Just A Silly Shop Boy
Traduction
Tout Public
General


Disclaimer : L'univers et ses personnages appartiennent à Neil Gaïman. L'OS appartient à Miranda-chan. Je ne suis qu'une humble traductrice !

Note : Je republie cet OS, que j'avais traduis il y a de nombreuses années, car en le relisant, j'ai été assommée par les contre sens et les expressions maladroites. Je n'ai pas eu le temps de vraiment revoir cette nouvelle traduction, mais une chose est sûre, elle est quand même meilleure. J'espère qu'il vous fera sourire comme il m'a fait sourire. Ah Victoria… ^^


Just A Silly Shop Boy

Written

by Miranda Panda-chan


Je n'avais pas voulu être cruelle, mais il était tellement bête. Ridicule, même. Personne ne franchissait le Mur, jamais – oui, bon, excepté pendant la foire qui avait lieu tous les neuf ans, mais même là ! Il ne s'agissait que de croire aux miracles, les admirer et constater qu'ils étaient réels – pas pour aller gambader à la recherche de débris célestes !

Comment étais-je supposée savoir qu'il allait me prendre au sérieux ? Tout individu normal aurait vu la moquerie derrière le sourire que je lui ai offert cette nuit-là. Je ne pensais pas qu'il ferait ce qu'il avait promis, et j'avais raison de le penser – parce que sa promesse ne pesait rien face à son instinct de survie. L'autre côté du Mur était un endroit dangereux, plein de choses que nous ne pouvions comprendre.

Le stupide garçon devait me demander de l'épouser presque immédiatement après Mr Lundi. Je ne pouvais pas briser son cœur. Je n'ai juste pas pu. Je pensais que si je l'abandonnais avec une quête impossible, il laisserait tomber… déciderait que je n'en valais pas la peine… ou plus – j'espérais que c'était ce qu'il ferait. Mais non. Il est parti chercher l'étoile.

Maintenant que je me repenche sur le passé, il me reste à décider si c'était une mauvaise chose. Peut-être était-ce pour le mieux : il a trouvé son grand amour, arrêté de me harceler, et était parfaitement en paix avec mon mariage – il nous l'a souhaité heureux, après tout. Mais le temps qu'il a passé loin m'a inquiété, m'a horriblement inquiétée au point d'en tomber malade. Je suis restée au lit pendant des mois, quasiment, inquiète, littéralement malade qu'il soit parti de mon fait. Tout serait de ma faute s'il ne revenait jamais – Louisa Thorn pourrait-elle un jour me pardonner ? Son père dirait sûrement des choses horribles dans mon dos, que je mériterais toutes… mais c'était un peu tiré par les cheveux je suppose… M. Thorn était un homme tellement gentil. Je ne pouvais pas l'imaginer m'accabler de la perte de son fils quand il avait aussi pris part à la chute de Tristan, en le laissant franchir le Mur comme ça.

Mais c'était principalement ma faute, de cela j'étais certaine. Puis j'ai rencontré l'étoile, par accident, ou bien était-ce ma destinée ? Je ne le saurais jamais, mais lui parler renforça ma culpabilité. Elle était tellement gentille, et bien que je sache qu'elle n'était pas humaine, elle semblait en avoir tellement les qualités qu'au premier regard, on la prendrait pour l'une d'entre nous. Elle paraissait plus lumineuse, heureuse du fait que mon mariage avec Tristan avait été annulé. C'était un tellement brave garçon d'avoir fait ce qu'il a fait. La plupart des hommes auraient utilisé mon obligation, l'irrationnelle promesse que j'avais faite pour plaisanter et qui s'était avérée plus encombrante que je l'avais d'abord envisagé, et usé de cela pour obtenir ce qu'il souhaitaient du mariage et d'autres choses que seuls les gens mariés font, volant ainsi mon statut de femme de bonne-manières.

Et maintenant, je suis heureuse d'être mariée à M. Lundi, tout cela grâce à ce bête petit vendeur qui n'était en fait pas un vendeur, car il ne travaillait comme vendeur que temporairement. Il est le roi de tout Stormhold, et marié à cette chouette femme, Yvaine, et est désormais une personne bien plus agréable que tout garçon, non, homme, que j'ai jamais rencontré tout au long de ma vie.

Enfin… sauf, bien sûr, M. Lundi.


Voilà, voilà ! J'espère que ça vous a plu !