Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux qui sont sortis de mon imagination.


Coucou tout le monde !

Merci beaucoup pour toutes vos reviews ! Merci !

Comme vous avez été super, voilà la suite !

Ca y'est la fin est là… Ca me fait super bizarre…

Je vous retrouve en fin de chapitre ! Bonne lecture !


Chapitre 44 : Tourner la page

Cher Aaron,

Je te remercie pour ton aide et pour tout ce que tu as pu faire pour moi. La seule chose que je regrette c'est de ne pas pouvoir te délivrer, ta famille et toi, comme j'ai pu le faire avec les miens. Maintenant, ils sont en paix et moi aussi, ils ne me chercheront plus, je vais enfin pouvoir accomplir ma Destinée.

Comme tu l'auras compris, il est temps pour moi de prendre mon envol et de me libérer de la coupe de mes pères ainsi que de celle de tous ceux qui ont voulu me cantonner à l'image d'un jeune homme banal.

Car voilà ton erreur, je ne suis pas banal, je ne l'ai jamais été… Tu n'aurais pas dû me sous-estimer.

Encore une fois, je te remercie sincèrement de m'avoir rendu ma liberté en emprisonnant mes pères.

Ce n'est pas la peine de me chercher, nous avons disparu, avec tous ces millions quoi de plus facile ?

Sincèrement.

Anthony.

Aaron ferma les yeux. Des larmes de rage glissèrent le long de ses joues, la trahison faisait mal, il avait l'impression de recevoir un coup de poignard en plein cœur et la douleur ne fit que s'amplifier quant il devina que c'était pour cela qu'Edward lui avait envoyé ces quelques mots d'adieu. Edward était mort, Anthony avait été le plus fort.


Aaron s'éveilla brutalement en sentant une main se poser sur son avant-bras. Il se redressa vivement, bousculant par la même occasion la personne qui avait eu le malheur de le réveiller. Son cauchemar lui revint en mémoire alors qu'il croisait le regard émeraude qui l'observait avec surprise. Edward recula d'un pas, sûrement pour éviter de prendre un nouveau coup. Il put lire de l'inquiétude dans ses prunelles émeraude et il se rendit compte qu'il devait le fixer durement à cause des réminiscences de son cauchemar. Aaron prit sur lui et lui offrit un sourire rassurant avant de désigner le fauteuil qui faisait face à son bureau. Pendant que son protégé prenait place, Aaron se leva pour aller se servir une tasse de café, il devait avoir les idées claires, il en prépara aussi une pour Edward qu'il lui tendit.

« -Merci, désolé, je ne voulais pas t'effrayer en te réveillant.

-Ce n'est pas grave, assura l'agent du FBI.

Aaron se perdit quelques secondes dans le regard d'Edward, l'innocence du jeune homme y transparaissait, pourtant, son cauchemar ne cessait de le hanter. Après tout ce qu'il avait vécu et vu son intelligence, le jeune homme pourrait très bien se révéler être son pire cauchemar ! Et puis, il n'oubliait pas que de l'argent avait effectivement disparu de sur les comptes qu'avaient ouvert son géniteur et Caïus, comme dans ses tourments, Carla n'avait toujours pas réussi à retrouver sa trace.

-Tu as l'air fatigué, remarqua Edward en le sortant de ses pensées.

-Emma a du caractère, Lynda fait son possible pour que je puisse dormir, mais je ne peux m'empêcher de me lever la nuit quand elle pleure.

-Elle doit avoir changé en 15 jours.

-Oui, mais tu auras l'occasion de la voir tout à l'heure. Tes parents viennent après leur travail ?

-Oui, maman est impatiente de pouvoir pouponner !

-Et Bella ?

-Elle viendra demain dès qu'elle le pourra, mais elle est en train de passer ses examens. Mes frères et sœurs viendront avec elle.

-En parlant d'examen, es-tu prêt pour demain ? S'enquit Aaron en plongeant son regard dans celui du jeune homme.

Edward gigota dans son fauteuil, ses mains jouèrent nerveusement avec le badge visiteur qui était épinglé sur sa chemise. Aaron se leva et contourna son bureau pour s'asseoir près de lui.

-Tout va bien se passer, je suis là, je serais là, nous serons tous à tes côtés. L'avocat de tes parents ainsi que le procureur te soutiendront aussi, n'oublies pas que tu es une victime et non leur complice, n'écoutes pas ce que dira l'avocat de la défense, ni les autres adeptes.

-Certains m'en veulent, je… Je ne comprends pas pourquoi ils me haïssent autant, avoua Edward perdu.

Aaron serra ses mains dans les siennes, il se rappelait parfaitement l'appel furieux que Carlisle lui avait passé quand il avait découvert la lettre de menace qu'avait reçu Edward. Heureusement pour eux, Bella avait compris que quelque chose n'allait pas et avait réussi à faire parler Edward qui dissimulait plusieurs courriers. En effet, cette lettre appartenait à une longue série, mais cela son protégé l'ignorait, Carlisle et lui avaient fait en sorte d'intercepter les suivantes avant que le jeune homme ne les ait entre les mains. Son équipe avait arrêté trois adeptes, mais ils n'étaient pas en mesure de les stopper tous. Aaron soupira en apercevant par la baie vitrée qui donnait sur l'open-space le procureur et les principaux avocats des victimes. Monsieur Pierson, procureur, frappa à la porte de son bureau, ses assistants collés à ses basques.

-Allons-y, ordonna-t-il sans plus de forme.

-Bonjour à vous aussi, siffla Aaron.

-Je vous conseille de ne pas émettre la moindre remarque, Agent Gibson ! Déclara Monsieur Pierson qui n'était pas impressionné. C'est de votre faute si nous n'avons pas pu préparer ce gamin plus tôt ! Dois-je vous rappeler qu'il est l'un des témoins principaux ?

-Edward, finis tranquillement ton café, d'accord ? Dit doucement l'agent du FBI. Je reviens te chercher.

Le jeune homme acquiesça. Il lui offrit un sourire rassurant, il ébouriffa ses cheveux avant de sortir de son bureau en entraînant dans son sillage le procureur mécontent.

-Ecoutez-moi bien, gronda Aaron en le fusillant du regard, ce n'est pas un gamin, il s'appelle Edward, ce n'est pas simplement votre témoin principal, c'est un jeune homme qui a énormément souffert et revivre tout ça est une épreuve pour lui ! Alors, si vous ne voulez pas qu'il s'effondre demain, je vous conseille de…

-Ne me menacez, Agent Gibson ! Gronda le procureur. Vous n'êtes qu'un…

-Mesurez vos propos ! S'enflamma à son tour Aaron. Je sais très bien que vous voulez profiter du retentissement médiatique de cette affaire pour faciliter votre ascension et accéder à ce poste de juge que vous convoitez tant, mais je vous préviens, vous n'utiliserez pas Edward, je vous en empêcherai !

-Je…

-Je crois, Messieurs, que vous devriez vous calmer, intervint David en lançant un regard peu amène au procureur, vous n'êtes pas seuls !

Aaron suivit son regard. Edward était figé dans son fauteuil et observait avec inquiétude le procureur. L'agent du FBI jeta un dernier regard noir à Monsieur Pierson avant de rentrer dans son bureau et se précipiter vers son protégé. Aaron prit la tasse de ses mains avant de l'enlacer pour le rassurer.

-Tout va bien se passer, Edward, je suis là, nous sommes tous là.

-Je suis désolé, dit David en entrant à son tour, mais il faut y aller. Ne t'en fais pas Edward, tu n'es pas seul.

Aaron aurait préféré avoir un peu plus de temps, mais il savait que les avocats et l'équipe du procureur ne patienteraient pas. Il offrit un sourire rassurant à son protégé avant de passer un bras autour de ses épaules pour le conduire dans la salle de conférence. Il sentit le jeune homme se raidir quand il vit toutes les personnes présentes. Aaron l'entraîna vers une rangée de sièges, l'un des avocats, un homme d'âge mûr aux tempes grisonnantes se leva à leur approche pour serrer leurs mains.

-Bonjour, Agent Gibson, le salua-t-il avant de se tourner vers son protégé, bonjour, Edward. Tout va bien se passer.

-Bonjour, Maître Castle, murmura Edward.

-Ne te laisse pas impressionner, chuchota l'avocat à l'oreille du jeune homme, je suis là pour te protéger, si tu ne te sens pas bien ou si tu veux arrêter l'entretien, tu me fais un signe et je les arrête.

-D'accord, acquiesça le jeune homme qui paraissait un peu rassuré.

-Pouvons-nous commencer ? S'impatienta Monsieur Pierson. »

Aaron se retint pour ne pas lancer une réplique cinglante à cet homme imbu de lui-même ! Il avait déjà eu à faire à des arrivistes, mais celui-ci était l'un des pires qui avait croisé son chemin et il devrait le stopper pour ne pas qu'il blesse Edward. L'entretien débuta et il prit place près du jeune homme.

Au bout d'une heure, Edward répondait toujours de bonne grâce à toutes leurs questions, il faisait preuve de patience et de bonne volonté. Maître Castle interrompait parfois le fil des réponses de son protégé pour le questionner, le pousser dans ses retranchements et ainsi le préparer à l'interrogatoire que mènerait les avocats de la défense. Aaron se crispa dans son fauteuil quand Monsieur Pierson s'y mit lui aussi, ses questions étaient plus incisives que celles de l'avocat des Cullen. Il attaqua rapidement sur les sévices qu'Edward avait subi, il vit le jeune homme blêmir, ses doigts se crispèrent sur l'accoudoir de son fauteuil et alors que Monsieur Pierson poursuivait sans aucun état d'âme, Edward devint confus, ses réponses n'étaient plus claires avant qu'il ne devienne totalement muet.

«-Ca suffit ! Intervint une nouvelle fois Maître Castle. Je vous prierais de mesurer vos propos, Monsieur Pierson.

-Parce que vous croyez que les avocats des Volturi prendront des pincettes avec lui ? Bien, reprenons, Monsieur Cullen, quand Caïus Volturi a-t-il…

-Stop ! Coupa Aaron en se levant. Edward, va m'attendre dans mon bureau !

-Nous n'avons pas terminé ! Intervint Monsieur Pierson.

-Tout ce que vous voulez savoir est consigné dans les rapports, lui rappela Maître Castle, par ailleurs, il me semble que le témoignage de Marcus Volturi et du Docteur Matthews seront suffisants. Je pense donc qu'il n'est pas nécessaire que nous infligions une nouvelle épreuve à Edward et à mon avis le juge sera de mon avis.

-Je suis d'accord avec vous, le sujet est donc clos, ajouta l'un des avocats de la partie civile, et il me semble que Monsieur Cullen est prêt pour demain.

-Je suis de votre avis, acquiesça un autre avocat, d'ailleurs, je pense que ce jeune homme devrait prendre un peu de repos.

-Agent Gibson ?

-Oui, Maître Castle, je le ramène.

-Au revoir, Edward, reposez-vous bien et ne vous faites pas trop de souci pour demain.

-Merci, Maître Castle, au revoir. »

Edward se leva. Aaron le suivit après avoir serré quelques mains et adressé un regard noir au procureur. L'agent du FBI conduisit ensuite son protégé dans son bureau où il lui demanda de patienter quelques minutes le temps qu'il aille voir son équipe. Aaron fit rapidement le point avec ses agents, Ryan avait assisté aujourd'hui au procès et le tint informé de l'avancement de ce dernier. Chase était allé lui aussi au tribunal, mais avec des agents, il avait assuré la sécurité. Avant de les quitter, il demanda à Carla et à David s'ils avaient retrouvé la trace de l'argent, mais leur réponse était toujours négative. Aaron les libéra avant de rejoindre son protégé qui patientait sagement dans son bureau.

Ils ne mirent pas longtemps à atteindre leur maison en banlieue de Seattle. Edward s'était assoupi sur le siège passager, cette après-midi l'avait épuisé. Il réveilla doucement le jeune homme qui eut un regard perdu avant de se rappeler où il était. Aaron lui offrit un sourire et ils quittèrent le véhicule pour rentrer dans la maison où Lynda les attendait avec impatience pour savoir comment ça s'était passé. Edward alla directement vers le berceau pour observer Emma qui dormait, le jeune homme semblait ressentir un certain apaisement au contact de sa fille.


Edward était épuisé, il n'aurait jamais imaginé que cet entretien tournerait à l'interrogatoire. Ses parents, Bella, tout le monde avait voulu l'accompagner, mais il avait décliné leur invitation. Ses frères, ses sœurs et Bella avaient leurs examens de fin d'année et ses parents avaient des obligations professionnelles, il les avait rassuré en leur disant que tout se passerait bien. Emmett avait tenté de lui faire peur en parlant d'interrogatoire digne d'un mauvais film policier où on lui aurait pointé une lampe dans les yeux pour l'aveugler. Il grimaça en se disant que son frère n'avait pas été si loin de la vérité, sauf pour la lampe.

Le jeune homme sortit de ses pensées quand il entendit Emma chouiner dans son sommeil. La petite fille s'agitait dans son berceau tout en remuant ses jambes et ses petits poings serrés. Edward lui sourit avant de s'écarter pour laisser les parents s'en occuper, cependant, ces deux derniers ne bougèrent pas.

« -Prends-la, lui dit Lynda avec un sourire.

Le jeune homme lui rendit son sourire avant de se pencher et de prendre délicatement la petite dans ses bras. Emma cessa de pleurnicher et se blottit contre lui.

-Elle est vraiment magnifique, s'extasia Edward.

-Je sais, elle tient de sa mère ! Lança Lynda avant de sortir du salon.

-Tous les bons côtés viennent d'elle, lui précisa Aaron, mais quand Emma pleure à 3 heures du matin c'est parce qu'elle tient de moi !

-Je t'entends ! Prévint Lynda en revenant avec un bavoir et un biberon. Tu veux le lui donner ?

-Euh, oui.

Edward s'assit sur le canapé pendant que son amie mettait le bavoir autour du cou de sa fille, elle lui tendit ensuite le biberon. Emma ne mit pas longtemps à s'emparer de la tétine et d'engloutir son repas.

-Tu t'en sors vraiment bien, remarqua Lynda en s'asseyant sur les genoux de son mari qui avait pris place dans le fauteuil face au canapé, et je crois que tu as tapé dans l'œil d'Emma.

Edward sourit à la remarque de la jeune maman, cependant, il se raidit quelque peu en croisant le regard sombre d'Aaron. Lynda s'en rendit compte et éclata de rire avant de déposer un baiser sur la joue de son mari qui esquissa un sourire.

-Pardonne-le, Edward, il n'aime pas entendre qu'un autre homme que lui partage le cœur de sa petite princesse. Je ne donne pas cher de la peau de son premier petit-ami.

-Petit-ami ? S'écria Aaron.

-Je pense que tu as encore du temps pour te préparer, tenta de l'apaiser Edward, et je te donnerai un coup de main.

-Voilà qui me conforte dans notre décision !

-Ne jubile pas trop parce qu'il est de ton côté ! Le gronda gentiment Lynda.

-Quelle décision ? Demanda Edward qui ne comprenait pas.

-Allez, vas-y, tu en meurs d'envie, dit Lynda à son époux.

-Et bien, Edward, Lynda et moi serions honorés si tu acceptais d'être le parrain d'Emma.

Edward les observa pendant un instant, il était incapable de parler tant il était surpris par leur proposition. Le couple lui sourit et il reporta son attention sur Emma.

-Je suis surpris, balbutia Edward, vous ne pensez pas que quelqu'un d'autre serait plus approprié ?

-Non, répondirent en chœur les époux.

-Alors ? Insista Aaron.

-Merci, c'est oui, je suis très touché, merci.

-Je t'en prie, sourit Lynda. »

La jeune femme se leva et déposa un baiser sur son front avant d'aller préparer le repas du soir. Edward était en train de faire faire son rot à Emma quand la sonnette de la porte d'entrée retentit dans la maison, ses parents et Crystal venaient d'arriver. Sa mère vint vers lui et l'embrassa avant d'en faire de même avec Emma. Son père remplaça vite sa mère pour l'étreindre tendrement. Crystal se hissa sur la pointe des pieds pour avoir elle aussi un baiser. Esmé, accompagnée de la fillette, partit ensuite en cuisine pour donner un coup de main à Lynda pendant qu'ils s'installaient au salon. Edward écoutait vaguement son père et son mentor qui parlaient de l'entretien de l'après-midi et du procès qui aurait lieu le lendemain. Le jeune homme jouait avec Emma avant de sentir ses paupières s'abaisser toutes seules. Aaron s'en rendit compte et lui ordonna d'aller se reposer à l'étage avant que le dîner ne soit servi. Edward donna la petite à son père qui ne demandait pas mieux, puis, il monta à l'étage. Le jeune homme retira ses chaussures ainsi que son pantalon et son pull, il se glissa sous la couette et il s'endormit rapidement.

Edward s'éveilla lentement en entendant une sonnerie entêtante. Il ouvrit un œil et vit que la nuit était tombée sur Seattle. Il se redressa et jeta un coup d'œil à son radioréveil, il était bientôt 20 heures. Le jeune homme chercha à tâtons son portable sur la table de chevet, il saisit l'objet qui sonnait toujours. Il décrocha rapidement quand il vit la photo affichée sur l'écran.

« -Bonsoir ma belle, dit-il en décrochant.

-Bonsoir, Edward. Tu vas bien ? Tu as une petite voix.

-Je dormais, avoua le jeune homme.

-Je suis désolée, s'excusa Bella.

-C'est pas grave, ils allaient me réveiller pour le repas.

-Alors, comment ça s'est passé aujourd'hui ? Lui demanda sa petite-amie.

-Ca s'est passé, marmonna-t-il, et toi… Attends, Bella, on frappe. Entrez !

-Tu es réveillé, mon chéri ? Questionna Esmé en ouvrant doucement la porte.

-Oui, maman, répondit le jeune homme, je suis au téléphone avec Bella.

-Bien, je te laisse, on mange dans une demi-heure.

-D'accord, dit Edward alors qu'elle refermait la porte, raconte, comment ça s'est passé ?

-Ca s'est passé, répliqua Bella en l'imitant.

-Bella, grogna le jeune homme. Dis-m'en plus !

-Je pourrais te dire la même chose, se fit un plaisir de lui faire remarquer sa petite-amie, bon, sinon, je pense avoir bien réussi en littérature et en histoire, par contre, pour les maths, je sais pas…

-Je suis sûr que ça s'est bien passé, assura Edward.

-Et toi ?

-Ca a été plus dur que je ne l'imaginais, finit-il par avouer, ils sont revenus sur… sur ce que Caïus….

-Oh…

-Mais Maître Castle et Aaron ont mis fin au débat, ils ont aussi dit que le juge n'y reviendrait sûrement pas, du moins, pas en détail.

-Tant mieux. Edward, je sais que c'est difficile, mais tu ne dois pas les laisser t'atteindre, tu es fort.

-Ce n'est pas évident.

-J'aimerais être là, confia Bella, j'aimerais pouvoir te serrer dans mes bras et te rassurer.

-Je sais, tu me manques, mais te parler me réconforte.

-Edward ?

La voix de Bella avait changé, il y avait eu une note de sensualité dans la manière dont elle avait prononcé son prénom. Edward se redressa et fronça les sourcils.

-Tu es seul ? Poursuivit la jeune fille.

-Oui.

-Lève-toi et va fermer la porte de ta chambre à clef, ordonna sa petite-amie.

-Pourquoi ?

-Ne pose pas de questions et obéit !

Le jeune homme cessa de poser des questions et se leva pour aller tourner la clef dans la serrure. Il revint s'installer dans son lit et écouta Bella monter les marches pour se rendre sûrement dans sa propre chambre. Il entendit la porte se fermer.

-Où es-tu, mon amour ? Lui demanda-t-elle.

-Je suis allongé sur mon lit.

-Moi aussi, reconnut-elle, tu as fermé la porte ?

-Oui, répondit le jeune homme.

-Tu portes quoi ?

-Un tee-shirt et un boxer, pourquoi ?

-Très bien, Edward. Tu as ton kit main libre ?

-Oui.

-Alors, mets ton oreillette. C'est fait ?

-Oui.

-Edward, je veux que tu fermes les yeux et que tu te concentres sur ma voix, uniquement, sur ma voix, détends-toi, d'accord ?

-Oui.

-Parfait… Maintenant, poursuivit-elle d'une voix diablement sensuelle, je veux que tu imagines que ta main est la mienne. Doucement, elle se glisse sous ton tee-shirt pour caresser ton ventre. Que ressens-tu ?

Edward se détendit et tenta d'analyser les sentiments qui naissaient en lui.

-Ma peau tremble légèrement sous la caresse.

-Très bien, remonte plus haut, toujours plus haut. Tes doigts vont jouer avec tes mamelons, ils les cajolent.

Le jeune homme lui obéit. La voix de sa petite-amie, ses paroles l'envoutaient. Se désir grandit d'autant plus en lui quand Bella laissa échapper un petit gémissement démontrant qu'elle faisait comme lui.

-Bella, tu te caresses ? Demanda-t-il tout de même.

-Oui.

Ses joues s'empourprèrent quand il pensa à ce qu'ils étaient en train de faire, mais sa gêne disparue quand la jeune fille lui ordonna de laisser sa main glisser le long de son corps. Edward pouvait sentir son sexe s'éveiller doucement.

-Edward, je veux que tu lèches deux de tes doigts. C'est fait ? C'est bien, mon amour. Place-les sur ton ventre et imagine que ce sont mes lèvres qui sont en train de se promener doucement sur ton torse, lentement, elles descendent vers ton bas-ventre avant de s'arrêter pour que ma langue puisse caresser le V dessiné par tes muscles dont la pointe se tourne vers l'objet de mon désir.

Edward mordit violemment sa lèvre inférieure pour retenir un gémissement trop bruyant. Bella ne semblait pas s'embarrasser de telles précautions, apparemment, elle devait être seule chez elle. Il continua de suivre ses ordres, sa petite-amie le torturait doucement, lui interdisant pour l'instant de toucher à sa virilité qui pourtant réclamait toute son attention.

-C'est bien, Edward, maintenant, mes mains se posent de part et d'autre de ton boxer et le font glisser le long de tes jambes. »

Un soupir de satisfaction lui échappa quand il eut ôté son sous-vêtement, libérant ainsi son sexe turgescent qui était à l'étroit dans son carcan. Alors qu'il mourrait d'envie de se caresser, Bella le lui interdit, elle lui ordonna de caresser tout son corps, sauf son sexe. Tout l'être du jeune homme tremblait d'impatience, son pénis durcissait un peu plus en entendant les propos de la jeune fille, les doigts de sa main libre étreignaient fermement la couette. Enfin, Bella lui demanda de caresser son sexe du bout des doigts, ce dernier trembla sous son toucher, réclamant bien plus que ce frôlement aérien. Sa petite-amie l'autorisa enfin à débuter des va et viens sur son membre tendu, le gémissement de Bella lui apprit qu'elle aussi était passée à l'étape supérieure. L'image de la jeune fille en train de se caresser tout en lui parlant décupla son désir, il sentit un peu de liquide s'échapper de son gland qu'il récolta pour en enduire son sexe ce qui décupla ses sensations et facilita les mouvements de sa main sur son pénis. Bella gémissait de plus en plus fort, elle était proche de la délivrance tout comme lui. Leurs souffles erratiques se mélangèrent malgré la distance. Il pouvait sans difficulté entendre Bella murmurer inlassablement son prénom de plus en plus fort. Soudain, son corps se raidit et il se déversa en de longues giclées dans sa main, au même moment Bella atteignit elle aussi les sommets du plaisir.

Edward se laissa retomber sur ses oreillers. Le jeune homme se concentra pour retrouver une respiration normale alors que tout son être tremblait encore sous le coup de la jouissance. Il devait rapidement se reprendre car la demi-heure s'était écoulée et il ne voulait pas prendre le risque que quelqu'un monte le chercher.

« -Tout va bien, Edward ?

-Oui, merci, Bella.

-Je t'en prie.

-Je t'aime.

-Je t'aime aussi.

-J'aurais tant aimé que tu sois là, ma belle.

-Je sais et je te promets que demain soir, on sera ensemble, promit la jeune fille.

-Je suis désolé, s'excusa-t-il, mais il faut que je te laisse sinon ils vont venir voir ce que je fais.

-D'accord, je t'aime Edward.

-Je t'aime aussi, bisous.

-Bisous. »

Edward raccrocha et ôta l'oreillette pour la poser sur la table de chevet. Il se redressa ensuite sur ses coudes pour observer les dégâts. Le jeune homme se dépêcha de se nettoyer dans la salle de bain et de se passer un peu d'eau fraîche sur le visage. Une fois habillé, il rejoignit ses parents et ses amis tout en priant qu'aucun d'entre eux ne se doute de ce qui s'était passé à l'étage.


Edward serrait fermement la main de Bella, il inspira profondément pour tenter d'apaiser le stress qui menaçait de prendre le contrôle de son être, il devait se calmer. Bella dut sentir son trouble car elle déposa un baiser sur sa joue, puis, elle lui murmura quelques paroles rassurantes à l'oreille. Le jeune homme ferma les yeux et posa sa tête contre son épaule, sa petite-amie l'étreignit. Du coin de l'œil, il vit ses parents ainsi que ses frères et ses sœurs discuter entre eux à l'autre bout de la pièce, ils voulaient leur laisser le plus d'intimité possible. Ils attendaient tous le début de l'audience où il allait devoir témoigner. Aaron et ses équipiers l'avaient escorté, ils étaient entrés par une porte étroitement surveillée pour lui éviter le contact avec les journalistes et la foule de curieux.

Edward enfouit son visage dans le cou de sa petite-amie quand il entendit la porte de la salle s'ouvrir. Aaron et Maître Castle entrèrent pour leur annoncer qu'ils étaient attendus dans la salle. Le jeune homme sentit que Bella déposait un baiser dans ses cheveux avant de l'inciter à se lever. Tel un automate, il suivit le mouvement. L'avocat de ses parents et Aaron le rassurèrent. Ils se dirigèrent vers la salle d'audience en traversant des couloirs étrangement déserts, il supposa que le FBI les avait fait vider pour qu'ils puissent les traverser sans encombre. Une fois devant les immenses portes en bois massif, Edward inspira profondément. Aaron se tourna vers lui et après qu'il eut acquiescé, son mentor ouvrit les portes. Le jeune homme eut alors un mouvement de recul quand il se retrouva aveuglé par une muée de flashs. Il sentit sa famille se regrouper autour de lui et son père le soutint quand il fut assailli par une multitude de questions. Le jeune homme entendit Aaron pester. Plusieurs coups de marteaux résonnèrent et le silence s'abattit difficilement dans la salle.

Maître Castle les entraîna vers une table derrière laquelle il s'installa avec ses parents pendant que Bella, ses frères et sœurs s'installaient dans le banc juste derrière. Une légère cohue régnait toujours dans la salle d'audience et le juge peinait à rétablir le calme. Son père et sa mère tentaient de le dissimuler tant bien que mal aux yeux des journalistes. Voyant que les choses n'allaient pas se calmer, le juge demanda à ce que la salle soit évacuée, le magistrat demanda ensuite à son avocat ainsi qu'aux autres de le suivre. Maître Castle leur fit signe de venir. Ils se retrouvèrent tous dans le bureau du juge qui était attenant à la salle, ce dernier lui fit signe de s'asseoir et lui servit un verre d'eau.

« -Tenez, Monsieur Cullen.

-Merci, Monsieur, murmura-t-il.

-J'ai l'impression que Monsieur Cullen n'avait pas donné son accord pour que la séance soit publique, remarqua le juge en observant avec attention le procureur, n'est-ce pas vous Monsieur Pierson qui m'avez dit que ce jeune homme avait dit que cela ne le dérangeait pas ?

-Avant toute chose, Monsieur le Juge, intervint Maître Castle, sachez qu'hier nous avons bien précisé à tous que nous souhaitions une audience à huis-clos ! Par ailleurs, je dois vous prévenir que Monsieur Pierson pense plus à sa côte de popularité qu'au bien être de mon client. Je ne pense pas avoir besoin de vous rappeler qu'il est une victime et qu'en plus il est mineur ?

-Non, ce n'est pas la peine de me le rappeler, précisa le juge. Monsieur Cullen nous allons reprendre le cours de l'audience si vous vous en sentez capable ?

-Oui, répondit-il, ça va aller. Je veux en finir.

-Très bien, déclara le juge. »

Edward se leva et inspira avant de retourner dans la salle d'audience maintenant vide. Il eut un moment de panique quand il remarqua que sa famille n'était plus là, Maître Castle remarqua son trouble et l'informa que c'était normal, seuls ses parents pouvaient rester. Edward en fut soulagé. Le juge lui demanda de rester debout et il prêta serment avant de s'asseoir à la place du témoin interrogé. Une porte s'ouvrit et Edward se raidit un peu quand il vit les dirigeants de la secte arriver, ils étaient menottés et portaient des combinaisons orange ornées de leur matricule de détenu. L'interrogatoire débuta avec la partie adverse, Edward savait qu'ils feraient tout pour le déstabiliser, mais il fit son possible pour garder son sang-froid et répondre le plus précisément possible à leurs questions.

Le jeune homme ignorait depuis combien de temps il répondait aux questions, mais il commençait à être fatigué. Son témoignage avait souvent dû être arrêté à cause d'Aro et de Caïus qui protestaient ou s'énervaient en entendant certains de ses propos. Enfin, son calvaire fut terminé, le juge le libéra. Edward se leva et traversa rapidement la salle pour rejoindre ses parents, cependant, au moment où il passait devant le box des accusés, Marcus l'interpella.

« -Je suis vraiment désolé, Edward, murmura l'ancien Maître, si j'avais su le mal qu'il te faisait, j'aurais…

-Ne lui parle pas ! Gronda Carlisle qui fusillait les trois hommes du regard. Vous êtes aussi coupable les uns que les autres !

-Je vous demanderai de vous calmer ! Ordonna le juge d'un ton sec.

-Puis-je leur dire quelques mots ? Demanda Edward au juge.

Le magistrat l'observa quelques secondes avant d'acquiescer. Edward se rapprocha du box des accusés.

-A partir d'aujourd'hui, je ne penserai plus à vous, vous n'existerez plus à mes yeux, par contre, je sais que vous dans vos cellules, vous penserez à moi jusqu'à la fin de vos jours !

-Jamais tu ne m'oublieras, siffla Caïus d'une voix dangereusement basse, et ce n'est pas parce que nous sommes en prison que tu ne risques rien.

-Peut-être, murmura Edward avant de plonger son regard dans le sien, mais pour que tu puisses m'atteindre, il te faut de l'argent, hors tu n'as plus rien…

-Le FBI ne sait pas tout, lui fit remarquer son tortionnaire.

-497 155 689, chuchota le jeune homme pour que lui seul entende.

Pour la première fois de sa vie, Edward se permit de le toiser du regard. Caïus avait blêmi, ses poings étaient serrés et quelques temps auparavant il aurait tremblé devant lui, mais son ancien bourreau ne l'effrayait plus.

-Adieu, souffla-t-il. »

Sur ce dernier mot, Edward leur tourna résolument le dos pour rejoindre ses parents qui l'étreignirent. Ensemble, ils sortirent de la salle d'audience et se retrouvèrent assaillis par la presse, cependant, cette fois la sécurité et le FBI étaient là. Le jeune homme se retrouva dissimulé à la vue de tous grâce à des couvertures noires que la sécurité tenait tendues devant lui. Edward soupira de soulagement quand il se retrouva assis à l'arrière du Tahoe, Bella s'installa à ses côtés et prit aussitôt sa main.


Aaron gara son véhicule dans l'allée de sa maison. En compagnie de la famille Cullen, ils se dépêchèrent d'entrer pour se mettre à l'abri de la pluie qui tombait sur Seattle. A peine eurent-ils franchis le seuil de la porte que Crystal se jeta sur eux, heureuse de les revoir. Aaron poursuivit son chemin jusqu'à la cuisine où il trouva Lynda en train de terminer la préparation du repas, il embrassa son épouse avant de se diriger vers le transat où reposait Emma.

« -Tout s'est bien passé ? Demanda son épouse.

-Oui, il s'en est bien sorti. Alors, comment va ma petite puce ? Questionna Aaron en prenant Emma dans ses bras.

-Ta petite puce va très bien, par contre, je suis contente que vous soyez synchro tous les deux, elle a besoin d'être changée !

Aaron soupira avant de prendre la direction de l'étage pour nettoyer sa fille. Il fit signe à Edward de le suivre, prétextant qu'il avait besoin d'un coup de main. Une fois dans la chambre, il allongea sa fille sur la table à langer et commença à lui ôter son body.

-Je suis très fier de toi, confia-t-il au jeune homme, tu t'en es très bien sorti.

-Merci, murmura Edward en lui tendant une lingette.

L'agent du FBI sourit à sa fille qui semblait heureuse de se retrouver les fesses à l'air. Emma se mit à gigoter dans tous les sens et compliqua par la même occasion sa tâche. Edward sourit face aux facéties de la fillette, le jeune homme s'approcha et fredonna une mélodie, Emma tourna la tête vers lui et cessa de gigoter pour le fixer avec attention.

-Là, je suis carrément vert de jalousie, maugréa Aaron, je te conseille de faire en sorte qu'elle te trouve moins charmant !

-Tu préfères qu'elle gigote dans tous les sens ?

-Non, enfin… Dis, Edward, te souviens-tu quand l'autre jour je t'ai demandé s'il y avait quelqu'un d'autre que Bentley ou Caïus qui géraient les fonds ?

-Oui, répondit Edward.

-Toujours aucune idée ?

-Non.

Aaron se concentra sur sa tâche, sa fille ne semblant pas décidée à vouloir remettre sa couche. Le jeune père se tourna vers Edward pour lui lancer un regard significatif, le jeune homme fredonna à nouveau la berceuse. Une fois la fillette propre, il jeta la couche et se tourna pour prendre Emma dans ses bras mais celle-ci avait déjà trouvé les bras d'Edward.

-Donc, je fais le sale boulot et toi tu as droit aux câlins ? Râla Aaron.

-Et ouais !

-Tu savais que le centre qui héberge les enfants orphelins ou privés de leurs parents parce qu'ils sont emprisonnés a reçu une énorme donation anonyme ? Demanda l'agent du FBI tout en rangeant quelques affaires de sa fille. Ils ne sont pas les seuls, certaines familles spoliées ont reçu une somme assez conséquente pour repartir à zéro.

-Tant mieux pour eux, lâcha simplement Edward.

-Oui, après tout, ce n'est que justice ?

-Oui.

-Tu sais qu'on cherche depuis des jours de fortes sommes qui ont disparu de comptes qui se trouvaient aux îles Caïman, quelqu'un les a habilement détourné, expliqua Aaron. Jusqu'à aujourd'hui, je n'avais pas fait le rapprochement. En sortant du tribunal, j'ai demandé à Carla de faire des recherches sur d'éventuelles donations anonymes et c'est ainsi qu'elle a découvert ces dons à des personnes qui ont été blessées par la secte. Je suis sûr que si nous les additionnons, nous obtiendrons la somme qui a été dérobée.

-Pourquoi me dis-tu cela ? Murmura Edward.

-Au début, j'ai cru que tu donnais à Caïus son matricule de prisonnier, mais je me suis rendu compte que seuls les premiers chiffres correspondaient, par contre, vu sa tête, j'ai fait une petite vérification. Tu connaissais l'existence de ces comptes, n'est-ce pas ?

-C'est possible qu'ils aient laissé quelques papiers traîner…

-Tu te débrouilles en informatique ?

-Un peu.

-Un peu ? Je suis étonné par cette réponse, avoua Aaron, surtout venant de la part d'un génie. Rappelle-moi à combien s'élève ton QI ?

Aaron observa avec attention son protégé, son visage était neutre, cependant, le jeune homme fixait avec obstination sa fille tout en jouant avec elle et le fait qu'il refuse de croiser son regard le conforta dans son raisonnement.

-Edward, je veux juste une réponse, il n'y aura aucune poursuite, rien, car je me doute que personne ne pourra remonter à toi, n'est-ce pas ?

-Oui, finit par admettre Edward.

-Oui, pour les deux ou je dois faire le ménage ?

-Oui, pour les deux, confirma son protégé. Je suis désolé, je sais que c'était mal, mais trop de gens ont souffert et ont tout perdu à cause d'eux, j'avais le moyen de les aider et j'ai pas réfléchi plus longtemps. J'assumerai mes actes, je ne veux pas de traitement de faveur.

-Même si ce que tu as fait n'est pas légal, je pense que cet argent est mieux là où il est plutôt que dans les poches de l'Oncle Sam. Par contre, je ne veux pas que tu utilises tes capacités d'hackeur à l'avenir, d'accord ?

-C'est promis, assura Edward en le regardant enfin.

-En tout cas, je suis soulagé. Si tu savais le cauchemar que j'ai eu à ce sujet…

-C'est-à-dire ? Demanda le jeune homme avec curiosité.

-Disons que j'ai imaginé ce qui aurait pu se passer si tu n'avais pas vraiment été toi.

-Je ne comprends pas.

-C'est rien. Oublions tout ceci et allons rejoindre les autres, dit Aaron en entraînant le jeune homme hors de la chambre, sinon, une place comme informaticien dans mon équipe, ça ne te tenterait pas ? »

Le jeune homme cessa de marcher pour se tourner vers lui, un air éberlué peint sur son visage. Aaron lui expliqua que c'était ainsi qu'il avait recruté Carla, la jeune femme était une hackeuse très douée, mais pas autant que lui apparemment et l'agent se disait que deux informaticiens de génies seraient mieux qu'un. Ils rejoignirent leur famille qui était installée autour de la table. Aaron regarda son protégé s'asseoir auprès de sa petite-amie, ils échangèrent un bref baiser avant de reporter leur attention sur Emma qui somnolait dans les bras d'Edward. Aaron observa avec attention le jeune homme. Le procès avait eu l'effet qu'il escomptait sur lui, il avait fait face à ses bourreaux, il leur avait parlé et Edward avait enfin pu définitivement tourner la page. Un avenir heureux s'offrait à lui, il en était certain.


Edward somnolait tranquillement quand une main se posa sur son épaule, il s'éveilla brutalement, sa main se saisit de l'intruse. L'instant suivant, il faisait basculer la personne qui l'avait réveillé sur le sol. Un grognement le sorti de sa torpeur et il s'agenouilla aussitôt auprès de sa victime pour s'excuser.

« -Tu sais très bien qu'il ne faut pas me réveiller quand je dors, lui rappela Edward.

-Je sais, grogna Aaron, mais il me semblait que tu ne dormais pas profondément. Dis-moi comment fait ta chère et tendre fiancée pour te réveiller sans que tu ne la massacres ?

-Elle a une technique bien à elle, confia-t-il.

-Ok, je veux pas savoir !

-Notre suspect à bougé ? Demanda Edward.

-Non, il est toujours chez lui.

-Alors, pourquoi tu m'as réveillé ? Râla son jeune agent.

-Tu n'en as aucune idée ? S'amusa son supérieur.

-Non ! Grogna Edward.

-Tiens, bois ça. »

Edward accepta la tasse de café que lui tendait son mentor tout en lui adressant un sourire de reconnaissance. Il tenta de remettre de l'ordre dans son esprit sous le regard moqueur de son supérieur. Le jeune homme soupira tout en rangeant les dossiers qu'il avait consultés avant de s'allonger sur le canapé de son bureau pour prendre un peu de repos. Après le procès qui l'avait aidé à tourner une page dans sa vie, il avait débuté des études de médecine, mais sa soif de connaissances et son envie de se rendre utile le poussèrent aussi dans l'étude du profilage, Aaron et David avaient été ravi de le prendre sous leurs ailes. Bella et lui étaient donc venu s'installer à Seattle, toute la famille avait suivi en fait, les habitants de Forks continuaient de parler sur leur passage et ils ne le supportaient plus.

Bella et lui avaient emménagé dans un petit appartement. Ils avaient commencé à construire leur vie de couple. Bella étudiait la littérature pour devenir professeur, pendant qu'il faisait ses premiers pas en tant qu'agent de terrain au FBI. La jeune fille n'avait pas trop apprécié de le voir arriver avec une arme et surtout d'imaginer qu'il se retrouve dans une situation qui l'oblige à s'en servir. Heureusement pour lui, Aaron avait rassuré Bella. Il lui manquait un médecin dans son équipe, Edward pourrait donner les premiers soins aux victimes et être là en cas de problème avec l'un des agents. Par ailleurs, même s'il travaillait pour le FBI, Edward avait réussi à obtenir quelques heures de garde à l'Hôpital de Seattle dans le service des urgences que dirigeait son père.

Bella… L'image de la jeune femme lui tira un sourire, il l'aimait plus que tout au monde et il avait une chance inouïe, elle l'aimait tout autant. Cela faisait maintenant 5 ans qu'ils étaient ensemble, 5 ans qu'elle l'avait sorti de sa carapace, 5 ans que grâce à elle il avait appris à vivre, à aimer. Et dire que demain cette merveilleuse jeune femme serait son épouse ! Son cœur se gonfla de fierté et de joie à cette perspective. Madame Isabella Marie Cullen, oui, définitivement, cela sonnait bien.

« -Edward ? L'appela doucement Aaron d'un air toujours moqueur.

-Quoi ? Bon, arrête de me regarder avec cet air-là et crache le morceau !

-Tu as du bol que ta future femme ne soit pas comme la mienne !

-Qu'est-ce que tu veux dire ?

Aaron n'eut pas le temps de lui répondre que Lynda entra sans frapper dans son bureau, son amie l'observa de la tête au pied avec un regard désapprobateur.

-Quoi ? S'énerva-t-il nullement impressionné par le regard noir de Lynda, il commençait à avoir l'habitude.

-Oh, rien, souffla la jeune femme, tu comptes te rendre à ton mariage dans cette tenue ?

-Mon mariage ? C'est demain, Lynda.

-Et ? S'impatienta son amie.

Edward allait répliquer quand il vit l'air vraiment furieux de la jeune femme. Son regard se posa sur la pendule qui ornait l'un des murs de son bureau et il pâlit.

-Et toi ? Gronda Lynda en se tournant vers son époux. Tu ne pouvais pas le presser au lieu de le regarder se perdre dans ses élucubrations ! Tu sais qu'il n'a pas toujours les pieds sur terre ! Décidément, vous ne valez pas mieux l'un que l'autre !

-Mais… Mais…

-A la place de bégayer, file à la douche et rase-toi ! Ordonna son amie.

Edward acquiesça et fila aux vestiaires pour se doucher. Dans quatre heures, il allait se marier ! Comment avait-il pu l'oublier ? ! Sa mère avait raison, il travaillait trop ! Mais de là à oublier son mariage ? Le jeune homme sortit rapidement de la douche, il noua une serviette autour de sa taille et se posta devant le lavabo pour se raser. Il était en train de tenter de coiffer ses cheveux quand Aaron le rejoignit avec des vêtements de rechange.

-Mon costume ? S'inquiéta soudain le jeune homme.

-Il est à la villa, tu te souviens qu'Alice n'a pas voulu que tu t'en occupes ?

-Elle a bien fait, murmura le jeune homme en s'habillant. Tu viens comme ça ?

-Je me changerai là-bas, Alice a aussi mon smoking, expliqua son mentor.

Le jeune homme observa son reflet dans le miroir et soupira, il avait l'air fatigué et il craignait la réaction de son lutin de sœur quand elle se rendrait compte qu'il n'avait pas un teint rose et frais !

-Alors, vous êtes prêts ? Demanda Lynda en entrant dans le vestiaire.

-C'est le vestiaire des hommes ! S'indigna Aaron.

-Et alors ? Vous êtes seuls !

-J'suis pas ton mari, lui rappela Edward.

-On y va ? L'ignora Lynda.

-Tu viens comme ça ? S'étonna le jeune homme en observant le jogging de son amie.

-Ma robe est à la villa et puis je te signale que j'ai besoin d'être à l'aise.

Edward acquiesça vaguement de la tête et suivi le couple dans le couloir. Le jeune homme s'arrêta devant l'ascenseur et l'appela, Aaron était à ses côtés, ils sursautèrent tous les deux en entendant la porte de l'escalier claquer.

-Vous venez ? Les appela Lynda.

-Chérie, tu ne penses pas qu'il vaudrait mieux que nous prenions l'ascenseur ? Proposa Aaron. Dans ton état, je…

-Je te rappelle que la dernière fois que je suis montée dans un ascenseur dans « cet état » j'ai accouché, donc, je ne compte pas monter dans ce truc pendant 9 mois !

-Lynda sois pas stupide, tu vas te fatiguer pour rien et tu es à ton 7ème mois, tes chances d'accoucher sont minimes ! Et puis, nous sommes en retard, le temps que tu descendes les 5 étages, on…

-La ferme, Edward ! Faites ce que vous voulez, moi, je prends les escaliers !

Aaron soupira en même temps que lui, les portes de l'ascenseur s'ouvrirent au même instant.

-Prends-le, on se retrouve en bas. »

Edward acquiesça et monta dans l'ascenseur pendant qu'Aaron rejoignait son épouse dans les escaliers. Le jeune homme comprenait l'appréhension qu'avait Lynda, mais il n'osait imaginer combien de temps il lui faudrait pour rejoindre le parking sous-terrain ! L'ascenseur s'immobilisa et il en descendit. Son regard balaya le parking à la recherche de la voiture de ses amis qui devait le conduire à Forks où sa promise l'attendait. Edward commença à tourner en rond quand son attention fut attirée par une camionnette noire. Ses sourcils se froncèrent lorsqu'il remarqua la vitesse élevée à laquelle roulait le véhicule. Celui-ci stoppa brutalement devant lui, instinctivement ses mains se posèrent sur son arme qu'il dégaina quand la porte arrière s'ouvrit. Alors qu'il mettait en joue l'homme sur le siège passager, l'obscurité l'entoura. Une personne qui était arrivée derrière lui venait de lui mettre un sac en toile noire sur la tête. Edward tenta de se débattre, mais la poigne de ses agresseurs était ferme et il se retrouva embarqué de force dans la camionnette.

Tout en tentant de garder son calme, Edward chercha une solution pour se sortir de ce mauvais pas. Il voulut parler à ses ravisseurs, mais ces derniers le bâillonnèrent. Le jeune homme tenta de se rassurer en se disant qu'Aaron et Lynda allait donner rapidement l'alerte, les caméras de sécurité allaient les renseigner sur les circonstances de son enlèvement et ils pourraient lancer une recherche sur la camionnette.

Rapidement, le véhicule s'immobilisa dans un crissement de pneus. Il se demanda s'il avait à faire à d'anciens membres de la secte, mais cela l'étonnait quelque peu. Des mains l'empoignèrent et il fut obligé de suivre ses ravisseurs. L'air frais qui balaya son corps lui apprit qu'ils marchaient dans la rue, puis, ils entrèrent dans une pièce où une chaleur étouffante régnait. Où était-il ? Tout à coup, il se retrouva assis sur une chaise, une paire de menottes immobilisa ses mains dans son dos. La seconde suivante, on lui ôta son bâillon ainsi que la cagoule.

Edward cligna des yeux au moment où une musique lascive résonnait à ses oreilles. Il vit avec surprise deux jeunes femmes, une infirmière et une policière, s'approcher langoureusement de lui. Des cris et des applaudissements retentirent et il reconnut sans difficulté son père, ses frères, ses amis. Les agresseurs retirèrent leurs cagoules révélant les visages rieurs d'Aaron, de Chase ainsi que d'autres collègues. Alors qu'il allait les fusiller du regard, il ne put pas le faire car il venait de recevoir la blouse de l'infirmière sur la tête ! Cette dernière s'approcha pour la récupérer et elle en profita pour coller sa poitrine outrageusement découverte sous son nez. Edward ignora combien de temps dura le striptease des deux jeunes femmes, mais il fut heureux lorsque cela se termina. Aaron s'approcha prudemment en lui montrant la clef qu'il tenait à la main.

« -Dépêche-toi de me détacher ! Grogna Edward.

-Nous ne le ferons que si tu promets d'être un gentil garçon, le prévint son supérieur.

-J'avais dit que je ne voulais pas d'enterrement de vie de célibataire ! Lui rappela-t-il.

-Oh, fais pas ton rabat-joie, Eddy ! Le gronda Emmett en s'approchant avec une bière pour lui. C'est la partie la plus marrante dans le mariage !

-T'as qu'à te marier alors !

-Allez, fais pas la tête, demanda Jasper, on va bien s'amuser !

-C'était pas la peine d'agir ainsi ! Vous m'avez foutu la trouille !

-Ton pseudo enlèvement à duré 10 minutes, lui fit remarquer Chase, et puis c'était la seule façon pour que tu t'amuses un peu.

-Tu m'as fait croire que c'était le jour de mon mariage ! Reprocha Edward à Aaron.

-J'ai juste menti de quelques heures. Tu t'es endormi dans ton bureau vers 20 heures, il a suffit que j'avance toutes les horloges et que je demande à tous les agents de vider les lieux le temps que tu gagnes le parking. Bon… Je vois que tu ne sembles toujours pas calmé, Carlisle ?

-Oui, dit son père en les rejoignant en compagnie de David.

-Explique-lui que c'est normal de faire la fête et détache-le, lui demanda Aaron, il n'osera pas lever la main sur son père.

Effectivement, à l'heure actuelle, Carlisle était la seule personne qui ne risquait pas de subir son courroux.

-Fais leur plaisir, murmura son père à son oreille tout en le détachant, et ne t'inquiète pas on a juste la permission de minuit, ta sœur tient à ce que nous soyons tous en forme pour demain. »

Edward se redressa, tous eurent un geste de recul, ils devaient appréhender sa réaction. Aaron étant le plus proche de lui, il fut le premier qu'il serra dans ses bras. Après tout, il pouvait bien profiter de la soirée et faire la fête. Il accepta la bière d'Emmett et ils partirent s'asseoir dans un coin de la boîte pendant que des danseuses se déhanchaient sur la scène. Bien que l'ambiance soit bonne enfant, Edward ne put s'empêcher de penser à la journée du lendemain, il lui tardait de voir la jeune femme dans sa robe de mariée et qu'ils s'unissent enfin devant Dieu et les Hommes.


Edward ne pouvait détacher son regard de son épouse qui valsait avec son père maladroitement sur la piste de danse qui s'étendait dans le jardin de la villa Cullen. Alice avait fait un travail formidable. Le chemin menant à la demeure familiale était décoré de lampions et de fleurs. Le salon avait été dégagé de tous ses meubles pour laisser la place à des rangées de chaises blanches ainsi qu'une arche de fleurs sous laquelle se tenait le Pasteur Weber. Les invités étaient installés à quelques pas de lui. Aaron se tenait à ses côtés et faisait son possible pour le détendre. Enfin, la musique résonna dans la pièce. Emma fit son apparition dans une belle et longue robe blanche, la petite-fille souriait et parsemait le sol de pétales de fleurs. Une fois arrivée à sa hauteur, Edward se baissa pour la féliciter et déposer un baiser sur sa joue. Emma rit avant de courir vers sa mère qui était assise au premier rang. Alice avait ensuite fait son apparition dans sa belle robe dorée et prit place tout en lui faisant un clin d'œil complice. Enfin, Bella était arrivée au bras de Charlie. Sa future épouse était magnifique, d'adorables tâches rouges ornaient ses joues, elle n'aimait pas être le centre de l'attention. Son regard se posa sur la robe blanche qui épousait parfaitement le buste de son épouse avant de s'évaser au niveau de sa taille, la soie blanche qui drapait la robe se séparait au niveau des reins de sa promise laissant ainsi échapper une traîne en dentelle. Il était sorti de sa torpeur quand Charlie lui avait remis la main de sa fille. La cérémonie s'était déroulée sans qu'il n'en ait réellement conscience, Bella et lui étaient perdus dans leur monde, leurs regards s'étaient accrochés dès qu'ils s'étaient croisés et ils ne quittèrent leur bulle que pour prononcer leurs vœux.

Edward sursauta quand il sentit deux mains se poser sur ses yeux. Il se retourna en souriant et il caressa la joue de sa jeune épouse. Bella s'installa à ses côtés, elle lui demanda de l'aider à ôter son voile qui la gênait. Bien sûr cela lui valut une remarque de la part d'Alice, mais ils s'en moquèrent. Edward passa un bras autour des épaules pour l'attirer à lui.

« -Je vous aime, Madame Cullen, murmura-t-il en effleurant ses lèvres.

-Je vous aime aussi, Monsieur Cullen.

Ils s'observèrent durant quelques minutes, oubliant les invités qui mangeaient ou dansaient dans le jardin.

-Bien, maintenant que vous êtes mariés, j'imagine que vous allez bientôt faire de nous des grands-parents ? Interrogea Renée la mère de Bella.

-On a le temps, répondit Bella, je veux terminer mes études et enseigner au moins un an ou deux avant qu'on se lance.

-Vous êtes jeunes, intervint Esmé, prenez le temps de vivre.

-Vous allez à Paris pour votre voyage de noce ? Demanda Phil.

-Oui, la ville des amoureux, répondit Bella.

-Ah, Paris…, soupira Alice ce qui leur arracha un sourire.

-Papa !

Toute la tablée se tourna vers Crystal qui arrivait vers eux, suivie de près par Emma et Katie qui était la fille de Chase et Betty. Sa jeune sœur qui entrait dans l'adolescence se plaignait souvent des deux fillettes qui ne la lâchaient pas.

-Que se passe-t-il ? Demanda Carlisle pendant que Crystal s'installait sur ses genoux.

-Elles racontent n'importe quoi ! Souffla Crystal en prenant un air exaspéré.

-C'est pas vrai ! Protesta Katie en grimpant sur les genoux de son père, Chase.

-Si c'est vrai ! Répliqua Crystal. Ce n'est pas possible !

Edward vit le menton de Katie trembler et ses magnifiques yeux marron s'embuèrent alors qu'elle se tournait vers son père.

-Pourquoi pleures-tu, Katie ? Demanda gentiment Bella à la fillette.

-Crystal elle a dit que je pouvais pas me marier avec papa quand je serais grande ! S'écria Katie.

Les adultes s'observèrent en souriant, les petites filles rêvaient d'épouser leur papa et les petits garçons ne voulaient personne d'autre que leur maman, Katie et Emma était en plein dans cette période.

-C'est pas possible ! Insista Crystal en regardant Katie.

-Et toi, ma chérie, tu veux aussi épouser ton papa ? Demanda Esmé à Emma qui s'était assise sur les genoux d'Aaron.

-Non ! Moi, je me marierais avec Edward, mon parrain c'est le plus beau ! Déclara la fillette.

Tous éclatèrent de rire en voyant la mine défaite d'Aaron, pourtant, Edward cessa de ricaner quand il vit le regard de son mentor. Ce dernier déposa Emma sur les genoux de Lynda et il se leva doucement.

-Non… C'est mon mariage ! Lui rappela Edward.

-Cours !

Oubliant les cris de protestations d'Alice et sous les rires des autres, Edward se mit à courir pour éviter de se faire attraper par Aaron. Emma avait toujours été très attachée à lui, ils s'entendaient bien, un peu trop bien au goût d'Aaron qui avait juré de trucider tous les garçons auxquels sa fille s'intéresserait. Alors qu'il pensait l'avoir semé, Edward ralentit sa course. Soudain, il se retrouva violemment projeté en arrière, il pensait tomber lourdement sur le sol, mais il se retrouva dans la piscine.

-On va se faire tuer ! Dit Edward dès qu'ils remontèrent à la surface.

-C'est possible…

-Tu sais, il faut vraiment que tu te fasses soigner, se moqua le jeune marié, où tu vas te retrouver en prison quand Emma va te ramener son premier petit copain !

-J'ai encore le temps, elle n'a que 5 ans !

-Ca passe vite ! Il vaudrait mieux pour ta santé mentale que ce soit des jumeaux que Lynda attende !

-Mais qu'est-ce que vous faites ? S'écria Alice en les voyant nager vers l'échelle. Non, mais vous êtes malades ! Vous….

-Tout le monde à la flotte ! Hurla Emmett en sautant dans la piscine et en entraînant Alice avec lui. »

Le cri strident du petit lutin fut étouffé par les nombreux plongeons qui suivirent. Aaron et lui sortirent de l'eau pour rejoindre leurs épouses qui les toisèrent du regard tout en secouant la tête de dépit. Ils haussèrent les épaules et allèrent se sécher et se changer. Après avoir enfilé un pantalon noir et une chemise blanche, Edward rejoignit son épouse qui lui sourit tendrement.

La fin de la soirée se déroula dans la joie et la bonne humeur. Il était deux heures du matin quand tous leurs invités se regroupèrent devant la villa en leur demandant d'en faire de même. Alice s'approcha de lui pour vérifier sa tenue, la colère de sa sœur s'apaisa quelque peu quand elle se rendit compte que son pantalon et sa chemise s'accordaient à la veste de son costume, seule rescapée de son plongeon. A tour de rôle, les invités, leurs familles vinrent les embrasser et les serrer dans leurs bras. Les jeunes mariés furent un peu étonnés par leur comportement, ils ne partaient en voyage de noce que dans une semaine et cette nuit ils dormaient à la villa. Leurs yeux s'écarquillèrent de surprise quand ils virent arriver une limousine.

« -Et voilà notre petite surprise, votre première nuit en temps que mari et femme ne se passera pas à la villa, annonça Carlisle, cette limousine va vous conduire à un hôtel où nous vous avons réservé une suite.

-Nous avons aussi modifié quelque peu votre voyage de noce, poursuivit Esmé.

-Vous embarquez demain dans un jet privé pour l'Espagne, continua Rosalie.

-Plus précisément, l'Andalousie, indiqua Emmett, où vous resterez trois jours.

-Puis, ce sera la Toscane en Italie pour trois jours aussi, dit Alice.

-Après l'Italie, vous profiterez de deux jours à Londres avant de rejoindre Paris, termina Jasper.

-Bien entendu, on vous a réservé des suites partout où vous irez, renchérit Crystal.

-Le jet et un chauffeur particulier vous conduiront partout, ajouta Aaron, comme ça vous n'aurez qu'à profiter de votre lune de miel !

-Ryan ! Prends une photo ! Ordonna Lynda. Tu as vu les têtes qu'ils font ! »

Après les avoir embrassés et remerciés une nouvelle fois, Edward entraîna Bella dans la limousine. Ils leur firent un dernier signe de la main et la voiture s'engagea dans le chemin. Edward s'empara doucement des lèvres de sa femme. Ils étaient heureux, ils étaient sur leur petit nuage. Leurs regards se posèrent sur leurs mains enlacées où brillaient leurs alliances. Edward enfouit son visage dans le cou de son épouse pour y déposer des baisers. Jamais il n'aurait imaginé il y a 5 ans qu'il serait entouré d'une famille aimante, qu'il aurait des amis formidables et surtout qu'il rencontrerait son âme sœur. Edward se promit de faire tout son possible pour que chaque jour qui passe, il rende son épouse heureuse. Le temps des doutes et du malheur était bien loin derrière eux, le bonheur et l'amour paveraient leur chemin pour l'éternité.

FIN


Ca y'est… Ouah, ça fait vraiment bizarre…

Je tenais à vous remercier d'avoir lu ma fic, merci pour votre soutien, merci pour votre intérêt, merci pour tout ! MERCI!

Je sais que le précédent chapitre qui se révèle être un cauchemar d'Aaron a suscité pas mal de réactions, mais la plupart d'entre vous ont compris qu'il s'agissait d'un rêve ou plutôt d'un cauchemar. Je tenais à écrire ce passage car s'est ce qui aurait pu se passer et j'ai un peu hésité entre les deux fins, mais je suis une inconditionnelle adepte des happy-end et des bisounours, lol.

Encore une fois : MERCI !

Je vais prendre un peu de temps pour moi et finir mon autre fic, je vais sûrement aussi en écrire une ou deux, mais pas sur Twilight, enfin je sais pas…

Bref, je reviens sur Twilight dans quelques semaines avec une fic qui s'intitulera sûrement : La faute du père, cette fic sera bien entendue sur Edward et Bella. Je peux déjà dire que la famille Cullen aura retrouvé ses crocs, lol.

Bonne journée, bonne continuation à tout le monde et à bientôt !

Bye !