Chapitre 1 : Un nouvel adversaire

Genji n'avait pas eu à se soucier de l'acquisition de son titre de roi de Susuran depuis maintenant un mois, et il faut dire, qu'une certaine routine c'était à présent instaurée dans le lycée.

Serizawa et Genji, sans pour autant être les plus grands amis du monde, se respectaient et s'acceptaient pour le plus grand bonheur des membres de GPS. Il n'y avait plus eu, depuis leur fatidique combat, de nouvelles explosions d'adrénaline, et chacun faisait bien attention à respecter le pacte sous-entendu entre les deux hommes : « nul ne doit m'empêcher de passer » serait surement la phrase la plus appropriée pour résumer cette chartre intrinsèque.

Genji était allongé sur un canapé en cuir noir sur le toit du lycée, fumant une clope sous l'œil bienveillant de Hisaki. Mais sa plénitude n'allait pas durer, et il le savait. Depuis quelques jours, Tokio ne cesser pas de venir le déranger pour lui annoncer de se préparer à une nouvelle guerre car paraissait-il, qu'un nouveau de première avait eu le culot de rassembler les classes inférieurs pour devenir le nouveau Roi de Susuran. Genji ne croyait pas à ses sornettes, qui pourraient bien vouloir le défier ? Même Serizawa y avait renoncé. Le Roi de Susuran ne craignait personne car il était persuadait que nul n'aurait le cran de l'affronter et ceux même accompagner de mille hommes... Et oui Genji était quelqu'un d'assez prétentieux, il faut l'avouer, mais n'oublions pas qu'il n'est autre que le fils d'un chef yakuza... Bref, pour lui, Tokio prenait une brise pour une tempête.

Alors qu'il était dans ses songes, occupait à s'énerver intérieurement contre son ancien meilleur ami et ses fantasmes de guerre, une voix familière lui cria dessus. Genji se releva donc et dressa la tête de manière à pouvoir apercevoir le nouveau casse-pied.

« Genji !!! Criait Makise, Viens voir ! Putain bouge ton cul ! Devant Susuran y'a les secondes avec cette enflure de blondinet qui nous déclare la guerre !

-QUOI ? S'exclama Genji (Pensez bien, après ses réflexion intrinsèque qu'il était plutôt étonné), J'y vais. »

Genji se leva alors et se dirigea de son pas non chaland vers la porte. Soudain, Hisaki lui attrapa le bras en le fixant d'un regard sans expression, puis, après cet échange, il le lâcha brusquement et lui dit :

« Si tu veux qu'on vienne tu peux le dire, Ok ? Arrête de toujours te prendre pour un caïd et demande à tes hommes de t'accompagner, je suis pas ton lieutenant pour te surveiller pendant ta sieste ou pour te donner le biberon, ok ?

-J'ai pas besoin d'aide sur ce coup là, c'est que des gosses. J'y vais, je leur passe une frotté et puis je reviens pour que tu me surveilles pendant ma sieste. » Lui répondit Genji tout en quittant le toit.

Il descendit les marches quatre par quatre, sans poser un seul regard sur la foule d'élèves qu'il rencontrait sur son passage. En quelques secondes, il arriva devant le chef de cette insurrection et arrêta son visage devant le sien. Il le dévisagea, puis en un souffle, il lui murmura :

« Mais qu'est-ce que vous faites ? Tu ne sais pas ou est ta place le première ? »

Le chef des rebelles avait le visage masqué par un kéfié noir et blanc et par une casquette gavroche noir, lui permettant ainsi de dissimuler ses yeux et sa bouche. Il releva doucement la tête pour regarder Genji et lui dit timidement :

« Je sais très bien ou est ma place : avec les camarades qui me font confiance. Pour être chef, il faut déjà être accepté par ses hommes... Euh... je n'ai rien contre toi en particulier mais seulement, puisqu'on me fait confiance, je ne veux pas décevoir. »

Tout en disant ces mots, le jeune homme avait rougi et s'était fourrait le visage dans son écharpe. Genji resta sans voix quelques instants. Puis, il redressa son dos pour paraitre plus grand que son nouvel adversaire, pour enfin lui demander :

« C'est quoi ton nom ?

-Je m'appelle Nathan. Je suis français. Lui répondit timidement le jeune homme.

-Nathan hein ? répondit moqueur Genji, Eh bien sache que le Roi de Susuran c'est moi et que tout ceux qui se dresseront sur mon chemin, je les détruirai.

-Tu n'es pas le roi de Susuran, Genji. Barbouilla Nathan, Le roi est suivi par ses hommes et est apprécié de ses sujets. Mais toi,... Euh...tu n'as personne.

-Quoi ? J'ai personne qui me suit ? S'énerva froidement Genji, Je vais t'éclater, après, tu verras que j'aurai des hommes ! »

A ces mots, il attrapa le col du garçon et le souleva vers lui. Nathan avait le visage déformé par la surprise et essaya de se libérer en poussant les bras de Genji qui résistèrent. Puis, voyant qu'il n'arriverait pas à sortir de son emprise, il fourra son visage dans son kéfié, attendant le coup fatidique.

Genji sourit moqueur, et le lâcha. Puis tout en se dirigeant vers l'intérieur du bâtiment, il lui jeta :

« Tu es trop faible pour m'intéresser. Un homme qui est incapable d'en regarder un autre sans rougir, c'est soit un PD, soit un trouillard. Mais si tu veux venir te faire exploser, y a pas de problème. »

***

Genji rejoignit GPS sur le toit et s'affaissa sur un fauteuil, lorsqu'il remarqua que Serizawa, Tokio et Tokaji étaient là eux aussi. Tout le groupe le fixait, à l'exception de Serizawa qui était occupé à observé l'entrée du lycée. Le silence régnait entre eux.

Soudain Serizawa sourit et dit :

« On dirait que ce n'est pas fini, Genji ! »

Le roi de Susuran sorti rapidement de son canapé lorsqu'il entendit une voix venant d'en bas du lycée hurlait son nom.

Un garçon avec des airs de voyou et les cheveux noirs hirsutes, criait le nom de Genji, le visage plein de rage. Lorsqu'il aperçu le roi de Susuran, il tira le bras d'un garçon qui n'était autre que Nathan. Ce dernier releva le visage un centième de seconde, avant de le fourrer à nouveau dans son kéfié. Puis dans un mégaphone, il murmura :

« Genji, je monte pour discuter. »

Et sur ce, il entra dans le lycée.

Les frères Mikami rigolèrent en déclamant que ce gars était un marrant et Manabu rajouta qu'il devrait se présenter à ce type.

Genji et Serizawa se regardaient interdit. Puis ils entendirent des bruits de pas dans l'escalier. Serizawa se glissa devant Tokio de manière à faire barrière entre la porte et son meilleur ami, pendant que Genji serrait les points, prêt pour un nouveau combat.

La porte claqua et il sortit de l'antre un garçon rouge comme une pivoine qui fixait le sol. Nathan avança de quelques pas de manière à se retrouver au milieu de l'assemblée et il chuchota la voix tremblante :

« Je ne suis pas là pour me battre contre toi Genji. Mes camarades ne sont pas prêts. Euh... je ne cherche pas la bagarre mais ne penses pas que je sois faible. Dès qu'ils le pourront, nous vous attaquerons et je prendrais le pouvoir à Susuran ! »

Il avait dit ces derniers mots avec tellement de ferveur et d'assurance que la tension se renforça. Tokaji, tout en avalant une bouffé de sa cigarette, lui répondit :

« Tes hommes sont des idiots de t'avoir laissé venir seul rencontrer les hommes les plus forts de Susuran. T'auras beau être un surhomme, tu pourras pas nous battre.

-Aller rentres chez toi petit, rajouta Hisaki

-Je t'ai sonné Hisaki ? Cracha Tokaji, je suis assez grand pour lui dire, et d'ailleurs dans les hommes les plus forts je ne te comptais pas, alors qu'est-ce que tu te la ramènes ?

-Ah ouai, tu ne me comptes pas parmi les plus forts ? Répliqua sèchement Hisaki, alors c'est que tu t'es classé dans les plus faibles.

-Répètes ça Hisaki et je t'éclate ! S'énerva Tokaji.

-Ouohoh ! On se calme, intervint Serizawa, c'est pas le moment de se disputer, je vous rappelle que l'on a encore un invité !»

Tokaji et Hisaki se tenaient à présent tous les deux par le col. Ils réalisèrent en effet qu'ils étaient allés trop loin et, sans pour autant en avoir vraiment envie, ils se lâchèrent.

Serizawa s'approcha de Nathan calmement et lui demanda :

« Pourquoi tu veux devenir le chef de Susuran ? »

Nathan le regarda incertain pendant quelques seconde puis il enfonça à nouveau son visage dans son écharpe en prenant la direction de la sortie.

Arrivé au niveau de la porte il murmura :

« Lorsque mes hommes seront prêts, je te préviendrais et nous pourront disputer une bataille. »

Il partit doucement avec le visage en feu.

A nouveau, les membres de GPS et le groupe de Serizawa restèrent sans voix. Finalement, Tokio souffla :

« Nous sommes donc en guerre. »

Genji le regarda légèrement fâché de s'être trompé, mais ne dit rien. En revanche Serizawa sourit et tapota l'épaule de Tokio avant de se retourner vers les frères Mikami pour leur demander :

« Il va nous falloir de la super glue les gars ! »

***

La nuit était tombée depuis déjà plusieurs heures. Tokio marchait dans la rue d'un pas tranquille, accompagné d'un membre de la garde de Serizawa.

Soudain, une dizaine de secondes de Susuran se jetèrent sur lui en le rouant de coups. Ni lui, ni le fidèle de Serizawa ne purent se défendre honorablement ; ils avaient été prit en traitre.

En face d'eux il y avait beaucoup trop d'hommes. Puis, sous l'œil du garde qui ne pu rien faire, Tokio reçu une droite dans le visage. Il s'écroula au sol, inanimé, le visage en sang, comme mort.