Tout ne va pas toujours comme on veut dans la vie. Après une vraie période de m….. , voici enfin l'épilogue de Forever bound, pour ceux qui sont encore là.

Désolée d'avoir été si longtemps absente.

Epilogue – I Loved Her First

Alors qu'il attendait devant l'église, traçant de petites figures du bout de ses chaussures dans les graviers, Edward étudiait toutes les possibilités d' échapper à la situation.

Il avait tout essayé. Il avait tenté de refuser de venir, il avait traîné et lambiné à n'en plus finir, et pour finir, il s'était même mis en colère et fait voler quelques objets à travers toute la maison. Pourtant il était là, debout devant l'église, attendant que la mariée arrive.

En fait, il savait pourquoi il était là : sa famille avait menacé de le déshériter et de le bannir de leur vie s'il poursuivant ses enfantillages et persévérait dans son refus de participer à la cérémonie. Leurs menaces l'avaient mis hors de lui, mais il savait bien, au fond de lui qu'il se devait de le faire. Il ne lui était même pas venu à l'esprit de répondre à ses parents qu'il était trop vieux pour être déshérité, et qu'il avait bien assez d'argent à lui pour avoir besoin de celui de sa famille.

C'est alors qu'il entendit les roues de la voiture crisser sur le gravier et, toujours à son corps défendant, il tourna la tête : autant affronter ce cauchemar maintenant puisqu'il le fallait.

Toutes les femmes qui accompagnaient la mariée descendirent de voiture et passèrent rapidement près d'Edward en lui embrassant la joue, mais il ne les vit même pas. Non, la seule chose qu'il voyait maintenant était la belle jeune femme brune, encore assise au fond de la calèche et qui semblait malade d'angoisse.

« Et s'il ne venait pas, Papa ? » demanda Alicia tremblante d'inquiétude.

Edward s'assit à côté d'elle et caressa délicatement les cheveux de sa fille (en faisant bien attention de ne pas la décoiffer, conscient du danger qu'il courrait si sa sœur apprenait qu'il avait ruiné son chignon élaboré).

« Ma chérie, il est dans l'église depuis une heure à t'attendre. Il est sorti toutes les cinq minutes pour voir si tu arrivais. Et je peux te dire qu'il a encore plus mauvaise mine que d'habitude… » Une gentille tape sur le bras l'interrompit et Alicia sourit, les larmes aux yeux.

« Es-tu prêt Papa ? demanda-t-elle en se serrant un peu plus dans ses bras pour ses derniers instants à être sa petite fille.

_ Non, répondit-il sombrement en embrassant son front. Mais je n'ai pas le choix n'est-ce pas ? »

Alicia l'embrassa gentiment et secoua la tête puis prit sa main dans la sienne en se redressant pour se lever. Edward soupira alors, se remit debout et aida sa jolie Alicia à descendre le marchepied sans abîmer sa robe en dentelle.

Sur la courte distance qui les séparait du porche de l'église, il prit le temps d'admirer sa petite fille. Elle était éblouissante avec ses cheveux bruns hérités de sa mère. Elle avait les yeux verts de son père et on pouvait aussi voir quelques reflets roux dans sa chevelure éclairée par le soleil.

La marche nuptiale s'éleva dans le chœur lorsqu'ils entrèrent dans l'église. Edward prit une inspiration profonde et serra un peu plus fort le bras d'Alicia. L'instant était venu de donner sa fille à un autre homme.

C'était un gentil garçon, lui soufflait sa raison, mais son instinct paternel lui hurlait qu'aucun homme ne serait jamais assez bien pour sa fille chérie. Son cœur quant à lui, lui disait qu'il préférait qu'Alicia épouse cet homme-là, plutôt qu'un autre.

Mais cela ne lui rendait pas la tâche plus facile pour autant.

En remontant l'allée, ils passèrent auprès de leurs amis et de leur famille. Les femmes versaient déjà leur petite larme, et Edward ne put s'empêcher de penser à son propre mariage.

Il aurait voulu pouvoir remonter le temps pour montrer à Bella dès ce jour-là tout ce qu'elle représentait pour lui. Cela dit, il avait passé les dix-neuf années suivantes à le lui prouver.

Edward regrettait toujours ce qui s'était passé lors de son propre mariage. Il regrettait de ne pas avoir dit à Bella à quel point elle était ravissante, incapable d'admirer sa beauté alors que la colère de ne pas pouvoir épouser Tanya le consumait. Non qu'il soit mécontent que ce ne fut pas arrivé maintenant…

Il passa devant Bella qui lui souriait du premier rang, et il prit alors conscience que ce jour n'avait plus aucune importance. Ce n'était pas cette cérémonie qui marquait le début de leur amour. Les dix-neuf années passées ensemble avaient complètement effacé ces débuts désastreux.

Les yeux brillants de larmes et le petit sourire de Bella montraient qu'elle était déjà terriblement émue. Emue et fière de voir sa fille aînée prendre place auprès de son futur époux, elle serra un peu plus fort la main d'Esmé, assise près d'elle.

« Qui donne cette femme à cet homme ? » demanda le prêtre. Edward vit que les couleurs revenaient peu à peu sur le visage de son futur beau-fils, probablement soulagé de voir qu'Alicia était enfin arrivée et prête à devenir sa femme.

Il comprenait - à son corps défendant bien sûr - pourquoi sa fille était si amoureuse du jeune homme aux cheveux blonds ondulés, à la mâchoire carrée et aux yeux gris intelligents. Mais ce qui impressionnait vraiment Edward, était le fait qu'il se marie aussi jeune, alors que de nombreuses femmes le poursuivaient de leurs assiduités et s'offraient à lui sans vergogne. Il ne semblait même pas les remarquer, et n'avait d'yeux que pour Alicia. Cela seul suffisait à lui prouver qu'il était digne de sa fille adorée.

Un raclement de gorge le tira de ses réflexions. Légèrement embarrassé, il se ressaisit et répondit au prêtre: « Sa mère et moi, avec toute notre famille. »

Il prit alors Alicia dans ses bras une dernière fois en tant qu'Alicia Cullen et murmura rien que pour elle : « Je t'aime ma chérie, ne l'oublie jamais. Tu seras toujours ma petite princesse.

_ Je t'aime aussi Papa. » murmura-t-elle aussi, en larmes.

Edward porta sa main à ses lèvres puis la plaça dans celle de son fiancé à qui il présenta son autre main. Alors qu'ils se serraient la main, il remarqua que son beau-fils transpirait un peu. Il ne put alors se retenir. Il se pencha en avant pour qu'Alicia ne l'entende pas et lui souffla une dernière menace : « Rends-la heureuse, ou j'envoie Seth s'occuper de toi. ». Il eut de la peine à retenir son rire en voyant son futur beau-fils avaler sa salive avec peine et acquiescer de la tête avec révérence.

Très content de lui, il alla prendre place auprès de sa femme qui posa sa tête sur son épaule. Il enveloppa ses épaules de son bras, et la cérémonie débuta.

Les demoiselles d'honneur, Dena et Meghan, la fille de Jasper et Alice se tenaient auprès d'Alicia. Elles avaient remonté l'allée centrale au bras d'Anthony, le garçon d'honneur, et de Daniel, cousin du marié.

Le plus jeune fils de Rose et Emmett, Toby, portait les alliances et Claudette, la dernière fille d'Edward et Bella avait semé des pétales de rose sous les pas de la mariée.

Le regard d'Edward se posa sur les invités. Il remarqua que Seth, assis au deuxième rang de l'autre côté de l'allée, avait le regard noir et serrait les poings. Ce n'était un secret pour personne, Seth était amoureux d'Alicia. Malheureusement pour lui, elle ne l'avait jamais aimé que comme un cousin, mais pas plus. Elle n'avait jamais eu d'yeux que pour le beau jeune homme qui se tenait à ses côtés, brisant le cœur de Seth. Edward était persuadé que si quelque chose n'allait pas entre les époux, le jeune homme sauterait sur l'occasion sans hésiter une seconde. Il ne savait pas trop quoi penser du succès de sa fille auprès des hommes, mais il avait toujours su proférer la bonne menace au moment approprié…

Toute la famille Cullen-Swann avait pris place autour d'eux. Carlisle et Esmé étaient assis juste à côté de Bella et Edward, et Alice, Jasper et leur seconde fille Marianne étaient placés juste après eux. Derrière eux se tenaient Emmett et Rose et cinq de leurs six enfants : Charlotte, Maximilien, Andrew, Sarah et Elisabeth.

Edward porta de nouveau attention à la cérémonie alors que les vœux allaient être prononcés :

« Moi, Thomas Mark Anderson, te prends toi, Alicia Rose Cullen comme légitime épouse, à partir de ce jour, pour le meilleur et pour le pire, dans la pauvreté comme dans la richesse, dans la maladie comme dans la santé, pour t'aimer et te chérir jusqu'à ce que la mort nous sépare. » Thomas pris la bague apportée par Toby et la passa au doigt d'Alicia, qui ne put retenir ses larmes.

Elle se reprit et prononça ses vœux : « Moi, Alicia Rose Cullen, te prends toi Thomas Mark Anderson, comme légitime époux, à partir de ce jour, pour le meilleur et pour le pire, dans la pauvreté comme dans la richesse, dans la maladie comme dans la santé, pour t'aimer et te chérir jusqu'à ce que la mort nous sépare. » Et elle aussi passa la bague tendue par Toby au doigt de Thomas. Le sourire qu'ils partagèrent alors était si brillant qu'Edward se tourna afin qu'ils pussent partager ce moment intime.

« Thomas et Alicia ont voulu écrire leurs propres vœux. Thomas, voulez-vous commencer ? »

Thomas prit les mains d'Alicia dans les siennes et plongea son regard dans le sien. Il était évident qu'il ne voyait qu'elle. « Alicia, tu as été mon seul amour dès la première seconde. Je crois que je t'aimais déjà alors que tu étais encore dans le ventre de ta maman. Je détestais tous ceux qui la regardaient. Je haïssais même ton père car j'en étais jaloux. Le jour de ton baptême, alors que tu n'avais que quelques semaines, ta beauté me rendait déjà sans voix. Je crois bien que c'est ce jour-là que ton père a commencé à ne pas trop m'aimer. » Thomas rit un peu, mais Edward rougit légèrement en sentant le rire de Bella qui avait posé sa tête sur son épaule. « Il ne suffisait pas que je trouve sa fille unique magnifique, encore a-t-il fallu que tu me fasse ton premier sourire ! Un jour que je n'oublierai jamais, même si je n'avais que 3 ans alors. Nous avons grandi ensemble, et chaque jour, tu devenais plus belle. Jusqu'au jour où il fut impossible de te regarder sans être ébloui par ta beauté. »

Toutes les femmes de l'église pleuraient maintenant, et leurs maris les réconfortaient pour se donner une contenance.

« Sache que je veux passer chaque jour de ma vie à te montrer tout ce que tu représentes pour moi et à te prouver combien je t'aime, car il n'y a pas de mot pour exprimer la profondeur de mon amour pour toi. » Même les hommes versaient leur petite larme maintenant, le marié compris !

Alicia attendit un petit instant pour permettre aux inviter de se sécher les yeux, puis elle s'adressa à l'amour de sa vie : « Aussi loin que je me rappelle, j'ai toujours su que tu allais devenir une part essentielle de ma vie. Mon Papa a toujours été l'homme le meilleur et le plus important pour moi, et pourtant, c'est à toi que j'ai donné mon premier sourire. Tu as toujours veillé sur moi, tu as toujours fait attention à ce que je ne me blesse pas, et même, quand mon Papa était au loin, tu me permettais de m'endormir avec toi… Nous avons grandi, et ton âme et ton cœur sont devenus si beaux, tu es si généreux, mille fois plus que n'importe quel autre. J'ai eu beau essayer, mais je n'ai jamais trouvé les bons mots pour exprimer la profondeur de mon amour. Alors, Maman me lisait ça, lorsque j'étais petite, et c'est exactement ce que je ressens. » Elle respira profondément tandis que Bella se blottissait contre son mari, car les mots qui allaient suivre la bouleversaient à chaque fois.

« Souviens-toi de ce soir, car il est le début de notre éternité. Une promesse, comme une consolation d'être resté seul si longtemps. La confiance l'un dans l'autre et la chance d'aimer. La volonté d'ignorer la douleur du passé et de nous élever. Un accord, qui à la fois unit deux âmes, et détache les liens qui les entravent. La célébration des défis à relever et de tout ce qui nous attend. Car à deux, on est toujours plus fort que tout seul. Comme un équipage qui lutte contre les tempêtes de la vie. Et l'amour sera toujours notre guide. Alors ce soir n'est qu'une étape. Ce n'est qu'une révélation au monde de sentiments éternels, de promesses faites il y a très longtemps dans l'espace sacré de nos cœurs. »

A ces mots, même Edward était en pleurs, cependant il s'essuya vite les yeux lorsque Thomas se pencha et captura les lèvres d'Alicia. Le prêtre, surpris, reprit rapidement : « Hum… Je vous déclare mari et femme. Vous pouvez embrasser la mariée. » Alicia leva alors son pied, et l'assistance applaudit à tout rompre.

Edward se tenait près de la file des invités qui attendaient de féliciter les jeunes mariés avant la réception. Bella lui tenait la main, tout en cherchant des yeux Claudette et Anthony qui avaient déjà disparu dans la salle de bal.

« Papa, s'écria Alicia en se jetant à son cou et en se serrant fort contre lui, ça y est Papa ! Je suis mariée ! »

Edward resta stoïque. « Eh oui, ça y est. Je suis vraiment fier de toi. Je t'aime ma petite fille, tu étais magnifique là-bas. » Alicia sourit à son père et enlaça sa mère.

Edward tendit la main en direction de Thomas, qui la prit immédiatement pour la lui serrer avec juste assez de force pour montrer qu'il respectait son beau-père mais qu'il n'était pas résolu à se laisser intimider par lui. « J'étais sérieux à propos de Seth tout à l'heure. » dit Edward.

« Je le sais Monsieur, mais je vous promets que vous n'aurez jamais besoin de mettre cette menace à exécution. Je ne serai pas capable de faire souffrir Alicia, » répondit Thomas, qui voulait que son beau-père comprenne l'amour qu'il éprouvait pour sa jeune épouse.

Edward lui sourit alors sincèrement pour la première fois en dix-huit ans. « Je le sais bien, Fils. Et je t'en prie, appelle-moi Edward. » Il prit alors Bella par la taille et l'entraina vers la salle de réception.

« Merci pour ça Edward, lui dit Bella tandis qu'ils rejoignaient les invités, je sais que ça n'a pas dû être facile pour toi. »

« Non, non, ce n'était pas si difficile. J'ai toujours su que c'est un homme bien. Je ne voulais juste pas qu'il le sache avant qu'il n'ait fait de ma fille une honnête femme. Quel genre de père serais-je si je n'avais pas fait ça ? » Et il rit silencieusement de l'air choqué de Bella, qu'il entraina vers le reste des membres de sa famille, un gracieux sourire aux lèvres…

« Aussi loin que je me souvienne, Thomas a toujours été là. » Anthony s'adressait aux invités car le moment était venu de prononcer son discours. « Il a toujours été là pour ma sœur, et l'a toujours protégée ou consolée. Que ce soit pour une coupure au doigt ou pour une araignée, il s'est toujours assuré qu'elle allait bien et qu'elle était en sécurité. Pendant mon enfance aux côtés d'Alicia, la seule chose dont j'entendais toujours parler, c'était de Thomas. Un jour, elle me parlait du livre qu'il lui avait conseillé, le lendemain elle m'avouait que sa façon de la regarder lui faisait battre le cœur. » Les joues de Bella étaient aussi roses que celles de sa fille. « J'ai toujours pensé que ces deux-là finiraient ensemble. Je suis juste surpris que ça lui ait quand même pris dix-huit ans pour amener ma petite sœur devant l'Autel. » Thomas sourit et embrassa la main d'Alicia. Anthony leva sa coupe de champagne : « A Thomas et Alicia. Que votre mariage soit empli de joie et d'amour, pendant de longues, longues années ensemble. »

« A Thomas et Alicia ! » répétèrent les invités, avant de boire une gorgée de champagne.

« Et maintenant, au travail pour me faire un neveu ou une nièce ! » plaisanta Anthony. Bizarrement, Edward ne trouva pas cela drôle du tout ! Il s'étrangla avec sa boisson, inquiétant grandement Bella, alors que sa fille se dirigeait vers la piste de danse pour sa toute première danse de femme mariée.

Lorsqu'il eut repris son souffle, il regarda Bella d'un air horrifié : « Ils vont avoir des enfants ! » s'écria-t-il, en se demandant pourquoi sa femme ne paniquait pas avec lui.

« Bien sûr qu'il vont en avoir Edward, sourit-elle en lui caressant le dos, et ils seront les premiers à te rendre grand-père ! »

« Je suis trop jeune pour être grand-père ! Et elle est trop jeune pour devenir maman ! Elle n'a que dix-huit ans ! » Bella se mit à rire.

« Qu'est-ce que tu trouves drôle Bella ? Notre petite fille va devoir faire … » Edward, mal à l'aise, regardait autour de lui, « Tu sais bien, si nous devenons grands-parents… Comment peux-tu approuver ça ? »

Quand Bella eut fini de rire, elle prit la main d'Edward et lui fit regarder la piste de danse. « Regarde-les Edward. » Thomas enlaçait Alicia qui avait les bras posés sur ses épaules. Leurs nez se touchaient et leurs sourires parlaient pour eux, alors qu'ils tournaient sur la piste.

« Ils sont tellement amoureux. Ils s'aiment depuis toujours. Nous avons toujours su qu'elle n'aimerait que lui. » Elle prit la joue de son mari dans sa paume et le regarda : « Et tu me demandes comment je peux les soutenir ? Ils sont comme nous Edward. Comment pourrions-nous refuser à notre fille de vivre un amour comme le nôtre ? »

« On ne peut pas. » murmura Edward en les regardant danser.

« Et puis, moi, quand j'ai eu dix-huit ans, j'étais déjà mariée depuis deux ans, j'avais un enfant, j'attendais le second, et toi, tu étais parti à la guerre. Et tu ne te plains pas, que je sache, quand nous faisons "…tu sais bien…" »

« Tu ne m'aides pas, Bella, » lui dit Edward qui pourtant souriait maintenant. C'était suffisant pour rassurer Bella qui l'entraina sur la piste de danse.

Tous les danseurs s'arrêtèrent et se tournèrent vers Emmett au tintement d'une coupe de champagne et au "sshing ! " de l'orchestre. Il avait pris place en souriant devant l'orchestre.

« Pardonnez –moi cette interruption, mais je crois que le temps est venu pour le père de la mariée d'inviter sa fille sur la piste. » Tout le monde sourit, et Bella poussa Edward vers d'Alicia qui lui tendait la main. Emmett poursuivit : « Comme nous le savons tous, Eddie est un excellent musicien, et c'est lui qui a écrit la chanson que vous allez entendre. Et maintenant, je vais vous demander de libérer la piste. Mesdames, Messieurs, voici le père et la fille, Edward Cullen et Alicia Anderson ! »

Les invités applaudirent et l'orchestre entonna les premières mesures du morceau composé par Edward. Il prit sa fille dans ses bras, et oubliant les regards qui les enveloppaient, il entraina sa fille au milieu de la piste.

Je vous regarde danser tous les deux

Eperdus de bonheur et les yeux dans les yeux

Tellement amoureux que rien d'autre n'existe pour vous,

Comme si au monde il n'y avait que vous….

J'étais tout pour elle il n'y a pas si longtemps,

Le plus important

Ce sont ses mots

Et elle représente tant de choses à mes yeux,

Sachez-le.

Alors, prends soin de ma fille chérie.

Le temps passe et change nos vies,

La vie qui continue et qui passe,

Il est temps pour moi de laisser la place.

« Oh, Papa » soupira Alicia émue en se serrant contre son père. Edward sourit simplement et serra fort sa fille adorée contre lui, chérissant les derniers moments passés avec elle avant d'en être séparé pendant les deux semaines de sa lune de miel. Il n'avait jamais été séparé d'elle aussi longtemps depuis ses un an, et cela l'effrayait.

Mais c'est moi qui l'ai aimée le premier

Qui l'ai tenue dans mes bras le premier

Et mon cœur lui appartiendra à jamais.

Dès son premier soupir,

Dès son premier sourire

J'ai su que l'amour d'un père était infini.

Et j'ai prié pour qu'elle trouve l'amour d'un mari

Mais c'est difficile de la laisser s'éloigner,

Je l'ai aimée le premier.

D'autres danseurs les rejoignirent. Du coin de l'œil, Edward vit que Carlisle avait invité Bella et qu'Emmett faisait une ronde avec Charlotte, Sarah et Elisabeth qui voulaient toutes danser avec lui. Jasper entra dans la danse avec Megan et Marianne.

Pourtant, Edward ne fit pas longtemps attention à lui, trop occupé qu'il était à donner à Alicia tout l'amour paternel qu'il éprouvait.

« Je le pense vraiment tu sais ? » lui murmura-t-il à l'oreille avant de tendre le bras pour faire tourner sa fille avant de l'embrasser de nouveau.

« Tu penses quoi, Papa ? » demanda-t-elle en le regardant dans les yeux.

« C'est moi qui t'ai aimée en premier, et personne ne pourra jamais remplacer cet amour, Ali. Personne. »

Alicia se mit à sangloter et Edward eut peur d'avoir parlé ainsi, mais au moment même où il allait la consoler, elle mit ses bras autour de son cou et le serra comme si sa vie en dépendait. « Je t'aime aussi Papa ! » La chemise d'Edward était trempée de ses larmes, mais il n'en avait cure. C'étaient les seuls mots qu'il avait besoin d'entendre.

« Ce sera toujours nous Papa. Je t'aime tellement. Et même si je suis mariée, si je vis ailleurs ou si je vieillis, tu seras toujours le Premier pour moi. » Edward ravala ses sanglots et embrassa chaque centimètre carré de son visage. « Tu es mon héros Papa. »

Comment cette jeune femme à tes côtés, tellement belle,

Peut-elle être la fillette aux jolies taches de rousseur ? Et je me rappelle

Celle à qui je lisais tous ces contes de fée

Et que tous les soirs dans son lit je bordais ?

Et quand je vous ai vus ensemble pourtant,

J'ai su que ce n'était qu'une question de temps…

Edward sentit qu'on tirait sur sa jambe de pantalon, et le père et la fille ainsi interrompus, séchèrent leurs larmes pour regarder Claudette qui tendait les bras à Edward :

« Danse avec moi Papa, demanda-t-elle doucement, attendant impatiemment qu'il laissât aller Alicia.

_ Bien sûr mon Ange, si Alicia veut bien ? »

Alicia hocha la tête et sourit à sa petite sœur.

« M'accorderas-tu cette danse ? demanda Harry, le père de Thomas, en prenant la main d'Alicia.

_ C'est très bien comme ça, alors. » Edward embrassa sa fille en souriant et prit la main de Claudette pour la mener au milieu de la piste. « Hop ! Grimpe mon petit cœur ! » Claudette éclata de rire et sauta dans les bras de son père qui la fit virevolter autour de la pièce.

Mais c'est moi qui l'ai aimée le premier

Qui l'ai tenue dans mes bras le premier

Et mon cœur lui appartiendra à jamais.

Dès son premier soupir,

Dès son premier sourire

J'ai su que l'amour d'un père était infini.

Et j'ai prié pour qu'elle trouve l'amour d'un mari

Mais c'est difficile de la laisser s'éloigner,

Je l'ai aimée le premier.

L'arrivé de Claudette avait été une vraie surprise pour Edward et Bella. Ils n'avaient pas prévu d'avoir d'autres enfants. En revanche, ils n'auraient pas dû être aussi surpris. Après tout, Bella n'avait que trente ans et Edward seulement trente-trois. Et donc, il y avait quatre ans et demi ce petit ange, Claudette, clone de son père aux yeux chocolat de sa mère, était arrivée dans leurs vies.

« Plus vite, Papa, plus vite ! » criait Claudette entre deux éclats de rire. Edward s'exécuta et le rire de la fillette emplit la pièce, ce qui pour Edward, rendait la fête encore plus brillante.

« Promets-moi que tu ne te marieras jamais, demanda-t-il à sa fillette en la faisant tourner, Je ne crois pas que Papa pourrait supporter que ses deux filles le laissent tout seul.

_ Tu es fou Papa, lui sourit-elle, tous les garçons sont dégoûtants ! C'est toi que j'aime, affirma-t-elle en hochant la tête pour donner plus de force à sa déclaration.

Il savait bien que cela changerait dans quelques années, mais Edward se sentit un peu rasséréné.

Dès son premier soupir,

Dès son premier sourire

J'ai su que l'amour d'un père était infini.

Un beau jour viendra où tu me comprendras,

Lorsque ton propre miracle te sourira…

Je l'ai aimée le premier.

« J'aurais tant aimé que le jour de notre mariage soit aussi heureux que celui-ci, soupira Edward alors qu'il valsait avec Bella.

_ Ne regarde pas en arrière en souffrant du passé, car il n'existe plus. Et ne t'angoisse pas pour le futur, car il n'est pas encore là. Vis au présent, et fais qu'il soit merveilleux et qu'il mérite qu'on s'en souvienne, cita Bella en lui souriant.

_ D'où vient tant de sagesse ? demanda Edward en éclatant de rire et en la faisant tourner.

_ Ce n'est pas de moi ! C'est d'Ida Scott Taylor. J'essaie de mettre ça en pratique, c'est tout.

_ C'est une bonne règle de vie, répondit-t-il. Bella acquiesça de la tête.

_ Et même si le jour de notre mariage n'était pas le plus heureux, je ne le regretterai jamais, affirma-t-elle, Ce jour nous a mené à ce que nous avons et à ce que nous sommes aujourd'hui. Vois tout l'amour qui nous entoure. Si les débuts de notre mariage avaient été plus heureux, qui sait si nos vies seraient telles qu'elles sont ce soir ? »

Edward ne pouvait qu'être d'accord. Il regarda la salle de bal et apprécia l'amour partagé entre tous les participants à la fête. Son père et sa mère dansaient ensemble et se regardaient comme deux adolescents morts d'amour. Emmett entraînait sa femme autour la piste et elle riait à gorge déployée, chacun pouvant voir qu'ils étaient amoureux comme au premier jour.

Et si Seth semblait avoir eu le cœur brisé ce même matin, il paraissait maintenant fort satisfait de danser dans les bras de Dena, souriant, riant avec elle, en même temps que ses parents qui dansaient à côté d'eux. Jacob et Leah étaient comme chien et chat, comme tous les jours - même en dansant ! - mais leur couple n'aurait pas été aussi solide s'ils avaient agi différemment.

« Surveille ton fils avec ma fille ! » grogna Jasper en passant près d'eux, Alice riant de bon cœur dans ses bras. Bella et Edward cherchèrent leur fils du regard et le virent, dansant avec Megan, un peu trop serrés l'un contre l'autre pour deux personnes qui disaient à qui voulait l'entendre qu'ils n'étaient que de bons amis. La tête de Meghan était contre l'épaule d'Anthony, et lui jouait avec une boucle de ses cheveux dorés, souriant d'un air béat.

Alors qu'il allait répondre, Edward fut interrompu par un objet inconnu propulsé dans ses jambes.

« Pardon Papa ! » cria Claudette en éclatant de rire. Elle et Toby dansaient de bon cœur à travers la salle de bal, en s'écrasant les orteils et en bousculant les couples de danseurs, ce qui ne gâchait en rien leur plaisir, et on pouvait entendre leurs rires cristallins dans toute la pièce. Leur innocence fit sourire Bella.

Bien trop vite, la fête se termina, et vint le moment des photographies de groupe.

On prit des photos de la famille du marié, des invités, des parents des mariés ensemble, des jeunes mariés, et une de toute la noce.

« Très bien, maintenant, il nous reste à prendre la famille de la mariée », dit le photographe. Edward en fut très heureux.

Bella et Alicia prirent place sur deux chaises et Claudette s'assit par terre aux pieds de sa mère, souriant à l'objectif. Anthony et Edward se tinrent debout derrière elles. Anthony posa la main sur l'épaule de sa sœur, et Edward mit la sienne sur celle de Bella qui la recouvrit de la sienne.

Le flash éclaira la famille Cullen qui souriait au photographe. Edward se dit qu'ils resteraient pour toujours une famille. Rien ni personne ne pourrait les séparer. Ensemble, ils pourraient tout traverser et leur amour profond, sincère, perdurerait.

A jamais.

Et voilà, cette fois c'est la fin.

Pas tout à fait cependant : il restera l'histoire d'Alicia. Merci à toutes (tous ?) les fidèles de cette traduction, j'espère que cette histoire vous a apporté autant de plaisir qu'à moi.

A bientôt.