Un autre

Chap 1

Réveille toi

Shun se redressa sur un coude.

Près de lui, Hyoga dormait du sommeil épuisé de l'amant.

Andromède quitta sans bruit le lit pour aller prendre une douche.

Il enfila un pantalon de jogging puis alla se prendre un verre de lait dans le frigo ainsi qu'un reste de tarte aux légumes qu'il fit réchauffer au micro onde.

Réfléchi

Il avait besoin de réfléchir.

Quelques fois, il n'arrivait plus vraiment à se souvenir comment il en était arrivé là. D'autre fois, comme cette nuit, les souvenirs étaient très clairs…

Il était si jeune lorsqu'il avait été décidé qu'il ferait un couple parfait avec Hyoga…

Il avait été décidé oui… mais pas par lui…

Hyoga avait juste exprimé son intérêt pour lui alors qu'il n'avait que quatorze ans.

Ils venaient tous de revenir à la vie et le Cygne avait décidé que Shun était l'homme de sa vie.

Shun avait refusé, il avait protesté, c'était même enfuit, mais personne ne l'avait écouté. Son frère l'avait ramené à la Maison Kido, lui avait intimé l'ordre d'arrêter ses bêtises puis l'avait livré à Hyoga sans plus réfléchir.

Rappelle toi

Shun ne comprenait toujours pas ce qui avait pu se passer.
Certes, il était fin comme une liane, doux comme une peluche et sensible comme une fille, mais personne ne s'était occupé de savoir où allaient ses préférences.

Ikki était trop content de voir que quelqu'un voulait bien s'occuper de lui et le surveiller à sa place, Seiya était satisfait de ne plus avoir ce petit frère pourtant plus âgé que lui dans les jambes, Shiryu se fichait éperdument de ce qui pouvait lui arriver du moment qu'il ne le dérangeait pas dans son histoire avec Shunrei.

Ils avaient décidé que Shun préférait les garçons et qu'il aimait Hyoga.
Fin de la discussion.

Et lui avait été faible, comme souvent.

Il était trop perdu, trop effrayé par le mépris cinglant dont ses frères avaient fait preuve pour oser se rebeller davantage.

Il ne comprenait pas.

Et puis, il était si jeune…

Je suis là

Il n'avait que quatorze ans, comment pouvait-il à cet age être vraiment sur de ses goûts ?

Ho, bien sur, il se doutait que les garçons avant sa préférence, mais… Il aurait du faire son choix lui-même ! Il aurait du pouvoir s'épanouir comme il le voulait !

Il avait protesté auprès d'Athéna elle-même.

La déesse l'avait écouté longuement avant de hocher la tête.

Shun avait cru qu'elle comprendrait… Il y avait vraiment cru mais…

Elle l'avait simplement renvoyé auprès de Hyoga, l'assurant qu'ils savaient tous mieux que lui ce qu'il lui fallait et que Hyoga serait bon pour lui, qu'il le protégerait et ferait un excellent compagnon.

Atterré, Shun s'était laissé faire.
Et depuis dix ans, il servait ni plus ni moins que de… de quoi d'ailleurs ?

Calme toi

Hyoga le tenait plus ou moins enfermé dans leur appartement, il lui avait refusé de reprendre ses études sous le prétexte qu'il n'en avait pas besoin puisque lui serait là pour subvenir à ses besoins. Bien sur, il ne l'avait pas laissé trouver un travail.

Ils étaient l'image même du couple bien propret… Hyoga, le patient compagnon qui travaille dur pour ramener la pitance à son amant et Shun, le gentil jeune homme efféminé qui s'occupe de la maison sans jamais en sortir.

Hyoga lui interdisait aussi de se couper les cheveux. Il les aimait longs… il aimait glisser ses mains dedans quand il possédait.

Shun frissonna.

Shhhhh…. Je suis là…

Depuis dix ans, il vivait une vie de zombie, abandonné par son frère, vendu presque au Cygne simplement parce que "ça arrangeait tout le monde"

Il n'avait pas revu son armure non plus depuis. Il ne serait pas étonné qu'Athéna elle-même ai ramené son armure au Sanctuaire pour qu'elle soit remise à sa place sur l'île d'Andromède sous le prétexte qu'il avait choisit de renoncer à elle.

Il n'avait renoncé à rien pourtant. Mais personne ne se souciait de ses désirs…
Et puis… il était si souvent fatigué… Parfois, il avait l'impression que els journées de déroulaient toutes seules dans une brume légère où il ne pouvait qu'obéir à ce que lui ordonnait Hyoga.

Il te drogue

Des fois, il se demandait si le Cygne ne le droguait pas.

Shun frissonna.

Il se faisait horreur.

La vie qu'on le forçait à vivre lui faisait horreur.

Pourquoi ne s'en était-il pas rendu compte plutôt ?

Qu'est ce qui avait ainsi endormit son esprit pour lui faire supporter une situation qu'il haïssait ?

Il n'en savait rien.

Réveille toi

Il ne savait pas non plus ce qui l'avait "réveillé", mais depuis quelques mois, il était de plus en plus lucide.

Lentement, il posa son assiette vide sur la table du salon puis son verre.

Il tourna lentement sur lui-même, comme s'il voyait son appartement pour la première fois.
Ce n'est pas si faux.

Il ne se souvenait pas avoir emménagé ici. Il ne se souvenait pas d'avoir été consulté…

Cherche

Sans bruit pour ne pas réveiller Hyoga, poussé par quelque chose en lui qui le forçait à chercher, il retourna dans la cuisine pour ouvrir tous les placards.

L'un après l'autre, il les ouvrit puis les referma, de plus en plus fébrile.

Enfin, il trouva ce qu'il cherchait sans même le savoir.

Il sortit tous les petits flacons.

Sur chacun, son nom. Et le nom du médicament… Des anxiolytiques, des hypnotiques des calmants… Jamais il n'avait eut besoin de ça ! Jamais il n'avait été dépressif !!! Pourquoi…

Du lithium même ! Mais il n'avait pas une double personnalité lui, il n'était pas schizophrène.

Shun prit les ordonnances pour les lire rapidement.
Toutes venaient de médecins différents mais pour la même chose.

Une seule conclusion lui venait à l'esprit.

On le droguait.

On… Hyoga…
Et le reste de ses frères ?

Cherche encore

Il reprit ses recherches frénétiques, toujours dans le plus grand silence, poussé par quelque chose qu'il n'avait pas ressentit depuis très longtemps.

Il finit par s'enfermer dans le dressing pour le fouiller de fond en comble.

Une grimace de dégoût lui échappa. C'était QUOI ces vêtements ?? Ils étaient à lui d'après leur taille mais… déesse, jamais il n'avait aimé ces couleurs! Et ses coupes !

A force de fourrager encore et encore, il finit par se faire tomber sur la tête plusieurs boites à chaussures qui s'ouvrirent sous le choc.

Des cartes postales, des lettres et des photos le couvrirent.

Il s'accroupit sur le sol.

Certaines lettres portaient le sceau du sanctuaire, sur d'autres, il reconnaissait l'écriture de Shiryu ou d'Ikki… Toutes les lettres étaient ouvertes, envoyées à son nom, mais il ne se souvenait pas les avoir lues.

Il en prit une de son frère au hasard pour la lire, puis une seconde, une troisième, un lettre du Sanctuaire, une autre, encore une signée de Shion et plus impérative, encore une puis une autre encore…

Il lut ainsi pendant plus de deux heures avant de reposer les feuilles, hébété.

Réfléchis… Du calme….

Toutes les lettres lui apprenaient la même chose.

Déjà, ils étaient en russie. A Moscou pour être exact.

Ensuite, d'après les lettres qui étaient adressées à Hyoga, il avait été malade sans que jamais nulle part, il n'y soit expliqué ce qu'il avait. Les lettres de Hyoga devaient avoir été vagues parce que nombre de lettres insistaient pour avoir des explications sur sa pathologie.

Enfin, le Sanctuaire exigeait des comptes sur le renvoi de son armure. Un chevalier de partait pas à la retraite. Un chevalier mourrait pour Athéna, point.

Shun serra les dents.

Il se passa mentalement en revue puis examina son cosmos.

Il était faible, épuisé, comme étouffé, mais il était bien là en lui, comme cadenassé par….oui, probablement les médicaments.

Une vague de fureur submergea le jeune homme.

Il ne savait ni tous tenants, ni tous les aboutissants, mais il était sur d'une chose.
Hyoga le droguait pour le forcer à rester avec lui et ce soir, par hasard ou par chance, pour une raison quel qu'elle soit, les médicaments qu'il lui enfonçait dans la gorge n'avaient pas fonctionnés.

Il faut partir

Toujours sans bruits, il prit un sac, enfourna dedans plusieurs jeans, des chemises, quelques pulls et des sous vêtements.

Avec un juron, il chercha sans succès ses pièces d'identité. A croire qu'il n'en avait plus.

Il attrapa le porte feuille de Hyoga abandonné dans un vide poche près de l'entrée, le vida de tout l'argent qu'il y avait dedans puis se décida à partir.

Comme il s'y attendait, la porte était verrouillée et la clé impossible à trouver.

Il était virtuellement prisonnier de l'appartement.

Il ouvrit la porte-fenêtre du salon.

Ils étaient au douzième étage.

Avec son cosmos affaiblit, il allait peiner mais…

Saute

Il sauta.

Avec une grimace, il se redressa.

Sa cheville lui faisait un peu mal, mais moins qu'il ne l'avait craint.

Il hésita.
Il fallait qu'il parte, loin, qu'il se cache, qu'il trouve quelqu'un pour l'aider, pour le protéger mais qui ?

Qui pourrait le protéger ?

Il ne savait pas à qui faire confiance.

Il ne savait pas qui pouvait l'aider.

Déesse ! Il ne comprenait même pas ce qui se passait !!!

Va vers le sud.

Shun remonta le sac sur son dos avant de se mettre à courir.

Il grimaça.

Ses muscles s'étaient attendrit avec els années sans entraînement.

Il savait déjà qu'il en payerait le prix mais il accéléra.
Courir lui faisait du bien.

Le froid de la nuit lui claquait les joues, la neige sous les pieds crissait, le vent emmêlait ses cheveux trop longs mais il se sentait soudain bien… tellement bien.

Mieux qu'il ne l'avait été depuis des années.

Très vite, il sortit de la capitale Russe. Sans un regard en arrière, il fila vers le sud.

Sa course était plus lente qu'elle n'aurait du, mais ça n'avait pas réellement d'importance.

File, file comme le vent

Il accéléra encore.

Le vent glacé qui pénétrait ses poumons lui donnait l'impression de nettoyer son organisme de miasmes répugnants qui le hantaient depuis des années.

Bientôt, ses muscles ne furent plus que douleur mais il continua à courir.

La douleur était bonne. La douleur était quelque chose qu'il ressentait, enfin.

Il était enfin lui-même.

Petit à petit, la douleur décrut pour être remplacée par le froid et la fatigue. Mais il ne ralentit pas sa course.

Il fallait qu'il s'éloigne, qu'il parte, qu'il fuit…

Il fallait ne fallait surtout pas qu'il se laisse rattraper par Hyoga.

Il glissa soudain.

Un gouffre béant s'ouvrit sous lui.

***

Camus était mécontent depuis des mois.
Des années même.

Malgré la présence à son côté de son amant et de leurs deux élèves de neuf et dix ans, Le chevalier du Verseau était en colère presque permanente depuis presque dix ans.

Depuis qu'il n'avait plus aucune nouvelle de Hyoga en fait.

Le gamin avait disparu un matin en laissant juste une adresse postale.

Il avait renvoyé son armure et celle de Shun au Sanctuaire avec une lettre d'homme qui se suicide.

Il ne voulait plus être un chevalier, il en avait assez et Shun était d'accord avec lui.

La lettre était signée du seul non du Cygne.

Shion n'avait pu faire autre chose que de le déclarer comme renégat.

Sans plus de nouvelles de Shun, il avait hésité à faire pareil mais avait finit par simplement le noter comme "disparu" pour l'instant.
Après avoir examiner les armures des deux garçons, le pope avait expliqué que si celle du Cygne s'était rendormie, celle d'Andromède restait active. Son maître ne l'avait donc pas répudiée.

Malgré des centaines de lettres et des mois de recherche, personne n'avait réussit à le retrouver.
Sans doute étaient il ensemble…

Camus soupira.

La nuit commençait lentement à laisser le pas. Bientôt, le soleil colorerait le ciel d'une délicate aurore rosée.

Le verseau aimait ce moment de calme où le monde semblait retenir son souffle dans l'espoir de voir le soleil chasser les terreurs de la nuit.

Il ferma les yeux.

Lorsque Milo était absent, il aimait à rester là et prendre des forces pour la journée à venir et l'éducation des deux adorables poisons qui leur servaient d'élève.

Celui de Milo était le plus âgé des deux.

Dix ans bien solides, les cheveux écarlates, les yeux verts, le petit garçon était originaire d'Irlande et croquait la vie à pleines dents, comme son maître. Il s'appelait Noël mais son maître avait décidé de changer son nom comme il était de tradition lorsqu'un apprenti arrivait. Après bien des délibérations entre le maître et l'enfant, ils avaient choisit Naxos.

Le bambin adorait positivement son nouveau nom qu'il trouvait plus original que l'ancien.

Puis était arrivé Raphaël, son propre élève.

Le petit était comme lui. Timide, doux, et incroyablement amoureux des livres autant qu'intelligent.

Après trois heures passé en présence de l'enfant, Shion avait déclaré que s'il n'était pas partit pour deux nouveaux siècles à jouer les popes, il aurait bien prit l'enfant sous son aile pour qu'il le remplace.

Mais avec son petit museau de sourit, ses cheveux gris louvet et ses yeux d'un bleu profond, l'enfant s'intéressait juste à ses livres, son copain Naxos et ses maîtres, dans cet ordre.

Camus ne chercha pas à retenir son sourire.

Il aimait ses élèves, il aimait son compagnon et aimait enseigner.
Déjà, il avait obtenu de Shion de pouvoir réintégrer son temple dès que les deux enfants auraient atteint le septième sens et finir leur entraînement au Sanctuaire.

Ainsi, le Verseau pourrait se concentrer sur son rêve de toujours, jouer les instituteurs avec les jeunes apprentis du Sanctuaire.

Et à la vitesse à laquelle apprenaient Naxos et Raph'…

Ho, il était même certain que Milo et lui auraient déjà pu laisser leurs armures à leurs élèves mais aucun des quatre serviteurs d'Athéna n'était pressé.

Le sourire de Camus se flétrit soudain.

Un cosmos fragile comme la flamme d'une bougie s'approchait rapidement de lui.

Un cosmos qu'il connaissait…

Un cosmos qu'il n'avait pas sentit depuis près d'une décennie.

Il sauta sur ses pieds.

Il y avait de l'urgence dans ce cosmos. De l'urgence et de la peur.

Le Verseau bondit sur ses pieds.
Sans même réfléchir, il se téléporta au devant de Shun.

"- Shun !!!"

Le jeune homme ne l'entendit visiblement pas.

Il jura. S'il continuait ainsi, il allait tomber dans une crevasse couverte de neige et…

Le Verseau bondit.

A l'instant ou le jeune Andromède allait être engloutit dans le puis sans fond, sa main claqua contre son poignet.

Immédiatement, il se téléporta avec lui dans le petit cottage au milieu des glaciers de Sibérie qu'il habitait avec Milo et les enfants.

"- Shun ?"

Le jeune chevalier de bronze fixa longuement Camus, hébété, sans paraître comprendre ce qui s'était passé.

***

Shun était à genoux sur un épais tapis en peau de mouton.

Il était au chaud.

La chaleur remontait dans ses jambes glacées par la neige pour agresser ses muscles comme des millions de moustiques déterminés à transpercer ses chairs et le piquer jusqu'aux os.

Lentement, il leva une main pour effleurer la joue de son sauver, comme s'il n'arrivait pas à réaliser qu'il était là, devant lui.

Fais confiance

"- Ca…Mus ?"

Le verseau soupira de soulagement.

"- Oui, c'est moi Shun… Qu'est ce que tu fais là ? Qu'est ce qui se passe ? Ca fait des années qu'on te cherche. Hyoga nous a apprit que tu étais malade, puis il a renvoyé vos armures aux Sanctuaire puis nous n'avons plus eut la moindre nouvelle de vous. Nous avons essayé de traquer vos cosmos mais personne n'est parvenu à le percevoir.

"- camus…."

Le Verseau fixa Shun, inquiet.

Qu'est ce qui était arrivé au jeune Andromède.

Il semblait fragile comme un morceau de verre filé. Plus que jamais, il ressemblait à une fille mais… Comme si ce n'était pas naturel, que c'était forcé… Ses yeux étaient maquillés, ses lèvres aussi, sa coupe de cheveux était indéniablement féminine quand à ses vêtements, même sa chemise portait des pinces de poitrine. Quelqu'un l'avais outrageusement grimé en fille mais sans le moindre goût et sans la moindre délicatesse. Là ou le jeune homme aurait pu être particulièrement désirable, il n'était qu'une caricature presque obscène.

"- Shun, qu'est ce qui t'es arrivé ? Où est Hyoga ?"

Andromède frémit violement.

Son geste de recul ne resta pas lettre morte pour le Verseau.

"- ….Tu m'expliqueras plus tard. Pour l'instant, tu vas prendre un bain chaud, te changer, et dormir. Après tu m'expliqueras d'accord ?"

Réponds.

"- Oui."

Satisfait pour l'instant, Camus entraîna le jeune homme jusqu'à la salle de bain.

Il prépara un bain chaud puis aida Shun à se déshabiller.

Avec un soupir, il ne pu que constater les engelures qui lui mordaient les chairs. Il commença donc par lui masser les pieds et les jambes avant de l'aider à prendre son bain.

Avec dégoût, il l'aide à se démaquiller.

"- Mais….Qu'est ce que c'est que cette horreur ?" Réalisa soudain Shun comme s'il reprenait vie après une absence.

"- c'est ce que j'aimerais bien savoir aussi." Soupira Camus.

Comme il s'en était douté, ce n'était pas le jeune chevalier qui s'était barbouillé comme une fille à soldats.

Shun eut un petit rire sans joie.

"- C'est Hyoga probablement"

"- Hyoga ?" Camus se figea. "Tu sais où il est ?"

Shun resta silencieux.

Réponds lui.

.

…….

Fais lui confiance.

"- A Moscou… je crois… Que c'est là où j'étais quand je me suis…. Réveillé…"

Camus se mordit la langue.

Il voulait comprendre.
Il voulait des nouvelles.

Mais pas maintenant.

Shun tombait visiblement de sommeil.

"- Tu me raconteras plus tard. Pour l'instant, tu vas aller dormir. Tu mangeras à ton réveil et nous parlerons ensuite."

Shun hocha la tête, visiblement submergé par l'épuisement tout soudain.

Il se laissa sécher, habiller avec un pyjama trop grand puis se roula en boule dans le lit conjugal du Scorpion et du Verseau.

Camus referma la porte de la chambre pour tomber sur Naxos et Raphaël.

"- C'est qui maître Camus ?"

"- c'est un ami qui a visiblement eut de gros, gros problèmes. Alors il ne faudra pas l'ennuyer, d'accord ?"

Raphaël hocha la tête.

"- Naxos ???"

"- d'accord, d'accord…"

"- Bon… Et bien, puisque vous êtes levés de bonne heure, allez faire votre toilette. Ensuite, nous ferons des crêpes d'accord ?"

Les deux enfants oublièrent instantanément la présence du nouveau venu.

Ils étaient peut-être des presque chevaliers d'or, mais ils restaient des bambins que la perspective de manger des crêpes ravissait d'aise.

Dans la chambre, Shun se détendit lentement.

Les yeux clos, il se sentit progressivement dériver dans un vrai sommeil qui ne soit pas induit par des barbituriques.

Dors… A ton réveil, tout ira mieux… Et bientôt, nous aussi nous discuterons…De ton avenir, du mieux et de bien d'autres…

Andromède sombra dans un sommeil réparateur sans rêves.