The Screamers Fr

Bonsoir,

Je ne sais pas s' il y a encore quelqu'un par ici depuis le temps que j'ai déserté. Plus d'un an depuis le dernier chapitre et même si c'était totalement indépendant de ma volonté, je suis vraiment désolée de vous avoir fait attendre si longtemps ce dernier chapitre. Mais l'année qui s'est écoulée pour moi a été assez chaotique donc il m' a fallu tout ce temps pour traduire ce chapitre qui en compensation est super long et je l'espère ne vous décevra pas. Ne m'en veuillez pas trop si pour limiter votre attente j'ai passé outre l'étape de la correction et je n'ai pas pris le temps de répondre à vos reviews. Je tiens vraiment à vous remercier sincèrement pour vos messages, vos encouragements et pour m'avoir soutenu non seulement durant mon absence mais tout au long de cette histoire que j'ai adoré traduire, vos commentaires ont été un vrai régal à chaque fois. Quant à celles qui n'avaient jamais laissé de reviews et qui ne se sont manifestées que pour râler… Pour avoir le droit de l'ouvrir, fallait parler dès le début !

Je tiens aussi à remercier Ninie qui a corrigé une bonne partie de l'histoire et aussi et surtout mes piliers, mes sœurs de cœur sans qui je ne serais surement pas là et sans qui j'aurais abandonné, je vous aime !

Sur ce, je vous laisse à la lecture de ce dernier chapitre.

Disclaimer :

Les personnages appartiennent à S. Meyer et l'histoire à KiyaRaven, je ne fais que traduire!

Chapitre 38 : La fin du début (Partie 2)

Bella POV

Je le regardai passer la vitesse de la voiture, son visage stupéfiant tandis qu'il fronçait les sourcils de concentration.

Doux Jésus… cet homme conduisant cette voiture ? Plus torride que le maitre des Enfers.

« D'ailleurs, » dis je en plaçant ma main sur sa cuisse, « si tu veux quelque chose qui te sorte de l'esprit ce qui te met dans cet état, tu n'as qu'à repenser à ce que tu m'as fait dans la voiture la dernière fois que nous sommes montés dans les collines d'Hollywood. »

Il gémit et quitta la place de parking dans un crissement de pneus.

« Putain, Bella, si on n'était pas en retard, je te le referais encore et encore. »

Une chair de poule instantanée se propagea sur tout mon corps en repensant à ce que nous avions fait. Plus particulièrement, à ce qu'il avait fait. Ce qu'il m'avait fait. Deux semaines plus tôt. Sur le capot de sa voiture sublime.

Deux semaines auparavant

« Cullen, les deux mains sur le volant s'il te plait. »

Nous foncions dans les collines d'Hollywood, nos phares balayant la route alors qu'Edward serpentait sur les virages serrés à une vitesse qui me rendait nerveuse. Le fait qu'il conduisait d'une seule main me rendait encore plus nerveuse.

« Edward… » Le mis je en garde, tapant légèrement sa main sur ma cuisse, « les deux mains sur le volant s'il te plait. »

Il gardait les yeux sur la route, m'ignorant délibérément. En fait, non seulement il ne retira pas sa main de ma cuisse, mais il la fit remonter plus haut, caressant l'intérieur de ma cuisse du bout des doigts, me faisant me tordre dans mon siège.

Un gémissement traitre glissa de ma bouche.

Bordel.

« Tu vas bien, chérie ? » demanda Edward innocemment alors que ses doigts me caressaient de façon experte, mettant le feu à ma peau et me faisant me tordre du besoin que ses doigts soient plus hauts et plus en profondeur.

Batard. Il sait exactement ce qu'il me fait. Il aime ça.

Depuis que j'avais commis l'erreur de mentionner la possibilité de baiser sur le capot de la Porsche plus tôt dans la journée, il avait été obsédé par cette idée. J'appréciai son enthousiasme. Après tout, être baisée sur le capot d'une Porsche avait toujours été un de mes fantasmes, et ce bien avant que je ne réussisse à dégoter un Dieu du sexe en guise de petit ami avec une queue qui ne se reposait jamais. Intégrer Edward à mon fantasme de baise sur capot l'avait rendu considérablement plus torride.

Bien sûr, je ne lui avais jamais dit ça.

« Edward Cullen, » sifflai je, « si tu cartonnes cette voiture et que nous mourons tous les deux je vais te massacrer. »

Il m'adressa un regard et me fit son sourire en coin, ses yeux luisants de malice à la lumière du tableau de bord de la Porsche. Sa main se déplaça plus haut.

Je retins un autre gémissement indécent.

Je le regardai sévèrement.

« Oh, Bella, allez, » dît il en riant, « Tu portes cette foutue micro jupe en cuir sans culotte en dessous et tu t'attends à ce que je garde mes mains pour moi ? Foutrement pas plausible. N'expose pas si tu ne veux pas que je touche la marchandise, bébé. »

Je baissai les yeux sur l'énorme bosse dans son pantalon.

« Je pourrais dire la même chose, bébé, » l'imitai je.

Il porta le regard rapidement vers ses genoux puis de nouveau sur moi, en plissant un sourcil.

« Oh, j'attends pleinement que tu touches ma marchandise, mon cœur, » dît il d'une voix qui comme il le savait très bien ferait exploser ma féminité. « En fait, j'ai tellement confiance en la qualité de ma marchandise que je vais t'offrir une garantie de satisfaction. »

Je le dévisageai.

« Oh vraiment ? Et quels sont les termes de cette garantie ? »

« Je te propose un marché de deux pour un. Tu as deux orgasmes contre un pour moi. »

J'éclatai de rire.

« Trésor, c'est habituel que j'ai deux orgasmes et toi un. Tu vas devoir offrir mieux que ça. »

Sa main remonta encore davantage sur ma cuisse.

« Bien. Trois pour un. »

« Quatre pour un et je t'offre une pipe. »

« Vendu ! »

Je suis quasiment sûre que je pourrais convaincre Edward de faire n'importe quoi en lui promettant une pipe. Ce n'était qu'un mec.

« Edward, pourquoi est ce que les mecs aiment autant les pipes ? »

Il me regarda en vitesse et fronça les sourcils.

« Tu plaisantes, là ? » dît-il incrédule.

« Quoi ? » dis je, en riant, « je veux vraiment savoir. »

Il se tortilla dans son siège et rajusta son érection.

« Bella, » commença-t-il, « avoir la bouche d'une femme… non, attends… pas seulement la bouche de n'importe quelle femme… avoir TA bouche m'entourant c'est… oh mon Dieu… c'est… bon…comment je peux expliquer ça ? C'est comme… putain… c'es juste si chaud et fabuleux et ce truc que tu fais avec ta langue est terriblement super sexy… et… quand tu me regardes avec ces yeux foutrement incroyables et que tu gémis autour de Godzy ? Oh…oh… Seigneur… cette conversation commence vraiment à me titiller. »

Il grimaça en frictionnant son érection par dessus son pantalon. Je le regardai avec une fascination intense.

Que je sois maudite.

Si je pensais que le voir conduire cette voiture était sexy, alors le regarder se toucher en conduisant cette voiture était au-delà de torride.

Sans y penser à deux fois, je me penchai, repoussai sa main et la remplaçai par la mienne.

« Oh… mon Dieu, » gémît-il alors que sa main retrouvait ma cuisse, « oui, je t'en prie touche moi… Seigneur… Bella. »

Je soulevai sa main de ma jambe et la replaçai sur le volant, ignorant le fait qu'il pleurnichait comme un gamin de cinq ans.

« Contente-toi de laisser tes mains là et de conduire prudemment, » le sermonnai je en me glissant sous ma ceinture et m'inclinant vers lui, déboutonnant son pantalon et me léchant les lèvres inconsciemment. « Je ne voudrais pas mordre brusquement. »

Je me faufilai dans son pantalon et libérai Godzy, me délectant de son poids dans ma main.

« Oh, putain, Bella, » gronda-t-il alors que je refermai ma main autour de lui et serrai délicatement. « J'ai… putain… personne ne m'a jamais fait ça pendant que je conduisais. Bon Dieu… Je… pas… c'est une bonne idée ? »

Je sortis le bout de ma langue, le faisant courir doucement sur la tête de Godzy.

« Je ne sais pas Edward, » le taquinai je, « Dis-moi. Est-ce que c'est une bonne idée ? »

Je baissai la bouche sur lui, suçant délicatement, testant son contrôle.

« Bordel de merde, » murmura-t-il, ses jambes se contractant, « N'arrêtes pas. Oh, putain, c'est incroyable. »

Je continuai de vénérer Godzy avec ma bouche alors qu'Edward diminuait sa vitesse et augmentait le volume de ses gémissements.

J'aimais lui donner du plaisir de cette manière. J'aimais savoir que j'avais un certain pouvoir sur son corps. Je l'aimais tellement fort et ça me rendait heureuse de le lui montrer.

Cela aidait que je sois en parfaite adoration devant son sexe. Il était absolument magnifique. J'avais vu plus que mon quota de pénis à une époque, mais rien n'était comparable à la perfection phallique de Godzy. Il était réellement merveilleux.

« Bellaaaaa, » gémît Edward alors que je continuais de le lécher et de le caresser, « Oh, Seigneur, divin… ta bouche… wow… juste foutrement…wow. »

Je l'enfonçai profondément dans ma gorge, me servant de ma main pour le caresser en même temps, savourant la sensation de lui sous mes doigts, dur et docile à la fois.

Je le regardai. Il fronçait les sourcils et se mordait la lèvre, son souffle était erratique et difficile et il grognait du plus profond de sa poitrine.

Il jeta un coup d'œil vers le bas et me vit en train de le regarder.

« Ohhhh bordel de Dieu, » grogna-t-il, « Ca. Juste là. La chose la plus sexy de ce putain de monde entier. »

Je gémissais, suçant vigoureusement et tout à coup sa main se trouva dans mes cheveux, m'écartant de lui avec douceur.

« Doux Jésus et tous ses foutus saints, Swan, » haleta-t-il, « tu es foutrement trop douée à ça. Je ne veux pas foirer notre marché avant même qu'on n'ait commencé. »

Je me rassis dans mon siège alors qu'il remettait son membre dans son pantalon et sortit de la route. Je levai les yeux pour voir que nous nous trouvions dans un espace boisé avec un chemin caillouteux conduisant à une petite clairière surplombant les lumières de L.A. C'était stupéfiant.

Il coupa le moteur et détacha sa ceinture, se tournant vers moi, le souffle court et m'attirant sur ses genoux.

« Tu es la femme la plus sexy qui ait jamais respiré sur cette foutue planète, tu sais ça, hein ? » dît il alors que sa bouche dévorait la mienne.

Nous nous embrassâmes frénétiquement tandis que nos mains vadrouillaient désespérément, tentant de nous frotter l'un à l'autre mais frustrés par le manque d'espace à l'intérieur de la Porsche.

« Aussi sexy soit cette voiture, » haletai-je, « On aurait beaucoup plus d'espace dans un mini-van. »

« Ouais, ben, j'ai pas besoin de beaucoup d'espace pour te faire jouir, » railla-t-il en tirant sur une manette de manière à ce que son siège soit totalement reculé. Il m'attira de sorte à ce que je sois à cheval sur son torse, ensuite il fit basculer le siège en arrière jusqu'à ce que son visage soit directement en dessous de moi.

Sainte Mère du Cunnilingus Imminent, OUI !

Mes cuisses tremblaient d'anticipation.

« J'ai attendu toute cette foutue journée pour faire ça, » murmura-t-il alors que sa bouche venait à ma rencontre.

« Ohhhh, Seigneuuuuur, » gémissais-je alors que ses lèvres se fermaient sur moi, sa langue faisant quelque chose de complètement incroyable, envoyant des décharges massives de plaisir intense directement en mon centre. Je suffoquai bruyamment.

Bordel mais comment est ce qu'il sait comment faire ça ? C'est vrai, sérieusement. C'est comme si il avait mémorisé toutes mes zones érogènes et qu'il savait exactement comment me faire jouir dans le laps de temps le plus court possible. Je ne crois pas que je pourrais y arriver aussi vite que lui.

Une de mes mains était appuyée contre le toit de la voiture alors que l'autre se trouvait plongée dans ses cheveux. Il gémissait contre moi et je me mis soudainement à haleter, un orgasme violent et dévastateur se préparait rapidement en moi.

« Oh, mon Dieu… oh, mon Dieu. Seigneur Jésus, oui. »

Ses mains caressaient mes cuisses tandis que sa bouche continuait de prodiguer sa magie, je me tortillais au dessus de lui soudainement perdue dans les sensations qu'il déclenchait en moi. Je ne pouvais pas penser. Mon souffle était erratique et difficile, chaque râle me rapprochant de ce que je désirai plus que tout, de ce qu'il me faisait.

Il commença à passer rapidement sa langue sur moi, et nous y étions – je m'envolais et criais son nom, tout en moi se tendant et se contractant simultanément, me faisant frissonner et trembler.

« Edward ! Bon Dieu ! Ouiiiii ! »

Je grognai une fois de plus avant de m'écrouler sur l'autre siège, mon corps tout entier frémissant, mes muscles liquéfiés sur mes os lourds.

« Et d'un, » dît il le souffle court tout en se penchant pour caresser mes cheveux.

Oh Seigneur. Trois à venir ? Je ne peux pas. Je vais faire une combustion spontanée pour excès de plaisir.

« Bella ? »

« Ouais … un. Cool. »

Mon cerveau était vaseux et embrumé. Je le remarquai à peine sortir de la voiture et faire le tour jusqu'à mon côté.

Je sentis tout juste l'air frais quand il ouvrit ma portière et m'aida à sortir de la voiture. J'enroulai mes bras autour de son cou et le serrai fermement, ma bouche se calant automatiquement contre son cou, y goutant sa peau délicieuse.

Il grogna et ferma la porte, se penchant contre elle alors que je déboutonnais sa chemise, avide de davantage de sa saveur.

Mon Dieu, son goût était fantastique.

Je léchai sa gorge pendant que mes doigts sortaient instinctivement sa chemise de son pantalon et l'ouvraient en grand, révélant son torse splendide.

« Euh… Bella, » gémît-il alors que ses mains se relevaient pour caresser mes bras, « je suis sensé te faire jouir encore trois fois avant d'avoir ma récompense. C'est… mon Dieu… ça n'arrivera vraiment pas si tu continues de me toucher comme ça. »

Mes mains s'attardaient sur son torse, entrainant ma bouche après elles, goutant et se délectant de chaque once de peau sur leur passage. Je mordillai gentiment son téton et ses mains tapèrent bruyamment la voiture.

« Bella… » Me mît-il en garde d'une voix rauque, « notre accord ? »

Je l'ignorai. J'avais une faim dévorante de lui. Son gout emplissait ma bouche et mon esprit, et les parties de moi qu'il venait juste de faire exploser de plaisir étaient avides de lui à nouveau. Plus je l'avais, plus j'en avais besoin. J'étais enivrée de luxure. Rien d'autre n'avait d'importance pour moi que la sensation de sa peau contre la mienne. Son plaisir. Mon plaisir. L'électricité éperdue qui passait constamment entre nous.

« Putain, » grogna-t-il doucement avant de me retourner afin que mon dos soit contre la voiture, me dévisageant avec une intensité à vous vriller les orteils. « Je refuse d'avoir un putain d'orgasme sans avoir honoré la promesse que je t'ai faite, Swan. Alors prépare-toi à jouir violemment trois fois de plus. Au moins. »

Sa main repoussa ma jupe impatiemment, ses doigts me trouvant rapidement et brutalement, me faisant haleter.

« Oh merde… Edward, » grognai-je alors que sa bouche s'emparait de la mienne sauvagement, sa langue retrouvant la mienne, insistante et dure, ses doigts bougeant autour de moi, en moi, me faisant suffoquer et frissonner.

Déjà ? Comment est ce qu'il peut déjà m'avoir de nouveau au bord de l'orgasme ? Il est comme un savant de l'orgasme.

J'entortillais mes doigts dans ses cheveux et tirai. Il répondît en grognant et en traçant des cercles plus rapides de ses doigts, remontant son autre main pour taquiner mes tétons.

« Putain, Bella, » dît-il alors que j'alternai entre haleter et retenir ma respiration, « Regarder ton visage pendant que je te touche… regarder ton orgasme se préparer… sentir ton corps répondre à mes mains… et ma bouche… » -Il frotta son érection contre moi et je poussai un gémissement- « …et ma queue…il n'y a pas de vision sur cette Terre plus incroyable que ta jouissance. Et il n'y a pas de plus grande satisfaction pour moi que de te faire jouir. »

Je relevai ma jambe et la crochetai autour de sa hanche, lui permettant de pousser ses doigts en moi.

Oh, Seigneur.

La pression était trop forte. Mes muscles ne pouvaient plus le supporter. La tension en moi était oppressante et vacillante, comme le fil d'une toile d'araignée, ne nécessitant que la plus petite pression pour la faire claquer.

Puis ses doigts furent en moi et sa bouche fut sur la mienne et son pouce traçait des cercles délicieusement et tout vola en éclat et je me mis à hurler mon extase absolue de tout cela.

« Oh, mon Dieu… Edward… oui…oui…ahhh. »

Je me sentis être soulevée du sol alors que mon corps devenait de la gelée.

Tout à coup mes fesses étaient assises sur quelque chose de chaud et la voix d'Edward était à mon oreille à murmurer, « Ca c'est le numéro deux. »

Je m'enroulai autour de lui comme une écharpe, mon corps lourd et plus que satisfait. Je jouai mollement avec ses cheveux et soupirai contre son torse.

Dieu, je voulais juste me fondre dans sa peau et m'endormir. Il sentait si bon. Ses cheveux étaient si doux.

« J'espère que tu n'es pas fatiguée, » dît il en se mettant à embrasser mon cou, « Parce que je commence juste à m'échauffer. »

Ma peau prenait feu sous sa bouche.

Seigneur. Comment est ce possible ? Il ne me reste certainement plus d'endorphines. Il les a toutes utilisées.

Il pressa entre mes jambes et quand mon corps imprima que son érection faisait pression contre ma cuisse, ma féminité passa de zéro à je-t-en-prie-baise-moi-maintenant en moins de trois secondes.

Sans ma permission, mes mains descendirent et commencèrent à caresser Godzy, tâtonnant pour soulager Godzy alors qu'Edward poursuivait son marathon orgasmathon.

« Oh… mon Dieu, Bella, » gémît-il en soulevant mon haut et en frottant son nez contre mes seins, « J'ai besoin d'être en toi. Immédiatement, je t'en prie. »

Sa voix et ses mots me poussèrent dans l'action. Il n'y avait rien de plus sexy qu'Edward me suppliant d'être en moi.

Rien.

Tout à coup, mon corps revivait d'une nouvelle intensité et mes mains étaient frénétiques en essayant de l'extirper de son pantalon.

Sa bouche s'abaissa sur mon téton droit et je glissai presque au sol sous la force de mon gémissement.

« Bella, » grogna-t-il, « Ce putain de son est en train de me tuer. Sérieusement. Est-ce que tu essayes de me faire jouir rien qu'avec le pouvoir de ta voix ? »

Ma main se referma goulûment autour de son érection, le caressant lentement alors que le besoin en moi s'intensifiait encore. Sa bouche se posa sur mon autre téton et le désir explosif en moi me rendait éperdue. J'avais besoin qu'il me remplisse et qu'il fasse disparaitre ce vide palpitant.

« Edward, » haletai je, le pressant vers l'endroit où j'avais le plus besoin de lui, « S'il te plait. Maintenant. »

« Putain, oui, » siffla-t-il en écartant davantage mes jambes et en me pénétrant, lentement.

Un long râle rauque jaillît de lui alors que son corps fusionnait délicieusement avec le mien.

Doux Jésus.

Comment cela pouvait il être toujours aussi bon ? Comment était ce possible ? Chaque fois est comme la première fois où j'ai ressenti la perfection suprême de son corps s'unissant au mien. A chaque fois mon esprit tentait de comprendre comment je pouvais me délecter de cette merveille qu'il était encore et encore.

Quand il fût totalement en moi, sa tête retomba sur mon épaule.

« Bon Dieu, » murmura-t-il, apparemment pas à moi, « je vous en supplie, faites que je ne lâche pas tout immédiatement. Il faut que je donne encore deux orgasmes à ma femme ou je risque d'être rétrogradé de génie du sexe à anciennement bon coup classique, et ce serait inacceptable. »

« Edward, tu n'as pas à… »

« Shhhh, » dît il instamment. « Ne parle pas. Ne bouge pas. Si tu pouvais ne pas respirer pendant une minute ce serait génial. Et nom de Dieu, ne fais pas ce truc avec tes muscles internes que tu fais quand tu sais que je perds les pédales. »

Je contractai mes muscles internes fermement autour de lui. Il grogna et me toisa durement.

« D'accord...Désolée. Je vérifiai juste que c'était ce truc que je ne devais pas faire. »

Il replongea sa tête dans mon cou pendant que ses mains agrippaient le cuir de ma jupe. Après quelques instants, il se mît à bouger lentement, retirant toute sa longueur avant de replonger.

La sensation était indescriptible.

« Allonge toi, » ordonna-t-il doucement en m'attirant sur l'extrémité du capot, « et retire ton haut. »

Je fis comme demandé, ôtant rapidement mon haut, sentant le métal chaud contre mon dos.

Edward baissa les yeux sur mon corps, ses mains parcourant avec lenteur chaque centimètre de peau tandis qu'il bougeait en moi, son visage tel un chef d'œuvre de concentration dans la pénombre.

« Tu n'as pas idée à quel point tu es magnifique en ce moment, n'est ce pas ? » susurra-t-il, en augmentant la puissance de ses pénétrations. « Pas…idée. J'ai rêvé de te prendre sur le capot de cette voiture dès que je l'ai vue dans la concession. Je suis quasiment certain que c'est à cause de ça que je l'ai achetée. »

Je m'accrochai au rebord du capot alors qu'il embrassait mon ventre, mes côtes, mes seins sa bouche et sa langue parcourant ma peau et envoyant des ondes de plaisir intenses en moi tandis que ses pénétrations se faisaientplus exigeantes.

« Oh, putain, Edward…oh, mon Dieu… »

Il saisît ma jambe droite et la souleva jusqu'à ce que ma cuisse repose sur son épaule, me tournant sur le côté.

Oh Sainte Mère de la Pénétration Dévastatrice de Clito – c'est foutrement FABULEUX.

Je me sentais gémir à chaque fois qu'il s'immisçait en moi et une partie de moi était paranoïaque à l'idée de faire les bruits d'un de ces jouets en caoutchouc qui couinent, mais je m'en moquais. C'était tellement bon.

« Oh, Seigneur, Bella, » grinça-t-il, « tu es si incroyable. Je veux ne jamais arrêter. »

Des impulsions électriques se propageaient en moi et tout se contractait, me laissant au bord du précipice, chaque poussée menaçant de libérer la tension insoutenable qui menait au point de rupture.

« Oh, mon Dieu… oh, mon Dieu…Edward…oui… »

Il grogna fortement, et le son de sa voix était tout ce dont j'avais besoin pour m'emporter. Je fermai les yeux et retins mon souffle alors que le plaisir se répandait en moi, explosant en vagues tandis qu'Edward continuait de bouger… s'enfonçant plus fort… et plus profondément.

« Trois, » gronda-t-il, en enroulant ses bras autour de moi et m'attirant contre son torse, me possédant toujours, son pelvis ne manquant jamais un coup.

Les vagues continuaient de s'abattre comme il continuait de bouger, ses propres gémissements faisant écho aux miens alors que je recommençais à jouir bien que j'aurais cru ça impossible, mes muscles palpitant et tremblant quand Edward jouît violemment en moi un moment plus tard, sa bouche recouvrant la mienne pendant qu'il émettait un grognement sauvage.

Nous nous embrassâmes passionnément et nos bouches étouffaient nos gémissements mutuels alors que les derniers spasmes d'extase nous parcouraient. Finalement, Edward s'immobilisa, se reculant pour me regarder avec surprise tandis que nous haletions et tentions tous les deux de reprendre notre souffle.

« Bordel de merde, » souffla-t-il, en baissant la tête et en caressant mon dos, «Quatre. »

J'enroulai mes bras autour de son cou et m'écroulai contre son torse, haletant comme un chien un jour de canicule.

« Tu es… oh, Edward, tu es… je…juste… toi… savant de l'orgasme… » Balbutiai je de façon incohérente.

Impossible de penser. Esprit plein de brouillard multi-orgasmique.

« Hein hein, » marmonna Edward, de façon tout aussi désarticulée, « C'était… j'hallucine…quatre…faut que je m'allonge. »

Nous nous écroulâmes tous les deux sur le capot épuisés, hagards et plus que satisfaits.

Mission baise sur le capot ? Accomplie.

Au moment où nous nous engagions dans l'allée de la propriété dans les collines d'Hollywood, je me tortillais sur mon siège au souvenir de l'orgasmasplosion épique de la baise sur le capot de la Porsche deux semaines auparavant. Apparemment, Edward ne revivait pas l'expérience avec moi puisqu'il semblait loin d'être relaxé. Au contraire, alors que nous remontions l'allée il semblait encore plus nerveux, et tout à coup il sembla déterminé à faire un festin de ses cuticules. Son visage était tendu et anxieux, et bien que ça lui donnait un air outrageusement sexy, ça m'inquiétait.

Je regardai la maison apparaître par la fenêtre, énorme et blanche et illuminée comme dans un livre de contes.

C'était la troisième réception à laquelle nous assistions dans cette maison. Elle appartenait à la maison de disques d'Edward et je devais l'admettre, elle était époustouflante.

Quand j'étais petite fille mon père me conduisait souvent dans ces collines le week-end et nous regardions toutes ces magnifiques demeures. Elles avaient toujours l'air si inaccessible. Un rêve impossible fait seulement pour quelques élus. Je n'aurais jamais pensé de toute ma vie qu'un jour, je participerai à une fête dans l'une d'elles.

Edward et moi cherchions des maisons et des appartements depuis deux semaines maintenant, mais mes pensées ne cessaient de revenir à cette maison. Il y avait quelque chose de particulier avec celle-ci.

Je n'avais vraiment trop pensé au genre de maison dans laquelle je voudrais vivre si j'avais le choix. Depuis si longtemps la simple pensée d'avoir un toit au dessus de ma tête – n'importe quel toit – était si insaisissable, je n'osais même pas rêver à plus que quatre murs et un lit au sec. Je n'aurais jamais cru que je pourrais être si éprise de quelque chose de si… gigantesque. Mais il y avait une certaine énergie dans cette maison qui me faisait me sentir… à ma place. Je suis presque sûre qu'Edward le ressentait aussi dans notre quête de trouver notre nid, puisque chaque maison que nous voyions ne parvenait pas à nous plaire à tous les deux.

Ouais, parce qu'il est probable que tu finisses dans une maison comme ça, hein ? Est-ce que tu peux seulement imaginer ça ?

J'essayai de m'imaginer vivre dans cette maison de rêves, cuisiner des omelettes dans cette immense cuisine lumineuse allongée dans le salon alors qu'Edward et moi jouions au Scrabble porno, prenant le soleil au bord de la piscine dans un maillot de bain qui ne m'appartenait pas encore.

Non.

Ca ne marchait pas.

Même dans mes rêves je n'avais pas ma place dans un tel endroit.

Edward oui. Je pouvais aisément l'imaginer vivant dans un lieu tel que celui-ci parce qu'il était une star. C'était le genre d'endroit dans lequel vivaient les stars, pas les anciens sans-abris.

J'éclatai presque de rire de par le fait que je convoitais une maison qui était jusqu'à présent hors d'atteinte, c'était ridicule. J'avais vécu dans une boite en carton, nom de Dieu. Passer de ça à une villa de rêve dans les collines d'Hollywood. Je ne crois pas.

Le rêve était agréable pourtant. Peu importe combien c'était improbable, ce rêve déchirait.

Edward pila près de la porte d'entrée et je fronçai les sourcils.

« Où sont les voituriers ? » demandai je en regardant autour de nous.

Il jeta un rapide coup d'œil vers moi.

« Euh… c'est plutôt une petite réception ce soir. Je ne pense pas qu'ils aient cru qu'il faudrait des voituriers. »

Avant que je ne puisse lui poser plus de questions il sortit de la voiture et fît le tour pour ouvrir ma portière, me tendant sa main pour m'aider à sortir. Alors qu'il refermait la porte et se penchait, je ne pus m'empêcher de passer mes doigts sur son visage. Il me regarda avec surprise, ses yeux montrant de la panique avant qu'il ne se détende et les referme, soupirant profondément pendant que mes doigts dessinaient le contour de ses joues et de sa mâchoire.

« Tu es tendu, » constatai-je simplement.

« Désolé. »

« Tu veux en parler ? »

« C'est rien. »

« Ca n'en a pas l'air. »

« Je suis juste nerveux. »

« Pour la soirée ? »

« Entre autre. »

« Qu'est ce que je peux faire pour aider ? »

Il ouvrit les yeux et m'attira dans ses bras, un faible sourire apparaissant sur ses lèvres.

« Dis-moi que tu m'aimes. »

Je souris et passai mes bras autour de son cou, caressant inconsciemment les petits cheveux de sa nuque.

« Edward… je t'aime. Tellement. »

Il caressa mon dos, ses doigts légers et chauds sur ma peau alors qu'il m'étreignait, reniflant mes cheveux durant l'opération.

« Dis-moi que tu as besoin de moi, » murmura-t-il doucement, son souffle chaud envoyant des frissons à tout mon corps.

« J'ai besoin de toi, » murmurai je en retour, inquiète du pourquoi il avait soudain besoin d'être autant rassuré, mais déterminée à lui apporter ce réconfort quoi qu'il advienne. « J'aurai toujours besoin de toi. »

« Bien, » marmonna-t-il en soupirant et en reculant, prenant ma main et me conduisant à la porte d'entrée. « J'ai vraiment besoin que tu te souviennes de ça si tu ressens l'envie soudaine de me tuer ce soir. »

Avant que je ne puisse demander ce qu'il voulait dire, il ouvrît la double porte révélant une multitude de gens se tenant dans l'immense hall d'entrée qui crièrent, « SURPRISE » si fort que pissais pratiquement dans ma culotte.

Ma main se porta à ma poitrine quand je me retrouvai confrontée à un mur de visages et de bruits, tous rayonnants et chantant `Happy Birthday' à pleins poumons – Alice et Jasper, Emmett et Rosalie, Rob, Renée et Charlie et un couple d'âge moyen que je ne connaissais pas.

Je me retournai pour regarder Edward. Il haussait les épaules et chantait avec eux. Quand il eut fini il me serra fortement et murmura, « Je suis désolé. Alice a insisté. Elle a menacé de me faire enregistrer un duo avec Céline Dion si je ne la laissais pas faire. »

« Comment as-tu su que c'était mon anniversaire ? » demandai-je, en m'écartant pour regarder son visage.

« C'était dans le dossier d'information que Jay Jenks m'a remis après l'incident avec Bree. » Il baissa les yeux et tripotait mes doigts. « J'attendais que tu me le dises… que tu l'évoques peut être, mais… tu ne l'as jamais fait. Puis Alice l'a découvert, et… bon… »

Il me montra d'un geste une énorme enseigne lumineuse, agrémentée de guirlandes électriques qui pendaient dans le hall d'entrée au dessus de nos têtes. Il y était écrit, « Joyeux anniversaire, Bella ! » et elle clignotait, comme si elle nous criait dessus.

Avant que je ne puisse lui expliquer que je le lui aurais dit si je m'en étais souvenue, je fus engloutie par une nuée d'embrassades et de vœux de bonheur de mes amis et de ma famille.

Charlie fut le premier, me tendant une coupe de champagne tout en m'étreignant, et me présentant une couverture de laine brodée et une bouteille de vin hors de prix. Je ris et l'acceptai avec gratitude.

Ensuite, Emmett et Rosalie me prirent à deux contre un, Emmett me soulevant et me faisant tournoyer comme une poupée de chiffon, renversant mon champagne partout alors que Rosalie lui hurlait de me reposer avant qu'il ne me fasse mal. Emmett m'offrit plusieurs livres sur la relaxation et la méditation et je les serrai tous les deux dans mes bras.

Je voyais Edward regarder à quelques mètres de là, le petit sourire sur son visage ne parvenant pas à me faire oublier sa posture crispée, ses mains enfouies dans ses poches et ses épaules redressées.

Je lui souris alors qu'Alice et Jasper s'approchaient de moi, souhaitant le rassurer que je ne lui en voulais pas pour cette surprise party, mais il continua de me dévisager, un air agité habitant ses yeux.

« Tu me détestes ? » dît Alice avec une moue tout en me serrant chaleureusement dans ses bras.

« Pas plus que d'habitude, » rétorquai-je avec un sourire, tentant de respirer malgré son étreinte de plomb.

« Je t'en prie dis-moi que tu ne te doutais de rien, » dît elle en me relâchant. « Ca fait des semaines que j'organise ça et j'étais certaine que Pattinson foutrait tout en l'air ce matin. »

« Hey ! » dît Rob sur la défensive en venant nous rejoindre. « Je t'avais dit que j'étais incapable de garder un secret, mini-personne diabolique, et pourtant t'as insisté pour me le dire. Que ça ait foiré ou non, c'était pas ma faute. »

« Rob, » dît Alice avec une patience feinte, « comment tu fais pour survivre à Hollywood sans un filtre entre ta bouche et ton cerveau ? »

Il fît son sourire en coin et plissa un sourcil, subtilisant deux coupes de champagne du plateau d'un serveur qui passait. « C'est foutrement pas facile, Minipouce, c'est sûr. Je suis quasiment certain que j'ai donné un ulcère à mon agent. »

« Santé, Miss Anniversaire, » dît-il avec un sourire, « Malgré ta torture constante de mes tétons et de mon estime de ma confiance en moi, je suis extrêmement heureux que tu sois venue au monde. »

« Et bien, je suis contente que tu sois heureux, Pattsy, » ris-je, trinquant avec lui et buvant l'alcool amer, « A part Alice, tu es ce que j'ai qui se rapproche le plus d'une amie fille comme je n'en ai jamais eu. »

Il recracha son champagne.

« Excellent, » s'étrangla-t-il, en se séchant la bouche, « C'est ce que tout homme hétérosexuel moyennement attirant veut entendre. Merci. »

Je l'étreignis et ris, marquant une pause en voyant Edward parler avec le couple bien habillé que je ne connaissais pas. Il passait ses doigts dans ses cheveux alors que l'homme lui tapotait l'épaule de manière rassurante, puis la femme le prit dans ses bras.

Oh merde. Est-ce que ce sont ses… ?

« Alors, Bella, » dît Alice avec excitation, me tournant pour que je lui fasse face et retirant une petite boite bleu pâle de la veste de Jasper, « je voulais te trouver quelque chose de spécial pour ton anniversaire, et je sais que tu n'as pas beaucoup de bijoux donc… »

Elle me tendît la boîte et se mordilla la lèvre nerveusement, ses yeux papillonnaient entre mes mains et mon visage. « J'espère vraiment que ça te plaira. »

Ma connaissance des choses telles que les bijoux était pour le moins limité, mais même moi je savais d'où venait cette jolie petite boite. Je savais que quoiqu'il puisse y avoir à l'intérieur, cela devait surement être outrageusement cher.

Je soulevai le couvercle et fixai ce qui se trouvait là.

Des boucles d'oreilles.

Des cœurs.

En diamant.

Petits.

Magnifiques.

Parfaits.

Tout comme Alice.

Plus que j'aurais jamais pu espérer mériter.

Je regardai Alice et déglutis alors que de lourdes larmes affluaient dans mes yeux.

« Je t'en prie, dis-moi que tu les aimes, » dît-elle doucement, le visage empreint de déception. Ses yeux étaient brillants d'attente. J'avais envie de la serrer dans mes bras et de ne jamais la lâcher.

J'inspirai profondément et tentai de maitriser ma voix.

« Elles sont magnifiques, Alice. Plus magnifiques que tout ce que je n'aie jamais possédé. Tu…tu…bien… » Je soupirai, essayant de toutes mes forces de lui dire tout ce que ça représentait pour moi et échouai misérablement. « Je t'aime, » dis je finalement, embrassant sa joue et l'étreignant désespérément.

« Tu es ma sœur en tout si ce n'est le sang, Bella, » murmura-t-elle contre mon épaule, sa voix haut perchée. « Tu m'as tellement apporté juste en étant toi-même. Tu as rendu mon frère plus heureux que je n'aurais jamais cru possible. Je… je n'arrive pas à exprimer combien tu comptes pour moi. » Elle s'écarta et sécha ses joues humides. « Tu mérites plus que ce que je pourrais jamais te donner, parce que rien de ce que j'achèterais ne pourra égaler ta réelle valeur à mes yeux, » sourît-elle, « mais il est certain que je vais m'amuser à essayer. »

Elle saisît les boucles d'oreille et les mît délicatement à mes oreilles, reculant pour les contempler.

« Magnifique, » dît-elle, en le replaçant.

« Ouais, les boucles d'oreilles ne sont pas mal non plus, » rétorqua Jasper, m'embrassant sur la joue avant d'envelopper sa petite-amie surémotive de ses bras. « Joyeux anniversaire, Bella. »

« Très bien, très bien, » dît Rob rapidement, tout en essuyant ses propres larmes, « Assez pour le film à l'eau de rose de la semaine. » Il passa son bras autour de moi et m'éloigna de Jasper et Alice qui étaient vite devenus trop captivés l'un par l'autre pour remarquer que nous partions. « C'est l'heure de passer aux cadeaux cool, Swan. »

Il m'entraina vers une console ou il y avait un grand sac plastique.

« Tu as eu pas mal de soucis avec l'emballage à ce que je vois, » m'esclaffai- je.

« Tu me prends pour qui ? Cette foutue Martha Stewart ? Je suis un mec, Swan. Je fais pas les paquets. »

Il attrapa le sac et me le tendît, ses yeux excités et impatients.

« Vas y. Ouvre le. »

J'ouvris le sac et en sortais une grosse boite. Je lus la marque et ris.

« La collection complète en édition limitée du cirque volant des Monty Pythons ? »

Je levais les yeux vers le visage fier de Rob.

« Ca te plait ? » demanda Rob nerveux.

« Rob, j'adore, » dis je, en regardant la liste des sketchs notée sur la boite. « Où as-tu trouvé ça ? Je l'ai cherché partout. »

Il se frotta la nuque et baissa les épaules, l'air gêné.

« Je l'ai acheté il y a des lustres mais je n'ai jamais eu l'occasion de te le donner. L'Inquisition Espagnole est là dedans. »J'avalai ma salive et hochai la tête, me rappelant comment nous nous étions liés immédiatement grâce à ce sketch la première fois que nous nous étions rencontrés. J'avais su que nous allions devenir de bons amis.

Il n'y a que peu de personnes qui entrent dans votre vie vous laissant la certitude que ce sera pour toujours. Ce sont des personnes avec qui vous pouvez être complètement vous-mêmes, avec qui vous n'avez pas besoin d'essayer d'être quelqu'un d'autre que vous.

Rob était une de ces personnes.

Je croyais totalement au concept des âmes sœurs, mais je ne croyais pas qu'il existait seulement une âme sœur par personne. C'est vrai, je savais sans l'ombre d'un doute qu'Edward était la mienne – la personne avec qui j'étais destinée à passer le reste de ma vie- mais je croyais aussi que ces amis que nous aimions le plus, ceux sans lesquels nous ne pouvions pas imaginer vivre – comme Alice et Rob- étaient également nos âmes sœurs.

Je l'avais ressenti la première fois que je les avais rencontrés et j'étais immensément reconnaissante de les avoir dans ma vie.

Je regardai Rob et essayai de sourire sans pleurer. Je pense que ça avait du davantage ressembler à une grimace.

« Bon Dieu, Bella, » dît il en se penchant en arrière, « tu vas pas te remettre à me dégueuler dessus, hein ? Parce que j'ai beau t'aimer énormément, ce serait la goutte d'eau qui fait déborder le vase de notre putain d'amitié. »

J'éclatai de rire et posai son cadeau afin de pouvoir le prendre dans mes bras.

« Ne dis à personne que j'ai dit ça, » dis-je, un léger sanglot faisant trembler ma voix, « mais tu es une des meilleures personnes que j'aie rencontrée. »

« Bon sang, ne pleure pas, Bella, » chuchota-t-il, en me serrant à son tour, « tu sais que je ne supporte pas quand tu pleures. »

« Je ne pleure pas, » dis je sur la défensive, « c'est juste…ben… j'ai vraiment aimé ton cadeau, et…je t'aime vraiment beaucoup aussi. »

Il me tapota le dos pendant que je me reprenais.

Bordel. Je m'attendais vraiment pas à m'effondrer à cause d'un lot de DVDs.

« Merci d'être mon ami, » dis-je en tentant de me maitriser.

Il s'écarta et me lança un de ses sourires qui faisaient qu'il était impossible pour moi de ne pas sourire avec lui.

« Merci de me le permettre, » répliqua-t-il avec douceur.

Je sentis une main sur mon épaule et me retournai pour voir Edward qui se tenait là.

Il était excessivement beau, mais il demeurait un soupçon de tension sur son visage.

« Désolé d'interrompre, » dît il en souriant, « mais je dois vous emprunter Bella pour quelques minutes, si c'est d'accord avec toi, Rob. »

Rob leva un sourcil et soupira.

« Je ne sais pas Edward, » dît-il avec sérieux, « Bella et moi étions justement en train de créer des liens grâce à l'absurdité de la comédie britannique et de nous rappeler de la fois où elle m'a recouvert de vomi. T'as intérêt à avoir une putain de bonne raison pour nous déranger. »

Edward baissa les yeux sur moi, le regard chaleureux mais prudent.

« Et bien, Rob, j'allais présenter Bella à mes parents. Est-ce une assez bonne raison ? »

Oh. Mon. Dieu.

Il veut que je rencontre ses parents.

Mon niveau d'anxiété atteignit des sommets.

Rob hocha la tête de défaite.

« Ouais. Ca ira. »

Il descendit le reste de son champagne avant de poser le verre sur la table et de passer ses bras autour d'Edward et moi.

« D'accord, les enfants, amusez vous bien. Merci de m'avoir invité. » Il recula et me regarda.

« J'espère que tu auras tout ce que tu souhaites, Miss Anniversaire, » dît-il avec sincérité.

« Merci Rob, « dis je, en serrant son bras avant de le regarder errer jusqu'à Rosalie et s'exclamer à voix haute, « Alors, Rosie. Est-ce que je t'ai raconté la fois où j'ai cru qu'Emmett allait me violer le cul ? »

Edward sourît et prît ma main, caressant tendrement mes doigts des siens.

« Je veux vraiment entendre cette histoire, » dît-il alors que sa peau apaisait la mienne.

« On pourrait l'écouter, » dis je, en essayant de lui cacher ma nervosité. « Je veux dire, ça ne prendrait que quelques minutes. On pourrait… bien… je pourrais… ah…rencontrer tes parents plus tard si tu veux. C'est vrai… c'est pas grand-chose, non ? Quelques minutes de plus ne feront certainement pas de diff… »

Il fit cesser ma divagation nerveuse en m'embrassant, sa main droite passée autour de ma taille alors que l'autre main tenait ma joue en coupe. Je me déconnectais immédiatement de tout hormis la sensation de sa bouche sur la mienne, bougeant lentement, me calmant et m'émoustillant simultanément.

Il s'écarta et au moment où ses lèvres quittèrent les miennes, mes nerfs se remirent à me jouer des tours.

« C'est vraiment nécessaire que je les rencontre ? » demandai-je, en baissant la tête et en tortillant le bouton sur la veste de son costume. « Tu peux pas seulement leur montrer une photo de moi et leur assurer que je suis géniale ? »

« Bella, » dît-il en relevant ma tête pour que je le regarde, « ils vont t'adorer. »

« Bien sûr. Ils vont m'adorer » dis je, en baissant les yeux tout en posant ma main sur son torse et en tripotant sa cravate, « c'est vrai, sérieusement, qu'est ce qu'ils ne pourraient pas aimer ? Une ancienne sans-abri qui a pratiquement tué son beau-père sort avec leur fils. Ils vont faire une danse de la joie, j'en suis sûre. »

« Bella, regarde-moi, » dît-il fermement. Je levais le regard vers ses incroyables yeux verts. Il prît mes joues en coupe et passa ses pouces sur ma peau, ses yeux me contemplant avec une telle adoration que j'avais du mal à respirer.

« Je t'aime, » dît-il doucement, « Ma sœur t'aime, et je sais sans l'ombre d'un doute, que mes parents vont t'aimer. » Il m'embrassa tendrement et je soupirai de résignation. « Ils veulent ce qu'il y a de mieux pour moi, Bella et il est carrément évident pour tous ceux qui ont les yeux en face des trous que le meilleur pour moi c'est toi. »

J'acquiesçai et inspirai péniblement.

Faisant abstraction de combien j'étais nerveuse, je savais que je devais les rencontrer. Une part de moi voulait vraiment serrer les mains du couple qui avait engendré un fils aussi remarquable.

« Allons-y, » dis je en essayant de remplacer mon angoisse par de l'enthousiasme.

Edward entrecroisa ses doigts aux miens et m'entraina à travers la pièce jusqu'à l'endroit où ses parents attendaient. J'essayai désespérément d'avoir l'air sûr de moi alors que nous approchions d'eux, mais je fus immédiatement intimidée.

Putain, ils sont tellement beaux.

Sa mère avait des cheveux avec une teinte de bronze et les mêmes yeux verts fascinants qu'Edward. Apparemment, son père lui avait légué sa mâchoire dévastatrice et sa structure osseuse, et ses yeux bleu clair à Alice. Comme j'approchai, ils sourirent tous deux chaleureusement, regardant l'espace entre Edward et moi avec une affection flagrante.

Ils ressemblaient à ces couples ridiculeusement parfaits sur les photos quand on achète des cadres – souriants, magnifiques et anormalement heureux.

Il y avait beaucoup de photos comme ça de Phil et Renée quand j'étais enfant. Elles étaient dispersées dans toute la maison. Phil avait ses bras autour de Renée et ils rayonnaient tous les deux, l'air parfaitement amoureux. Pour un étranger, on aurait cru qu'ils n'avaient pas le moindre souci du monde.

Je voulais toutes les arracher et écrire « alcoolique violent » sur le front de Phil au marqueur indélébile.

Il parait que les photos ne mentent pas.

Connerie.

Je me demandais soudain à quoi Edward et moi ressemblerions en photo.

La seule photo que j'aie jamais vue de nous était celle qui avait été prise à la toute première réception à laquelle nous nous étions rendus. C'était juste quand nous avions commencé à admettre que nous étions attirés l'un par l'autre et qu'il m'avait défendue de cette espèce de garce en chaleur de Tanya Dénali. Puis sur le balcon, il m'avait embrassée jusqu'à ce que mes jambes flagellent et Alice nous avait surpris. Puis j'avais cogné l'espèce de garce en chaleur de Tanya Dénali dans les toilettes pour dames avant de boire jusqu'à l'oubli. Au moment où la photo avait été prise, j'étais ivre morte et Edward tentait de me faire grimper dans la limousine pendant que je criai au monde qu'il était monté comme un étalon.

Ah, le bon vieux temps.

Je fus tout à coup ramenée à la réalité par Edward me murmurant, « Nous y voilà. »

Oh, Seigneur. Je ne suis pas prête. Je ne suis pas prête. Je ne suis pas prête.

« Maman… Papa, » dît Edward, en inspirant profondément alors que nous atteignions ses parents. « J'aimerais vous présenter Bella Swan. Bella – mes parents – Esmée et Carlisle Cullen. »

Il donna une légère pression à ma main avant de la relâcher et de passer son bras autour de ma taille.

Prête ou pas nous y étions.

Je m'éclaircis la voix et tendis ma main d'abord à sa mère.

« C'est un plaisir de faire votre connaissance, Madame Cullen, » dis-je, me sentant soudainement comme une gamine de douze ans nerveuse avec les paumes moites.

« Oh, Bella, » dît elle en contournant mon bras tendu et m'engloutissant dans une étreinte chaleureuse. « Je t'en prie, appelle moi Esmée. J'attends ce jour depuis si longtemps. Tu ne peux même pas imaginer à quel point je suis heureuse de te rencontrer enfin. »

Elle me serra bien fort et après que je me sois remise de la surprise de son étreinte, je passai mes bras autour d'elle et la serrai en retour.

Elle avait une odeur d'agrumes – fraiche et vive.

Elle recula et me regarda, et même si j'essayai vraiment fort de ne pas le faire, je me sentis rougir sous son examen.

« Tellement belle, » soupira-t-elle en caressant mes cheveux. « Pas étonnant qu'Edward soit tombé amoureux de toi. »

Je ne savais pas quoi dire. J'étais tellement émotive ce soir de toute façon, et qu'une quasi- inconnue dise des choses pareilles mettait sérieusement à mal ma capacité à ne pas flancher.

J'optai pour sourire et acquiescer. Elle sembla apprécier cela.

Je me tournai vers le père d'Edward et tendis ma main. Il la prit dans les siennes et se pencha pour embrasser délicatement mes deux joues en disant, « Edward nous a tant parlé de toi, Bella, que j'ai l'impression de déjà te connaitre. »

J'eus soudain mauvaise conscience qu'Edward ne m'ait pratiquement jamais parlé d'eux.

Mon Dieu. Est ce qu'on ne parlait pas du tout ? Bordel, que faisions-nous de notre temps ?

Oh, ouais.

Le sexe.

Swan, ne pense PAS au sexe pendant que tu serres la main de son père. C'est vraiment mal à tous les niveaux.

« Euh… enchantée de vous rencontrer, Mr. Cullen, » bégayai je, tout à coup très mal à l'aise en voyant combien le père d'Edward lui ressemblait.

« Carlisle, s'il te plait, » corrigea-t-il gentiment, « Nous appeler Mr et Mme Cullen nous donne un sacré coup de vieux. »

Je me détendis un peu alors que leur bienveillance m'envahissait. Ils avaient la même amabilité spontanée qu'Edward et Alice sauf qu'elle était plus éduquée et mature. Je ressentis immédiatement le poids de leur acceptation.

« Alors, Bella, » dît Esmée, « j'espère que ça ne te gêne pas qu'Alice ait organisé cette petite soirée pour ton anniversaire. Carlisle et moi désirions te rencontrer depuis si longtemps, et ça semblait être l'opportunité rêvée. En plus quand Alice a décidé de faire quelque chose c'est impossible de lui faire changer d'avis. »

Je souris.

« Oui, je ne le sais que trop bien », dis je, en balayant la pièce du regard jusqu'à la piste de danse où Alice était enroulée autour de Jasper comme un boa. « Je passe vraiment un bon moment. Je n'ai pas l'habitude que l'on fasse un tel remue-ménage pour mon anniversaire. C'est sympa… comme changement, même si c'est un peu stressant. »

Le bras d'Edward se resserra autour de ma taille.

« Tu trouves que c'est stressant ? » dît-il dans un rire, « j'ai été dans un état de terreur constante pendant des semaines, ne sachant pas qui allait me tuer la première – toi ou Alice. Je pariais sur Alice, considérant ses menaces quotidiennes de m'arracher certaines parties de mon anatomie si je ne la laissais pas être aussi extravagante qu'elle le voulait, bien que je n'arrête pas de lui dire que tu te fichais de toutes ces choses. »

Je levai les yeux vers lui. Je pouvais toujours voir cette tension dans son regard.

« Tous ceux qui comptent pour moi sont dans cette pièce, » dis je, en essayant d'apaiser son esprit, « c'est la chose la plus extravagante que j'aurais jamais pu imaginer. »

Les yeux d'Edward plongèrent dans les miens, et durant quelques instants rien d'autre n'existait que lui et moi.

« Et quelle maison magnifique, » dît Esmée en faisant un signe de la main, « Alice n'aurait pas pu choisir un cadre plus somptueux. »

Edward lui lança un regard rapide que je ne compris pas, mais Carlisle esquiva rapidement en sortant une enveloppe de sa veste.

« Bella, Esmée et moi t'avons égoïstement pris un cadeau dont nous profiterons. J'espère que ça ne te dérangera pas. »

Il me passa l'enveloppe et je jetai un bref coup d'œil à Edward. Il sourît et leva les yeux au ciel en regardant ses parents alors que j'ouvrais l'enveloppe pour découvrir deux aller-retours pour Seattle.

« En fait c'est juste une excuse pour vous kidnapper tous les deux quelques jours et profiter pleinement de vous, » rît Esmée. « La dernière fois que j'ai eu Edward à la maison, il couvait un cœur brisé plutôt douloureux et c'était relativement désagréable d'être dans les parages. »

« Maman, je me suis excusé pour ça. »

« Je sais, chéri, mais ça ne veut pas dire que je vais te laisser l'oublier. Je suis ta mère. Infliger la culpabilité est un de mes droits. »

« Ca et raconter des histoires embarrassantes sur l'enfance, mon cœur, » dît Carlisle avec un air sérieux. « Ce sont effectivement nos droits. »

« Oui, et je suis certaine que nous exercerons ces droits d'ici peu. Je crois que Bella va adorer ça. »

Edward grogna et soupira.

« Je vous paye un million de dollars pour faire l'impasse sur les histoires d'enfance embarrassantes. Bella n'a aucun intérêt pour ce genre de choses. »

« Faux ! » dis-je, en tenant ses mains et en riant. « Il faut que j'entende tout ce qui concerne bébé Trou du Cul. »

« Trou du cul ? » dît Esmée en pouffant. « Oh, Bella, il faut que j'entende l'histoire de ce surnom. »

« Tu trouves que mon surnom est drôle, » dît Edward, se tenant derrière moi et passant ses bras autour de moi, « son surnom c'est Madame Pipi. »

Esmée et Carlisle éclatèrent de rire tous les deux.

« Et bien, c'est une histoire que, personnellement je suis impatient d'entendre, » dît Carlisle en souriant.

Je racontai brièvement commet Edward et moi nous étions rencontrés, guettant consciencieusement un quelconque signe de révulsion chez Esmée et Carlisle. Il n'y en avait aucun. Il n'y avait même pas de pitié, même si j'étais sûre que c'était parce qu'Edward leur avait dit que je ne supportais pas cette merde.

Néanmoins, quelques minutes plus tard, Esmée et Carlisle riaient toujours à propos du Trou du Cul et de Mme Pipi.

Edward et moi nous mîmes à rire avec eux.

Je ne pouvais qu'imaginer comment ils réagiraient si je leur disais pour Giney et Godzy.

Ouais. Peut être pas.

« Bon, » dît Esmée, « je sais que c'est dans longtemps, mais nous serions honorés si Trou du Cul et Madame Pipi venaient nous rejoindre à Seattle pour Thanksgiving. Ce serait un moment idéal pour utiliser ces billets. Je vous en prie dites que vous allez venir. »

Un petit frisson d'excitation me frappa l'idée de passer Thanksgiving avec les Cullens. Je n'avais pas célébré cette fête depuis longtemps. La simple pensée de la dinde, de la sauce aux airelles, de la purée de pommes de terre et de la tourte au potiron m'avaient émoustillée.

« J'adorerais ça, » répondis-je sincèrement.

« Bella, » dît Edward avec sérieux, « avant que nous y allions j'ai peur que nous devions nous faire implanter des estomacs supplémentaires. Ma mère ne croit pas que quoi que ce soit vaille la peine d'être fait à moins que ce ne soit fait en grand, et elle insiste toujours pour préparer assez de nourriture pour engraisser toute l'armée américaine. Et leurs alliés. »

Esmée rît et posa sa main sur le bras d'Edward.

« Et pourtant, tu réussis toujours à expédier tous les restes avant de partir, mon cher fils ainé. »

« Je ne pense pas que tu auras le moindre souci avec les restes cette fois, Maman, » répondît Edward. Il baissa les yeux sur moi. « Bella est complètement capable de manger son propre poids en nourriture. C'est carrément dégoutant. Et sexy. Ajoutez ça au fait que vous avez déjà invité Alice, Jasper, Emmett, Rosalie et Rob, et je crois que nous allons entièrement épuiser les stocks de nourriture de Seattle. »

Nous parlâmes et rîmes à propos de Thanksgiving un moment avant qu'Esmée et Carlisle ne se mettent à raconter des histoires honteuses sur l'enfance d'Edward. J'éclatai de rire quand ils me racontèrent la fois où Edward se tenait sur la pelouse devant leur maison quand il avait cinq ans, chantant des comptines à pleins poumons aux voisins en se servant du tuyau de l'aspirateur comme d'un micro. Il y avait aussi l'histoire concernant les deux semaines quand il avait trois ans ou il avait refusé de porter des vêtements. Il les retirait aussitôt qu'Esmée l'avait habillé et se mettait à courir tout nu dans la maison, criant alors qu'elle le poursuivait, essayant désespérément de le rattraper pour le faire au moins enfiler un caleçon.

Je ricanai face à cette ironie parce qu'habituellement c'est moi qui le poursuivais dans l'appartement et essayais de lui faire enlever son caleçon.

Après plusieurs histoires hautement embarrassantes qui impliquaient toutes de la nudité et du caca, Edward était si rouge de honte, qu'il aurait arrêté la circulation si je l'avais trainé dans la rue. Heureusement, avant qu'il n'étrangle ses parents, Alice nous conduisît tous jusqu'à une table où trônait un énorme gâteau qui aurait pu nourrir un petit pays d'Afrique pendant un an.

Après que tout le monde m'ait chanté « Happy Birthday »… encore, un DJ commença à passer de la musique dance.

Je passais l'heure suivante à danser avec mes amis, riant et tapant des mains alors que tout le monde se relayait pour monter leurs pas les plus incroyables. Rob était particulièrement spectaculaire, imitant un robot abominable à faire hurler de rire.

Je fronçai les sourcils quand Edward s'excusa après un moment et disparût.

La musique finit par changer, devenant moins frénétique et plus mélodieuse.

Je dansais avec tous les hommes les uns après les autres avant de chercher la seule personne avec qui j'avais vraiment envie de danser, mais je ne trouvais Edward nulle part. Après avoir parcouru toute la pièce à sa recherche, je le repérai enfin près de la piscine, marchant nerveusement. On aurait dit qu'il se parlait à lui-même.

J'avançais jusqu'à la baie vitrée, et le regardai faire des allers-retours le long de la piscine, ses pas longs et élégants malgré qu'il soit apparemment troublé par quelque chose.

Bordel, qu'est ce qui ne va pas chez lui ce soir ?

Au début de la soirée, j'avais cru qu'il était nerveux à cause de ma réaction pour la fête. Ensuite, j'avais pensé qu'il avait pu être inquiet quant à la réaction de ses parents vis-à-vis de moi, mais il était là, toutes ces choses n'étaient plus des tracas et il était toujours plus tendu que je ne l'avais jamais vu.

« Il ne veut pas te décevoir, » dît une voix paisible derrière moi. Je me retournai pour voir Renée regarder Edward faire les cent pas, ses yeux pleins de compassion. « Il a été nerveux toute la soirée, à essayer de s'assurer que tout était parfait pour toi. Ce garçon est vraiment accroc. »

Elle me regarda et sourît.

« Et de toute évidence toi aussi. Je ne trouve pas les mots pour te dire à quel point je suis heureuse que vous vous soyez trouvés. »

« Moi aussi » dis je alors que mes yeux étaient de nouveau attirés vers Edward.

Nous restâmes côte à côte à le regarder marcher nerveusement. C'était étrangement apaisant.

« J'espère que ça ne te dérange pas que je sois ici ce soir, » dît-elle, « Edward m'a invitée et… bon… j'avais vraiment envie de venir. Mais si ça te met mal à l'aise, je t'en prie dis le moi. C'est ta soirée. Je détesterais faire quelque chose qui te gênerait. »

Je plissai les sourcils en réfléchissant à ce qu'elle venait de dire.

Étais-je contrariée qu'elle soit là ?

Au début quand j'étais entrée dans la maison et que je les avais vu elle et Charlie, sa présence ne m'avait même pas choquée. La pièce était remplie des gens qui comptaient le plus pour moi, et bizarrement, elle n'avait pas l'air de dépareiller.

Bon sang qu'est ce que ça veut dire ? Que je veux qu'elle soit là ? Que je suis prête pour qu'elle soit… importante pour moi de nouveau ?

Je n'en avais aucune idée.

Tout ce que je savais c'est que ma mère était là pour fêter mon anniversaire, et pour la première fois depuis longtemps, je n'avais pas envie de la frapper.

« Je suis contente que tu sois ici, Maman, » dis je, en me tournant pour la regarder.

Elle déglutit et baissa les yeux au sol.

« Dieu merci, » dît elle avec un léger rire dans la voix, « parce que j'avais vraiment envie de rester. »

Nous nous regardâmes pendant un moment et je pouvais presque imaginer comment ce serait si les choses n'étaient pas complètement foireuses entre nous.

« Mon ange… désolée… Bella, » dît elle, se souvenant qu'elle n'était pas censée utiliser de surnoms affectueux pour le moment, « je ne savais pas comment tu réagirais si je t'offrais un cadeau, alors je ne t'en ai pas acheté… juste au cas où ce serait… mal perçu. » Elle rebaissa les yeux vers le sol. « Je sais que les choses sont loin d'être au beau fixe entre nous, et je ne veux jamais que tu aies l'impression que je te force à… me pardonner… ou à t'attacher à moi, ni quoi que ce soit. Mais je t'en prie, tu dois savoir que si tu as besoin de n'importe quoi… je serai là pour toi. Ca peut être difficile pour toi à croire après mes antécédents peu reluisants, mais je m'engage à essayer de toutes mes forces à me racheter pour tout le temps ou je t'ai laissée tomber, et j'espère sincèrement qu'un jour, tu me laisseras faire. »

Elle fouilla dans son sac et en sortir une enveloppe, la brandissant pour que je la prenne.

« Tiens, » dît-elle, « c'est pour toi. Ce n'est pas exactement un cadeau d'anniversaire mais j'ai pensé que tu devrais voir ça. »

Je pris l'enveloppe et l'ouvris. A l'intérieur, il y avait un morceau de journal. Il y était écrit – « Nécrologie. Phillip John Dwyer, âgé de 53 ans. Décédé le 9 Septembre au centre médical de UCLA. »

Tout l'air de la pièce disparut.

« Phil ? » murmurai-je, en regardant Renée avec des yeux exorbités. « Il est mort ? »

Elle hocha la tête. « Sa mère me l'a envoyé. Je crois que c'était sa façon de s'excuser pour tout ce que son fils m'avait fait. Nous avait fait. »

J'avalais péniblement ma salive alors qu'un afflux abrutissant d'émotions m'envahissait. Je fermai les yeux et tentai de respirer tandis qu'une énorme bulle de soulagement enflait autour de moi.

Il était mort.

Cet enfoiré de batard ne vivrait plus pour faire de mal à qui que ce soit.

J'avais envie de crier, de chanter, de danser et de pleurer tout en même temps.

Il était mort.

Le. Meilleur. Cadeau. D'Anniversaire. Que j'aie reçu.

« Comment est il mort ? » demandai je calmement, les yeux toujours fermés.

J'espère que c'est douloureux. J'espère qu'il a ressenti ce que c'est de ne pas pouvoir respirer tellement on a mal. J'espère que ce connard a souffert.

Est-ce que ça fait de moi une mauvaise personne ?

Putain, je m'en fous. Ce fils de pute méritait de rôtir en enfer pour ce qu'il nous avait fait.

« Cirrhose du foie, » dît Renée avec un soupir. « L'alcool a fini par le tuer. J'ai toujours su que ça arriverait. »

Je la regardai.

Elle plissa les yeux et il y avait un air tourmenté dans son regard.

Seigneur. Ne me dites pas qu'elle est triste qu'il soit mort. Cet enfoiré nous avait tabassées toutes les deux pendant des ANNEES. C'était impossible qu'elle puisse avoir de la peine pour sa mort.

« Maman, » dis je en tentant de dissimuler l'incrédulité de ma voix, « je t'en prie, dis moi que tu n'es pas triste pour la mort de Phil. »

Elle me regarda sévèrement.

« Grand Dieu, non, » dît-elle de façon théâtrale. « Je me sens mal parce que j'ai envie de danser autour de sa tombe fraichement refermée et de chanter Alléluia. Ce que je veux dire c'est que je suis tellement heureuse qu'il soit mort que c'en est effrayant. J'espère simplement que cet enfoiré a souffert avant de crever. Une mort douce n'aurait pas été juste pour lui. »

Enfin, on est d'accord sur quelque chose.

Nous restâmes toutes les deux silencieuses, regardant Edward continuer à arpenter et à marmonner pour lui-même.

Un étrange sentiment de solidarité envers ma mère me frappa alors que je devinai à quel point la mort de Phil pouvait être incroyablement libératrice pour elle.

J'éprouvais la même chose.

Pour nous deux c'était une chance de tourner une page sur cette partie de nos vies et d'enterrer, la douleur, la peine et la trahison qui nous avaient ravagées pendant si longtemps. C'était notre chance de repartir de zéro, dans un monde où Phil l'enculé Dwyer ne pouvait plus nous faire de mal.

Je soupirai et repoussai les pensées concernant Phil de mon esprit. Ce soir il s'agissait de moi. Enfin. Pas de lui.

Moi et les gens que j'aimais.

« Tu devrais aller le rejoindre, » dît Renée, en faisant un geste en direction de la silhouette agitée d'Edward. « Apparemment, il a besoin de toi. »

Je le regardai passer ses mains dans ses cheveux de manière compulsive et en soupirant régulièrement.

« Je suis inquiète qu'il ait de mauvaises nouvelles à m'annoncer, »dis-je, mon honnêteté me surprenant moi-même, en particulier face à ma mère.

« Bella, »dît Renée, en se tournant pour me faire face et en me frappant avec sa voix de `maman', « cet homme tuerait ou mourrait pour toi. Je doute énormément que tu aies à craindre quoi que ce soit qu'il ait à te dire. »

Je regardai l'homme que j'aimais dehors. Je savais que ce qu'elle disait était vrai, et cependant je ne parvenais pas à réfréner ce malaise sinueux qui s'immisçait en moi, me faisant frissonner involontairement.

Il se tramait quelque chose avec lui ce soir. Quelque chose d'important. Cela me rendait nerveuse.

« C'est un homme spécial, Bella, » dît Renée, en me souriant, « tu as trouvé un des rares qui soit bien. »

Je lui renvoyais son sourire et acquiesçai.

Ouais, c'est vrai.

J'ouvris la baie vitrée et marchai jusqu'à Edward. La piscine était remplie de minuscules bougies flottantes et l'eau scintillait du reflet des innombrables flammes.

Il leva les yeux en m'entendant approcher et expira lourdement, ses yeux se refermant quelques secondes et ses lèvres bougèrent en silence.

Il utilisait ses techniques de sérénité pour se calmer.

Une pointe de panique acérée me transperça.

Quelque chose ne va pas. Je peux le sentir.

Il ouvrit les yeux et je m'arrêtai face à lui.

« Hey, » dît il doucement, faisant un pas en avant de manière à pouvoir passer ses bras autour de ma taille, « tu passes un bon moment ? »

« Je passe un moment génial, » dis-je, le pic aigu d'anxiété teintant ma voix, « hormis que j'ai regardé mon petit ami paniquer toute la soirée et je ne sais absolument pas pourquoi. »

Il baissa la tête, son visage montrant son regret.

« Etait-ce si évident ? »

« Oui. Et ça me terrorise carrément, Edward. »

« Je suis désolé. C'est la dernière chose que je voulais qu'il se passe. »

« Voudrais-tu s'il te plait me dire ce qu'il se passe ? »

Il baissa le regard.

« Il y a deux choses dont je dois parler avec toi. Des choses importantes. C'est juste… Je ne suis juste pas certain de la façon dont tu vas réagir. J'essayais de m'imaginer comment j'allais te dire ça. »

« Me dire quoi ? »

« Et bien si je pouvais réussir à juste cracher ça comme ça je ne serais pas en train de faire les cent pas, non ? » dît il sèchement.

Il frotta son visage de ses mains.

« Putain. Désolé. Tu vois c'est la partie difficile. Peut être que tu devrais t'asseoir. »

« Pourquoi ? »

« Parce qu'il se peut qu'on soit ici pour un moment. »

Je soufflai et posai mes mains sur mes hanches.

« Edward, juste, dis moi. »

Il se remît à arpenter le bord de la piscine.

« Bella, j'ai le très mauvais pressentiment que tu vas me tuer. Et pas d'une manière `je-vais-sucer-ta-queue-jusqu'à-ce-que-ton-cerveau-explose-de-plaisir-et-que-tu-croies-que-tu-es-mort-et-arrivé-au-Paradis' non plus. »

Il m'attrapa et me conduisit jusqu'à une élégante causeuse, me faisant m'assoir avant de se redresser et de se tenir face à moi.

« Ok, » dît il en expirant profondément, « voilà. »

Je croisai les jambes et essayai de ne pas sembler impatiente. Ce n'était pas facile.

« Donc, depuis que j'ai découvert que ton anniversaire approchait, je me suis torturé l'esprit en essayant de réfléchir à quoi t'offrir. Je veux dire, tu es… bien… tu es toi. Je t'aime. Je voulais t'offrir quelque chose qui te montrerait combien je t'aime… combien tu es importante pour moi. »

J'acquiesçai.

« Mais c'est plus difficile que ça en a l'air, » dît il en recommençant à marcher nerveusement, « c'est vrai, tellement de choses sont simplement trop cliché- le parfum… la lingerie… les bijoux. Ce sont des cadeaux prévisibles qu'un petit ami offre à sa petite amie. Des millions d'hommes le font chaque jour. Je voulais t'offrir quelque chose de différent. Quelque chose de spécial. Quelque chose que tu adorerais. »

Ses yeux s'ancrèrent aux miens mais il continuait de marcher.

« Alors j'ai commencé à penser à toi… et ta vie… et à comment tu as été privée de tant de choses pendant tant de temps, et à la façon dont je voulais m'assurer que tu ne manques plus jamais de rien parce que quand je pense à toi étant sans domicile et affamée, je deviens complètement fou de colère parce que tu es magnifique et parfaite et tu ne devrais jamais avoir rien de moins que la perfection dans ta vie, et même si je sais que tu m'aimes et que tu te fous que j'ai un paquet de fric, le fait est que j'ai un paquet de fric, et je veux utiliser cet argent pour pourvoir à tous tes besoins et te rendre heureuse et te donner tout ce dont tu pourrais jamais avoir besoin ou envie parce que… bon… putain, je ne veux pas passer pour un connard ou autre chose, mais… tu es à moi. Tu comprends ce que je veux dire par là ? Pas comme une possession, mais dans le sens comme si t'étais faite pour moi. Mon Dieu, ça part dans tous les sens. »

Il expira de nouveau et ferma les yeux, et tout ce que je pouvais voir c'était lui en train d'essayer de se calmer.

Je me levai et marchai jusqu'à lui, prenant tendrement son visage en coupe et caressants sa mâchoire.

Il soupira et ses paupières s'agitèrent mais restèrent fermées.

« Bella, » murmura-t-il, « je veux te rendre heureuse. »

« Tu me rends heureuse, » le rassurai je, caressant son visage du bout de mes doigts. « Je suis plus heureuse que je ne l'ai jamais été et c'est grâce à toi. »

Il ouvrit les yeux et me regarda.

Mon souffle resta coincé dans mes poumons.

Vous voyez ? C'est pour ça que je l'aime. Quand il me regarde comme ça… je suis belle. Je suis la plus belle chose qu'il ait jamais vue. Il m'aime et je peux lire à quel point au fond de ses yeux.

« Je voulais t'offrir quelque chose que tu aimerais. » dît il, en faisant courir ses mains le long de mes bras jusqu'à mes poignets puis remontant jusqu'à mes épaules. Je frissonnai alors qu'une électricité chaude faisait picoter ma peau.

Et bien, tu aurais pu te mettre à poil et t'enrouler un gros nœud rouge autour de toi. J'aurais ADORE ça.

« Edward quoi que tu m'aies acheté pour mon anniversaire, je suis sure que c'est magnifique. »

« C'est magnifique, » dît-il, ses yeux réfléchissant les centaines de bougies flottant dans la piscine. « Mais c'est extravagant. Je ne veux pas que tu te sentes… gênée de l'accepter. Je t'en prie, promets que tu l'accepteras. »

Mon Dieu, on m'a déjà offert tellement de cadeaux extravagants ce soir – des diamants, des billets d'avion, la nouvelle de la mort de ce connard de Phil. Comment ça pourrait être plus extravagant ?

« Bien, » dis-je, rassurante, « Je promets que je l'accepterai. Maintenant, je t'en prie, ce suspense me tue. Montre-moi mon cadeau. »

Il inspira profondément et me força à me tourner pour faire face aux portes de l'arrière de la maison.

« Joyeux anniversaire, Bella, » dît il au creux de mon oreille.

Je fronçai les sourcils.

« Alors, où est mon cadeau ? » demandai je perplexe.

« Là, » dît il en désignant les portes.

« Quoi, à l'intérieur de la maison ? Ou dans la maison ? Est-ce qu'on va jouer à chaud/froid, parce que ça peut être marrant. »

Il vint se placer devant moi et prît mes mains.

« Bella, on a cherché des appartements et des maisons depuis des semaines, et je sais que rien ne t'a emballé. Mais ça ? » Il désigna la maison, « A chaque fois que tu viens ici tu en chantes les louanges. Je vois tes yeux scintiller quand tu en parles. Je sens bien comme tu es y es liée. S'il te plait dis que tu l'aimes. »

La compréhension me heurta tel un train de marchandise, me coupant le souffle et faisant fléchir mes jambes.

« Edward, » sifflai-je alors qu'il remarquait ma détresse et passait ses bras autour de moi, « Tu… m'as acheté… une maison ? »

Même dans la faible lumière de la piscine éclairée par les bougies, je pouvais le voir rougir.

« Euh…ouais. »

Je fermai les yeux et tentai d'appréhender l'absurde réalité de ce qu'il disait.

Une maison.

Il m'a acheté… une maison.

Nooon. Arrive pas à assimiler. Imprime pas. Pas possible d'accepter.

« Bella ? Dis quelque chose s'il te plait. »

Je ne peux pas. Mon cerveau est trop occupé à essayer d'assimiler le fait que tu m'AS ACHETE UNE PUTAIN DE MAISON pour être capable d'organiser des consonnes et des voyelles pour en faire des mots réels.

« Bella, ouvre les yeux. »

Nooon. Alors je verrais la maison. La maison qui est contre toute attente la mienne. Impossible à gérer.

« S'il te plait regarde-moi. »

Je secouai la tête.

« Pourquoi pas ? »

Je ne pouvais toujours pas parler.

Je sentis des mains chaudes caresser mes bras.

« Bella, je veux que tu aies ça. Je t'en prie. »

Je parvenais à retrouver ma voix mais elle était toujours fluette et tremblante. Je gardai les yeux fermés.

« Edward, c'est trop. »

« Non, ça ne l'est pas. Je veux que tu l'aies. Je veux que tu aies tout ce que tu as toujours voulu. »

« Tu es tout ce que j'ai toujours voulu. »

« Il nous faut un endroit où vivre, Bella. »

« J'ai réussi à faire sans un endroit où vivre auparavant. »

« Oui, et il gèlera en enfer avant que je ne laisse quelque chose de la sorte t'arriver de nouveau. Bella, je t'en prie… »

« C'est une MAISON, Edward. Une gigantesque maison magnifique et parfaite. »

« Je sais ça. C'est notre maison. S'il te plait regarde-la. »

Je ne pouvais rien lui refuser lorsqu'il disait `s'il te plait' comme ça.

J'ouvris les yeux.

Il me regardait avec inquiétude… et amour. Seigneur. Tellement d'amour.

Je regardai la maison par-dessus son épaule.

Je pouvais voir tout le monde s'amuser à l'intérieur. – mangeant, buvant et dansant.

J'eus l'envie soudaine de leur demander à tous de retirer leurs chaussures et de s'assurer qu'ils posaient bien leurs boissons sur des dessous de verre pour ne pas endommager les meubles.

« Je suis désolé, » dît Edward doucement, « je sais que c'est trop. Je sais que je n'aurais pas dû. Mais… » Il prit mes mains et caressa mes doigts. Je regardai nos doigts entrelacés. « Je savais combien tu l'aimais. Je l'aimais. Je voulais vivre ici avec toi. Je me suis imaginé…. Pourquoi perdre notre temps à chercher quelque chose que nous aimons tous les deux alors que nous l'avons déjà trouvé ? J'ai convaincu la maison de disques de me la vendre. »

Il se pencha et toucha mon visage. Mes yeux s'ancrèrent automatiquement aux siens.

« S'il te plait dis quelque chose. »

Mon Dieu, il était magnifique. Et je ne parle pas juste de beauté physique, parce que même si il était l'homme le plus époustouflant que j'aie jamais vu… c'était plus que ça. C'était tout en lui.

Il était tout.

« Merci, » dis-je, essayant une fois de plus de contenir mes émotions incontrôlables.

Seigneur, je souffre de syndrome prémenstruel moi aujourd'hui ? J'ai l'impression d'être folle.

Je me dressai sur mes orteils et embrassai Edward mes émotions bouillonnant toujours en moi telles un taureau sauvage. Ses bras se resserrèrent autour de moi tandis qu'il me rendait mon baiser, sa bouche arrivant comme toujours à me rendre folle de désir pour lui.

Je ne pouvais pas le supporter.

Je m'écartai, haletant bruyamment.

Je sentis un poids inconfortable comprimer ma poitrine.

« Bella ? » dît Edward avec inquiétude, « qu'est ce qui ne va pas ? »

Mon cœur battait trop vite. On aurait dit que je faisais une crise d'anxiété.

Tout ce qui s'était passé aujourd'hui semblait juste trop.

Ne gâche pas ce moment pour lui. Ressaisis-toi nom de Dieu.

« Je ne sais pas nager, » dis-je en me tournant enfin pour regarder la piscine, toujours à moitié-comateuse, mes mots paraissaient inarticulés.

Edward semblait perplexe.

« Qu'est ce que tu dis ? » demanda-t-il, passant ses bras autour de moi en se calant contre mon dos.

« J'ai pris quelques leçons étant enfant mais pas suffisamment pour faire plus que m'agiter et ne pas sombrer au fond. La seule chose que j'ai apprise c'est de ne pas paniquer. Quand tu paniques, tu luttes contre l'eau jusqu'à l'épuisement et ça t'entraine vers le fond. Et quand tu es au fond, tu n'as pas la force de réaliser que tout ce que tu dois faire pour survivre c'est de lâcher prise. Tu t'assois juste au fond et laisse l'eau gagner. C'est pour ça que tellement de gens se noient. »

« Mon cœur, de quoi tu parles ? »

« Mais tu as le choix. C'est ce que beaucoup de gens ne réalisent pas. Tu peux flotter. N'importe qui peut flotter. Il faut juste accepter que tu le puisses. Flotter ne requiert aucune capacité. Il suffit de laisser faire. Ne pas paniquer. »

Je me tournai et regardai la maison – énorme, magnifique et étincelante de l'intérieur.

Je me retournai et regardai Edward – merveilleux, parfait et mien.

Trop parfait. Trop.

« J'essaye de ne pas paniquer, » dis je honnêtement, mon corps, mon esprit et mes émotions m'entrainant dans de différentes directions, chacune tentant de m'attirer vers le fond, « mais ce soir… je me sens submergée. Comment puis je passer de ne rien avoir à avoir tout ça ? Comment est ce possible ? Je ne comprends pas. »

Edward m'enveloppa de ses bras et j'enfouissais ma tête contre son torse, respirant profondément, essayant désespérément de flotter.

« Je suis plutôt un bon nageur, » murmura-t-il, embrassant tendrement mon front, « mais occasionnellement, j'oublie de ne pas paniquer. Peut être que je pourrais t'apprendre à nager et tu pourrais m'apprendre à flotter. »

Je fermai les yeux alors que son odeur envahissait mes poumons, me donnant un bref aperçu de ce que désirais constamment.

« Peut être, » dis-je, hésitante.

Il s'écarta de moi et releva mon visage vers le sien, embrassant mes lèvres avec dévotion, sa bouche douce, chaude et au gout de cidre sans alcool.

« Bella, il y a une autre chose dont je voulais te parler ce soir, et je suppose que maintenant est un aussi bon moment qu'un autre. »

Il prit un instant pour observer mon visage, ses yeux calmes mais brulants de passion.

« Je veux que tu sois heureuse, » dît il, en me dévisageant toujours avec une intensité silencieuse, « je veux passer le reste de ma vie à essayer de te rendre heureuse. Je t'en prie, laisse-moi le faire. »

Sa voix était douce. Peu exigeante. J'en oubliai presque la signification de ses mots.

« Je… Edward… tu as dit… euh… quoi ? »

Il sourît.

« Wahou, » dît il plus pour lui-même que pour moi, « je croyais que je serais plus nerveux pour te demander ça, mais tout à coup, la seule chose qui me rende nerveux c'est ta réponse. »

Il s'éloigna de moi et marcha jusqu'à une petite table en fer forgé près de la piscine. Il saisit quelque chose et revint, s'arrêtant devant moi.

Mon cœur se mît à tambouriner frénétiquement.

« Bella, » dît Edward, en me regardant dans les yeux avec une intensité que je ne lui avais jamais vue, « j'ai passé de nombreuses années à courir dans tous les sens, essayant désespérément de trouver quelque chose qui apaiserait l'instabilité que je ressentais en moi. Essayant de calmer cette douleur vive que j'avais. J'ai fait tant de choses dont j'ai honte… blessé tellement de gens, ma famille comprise… mais rien ne fonctionnait. Je me sentais vide. Comme si il y avait des trous en moi qui n'était jamais comblés, peu importe combien de drogues je prenais ou combien d'alcool je buvais ou avec combien de femmes je couchais. Les trous étaient toujours là. J'en étais presque venu à accepter qu'ils faisaient simplement partie de moi et que je devrais m'habituer à me sentir incomplet.

Et puis je t'ai rencontrée, et tout à coup l'instabilité s'est évaporée. Les trous sont devenus plus petits et moins pleins jusqu'à ce qu'ils finissent par ne plus exister.

Tu as fait ça. Tu m'as rempli de toutes les façons comme je n'aurais jamais cru ça possible. Grâce à toi j'ai eu la sensation de mériter d'avoir quelque chose de formidable et d'exceptionnel.

Tu m'as rendu complet.

Pour la première fois de ma vie, je savais ce que c'était de ne pas avoir à chercher quelque chose puisque je l'avais déjà trouvé.

Je t'avais trouvé, toi. »

Il inspira et je pouvais voir qu'il se sentait ému. Ma poitrine se comprima en réponse.

Je t'en prie ne pleure pas, Edward. Si tu le fais, je vais exploser en un millier de morceaux et m'écrouler en un bazar haletant et sanglotant sur le sol. J'ai assez de mal à accepter que tout ça est réel sans en arriver là. Je t'en prie, ne pleure pas.

Il prit une longue bouffée d'air et poursuivit, sa voix régulière mais douce.

« Je n'ai jamais vraiment cru ces conneries romantiques que j'ai entendu pendant des années. Toutes, les chansons, les poésies et les déclarations dithyrambiques d'éternité et de destinée. Ca me semblait `too much'. Je croyais que les gens en faisaient trop. Qu'ils jouaient la comédie. Je n'avais jamais vraiment cru qu'un amour qui puisse être dévorant, passionné, monumental existe réellement. Mais maintenant, je sais que c'est le cas. Je l'ai. Avec toi. Et mon esprit est constamment époustouflé parce que je trouve de nouvelles manières de t'aimer chaque jour. »

Edward leva sa main, et à l'intérieur se trouvait une petite boite de velours noir.

Un écrin pour bague.

Mon cœur essayait de s'extirper de ma poitrine tant il cognait fort.

Mon regard était absolument choqué lorsqu'Edward posa un genou à terre et ouvrit la boite pour révéler la plus belle bague que j'aie jamais vue. Elle brillait et scintillait à la lueur des bougies.

Je suis quasiment sûre que j'avais cessé de respirer.

« Isabella Swan, « dît Edward en levant les yeux vers moi, sa voix rauque et emplie d'émotions, « je ne veux jamais me retrouver sans toi. Je t'en prie. Dis que tu seras mienne pour toujours. Épouse-moi. »

Le temps s'arrêta.

Une bouffée d'air âpre entra dans mes poumons quand ses mots parvinrent à mon esprit, estompant les lignes séparant le rêve de la réalité en un instant aveuglant.

Nom de Dieu.

N'avez-vous jamais eu un de ces moments ou vous quittez votre corps en quelque sorte et baissez les yeux sur où vous êtes et ce que vous faites et pensez, `Putain de MERDE, comment je me suis retrouvée là ? '

Bien, c'est là que je me retrouvais en ce moment.

C'était comme si je flottais au dessus de nous, regardant la scène se dérouler.

Mes mains couvraient ma bouche, un air d'ahurissement absolu figeant mon visage, et Edward Cullen – l'homme le plus sublime, magnifique, formidable que cette Terre n'ait jamais porté- levait les yeux vers moi avec un amour et une adoration absolue, son visage divin à couper le souffle en attendant que je réponde à la question que je pensais qu'on ne me poserait jamais.

« Bella ? » dît-il doucement, « tu as entendu ce que j'ai dit ? »

Je me vis acquiescer lentement.

Ca ne peut pas se passer. Ca ne se peut vraiment, vraiment pas.

Son visage était maculé d'un espoir à vous faire chavirer le cœur.

« Je ne veux pas te mettre la pression, beauté, mais, est ce que tu… » Il déglutît difficilement, « est ce que tu as une réponse pour moi ? »

Je fus de nouveau propulsée dans mon corps tandis que tout se passait au ralenti.

Il n'y avait pas assez de place en moi pour toutes les choses que je ressentais.

Tout à coup, l'air était suffocant. Ma peau était trop chaude. Ma tête me lançait de l'incroyable surréalité de ce qu'il m'arrivait.

« Bella, tu vas bien ? »

Bonne question. Je ne crois pas. `Bien' est à un autre univers de la façon dont je me sens maintenant.

Je ne pouvais pas parler. Je ne pouvais pas penser. Je pouvais à peine respirer.

« Bella ? »

Une part de moi hurlait que j'allais le décevoir, peu importe ce que j'allais dire. L'autre part murmurait que je méritais ça. Que le conte de fée était si proche que je pouvais le toucher.

Mais les contes de fée n'existent pas, n'est ce pas ?

Mon cœur tambourinait pour fuir ma poitrine.

« Bella ? »

Sa voix était très lointaine, flottant en moi, et m'étourdissant.

Je ne pouvais cesser de le regarder. Il était toujours sur un genou, plissant les yeux. Soucieux. Ses yeux noirs d'inquiétude.

Ses yeux. Seigneur, ses yeux. Tout ce que j'aie toujours voulu. Juste là. Si proche.

« Bella, je t'aime. Je t'aimerai toujours. »

Il déglutît péniblement, ses yeux me suppliant, avec une incertitude à vous retourner le ventre, implorant une réponse.

« S'il te plait… dis que tu passeras le reste de ta vie avec moi. Je… mon Dieu, Bella… j'ai besoin de toi. J'aurai toujours besoin de toi. S'il te plait. Épouse-moi. »

Je tentai de ravaler ma salive mais je n'y arrivai pas. J'étais assaillie par tellement d'émotions qu'il était difficile de dire laquelle comprimait mes poumons et laquelle me donnait l'impression de pouvoir voler.

Le monde commençait à tourner, à tanguer, à vaciller sous moi.

« Bella ? »

Avant que je ne réalise ce qu'il se passait, l'obscurité m'enveloppa et je tombai.

La dernière chose dont je me rappelai était les bras d'Edward me rattrapant avant que je ne heurte le sol, sa voix inquiète résonnant dans mes oreilles.

Quand je revins à moi, j'étais allongée sur le canapé. Edward était à côté de moi, caressant mes cheveux.

Il m'a fait sa demande. Il m'a fait sa demande et je me suis évanouie.

Pas cool, Swan. Du tout.

Le visage de Carlisle apparut devant moi. Il prit mon visage en coupe dans ses mains et me regarda dans les yeux.

« Comment te sens-tu ? » demanda-t-il en soulevant mon poignet et en prenant mon pouls.

Ma poitrine me faisait mal. Ma peau était moite. J'avais besoin de faire quelque chose… de dire quelque chose à Edward… mais je ne savais pas quoi.

« Je vais bien, » dis je, en m'asseyant, réalisant que tout le monde était agglutiné autour du canapé, me regardant avec inquiétude. « Je pense que j'ai juste…euh… bon… »

Oh, mon Dieu, c'est embarrassant.

« Je suppose que j'ai oublié comment respirer. »

Carlisle retint un sourire. Il ressemblait trait pour trait à Edward en cet instant. C'était carrément adorable.

Edward regardait son père m'examiner avec des yeux attentifs. Je pris sa main et la serrai.

« Je vais bien, » dis je, en essayant de le rassurer ainsi que moi. « Je suis désolée… Je… Je ne t'ai pas répondu. »

Je me sentais bizarre. Tout avait l'air irréel.

La main d'Edward dans la mienne tressaillît imperceptiblement.

Pouvait-il sentir mon malaise ? Sait-il seulement combien je suis terrorisée en cet instant ?

C'est vrai, j'accepte tout juste le fait qu'il soit mon petit ami, et tout à coup, il m'achète des maisons et me demande d'être sa femme ?

Je suppose, en regardant attentivement, qu'il y avait des indices.

Il avait été très mystérieux à l'approche de la soirée. J'entrais souvent dans une pièce et le trouvais au téléphone, raccrochant rapidement ou se mettant à parler de baseball. Il détestait le baseball.

Si j'avais été plus observatrice, j'aurais probablement remarqué. Il était clair, que je vivais dans le pays des Paumés, entouré par une mer de Putain C'est Evident puisque la maison et la demande m'avaient complètement prise au dépourvu.

Et maintenant, je faisais une crise d'anxiété majeure dans une pièce pleine de ceux qui m'étaient les plus proches et les plus chers.

Excellent.

« Ton pouls est légèrement élevé, » dît Carlisle en relâchant mon poignet et en se relevant. « Reste juste allongée quelques minutes, et on verra si ça passe. As-tu mangé quelque chose ce soir ? »

Je secouai la tête.

Esmée me tendit une assiette avec quelques sushis.

Je n'avais pas faim mais j'en enfournais un dans ma bouche et le mâchai malgré tout. Carlisle semblait se détendre alors que je me forçai à l'avaler.

Je sentais les yeux d'Edward rivés sur moi.

Je jetai un regard vers lui et il détourna les yeux.

Carlisle pressa ses doigts contre mon poignet une fois de plus, paraissant plus satisfait par mon pouls quand il relâcha ma main.

« C'est mieux. Je voudrais que tu te reposes encore quelques minutes et je vérifierai de nouveau. Pendant ce temps, s'il te plait n'oublie pas comment respirer, ca fait sérieusement paniquer mon fils. Même si c'est plutôt drôle d'entendre sa voix devenir haut-perchée et aigue comme celle d'une fille. Il n'a pas crié comme ça devant moi depuis qu'il s'était pris un coup dans les parties avec une batte de baseball quand il avait quatorze ans et qu'il était persuadé que son scrotum était cassé. »

Bon, ça explique son aversion pour le baseball.

J'entendis plusieurs personnes ricaner, Rob et Emmett inclus.

Edward plongea sa main dans ses cheveux et soupira. « Merci pour ça, Papa. Rien de tel que de mentionner mon scrotum pour vraiment mettre de l'ambiance dans une soirée. »

Carlisle lança un sourire malicieux à Edward qui rougissait.

« Bon sang, qu'est ce qu'il s'est passé là dehors qui t'a fait oublier comment respirer, Bells ? » demanda Emmett, en regardant Edward avec les sourcils froncés.

« Pas ce que tu crois, pervers, » dît Edward la voix grave et dénuée de toute trace de l'humour taquin qu'il partageait habituellement avec Emmett.

« Je trouve ça difficile à croire, Miley, » dît Emmett avec un sourire provocateur, ne remarquant pas la différence. « Vous étiez dehors tous les deux depuis plus de quinze minutes. Habituellement, autant de temps seul à seul signifie une quantité excessive de touchers inappropriés. »

« Nous ne faisions que parler, » dît Edward, me regardant en vitesse avant de baisser les yeux au sol.

Il était tendu et je détestais le fait qu'il ne me regarde pas.

Peux-tu le lui reprocher, Swan ? Il vient juste de te poser une des questions les plus importantes qu'un homme puisse poser à une femme et tu ne lui as toujours pas donné de foutue réponse.

J'avais besoin de lui parler… de lui dire ce que je ressentais.

Il regarda dans ma direction, voyant ma poitrine se soulever et se rabaisser nerveusement, puis il rebaissa les yeux et commença à grignoter ses ongles.

J'aurais aimé que nous soyons seuls. Je ne pouvais pas dire toutes les choses que j'avais besoin de lui dire devant tous ces gens.

Je restais assise mais me redressais, essayant de gonfler mes poumons. Ils ne le faisaient pas.

Je me penchai et écartai sa main de sa bouche, la gardant dans les miennes, caressant ses doigts tendrement.

« Edward », dis-je doucement, souhaitant attirer son regard vers moi, « j'ai besoin de te parler en privé… »

Avant que je ne puisse dire quoi que ce soit d'autre, Renée s'avança et me tendit un verre d'eau. Je la remerciai et bus une gorgée, tout à coup consciente que tout le monde me regardait.

Je contemplai les visages scrutateurs en rougissant.

« Wahou. C'est excitant, hein ? » Dis-je le souffle court, essayant de ne pas avoir l'air de me noyer sur la terre ferme, « Vous venez tous faire la fête avec moi et finissez par me regarder complètement inconsciente. Sans aucun doute je sais comment vous faire passer du bon temps, pas vrai ? »

Je tentai de rire mais n'y parvenais pas.

« On est juste heureux que tu ailles bien, Bells, » dît Charlie. « En plus, je m'attendais un peu à quelque chose de ce genre. Tu as bu plus de deux verres d'alcool et nous savons tous que tu es un poids plume. »

Tout le monde s'esclaffa.

Je me concentrai sur ma respiration.

« Au moins t'as pas gerbé, » ajouta Rob gentiment. « Je parle par expérience quand je dis qu'on peut remercier Dieu pour sa clémence. »

Je lui adressai ce qui se rapprochait le plus d'un sourire et regardai en direction d'Alice.

Elle plissait les yeux.

Non, correction.

Elle avait un air renfrogné.

Elle continuait de regarder entre Edward et moi avec suspicion et je pouvais presque sentir ce qu'elle s'apprêtait à dire.

« Bordel, qu'est ce qu'il se passe ici ? » demanda-t-elle, ses yeux mitraillant son frère. « Edward, bon sang, de quoi vous avez parlé tous les deux dehors ? »

« Alice, » dît Edward d'un ton menaçant, « je te parlerai de ça plus tard… »

Alice haleta.

Oh merde.

Ca ne va pas être bon.

« Edward Enfoiré Cullen ! » cracha-t-elle, « Tu lui as demandé de t'épouser sans ME le dire ? A MOI ? La personne qui a rêvé de ce moment depuis des putains de MOIS ? C'est quoi ce MERDIER ? »

Edward grogna et se frotta les yeux.

Soudainement, la pièce bourdonnait de bruits. Tout le monde nous assaillait de questions. Ils voulaient savoir ce qu'il avait dit. Ce que j'avais dit. Où était la bague ? Avions-nous fixé une date ?

Je fermai les yeux pour faire abstraction.

La main d'Edward se resserra autour de la mienne, mais il avait l'air si lointain. J'avais besoin de le sentir plus proche.

« S'il vous plait tout le monde, calmez vous, » entendis je Esmée dire. Sa voix était haut perchée et ferme.

Doux Jésus, je vous en prie, faites que je ne m'évanouisse pas de nouveau. Ca craindrait trop.

J'ouvris les yeux et regardai Edward. Il avait l'air malheureux. Je voulais le réconforter mais ma tête vacillait. J'avais la sensation d'être un bateau en pleine tempête. Les visages autour de moi tanguaient.

Alice approcha et dévisagea sa mère.

« Maman ? Tu SAVAIS ça ? » Dît-elle, incrédule.

Esmée soupira.

« Il m'a demandé la bague de Grand-Mère Cullen, Alice. Disons que j'ai deviné. »

La respiration d'Alice tressauta.

« Oh, putain, » dît-elle doucement, en se tournant vers moi, « Bella, cette bague doit être vraiment magnifique sur toi. »

« Alice, ton langage, » reprît Esmée.

« Bon ? » dît Alice en me regardant avec impatience, « montre-nous. »

Je levais les yeux vers elle, essayant de me concentrer sur son visage. Je ne pouvais pas.

Mon esprit hurlait que je devais leur dire que je n'avais pas répondu, mais les mots n'arrivaient pas à franchir le seuil de ma bouche.

Je regardai Edward. Il fixait le sol, ses épaules voutées et crispées. Ma main gauche serrait toujours sa main droite. Puis il retira lentement sa main, révélant mes doigts nus.

« Edward… » Murmurai-je, mais je ne pensais pas qu'il pouvait m'entendre.

Je sentis la stupeur de tout le monde me frapper comme un coup de poing dans l'estomac. Mes cotes se comprimèrent davantage.

« Bella ? » dît Alice horrifiée, « Tu… Bordel de Dieu… tu l'as rejeté ? »

Sa voix était basse et étouffée, mais dans le silence absolu de la pièce, elle résonnait comme si elle avait hurlé.

« Alice, arrête s'il te plait, » dît Edward calmement.

Il pense que je l'ai rejeté.

« Edward, non. » parvins je à souffler avant de commencer à haleter.

Des ombres noires dansaient aux contours de mon champ de vision.

Carlisle apparut devant moi, flou et tremblant.

« Bella, respire, » ordonna-t-il paisiblement.

J'essayai. J'avais un peu d'air dans les poumons mais il en sortait trop rapidement.

Il fallait que je lui dise que je ne l'avais pas rejeté, pour le rassurer sur le fait que je le voulais plus que tout dans toute ma vie, mais j'étais terrifiée que dès que j'aurais fait ça, je me réveillerais pour me rendre compte que ce n'était encore qu'un rêve de plus et je serais submergée par une déception dévastatrice.

Edward m'avait demandé de l'épouser. Il m'avait acheté une maison.

C'était le rêve le plus extravagant que j'aie jamais fait.

Mes poumons recherchaient désespérément de l'air

L'obscurité m'attirait vers le fond.

Je gémissais et fermai les yeux.

Cesse de te battre, Bella. Détends toi et flottes.

Je sentis des bras chauds autour de moi…un souffle chaud sur mon visage.

« Bella, je t'en prie, » dît la voix d'Edward, suppliante et désespérée, murmurant à mon oreille, « Respire. »

J'inspirai. L'air avait son odeur. Ma poitrine se détendit un peu mais ce n'était pas suffisant.

Je sentis ses lèvres sur ma joue… mon front… sa main sur mon visage… ses doigts doux et délicats.

Il fallait que je lui dise… il devait savoir…

« Respire, » me pressa-t-il encore.

J'inspirai plus d'air. Il avait sa saveur. Je l'engloutissais profondément en moi, le laissant détendre mes muscles figés et tétanisés.

Les ombres dans ma tête se dissipaient un peu, passant de noir à gris.

Cesse de lutter. Dis lui, Bella. Dis lui ce qu'il représente pour toi. Fais le putain.

Mes paupières étaient lourdes mais je les soulevais malgré tout, luttant contre ce vertige.

J'essayai de me concentrer sur la forme face à moi.

Il était là. Ses bras atour de moi. Ses yeux sur moi.

« Bella, je t'aime. Oublie ce que j'ai dit ce soir. Ca n'a pas d'importance. Je veux seulement être avec toi, peu importe la façon dont tu me laisses l'être. Je t'en prie. J'ai besoin de toi. »

Sa voix se propagea en moi et trancha les bandes d'acier qui comprimaient mes poumons, les désintégrant et les faisant disparaitre.

Il n'y avait rien de plus important pour moi que ce dont il avait besoin. Rien. Ni mes doutes, ni ma peur, ni la possibilité outrageante qu'une fin heureuse soit vraiment et réellement possible pour moi. Et en cet instant avec ses bras autour de moi et ses yeux désespérés analysant mon visage, tout devint clair.

Lui. C'est tout ce dont j'ai besoin. C'est tout ce dont j'aurai toujours besoin. Juste lui.

Il est réel et il est ici et il m'aime. Rien d'autre n'a d'importance.

J'haletai alors qu'une énorme bouffée d'air s'engouffrait en moi, éloignant complètement les doutes et les ombres.

« Edward, » murmurai-je en me penchant pour toucher son visage.

« Oh, Dieu merci, » dît-il, le soulagement illuminant son visage, « Continue de respirer. Seigneur, Bella, ne me fous plus de trouille pareille. Tu ne peux pas… mon Dieu, tu ne peux pas refaire ça, d'accord ? »

« Tu vas bien ? » demanda Carlisle, ses mains prenant mon pouls de nouveau.

« Oui, » dis-je un peu plus fort, les battements de mon cœur résonnant dans mes oreilles. Mon souffle toujours irrégulier, mais l'air était rempli de lui. Il m'emplissait.

Je flottai.

« J'ai paniqué, » dis je, en regardant dans ses yeux, me détestant pour lui avoir causé une telle détresse. « J'aurais dû mieux savoir. Mais tout ce que tu as dit… »

Il avala péniblement sa salive.

« Oublie ça, » dît il en caressant mes cheveux. « Je ne voulais pas te contrarier. Je suis désolé. »

« Non, » dis-je en agrippant sa chemise dans mes mains, « Je ne veux pas oublier ça. C'était… » J'inspirais profondément une bouffée d'air salvatrice. « C'était au-delà de magnifique. J'ai juste… Je ne sais foutrement pas ce qu'il m'est arrivé… mais, mon Dieu, Edward, ma réponse est oui. »

Cette fois-ci, il cessa de respirer.

Je touchai son visage tendrement, souriant devant son expression choquée.

« Edward, respire. »

Il cligna des yeux et inspira bruyamment.

« Ta réponse est… ? »

« Oui. Bien sûr que c'est oui. J'ai juste… » Je calmai ma respiration alors que le rythme de mon pouls s'apaisait enfin, « j'ai juste paniqué parce que… bien… »

Je regardai tous les visages autour de moi, chacun d'entre eux représentant quelque chose de différent pour moi. Chacun important… spécial…

Mais son visage. C'était au-delà de spécial. C'était essentiel. J'essayai de simplement me concentrer sur lui.

« J'ai été misérable pendant si longtemps, » dis je, me battant pour lui faire comprendre à quel point extrême j'avais besoin de lui. « J'ai fait face à chaque jour juste en tentant de survivre. J'étais tellement habituée à vivre sans joie, que je ne croyais que je pourrais être heureuse de nouveau.

Mais ensuite tu as déboulé dans ma vie et tu as tout chamboulé, et tout à coup… mon Dieu, tout à coup, tout ce dont j'avais rêvé durant ces trois dernières années devenait réel, et pour être honnête, je panique à fond parce que ce genre de connerie n'arrive pas à une fille comme moi. En tout cas, c'est ce qu'une part de moi croit. »

J'inspirai encore et fermai les yeux une seconde avant de les rouvrir pour le regarder.

« Et pendant un moment, cette partie a pris le dessus, et je suis navrée de t'avoir fait peur. Mais Edward, s'il te plait, il faut que tu comprennes que tu… tu m'apportes tellement rien qu'en étant toi, alors quand tu achètes soudainement la maison de rêves que je n'avais jamais su vouloir depuis toujours, et ensuite tu me dis les choses les plus merveilleuses sur ce que je représente pour toi ? J'ai en quelque sorte été submergée.

Je ne pensais pas que je pourrais t'aimer plus que je ne le faisais déjà, mais ensuite tu as prononcé ces mots, et tu m'as regardée comme si j'étais une œuvre d'art hors de prix… et… j'ai ressenti… un bonheur tellement intense que j'ai cru que ma poitrine allait s'ouvrir en deux tant elle ne pouvait pas contenir tout l'amour que j'ai pour toi à l'intérieur. »

Je regardai une unique larme couler le long de sa joue.

Il prit mes deux mains dans les siennes, caressant mes doigts avec tendresse en me regardant dans les yeux.

« Alors… Bella… tu es… en train de dire ? »

« Je dis oui, Edward, je vais t'épouser. Je veux t'épouser. Mon Dieu, je veux tellement t'épouser. »

Soudain, la pièce explosa sous les applaudissements, mais la seule chose sur laquelle je pouvais me concentrer était la joie totale et suprême qui irradiait du visage d'Edward.

C'était à couper le souffle.

Il prit une profonde inspiration et me regardait avec un sourire immense en glissant la bague de sa grand-mère à mon doigt et en embrassant ma main avec douceur.

C'était parfait. La sensation était parfaite.

« Merci, » murmura-t-il en s'inclinant pour m'embrasser.

Avant que je ne sache ce qu'il se passait, j'étais sur mes pieds et les gens m'étreignaient. Esmée et Carlisle étaient les premiers, suivis par Alice et Jasper. Alice me cassa presque une côte tant elle me serra fort dans ses bras.

Emmett renifla ses félicitations avant de me plaquer contre son torse gigantesque et sanglota ouvertement. Rose l'écarta doucement de moi et l'entraina dans un coin tranquille.

Rob apparût en face de moi et m'adressa un sourire doux-amer avant de m'attirer contre lui.

« Alors je suppose que t'aimes vraiment bien ce type, hein ? » demanda-t-il en me prenant dans ses bras.

« Ouais, tu peux dire ça, » répondis je, en lui souriant.

« Bien, c'est un homme chanceux. »

Il déglutît et s'écarta de moi, passant sa main nerveusement dans ses cheveux.

« Alors, j'attendrai d'être demoiselle d'honneur au mariage, » dît-il, l'air de rien. « S'il te plait, garde à l'esprit que je ne porte ni de couleur citron, ni lavande, et quoi que ce soit avec des volants me donne un air de hippy. »

Je m'approchai et l'embrassais sur la joue.

« J'essaierai de m'en souvenir. »

Il hocha la tête brièvement.

« Bien. Maintenant, je vais partir parce que j'ai commencé à perdre les sensations dans mes jambes et si je bois plus ce soir je pourrais prendre Emmett au mot concernant son offre pour une partie à trois avec lui et Rose. »

Je m'étranglai avec ma propre salive.

« Je rigole, » dît-il dans un éclat de rire avant de se pencher et de murmurer, « En fait, il n'a pas mentionné que Rose viendrait. »

Je lui tapai le bras et riais.

« Dis bonne nuit, Rob. »

Il sourît avec malice.

« Bonne nuit, Rob. »

Il se tourna vers Alice et Jasper qui attrapaient leurs manteaux et s'apprêtaient à partir.

« Oh, je peux faire le trajet avec vous deux ? J'ai pas de moyen de transport. »

Alice plissa les sourcils.

« Rob, et la voiture qui t'a conduit ici ce soir ? »

Son visage se froissa de confusion.

« J'ai conduit pour venir ici ? »

« Oui, » dît Alice avec patience, « une Audi verte cabriolet. Tu l'as faite reculer dans un mur de briques plutôt imposant et voyant. »

« Wahou, » dît Rob, « je suppose qu'un de mes amis est à la recherche de sa voiture. Une voiture maintenant cabossée. Je me demande à qui elle est. »

« Monte dans ma voiture, » soupira Alice en marchant vers moi et m'embrassant pour me souhaiter bonne nuit. « C'est la Porsche jaune. »

Rob lui lança à elle ainsi qu'à Jasper un regard suspicieux.

« Est-ce que vous avez baisé dedans tous les deux ?»

Alice lui adressa un regard assassin. « Je ne répondrai pas à ça. »

Rob leva les mains d'exaspération.

« Bon Dieu, Jésus, Marie. Qu'est ce qui ne va pas chez vous avec ce besoin de baiser dans des voitures de sport étrangères ? C'est comme un passe-temps national. Vous ne réalisez pas combien vos fluides sexuels peuvent être affreux pour les revêtements de vos sièges ? »

« Rob, » dît Alice impatiemment, « monte dans cette foutue voiture. Tu n'es de toute évidence pas en état de conduire et je suis sûre qu'on pourra appeler tes deux seuls amis demain pour savoir qui est la victime de ton vol de voiture de grande envergure. »

Rob posa sa main sur sa poitrine de manière théâtrale et gémît.

« Personne ne t'a jamais dit à quel point tes mots peuvent être profondément blessants, naine diabolique ? » demanda-t-il, en reniflant bruyamment. « Il va falloir que tu m'obtiennes une thérapie gratuite par ton petit ami à cause de tous les dommages psychologiques que tu m'infliges. »

« Pattinson ! Voiture ! Maintenant ! »

« B' nuit tout le monde ! » s'écria-t-il en se sauvant par la porte de devant, allumant une cigarette en partant.

Jasper m'étreignit et le suivit, marmonnant quelque chose à propos de Rob empestant l'intérieur et déréglant l'autoradio pour qu'il ne joue plus que Van Morrisson et de la daube niaise hippy.

Alice les regarda partir avant de saisir ma main gauche et de contempler la bague qui trônait à mon doigt.

« Foutrement magnifique, » soupira-t-elle avant de regarder mon visage et de dire avec une intensité effrayante, « Bella, j'espère que tu réalises que j'ai planifié ton mariage avec mon frère depuis le jour où tu lui as demandé si il voulait te baiser au milieu d'un restaurant bondé. »

Je hoquetai.

« Je… oh… Seigneur, vraiment ? »

Elle me regarda sans cligner des yeux.

C'était carrément terrifiant.

« Vraiment ? J'apporterai les dossiers demain. Je vais foutrement vous marier tous les deux. »

« Euh… bien…. Mon Dieu, Alice… Je… »

« Dis juste, `d'accord, Alice.' »

« Euh… d'accord, Alice. »

« Excellent. »

Elle m'embrassa sur la joue et me fit au revoir de la main par-dessus son épaule.

« Dors bien, chère meilleure amie, parce que demain, je vais te pourrir la vie ! »

« Qu'est ce qu'il y a de nouveau ? » l'appelai je en secouant la tête en pensant à combien j'aimais cette chieuse complètement folle.

Esmée et Carlisle furent les suivant à dire au revoir, me faisant promettre de les appeler le lendemain pour qu'ils puissent parler du mariage et de Thanksgiving. Puis ils prirent Edward dans leurs bras avant de partir pour leur hôtel dans un taxi.

Emmett reniflait encore lorsqu'il dît bonne nuit, enveloppant Edward dans une énorme étreinte d'ours, et ne le relâchant que quand il se mît à crachoter parce qu'il ne pouvait plus respirer.

Il partît avec Rose qui lui murmurait des mots apaisants concernant des pipes imminentes.

Enfin, Charlie et Renée furent les derniers à partir.

Charlie me serra dans ses bras avant de regarder Edward d'un sale œil et de le mettre en garde qu'il avait toujours son arme de service chargée et prête, juste au cas où il me blesserait d'une façon ou d'une autre.

Edward blémît et secoua la tête solennellement, me regardant rapidement avant d'escorter Charlie dehors, je suppose afin de nous donner à Renée et moi un peu d'intimité.

« Je n'en reviens que tu sois sur le point de te marier, » dît Renée avec douceur, ses yeux luisants de larmes.

« Moi non plus, » dis je, en tentant de sourire.

« Edward est un homme merveilleux, » dît elle en faisant un pas vers moi, « et il t'aime tellement. Je sais que vous serez tous les deux incroyablement heureux ensemble. »

« Oui, nous le serons, » confirmai-je, n'ayant jamais été si sûre de quoi que ce soit de toute ma vie. « Je… euh… »

Je marquai une pause en pensant à ce que j'essayais de dire.

Je savais ce qu'Edward représentait pour moi. Je savais qu'il était tout ce que je pourrais jamais vouloir, et plus encore.

J'étais heureuse, et tout à coup j'espérais que ma mère serait un jour aussi heureuse que je l'étais.

« Charlie aussi est un homme merveilleux, » dis-je, en ressentant en soudain élan d'affection pour mon père de substitution, et sachant que si quelqu'un pouvait faire oublier à ma mère la tragédie de sa dernière relation, c'était lui. « J'espère que vous… il est… »

J'inspirai profondément.

« Il n'a rien à voir avec Phil, » parvins je enfin à dire.

Je voulais dire qu'elle méritait mieux que ce que Phil avait pu lui apporter. Elle me sourît et acquiesça, et je savais qu'elle avait compris.

« Il me rappelle beaucoup ton père, » dît elle, sans croiser mon regard.

Je souris en me souvenant combien Renée était heureuse avec mon père. J'espérais que Charlie lui ferait ressentir ça de nouveau.

« Moi aussi. »

« Je te remercie… pour une agréable soirée, » dît elle, me regardant finalement. Je voyais tout ce qu'elle avait envie de me dire. Ca bouillonnait derrière ses yeux.

Mais nous savions toutes les deux que nous avions besoin de temps pour dire ces choses qui n'avaient pas été dites depuis si longtemps.

Je hochai la tête.

« De rien. »

« Et félicitations, Bella. Tu seras une mariée magnifique. »

Sa voix tressauta quand elle le dît et pour une certaine raison ce son insignifiant… ce petit hoquet dans son souffle eut raison de moi.

J'essayai de ne pas laisser sortir les larmes, j'essayai vraiment. Je serrai la mâchoire et tentai de les ravaler, mais elles avaient été contenues toute la soirée et elles refusaient de l'être encore.

Je ne fis aucun bruit. Je les laissais simplement rouler le long de mes joues, honteuse que ma mère me voit m'effondrer devant elle.

Elle me regarda avec tant de chagrin et de compassion, ses propres larmes reflétant les miennes, que je n'eus pas la force de protester quand elle s'avança et passa ses bras autour de moi.

Son odeur était exactement comme dans mon souvenir – sucrée et florale.

Sans y réfléchir mes mains vinrent l'enserrer.

Nous restâmes ainsi à pleurer ensemble, aucune de nous ne prononçant un mot, notre étreinte transcendante et étrange à la fois.

J'avais honte de combien c'était bon de la serrer contre moi… et de combien ça m'avait manqué. J'avais vraiment besoin d'une maman tout de suite.

Je m'écartai et séchai mon visage, me sentant bizarre et en conflit par rapport à ce que je venais de faire.

« Bella ? »

Je la regardai. Elle ne s'était pas donné la peine de sécher ses larmes. Elles striaient nettement son visage.

« Merci. C'était le meilleur câlin que j'aie jamais eu. »

Je déglutissais péniblement.

« De rien. »

Elle marcha vers la porte et se retourna vers moi.

« Bonne nuit… mon ange. »

Il était toujours trop tôt pour qu'elle m'appelle comme ça, mais je n'avais pas le cœur à lui dire.

Je laissai glisser.

« Bonne nuit, Maman. »

Elle franchit la porte et un frisson dû à l'air frais de la nuit me parcourut.

Je fermai les yeux et l'inspirai, écoutant la voiture de Charlie s'éloigner avant de laisser place au calme paisible de l'immense maison vide.

Ma maison.

La maison d'Edward.

Notre maison.

Je gardai les yeux fermés alors que des pas s'approchaient de moi. Ils s'arrêtèrent et je soupirai profondément quand il se colla à moi, ses bras tout chauds et cette odeur virile d'Edward. Je crochetai mes bras autour de sa taille et calai ma tête contre son torse, m'imprégnant de son odeur.

« Tu vas bien ? » dît-il, sa voix résonnant dans mon oreille.

« Hein hein, » soupirai je, et je le pensais vraiment.

Il se pencha et releva ma tête me dévisageant alors que j'ouvrais les yeux. Il passa ses pouces sur mes joues humides.

« Tu as pleuré ? »

« Un peu. »

« Tu veux en parler ? »

« Oui. Mais pas ce soir. »

Je passais mes doigts sur son visage, en mémorisant chaque courbe, chaque once de peau.

« Tu m'as demandé de t'épouser ce soir, » dis-je avec fascination.

Il sourît.

« Oui. Oui, je l'ai fait. »

« Et j'ai dit oui. »

« Tu l'as fait. Finalement. J'ai des témoins. »

Il saisît ma main gauche et la porta à ses lèvres, embrassant tendrement ma paume avant de la poser à plat contre sa poitrine, ses doigts jouant avec le diamant froid.

« Tu portes ma bague, » dît-il avec fierté.

« Et bien, techniquement, c'est la bague de ta grand-mère, » corrigeai-je, « mais oui, je la porte. »

« Ca dit aux gens que tu m'appartiens. »

« Vraiment ? Comme c'est remarquable. Une bague parlante. »

Ses yeux s'embrasèrent et je savais que je m'aventurais sur un chemin sinueux avec mon sarcasme avant qu'il ne ressente l'envie de me punir.

Ca m'excita incroyablement.

« Est-ce que je dois te donner une bague ? » demandai-je en fronçant un sourcil. « Ca semble injuste que tu puisses exposer tes revendications à mon égard et que je ne puisse pas en faire autant. C'est vrai, les Criardes doivent savoir que t n'es plus sur le marché, une fois pour toutes. »

Son regard s'intensifia.

« Tu veux m'offrir une bague ? » demanda-t-il, sa voix rauque et grave.

« Oui, » dis-je, en essayant désespérément de mimer son regard impassible, « au cas ou tu ne l'aurais pas remarqué, Rock-star, tu es une propriété plutôt convoitée – sexy… intelligent… sensible… cul magnifique. Chaque femme qui te rencontre veut t'avoir pour elle. Je veux que tout le monde sache que tu n'es pas disponible. Que tu es à moi. »

Ses yeux se figèrent sur ma bouche alors que ses mains se resserrèrent sur ma taille.

« Dis le encore, » ordonna-t-il.

Le ton de sa voix mit immédiatement le feu à mes cuisses.

« Tu es à moi, » dis-je, en insistant sur le sentiment de possession brute que ces mots m'inspiraient. « Chaque incroyable once époustouflante de toi m'appartient. Je te possède. »

« Bon Dieu, Bella, » siffla-t-il dans sa barbe, « c'est tellement sexy. Et tellement vrai. Encore. »

Je me redressai et passai mes doigts dans ses cheveux, tirant dessus au passage. Ses yeux s'ancrèrent dans les miens.

« Edward Anthony Masen Cullen, tu es à moi. Maintenant et pour toujours. Habitues toi. »

« Putain, oui, » grogna-t-il alors que sa bouche recouvrait la mienne et m'embrassait passionnément, ses lèvres et sa langue me possédant totalement tandis que je crochetai mes mains derrière sa tête, avide d'être plus proche, d'avoir plus de lui.

Tout de lui.

Ses mains agrippaient mon visage alors qu'il m'embrassait, ses doigts caressant mes joues avant de s'enfouir dans mes cheveux, déplaçant ma tête ou il voulait qu'elle soit.

Je perdis la notion du temps alors que nous nous embrassions, nos corps se faisant plus exigeants à chaque mouvement de nos langues.

« Tu n'es pas fatiguée, hein ? » haleta-t-il alors que j'arrachai sa cravate et déboutonnai sa chemise, laissant courir mes mains affamées sur son torse avant de les passer autour de sa taille puis de les remonter dans son dos, accrochant les muscles qui se contractaient et se relâchaient quand il prît mes fesses en coupe et me plaqua contre lui.

« Plus maintenant, » suffoquai-je lorsqu'il me souleva, enroulant mes jambes autour de sa taille dans la foulée, nous connectant où nous avions ce besoin violent de nous rejoindre.

« Bien, » dît-il en m'attirant contre lui et m'embrassant fougueusement, « parce qu'avant que la nuit ne soit finie, j'ai l'intention de te faire l'amour sur toutes les surfaces horizontales de notre nouvelle maison… et même certaines surfaces verticales. »

« Génial, » exhalai-je, en m'enroulant autour de lui et il se précipita avec détermination dans l'escalier majestueux.

Il m'embrassa alors que nous atteignions le sommet des escaliers et que nous nous dirigions vers la chambre principale.

Quand nous entrâmes dans la grande chambre, je regardai autour de moi avec fascination. Il y avait des bougies partout, baignant la pièce d'une douce lumière vacillante. Le lit king-size gigantesque était recouvert de linge de maison immaculé. Un air de jazz langoureux flottait en provenance des haut-parleurs reliés à son iPod sur la table de chevet à côté d'un bol de fraises à l'air succulent, et une bouteille de champagne reposait dans un seau à champagne près du lit.

« Mr. Cullen, » dis je en feignant d'être choquée, « aviez vous prévu de me séduire dans cet antre du péché ce soir ? »

« Absolument, » dît-il en me posant délicatement sur mes pieds, caressant tendrement ma mâchoire du bout des doigts, son visage impressionament beau alors qu'il me regardait.

« Et si je t'avais dit non ce soir ? »

« Alors j'aurais passé une nuit très romantique avec ma main droite pour m'aider à oublier la traitresse honteuse qui aurait brisé mon cœur. »

Je laissai glisser mes doigts au centre de son torse, effleurant la peau chaude de ses abdos de haut en bas, poursuivant mon geste encore et encore, fascinée en regardant sa respiration devenir rapide et saccadée.

« As-tu honnêtement pensé que j'allais te dire non ? » demandai-je.

Ses mains mimaient les miennes, se promenant de haut en bas le long de ma colonne vertébrale, s'arrêtant sur le haut de mes fesses avant de retourner à la peau de mon cou.

« Pendant un moment horrible, oui je l'ai cru, » dît-il en baissant les yeux sur moi et en portant ses mains à mon visage. « Quant tu t'es évanouie sans me donner de réponse, je… mon Dieu, Bella j'avais l'impression d'être au purgatoire. Je croyais que c'était de ma faute – que tu avais pris peur parce que tu étais horrifiée que je t'aie fait ma proposition. Que tu ne pensais pas que nous étions prêts à nous engager l'un envers l'autre comme ça. Ca me terrifiait de penser que j'étais tellement dévoré par toi – par le fait que tu fasses partie de mon futur – et que tu ne ressentes pas la même chose. »

Je passais mes doigts sur ses clavicules, m'arrêtant à la petite bosse au bas de sa gorge. Mon Dieu son cou était magnifique.

« Comment as-tu pu penser que je ne ressentais pas la même chose ? » demandai je en caressant son cou, « est ce que tu ne comprends pas que je suis complètement et maladivement accroc à toi de façon pathétique ? »

« Dis-moi, » demanda-t-il doucement en faisant glisser la fermeture de ma robe, ses doigts frôlant légèrement ma peau.

« Tu te rappelles de ce que tu as souffert du manque de drogue ? La douleur lancinante et dévorante qui annihilait toute pensée rationnelle ? »

« Oui,» dît-il alors que ma robe tombait au sol et que ses yeux observaient mon corps avec envie, vêtu simplement d'un soutien-gorge sans bretelles.

« Et bien, c'est ce que je ressens pour toi, » dis-je alors qu'il passait derrière moi, dégrafant le soutien-gorge, levant ses mains pour prendre mes seins en coupe alors que le soutien-gorge tombait sans un bruit au sol.

« Je sais ce que tu ressens, » dît-il tandis que ses mains me caressaient et que sa bouche effleurait mon épaule découverte. « Te toucher ? T'embrasser ? Etre en toi ? Il y a certains jours ou je me dis que je vais devenir cinglé si je dois endurer une seconde de plus loin de toi. »

Il pressa ses lèvres contre la jonction entre mon cou et mon épaule alors que ses doigts serraient délicatement mes tétons. Je gémis lorsque ma tête retombait en arrière contre son torse.

« Aujourd'hui était un de ces jours » dît-il, son souffle chaud effleurant ma peau tandis qu'il recouvrait une de mes épaules de ses lèvres avant de passer à l'autre. « J'étais si foutrement nerveux par rapport à la soirée et la maison et la demande que tout ce à quoi je pouvais penser c'était que tout ça se termine pour que je puisse te faire ça. J'ai toujours envie de te faire ça. »

« Edward, » dis-je en posant mes mains sur les siennes, les immobilisant sur mes épaules, « Dis moi pourquoi. »

« Pourquoi quoi ? » demanda-t-il en appuyant sa joue contre la mienne.

« Pourquoi tu m'as choisie ? »

Il fit descendre sa main sur ma taille et me tourna face à lui, ses yeux détaillant mon corps nu avec un désir éhonté.

« Bella, » dît-il, en expirant difficilement, « tu es la femme la plus surprenante sur laquelle j'aie posé les yeux. Tu me coupes littéralement le souffle. Mais ton apparence n'est rien comparée à ce que tu me fais ressentir. Quand je suis avec toi… Seigneur… J'ai l'impression d'être quelqu'un de génial. Un homme génial, un amant génial. Tu me donnes la sensation que toutes les erreurs que j'ai pu faire n'étaient pas une perte de temps parce que si je n'avais pas traversé toute cette merde je ne t'aurais pas trouvée, et te trouver est le plus formidable accomplissement de toute ma vie. Est-ce que ça a l'air dingue ? »

« Pas du tout, » dis-je le souffle court, infiniment surprise par sa beauté, intérieure et extérieure, « Je ressens exactement la même chose. Exactement. »

Ma respiration devint pénible alors qu'il laissait errer ses mains partout sur mon corps, ses yeux suivant leur trajectoire avec dévotion, chaque once de peau qu'il touchait s'embrasait d'amour et de besoin.

« Je suis désolée de ne pas te l'avoir dit, » dis-je incapable de détourner les yeux de son visage alors que ses mains incendiaient ma peau.

« Me dire quoi ? » demanda-t-il, sans lever les yeux alors que ses doigts effleuraient ma clavicule.

« Pour mon anniversaire. Je ne te le cachais pas. J'ai juste oublié. »

Il cessa ce qu'il était en train de faire et me regarda.

« Tu as oublié ton propre anniversaire ? »

« Je n'ai juste pas eu beaucoup de raisons de le fêter ces dernières années, » dis-je avec sincérité, « mais maintenant… j'en ai. »

« Bella, » dît il, en prenant mon visage entre ses mains et me regardant fixement dans les yeux, « je peux affirmer avec certitude que le jour de ta naissance est la date la plus importante du calendrier et de l'histoire, sans exception. Et tant que mon corps aura un souffle de vie, je ne te laisserai jamais oublier ça. Jamais. Ca devrait être un jour férié national. Il devrait y avoir une parade…avec des chars géants…et des serpentins… et des ballons en forme de Giney.»

J'éclatai de rire et il m'embrassa tendrement… avec vénération… et je ne m'étais jamais sentie aussi aimée ou spéciale.

« Edward,» dis-je en traçant des arabesques aléatoires du bout des doigts sur son torse, « est-ce que ça te dérange qu'il y ait tellement de choses que nous ne sachions pas l'un sur l'autre ? Que nous ayons encore tant à apprendre ? »

« Non, » répondit il simplement, reprenant le voyage de ses doigts sur ma peau. « Nous avons le reste de nos vies pour tout apprendre l'un de l'autre, et autant que je sache je vais en chérir chaque détail, je ne suis pas pressé. Découvrir de nouvelles choses sur toi est… addictif… et je veux passer le restant de mes jours à m'enivrer de ton histoire… de ton passé… de ton futur. Je veux en savourer chaque seconde. »

Je caressai ses bras, regardant avec fascination ses doigts se balader sur moi, s'arrêtant à des endroits qu'il trouvait particulièrement intéressant, alternant entre de douces caresses et une force contenue. Mes mains se déplaçaient de sa taille à son cou et vice-versa, mais je ne pouvais pas arrêter de regarder son visage tandis qu'il m'observait comme si j'étais quelque chose de précieux et de rare. »

« Seigneur, l'effet que tu me fais, » grogna-t-il alors que ses mains prenaient délicatement mes seins en coupe. « Toucher ton corps est comme une expérience religieuse. »

Ses mains me vénéraient, suivant chaque courbe, son visage crispé par la concentration alors qu'il s'assurait de caresser chaque millimètre de peau frissonnant.

Je fermai les yeux alors que mon souffle devenait pénible, de petits halètements s'échappant de moi alors qu'il trouvait les zones qui me faisaient frémir de désir.

Au bout d'un moment cela devint insupportable. J'avais besoin de le sentir sous mes mains. J'avais besoin d'explorer son corps comme il l'avait fait avec le mien.

Je saisis ses mains et les plaquai contre ses côtes. Son regard s'ancra au mien, communiquant son déplaisir de ne pas pouvoir me toucher.

« A mon tour, » dis-je en en écartant sa veste de ses épaules et en la laissant tomber au sol.

Sa chemise blanche était ouverte, et je passai mes mains sur son torse avant de la lui retirer, mes mains éraflant ses épaules et le long de ses bras en essayant d'assimiler que, contre toute attente, l'homme magnifique en face de moi était à moi. Tout à moi.

Je sentais ses yeux brûler ma peau alors que je le touchai, le débarrassant lentement de tous ses vêtements jusqu'à ce qu'il soit nu devant moi, sa masculinité brute suintant effrontément et avec plus de sex-appeal qu'aucun homme ne devrait être en droit de posséder. Le simple fait de le regarder chamboulait tout en moi.

« Tu crois que ce sera toujours comme ça ? » demandai-je, en m'avançant et en me pressant contre lui, un épais courant électrique étincelant entre nos peaux nues, son érection appuyée contre mon ventre nous faisant gémir tous les deux.

Ses poings étaient serrés sur ses côtés et je voyais qu'il résistait à l'envie de me jeter sur le lit et de me prendre sauvagement.

Je résistai à l'envie de le laisser faire.

« Comme quoi ? » demanda-t-il la mâchoire crispée.

« Comme si je mourrais de faim et que ton corps était un buffet à volonté ? »

« Putain, j'espère bien, » dît-il alors que ses mains plongeaient dans mes cheveux et que sa bouche recouvrait la mienne.

A l'instant où nos lèvres se touchèrent notre désir insidieux fit éruption avec une férocité intense. Nos corps s'enroulèrent l'un autour de l'autre alors que nos mains, nos langues et nos langues dansaient sur nos peaux avides, à la recherche des endroits qui nous feraient gémir d'un plaisir impatient.

Sa bouche se déplaçait sur mon corps avec une précision infaillible, chacun de ses coups de langue, chaque succion de sa bouche nourrissant davantage les flammes qui me ravageaient de l'intérieur, me rendant plus languissante d'être liée à lui à chaque seconde.

Il me fit reculer jusqu'à ce que mes jambes se retrouvent contre le lit, et alors, sans que sa bouche ne quitte la mienne, il m'allongea sur le lit moelleux, me faisant reculer de façon à ce que ma tête soit sur l'oreiller et qu'il soit installé entre mes jambes.

Mes mains parcouraient son dos avec frénésie tandis que le poids de son corps se pressait contre le mien, me faisant soupirer lourdement alors que ses muscles durs épousaient mes courbes.

Son érection était pressée contre moi et je me tortillai, impatiente de l'avoir en moi.

« Je ne me lasserai jamais de te faire l'amour, Bella, » murmura-t-il alors que sa bouche glissait le long de mon corps – ma poitrine, mon ventre, mes cuisses – « je n'ai jamais assez de toi. Même juste après que je t'aie prise, j'ai encore besoin de toi. Je n'ai jamais rien ressenti de tel. Et ton goût ? Foutrement incroyable. »

Ensuite sa bouche plana au dessus de moi pendant qu'il passait mes jambes sur ses épaules puis il commença à m'embrasser… me lécher… me rendant folle avec la douce chaleur de sa bouche et de sa langue.

« Oh… mon Dieu… Edward. »

J'enfonçai mes mains dans ses cheveux, respirant à peine alors qu'une boule de plaisir grossissait en moi. Sa main continuait de me caresser, se déplaçant sur ma peau brûlante alors qu'il gémissait contre moi, m'emportant, me faisant trembler d'anticipation.

Puis ses doigts furent en moi, tourbillonnant plus vite et plus fermement, me faisant suffoquer jusqu'à ce que je succombe, mon dos se voutant alors que mes muscles palpitaient de plaisir. Je retins ma respiration alors que les vagues aveuglantes déferlaient en moi.

Et alors son visage fut au dessus du mien et il était en moi, me remplissant, bougeant lentement, me regardant haleter, gémir alors qu'il soulageait le manque douloureux de lui.

« Je t'aime tellement, Bella, » grogna-t-il alors que mon corps s'accrochait à lui de manière possessive, « Te regarder alors que je suis en toi ? Bordel de Dieu. Incroyable. »

Il continua de me regarder dans les yeux alors que nos corps bougeaient l'un contre l'autre, et l'amour, la passion et l'adoration absolue que j'y vis firent enfler mon cœur au point de le faire exploser.

Cet homme… cet homme magnifique et remarquable, pour quelque raison que ce soit m'avait choisie moi. Choisi de me donner son cœur et son corps, et autant je voulais douter du fait de mériter tout ce qu'il me donnait, à cet instant, je ne pouvais pas être autre chose que reconnaissante. Reconnaissante qu'il ait couru dans ma ruelle il y tous ces mois. Reconnaissante qu'il m'ait emmenée et qu'il ait pris soin de moi quand personne d'autre ne l'avait fait. Reconnaissante qu'il ait vu au-delà de ma carapace et de mes mécanismes de défense et qu'il n'ait pas tenu compte d'une once de mes conneries.

Je n'avais jamais cru au destin avant de le rencontrer. J'étais convaincue que nos vies étaient une succession de choix divers qui menaient à des résultats aléatoires. Mais maintenant ? Maintenant je croyais que tout ce qui était arrivé dans ma vie était un plan prédéterminé d'évènements pour me conduire à lui. La mort de mon père, ma mère épousant Phil, mes abus physiques, ces longues années dans la rue – tout cela avait contribué à cette nuit prédestinée dans la ruelle. La nuit du destin, sous la forme d'un groupe de Criardes, qui avait précipité Edward dans ma vie, la changeant pour toujours.

Et maintenant, alors que je le contemplai au dessus de moi, son visage époustouflant à la lumière des bougies pendant que son corps faisait vibrer le mien d'un plaisir démesuré, et qu'il me regardait avec un amour inconditionnel et sans limite, je remerciai Dieu qui avait eu la bonté de le créer pour moi. Pour m'avoir laissé l'avoir, au moins pour cette vie.

Mes mains accrochèrent ses épaules tandis que mon corps tremblait et se contractait, la bague en diamant à ma main gauche scintillait à la lumière tamisée, me rappelant qu'il m'appartenait et que je lui appartenais et que bientôt nous nous dresserions face au monde entier nous le promettant pour l'éternité.

« Oh, Seigneur, Edward, » grognai je alors que la pression impossible de l'anticipation explosait soudain, libérant de scintillantes vagues de plaisir en moi, « je t'aime… mon Dieu, je t'aime… »

Je ne pouvais m'arrêter de lui dire que je l'aimais alors que ses pénétrations devenaient plus frénétiques. Son visage se brouilla quand son propre orgasme le frappa, et il enfouît sa tête dans ma nuque en criant mon nom, encore et encore, ses mouvements ralentissant jusqu'à ce que nous soyons tous deux immobiles et silencieux, perdus dans la douce sérénité des bras de l'autre – nos souffles rapides et saccadés sur nos peaux surchauffées… nos doigts se caressant tendrement, nos cœurs battant la chamade.

Finalement, Edward roula sur le côté, m'entrainant dans ses bras en tirant les couvertures avant de m'allonger tendrement. Il s'écroula à coté de moi et je me blottissais contre son torse, jouant avec les poils de sa poitrine alors qu'il soupirait en embrassant mon front.

« C'était… » Il soupira, « Et bien, c'était juste… chouette. »

« Chouette ? » ris-je, « Avons-nous été transportés par magie dans les années 50 ? »

Il ricana et je levai les yeux pour regarder son magnifique sourire.

« J'essaye juste quelque chose de différent, » dît il en baissant le regard vers moi. « Je suppose que tu vas en avoir marre de m'entendre dire que tu es `foutrement incroyable ' tout le temps. »

« Euh…non, » dis-je sur un ton choqué, « Je t'en prie sens toi libre de me qualifier de foutrement incroyable pour le restant de mes jours. En fait, quand nous serons mariés, je pense que je vais me passer de prendre ton nom de famille et simplement devenir Bella-Foutrement-Incroyable à la place. Ce sera certainement une bonne accroche pour les conversations. »

Soudain, sa bouche était sur la mienne et sa langue faisait ce truc ou elle léchait la mienne et qui me faisait exploser de désir, puis ce fut terminé et nous nous regardions tous les deux en haletant.

« C'est quoi ce bordel ? »Demandai-je le souffle court.

« Désolé, » dît il, en me regardant honteusement, « mais quand tu parles de nous en tant que couple marié, ça me rend complètement dingue. Comment c'est arrivé ? Un instant, je suis un célibataire qui est heureux de n'avoir aucune attache sentimentale, et la minute suivante, la simple idée de me retrouver devant un autel avec la plus belle femme de la planète, me promettant de passer le reste de sa vie avec elle, déclenche une étrange frénésie possessive en moi. »

Il soupira et passa ses doigts dans ses cheveux, me regardant avec la fureur du désespoir.

« Il faut que je t'épouse aussi vite que c'est humainement possible, Bella, » dît il, sérieux. « Je ne plaisante pas. Il FAUT que je t'épouse. Montons dans la voiture tout de suite et fonçons jusqu'à Vegas. Tu pourrais être Mme. Edward Cullen dans quelques heures. »

Mme. Edward Cullen.

Bon Dieu, ça sonne bien.

Je traçai tendrement le contour de son visage du bout de mes doigts, assimilant une vague rafraichissante de gratitude.

« Et bien, » dis-je, en prenant une bouffée d'air apaisante, « je suis pratiquement certaine qu'Alice nous traquerait et nous assassinerait dans d'atroces souffrances si nous lui refusions la chance d'organiser le mariage le plus extravagant de tous les temps, mais… »- je l'embrassai tendrement- « si tu veux commencer à m'appeler Mme. Cullen en attendant… et bien… ce serait… chouette. »

Il sourît et m'embrassa avec passion, un grognement animal de satisfaction émana de sa poitrine.

« Putain, je vous aime, future Mme. Cullen, » murmura-t-il.

Il embrassa mon cou, ses doigts se déplaçant sur mon corps et propageant un courant électrique rafraichissant sur ma peau.

« As-tu eu un anniversaire sympa? » demanda-t-il, ouvrant sa bouche pour suçoter ma gorge.

Sympa n'était pas vraiment le mot que j'aurais employé pour décrire quelque moment de cette journée. Plutôt comme remarquable, époustouflant, fantastique, parfait.

« J'ai eu un anniversaire extraordinaire, » répondis-je, en roulant au-dessus de lui et en embrassant son torse.

Il saisît mes hanches en laissant tomber sa tête en arrière sur l'oreiller et gémissant, Godzy insistait déjà pour passer au round deux, me tentant par sa dureté alléchante.

Nous fîmes l'amour, encore, et encore, et encore... dans toute la maison, criant plus fort à chaque nouvel orgasme parce que nous le pouvions. Parce que personne ne pouvait nous entendre. Il n'y avait que nous. Enfin.

Quand Edward finît par me porter jusqu'au lit, mes muscles avaient fondu sur mes os de par la quantité hallucinante de plaisir qu'il m'avait procuré. Il m'avait pratiquement jetée entre les draps, et quand il fût à côté de moi, je posai mon oreille contre son cœur qui battait la chamade et soupirai quand ses bras se refermèrent autour de moi.

Une fois de plus, j'étais dans ma bulle de béatitude personnelle – belle, heureuse et aimée- étreignant celui qui se rapprochait le plus d'un Prince Charmant que je rencontrerais jamais.

« Je t'aime, Madame Pipi, » murmura-t-il alors que son souffle s'approfondissait et devenait plus régulier.

« Je t'aime aussi, Trou du Cul, » dis je, en embrassant son cœur tendrement.

Son corps magnifique et admirable.

Je m'endormis, bercée par son rythme, la tête pleine de joie et d'excitation quant au nouveau chapitre de ma vie.

Est-ce que je croyais aux `happy ends' ?

Non.

Ce truc était fait pour les contes de fées et ce que nous vivions Edward et moi était bien réel. Réel, puissant et incroyable.

Je ne doutais pas que le chemin qui nous attendait serait difficile, et que nous nous battrions et nous nous réconcilierions, que nous aurions des bons et des mauvais jours et que nous nous taperions sur les nerfs de temps en temps pour des choses stupides qui, au final n'auraient pas la moindre importance.

Mais je savais que ça en vaudrait la peine parce qu'aimer quelqu'un signifie surmonter toute cette merde et se rappeler d'être reconnaissant de tout ce que vous partagez ensemble… l'un pour l'autre. Reconnaissant que le coup de pouce du destin vous ait permis de vous trouver parmi les millions d'autres âmes sur Terre et de passer vos vies ensemble.

Les contes de fées n'évoquaient pas tout ça.

Alors non, je ne croyais pas aux contes de fées, mais je croyais en lui, et j'avais l'intention de passer le reste de ma vie à lui prouver.

Une fin heureuse ?

Non.

Ce n'était que le début.

Voilà, cette fois c'est terminé , sniff. J'espère que vous avez aimé cette fin et cette histoire autant que j'ai pu l'adorer comme j'ai adoré la partager avec vous et lire vos réactions tout au long de cette aventure. Encore une fois, mille mercis à toutes d'avoir suivi Giney et Godzy pendant aussi longtemps et d'avoir succombé à ce grain de folie.

Bises

Ness