The Screamers FR

Coucou tout le monde,

Bon, comme promis, je me lance dans une nouvelle traduction…

Cette histoire est vraiment très différente de Lord of the Authority, mais j'ai vraiment craqué sur cette histoire et j'espère que vous l'aimerez autant que moi !!!

Cette fiction est rated M pour le langage cru et les lemons alors vous êtes prévenues.

Pour les anglophones, vous pourrez retrouver le lien de la version originale sur mon profil.

Disclaimer :

Les personnages appartiennent à la brillantissime S. Meyer et l'histoire à la déjantée mais non moins talentueuse KiyaRaven.

Sur ce bonne lecture et je vous retrouve en fin de chapitre…

Chapitre 1 : La ruelle

Edward POV

Je pouvais entendre ma respiration irrégulière résonner dans l'obscurité alors que mes pieds foulaient la chaussée mouillée. Je ne sais pas combien de temps j'avais couru mais je savais qu'à la minute ou je m'arrêterais je les entendrais à nouveau – les criardes (the screamers).

Mon cœur tambourinait dans ma poitrine quand je tournai à l'angle, déterminé à ne pas les laisser m'attraper. Pourquoi avait il fallu que décide de sortir acheter des cigarettes au beau milieu de la nuit, et un samedi soir qui plus est ?! Je savais qu'elles seraient de sortie ce soir, et pourtant mon cœur avait quand même fait un bond jusque dans ma gorge quand j'étais sorti de l'épicerie 24/24 et que je les avais entendues. Elles étaient plus loin en haut de la rue, assez loin pour me laisser une longueur d'avance- mais ces cris étaient tellement forts, ils déchiraient le calme paisible comme une tronçonneuse et je fis la seule chose que je pouvais faire – je commençai à courir.

Ma poitrine commençait à me brûler alors que mes poumons sifflaient et hurlaient.

Putain, il faut vraiment que j'arrête de fumer !

Je tournai à un autre angle, me dirigeant en direction de mon hôtel quand je vis une petite ruelle. Je pouvais les entendre s'approcher du coin de la rue et je savais que parier sur la ruelle était plus prudent que retourner jusqu'au hall de mon hôtel. Je me précipitai rapidement dans la ruelle dépassant en courant un conteneur de déchets industriel et me cachai derrière. Une vieille couverture était roulée en boule près du mur alors je l'attrapai et la jetai sur ma tête.

« C'est quoi ce BORDEL ?! » dit agressivement une voix visiblement énervée. Je me retournai pour voir une paire d'yeux marrons foncés me regardant férocement. « Trouve toi ta propre couverture, mec, » cracha une jeune femme débraillée, en essayant de me la reprendre.

« Chhhuuutttt ! » sifflai je. J'entendais les criardes approcher et cette nana était sur le point de me faire démasquer.

« Ne me dis pas `chhhuuutt' tête de gland, » siffla-t-elle en retour, en baissant légèrement le volume de sa voix. « C'est toi qui viens de me voler ma couverture. »

« S'il te plaît, » la suppliai je, « Fermes la juste pour quelques minutes…Je te la rends juste après. »

« Oh, oui, tu vas le faire, » grogna-t-elle en se levant et en s'éloignant du mur, « ou je te botte le cul. »

« Attends ! » murmurai je. « Ne sors pas de là ! » Je pouvais entendre les voix qui se rapprochaient. Elle me regarda comme si j'étais fou et commença à marcher jusqu'au bout de la ruelle. « Non ! » sifflai je.

Il était trop tard pour que je l'arrête. Je tirai la couverture sur ma tête et attendait que le cauchemar se termine.

Les voix étaient très proches maintenant, des pas rapides ralentissaient jusqu'à s'arrêter au bout de la ruelle.

« Ou est il allé ? »

« Il a sans doute tourné par ici. »

« Bon Dieu, il est tellement rapide. Je crois que je vais craquer… »

« Ca va Becky, arrêtes d'être une telle mauviette. On ne le rattrapera jamais comme ça. »

« Hey regardez….on a qu'à lui demander… »

Ma respiration s'arrêta. Elles avaient vu la fille.

Merde !

Calme toi, tu peux rien y faire ! Ce qui doit arriver, arrivera…alors la ferme, fillette.

« Hey, est ce que t'aurais vu un mec descendre la rue en courant ? »

J'attendais qu'elle leur donne ma position. Mon corps se tendît, prêt à fuir…

« Oh…euh…vous parlez du gay mignon aux cheveux couleur bronze…l'accroc des couvertures ? »

Putain ! Attends elle vient de dire que je suis mignon…et HOMO ? Salope !

Les voix semblaient perplexes.

« Euh, oui, on dirait que c'est lui…il est parti par où ? »

J'entendis piétiner et je n'avais soudain aucun doute sur le fait que la fille allait leur dévoiler ma planque pathétique et lâcher les bêtes hurlantes sur moi.

« Euh…Et bien il est parti en courant vers les lumières de la route et il a tourné à l'angle, » l'entendis je dire. « En plus, il court comme une fille… »

Salope.

Une salope qui vient de me sauver le cul mais une salope quand même.

« Si vous vous dépêchez vous pouvez peut être encore le rattraper…il respirait comme un vieillard. »

Putain de cigarettes !

« Venez les filles, allons y ! Ahhhhh !!! »

Les cris reprirent, et je les entendis doucement s'éloigner comme les filles descendaient la rue. Je n'étais que vaguement conscient des pas qui venaient dans ma direction quand on m'arracha la couverture et je jetai un coup d'œil dans ses yeux marrons incandescents, légèrement mal à l'aise alors qu'elle me fixait avec un regard particulièrement furieux.

« Maintenant, » dît elle entre ses dents serrées, « Tu vas foutre le camp de ma ruelle, trou du cul, et me laisser dormir un peu. »

Je me levai, observant cette fille bizarre qui venait de me sauver. Elle faisait une tête de moins que moi et ses épais cheveux bruns étaient emmêlés et tirés en arrière dans une queue de cheval lâche. Elle portait un jeans froissés et une épaisse veste molletonnée qui semblait ne pas avoir été lavée depuis longtemps, et son regard tellement énervé avait pratiquement fait rentrer mes boules à l'intérieur de mon ventre, parce que malgré notre différence de taille, j'étais pratiquement sûr qu'elle pourrait m'en coller une si elle le voulait vraiment.

« Euh…merci…d'avoir fait ça, » dis je, sentant soudain ma poitrine se comprimer sous son regard haineux.

« Je l'ai pas fait pour toi, abruti, » dît elle acide alors qu'elle me dépassait brutalement et s'asseyait dos au mur, « je l'ai fait pour ne pas avoir cinq adolescentes qui te taillent en lambeaux dans ma ruelle, foutant un énorme bordel et me gâchant encore un peu plus ma nuit. »

Elle ferma ses yeux avec colère, laissant sortir un profond soupir et occultant parfaitement ma présence.

Putain, qui était cette fille ?

« Est-ce que tu peux au moins me dire ton nom… »

« Pourquoi ? » rétorqua-t-elle, les yeux toujours fermés.

Je laissai échapper un soupir frustré. « Parce que franchement, je ne peux pas t'appeler la fille de la ruelle, et j'aimerais savoir qui remercier… »

« Je veux pas de tes remerciements. »

Merde, cette putain de sorcière est surmenée. Je commençai sérieusement à perdre patience.

« Et bien , c'est vraiment trop con, grognasse, parce que tu vas recevoir mes remerciements que tu le veuilles ou non. »

Ses yeux s'ouvrirent au mot `grognasse' et se plantèrent dans les miens. Un faible sourire narquois apparût au coin de sa bouche et j'avais soudain l'impression d'être comme une souris regardant un dangereux chat joueur droit dans les yeux.

« Bien, bien, bien, » dît elle avec sarcasme, « quel répugnante injure pour un si joli garçon. » Je levai les yeux vers elle et soupirai bruyamment. « Calme toi, l'éclair, » marmonna-t-elle, sa voix s'adoucissant légèrement, « Bella. Mon nom est Bella Swan. »

Pour je ne sais quelle raison, mon estomac se contracta à son nom. En fait pas particulièrement son nom, mais la façon dont elle avait dit son nom. Non, pas la façon dont elle l'avait dit mais plus le ton…

Oh putain, tu ne sais plus de quoi tu parles. Elle a raison. Tu es un trou du cul.

« Et bien, ravi de te rencontrer, Bella, » dis je en lui tendant la main. « Je suis… »

« Je sais qui tu es… » dît elle sèchement, laissant ma main planer entre nous. « Tu es Edward Cullen. Rock star, dieu des ados et par-dessus tout un mange cul. »

Je laissai retomber ma main sous l'effet de la surprise.

« Maintenant, dégage de ma ruelle, Cullen. » Elle s'allongea et tira la couverture jusqu'à son cou. « Je suis fatiguée et j'ai eu mon quota de trou du culs pour aujourd'hui. »

Bella POV

In-foutrement-croyable. Comme si ma vie ne craignait déjà pas assez, il avait fallu que ce putain de cadeaux des Dieux du Rock and roll d'Edward Cullen choisisse cette ruelle, de toutes les ruelles possibles de LA pour se cacher de ses fans adolescentes enragées.

Et maintenant il ne partait pas, malgré le fait que je lui avais demandé très poliment d'aller se faire foutre.

Il me fixait.

Mes yeux étaient fermés mais je pouvais dire rien qu'à la façon dont mes poils se dressaient dans ma nuque, qu'il me fixait.

Putain !

Je soupirai rageusement et ouvrai mes yeux. Il avait les yeux baissés sur moi, une expression perplexe sur le visage. Mes yeux se plissèrent.

« Quoi ?! » soufflai je avec colère.

Il cligna des yeux sous l'effet de la surprise.

« Euh…rien… » marmonna-t-il tranquillement, « C'est juste que…est ce que…euh…comment es tu…euh. Ah, merde. Je veux juste savoir…tu vis ici ? »

Je poussai un grognement et levai les yeux vers lui.

Un jeans noir hors de prix ?Ok. Un bonnet gris élégamment froissé ? Ok. Une veste en cuir outrageusement chère ? Ok. Cheveux bronze à la « je viens juste de baiser » ? Ok. Regard plein de pitié pour moi sur le visage ? Foutrement ok.

« Non, p'tit génie, je ne VIS pas ici. Qu'est ce que ça peut te foutre ? » lui lançai je. « Quoi, tu crois que je me sers de cet endroit comme adresse ? Salut Pizza Hut, je prendrai une pepperonni avec ananas, veuillez la livrer dans la ruelle crasseuse, infestée de rats entre Lexington et Vine ? »

« Et bien, non…ce n'est pas ce que je… »

« Je suis sans domicile, imbécile ! Ca veut dire sans adresse ! Alors non, je ne VIS pas ici. Bon Dieu ! »

Il me regarda avec un air triste.

« Je suis désolé. Je ne voulais pas… » Il baissa ses yeux vers le sol et tapotai ses bottes de combat de grande marque. « Merde…je suis un abruti. » Il soupira et passa sa main dans ses cheveux en bataille.

Je soupirai aussi. Ca avait été une longue journée.

D'abord, j'avais été réveillée par Charlie, le Chapelier Fou. Charlie était un peu fou. Enfin non, ce n'est pas tout à fait vrai. Charlie était une montagne de folie entourée d'une couverture de super-folie avec encore un supplément de folie à côté- mais il allait et venait et il était un adorable vieux schnoque. Il avait été policier avant de décider que le lithium c'était mal et qu'il ne voulait plus en prendre, et peu à peu les voix dans sa tête avaient pris le dessus.

Finalement, il avait perdu sa famille, sa maison – tout. Son bien le plus précieux était le chapeau haut de forme en soie noire qu'il avait trouvé dans une benne derrière un magasin de déguisements. Je veux dire, cet homme sentait comme un égout ambulant, sa barbe était pleine de morceaux de nourriture à moitié mangée peut être pour envoyer à des tribus inconnues d'Afrique, et il ne s'était pas lavé depuis des années – mais son chapeau haut de forme en soie noire était toujours immaculé. D'où son surnom – le Chapelier Fou.

Pas très original, mais vraiment juste.

J'avais l'habitude de prendre soin de Charlie. Je m'assurai qu'il mange et essayai de le faire boire autre chose que du vin bon marché, et en plus j'avais une réelle affection pour ce malade, mais parfois il était vraiment insupportable.

Et c'était le cas ce matin quand je me réveillai pour le retrouver en train d'uriner sur mes chaussures…

« Charlie !!! Bordel qu'est ce que tu es en train de faire ? »

Il cligna des yeux et se concentra sur mon visage.

« Hey Bells ! Je ne fais qu'arroser les plantes, ma belle. Il va faire chaud aujourd'hui ! »

Je me relevai et essayer de secouer mes pieds pour en enlever le liquide.

« Bon Dieu, Charlie, est ce que tu pourrais pas aller colporter ta folie ailleurs aujourd'hui…J'en peux plus ! »

Il me regarda tristement alors qu'il reboutonnait son pantalon et commençait à s'éloigner en chancelant.

« Désolé, Bells, » marmonna-t-il, et je me sentis soudain comme la dernière des garces sur Terre, « Je te vois plus tard. Ne tombes amoureuse de personne d'autre pendant mon absence. »

Putain. Beau travail Bella.

Après cela les choses commencèrent vraiment à empirer. James, un proxénète local m'avait pourchassée – essayant de me convaincre de travailler pour lui, mais aujourd'hui, je n'étais vraiment pas d'humeur pour ces conneries alors je lui dis d'aller se faire foutre et lui avait collé un coup de poing en pleine face.

Pas une bonne idée.

James avait du caractère et riposta en me balançant contre un mur, cognant ma tête contre les briques. Il marmonna quelque chose du genre « folle, pute frigide » avant de me cracher dessus et de s'en aller.

Sympa.

Ma tête m'avait fait un mal de chien depuis, me faisant sentir au bord de la nausée. Bien sûr, ce ne serait pas vraiment grave si j'avais vomi dans la mesure ou je n'avais pratiquement rien avalé depuis deux jours. Alors, me sentant crasseuse et désolée pour moi-même, j'avais installé mon campement et étais allée me coucher peu après que le soleil se soit couché. Je m'imaginais que l'ombre épaisse de poisse qui m'avait suivi toute la journée ne pouvait pas continuer à me pourrir pendant que j'étais endormie.

Mais non, l'univers avait d'autres projets.

Pour couronner ma journée d'enfer, je fus retirée de ma confortable couverture en plein milieu de la nuit par un pauvre petit abruti riche qui courait comme une fillette devant un groupe de filles de 15 ans.

Et merde.

Et maintenant, je n'arrivais plus à me débarrasser de lui !

Ouais mais il est plutôt mignon…

Plutôt foutrement emmerdant…

Allez c'est bon, tu le trouves sexy…

NON !

Bien…vis dans le déni…

Putain, la ferme ! Subconscient à la con…

Ne sois pas comme ça…

Mes pensées furent interrompues par le beau gosse qui s'éclaircissait la voix.

« Euh…Bella ? »

« QU'EST-CE QUE TU FOUS ENCORE ICI ?! » hurlai je. « Ecoute, je sais que tu es reconnaissant, blah, blah, blah…mais sérieusement, mec, j'ai eu une journée de merde et tout ce que je veux faire c'est dormir et oublier cette journée. Alors dégage d'ici ! S'il te plaît ! »

Je m'effondrai dos contre le mur et me cognai la tête au même en droit ou James m'avait secoué plus tôt. Je soufflai de douleur et sentis immédiatement un filet de sang couler lentement le long de mon cuir chevelu.

Je frissonnai alors que ma vision commençait à se troubler devant moi.

« BORDEL DE MERDE ! »

Je passai ma main à l'arrière de ma tête et sentis l'humidité dans mes cheveux. Mon estomac se contracta. Je n'avais jamais pu supporter la vue ni l'odeur du sang. Je fermai les yeux et respirai par la bouche, essayant de repousser la noirceur. Je serrai désespérément les dents et commençait à chercher quelque chose pour stopper le saignement.

« Bon Dieu ! » s'exclama le beau gosse, « Tu saignes ! »

Je riais faiblement.

« Brillantes facultés de déduction, Holmes. Maintenant, vas te faire foutre ! »

Je tanguais sur mes jambes et attrapai maladroitement mon sac à dos. Je fouillai dans le petit sac contenant ce que je possédais, essayant de trouver un vieux tee shirt ou une chaussette.

Soudain, je sentis une main chaude tendre quelque chose vers ma tête.

« Là.. »

Cullen avait enlevé sa veste et roulé en boule son bonnet de designer. Il était accroupi en face de moi et le tenait fermement appuyé contre la plaie.

« Il faut que je t'emmène voir un médecin, » murmura-t-il, un sillon se creusant entre ses sourcils parfaitement dessinés.

Merde il est canon !

Arrête de dire ça !

Et sa voix est douce comme le miel…

Tu délires…

Et ses mains sont si chaudes…

Bon, ça je peux pas le nier…

Et il sent bon.

Je pris une profonde inspiration, histoire de prendre un peu plus de son odeur, mais oubliant l'odeur de rouille qui me rendait malade comme de la Kryptonite. Des ombres noires commencèrent à se ruer dans ma tête et je le regardai les yeux bouffis.

« Pas de docteur…ça va…aller… » marmonnai je doucement, et l'obscurité s' empara de moi.

***

Quand je repris conscience, je savais que quelque chose clochait.

J'étais trop bien installée.

Trop bien installée et trop au chaud.

Mes sens étaient en alerte, à la recherche de quelque chose de familier – le brouhaha du trafic ? Aucun. L'odeur rance des déchets et de l'urine ? Aucune. Mike Newton me tripotant vite fait les tétons avant que je ne sois suffisamment réveillée pour lui botter son pathétique cul d'alcoolo ? Aucun.

Ce que j'entendais était un piano, qui jouait doucement et relativement près. Je sentais… une odeur de lys et de cuir, et je sentais quelque chose de délicieusement doux enroulé autour de moi.

Je m'enfonçai avec délice dans cette douceur, imaginant que si c'était un rêve, je pouvais bien m'accorder encore quelques minutes de bonheur avant de retourner dans ma réalité minable. Je tournai ma tête sur cette chose moelleuse et grimaçai quand une douleur aigüe me frappa en pleine tête.

« Qu'est ce que… ? »

J'ouvris les yeux.

Waow.

J'étais dans une élégante chambre d'hôtel, dans un lit de la taille d'un petit pays. Il y avait une table sur le côté avec un énorme vase rempli de muguet et je voyais une immense suite luxueuse par la porte du lointain mur d'en face. Un imposant canapé en cuir trônait dans la pièce devant un écran plat de la taille d'un écran de cinéma.

Jééé-sus…

Je crois qu'on n'est plus dans le Kansas, Toto.*

On s'en fout – le Kansas c'est de la merde comparé à ça.

Merde, ces draps sont si agréables.

Ouais, coton égyptien, bébé. Sûrement dans les 100 dollars vu la texture.

Putain, tu vas la fermer, t'y connais rien à ces trucs là.

Bien sûr, t'as qu'à te dire ça si ça peut t'aider à te sentir mieux.

Tu ES moi, pétasse, et apparemment vivre dans la rue t'a rendu légèrement barge.

Oh, n'aies pas peur. Tout le monde se parle. Tu dois te préoccuper d'autre chose pour le moment.

Oh et dis moi…ça devrait être quoi.

Et bien as-tu remarqué que tu peux sentir à quel point ces draps sont doux…partout ?

Tu ne veux pas dire… ?

Je veux dire PARTOUT.

Non !

Jette un œil.

Je soulevai les draps et regardai en dessous. J'étais complètement nue.

Putain !

Trop tard.

Ma tête explosait de rage.

« CULLEN !!!!!! »

***

Edward POV

J'étais assis à mon piano quand je l'entendis. C'était comme si quelqu'un avait mis le feu à un chat et ensuite essayait VRAIMENT de le faire chier. Je marchai rapidement vers la double porte de l'autre côté de la pièce et y entrai précipitamment.

« Bonjour, Bella, » dis je le plus assurément possible, essayant désespérément d'éviter les faisceaux laser couleur chocolat qui sortaient de ses yeux.

« Qu'…est ce…que …tu…as…fait ? » dît elle, les dents serrées.

Je la regardai également, refusant d'être terrorisé par cette petite personne.

Tu es un Rottweiler Cullen et elle n'est qu'un Chihuahua.

Ouais, un chihuahua avec des dents d'acier et en furie.

Oh bon sang – est ce que t'en as une paire ?

« Bella, tu as perdu connaissance. Tu saignais. Je t'ai ramenée ici et j'ai fait regarder ta plaie par un médecin. »

Un éclair de confusion passa sur son visage. C'était adorable.

Adorable ? Vraiment ? Tu as sorti le mot `adorable' – Mon Dieu.

Elle ouvrît et referma la bouche plusieurs fois, essayant de digérer mes paroles.

« Je saignais ? » La compréhension éclaira son visage.

Je me rapprochai du lit et m'assis au bord, la regardant lever les bras et toucher délicatement le pansement qui recouvrait les douze points de suture que le médecin avait dû faire pour refermer la plaie.

« Le docteur a dit que tu devais rester au calme pendant quelques jours, » dis je doucement. « Il pense que tu as une commotion cérébrale. Il voulait te faire admettre à l'hôpital en observation mais j'ai dit que je m'occuperais de toi. »

Elle me regarda vivement.

« Tu n'avais pas à faire ça. »

« Je sais que je n'avais pas à le faire, » dis je sèchement, sentant ma colère refaire surface, « mais je l'ai fait. Alors ferme la et sois reconnaissante. »

Je savais que ma voix était dure mais cette meuf avait le don de me faire sortir de mes gonds…et pas dans le bon sens.

Elle expira fortement et plissa les yeux vers moi.

« Bon, alors, pourrais tu me dire exactement pourquoi je suis nue ? »

Je la regardais en fronçant les sourcils.

« Tu ne penses pas que j'… ? »

« Je sais pas, Cullen, » cracha-t-elle, « je veux dire, je suis là, seule dans ta chambre d'hôtel, inconsciente, dans un lit gigantesque et complètement à poil…qu'est ce que je suis censée penser ? »

Je me levai et passai mes doigts dans mes cheveux, essayant de contrôler l'accès de colère qui s'emparait de moi.

« Tu es incroyable ! » hurlai je. « Je te ramène ici pour te faire soigner et tu crois que je…t'ai violée ?! Bordel ! »

Elle s'assît légèrement, en tirant les draps sur elle.

« Tu peux m'en vouloir pour ça ? » s'écria-t-elle, « j'ai lu pas mal de trucs sur toi dans les magasines, Cullen – tu es un ex junkie, fumeur invétéré qui a couché avec tout ce qui a un vagin sur la côte Ouest. Je suis nue dans ton lit, alors arrête ton char et dis moi quel genre de trucs de pervers tu as infligé à mon corps quand j'étais inconsciente ?! »

Je la regardai avec incrédulité et frustration.

« Pour ton information, » articulai je lentement, essayant désespérément de me calmer, « le médecin avait son étudiante en médecine de sexe FEMININ qui t'a enlevé tes vêtements pour qu'il puisse t'examiner complètement. Je n'étais même pas dans cette foutue pièce ! Et laisse moi t'assurer que je n'ai aucune envie de te faire quoi que ce soit de `pervers', parce que tu es une petite garce ingrate et agressive qui sent la pisse et qui a le tempérament d'un caniche enragé ! »

Je me ruai hors de la chambre et claquai la double porte derrière moi, expirant bruyamment alors que je me penchai en arrière et cognai doucement ma tête contre le bois.

Beau boulot Cullen. Ramasser cette foutue pauvre petite sans abri blessée à la tête. T'es un putain de héros.

Je retournai à mon piano et commençai à jouer de la country et des musiques de western. Cette journée avait été une vraie merde de toute façon, autant en faire la bande originale.

***

*citation du Magicien d'Oz.

Voilà, j'espère que ça vous a plu et je compte sur vous pour me dire si je dois continuer…

Bisous, bisous.

Vanessa