Titre: Pas de trêve dans la bataille de nos désirs
Auteur: Shizumi, qui a conquit...rien du tout XD
Source: Crow Zero
Genre: yaoi, lemon ? POV Genji
Couple: Genji x Serizawa
Disclamer: pas à moiiiiii...pas le droit à un Genji ?
Commentaire: cela raconte un passage juste mentionné dans "Remarque moi, regarde moi et embrasse moi". Le moment entre la fin de la bataille finale et le moment où Tokio est sortie de l'hôpital. Enfin je suppose qu'il sort de l'hôpital quand Genji va se battre contre Rinda-man à la fin du film.
Comme l'opération de Tokio était assez conséquente et qu'on ne voit plus une seule trace de la bataille finale lors du combat Genji-Rinda-man, on va supposer que le creux dure entre 3 semaine et 1 mois.

Pas de trêve dans la bataille de nos désirs

J'ai gagné cette bataille. Je tiens à peine debout, mais j'ai mes camarades pour m'aider à tenir debout. Je regarde Serizawa que ses amis aide à être assis. Il répond à un coup de fil et a l'air heureux. Il s'approche avec difficulté et le voilà qui s'écroule sur moi. Je l'entends me parler de Tokio et de son opération réussie.

Un de ses camarades l'éloigna, mais je vis son regard plonger dans le mien et compris enfin. Je savais enfin pourquoi tout le monde disait qu'il n'était plus lui-même ces derniers temps. Pourquoi son regard contenait toujours des sentiments mitigés quand on était face à face. Pas un mot et pourtant, il m'avait tout dit.

La nuit était finie. J'avais mal partout, mais je me levais quand même. Tokio en avait encore pour un moment avant de sortir de l'hôpital. J'errai dans les couloirs jusqu'à la piscine du GPS. Le lieu était vide, bien sûr, qui viendrai ici un week-end et surtout après cette bataille ? Et pourtant je suis là. Je ne sais pas vraiment pourquoi, je suis venu, l'esprit dans le vague. Mes pas m'emmenèrent jusque dehors, devant Suzuran, là où tout s'est passé.

Je regardais le terrain si boueux hier soir encore, après cette pluie torrentielle. Je songeais à Serizawa et ce qu'il a dit...Non, plutôt ce qu'il m'a fait comprendre. Cela me trouble de savoir. Cela me trouble encore plus de le voir devant moi, ici, maintenant. Je ne sais pas quoi faire, dire, penser. Je ne bougeais pas.

Je le vis s'avancer, toujours son regard fiché dans le mien. En y pensant, il m'a toujours regardé dans les yeux. Il approchait et je ne bougeais toujours pas. Il était vraiment près maintenant, tellement près...Pourquoi était-il si près ? Si près et encore et toujours plus près. Tellement que nos lèvres finirent par se toucher.

J'ouvris les yeux, il faisait sombre autour de moi. Je me relevais, mes muscles me faisaient mal. Ce rêve m'a laisser dans la brume. J'ouvre les rideaux de ma chambre et le soleil m'éblouit. Je m'allonge de nouveau sur mon lit et regarde le plafond, songeant à mon troublant rêve. C'est vrai que cela ne m'avais pas laisser indifférent d'avoir enfin compris le sens de cette lueur dans les yeux de Serizawa, mais de là à faire ce genre de rêve.

Qu'est-ce qu'il m'arrivait ? Me voilà entrain de répéter exactement ce que j'ai rêvé. Même trajet, même comportement, même personne. Pourquoi fallait-il qu'il soit là. Il me regardait, surpris. Tiens, ça change. Mains dans les poches, je m'avançais, mais je ne pus passer à côté de lui, l'air nonchalant, me taisant.

-Tu es allé voir Tokio ?

Pourquoi je parlais de lui alors que j'avais d'autres interrogations qui avaient conquis ma tête ? Mais c'était le seul sujet "neutre" dont on pourrait discuter. Non il n'y était pas allé. Silence. Rester là sans rien dire, côte à côte, ce n'était pas une solution. J'allais finalement partir.

-Pourquoi es-tu venu ici ?
-Nande...Ah, je ne sais pas vraiment.

Je ne me retournais pas, je ne le regardais pas. Et pourtant je sentais son regard sur moi. Et puis que répondre ? J'allais pas lui dire que j'ai fait cet étrange rêve. Non, valait mieux partir, mais Serizawa ne semblait pas satisfait et me retint pas la manche. J'étais obligé de me retourner. Ses yeux étaient ancrés dans les miens.

-Tu as l'intention de me fuir, Genji ?
-Iee, répondis-je sans arriver à détacher mon regard du sien.

Nouveau silence. Je ne savais pas comment aborder le sujet. Après tout, avais-je bien compris ce que son regard hier soir voulait dire ? Et si je m'étais trompé. Je n'allais pas non plus lui demander de façon directe.

-C'est parce que tu as compris mes sentiments envers toi que tu as l'intention de m'éviter maintenant ? Je ne te savais pas si lâche...

Mais alors que j'aurai voulu l'empoigner pour m'avoir traité de lâche, ses jambes ne le soutenaient plus. Sûrement à cause de hier soir. Moi-même j'avais encore mal à certains endroits. Néanmoins, je le rattrapais et on atterrit dans la poussière du sol. Je fis une grimace de douleur sous le poids de mon ancien rival. Mais je pus me relever et l'aider à faire de même, malheureusement, il n'arrivait pas à rester debout tout seul.

-Tu aurais du rester coucher au lieu de venir ici. Je te ramène chez toi.

Pas de protestation. Le soutenant, on avançait lentement. On serait sûrement plus rapide si je le portais, mais après ce qu'il avait dit, je ne préférerai pas. Déjà qu'à cause de lui, j'étais perturbé dans ma façon de penser.

J'étais curieux de voir où pouvait bien vivre Serizawa. Et ce que je vis me surpris. Bien qu'il parlait de pauvre parfois, je n'imaginais pas qu'il le soit vraiment. Il pouvait avoir pire, mais comparé à ma maison, c'était vraiment modeste. Il tenta de se dégager pour entrer, mais je le tenais fermement, décidé à ne pas le laisser seul dans cette maison. Il allait sûrement pas rester sagement allongé, malgré ses blessures, si je partais. Je ferais pareil.

-Je t'aide à aller jusqu'à ton lit et après seulement je partirai. Pas que l'envie te prenne de vouloir bouger dans ton état.

Pas de réclamation cette fois non plus. Je le guidais autant qu'il me guidait pour arriver dans une pièce avec un futon poser par terre, une couverture et un oreiller: son lit. Je me demandais comment pouvait-il dormir là-dessus tout en le déposant dessus. Mais le fourbe ne tenta pas de me lâcher cette fois et me fit même tomber. Je me retrouvais au-dessus de lui, gêné, le voyant avec son petit sourire, content de lui.

-Si moi je suis encore dans un sale état, tu n'es pas dans un état meilleur. Donc, toi aussi, tu ne devrais pas bouger.

Et le pire, c'est que je ne pouvais pas le contredire. Mes bras tremblaient pour me prévenir qu'ils ne tiendraient plus très longtemps. Je me laissais tomber à côté de lui, n'ayant pas la force de me relever. Je crus voir un trou dans le plafond.

-Ne sommes nous pas pitoyables à ne pouvoir nous déplacer ? Dit Serizawa de façon moqueuse.
-Toi, tu ne peux pas te déplacer, Seri...
-Alors pourquoi es-tu encore là ? M'interrompit-il.

Bonne question. Je pourrai très bien me lever, en résistant à cette douleur lancinante dans les bras, et partir d'ici. Mais quelque chose m'en empêchait. Je ne savais pas vraiment pourquoi, mais je ne voulais pas partir. Je tournais la tête, sachant qu'il faudrait que je réponde quelque chose, mais à ma grande surprise, Serizawa s'était endormi.

Il avait l'air paisible ainsi, juste que je ne pouvais vraiment plus bouger maintenant, du moins, sans le réveiller. Et je ne voulais pas qu'il abandonne son sommeil, ni mes bras où il s'était fourré, la tête sur mon torse. Sans m'en rendre compte, j'avais posé ma main sur l'arrière de sa tête pour le maintenir près de moi. Décidément, je ne comprenais pas ce que je faisais.

Je sentais mon cœur qui commençait à battre d'une façon de plus en plus désordonné. C'était l'avoir si près de moi qui me mettait dans cet état ? Je sentais que le sommeil s'emparait de moi. Je succombais sans résistance.

Encore un rêve étrange, toujours avec lui. Pourquoi ? Et en même temps, je me sentais tellement bien, si apaisé. Je regrettais de devoir abandonner le sommeil et ouvrit doucement les yeux. Il faisait sombre autour de moi. La nuit devait être tombé, j'ai donc dormi si longtemps ?

Serizawa était toujours là, contre moi. Il était temps que je parte, plus que temps même. Fallait que je me lève. Si je reste sur ce futon plus longtemps, je sentais que je ne décollerai plus. Pourtant, je devais rentrer chez moi. Je le regardais avant de me relever doucement. Il se mit sur le côté et réussit à s'assoir. J'allais me diriger vers la porte quand je le sentit me retenir par la manche, encore une fois.

Il s'approcha de moi doucement et s'arrêta à quelques centimètres sans quitter mes yeux de son regard. Il attendait et moi, je me noyais dans son regard. Après, je ne sais pas trop pourquoi j'avais fait ça. Mon corps avait réagit tout seul. Mais finalement, ce n'était pas plus mal. Pour rien au monde j'aurai rompu cet instant.

Et pourtant, il le fallait. Je me détachais de lui à regret. Je n'aurai pas su décrire ce que je ressentais, ni pourquoi j'avais fait ça. J'aurai été incapable de lui dire si ses sentiments était vraiment réciproques ou pas. J'étais comme perdu. Je le quittais pour aller errer un moment dans les rues sombres avant de rentrer chez moi. Là, je me couchais dans un vrai lit, avec un vrai matelas.

Je repensais au futon chez Serizawa, qui n'était pas si inconfortable que ça au final. Je repensais à ce moment passé avec lui et sentis mon cœur qui recommençait sa folle course. Je songeais au moment où je l'avais embrassé, à cet instant où le temps s'était presque arrêté. Je fermais les yeux, essayant de retrouver la sensation que j'avais éprouver à ce moment là. Cette chaleur qui m'avait envahi, ce sentiment agréable.

Je n'y arrivais pas. Ce n'était pas comme l'avoir vraiment à côté de soi. L'imagination à ses limites. Je voulais le voir de nouveau, déjà, encore. Je ne savais pas comment je devais le formuler. Avec impatience ou bien ? Je me rendis compte que je désirai le voir au plus vite, alors que je l'avais quitté il n'y a pas longtemps. Pourquoi ?

Était-il possible que j'éprouve les mêmes sentiments que lui pour moi ? Non, jamais je ne l'avouerai, même si c'était vrai. Oui, je dois sûrement avoir des sentiments pour lui, après tout ce qui s'était passé. Mes muscles me firent souffrir, comme pour me rappeler qu'il me faudrait d'abord me remettre de mes blessures avant de songer à rendre visite à quelqu'un. C'est sur cette dernière pensé que je m'endormis.

Le week-end passa et je retournais à Suzuran. Je ne vis pas Serizawa, il n'était pas entièrement remis de ses blessures probablement. Tout le monde était là. Depuis ce soir là, l'armée de Serizawa était dans mes rangs. Mais je voyais juste les frères jumeaux qui chahutaient avec les autres près de la piscine. Le temps passait, j'attendais, je m'impatientais.

Je n'en pouvais plus, j'allais chez lui prendre de ses nouvelles. S'il n'était toujours pas revenu, c'était que ses blessures étaient plus importantes qu'il n'y paraissait. J'arrivais devant sa porte quand elle s'ouvrit sur lui. Il parut surpris de me voir, vu qu'il était devant moi la bouche ouverte. Mais j'étais heureux qu'il aille bien, si bien que je le pris dans mes bras pour l'embrasser.

Encore une fois, j'avais agit sous impulsion. Si seulement je réfléchissais un peu avant d'agir. Mais le lâcher brusquement n'était pas une si bonne idée. Enfin, ça reflétait bien mon état de confusion intérieure au moins. Je regardais ailleurs avant de me décider à tourner les talons et aller vers le lycée.

Il marcha avec moi jusqu'à ce qu'il aille sur le toit et moi vers la piscine. Il n'avait rien dit pour ce qui s'était passé, juste un sourire. Je regardais mes camarades s'amuser, Izaki réussit même à me faire rire. Je levais mon regard vers le toit, je savais que de là-haut on voyait le piscine. Serizawa était là et regardait ici. Il était trop loin pour que je puisse distinguer son expression.

Mais si loin était-il, je voyais qu'il y avait quelque chose. Je quittais mes camarades pour le rejoindre. Le toit, j'y étais aller deux fois: pour tagger le mur et pour provoquer Serizawa en duel. Cette fois, en arrivant là-haut, je le vis qui se dirigeais vers moi sans le savoir. J'en profitais pour l'attraper et l'attirer à moi, à l'abri des regards.

Je luttais pour pas céder à tous les envies qui montais en moi. Mais je ne pouvais pas tout réfréner et approcha son visage du mien. Je le contemplais et quelque chose semblait différent dans son regard. Il s'éloigna de moi, il avait l'air en colère. Pourquoi ? J'ai fait quelque chose ? Je le suivis, je voulais comprendre.

J'avais l'impression qu'on avait inversé les rôles, c'était moi qui le suivait maintenant. Ma patience s'élimait au fur et à mesure de nos pas. Quand la limite fut atteinte, je l'attrapais et l'attira dans une salle de classe vide. De nouveau son regard était braqué sur moi, mais toujours aussi mécontent. Et si c'était à cause de ce qui s'était passé entre nous ?

Que répondre à sa question ? Même si on n'était seul, que personne peut nous entendre, je ne lui avouerais pas, je ne pourrais pas. Bien que c'était moi qui l'ai poussé dans cette salle, je n'étais pas du genre à dire mes sentiments. J'avais d'autres façon de les exprimer. Nouvelle question.

-Baka !

C'était sortit tout seul. Je ne contrôlais pas beaucoup mes gestes ces derniers temps, mais c'était avec lui que je voulais être maintenant. Après avoir prononcer ces paroles, je l'attirais à moi pour le serrer contre moi. Si je ne disais pas mes sentiments, je les partageais avec Serizawa de cette façon. Il pouvait essayer de partir, je ne le lâcherai pas. Si j'avais bien compris, il me reprochait ma façon d'être avec lui ?

Plus il essayer de se débattre, plus je le serrai fort contre moi. Je souhaitais vraiment qu'il comprenne enfin. Cela prendra le temps qu'il faudra, je resterai à l'enlacer jusqu'au soir s'il le fallait. Du moins, c'est ce que j'aurai fait s'il n'y avait pas eu cette personne qui est entré ici. J'avais du lâcher Serizawa à contre cœur et le suivre.

On me cherchait et j'avais pas envie d'expliquer pourquoi j'aurai préféré rester avec lui. Si je ne lui disais rien, pourquoi je dirai quelque chose à quelqu'un qui n'était pas concerné. Je le suivais sans faire attention. Je restais à la piscine, mais je le vis pas sur le toit. A chaque bouffé de ma cigarette, je levais les yeux en soufflant la fumée, mais je le voyais pas.

Le lycée se vida peu à peu, je restais à l'entrée de l'enceinte. Il ne manquait plus que lui et il ne tarda pas à venir. Il ne sembla pas me voir. Toujours fâché ? J'attirai son attention. Je l'attendais, mais ne dis rien. Je lui rendais sa cigarette après en avoir pris une bouffé. Il me regardait de ses yeux si expressifs.

Je pris le chemin du retour pour cacher ma gêne. Il me suivait, j'étais pardonné ? Et pourtant, je ne savais toujours pas ce qui n'allait pas avant. On marcha jusqu'à sa porte. Je cru voir un sourire sur son visage. Je pouvais rentrer chez moi content. Je tournais les talons, un léger sourire aux lèvres.

Mais Serizawa se retrouva devant moi. Je retrouvais mon visage impassible, mais j'étais intrigué par ce qu'il voulait. Il ne dit rien. Il passa à côté de moi et je sentis qu'il me tirait doucement. Puis il continua son chemin vers sa maison. Que faire? C'était une invitation ? Je le suivis jusqu'à ce qu'il s'arrête.

-Seri...

Mais il m'interrompit avant que je puisse finir. Mais il avait l'air de chercher ce qu'il voulait dire. Il recommença. Il posa la question. Moi ne qui voulais pas parler de sentiments, c'était mal partie. Mais pour lui, j'étais prêt à me lancer, tout lui dire juste une fois. Lui murmurer à l'oreille tout ce qu'il voulait savoir. Je plongeais dans ses yeux à la fin de mon monologue.

Il m'attirait tellement, il exerçait une grande attraction sur moi. Et maintenant, il en était conscient après ce que je lui avais dit. Je capturais ses lèvres, me laissant emporter par un élan de tendresse dont je n'étais pas habitué. Je ne contrôlais plus vraiment ce que je faisais, ma raison m'avais abandonné. Mon corps réagissait tout seul. Comme s'il savait quoi faire et à quel moment.

Chaque réaction de Serizawa m'entrainait plus loin. Mais jusqu'où irons-nous ? (1) Je sentais que cette fois, ça irait plus loin que d'habitude. On n'était déjà plus sur le seuil de sa chambre. Ses doigts s'emmêlaient dans mes cheveux. Je voyais, je ressentais, mais c'était comme si ce n'était pas moi qui agissait.

Comment avons-nous atterrit ici, dans cette position ? Je le désirais tant, mais je ne pouvais pas laisser mes désirs prendre le dessus. J'avais déjà du mal à les accepter totalement. Mais j'avais encore plus de mal à me détacher de lui. Mon choix était fait. Du moins, c'était ce que je pensais jusqu'à ce que Serizawa retourne la situation.

Cela m'amusais de le voir se battre avec mon t-shirt. Je le laissais faire. Après un moment, il plaça ses mains de part et d'autre de ma tête et se pencha sur moi. Il abandonnait ? Je l'embrassais et repris ma position au-dessus de lui. Mes désirs m'enivraient, mes désirs me guidaient.

J'enlevais mon t-shirt noir, comme il n'avait pas réussi à le faire. J'avais envie d'explorer la moindre parcelle de sa peau. M'attaquer à son cou, descendant le long de sa gorge au fur et à mesure que je déboutonnais sa chemise. Je cru l'entendre gémir un instant. C'était bon signe, non ?

On se retrouva collé l'un à l'autre, presque plus rien nous séparait. Je le sentait réagir à la moindre de mes caresses, au moindre baiser et à chaque contact entre nous. Plus je le sentais réagir et gémir, plus il m'excitait. Sa peau était humide à cause de mes baisers et de la sueur. Je le caressais du bout des doigts, le sentant frémir. Mes mains se baladaient sur tout son corps.

-Seri...

Mais il m'interrompit d'un baiser. Cela devenait une habitude. Mais le message était passé. Nos lèvres restaient scellées pendant qu'une de mes mains s'occupait de son intimité. Il se cambrait sous chaque mouvement de mes doigts en lui. Lorsque je retirais ma main pour la poser sur ses hanches, il ouvrit les paupières. Il me regardait dans les yeux.

Il était un peu haletant, gémissant sous les attentions que je lui portais. Mais son regard ne flanchait pas, même quand je pénétrais en lui. Je remarquais des larmes qui apparaissaient aux coins de ses yeux. Ma langue remonta le long de sa joue jusqu'à la source du pleur, pour finir par un baiser.

J'osais à peine bouger, de peur de lui faire mal. La vue de ses larmes m'aurait presque fait tout arrêté s'il ne me tenait pas si fermement. Il voulait continuer, moi aussi. Nos corps était collés l'un à l'autre, bougeant lentement. J'avais peur de lui faire encore plus mal, mais l'excitation me faisait perdre la raison. La vitesse augmenta, le plaisir s'intensifiait, ses mains se crispaient sur mon dos.

Tout ce calma, c'était fini. On était en sueurs, haletants, mais heureux. Je me couchais, épuisé, mais l'attira contre moi. Sa tête près de mon cœur. Le silence, mais ce n'était plus ce silence pesant du début. Non, c'était un silence parlant. Plus besoin de mots pour savoir. Il ferma les yeux et sa respiration devint plus lente. Moi aussi je ne tarda pas à sombrer dans un sommeil calme. Cela me changerai.

Je me réveillais dès le premier rayon de soleil. Serizawa dormait encore sur moi. Ne pas le réveiller, il était si mignon. J'attrapais un drap et m'assis tout en le gardant contre moi. Je regardais autour de moi et repérais ma veste d'uniforme. Du moins, je supposais que c'était la mienne. J'y trouvais un paquet de cigarette et un briquet.

Je soufflais la fumée vers le plafond, peut être qu'elle sortirait par le trou ? Je sentais du mouvement, il s'était réveillé. Je le regardais s'accrocher à mon cou pour être à ma hauteur. Il regardait autour de lui. Il me pris ma cigarette des mains pour fumer à son tour. Il était couché contre moi, sa tête dans le creux de mon cou.

-Seri...

Je m'arrêtais, pensant qu'il allait m'interrompre encore un fois. Depuis le début, je n'ai jamais pu l'appeler par son nom en entier. Tient, si je l'appelais comme ça ? Pourquoi pas, je ne suis pas du genre démonstratif, mais ce sera une façon de lui montrer ma tendresse. Je l'embrassais dans le cou, lui murmurais à l'oreille.

-Rien, je voulais juste dire ton nom.

Il se redressa et me fit face, plantant son regard interrogateur dans mes yeux. Sa question m'amusa. Après tout, c'était à cause de lui si j'allais l'appeler comme ça à partir de maintenant. Il parut d'abord surpris en entendant la raison, puis se mit à rire. Il fut un moment où je dus le quitter. Reprendre notre vie à Suzuran.

Lui sur le toit, moi avec le GPS. Je n'aimais pas être loin de lui, c'était pour ça que le soir, j'allais chez lui. Durant quelques semaines, c'était presque comme mener deux vies: une à Suzuran et celle avec lui.

Tokio revint de l'hôpital, en assez bonne santé. Il vint me voir avec Seri, le jour où j'allais affronter Rinda-man. Savoir que Seri me regardais me donnais encore plus de force et de courage. Même si je n'arrivais pas à le regarder sans rougir, après tous ces soirs passé ensembles, il savait ce que je pensais.

Et moi, je savais qu'avec lui, il n'y aurait jamais de trève dans la bataille de nos désirs.

Fin

(1) J'ai envie de dire qu'ils iront jusqu'au lemon XD

Voilà, le point de vu de Genji est fini ! En fait, faudrait le lire en simultané avec le chapitre suivant, mais bon, chacun le fait comme il le sent. Moi, je les ai écrit en même temps. Mais je voulais pas les mettre dans un même chapitre, ça aurait été trop compliqué. En avant pour le point de vu de Seri !