Bonjour tout le monde !

J'en reviens toujours pas de voir que vous êtes encore aussi nombreuses pas ici. C'est fou ! Vous êtes folles et je vous adore ! Merci d'être encore là et de ne pas m'en vouloir pour toute cette attente.

Et pour le coup, je vous fais moins attendre que prévu parce que… Tadam ! … Le nouveau chapitre est là. Moins d'un mois avant le précédent, pas mal non ? Je suis fière de moi ! LOL

Merci à ma petite équipe de titillo-pinailleuses qui me suit, me booste et me guide. Et merci à Aure qui a pris l'intérim pour la correction, Val étant en vacances (chanceuse !).

Trêve de blabla… et bonne lecture !


Chapitre 24 : Fatales négociations

- X -

Un sourire timide, presque gêné, s'afficha sur ses lèvres. Suivi d'un court silence pendant lequel nos yeux restèrent connectés.

- M'apprendrais-tu tes règles du jeu, Bella ?

Nom de Dieu… Bella ?

Venait-il vraiment de m'appeler Bella ? La seule et unique fois où cela avait été le cas, ça avait fini en carnage mais… Merde ! Mes règles du jeu, vraiment ? Quelles règles au juste ? Etait-ce bien celles que mon esprit hautement pervers et indéniablement tordu m'amenait à penser ?

Putain de merde !

Un vent de panique soufflait à tout rompre dans ma tête.

- Mes règles ?

- Tes règles, confirma-t-il son regard ancré au mien.

- Ce n'est pas si simple Edward.

- Pourquoi ?

Je pouvais sentir mon anxiété grimper en flèche. Et son regard me fixant avec intensité était loin de m'aider à canaliser mon appréhension.

- Parce que je n'ai aucune confiance en toi, soufflai-je.

- Et si tu me laissais une chance de la gagner ? Proposa-t-il sans ciller une seule milliseconde.

Quant à moi, je restais pantoise. Ma confiance, vraiment ?

- Tu voudrais gagner ma confiance ? Demandai-je comme pour m'assurer d'avoir bien compris.

- J'aimerais beaucoup, oui, affirma-t-il.

Je délaissai son regard bien trop intense pour partir dans la contemplation de mes doigts qui s'acharnaient nerveusement sur un pan de ma robe.

- Tu m'en demandes beaucoup, lâchai-je. Je ne pense pas… J'ai déjà essayé et tu m'as…

« Blessée » ou encore « Fait du mal » me semblaient caractériser à merveille mon ressenti de l'époque. Pourtant je me refusais à laisser paraitre la moindre faiblesse.

- Je t'ai ? S'enquit-il.

Je lui lançai un regard lourd de sens.

- Encore le sale con arrogant ?

- Dans toute sa splendeur ! M'exclamai-je. Un vrai feu d'artifice.

Il grimaça.

- Je te l'ai dit, je ne sais pas agir autrement. Pourtant j'essaie. Avec toi, j'essaie vraiment.

Sa main se posa subitement sur le mienne, stoppant net l'acharnement compulsif de mes doigts.

- Alors m'apprendrais-tu tes règles ? Me redemanda-t-il, ses yeux d'un vert profond plongés dans les miens.

- Donne-moi une bonne raison de le faire, osai-je, semblant tout à coup bien plus assurée que je ne l'étais vraiment.

- Relever un défi ?

J'haussai un sourcil.

- Chaque discussion avec toi est un déjà un défi en soi, avouai-je.

- Je croyais qu'il fallait savoir vivre dangereusement ? Souligna-t-il.

- Pas quand c'est perdu d'avance, murmurai-je, comme pour moi-même.

- Donne-moi une chance d'essayer.

Je soupirai. Devais-je écouter la partie primitive de mon cerveau qui me hurlait de dire « oui » sans plus tarder, ou bien la part plus raisonnable et réfléchie qui avait déjà chaussé ses baskets, prête à courir à toutes jambes loin de cette proposition ?

Tu dis oui, un point c'est tout !

Si seulement c'était si simple qu'un petit « oui » prononcé ici… Si je savais bien une chose, c'est qu'avec lui rien n'était jamais simple justement.

Je retirai ma main de son emprise. Le contact de sa peau chaude et douce sur la mienne ne m'aidait vraiment pas à me concentrer. Je préférais me saisir de mon verre laissé à l'abandon sur le bar pour me donner un peu de contenance et fuir ce contact si troublant.

- Et ta petite-copine ?

- Quoi ?

- La blonde. Ta… Ta-je-sais-plus-quoi.

- Tanya.

- Oui, Tanya. Tu en fais quoi dans cette histoire ?

- Je ne vois pas ce qu'elle vient faire là.

- Vraiment ? Ca me semble plutôt évident.

- Jalouse ? S'enquit-il le sourire aux lèvres.

- Evidemment…, soupirai-je. Tu me demandes de te faire confiance et au premier obstacle… Tu… Mais qu'est-ce que tu fiches ?

J'ouvris de grands yeux surpris en le voyant dégainer son téléphone et composer un numéro.

- Je passe un coup de fil, me répondit-il le plus calmement du monde.

- A quatre heures du matin ?

- Il n'y a pas d'heure pour les affaires Isabella. Qui plus est, quand le groupement est situé en Italie.

Son visage se durcit aussitôt son interlocuteur au bout du fil.

- M. Denali je vous pris… M. Cullen…

Il patienta une seconde avant de reprendre :

- Bonjour Bruno… Bien mais coupons court, je romps toutes négociations avec vous… Oui, c'est ça, toutes… Le contrat et le reste… Je me retire de l'affaire.

Sur ces dernières paroles, il coupa la communication.

- Voilà qui est fait. As-tu une autre question ? Me demanda-t-il en replaçant son téléphone dans sa poche.

Euh…

Que venait-il se passer au juste ? Qui était ce M. Denali ? Et pourquoi avait-il tout à coup passé un coup de fil professionnel en plein milieu d'une discussion privée au sujet de sa pimbêche de pseudo petite-copine ? Une fois de plus, il m'avait totalement perdue.

- A vrai dire, je n'ai pas tout saisi, avouai-je. En quoi rompre un contrat répondrait à ma question ?

Edward avala le reste de son whisky avant de me répondre.

- Bruno Denali est le PDG d'une grosse société italienne de développement immobilier avec qui je devais conclure un partenariat pour un important projet résidentiel.

- Et ? L'incitai-je à poursuivre, toujours complètement larguée.

- Et Tanya est sa fille.

Oh !

- OK. Et donc tu romps ces négociations parce que … ?

- Parce que Tanya n'était qu'un faire-valoir. Un moyen rapide et efficace pour approcher son père et arriver à mes fins.

- D'accord, soufflai-je, abasourdie. Et c'est censé me donner confiance en toi ?

- Non, mais c'est censé te prouver ma bonne foi. Je suis ce que je suis Isabella. J'utilise les gens à mes fins. C'est ce que j'ai toujours fait, et je continuerai à le faire, si c'est dans mon intérêt. Je veux apprendre tes règles du jeu, pour toi. Pas changer mon mode de fonctionnement envers les autres.

- Je vois.

En fait non, je ne voyais pas vraiment. J'étais plutôt noyée dans un flou total.

- Tanya était un obstacle et elle est à présent hors jeu. C'est ce que tu voulais, non ?

- Euh, oui… Je présume. Je m'attendais plus à des pleurs et des cris qu'à une rupture de contrat entre deux multinationales, mais j'imagine que ça marche comme ça dans ton monde.

- Généralement, oui.

Je replaçai nerveusement une mèche de mes cheveux, échappée de ma coiffure, derrière mon oreille.

- Ok, soupirai-je. Ca fait un petit peu trop à assimiler pour ce soir. Je crois que je vais rentrer.

Tout en descendant de mon tabouret, je réalisai que je n'avais plus de moyen de locomotion.

- Euh… Et vu que tu as congédié mon chauffeur…

- Elle ne m'inspirait pas confiance, plaisanta-t-il en se levant à son tour. Me laisserais-tu te raccompagner chez toi ?

- Ai-je le choix ? M'enquis-je en haussant un sourcil.

- Non, mais j'ai demandé pour la forme.

- Je me disais aussi, souris-je.

- X -

Quelques minutes plus tard Edward me guidait dans les allées du sous-sol du Roosevelt Hotel. Les phares d'un magnifique coupé rouge clignotèrent lorsqu'il appuya sur sa clé.

Euh… Waouh !

- Ta Maserati n'a pas survécu à sa rencontre avec un poteau ? M'informai-je tout en admirant la ligne de l'Aston Martin flambant neuve.

- J'ai la sensation que tu ruines la plupart de mes relations avec les italiennes, plaisanta-t-il en m'ouvrant la portière côté passager.

- Je les trouve un peu trop tape à l'œil, me risquai-je tout en me glissant timidement dans l'habitacle rutilant.

Tout, de chaque commande à la moindre couture, transpirait le luxe dans cette voiture. Edward referma ma portière et en fit le tour pour me rejoindre.

- Très bon argument. C'est pourquoi j'ai préféré un modèle plus… racé.

D'une pression sur un bouton il démarra le moteur. Il enclencha la marche arrière, puis, se penchant légèrement vers moi, une expression mi mystérieuse mi malicieuse, il reprit :

- C'est tellement plus… surprenant.

Son regard couplé à sa voix, à la fois chaude et rude, m'électrisa.

- Je n'aurais jamais cru que tu étais du genre à apprécier les « surprises ».

- Oh mais j'aime les surprises, quand elles sont bonnes. Comme cette soirée, pas exemple. D'ailleurs…

D'une accélération, il quitta le parking. Je m'enfonçai un peu plus dans l'ultra confort du siège baquet et me concentrai sur ce qui se passait devant moi.

- Aimerais-tu la faire durer un peu plus longtemps ? Reprit-il en s'insérant dans la circulation New-Yorkaise.

- Euh … Maintenant ?

Il opina, un léger sourire au coin des lèvres.

- Nous pourrions continuer la soirée ailleurs. Chez moi, par exemple.

Oh la… On rembobine une seconde que je me concentre… CHEZ LUI ?

Je me tendis instinctivement sur mon siège, aussi raide qu'un I.

- Chez toi ? M'étouffai-je.

- Par exemple, réitéra-t-il en jetant un petit coup d'œil dans ma direction.

Mauvais idée… Très mauvaise idée !

- Et bien, mauvais exemple, refusai-je catégoriquement.

Si son visage paraissait toujours serein et détendu, la jointure de ses doigts, blanchie par la pression qu'il exerçait autour du volant, exprimait tout le contraire.

- Bien, chez toi peut-être ? Retenta-t-il d'une voix plus tendue.

Il m'observa ravaler ma surprise du coin de l'œil alors que nous étions arrêtés à un feu rouge.

- Tout aussi mauvais comme exemple, soulignai-je.

- Tu es dure en affaire, nota-t-il, la mâchoire crispée. Mais j'aime les négociations, il parait même que j'excelle dans ce domaine.

- Je n'en doute pas, marmonnai-je, mais là, tout de suite, je n'ai qu'une envie : rentrer chez moi, seule, me sentis-je obligée de préciser, et dormir une journée entière.

Pendant quelques secondes, le silence flotta dans l'habitacle où seul le vrombissement du moteur surpuissant résonnait. Puis, alors qu'il remontait Madison avenue, Edward reprit la parole, une nouvelle stratégie apparemment en tête.

- Partons donc sur une bonne nuit de sommeil réparateur, ceci nous amène à demain soir. Me laisserais-tu t'inviter chez moi ?

Je soupirai. Décidément, il ne lâcherait pas l'affaire facilement.

T'as le pouvoir cocote… Fais-le un peu mariner !

- Non.

- Alors pourquoi pas un dîner dans un des meilleurs restaurant de la ville ?

- Non.

- Tu sais que ce n'est pas comme ça que tu vas te débarrasser de moi.

- Et comment puis-je espérer me débarrasser de ton sens aigu des négociations ? Demandai-je tout en redoutant d'avance la réponse.

- En acceptant une mes propositions.

- Evidemment ! Râlai-je.

Les phares des autres voitures ainsi que les lumières orangées des lampadaires me permirent de l'observer plus en détail. Concentré sur sa conduite, son expression ne laissait rien paraître de spécial, pourtant je pouvais devinais le sang bouillir dans ses veines. Seul un soupir échappé de son contrôle démontra son agacement.

- Je ne vais pas te mordre, je te propose juste un dîner.

Hum… C'est bien dommage !

Et une claque mentale ! Décidément, tout contact rapproché avec cet homme me vouait à une totale dérive mentale. Pathétique !

- Alors, que comptes-tu faire maintenant que ton stage est terminé?

La voix d'Edward me sortit de ma rêverie. Le changement radical de sujet me troubla un instant. Moi qui était prête à débattre tout le trajet pour ces « négociations », j'étais limite frustrée de son soudain revirement.

Quand je te dis que tu l'aimes le sale con arrogant.

Mouais… Peut-être pas à ce point là non plus.

- Euh… Me concentrer sur mes études, je pense, répondis-je. C'est la dernière ligne droite avant mon diplôme alors je ne dois rien laisser au hasard.

- Et dans quel domaine souhaites-tu travailler ensuite ?

Je réfléchis quelques secondes à la réponse à lui donner.

- Je ne sais pas trop… A vrai dire, je ne suis pas encore totalement fixée. J'ai beaucoup apprécié travailler chez 5W alors peut-être que je me dirigerais vers cette branche, supposai-je.

- Et le secteur de l'immobilier ? Nous avons toujours besoin de bons relationnels.

Je quittais subitement ma posture avachie.

- Serais-tu en train de me proposer un emploi ? Tiquai-je, mes griffes prêtent à sortir au moindre signe d'une quelconque attaque.

- Tout doux, tigresse ! Sourit-il. Je te soumets juste une idée. La Cullen Corp n'est pas la seule boite du secteur. Quoique, te savoir à la concurrence m'obligerait certainement à sévir lors de nos futures négociations, souligna-t-il, un petit sourire s'étirant de nouveau sur ses lèvres.

Il semblait avoir retrouvé son calme, du moins en apparence.

- C'est bon à savoir… Donc tu penses qu'il y aura d'autres négociations à l'avenir ?

- Je l'espère.

La voiture stoppa son élan et Edward en coupa le contact. Surprise, je reportai mon attention sur les alentours.

- Vous êtes arrivée, Mademoiselle Swan.

Le temps d'une seconde, je me crus à nouveau employée à la Cullen Corp. Il ne m'avait plus appelée ainsi depuis ma démission express.

- Et bien, merci de m'avoir raccompagnée, le remerciai-je en attrapant mon sac à mes pieds.

- Avec plaisir.

Je m'apprêtai à ouvrir ma portière lorsqu'il me retient en posant sa main sur mon bras.

- Une petite seconde, je n'en ai pas fini avec toi.

Qu-Quoi ?

Penché sur la console centrale qui séparait nos deux sièges, il me fixait, un petit sourire aux lèvres.

- Comment ça ?

- Il me semble que nous sommes toujours en pourparlers.

- Oh…

- Et je n'ai pas pour habitude de laisser filer une affaire qui me tient à cœur, sourit-il.

- Une affaire ? Bougonnai-je.

- Qui me tient à cœur, appuya-t-il.

Je ne pus empêcher un petit sourire de s'étendre sur mes lèvres.

- Que dirais-tu de prendre un café avec moi, disons, demain soir ?

Son habituelle assurance avait, l'espace de quelques secondes, laissé place à un air un peu penaud, qui me déstabilisa. Je voulais vraiment le laisser ramer… Ne pas lui donner satisfaction tout de suite… Mais je devais bien avouer que, comme à mon habitude, j'avais autant de résistance qu'un mollusque.

Pourtant, je me fis violence. Enfin… un petit peu.

- Cela aurait été avec plaisir mais je suis prise demain soir.

- Ah oui ? Se renfrogna-t-il aussitôt.

J'opinai.

- Oui… Une histoire de négociations et de règles du jeu… Je ne sais vraiment pas dans quoi je me suis embarquée, soupirai-je.

Je dus réprimer un sourire, me mordant intérieurement les joues face à la mine perplexe d'Edward.

- Isabella…, commença-t-il à me réprimander.

- Je travaille, avouai-je, hilare. J'ai un service au Starbucks demain après-midi et je vais finir tard. Mais l'idée du café me tente bien.

Le visage d'Edward se détendit et, alors qu'il allait prendre la parole, j'attrapai la poignée et ouvris la portière.

- A une prochaine fois, lançai-je.

Je sortis de la voiture et quand je me retournai pour refermer la portière, je fis face à un Edward surpris. Sans doute ne s'attendait-il pas à ce que j'agisse ainsi. A vrai dire, je m'étais surprise moi-même.

- Bonne fin de soirée, lui souhaitai-je avant de m'éloigner.

A peine avais-je fait quelques pas que j'entendis le bruit de sa vitre qui s'abaissait.

- Isabella ?

Je me retournai.

- Demain soir, après ton travail, toi et moi irons prendre un café. Et ceci n'est pas négociable.

Il redémarra son moteur.

- A demain, me lança-t-il avant de s'éloigner à son tour.

Avais-je vraiment cru arriver à prendre le pouvoir ? A croire que ce n'était pas encore pour tout de suite.

J'ôtai mes escarpins de mes pieds douloureux et finis de parcourir les derniers mètres jusqu'à la porte de mon immeuble pied nus.

Cette soirée aura vraiment connu son lot de surprises.

- X –

Le lendemain, la nuit était tombée depuis de longues heures sur les rues de New-York quand mon service toucha à sa fin.

Et pendant tout ce temps, je me surpris à surveiller l'arrivée des nouveaux clients dans l'espoir étrange, de voir Edward apparaitre dans l'embrasure de la porte.

La soirée de la veille m'avait laissé assez songeuse. Je ne l'avais que rarement vu aussi en retenu, à la fois détendu et prudent, comme s'il évaluait la situation. Il semblait avoir changé ou, tout du moins, il essayait de changer. Et c'est ce qui faisait toute la différence avec celui que j'avais connu quelques mois plus tôt.

Pourtant je préférais rester sur ma réserve. Comment savoir si ce changement allait perdurer ? J'avais déjà trop goûté à la douche froide – voire même glacée – de ses humeurs.

Mais toute résolution mise à part, cela n'empêchait pas cette part totalement irrationnelle en moi d'espérer. La preuve étant ce coup d'œil affuté que je venais de décocher à la porte d'entrée à peine s'était-elle ouverte sur un client.

Et toujours aucune trace d'Edward.

Un petit pincement au cœur, je me résolue à l'idée que cela ne pouvait certainement pas durer et que ce café ne serait jamais pris.

Je pliai mon tablier et le rangeai dans mon casier dans l'arrière boutique avant de récupérer mes affaires. Je saluai ma collègue en charge de la fermeture et sortis, mon téléphone à la main afin d'écouter le message qu'Alice m'avait laissé un peu plus tôt. A peine l'avais-je déverrouillé que ce dernier se mit à vibrer, un petit encart s'affichant à l'écran. Je stoppai net mes pas en le lisant.

[N'aurais-tu pas oublié notre rendez-vous ?]

Je relevai subitement la tête et scrutai les environs.

Une nouvelle vibration dans ma main attira mon attention.

[Regarde derrière toi.]

J'obéis et me retournai. Edward était accoudé à son Aston Martin, un sourire aux lèvres et son BlackBerry à la main.

- Bonsoir, me salua-t-il quand je fus à son niveau. Tu espérais filer en douce ?

- Puis-je savoir comment tu as eu mon numéro de téléphone ? M'enquis-je.

- Au même endroit que ton adresse. Dans ton dossier, répondit-il. Alors, où comptais-tu aller comme ça ?

- Euh… chez moi. J'ai cru que tu avais lancé cette invitation à la hâte et qu'elle ne tenait plus.

- Et bien sache que je ne fais jamais rien à la hâte, Isabella. Prête à prendre ce café en ma compagnie ?

- Je ne dis jamais non à une bonne dose de

- Bien. Dans ce cas… Grimpe, m'ordonna-t-il en ouvrant la portière de sa voiture.

Je m'exécutai et attendis qu'il prenne place à son tour dans le véhicule pour le questionner.

- Où va-t-on ?

- Pas loin, tu verras, éluda-il, énigmatique

Monsieur mystère serait-il de retour ? Ca y ressemblait en tout cas.

- Ok… Va pour une devinette alors. Un indice ? Dans quel quartier le café est-il ? Tribeca ? Soho ?

Edward se contenta de fixer la route devant lui, m'ignorant totalement.

- Bon, pas d'indice alors, bougonnai-je aussi intriguée que curieuse.

- Nous y serons d'ici cinq minutes, m'informa-t-il.

J'arrêtai de le questionner et préférai guetter le moindre renseignement sur les panneaux de circulation le long de notre trajet. Alors que je pensais qu'il prendrait la direction du nord, il se dirigea au sud, quitta le quartier des affaires pour celui, plus touristique, de Battery Park, à l'extrême sud de Manhattan.

- Nous y sommes, lança Edward en se garant non loin d'un ponton d'embarquement.

Je scrutai les alentours suspicieusement.

- Euh… Il n'y a pas le moindre café ici. Edward, qu'est-ce que tu mijotes ? M'inquiétai-je.

Le petit sourire qui se dessina sur ses lèvres n'aida en rien à me rassurer.

Hum… Hum… Nous voilà bien.

- Je croyais que tu aimais l'aventure ?

Ca m'apprendra à dire n'importe quoi dans un élan de panique !

Il sortit le premier et vint galamment ouvrir ma portière. L'air froid du bord de mer me piqua aussitôt les joues.

- Vas-tu enfin me dire ce que nous faisons ici ? M'enquis-je une fois hors de l'Aston Martin.

- Nous allons prendre un café.

- Où ça ? Au milieu d'une pelouse enneigée ?

Il rit.

- Si ça te tente… Mais j'ai mieux à te proposer.

Il sortit un sac du coffre de sa voiture puis, se rapprocha de moi et pointa de son doigt ganté un endroit devant nous.

- Regarde par là.

Je suivis la direction qu'il m'indiquait, estomaquée. Non ! Je devais me tromper… Pourtant, après un bref coup d'œil de part et d'autre, aucun doute n'était possible. Il n'y avait pas âme qui vive à part… là.

- Et si nous montions nous mettre au chaud ? Proposa-t-il.


Et voilà … Hum hum, pas taper hein ! Je suis sûre que mes petites fins sadiques vous avez manquait ! LOL

En tout cas, j'espère que ce chapitre vous aura plu et que vous appréciez l'évolution de leur pseudo relation.

La suite ça ne sera pas avant au moins fin septembre. Pour l'heure c'est les vacances qui m'appellent (enfin !) … J-2 !

D'ici là, pourquoi ne pas me laisser vos suppositions ? Où pensez-vous qu'Edward amène Bella ? Et peut-être avez-vous également des idées sur le passé d'Edward ? Ou sur les raisons de son tel comportement ?

J'ai trois semaines de vacances et quelques choses comme 18h de vol à combler alors n'hésitez pas à me faire de longues reviews bourrées de suppositions en tout genre. Je suis toute ouïe )

Je vous souhaite de bonne vacances pour celles qui ne sont pas encore partie et bon courage pour les autres. Profitez bien du soleil, il semble être partout cette fois au moins.

A bientôt

Dri