Désolée, je n'ai pas le temps de répondre à vos nombreuses reviews si je veux poster ce week-end. Mais sachez qu'elles m'ont toutes touchées et que j'ai adoré vous lire et recevoir vos impressions. Encore merci pour votre fidélité...

Voici le dernier chapitre...

Chapitre 39: Toi+Moi+Eux

POV Bella

- Bella, je te préviens, si ta soeur continue à sautiller comme ça dans tous les sens, je hurle ! Râla Edward.

- Mais, ce n'est pas de ma faute ! Et puis, pourquoi tu lui as dit aussi ?

- Euh... Je sais pas. Elle est arrivée et... elle attendait quelque chose... Je ne savais même pas ce qu'elle voulait...

- Et tu lui as dit.

- C'est sorti tout seul... Tu la connais mieux que moi, c'est ta jumelle ! Tu sais très bien qu'Alice sait tout et se doute de tout sans qu'on lui dise quoi que ce soit. Mais, pitié, qu'elle arrête de sauter partout dans la pièce !

Je me levais du fauteuil et allais jusqu'à ma soeur adorée pour l'enlacer. Miracle, Alice cessa ses bonds et ses applaudissements et m'étreignit à son tour, calmement.

- Je t'aime, Bella. Déclara-t-elle en posant une bise sur ma joue.

- Moi aussi, je t'aime. Et je suis très contente pour toi.

- Tu te rends compte de la chance que j'ai ?

- Oui, tu seras sublime et vous serez heureux, encore plus que vous l'êtes déjà.

Alice se détâcha de moi et fonça sur Edward. Elle s'accrocha à son cou, les jambes dans le vide, et l'embrassa sur la joue.

- Je t'aime aussi Edward.

- Moi aussi, Alice. Mais, je t'en supplie, ne dis rien à Jazz', ok ?

- Je serai une tombe et je feindrai la surprise comme pas possible ! Il ne saura jamais que c'est toi qui me l'a dit...

Elle l'embrassa une dernière fois puis se laissa tomber au sol, elle récupéra son sac à main ainsi que ses clés de voiture et sortit aussi vite qu'elle était entrée dans notre appartement.

- Enfin, elle est partie... Souffla Edward en s'affalant dans le canapé. Je ne sais pas comment fait mon frère pour la supporter.

- Hey, tu parles de ma soeur, je te signale ! M'offusquai-je gentiment en m'installant à ses côtés.

- Oui, mais tu ne me contrediras pas... dit-il en posant ses lèvres sur les miennes.

Je répondis à son baiser et ne pus m'empêcher de passer mes mains dans ses cheveux. Il m'attira un peu plus contre lui et ses longs doigts passèrent sous mon pull, caressant mon ventre.

- Edward, on n'a pas le temps. Chuchotai-je.

- On a tout le temps... pour ça... Répondit-il en dégrafant mon soutien-gorge.

- On a cours dans vingt minutes.

- Largement le temps. Rétorqua-t-il en déboutonnant mon jean.

Je ne pouvais pas résister et il le savait. J'avais beau discuter pour l'en dissuader, mais ce n'était que des mots, mon corps disait le contraire, la preuve, mes mains n'étaient déjà plus dans sa tignasse désordonnée, elles étaient descendues sur ses fesses, les traitresses.

- J'ai tellement envie de toi, ma chérie.

- Moi aussi... Mais on n'aura pas le temps de prendre une douche.

- Tant mieux, l'odeur de sexe que tu dégageras fera fuir tes prétendants.

- Tu plaisantes ?

- Pas le moins du monde... J'ai remarqué les gars de ta classe, ils passent leur temps à te reluquer et ça m'énerve !

- N'importe quoi !

- Fais-moi confiance, je les ai à l'oeil. Ajouta-t-il en descendant mon pantalon.

- Alors, je te ferai un fabuleux suçon pour que toutes les filles de la fac voient que tu es pris.

- Même pas peur ! Aucune n'apparait dans mon champ de vision, même quand tu n'es pas là, il n'y a que toi devant mes yeux...

Edward s'était redressé et avait fixé son regard émeraude au mien. Il était tellement sincère, me faisant passer tant d'amour dans un seul regard. Je ne pouvais pas me passer de lui, et je n'essaierai même pas.

- Je t'aime plus que ma propre vie, Bella.

- Moi aussi, Edward. Si tu pouvais lire dans mes pensées, tu te rendrais compte de tout ce que je ressens pour toi et que je n'arrive pas à définir dans mes paroles.

Il se jeta sur ma bouche et me prit à califourchon sur ses cuisses. Je lui retirai son tee-shirt rapidement et baissai son jean ainsi que son boxer. Alors que je me saisissais de son sexe pour le faire pénétrer en moi, il titilla mes pointes durcies avec ses dents et ne put retenir un gémissement lorsqu'il entra complètement dans mon corps. Je commençais à me mouvoir sur lui, de plus en plus vite, criant mon plaisir. Il passa ses mains sous mes fesses et m'aida à accélérer la cadence des va-et-vient. C'était si bon... La tête renversée en arrière, je ne retenais pas les sons de plaisir qui sortaient de ma gorge, de toute façon, je ne le pouvais pas, Edward me faisait tellement de bien. Encouragé par mes cris, il s'enfonça plus durement et plus rapidement, cognant au fond de mon ventre. J'allais jouir et je pouvais sentir à sa respiration qu'il n'allait pas tarder non plus.

- Oh oui, Bella... C'est... si bon !

- Plus vite, Edward...

L'orgasme n'attendit pas plus longtemps pour se manifester et explosa en nous au même moment. Je m'écroulais contre son épaule et il me serra fort contre lui.

- J'ai pas envie de bouger... En plus, on n'a qu'une heure de cours.

- Lève-toi, Cullen, c'est bientôt les exam', j'ai pas envie de refaire une année dans cet établissement, moi ! Grognai-je, même si je n'avais pas du tout envie d'y aller.

- Ok, mais je viens te chercher à la fin de ton cours.

- Tu le fais à chaque fois... Souris-je.

- Je ne veux pas que tu en regardes un autre.

- Idiot... Me moquai-je en l'embrassant tendrement.

- Ca va faire six ans qu'on est ensemble, tu en as peut-être marre.

- Edward, arrête tes conneries ! M'énervai-je en me rhabillant. Pas un seul gars n'a attiré mon attention depuis que je suis amoureuse de toi, alors c'est pas maintenant que ça va changer. Et puis, c'est peut-être toi qui pourrais aller voir ailleurs...

Il m'attira sur ses genoux et ancra son regard au mien.

- Jamais Bella, tu m'entends, jamais... Tu as toujours été la seule et tu le resteras à jamais...

- Si tu le dis... Allez, dépêche-toi, on va être en retard.

Nous sortîmes de l'appartement et croisâmes Jane, notre voisine âgée de 90 printemps. Elle nous salua en souriant et déverrouilla sa porte d'entrée. Heureusement que notre "chez nous" était insonorisé car elle ne pourrait que très rarement fermer l'oeil de la nuit. Nous pénétrâmes dans l'ascenseur et je dus résister aux caresses d'Edward qui faisait tout pour me rendre folle. Je le repoussais gentiment mais fermement lorsque la porte s'ouvrit.

La fac se situait deux rues plus loin et nous y allions toujours à pieds, main dans la main ou nos corps enlacés. Nous étions dans notre petite bulle, ne nous mêlant pas trop aux autres étudiants, nous n'en avions pas besoin. Nous étions si fusionnels, ça pouvait être effrayant pour les regards extérieurs.

Ca faisait six ans que nous formions officiellement un couple et pas une dispute ne durait plus de dix minutes. L'Edward timide et introverti avait laissé place à un Edward débordant d'amour qui n'avait plus peur de montrer les sentiments qu'il éprouvait à mon encontre au monde entier. Il était merveilleux et quand il m'avait proposée de vivre avec lui après le bac, j'avais accepté de suite. Notre famille était aux anges et nous encourageait dans nos décisions, la même fac, le même appart' et tout le reste...

Emmet et Rosalie s'étaient mariés l'année dernière et Rose attendait son premier enfant. Elle avait laissé tomber ses études pour devenir maman au foyer, le salaire de mon frère suffisait amplement.

Jazz' venait d'obtenir son diplome de professeur en recherche historique et Alice venait d'ouvrir sa propre boutique où ornaient toutes ses créations qui se vendaient comme des petits pains. Et Jasper nous avait confiés qu'il allait demander la main de ma soeur, chose qu'Edward n'avait pas réussi à garder secrète.

Et, nous, ben, nous vivions d'amour et d'eau fraîche. Edward avait changé ses ambitions à la dernière minute. Du droit il était passé à la musicologie... Il était bien trop doué comme musicien pour laisser son art au second plan. Et, moi, j'allais obtenir mon diplome de journaliste... Alice me l'avait certifié alors je n'en doutais absolument pas. Elle avait toujours raison !

POV Carlisle

Nous venions de raccompagner Billy, Jacob et Marie à l'aéroport lorsque Jasper me téléphona. Il voulait m'annoncer une grande nouvelle. Je sus immédiatement de quoi il s'agissait. Il allait épouser Alice. Esmée avait sauté sur place en pleurant, tellement elle était heureuse. Une fois de plus, la famille allait vivre un nouveau bonheur, déjà le mariage de Rosalie et Emmet avait été inoubliable, sans compter l'annonce de la grossesse de ma petite fille, mais celui de Jasper et Alice allait l'être également... Par contre, mon fils n'avait pas encore fait sa demande. Il était plus que certain qu'Alice dirait oui, mais il voulait faire les choses en grand. Il m'avait demandé si nous pouvions organiser un repas de famille pour qu'elle ne se doute de rien. Esmée avait tout de suite accepté et fixé une date. Deux sur trois. Deux de mes enfants officialisaient leur relation et misaient sur l'avenir. Est-ce qu'Edward suivrait le même chemin ? Il m'épatait avec tous les changements qu'il avait effectué dans sa vie ses six dernières années. Déjà, il était tombé amoureux de Bella et sorti de sa bulle, puis il avait décidé de changer son avenir professionnel pour se consacrer à la musique, il avait tant de talent... Et puis, il avait emménagé avec ma belle-fille. Du garçon effrayé par la gente féminine il était passé au garçon fou amoureux et exclusif. Ces deux-là ne se lâchaient pas d'une semelle, quand on voyait l'un, l'autre n'était jamais très loin. Esmée et moi étions si heureux.

Le repas eut lieu une semaine après l'appel de mon fils. Alice avait pleuré de joie, acceptant de suite la proposition qui lui était faite. Ils s'étaient embrassés fougueusement sous nos applaudissements. La date avait même était choisie, ce serait pour le 14 février de l'année prochaine. Rose accoucherait trois mois avant d'une petite fille, ce qui serait parfait.

La venue de Billy avait pour but de nous demander une faveur. L'une des petites Quileute, âgée de 4 ans, avait une grave maladie cardiaque et devait se faire opérer rapidement aux Etats-Unis, il voulait savoir si nous connaissions une famille, de confiance, prête à l'accueillir pour la durée de son hospitalisation et de son rétablissement. Ni une ni deux, Esmée avait décidé de prendre une année sabatique pour la prendre sous son aile et s'occuper d'elle. J'étais empli de fierté face à la décision de ma petite femme. Aucune hésitation, Esmée débordait d'amour et de tendresse et avait déjà tout organisé pour l'arrivée de la petite Emily. Ses parents ne pouvaient pas l'accompagner car ils avaient encore trois enfants à la maison, dont un garçon de huit mois. J'avais confié la santé de la petite aux soins d'un ami cardiologue, spécialisé en pédiatrie. En une semaine, tout était prêt pour l'arrivée d'Emily. Nos enfants étaient d'accord avec notre implication et connaissaient la petite fille. J'espérais simplement qu'aucune complication ne viendrait entâcher la vie de cette dernière.

POV Edward

Mon frère avait posé son genou à terre devant une Alice larmoyante, elle avait tenu sa promesse et, franchement, personne n'aurait cru qu'elle était déjà au courant. Ma soeur caressait tout le temps son ventre bien rebondi et parlait même au bébé, qui était une petite fille. Aurait-elle les cheveux blonds ou bruns ? Même moi, j'attendais sa venue impatiemment. Depuis que j'étais avec Bella, ma vie avait changé, mon regard avait changé... Je n'avais plus peur de montrer mes sentiments à ceux que j'aimais. Mon monde tournait enfin rond grâce à ma chérie et j'avais envie d'avancer encore plus.

- Alice, il faut que je te parle. M'écriai-je dans mon téléphone.

J'attendais Bella dans le couloir, elle allait apparaitre dans moins de cinq minutes et j'avais eu besoin de me confier à quelqu'un.

- Bonjour à toi aussi, Edward.

- Ouai, bonjour.

- Que me vaut l'honneur de ton appel ? Plaisanta ma belle-soeur.

- J'ai besoin de ton avis.

- Vas-y, je t'écoute.

- Euh... Je crois que je vais demander à Bella de m'épouser...

- WAW ! C'est génial ! On va faire un double mariage le jour de la Saint-Valentin, deux jumelles épousant deux frères, on va faire la une des journaux !

- A-Alice, calme-toi... C'est pas encore sûr. Tentai-je de la calmer.

- Tu vas le faire parce que tu es fou d'elle ! Tu la veux elle et pas une autre, à jamais, pour l'éternité. Et elle te dira oui, je le sais. Je parierai tout ce que j'ai de plus cher...

- Ok... Tu ne crois pas que c'est trop tôt ?

- Tu rigoles ? Après tout ce que vous avez vécu ensemble, je pensais que vous alliez convoler avant nous, et même avant Emmet. Mais, non... Me confia-t-elle.

- Je viens tout juste de le décider, en fait. Je l'attends dans le couloir de la fac, elle a bientôt terminé sa dernière heure de cours.

- Tu vas lui demander quand ?

- Ben, je ne sais pas encore.

- Juste un petit conseil, Bella n'aime pas se faire remarquer, alors évite les endroits bondés, sois simple.

- C'est noté... Je te laisse, elle arrive ! Dis-je en raccrochant.

Je la regardais marcher vers moi, souriante. Quelques élèves nous zieutaient quand elle se jeta dans mes bras et m'embrassa à en perdre haleine. Je la serrais fort contre moi et savourais cet instant de bonheur. Oui, je la voulais rien que pour moi, officiellement.

POV Bella

Je trouvais Edward bizarre... Mouai... C'était pas très visible, mais assez pour que je m'en rende compte. Que se passait-il dans sa tête ? Il était toujours aussi doux et amoureux, aucun doute là-dessus, mais il était très souvent plongé dans ses pensées... Le regard ailleurs. Il ne valait mieux pas que je cherche à savoir, il m'en parlerait en temps voulu, j'ai confiance en lui.

- Bella, ça te dit un cinéma demain soir ? Me demanda Edward en se couchant dans notre lit.

Je fermais le livre que je lisais depuis presqu'une heure et le posais sur ma table de chevet.

- Naturellement ! Tu as un film en tête ?

- Euh, non, pas vraiment. Mais, on verra bien sur place. Répondit-il en haussant des épaules.

- Pas de soucis. Lui souris-je en m'installant confortablement contre son torse.

Il me serra fort contre lui et respira fortement ma crinière. J'adorais quand il faisait ça, j'avais l'impression d'être sa drogue, sa dose quotidienne. Je ne pus empêcher un petit gémissement de sortir de ma bouche.

- La douche et le fauteuil ne t'ont pas rassasiée ? Plaisanta-t-il.

- Tu sais très bien que je ne serais jamais rassasiée avec toi... Soufflai-je en posant mes lèvres sur les siennes.

- Désolée ma belle, mais je suis naze... Bailla Edward.

- Quoi ? M'étonnai-je.

- Je suis humain, Bella... Trois fois dans la journée, c'est beaucoup. Et puis, les cours ont été un enfer, mortellement ennuyeux.

- Ok... Bonne nuit alors.

- Ne le prends pas mal, ma chérie. Je t'aime et je me rattraperai, promis. Mais, là, je suis seulement honnête avec toi, mes paupières se ferment toutes seules.

- T'inquiète, je comprends. Je suis juste étonnée. Tu es toujours en pleine forme d'habitude. J'espère que tu ne couvres pas quelque chose.

- Non, ne te fais pas de soucis. Demain, je serais en pleine forme et on profitera à fond de toute la journée.

- Mmmm, j'ai hâte d'y être... Bonne nuit, mon amour. Lui murmurai-je en l'embrassant tendrement.

Comme promis, mon réveil fut... phénoménal.

J'ouvris les yeux alertée par mon cerveau en ébullition, un orgasme fulgurant avait enflammé tous mes sens. Edward était entre mes jambes et se léchait les lèvres. Il venait de me faire jouir grâce à sa langue.

- Bonjour, mon coeur. Sourit-il.

Ma bouche resta grande ouverte, aucun son se fit entendre. J'étais sur mon petit nuage, comblée, heureuse, amoureuse de cet homme si beau, si romantique, si sexy... Edward Cullen était ma drogue personnelle. Il remonta le long de mon corps et vint embrasser ma bouche fougueusement.

- T'ai-je dit que je t'aimais ce matin ? Lui chuchotai-je à son oreille.

- Pas encore...

- Je t'aime Edward, plus que ma propre vie...

- Idem...

Nous nous embrassâmes langoureusement, lentement, passionément, nous séparant uniquement pour reprendre notre respiration. Je le poussais contre le matelas et le chevauchais. Je plantais des baisers sur son visage, son cou, son torse, descendant toujours plus bas. Il était nu et ça me facilitait la tâche pour faire ce dont j'avais envie. Je le vis fermer les yeux et entrouvrir sa bouche. Je me saisis alors de son sexe et fis quelques légers va-et-vient avec ma main avant de le faire entrer dans ma bouche. J'aimais le caresser de cette façon, c'était tellement érotique, ma langue qui dansait autour de sa virilité ne se lassait jamais. Son plaisir était également le mien. J'aurais pu jouir sans qu'il me touche... Il se laissa aller dans ma bouche après avoir pratiquement crié mon prénom. Immédiatement après son orgasme, il me renversa à mon tour sur le matelas et me pénétra, infatigable. Mes jambes encerclèrent sa taille et son visage se nicha dans le creux de mon cou. Il me pénétrait rapidement et sortait parfois complètement de moi avant d'y replonger plus durement, c'était un délice.

- Oh, ma Bella, que ferai-je sans toi ? Balbutia-t-il en accélérant à nouveau la cadence.

- Je ne sais pas... mais... pas ça... en tout cas... pas comme... ça... Gégnis-je difficilement.

Au bout d'un certain temps, il me demanda de changer de position, je me mis à quatre pattes et il s'installa derrière moi. Je savais qu'il appréciait cette pose car il pouvait me toucher en même temps où il voulait. Ses longs doigts se jetèrent aussitôt sur mon clitoris et tournoyèrent, le pinçant doucement aussi. Ca me rendait folle et je savais que je n'allais pas tenir longtemps sous ses caresses exquises. Il augmenta la rapidité de ses coups de reins et de ses caresses, ce qui me fit sombrer dans un délire orgasmique. Edward me suivit derechef et me murmura des mots tendres en se soutenant difficilement sur ses avant-bras.

La journée se déroula tranquillement, entre cours et bavardages au téléphone avec Alice et Rosalie. Cette dernière avait choisi un prénom pour sa future fille, Emy, en référence à Emmet. Jasper serait le parrain et, moi, j'aurais l'immense privilège d'être la marraine. Ce rôle me tenait particulièrement à coeur car je n'avais pas connu la mienne.

J'étais encore au téléphone lorsqu'Edward m'interrompit.

- Tu es prête ?

- Oui, oui, j'arrive. Lui répondis-je. Maman, je te laisse, on va au cinéma ce soir. Je t'embrasse fort, je t'aime.

Je raccrochais et enfilais ma veste en jean.

Nous nous rendîmes au cinéma dans la Volvo d'Edward et tombâmes d'accord sur le film à voir, enfin si nous le voyons... Mon compagnon était à nouveau bizarre, il avait l'air... stressé ? Ce n'était peut-être qu'une impression. Je l'attendis dans la salle, après avoir choisi deux places au dernier rang, alors qu'il était parti me chercher du pop-corn. Il revint les bras chargés de sucrerie et de boissons.

- Y'en a pas trop ?

- Mieux vaut trop que pas assez. Plaisanta-t-il en s'installant à ma droite.

Il posa ses paquets sur le siège vide à ses côtés et me tendit le seau de pop-corn. Le film commença et j'entamais mes friandises. Edward passa son bras autour de mes épaules et se concentra sur l'écran géant. Etrange. Edward ne tentait rien, il n'essayait même pas de me distraire, il me laissait regardait le film... Trop étrange... Je continuais de me goinfrer mais je sentis son regard posé sur moi.

- Quoi ? M'enquis-je.

- Rien... Tu as l'air d'avoir très faim...

- Heu... Tu en veux ?

C'est vrai que je mangeais depuis le début alors que, lui, il restait bien sagement assis sur son siège, n'avalant rien.

- Non, ça va... J'ai picoré dans le frigo pendant que tu parlais au téléphone tout à l'heure.

- Ok... Il est bien le film, hein ?

- Ouai, ça va.

- Tu crois que la femme va dire oui ? Demandai-je innocemment.

Il me regarda les yeux écarquillés, perdu. Je m'en doutais, il ne suivait pas le film.

- Bien sûr qu'elle va dire oui.

- A quoi, Edward ?

- Euh... ben... ok, j'en sais rien... Mais, c'est parce que tu me distrais avec ton machouillage.

- C'est ça... Culpabilise-moi. Regarde le film, Cullen, et arrête de me mater, je te vois !

Il se tourna aussitôt vers l'écran et j'enfouissais à nouveau ma main dans le paquet de pop-corn. Tout à coup, alors que le pot était presque vide, je sentis une petite boite sous mes doigts. Je la pris et la regardais.

- Hey, regarde ce que j'ai trouvé ! Prévins-je Edward.

- C'est quoi ?

- Je ne sais pas. Je crois qu'il vaudrait mieux que j'aille la ramener au vendeur, c'est sûrement une erreur.

- NON ! S'écria-t-il.

Tout le monde se retourna sur nous et des "chut" se multiplièrent. Edward ferma les yeux et grimaça.

- C'est pour toi, Bella.

- Hein ? C'est toi qui l'a mis dedans ?

Il opina de la tête et mordilla sa lèvre inférieure. Je décidais alors de l'ouvrir et quelle ne fut ma surprise en découvrant un solitaire dans ce petit écrin.

- C'est... pour... moi ? Bégayai-je.

Edward ancra son regard au mien et se laissa glisser de son siège. Un hoquet de surprise franchit ma bouche alors qu'il posait un genou à terre. NON ? Il n'allait pas faire ce que je croyais qu'il allait faire ? Si ? Je le contemplais, perdue. Jamais je ne m'aurais attendue à ça et encore moins maintenant...

- Bella, je sais que je te prends au dépourvu, mais c'est une évidence pour moi. Accepterais-tu de m'épouser ?

Mon coeur se mit à pulser follement dans ma poitrine et mes larmes coulaient le long de mes joues. C'était un rêve, ça ne pouvait pas être vrai... Mon Edward ne pourrait jamais faire une telle demande, il avait tellement mis de temps à me déclarer son amour, alors le mariage, maintenant... J'allais me réveiller d'un instant à l'autre et il serait couché à mes côtés dans notre lit. Je secouais la tête.

- NON ? S'exclama-t-il.

- Quoi ?

- Tu ne veux pas de moi, Bella ?

- Si, bien sûr que si ! M'offusquai-je.

- Mais, tu as fait "non" de la tête ! Dit-il en se relevant.

- Oh, c'est pas pour ça, c'est parce que je sais que c'est un rêve, que je suis en plein sommeil. Lui souris-je.

Il me pinça le bras.

- Aïe ! Criai-je. T'es pas bien ?

- Mais vous allez vous taire ? S'écria un homme dans la salle.

- Désolée, ma copine refuse de m'épouser. Déclara Edward devant tout le monde.

- Mais pourquoi ? S'enquit la fille qui se tenait devant nous.

- Je croyais que c'était un rêve. Me défendis-je.

- C'est vrai qu'il est trop beau pour être vrai... S'extasia un homme deux rangs plus bas.

Edward resta bouche bée et se rassit immédiatement.

- Quelle honte... Chuchota Edward.

- Je suis désolée, mon chéri. J'ai tout gâché.

- Non, c'est pas ça... Mais je te signale que tu ne m'as toujours pas répondu alors que je me fais draguer par un homme maintenant.

- Tu veux vraiment m'épouser ? L'interrogeai-je.

- J'en meurs d'envie...

- Alors, c'est oui. Je veux devenir ta femme, Edward ! Répondis-je en me jetant à son cou.

- Tu es sûre de toi ?

- Oui !

- Le 14 février, ça t'irait ?

- Mais, c'est le mariage d'Alice !

- Ben, en fait, elle voudrait qu'on fasse ça ensemble.

- Tu es sérieux ?

- On ne peut plus sérieux mon ange.

- Tout ce que tu voudras du moment que je suis avec toi.

Je l'embrassais langoureusement et nous décidâmes de nous éclipser pour fêter nos fiançailles en tête-à-tête. Ce fut donc sous les applaudissements que nous sortîmes du cinéma, enlacés.

- Je t'aime, Edward.

- Je t'aime aussi, Bella.

Voilà, c'était le tout dernier chapitre... J'espère que vous appréciez.

Pour le moment, il n'est pas prévu d'épilogue. Et je viens de commencer une nouvelle fic que je posterai également ici, sur FF, prochainement.

Je vous embrasse tous et vous dis à très bientôt pour d'autres aventure !

Karine