa femme. Il se sentait totalement inutile, mais tellement fier ! De plus, voir sa Bella pousser de toute ses forces, serrant durement son avant-bras à lui en faire mal, pour mettre au monde ses bébés l'éblouissait. Il ne l'avait jamais vu aussi belle et aussi désirable qu'à cet instant, mais essayait de réfréner ses envies en apportant le peu de soutien qu'il pouvait lui donner.

Et très vite, un cri de bébé se fit entendre :

-Et voilà votre petit garçon ! déclara la sage-femme. Monsieur Masen, voulez-vous couper le cordon ?

Edward s'avança doucement vers la femme qui portait son fils entre ses mains avant de poser pour la première fois son regard sur son fils.

Anthony n'était certes pas nettoyé mais Edward le trouvait impressionnant. Ses petits cheveux noircis parle liquide amniotique, sa petite frimousse et son corps tout fripé, il trouvait qu'il ressemblait à Bella et en était complètement fasciné. Il coupa le cordon ombilical avant que la sage-femme ne l'emmaillote dans une couverture afin de le présenter officiellement à ses parents avant le petit nettoyage.

Bella versa une larme de joie tandis qu'elle prit son fils dans ses bras. Elle le trouvait magnifique ! Si petit, si fragile ! Elle n'arrivait pas à croire qu'ils avaient fait un aussi beau bébé.

Puis Edward le prit entre ses mains avant de l'amener contre lui à son tour et l'admira encore, plus longtemps que son épouse, jusqu'au moment où de nouvelles contractions commencèrent, annonçant enfin l'arrivée de Carlie.

Edward confia donc Anthony à Lucy qui le nettoya avant de le vêtir avec ses affaires tandis que Bella recommença à pousser mettant au monde la petite Carlie plus rapidement que son frère, au plus grand bonheur de leurs parents.

Le jeune père coupa le cordon de son deuxième enfant avant de la porter dans ses bras admirant les traits de sa petite fille. Cette fois-ci, malgré qu'elle soit plus petite et plus fripée qu'Anthony, on pouvait voir leur petite ressemblance malgré les cheveux roux/cuivré qu'avait Carlie. Mais Bella, qui la prit dans ses bras peu de temps après son mari, trouvait qu'elle avait les traits d'Edward.

Dans tous les cas, les jeunes parents étaient fiers de leurs progénitures et Edward ne cessait de féliciter Bella tout en lui disant qu'elle était quelqu'un de merveilleuse, de courageuse, de forte avant de l'embrasser passionnément.

Bella était fatiguée, mais sereine. Bien évidemment elle subit 'la délivrance', soit l'expulsion des placentas par la sage-femme qui appuya sur son ventre devenu tout flasque. On posa ensuite ses deux bébés sur elle afin d'établir le contact 'peau à peau' entre la mère et ses petits tandis qu'Edward, complètement gaga de la scène qui se jouait sous ses yeux, pleura silencieusement tout en souriant.

C'était le début d'une magnifique vie familiale qui attendait sa petite famille et il avait hâte de la commencer dès la sortie de Bella de la maternité car même s'ils s'étaient rencontrés via un site internet, « Aider-les-personnes-coincées-et-timides .com », jamais il n'aurait pu ressentir autant de tendresse, de bonheur et d'amour envers une autre personne que sa femme et ses enfants.

Avec eux, Edward était complètement comblé et voulait tout faire pour les rendre heureux, comme ils le méritaient, alors il s'y engageait de tout cœur.

FIN

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*Petit hommage à ma belle-sœur Céline et à mon neveu Gabriel ! En effet à cause de ses vomissements et autres petits maux liés à la grossesse le médecin a diagnostiqué qu'elle avait une gastroentérite ! Deux semaines plus tard, vu qu'elle était toujours « malade », elle a eu l'idée de faire un test de grossesse qui s'est révélé positif !

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Et voilà, c'est finit ! SNIIIF !^^

J'espère que cette petite histoire vous aura plut car j'ai éprouvé beaucoup de plaisir à l'écrire !

Pour ce qui est de la grossesse de Bella et de son accouchement, j'ai écrit en prenant exemple sur ma propre expérience ! Alors oui j'ai eu un décollement de placenta –qui ne se révèle pas risqué si on reste bien allongé pour mon plus grand malheur^^- et mon accouchement a été expéditif puisque je me suis levée, comme Bella, à 3h du matin pour mettre au monde mon petit garçon –sans péridurale par manque de temps et parce que la sage-femme n'avait pas encore mes résultats^^- à 5h43 donc chez moi ça a été de l'expéditif ! Va falloir que je fasse attention pour mon deuxième enfant !

Par contre, je conseille vraiment à toutes les femmes enceintes et autres de ne pas trop se prendre la tête avec l'accouchement : C'est vraiment quelque chose d'instinctif ! On pourrait même accoucher toute seule chez soi qu'on y arriverait sans problème^^

Ne stressez pas ! Ca vous bouffe la vie, c'est pas bon pour le bébé et ça peut provoquer des complications dans le sens où vous êtes plus perturbés par ce qui ce qui vous inquiète que par le fait de mettre au monde votre enfant… Vous accouchez dans un hôpital, en cas de problème, vous êtes tout de suite prise en charge alors respirez profondément entre chaque contraction et POUSSEZ !^^

Dans tous les cas, je remercie tous ceux qui ont lu ma fiction et/ou laisser des reviews, ça me touche énormément que ce que j'écris vous intéresse !

« Quatre vies à Relier » est en cours d'écriture mais je n'ai pas de date de parution pour le prochain chapitre, cependant, je reprendrais un rythme disons « normal » et plus « régulier » la semaine après le jour de l'an (donc très bientôt !)

Dans tous les cas, j'embrasse tout le monde et je vous souhaite de passer une TRES BONNE ANNEE 2010 ! Tous mes vœux d'amour, de bonheur, de santé à tous !

Bisous !

Katty