J'ai perdu cette bataille. Je ne tiens plus debout, mais mes camarades sont autour de moi. Tokaji me tend le téléphone, l'opération de Tokio s'était bien déroulée. Je m'approche avec difficulté jusqu'à Genji et je m'écroule sur lui. Je lui parle de Tokio, de l'opération.

Mais Shoji m'éloigna. Je plongeais mon regard dans le sien et il comprit. Il allait enfin tout comprendre. Du moins, je l'espère. Sans un mot, sans un geste, juste un regard et tout fut dit. Je n'eus pas de réponse dans son regard, malheureusement.

La nuit était finie. J'avais mal partout, mais je me levais quand même. Tokio en avait encore pour un moment avant de sortir de l'hôpital. Le toit de Suzuran était bien désert sans lui. Mais pendant un week-end, c'était normal. Qu'est-ce que je faisais ici, il faut que je parte. Et j'arrive à cet endroit, ce terrain si poussiéreux aujourd'hui.

Je songeais à hier soir, cette bataille sous la pluie torrentielle. Je songeais à cet échange avec Genji sans un mot. Je ne sais pas quoi faire, maintenant qu'il sait. Je ne sais pas quoi faire d'autant plus qu'il est devant moi, ici, maintenant. Je ne peux bouger. Je ne sais pas si je dois fuir ou m'avancer. Je ne sais pas si je dois parler ou me taire.

Je me contente de le regarder dans les yeux. En regardant les gens dans les yeux, on peut y lire beaucoup de chose, mais ce que je vois dans les siens, je ne saurai le décrire. Il avançait, mains dans les poches. Il s'arrêta à quelques pas de moi avant de me tourner le dos. Je m'avançais doucement, le contournais pour lui faire face. Le cœur battant, il se pencha et...

Un rayon de soleil m'éblouit lorsque j'ouvris les yeux en sursaut. Je m'assis sur mon futon, en sueur. Ce rêve, j'en était presque à le maudire, un instant, qu'il n'ait pas continuer. Fallait que j'arrête de penser autant à Genji. Je me recouche, regardant le plafond, haletant. Mon cœur battait encore à toute vitesse. Ce rêve, serait-ce parce que j'appréhende la prochaine fois que je le reverrais ?

Je n'aime pas ces rêves qui ressemblent trop à la réalité. Alors que j'aurai voulu me diriger vers le toit, il fallait que je tombe sur lui. Il paraissait surpris. Toujours les mains dans les poches, il passa à côté de moi, sans un regard. Je pensais qu'il allait partir en m'ignorant. Il me parla de Tokio, alors qu'on regardait droit devant nous, dans des directions opposées.

-Non, pas encore.

Pourquoi il avait choisi ce sujet de discussion ? Mais j'avais l'impression de parler presque normalement avec lui. Comme si on était des amis, c'était étrange. Silence. Il se taisait. Cela devenait pesant. Il aurait pu me crier dessus, même me frapper, j'aurai préféré à ce silence. Au moins, ça me prouverai qu'il réagissait. Je le sentis s'éloigner.

-Pourquoi es-tu venu ici ?
-Nande...Ah, je sais pas vraiment.

Il ne me regardait toujours pas, mais s'était arrêter. Je le regardais, espérant une explication. Il ne semblait pas remarquer et continua son chemin. J'attrapais sa manche, par réflexe plus que de ma propre volonté. Ses yeux étaient ancrés dans les miens.

-Tu as l'intention de me fuir, Genji ?
-Iee, répondit-il.

Nouveau silence. Je sentais sa gêne. Il y avait du doute dans son regard, alors mon message n'était pas totalement passé ? Alors, autant être clair, il sera obligé de réagir cette fois.

-C'est parce que tu as compris mes sentiments envers toi que tu as l'intention de m'éviter maintenant ? Je ne te savais pas si lâche...

Mais je ne pus finir, mes jambes se dérobèrent sous moi. J'avais eu des difficultés pour aller jusqu'à Suzuran et voilà, j'avais atteint ma limite. J'allais tomber pitoyablement sur le sol sous son regard, mais cela ne se passa pas comme ça. Je me retrouvais dans ses bras: il m'avais retenu et était tombé, entrainé par mon poids. Il se releva et m'aida, mais rien à faire, mes jambes ne voulaient plus me porter.

-Tu aurais du rester couché au lieu de venir ici. Je te ramène chez toi.

Je ne protestais pas, à quoi bon. Je voyais qu'il aurait voulu avancer plus vite, mais je le ralentissais. Il me soutenait comme il pouvait. S'il croyait que je n'avais pas remarqué ses petites crispation de douleur. On n'était pas ressorti de cette bataille comme avant.

On se dirigeait vers ma maison. Si j'avais pu, j'aurai voulu qu'il ne la voit pas. Je n'en ai pas honte, mais j'imagine qu'il est habitué aux belles maisons. On était devant la porte, je voulais entrer seul. De toute façon, ce n'était pas comme s'il allait rester. Mais il ne me lâcha pas.

-Je t'aide à aller jusqu'à ton lit et après seulement je partirai. Pas que l'envie te prenne de vouloir bouger dans ton état.

Pourquoi réclamer s'il venait de lui-même chez moi, jusqu'à ma chambre. Que demander de plus ? Il me posa sur mon futon, mais cette fois, ce fut moi qui ne le lâcha pas, usant de mes force pour le faire tomber. Il se retrouva au-dessus de moi, rougit par la gêne. Je ne pus m'empêcher de sourire de le voir ainsi. Et être fier de moi.

-Si moi je suis encore dans un sale état, tu n'es pas dans un état meilleur. Donc, toi aussi, tu ne devrais pas bouger.

Il ne répliqua pas. Si j'avais encore un peu de force dans les bras, je me demande ce qui se serai passé. Mais mes muscles me tiraillaient de toutes parts. Il était à côté de moi à présent, le regard vers le plafond.

-Ne sommes nous pas pitoyables à ne pouvoir nous déplacer ?
-Toi, tu ne peux pas te déplacer, Seri...commença à répliquer Genji.
-Alors pourquoi es-tu encore là ?

Cela m'intriguait. D'abord, il tente de me fuir, même s'il ne l'avoue pas, et maintenant, il ne part plus. Cela ne me dérange pas, mais me stresse un peu. Stresse qui commençait à être dominer par une fatigue implacable. Mes paupières devenaient lourdes et j'avais beau lutter, je n'étais pas de taille et m'endormis.

A mon réveil, je ne me rendis pas tout de suite compte de ma position. J'avais pas tête sur le torse de Genji et je pouvais entendre le battement régulier de son cœur. Il s'était endormit à son tour. Sa main me tenait la tête, je souris. J'avais presque l'impression que mes sentiments étaient réciproques. Mais quand on dort, on agit sans s'en rendre compte.

Je profitais encore de cet instant qui se finira sûrement trop vite. Et à peine le pensais-je qu'il ouvrit doucement les yeux. Il passa sa main libre dans ses cheveux. Il faisait nuit, il devait avoir envie de rentrer chez lui. Même si je n'avais aucune envie de le laisser partir, je m'enlevais et m'assis. Je le regarder s'avancer vers la porte quand je me décidais enfin à le retenir par la manche.

Il me regardait tandis que je m'approchais de lui, doucement. J'étais si près que je sentait son souffle sur mon visage. Je n'osais pas avancer plus, mais il réagit si vite que je ne compris pas tout de suite ce qui se passait. C'était si doux et tendre que cela me laissait étonné. Mais autant profiter de ce baiser si déjà il me l'offrait.

Je passais mes bras autour de son cou, approfondissant le baiser, mais tout à une fin. Je le lâchais sans le vouloir vraiment. Il ne fallait pas trop en demander non plus. J'étais déjà heureux qu'il réponde ainsi à mes avances. Je me doutait bien qu'il avait agit sous une impulsion, sans réfléchir, mais j'étais content.

Il partit. Je restais seul sur ce futon où je me recouchais. Je sentais son odeur sur les draps. Je devenais vraiment grave là, on dirait une fille complètement sous le charme de son prince charmant. Quoique, cela pouvait pas nous correspondre, vu qu'on était pas des amoureux. On était juste...on était rien en fait. Cela me déprima tout à coup. Le fait qu'il m'ait embrassé ne signifiait rien en fait.

Je sentais que la nuit allait être longue et même, ces prochains jours. Je comptais être sage et docile pour une fois et respecter ce qu'il m'avait dit. Je ne bougerai pas d'ici. Mais en même temps, je savais que j'allais me torturer l'esprit durant tout ce temps. Une part en moi voulait y croire. Croire qu'il ne m'avais pas embrasser sans raison, croire qu'il y avait une possibilité qu'il m'aime, croire que mes sentiments n'était vains.

Mais un autre côté n'y croyait pas. Ce n'était pas possible qu'il ait fait ça parce qu'il avait des sentiments pour moi, que mes sentiments n'étaient sûrement pas réciproques, qu'il agissait sous l'impulsion du moment. Non, il ne fallait pas que je commence à déprimer. J'allais me battre pour l'avoir. Ce ne serai qu'une bataille de plus. Mais en attendant, fallait que je me tienne tranquille pour guérir.

Quand on ne bouge pas, le temps est long, surtout seul. Bien sûr, il y avait bien Tokaji ou Shoji qui étaient passé, me donnant des nouvelles de Tokio par la même occasion, mais c'était pas eux que je voulais voir. Ils me demandèrent si j'avais besoin de rien. Je leur aurai bien répondu que je voulais Genji, mais je ne pouvais pas leur dire.

Les jours passèrent: un, deux, trois et enfin le quatrième, je me sentis enfin en pleine possession de mes moyens physiques. J'aurai pu jouer au bowling sans problème. D'ailleurs, il était temps de retourner à Suzuran, même si maintenant, c'était Genji, le chef des troisièmes années. Il allait dominer Suzuran et je voulais être là pour l'aider.

Durant ces quatre jours, j'ai réfléchis et j'en suis arrivé au fait que j'aiderai Genji à conquérir Suzuran. Ce sera ma façon d'exprimer mes sentiments pour lui. Oui, je vais aller à Suzuran l'aider. Mais à peine j'ouvris la porte d'entré que je tombais nez à nez avec lui. Il avait cet air nonchalant qui le caractérisait. Pourquoi était-il ici ? Je n'eus pas le temps de le demander que je me retrouvais contre lui, la bouche occupée.

Il me lâcha un peu brusquement, visiblement gêné. Il rougit et détourna le regard. Même s'il ne dit rien, je savais maintenant. Je souris et le suivis, direction Suzuran. On avait un lycée à conquérir. Mais une fois arrivé, difficile de renoncer à ses habitudes et je me retrouvais sur le toit. J'y retrouvais Tokaji et Shoji. J'avais vu sur la piscine et je voyais les frères Mikami qui s'amusaient avec les membres du GPS. Genji était au milieu d'eux, il riait. Je ne me souvenais pas de l'avoir vu rire depuis que je le connais.

Je repensais à la première fois que je l'avais vu, ce jour où il avait terrassé une bande de yakuza et qu'il avait passer sa main dans ses cheveux noirs sous le soleil. Plus je pensais à lui, plus mes sentiments s'intensifiaient. Plus je le voyais, plus je le désirais. Je m'agrippais au grillage en l'observant.

Je sentis comme de la colère monter en moi en le voyant si heureux au milieu d'eux. Et il choisit se moment pour croiser mon regard et partir. Où allait-il ? J'aimerai bien dire que je m'en fiche et faire comme si de rien n'était, mais je ne pouvais pas. J'étais énervé et ça se voyait. Je traversais le toit pour redescendre, même si je ne savais pas ce que je ferai.

A peine j'avais contourné le mur que je sentis qu'on me tirait. Je me retrouvais contre Genji, je pouvais entendre les battement de son cœur. Nos visages étaient proches, mais ce n'était pas parce qu'il venait me prendre dans ses bras que je serai moins énervé. Je ne l'ai jamais vu avoir un petit sourire avec moi et avec ses amis, il riait sans se retenir.

Jaloux ? Peut être, je ne sais pas, sûrement. Je partis sans un regard. Il me suivait, si cela lui faisait plaisir. Je marchais, je ne savais pas où j'allais. Il me suivait toujours. Bizarrement, cela me rendait heureux. S'il continuais d'être là, c'était qu'il tenait à moi, non ?

Du moins, c'est une des choses que je lui demanderai dans cette salle où il m'a emmené de force. Je le regardais et je ne voyais aucun changement dans son comportement, toujours nonchalant. Pourtant, il avait l'air de bouillir à l'intérieur, il se trahissait dans certains de ses gestes. Comme la façon dont il avait fermé la porte.

-Pourquoi tu me suis ?

J'ai l'habitude qu'il ne me réponde pas. Mais je le vis détourner le regard et rougir. Il était vraiment mignon comme ça, mais je n'oubliais pas la scène que j'avais vu. D'ailleurs, ce n'était pas la première fois, il était toujours aussi souriant avec le GPS. Bien sûr, il n'avait aucune raison d'être comme ça avec moi, avant. Mais les choses avaient changé, depuis peu, entre nous, non ?

-Au lieu de rester là, pourquoi tu ne retournes pas t'amuser avec tes amis ? Leur compagnie a l'air de bien plus te plaire.

Que la mienne pensais-je, mais je me tus. Je vis son regard surpris et cette fois, il répondit. Ce fut à mon tour d'être surpris. Tout n'était qu'une succession de surprises ces derniers temps. J'ai l'impression de me retrouver à chaque fois dans ses bras. Ce n'était pas que je n'aimais pas être contre lui, mais je n'étais pas satisfait. Cela n'allait pas régler le problème.

J'essayais de me dégager de son emprise, mais il la resserrait à chaque fois un peu plus. C'était un peu comme quand j'avais essayé de rejeter mes sentiments pour lui, au début, et qu'ils revenaient plus fort à chaque fois, jusqu'à ce que je les accepte. Est-ce que c'était la même chose ? Si j'arrêtais de me débattre, que fera-t-il ? Pourquoi il ne me répondait pas simplement ?

Des bruits de pas dans le couloir. Genji me lâcha brusquement lors de l'entrée d'un étudiant. J'aurai bien frappé ce type qui nous interrompais, mais je n'étais pas le seul à avoir cette envie. Pourtant, il le suivit sans un mot. Je restais là, seul, dans cette salle de classe. J'écoutais ses pas s'éloigner jusqu'à ce que le silence s'installe. Un moment s'écoula et ma frustration éclata. Je me mis à taper dans les tables et à jeter les chaises dans la pièce. Après ce moment de décompression, je me suis retrouvé haletant, au milieu d'un bazar.

Je m'assis sur le sol, le regard vers le plafond. Quel idiot je devais être pour me mettre dans un état pareil. Je riais tout seul maintenant. Je restais ici pendant un certain temps. Je ne sais pas l'heure qu'il était quand je me levais. Mon état d'esprit était bien plus clair que quand j'étais venu. J'étais plus serein et moi-même que ces derniers jours. Cela faisait du bien d'exploser de temps en temps en fait, surtout quand on aimait quelqu'un comme Genji.

Je devais rentrer chez moi. Je n'étais pas pressé de partir. Après tout, j'allais me retrouver seul, de nouveau. Non, il ne fallait pas que je cède à la déprime, pas après avoir eu ce sentiment de joie. Non, j'allais garder mon sourire. En sortant du bâtiment vide, j'allumais une cigarette. J'avais l'impression de pas y avoir touché depuis trop longtemps.

Je marchais sur le terrain poussiéreux, sans regarder devant moi. Je pensais encore à Genji. Décidément, est-ce qu'il quittera mes pensées un moment ? Je ne crois pas, il trouvait toujours un moyen pour y revenir. Comme le fait de prendre ma cigarette des lèvres pour la porter aux siennes. Je le regardais souffler la fumée vers le ciel.

Il m'attendait ? Bien sûr, il n'y avait plus personne à Suzuran à cette heure, à part nous deux. J'aimais regarder ses gestes, mais il me surprit en me rendant mon bien. Il se décolla du mur et je le suivis. Je ne savais pas très bien où on allait jusqu'à ce que je reconnaisse le quartier où on marchait, mon quartier !

Que faisions nous ici ? Cela me surpris encore plus quand on s'arrêta devant ma maison. Il m'avait attendu juste pour me raccompagner jusqu'à chez moi ? Un sourire se dessina sur mes lèvres en y pensant. Il ne disait rien, mais finalement il n'y avait pas besoin de paroles. Si j'arrivais à ce qu'il me comprenne d'un regard, à moi d'apprendre à le comprendre à travers ses gestes.

Mais pour savoir comprendre, il faut que quelqu'un nous apprenne. Et je voulais avoir des cours particuliers, tout de suite. Mais il avait tourné les talons et partait. Je me mis devant lui pour lui barrer le chemin et repéra un petit sourire qui disparu vite. Mais comment lui expliquer ? Quelle excuse trouver pour qu'il reste ? Je ne pouvais pas tout simplement le lui demander.

J'allais laisser tomber et rentrer chez moi, mais en passant à côté de lui, ma main s'agrippa à la veste de Genji. Est-ce qu'il me suivra ? Oui. Je souris. Ma maison était petite, il n'y avait pas beaucoup de pièces, alors je m'arrêtais sur le pas de ma chambre. Encore une fois, je ne savais pas quoi faire. Il était là, il ne bougeait pas. Si je ne disais rien, si je ne faisais rien, il risquait de partir.

Il commença à parler, mais je l'interrompis. Il fallait que je lui demande, que je sache. Mais comment le dire ? En temps normal, je n'hésiterai pas à demander directement, mais là, ce n'était pas pareil. Et puis, il y a tellement de choses que j'aurai voulu lui demander. J'avais commencé à parler, mais les mots ne sortaient plus.

-Dis moi...Genji, j'aimerai savoir ce que tu penses. De moi, de ce qui se passe, de notre relation. J'aimerai te comprendre.

Il ne me restait plus qu'à attendre si une réponse sortirait de sa bouche. Je le vis s'approcher, sérieux. J'étais contre lui, je fermais les yeux, profitant de l'instant. Je l'entendis chuchoter à mon oreille. Il me dit tant de chose, effaça tous mes doutes. Quand il eut fini, je le regardais dans les yeux, je ne savais pas quoi lui dire.

Je saurai déchiffrer son attitude, ses gestes, sa façon de parler dorénavant. Je savais à quoi m'attendre quand je le voyais se noyer dans mon regard. C'était doux, c'était suave. Je devenais de plus en plus accro à ses baisers, à ses bras, à lui. Je sentait une de ses mains qui remontait le long de mon échine, me faisant frissonner au passage.

Nos vestes d'uniforme atterrirent dans un coin tandis qu'on avançait dans ma chambre. Je savais jusqu'où on allait aller, cette fois, même si on brimait encore nos désirs. Moi, je tentais de les retenir, de ne pas les laisser exploser. Je ne sais pas ce qu'il en était pour Genji. Mais si on continuait, je sais que je n'allais les pas les contenir longtemps.

Je passais mes mains sur son torse, mais son t-shirt me dérangeait. Un autre chose me perturbais: pourquoi c'était moi qui était en-dessous ? Bien sûr, les choses se sont passé comme ça, mais je n'avais aucune envie d'être dans cette position. Je préférerai inverser nos rôles. C'était moi qui devait mener la danse.

Je le vis sourire. Il était couché sur le dos, j'étais assis sur lui et ça le faisait rire. Je tentais de lui enlever son t-shirt, avec difficultés. Au final, je n'arrivais à rien et lui continuait de sourire. Il se moquait de moi ? Je lui aurai bien mit mon poing dans la figure, si je ne l'aimais pas autant. Ses lèvres se scellèrent de nouveau et encore aux miennes.

Je me retrouvais de nouveau allongé sur mon matelas, en-dessous de lui. Il tentait de me narguer en enlevant son t-shirt ? Qu'importe, j'avais accès à sa peau maintenant, mais il ne me laissa pas vraiment en profiter. Je profitais d'autre chose, du plaisir qu'il me donnait. Je n'avais même plus de force de protester, de résister. Je ne pouvais que me laisser faire.

Tout était tellement confus, mais tellement clair. Et pourtant je n'arrivais pas à me souvenir comment cela se faisait qu'on se retrouvait en sous-vêtements. J'étais, presque, totalement passif sous les gestes, les caresses, les baisers de Genji. Je sentais son désir m'envahir et prendre le pas sur le mien. Je n'avais pas imaginé ça de cette façon, mais je ne regrettais rien.

Nos corps emmêlés n'avaient plus aucune barrière de tissus pour les séparer à présent. Il allait parler, mais je le fis taire d'un baiser. Qu'il continue et puis c'était tout. C'était ce qu'il fit. La sensation était gênante au début et puis on s'habituait, on y prenait même plaisir. Et pourtant, ce n'était rien comparé à la suite.

La douleur surgit d'un coup, mais je songeais que ça aurait pu être pire. Le temps d'adaptation fut plus long, mais mes yeux embrumés ne quittaient pas les siens. Je les refermais lorsqu'il les embrassa. Plus le temps passait, plus j'avais cette impression de fusionner, comme si nos deux corps n'en formait qu'un.

Je me laissait envahir par toutes sortes d'émotions provoquées par sa présence. Je ne pouvais rien faire que m'accrocher à lui pour effacer tout doute en lui. Si on en était arrivé jusqu'à ce point, fallait qu'on aille jusqu'au bout. Je voulais aller jusqu'au bout avec lui. J'étais prêt, qu'importe la douleur. Je le voulais, je l'avais et maintenant, j'avais encore plus de désir pour lui.

Et plus le désir, la douleur et le plaisir se mélangeait, plus le tout s'intensifiait. Et plus cela s'intensifiait, plus le plaisir et la douleur augmentaient. Nos corps entremêlés bougeaient comme si on était en symbiose. C'était une sensation indescriptible, merveilleuse. J'étais comme dans un autre monde, une bulle coupée de l'extérieur.

En un instant, cela passa de l'instant le plus intense au moment plus doux. Genji se coucha sur le dos et m'attrapa. J'étais allongé sur lui, ma tête sur son torse. Je pouvais entendre les battements de son cœur, c'était apaisant. Pas besoin de parler, je le comprenais, à présent. Il m'avais épuisé et pourtant, j'étais resté passif. Je sombrais dans un sommeil sans rêve.

Lorsque je me réveillais, il faisait déjà jour. C'était les rayons du soleil qui m'avaient tirer de mon sommeil, encore une fois. Il faudrait vraiment que j'investisse dans des rideaux. Je n'entendais plus trop le battement de son cœur. Genji était assis sur le matelas, il soufflait la fumé de sa cigarette vers le plafond.

Je m'assis, accroché à son cou. Je remarquais le drap sur nous. Il glissait jusqu'au niveau de nos hanches. Je tendis la main vers la cigarette pour la porter à mes lèvres. J'étais bien, contre lui. Je regardais la fumée s'élever. Il commença à prononcer mon nom, mais s'arrêta. Il attendait quoi ? Ce n'était pas souvent qu'il parlait.

-Qu'est-ce qu'il y a ?

Je sentit ses lèvres dans mon cou, son souffle sur ma peau. Il allait encore faire naître divers désirs en moi s'il continuait. Sa réponse me fit sourire. Je me retournais pour lui faire face en le regardant dans les yeux. J'étais intrigué par la raison qui lui avait fait dire uniquement le début de mon nom. Cette fois, je me mis à rire en l'écoutant. Mais j'aimais bien ce petit nom qu'il avait l'intention de me donner.

Je l'embrassais encore et encore. J'étais bien dans ma bulle, dans notre bulle. Mais elle allait éclater avec son départ. Tout a une fin. Il fallait aller à Suzuran, se séparer, le voir s'amuser avec ses camarades pendant que je serai sur le toit. Les jours seraient mornes, les soirs étaient tendres. Durant ces courtes semaines, Genji était toujours là.

Puis Tokio put enfin sortir de l'hôpital. Ce jour là, Genji allait affronter Rinda-man. On alla le voir. Après tout, Tokio était un de ses amis aussi. J'avais remarqué que depuis notre première nuit, il n'arrivait plus à me regarder en face sans rougir et détourner le regard, à Suzuran. Même si personne n'était au courant. C'était uniquement entre nous, cette bataille entre nos désirs.

Fin !

Fini ! Les deux point de vu ont été fait ! C'est pas facile d'écrire un lemon du point de vu d'un uke ou d'un seme, surtout pour moi qui ne suis pas à l'aise avec...J'aurai mis un peu de temps à les écrire, mais avec les cours...Non pas de vacances pour les fac de bio
Enjoy