Allo tout le monde. Alors me voici pour le dernier chapitre de cette traduction. Snif… Je suis un peu nostalgique de la terminé. Mais au moins, je n'ai pas terminé avec Edward parce que je vais le retrouver sur EE… lol…

Merci à : l'empire des anges – alinette 74 – scrapfaconed – ironique – bettypoussin – eliloulou – camille – isabellamisa1 – … – lapiaf83

J'espère ne pas avoir oublié personne pour les remerciements et le teaser. Le site a bogué cette semaine. Alors si jamais j'ai oublié quelqu'un, je suis vraiment désolé.

eliloulou, je sais que tu attendais cette partie de l'histoire alors enjoy…

bettypoussin : Juste un petit mot pour te remercier de tes encouragements.

: Voici l'adresse de mon profil pour lire mes autres traductions : http:/www(.)fanfiction(.)net/u/2094242/Miss_Lunatik (N'oublie pas d'enlever les parenthèses). Plus facile encore, tu as juste à aller cliquer sur mon nom en haute de cette page-ci à gauche. J'espère que mes autres traductions te plairont autant que celle-ci.

Disclamer 1 : Tous les personnages appartiennent à SM.

Disclamer 2 : Cette fic. est écrite par la merveilleuse ForksVampireGirl que je remercie énormément de nous avoir donné une si belle suite à Midnight Sun. Je trouve qu'elle a énormément de talent.


ÉPILOGUE – PARTIE 3

Pour être honnête, j'aurais préféré l'emmener dans une salle de bal plus formelle et luxueuse. Mais ce n'était pas pour moi que je le faisais, me rappelai-je. C'était une expérience humaine qu'elle méritait de vivre. Nous avions le reste de notre vie pour être formel. Cette nuit appartenait aux ballons et aux confettis qui d'ailleurs nous fîmes rire lorsque nous entrâmes à l'intérieur.

« On dirait le décor d'un film d'horreur », rit-elle et je poussai un soupir de soulagement. Au moins, il y avait quelque chose qui l'amusait.

« Mais c'est que nous avons notre lot de vampires », la taquinai-je en remarquant mes frères et sœur qui semblaient avoir revendiqué la piste de danse. Apparemment, aucun d'entre nous n'était déranger d'être mélangé aux humains ce soir.

« Veux-tu que je verrouille les portes afin que tu puisses massacrer les innocents », chuchota-t-elle, les yeux légèrement brillants. Je décidai qu'elle avait beaucoup trop de plaisir à me mettre mal à l'aise.

« Dans quel groupe te places-tu? », demandai-je en voyant ses yeux s'agrandirent. Évidemment, je connaissais déjà la réponse.

« Moi? Avec les vampires, bien sûr! »

Je forçai un sourire sur mon visage en essayant de mettre l'accent sur le fait qu'elle passait un bon moment, même si c'était à mes dépens. « Prête à tout pour ne pas danser, hein? », soupirai-je.

« Absolument tout. »

Après avoir acheté nos billets, j'essayai d'emmener Bella sur le plancher de danse, mais elle tira sur mon bras et arrêta d'avancer comme si elle pouvait me dissuader de mes intentions.

« J'ai toute la nuit devant moi », assurai-je et à contre cœur, elle reprit sa marche. Quelques minutes plus tard, nous nous retrouvâmes au centre de la pièce, là où Alice et Jasper, ainsi que Rosalie et Emmett dansaient en mettant les gens dans la salle incroyablement nerveux.

Comment se décider à y aller avec eux qui ont l'air de trouver ça si facile?

Stupide Cullen. Maintenant, je vais avoir l'air d'un idiot.

Ils savent comment danser. Je veux dire, ils savent ce qu'ils font. Je suis damné.

Les élèves du lycée ne sont pas supposés savoir danser la valse.

Je savais que j'aurais du prendre des leçons de danse.

Je vais devenir complètement paumé lorsqu'elle réalisera que je n'ai aucune idée de ce que je fais.

Je me mis à rire tout bas, pensant qu'ils étaient tous légèrement stupide de se laisser déranger autant, jusqu'à ce que je réalise que Bella pensait exactement la même chose. Je la sentais tendue à mes côtés, agrippant fortement ma main tandis que son cœur battait la chamade.

« Edward », murmura-t-elle péniblement. « Je te jure que je ne sais pas danser. »

« Ne t'inquiète pas, bêtasse », lui dis-je chaleureusement. « Moi je sais. » Je levai ses bras pour les passer autour de son cou avant de la lever juste assez pour glisser mes pieds sous les siens. Avec une vague d'excitation, je réalisai que toutes les pensées de jalousie qui avaient visées mes frères et sœurs étaient tournées vers nous. Je savais que Bella avait passé la plus grande partie de sa vie à être gênée par sa maladresse naturelle et j'étais heureux de pouvoir l'aider tandis que maintenant, tous le monde regardait sa grâce.

Au début, elle avait l'air légèrement nerveuse à l'idée de me laisser nous entraîner sur le sol, mais lorsque la deuxième chanson commença, elle riait et se détendait.

« J'ai l'impression d'avoir cinq ans », déclara-t-elle en me regardant amoureusement dans les yeux. Elle était l'image même de la beauté.

« Rassure-toi, tu n'as pas l'air d'avoir cinq ans », lui dis-je en l'étreignant fortement contre moi.

Elle n'avait pas cessée de me regarder depuis que nous avions commencé à danser, ce qui était probablement pour le mieux. Je ne voulais pas qu'elle se sente étourdie. Puis tandis qu'Alice volait vers nous, je vis Bella lui faire un rapide sourire.

Vous êtes divin ensemble. Elle s'amuse vraiment, n'est-ce pas?, pensa Alice en grimaçant. En regardant dans les yeux de Bella, je fus heureux de voir qu'elle avait l'air vraiment joyeuse. Il n'y avait plus aucune trace d'irritation ou de nervosité. Seule l'excitation, le bonheur et l'amour ressortaient de ses traits. L'amour dominait son regard.

Puis, quelque chose interrompit mon propre bonheur. Un nuage noir qui descendait sur notre nuit dégagé. Jacob Black était debout devant les portes d'entrées regardant directement Bella avec une chaîne de pensées inexcusable. Elles allaient de l'irritation à la jalousie envers moi, et à de l'affection pour Bella. Ces pensées luttaient pour dominer son esprit. Aucunes des ses pensées n'avaient sa place dans ma soirée avec Bella et lorsqu'il commença à marcher lentement, mais d'un pas déterminé vers nous, je devins furieux.

Plus il s'approchait de nous, plus ses pensées devenaient anxieuses et je fus surpris lorsque j'entendis la suivante.

Stupide superstitions. Je ne peux pas croire qu'il me fait faire ça. Bella ne me le pardonnera jamais. Ça va ruiner toutes les chances que j'aurais pu avoir…

« D'accord, ça n'est pas si mal », dit nonchalamment Bella. J'aurais souhaité pouvoir lui répondre, mais mes yeux étaient verrouillés sur Jacob pour essayer de comprendre exactement ce qu'il avait l'intention de dire. J'aimais l'idée de le laisser baisser d'un cran dans l'estime que Bella lui portait, mais je n'allais pas lui permettre de ruiner sa soirée.

« Qu'est-ce qui se passe », demanda Bella nerveusement en notant que j'étais tendu. Mais avant que je puisse dire quoi que ce soit, elle le vit par elle-même.

Je me demande si Cullen sera capable de se détacher d'elle assez longtemps pour que je puisse lui parler. Vraiment, ne peut-il pas aller ennuyer quelqu'un d'autre pour un instant?

Sans le vouloir, un grondement m'échappa et l'expression de Bella devint furieuse.

« Tiens-toi correctement », me dit-elle sévèrement.

« Il veut te parler », lui dis-je sèchement. Et je décidai de le laisser faire. Il était visiblement nerveux et je ne voudrais pas faire obstacle à ce qu'il creuse sa propre tombe.

« Salut, Bella. J'espérais te trouver ici », dit-il en tripotant son collier.

Sérieusement, à quoi papa pensait? Pourquoi ici? Pourquoi maintenant? Avec tous ces gens autour. Avec Cullen dans les environs, pensa-t-il froidement

« Salut Jacob », lui dit doucement Bella. « Que se passe-t-il? »

« Puis-je? », me demanda-t-il prudemment en rencontrant mes yeux. Et s'il dit non? Je suppose que je pourrais dire à papa que j'ai essayé.

Curieux de ce que cette conversation pourrait apporter, je déposai Bella par terre pour ensuite faire un pas hésitant vers l'arrière. De toute façon, l'enfant ne pourrait pas faire de mal.

« Merci », me dit Jacob, de toute évidence légèrement abasourdi par la façon que j'avais de l'accueillir.

J'hochai la tête pour lui, mais je ne lui souris pas. Puis je me retournai pour regarder profondément dans les yeux de Bella, espérant qu'elle ait réalisé que je ne m'éloignerais pas trop, pour être prêt à intervenir si quelque chose devait l'énerver.

Que ce passe-t-il, Edward?, pensa Alice tandis que je m'éloignai. J'haussai légèrement les épaules en écoutant Bella et Jacob discuter des banalités habituelles. Je souris un peu en le regardant danser avec elle. Ils dansaient comme les autres couples autour d'eux. Maladroitement et désorienté.

« Comment se fait-il que tu sois venu? », lui demanda Bella.

« Mon père a craché vingt dollars pour que j'assiste au bal, tu le crois? »

À cet instant, je compris parfaitement. Billy avait fait sa part pour protéger Bella en interférant dans ma relation avec elle sans causer une scène, en utilisant Jacob comme un pion.

« Hélas oui », lui répondit-elle. « Eh bien, j'espère que tu t'amuseras. Tu as repéré quelqu'un qui te plaisait? »

« Oui », dit-il en regardant ses pieds. « Mais elle est déjà prise. »

Un autre grondement déchira ma poitrine et Alice fût aussitôt à mes côtés.

Détends-toi Edward. C'est juste un enfant. Bella est ici avec toi. Elle essaie simplement de le ménager.

« Hum hum », murmurai-je en sursautant tandis que je l'entendis dire à Bella qu'elle était jolie. Il était vraiment stupide. Dire à Bella qu'elle était jolie… Elle avait l'air d'un chef d'œuvre. Idiot.

J'écoutai Jacob bavarder du pot de vin que Billy lui avait donné. Des pièces détachées d'automobiles pour qu'il accepte d'aller parler avec Bella dans ce qui appelait un « lieu sûr ». Qu'est-ce qui faisait croire à Billy qu'il allait vraiment le faire? Pensait-il qu'elle allait me quitter parce que Jacob le lui demandait?

« Ne te fâche pas », demanda Jacob en rassemblant le courage de dire ce pourquoi il avait été payé.

« Je n'ai aucune raison de t'en vouloir. Je n'en voudrai même pas à Billy. Dis-moi juste ce que tu as à me dire », dit-elle avec beaucoup plus de bienveillance qu'il le méritait. Non, techniquement, ce n'était pas de sa faute. Il ne croit pas à notre histoire comme Billy. Bien sûr, cela ne changeait rien au fait qu'il avait la pensée inappropriée de me voler Bella.

« C'est… c'est vraiment idiot. Je suis désolé, Bella… Il souhaite que tu rompes avec ton petit copain. S'il te plaît, a-t-il précisé. » S'il te plaît, Bella.

« Toujours aussi superstitieux, hein? », demanda Bella. Je pouvais dire qu'elle était à la pêche pour des informations. Elle était aussi curieuse que moi de savoir à quel point Billy avait partagé ce qu'il savait avec Jacob. Et surtout, si Jacob le croyait.

« Oui. Il… il a très mal réagi quand il a appris que tu avais été blessée à Phoenix. Il n'a pas cru… » Oh… ne me faites pas dire ça à voix haute. Elle va me haïr.

« Je suis tombée », lui dit-elle fermement. Une légère irritation s'était glissée dans sa voix pour la première fois de la conversation.

« Je sais », lui dit Jacob. Ce n'est pas parce que je ne l'aime pas qu'il pourrait lui faire du mal.

« Il pense qu'Edward est pour quelque chose dans cet accident, hein? », dit-elle et la colère que je vis dans ses yeux me fit presque aller les retrouver pour l'empêcher de la perturber davantage.

Je n'aurais pas du venir. Je n'aurais pas du lui parler de ça. Ça n'en vaut pas la peine. Qu'est-ce que je fais?

« Écoute, tant pis si Billy n'y croit pas, mais je tiens à ce que toi, tu sois au courant. Edward m'a sauvé la vie. Sans lui et son père, je serais morte. » Je souris parce qu'elle avait mit tant d'ardeur dans le ton de sa voix. Elle voulait tant me défendre, même face à Jacob.

« Je sais », dit-il doucement. Merde, j'aurais vraiment pu la perde. J'imagine que je le dois à Cullen.

« Navrée que tu aies écopé de cette mission. Enfin, tu auras au moins gagné tes pièces détachées », lui dit Bella en essayant évidemment de mettre fin à la conversation. Je pris une profonde respiration, prêt à me précipiter vers elle.

« Oui », marmonna-t-il. Ce n'est pas la peine. Je retourne à la maison sans rajouter autre chose. À l'avenir, papa luttera lui-même contre ses batailles.

« Autre chose? », demanda Bella. Bien sûr qu'il y avait autre chose.

« Laisse tomber. Je me dégoterai un boulot, j'économiserai. »

« Crache le morceau, Jacob », lui dit Bella, frustrée.

« C'est nul. » Je vais avoir l'air d'être encore plus idiot. Ne me laissez pas le faire.

« Je m'en fiche », persista Bella. « Dit-moi. »

« Très bien… Tu vas mal le prendre. » C'est de la faute de papa. Tout ça est de sa faute. N'aurait-il pas pu me laisser faire ça à ma façon? « Il m'a demandé de te dire, de te prévenir, que nous – et le pluriel est de lui, je n'y suis pour rien – ne relâcherions pas notre garde. » Est-ce que j'ai vraiment dit ça à Bella? Tuer moi maintenant.

D'accord.

Je fis deux pas délibérés dans leur direction avant qu'Alice me tire vers l'arrière.

Qu'est-ce que tu penses que tu fais? Le gymnase est rempli, tu ne peux pas le jeter dehors. D'ailleurs, tu l'as entendu. Cette idée est de Billy. Jacob ne veut même pas être ici.

« Bon, au moins, je suis d'accord avec lui sur quelque chose. Maintenant, si tu veux bien m'excuser, je crois que mon rencart a un partenaire de danse qui ne lui convient pas. »

Ridicule. Tu réagis trop fortement…

Je ne laissai pas ses pensées me ralentir. La chanson avait pris fin et les bras de Bella étaient de chaque côté de son corps. Mais Jacob avait encore l'audace de la toucher.

« Tu veux continuer à danser ou préfères-tu que je t'accompagne à une chaise? », demanda-t-il.

« T'inquiète, Jacob, je prends le relais », dis-je en utilisant le ton le plus calme que je pouvais. Jacob me lorgna nerveusement tandis que je pris ma place auprès de Bella.

« Oh, je ne t'avais pas vu », murmura-t-il en tournant son regard vers Bella. « À un de ces jours, Bella », lui dit-il avant de reculer lentement. On aurait dit qu'il avait senti mon envi de le pousser à travers la pièce. Bella lui sourit.

« C'est ça, à plus. »

« Désolé », répéta-t-il avant de s'en aller. Sérieusement, qu'est-ce qu'elle trouve à Cullen? Il la surprotège, la couve… la contrôle carrément si vous me demandez mon avis.

Ça ne valait pas la peine de passer une seconde de plus à réfléchir à Jacob, alors je décidai d'ignorer ses pensées. Je collai Bella contre moi en poussant un soupir lorsqu'elle déposa sa tête contre mon torse.

« Soulagé? », demanda-t-elle en souriant largement.

« Pas vraiment », admis-je, même si je n'étais pas prêt à lui dire pourquoi.

« Ne sois pas en colère après Billy », dit-elle doucement. « Il s'inquiète pour moi au nom de son amitié avec Charlie. N'y vois rien de personnel. »

« Je ne suis pas en colère après Billy », dis-je calmement. Ce n'était pas entièrement vrai, mais pour l'instant je pensais seulement à l'attachement que Jacob semblait avoir développé pour Bella. « C'est son fils qui m'irrite. »

Bella recula en me regardant comme si mes mots n'avaient aucun sens. Elle n'avait vraiment aucune idée de ce qu'il ressentait pour elle. Ce qui ne devrait pas me surprendre. Il lui avait fallu beaucoup de temps pour croire que je l'aimais, même si je lui disais tout le temps, alors comment serait-elle capable de lire les pitoyables signaux de Jacob?

« Pourquoi? », demanda-t-elle et je fouillai rapidement dans mon cerveau pour trouver l'explication la plus sûre possible.

« Pour commencer, il m'a obligé à trahir ma parole », dis-je à Bella qui continuait à me dévisager. « J'avais promis de ne pas te quitter d'une semelle », expliquai-je doucement, en regrettant vraiment de ne pas avoir tenu parole.

« Oh », dit-elle en se relaxant. « Je te pardonne. »

« Merci, mais ce n'est pas tout. » Je ressentis soudainement le besoin de faire allusion à la véritable raison de mon irritation. « Il a dit que tu étais jolie », finis-je par dire, en m'attendant à un rougissement ou un rire, mais son expression ne changea pas le moindre du monde. Aucun rougissement. Elle ne leva même pas les yeux au ciel. On aurait dit qu'elle n'avait pas enregistrée qu'il avait essayé de la complimenter. « C'est presque insultant », continuai-je, désireux de lui rappeler à quel point elle était magnifique. Au moins elle avait l'habitude de l'entendre de mes lèvres et elle semblait l'apprécier. « Tu es beaucoup plus que ça. »

Toujours dans l'impossibilité d'accepter un compliment, elle se mit à rire. « Tu es de parti pris », me taquina-t-elle.

« Je ne suis pas d'accord. Et puis, je te rappelle que j'ai une excellente vue. » Je la regardai tandis que le rougissement familier sur ses joues apparaissait. Ensuite, je la rapprochai encore plus près de moi pour reprendre notre danse.

« Vas-tu m'explique la raison de notre présence ici? », me demanda-t-elle après un moment. Je la regardai en me demandant quelle explication elle cherchait tandis qu'elle déplaçait son regard vers les décorations qui nous entouraient. Pendant un instant, je réfléchis à la meilleure façon de lui expliquer mon besoin incontrôlable de m'assurer qu'elle jouisse de la vie. Décidant qu'il s'agissait d'une conversation privée, je nous fis pivoter pour nous diriger vers l'extérieur.

Une fois certain que nous étions assez loin pour que personne ne puisse nous voir, je la pris dans mes bras pour la porter sur un banc qui était prêt de la ligne d'arbre qui longeait le lycée. Comment pouvais-je lui expliqué pour qu'elle comprenne, alors que je savais que tout ce que je voulais lui dire était en contradiction à ce qu'elle pensait du fond du cœur.

« Alors », me demanda-t-elle, mais je n'étais pas encore tout à fait prêt. Entre sa colère d'être obligé d'aller au bal et l'interruption de Jacob, je trouvais que nous avions à peine eu le temps d'avoir du plaisir. Je pouvais dire qu'elle avait aimé le moment où nous avions été juste elle et moi, dansant collé l'un à l'autre. Si seulement tous nos moments ensemble pouvaient être aussi simple que celui-là. Les choses semblaient avoir un sens lorsque nous étions l'un avec l'autre. Et pourtant, nous avions dû nous arrêter dans notre élan, contraint de laisser la réalité nous rattraper. Celle où nous devions nous soucier des apparences. Nos deux mondes étaient tellement différents.

« C'est le crépuscule » (N/T : Je tiens à vous dire que le mot crépuscule en anglais est : Twilight.), murmurai-je finalement, les yeux fixé sur la lune. « Encore une fois. Une autre fin. Aussi parfait qu'ait été le jour, il faut qu'il meure. »

« Certaines choses sont éternelles », murmura-t-elle d'une voix tremblante. Je soupirai en sachant très bien à quoi elle faisait allusion. Pourquoi fallait-il qu'elle parle de ça ce soir? Dans l'espoir de la distraire, j'essayai de répondre à sa question. Celle qui m'avait poussé à nous amener ici.

« Je t'ai emmenée au bal parce que je ne veux pas que tu rates quoi que ce soit. Je refuse que mon existence te prive de quelque chose, si je peux l'éviter. Je désire que tu sois humaine. Que ta vie se déroule comme elle l'aurait fait si j'étais mort en 1918 comme prévu. »

Aussitôt après avoir prononcé ces mots, je les regrettai. Je me rappelais de la passion et de la ferveur avec laquelle elle m'avait parlé lorsque j'avais fait référence à ma non vie. Je réalisai que c'était probablement à propos de ça qu'Alice m'avait mis en garde. Elle m'avait dit que Bella serait énervée par autre chose que le bal et que ce serait de ma faute. Je regardai les yeux de Bella grandir dans la colère en me maudissant d'avoir parlé si bêtement.

« Dans quelle étrange dimension parallèle serais-je jamais allée au bal de moi-même? Si tu n'étais pas mille fois plus fort que moi, je ne t'aurais jamais laissé agir. »

J'essayai de sourire, même si je me sentais toujours incroyablement coupable de l'avoir énervée inutilement. « Ce n'était pas si mal, tu l'as reconnu. »

« Parce que j'étais avec toi. »

Misérablement, je ne la regardai pas. Je haïssais voir la colère sur son visage. La colère que j'avais causée. La colère que j'aurais pu éviter.

« J'ai une question. Y répondras-tu? », finis-je par lui demander dans l'espoir de changer rapidement de sujet.

« N'est-ce pas ce que je fais toujours? », soupira-t-elle.

« Promets juste de ne pas te dérober », dis-je en souriant. Elle semblait examiner plusieurs possibilités.

« D'accord. »

« Tu as paru sincèrement étonnée quand tu as compris que je t'amenais ici… »

« Je l'étais », m'interrompit-elle.

« Certes, mais tu devais bien avoir envisagé autre chose… Je serais curieux d'apprendre ce à quoi tu as pensé quand je t'ai demandé de t'habiller. »

Son expression se figea et elle devint de plus en plus nerveuse. « Je ne veux pas te le dire. »

« Tu as promis », lui rappelai-je.

« Je sais. »

« Alors? », demandai-je en me demandant quelle théorie aurait pu la gêner autant. Je me rappelais lors de nos débuts, lorsque je l'avais poussé à partager les suppositions de son imagination. Bien sûr, elle avait fini par percer ma façade en voyant ce que j'étais vraiment. Je ne comprenais pas comment elle avait pu comprendre ça plus facilement que mes plans de ce soir.

« J'ai peur que ça t'énerve… ou que ça te rende triste », dit-elle en regardant vers le sol.

Je voulais croire que rien venant de Bella n'aurait pu me mettre en colère, mais le regard qu'elle avait me disait que je pouvais avoir tord. Je me forçai à rester calme avant de lui dire : « Aucune importance. S'il te plaît? »

Elle poussa un long soupir comme pour se préparer. Cela me rendit encore plus nerveux.

« Eh bien… », dit-elle en luttant pour trouver les bon mots. « J'ai cru qu'il s'agissait… d'une espèce de célébration. Pas un minable bal humain! »

Elle essaya de le dissimuler, mais je l'entendis quand même. Il y avait un profond dégoût dans sa voix lorsqu'elle prononça le mot : « humain ». Comme si elle ne se considérait pas comme l'une d'entre eux et qu'elle se demandait pourquoi elle devait se soumettre à leurs stupides traditions.

Il avait fallu plusieurs années à ma famille pour comprendre ce genre de chose et nous essayions encore de nous adapter.

« Humain? », répétai-je pas vraiment désireux d'en savoir plus. Mais comme j'avais déjà commencé, je savais qu'il fallait que je termine cette conversation. Elle baissa les yeux, encore gênée en tirant sur le bord de sa robe. Je savais qu'elle attendait que je parle, mais je savais exactement où la conversation allait nous amené, alors je gardais la bouche fermé.

« Très bien », dit-elle finalement d'une voix tremblante. « J'espérais que tu avais changé d'avis et que… tu allais finalement procéder à ma transformation. »

Alice! Je venais de décoder ses messages énigmatiques. Franchement, n'aurait-elle pas pu me préparer – au moins un peu – à cette conversation? Ces dernières semaines, j'avais joyeusement mis de côté le désir irrationnel de Bella de perdre son humanité. Je l'avais regardé se rapprocher de son père et devenir plus extravertie au lycée.

Je savais qu'au premier signe de mon accord à sa demande idiote, elle renoncerait à tout. Juste à cette idée, je me sentis misérable et coupable. Jusqu'où était-elle prête à aller pour me convaincre de lui enlever la vie? Elle avait même laissé Alice lui mettre une robe et la maquiller. Apparemment, elle croyait qu'il fallait être sur son trente et un pour être transformé. Cela me prouva encore une fois qu'elle avait une vision erronée et embellie de notre existence. Si ce n'était pas si exaspérant, ça aurait pu être légèrement amusant.

« Tu as cru que je porterais une cravate noire pour l'occasion? », dis-je en décidant qu'il était plus facile d'éloigner ma frustration en plaisantant.

« Je n'ai aucune idée sur la façon dont ces choses-là se font », dit-elle avec colère, en admettant la conclusion que je venais d'avoir. Elle ne comprenait pas ce qu'elle demandait. « En tout cas, ça me semble plus rationnel que pour un bal de fin d'année. Ce n'est pas drôle. »

« Tu as raison, ça ne l'est pas », dis-je en arrêtant subitement de rire. Ma voix suintait la colère. « Mais j'ai préféré croire que tu plaisantais. »

« Mais je suis sérieuse! »

Elle avait dit ses mots avec une telle conviction que la tristesse prit rapidement le dessus sur ma colère. Je pouvais lui donner toutes les choses que je croyais qu'elle souhaitait, mais au final, je finissais toujours par lui refuser la seule chose qu'elle croyait qui la rendrait réellement heureuse. Combien de temps lui faudrait-il pour perde confiance en moi, perde confiance en mon amour parce qu'elle ne comprenait pas mon refus?

« Je sais », soufflai-je en essayant de caché ma misère derrière mes mots. « Tu le désires à ce point-là? » Je connaissais la réponse, mais j'avais besoin qu'elle me le dise clairement. Elle hocha la tête et j'eus une maigre consolation grâce à la nervosité que je vis dans ses yeux.

« Si prête à mourir », chuchotai-je. « À connaître le crépuscule de ta vie, alors qu'elle a à peine commencé. À tout abandonner. » J'avais toujours pensé que c'était ma soif pour elle qui faisait de moi un monstre. Mais maintenant, j'avais compris. Mon amour pour elle m'avait ramené à la vie, mais son amour pour moi lui faisait choisir la mort. C'était ça qui faisait de moi un monstre. Pourtant, je n'étais pas capable de partir. J'avais trop besoin d'elle.

« Ce n'est pas une mort, c'est une renaissance. »

« Je ne le mérite pas » lui assurai-je.

« Te rappelles-tu le jour où tu m'as dit que je ne me voyais pas de façon très claire? Visiblement, tu es atteint de la même cécité. » Ses yeux me fixèrent, audacieux et têtus, me défiant d'être en désaccord avec elle.

« Je sais ce que je suis. » Une pierre froide, un cœur mort. La seule vie qui existait en moi était à cause de Bella, qui était assise à côté de moi et me demandait de lui faire la même chose.

Nous étions seuls tous les deux, seulement éclairé par la lune. Je regardais de près de visage de Bella, cherchant un signe de doute. Pour la première fois, j'avais envi d'y voir une lueur de crainte, mais il y avait seulement de la détermination. Tandis que je me débattais contre mes émotions contradictoires, l'alerte d'Alice se mis à flotter dans mon esprit.

Qui sait, peut-être l'écouteras-tu pour une fois? Ce serait un agréable changement.

Ha, ha. Très drôle.

« Tu es prête, là, maintenant? », demandai-je en espérant qu'elle allait enfin baisser sa garde et montrer sa peur en me donnant une raison pour lui refuser sans qu'elle ne me déteste pour ça.

« Euh… », dit-elle en prenant une profonde inspiration comme si c'était la dernière. « Oui? »

Je souris largement, parce que son oui résonnait plus comme une question. Je n'étais pas assez bête pour penser qu'elle allait renoncer, mais au moins, pour le moment, je pouvais lui dire qu'elle n'était pas entièrement prête. Elle avait peur, même si elle ne l'admettrait jamais devant moi. Elle ne voulait pas me donner une raison de plus pour que je refuse.

Je me penchai jusqu'à ce que mes lèvres pressent la peau si tendre qui dissimulait à peine son pouls. Je pouvais entendre son cœur accélérer, sentir l'odeur de l'adrénaline qui commençait à s'insinuer dans ses veines parce qu'elle avait peur.

« Tout de suite? », répétai-je tandis qu'un frisson parcouru son corps.

« Oui », souffla-t-elle. Tout son courage avait soudainement disparu. Ses poings étaient serrés et elle respirait si fort que j'avais peur qu'elle hyperventile. J'avais assez fait valoir mon point. Je n'aimais pas l'effrayer, mais j'espérais que la terreur qu'elle ressentait affaiblirait sa résolution. Du moins… pour un certain temps.

En riant, je retirai mes lèvre de son cou en lui murmurant : « Tu ne crois quand même pas que je cèderais si facilement. » Je m'attendais à ce qu'elle soit en colère ou frustrée, mais elle reprit instantanément sa façade qui ne montrait pas sa peur. Elle était déçue, mais pas bouleversée. Dans un certain sens, c'était pire parce que toutes les autres émotions étaient parties. Encore une fois, je ne voyais que le désir dans ses yeux.

« On a le droit de rêver », dit-elle doucement.

« C'est donc ce à quoi tu rêves? Devenir un monstre? » Je savais qu'elle détestait quand je disais ça, mais c'était la vérité. J'étais un monstre et elle croyait vouloir être comme moi. Au moment où elle réalisera ce que nous serions devenu tous les deux, il serait trop tard.

« Pas tout à fait », dit-elle tristement. « Mon rêve c'est surtout d'être avec toi pour l'éternité. »

Une immense douleur m'assaillit. Même si je ne pouvais pas être d'accord avec ce qui devrait être fait pour que ce soit possible, Bella venait de trébucher sur le seul point qui ébranlait ma détermination. Je désirais plus que tout être avec elle pour l'éternité. J'étais incapable d'imaginer une époque sans elle. C'était plus que douloureux. C'était insondable. Pourtant, je ne voyais pas la nécessité de m'attarder sur des choses qui étaient encore loin dans l'avenir alors qu'elle était jeune, en santé et qu'elle commençait à peine à vivre. J'allais la garder en sécurité, hors de tout danger. Sa vieillesse était dans plusieurs décennies. Et avant ça, il nous restait beaucoup de choses à vivre ensemble.

« Bella », dis-je doucement en touchant délicatement ses lèvres avec mes doigts glacés. « Je resterai toujours avec toi, n'est-ce pas suffisant? »

Elle força un faible sourire. « Ça ne l'est que pour l'instant. »

Mon expression s'assombrit, mais j'étais déterminé à ne pas la perturber d'avantage. J'inspirai profondément pour lutter contre la douleur qui se construisait en moi. La pensée de Bella et moi, ensemble, pour l'éternité tourbillonnait dans mon esprit.

« Écoute », dit-elle en pressants ses mains si chaudes sur mes joues. « Je t'aime plus que tout au monde. N'est-ce pas suffisant? »

« Si, ça l'est », soufflai-je. Son amour pour moi venait de prendre momentanément le dessus sur ma raison. « Pour l'éternité. »

J'embrassai une fois de plus son cou, savourant son goût, son odeur et même son être. Tandis que ses doigts effleuraient mes cheveux, je laissai mon esprit vagabonder près du rêver que je ne pourrais jamais vivre, souhaitant silencieusement des choses qui n'arriveraient jamais.


Oh my god… C'est tellement triste. Pauvre Edward. Il est si détermine à ne pas la transformer. Sans le savoir, il se prépare tranquillement à la quitter.

Alors c'était le dernier chapitre de cette traduction. J'espère qu'elle vous a plu autant qu'à moi. Je me sens un peu triste de la terminer, mais je me console en me disant que j'en ai deux autres en cours.

Je tiens à remercier toutes celles et celui (et oui, il y a un gars) qui m'ont laissé des review ou qui ont mis cette traduction dans leurs favorites ou en alerts stories. Merci, merci beaucoup. Ça a été mon plus gros carburant pour faire cette traduction. À chaque fois que j'ouvre ma boite de courriels, je suis toujours extrêmement excité à l'idée de lire vos commentaires.

Avant de vous dire au revoir pour une dernière fois sur cette trad., je vais me faire un peu de pub. J'ai commencé à traduire une nouvelle fic. C'est une alternative de New Moon. Edward est parti comme dans le livre. (Mais il va revenir. N'oubliez pas que je suis 100% Edward) et Victoria se venge en enlevant tout à Bella, y compris son humanité. Tous vampires. Edward & Bella. Rated M. Le titre est Against the Odds: When Lies Once Told Bite Back par MadeleineJade. Je vais aussi poursuivre la traduction d'Edward's Eclipse qui est le pov d'Edward du troisième tome. L'histoire est écrite par la même auteure (ForksVampireGirl) que celle-ci.

Même si cette fic est complète, ça ne vous empêche pas de me laisser une review pour me dire ce que vous en avez pensez… Même que ça me ferait extrêmement plaisir.

Alors on se retrouve demain sur ATO pour le deuxième chapitre et dans une semaine sur EE.

Bisous xoxo

Miss Lunatik

Aller, une dernière review pour la route…