Une louve imprégnée d'un vampire

Note de l'auteur : je vous conseille de relire l'histoire au complet, car j'ai rajouté un ou deux chapitres. J'ai remplacé le 9.

Partie 14

Point de vue d'Edward.

Avec ma pulsion de ce matin, j'ai failli oublier la scène que je devais jouer pour le cours d'histoire, soit lire une missive que j'ai écrit pour ma promise. En m'amenant dans la forêt, ça m'a rafraîchit les idées, mais aussi rappeler mon engagement.

C'est vrai que je suis aventureux dans mes caresses auprès de ma louve, mais je ne peux taire ma pulsion, car je sais qu'elle va être assouvie à partir de ce soir. Bella ne le sait pas encore.

Je dis à Emmett et Jasper que je dois faire un aller-retour à la maison. Avec ma vitesse vampirique, en moins de 15 minutes, je suis dans ma chambre. Ma porte-jardin est toujours entre-ouverte. Je passe par là quand je ne veux pas subir d'interrogatoire d'Esmé. Elle réagit des fois vraiment comme une mère avec moi. Je ne la changerais pas pour rien au monde, mais des fois, elle me considère comme un ado. Elle me chouchoute comme si j'avais vraiment 17 ans.

Je mets mon pantalon de toile noire de mon époque au lieu de mon jeans. J'ai perdu l'habitude de lacer mes pantalons. J'enfile une chemise à manche trois quart crème. Une veste pas de manche. Une cravate noire que je noue autour de mon cou. Je ne suis vraiment plus habitué. J'en porte seulement dans des grandes occasions qui sont assez rares, je peux le dire. Je mets mes chaussures noires ainsi qu'un manteau d'époque. Passer par la porte en petite chemise à -20°C, je ne passerais pas inaperçu. J'ai oublié ma veste de cuir dans mon casier. Dire qu'il y a une vingtaine d'années, je détestais la modernité, maintenant, j'ai de la difficulté à m'en passer. Surtout ma veste de cuir et mes espadrilles, très pratique pour la course.

Quand j'arrive, je me secoue vite fait puisque j'ai passé plusieurs fois sous des arbres remplis de neige. Une chance que j'ai plus d'équilibre que ma louve, car j'aurais sûrement tombé avec mes souliers. Ils sont coulants en raison de leur accumulation de neige en dessus. J'arrive à l'auditorium où les professeurs Lévesque et Lamontagne m'attendaient.

Vous avez oublié notre rencontre, M. Cullen ?, dit le prof Lévesque.

Presque, monsieur. En allant à l'extérieur, j'ai vu que j'avais oublié de me changer, dis-je en commençant à déboutonner mon manteau.

Pourquoi…, commence la prof Lamontagne, mais se tut au moment où elle voit apparaître ma chemise.

Pourquoi écrire et lire une missive d'époque sans l'habillement ?, dis-je en tendant la lettre en faisant une révérence.

La prof l'ouvre et la lit en écarquillant les yeux. Mon écriture est noble, donc c'est quasiment une lettre authentique. Seule la date d'hier montre qu'elle est écrite récemment. Ainsi que le nom de son destinataire. Mon nom est d'époque puisque je viens de là, mais Bella est née en 95 puisque nous sommes en 2010.

Elle a été écrite à l'encre et à la plume. Une chandelle rouge a scellé le contenue, dit la professeur en levant la tête et en voyant mes outils de travail dans mes mains.

C'est quoi le seau que vous avez utilisé ?, demande M. Lévesque.

Je tourne mon poignet pour montrer mon avant-bras gauche. Je porte toujours un bracelet avec le seau de ma famille.

Symbole des Cullen, ma famille adoptive. L'entête du papier à lettre est le symbole des Masen, ma famille biologique, dis-je.

Je comprends pourquoi je suis ici. Je t'ai demandé cette missive, mais pourquoi Richard, dit Mme Lamontagne.

Vous avez parlé vaguement que vous aimerez voir une vraie demande en mariage noble, je vais vous faire une démonstration, mais j'aurais besoin de vous pour jouer le rôle du tuteur d'Isabella. Je n'ose pas demander à M. Swan de venir ici. Avec les termes que je vais utiliser, elle va paraître réelle. Je ne voudrais pas me mettre mon beau-père à dos, dis-je.

D'accord, j'accepte d'être le faux tuteur, dit M. Lévesque.

Elle va être en principe réelle puisque je veux m'unir immortellement avec Bella. Le mariage religieux peut attendre sa majorité, mais pas celle de notre union immortelle. Je vais faire une demande à ma future compagne comme une vraie demande avec genou en terre, mais c'est une chaîne que je lui offre avec un diamant et ce soir avec nos promesses, je vais lui donner le seau de la famille.

Je suis très nerveux. Je sais qu'elle souhaite faire notre promesse, mais comment va-t-elle réagir à ma demande. Je dois jouer devant les mortels, mais je vais mentalement révéler les vraies paroles à ma promise.

« Tous les élèves du groupe 53 qui ont Formation Personnelle et Sociale sont priés de se rendre à l'auditorium », dit une vois dans l'intercom lors de la première cloche.

C'est déjà le moment. Je vérifie dans ma poche et la chaîne y est présente. Je tremble quasiment de nervosité. Une chance que je ne suis plus humain, sinon je serais malade de nervosité. Je me rappelle très peu de quand j'étais humain. Je donnerais n'importe quoi pour revoir dans mes souvenirs le visage de ma mère biologique. Je ne m'en rappelle pratiquement plus.

Je suis sur scène et il fait noir. Personne ne me voit. Je vois ma belle louve rentrer. Elle me cherche du regard à travers les étudiants. Elle se demande où je suis. Je cache mes pensées pour ne pas lui dire où je suis.

Mlle Swan, montez sur scène, dit Mme Lamontagne où Bella veut s'assoir.

La professeur la conduit sur une chaise qui est éclairée par un éclairage. Je la vois trembler. Elle est nerveuse de ne pas savoir pourquoi elle est là, de ne pas savoir où je suis et d'être le point d'attention. La nervosité lui fait oublier son don de télépathie.

Quand la deuxième cloche sonne, l'éclairage se ferme pour montrer seulement le professeur. Je vais voir ma promise et m'agenouille à côté d'elle. Elle a senti mon odeur et elle commence déjà à se calmer.

Chut, ma belle, je suis là. Aie confiance et tout va bien se passer, murmure-je en lui donnant un baiser sur la joue.

Elle ne fait qu'acquiescer de la tête pour montrer qu'elle a confiance en moi. Je la sens immédiatement plus détendue en sachant qu'elle est proche de moi.

J'ai appris au cours d'un des derniers cours qu'Edward Cullen a appris la noblesse. Je lui ai demandé d'écrire une missive et il me l'a rédigé avec une plume et encre. Ça ressemble à une authentique lettre. Il va nous la réciter, dit Mme Lamontagne

Elle fait un signe pour que toute la scène soit éclairée. Bella et les étudiantes sont surprises de ma façon que je suis habillé. Bella me trouve sexy, ce qui me fait sourire. Je fais un signe d'approbation et Éric Savard, le technicien de la lumière, va porter la missive dans les mains de Bella.

Mlle Isabella Marie Swan ?, demande Éric.

Oui, c'est moi, dit-elle avec une voix qui n'est certaine.

Je ne suis que le messager de M. Edward Anthony Masen Cullen. Il m'a demandé de vous remettre ceci en main propre, dit en donnant sa lettre. Il fait une révérence improvisée et il repart.

Bella ouvre en tremblant la lettre. La cire qui a été collée durant la nuit réagit encore comme si la prof ne l'avait pas ouvert. Bella regarde la lettre et lève la tête avec les larmes aux yeux.

Je vais la réciter de mémoire. Je l'ai écrit durant la nuit. « Chère Promise. Permettez-moi d'écrire cette lettre pour expliquer mes sentiments. Depuis notre rencontre, je ne fais qu'espérer de vous revoir pour vous protégez de nouveau de tous les dangers. Je me morfonds chez moi en pensant que vous pouvez courir le moindre danger. J'ai décidé de faire un grand pas dans ma vie et devenir un homme. J'ai demandé le consentement de mon père adoptif et il a accepté. Il ne reste qu'à demander la vôtre et celle de votre père. Je vous laisse quelques heures pour y réfléchir, belle promise. Je veux que nos vies ne fassent qu'une. Je veux vous garder pour l'éternité dans mes bras. Je vous en pris d'accepter cette âme qui ne veut qu'exister pour vous. Ce cœur qui a repris sa place, alors que je croyais qu'il était inexistant. Je pense seulement à vous. À tout à l'heure, d'Edward Anthony Masen Cullen. », dis-je.

J'avais la tête penchée et les yeux fermés pendant que je récitais la lettre. Quand je les ouvre, je vois que Belle était émue. Elle se touche le cœur et me souffre un 'merci, c'était tellement beau'.

L'entendre réciter, c'était de toute beauté. La missive de la St-Valentin, je veux simplement la voir, pas besoin de la réciter devant tous, dit Mme Lamontagne.

Je ne fais qu'acquiescer en faisant une inclinaison de soumission avec la tête.

La deuxième partie. J'ai tellement hâte de la voir. Vous en avez glissé mot dans votre missive. Vous avez dit que vous êtes capable de faire une authentique demande en mariage. Une qu'on faisait à l'époque quand les pères devaient donner leur bénédiction. Je veux la voir, dit m. Lévesque.

Bien, alors, prenez place. *Love, ce que je vais ajouter en pensée est réelle*, pense-je.

Le professeur est allé chercher une chaise pour s'assoir sur la scène. Je me lance avant de faire ma vraie demande.

M. Lévesque, j'ai à vous parler, demande-je.

Bien sûr, Edward, qu'est-ce que je peux faire pour vous ?, demande le prof.

J'ai entendu que vous étiez le tuteur d'Isabella Swan, l'élue de mon cœur ?, demande-je en pensant ma main dans mes cheveux.

Oui, mais allez au fait, car votre nervosité me donne le tournis, dit le prof en reconnaissant mon tic nerveux.

Vous savez que je ne connais Isabella depuis moins d'un mois, mais je sais déjà que c'est ma promise, mon âme-sœur. Je vous demande de m'accorder la main de votre protégée, demande-je.

Vous n'avez que 16 ans et vous serez prêt à vous engager avec ma protégée qui n'a que 15 ans. Elle n'a plus aucune famille, pas une dote que je peux vous accorder, dit le prof. Il a dit qu'elle n'a pas de famille, car s'il serait son vrai tuteur, Bella serait orpheline.

Moi aussi, je n'ai plus de vraie famille depuis longtemps. Pour la dote, j'ai de quoi pour la faire largement vivre. Je suis le seul héritier de la famille Masen, alors tout leur argent et bien sont à moi. Je ne choisis pas Isabella pour sa situation familiale ou son rang dans la société, mais parce que je le l'aime, dis-je.

Quel est votre place dans la société ? Je suis curieux, dit le prof.

Je ne veux pas me vanter, alors je ne vous le dis qu'une seule fois. Je suis dans la Haute Société et je me fous beaucoup de tous les bals de charité. Si je fais un don, ce n'est pas pour être bien vue, mais pour être capable d'apporter du changement à la société et pour aider la classe travaillante, dis-je.

Vu que vous tenez beaucoup à ma protégée, je vous accorde ma bénédiction, mais il vaut mieux que je n'apprenne pas qu'il lui est arrivé malheur, dit le prof en jouant son rôle de protecteur sérieusement.

Si je manque à mon engagement et ma promesse, je vous laisse me faire ce que vous voulez. Battre ou exécuter, c'est votre choix, dis-je.

Allez-vous en avant que je pense que vous êtes un peu zélé sur les bords, dit le prof.

Je fais une inclinaison et pars dans une autre direction. Le prof se lève debout pour montrer qu'il ne joue plus.

Vous livrez sur un plateau d'argent au cas d'échec ? C'était ce qu'il faisait ou c'est ce que vous voulez qui vous arrive au cas d'échec, demande le prof.

Vous l'avez dit, je n'ai que 16 ans, mais je ne peux vivre en sachant que j'ai fait une erreur monumentale. Je sais que je suis drastique, mais quand je parle d'échec, je parle de décès de la promise, dis-je.

Le prof voulait rigoler, mais en voyant mon sérieux, il me comprend qu'il ne faut pas rire avec mes propos un peu trop poussé à son goût.

Allez voir, si elle accepte. Pour ma part, je ne suis pas sûr avec votre sérieux. Il est plutôt inquiétant, dit le prof.

Si vous me connaitriez plus personnellement, vous saurez que je réagis toujours drastiquement. Jamais une pensée en l'air n'est valide pour moi, dis-je.

Je m'approche de Bella. Je prends une grande respiration.

Je vois que vous ayez reçu ma missive. Avez-vous réfléchi à ma proposition ?, demande-je.

Je ne fais que ça depuis tout à l'heure. Ma réponse a été fixée, dit-elle.

Isabella, j'arrive devoir votre tuteur et il a accordé votre main, mais avant de donner votre réponse, laissez-vous vous dire une fois de plus mes sentiments. Je vous aime et j'ai besoin de votre présence dans ma vie. Vous mettez un équilibre dans ma vie. Vous êtes capable de me ramener sur terre quand je réfléchis trop ou de me calme quand je veux pogner les nerfs. Je veux que le monde entier *celui immortel* sache à quel point, vous êtes important pour moi. Je ne peux continuer d'exister si je ne suis pas près de vous. Isabella Marie Swan, acceptez-vous de m'épouser. *Isabella, ma belle louve, veux-tu être ma compagne immortelle ? Que notre vie à partir de maintenant le soit pour l'éternité ? Que tu sois à jamais et pour toujours à moi et moi à toi ?* ajoute-je en pensée en faisant ma vraie déclaration.

J'avais posé un genou en terre devant elle. J'avais sorti la boîte de velours dans mes poches et l'avais ouvert devant elle. Elle voyait à présent la chaîne en or avec le diamant. Les larmes qui menaçaient de couler se laissent écouler sur les joues de ma belle louve.

Oui, mon imprégné, je veux être à toi pour toujours, dit Bella en me sautant dans les bras et en me faisant tomber sur le dos. *Je n'ai pas besoin de réponse télépathique puisqu'ils ne vont jamais savoir que tu m'as fait vraiment une demande*, pense Bella.

Sur ce, nous entendons applaudir. Bella se tasse de moi en rougissant. Je me lève en l'aidant à se lever.

On aurait vraiment cru que tu lui faisais une vraie demande, dit le prof.

Il est bon joueur, dit Bella en s'essuyant les yeux.

Je me contente de sourire et de sortir la chaîne du boitier. Je tasse légèrement ses cheveux pour mettre le collier dans son cou délicat. Je lui embrasse une épaule.

Retournez en classe, maintenant. Notre divertissement est terminé, dit-je prof.

Nous suivons les autres, mais Bella me parle télépathique.

*Pour que tu fasses ta demande maintenant. Tu as planifié notre union ce soir, n'est-ce pas ?*, demande Bella, enjouée.

*Oui, je ne peux plus attendre. À partir de ce soir, tu es à moi*, dis-je en l'embrassant sur les tempes.

*Qui va nous servir de témoin. Pas Alice, toute la famille va le savoir*, demande Bella.

*Carlisle, j'ai loué un chalet en haut du rang 10. Il va nous retrouver là. Je trouvais ça important que ça soit lui qui soit notre témoin. Il est mon créateur, mon père*, dis-je.

*Il va garder le secret*, demande Bella.

*Oui, il me l'a promis*, dis-je.

Les cours passent rapidement sans vraiment que je me rends compte. J'avais déjà l'esprit dans le chalet que j'avais loué pour l'occasion. Tout de suite après la cloche de fin de journée, je me rends à ma voiture avec Bella.

Nous arrêtons chez elle pour qu'elle prenne des affaires pour la fin de semaine puisque demain, je veux être seul avec elle pendant toute la journée. Dimanche, c'est une journée de shopping avec seulement les filles.