Il a su voir au plus profond de mon âme.


Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas bien sur, ils sont le fruit de l'imagination débordante de J.K. Rowling (bien qu'elle aurait pu à mon humble avis en faire un bien meilleur usage).

Résumé : Quand les choses ne sont pas ce qu'elles semblent être et qu'un certain Maître des Potions découvre finalement la vérité. Quelle sera alors sa réaction?


POV Severus

Je suis comme d'habitude resté à Poudlard pour les vacances d'été. J'adore le calme de cet endroit quand tout ces insupportables gamins ne sont plus là pour me pourrir la vie encore plus qu'elle ne l'est déjà.

J'occupe mon temps entre les potions pour Pomfresh, mes expérimentations et mes réunions de mangemort espion depuis que ce cher Voldemort est revenu. La routine quoi.

C'était un jour comme les autres à peine une semaine après le début des vacances, j'étais avec Albus dans son bureau et nous discutions de ma dernière réunion. Quand un bruit effroyable a envahie la pièce et dans tout ce vacarme, Albus réussi à me dire que la puissance de l'alarme varie avec la gravité de l'état de santé de ce cher Potter qui vu l'état de mes tympans qui risquent d'exploser tellement l'alarme est forte soit il est mort soit il va mourir d'une seconde à l'autre.

Le directeur réussi finalement à l'arrêter et me dit:

-Severus, s'il vous plait allez le chercher tout de suite. Vous savez que je ne peux pas quitter Poudlard en ce moment à cause des barrières qui sont encore affaiblies. Emmenez le à Pomfresh.

-Bien sur Albus.

-Vous pouvez transplaner d'ici.

J'acquiesce et je transplane devant la maison de Potter. Je m'aperçois très vite que la maison est vide mais j'entre quand même à l'intérieur. C'est là que je l'ai retrouvé allongé sur le sol dans une marre de sang, de son sang et recroquevillé sur lui-même.

Et je ne peux m'empêcher de penser à moi-même lorsque j'avais à peu près son âge et que je me retrouvais souvent dans cette position après que mon père m'ait battu. Pendant une seconde une image de moi se superpose à celle de Potter et c'est assez dérangeant.

À une époque j'aurais tout donné pour que quelqu'un vienne me sauver et me sorte de cet enfer qu'était, qu'est ma vie.

Je m'embrouille et ce n'est pas le moment, Potter lui n'a jamais eu cette vie là, ce doit être un cambrioleur ou quelque chose comme ça qui a crut que la maison était vide et il est tombé sur lui.

Je me penche sur lui et je le prend précautionneusement dans mes bras, il respire difficilement, je le cale contre moi et je transplane avec lui dans l'infirmerie de Poudlard où Pomfresh nous attends visiblement plus qu'inquiète.

Je la laisse s'occuper de lui et je sort pour aller faire mon rapport à Dumbeldore. Après ça j'espère qu'en me laissera tranquille, j'ai besoin d'un bon verre et d'une bonne dose de sommeil si j'arrive à fermer l'œil. Ces derniers temps j'ai de plus en plus de mal à trouver le sommeil.

POV Harry.

Cette fois, c'était juste pour l'avoir regardé de travers comme il dit. Je n'en peux plus, il n'y ait pas allé de main morte cette fois, je ne peux plus bouger un seul muscle tellement la douleur est forte. J'arrive difficilement à respirer et ce fut pour moi une évidence: je vais mourir là par terre dans le couloir baigné de mon sang et surtout seul comme je l'ai toujours été.

Mais je suis heureux, sincèrement heureux d'enfin pouvoir partir, être enfin libre. Je vais pouvoir retrouver mes parents et Sirius.

Je sens la vie quitter mon corps et petit à petit je commence à avoir de plus en plus froid.
Et alors que je m'étais abandonné à la mort, la désirant ardemment, je sens des mains me soulever et un corps chaud se presser contre le mien me procurant cette chaleur qui me fait défaut.

J'ai envie de lui hurler de me laisser mourir, de me laisser quitter cet enfer qu'est devenu ma vie mais je suis trop faible et je ne peux pas.

Je sens qu'on transplane et je crois entendre vaguement un hurlement avant de perdre finalement connaissance.

J'ai l'impression d'avoir dormi pendant une décennie, j'essaie d'ouvrir les yeux et je n'y arrive qu'à la troisième tentative. Quand mes yeux s'habituent enfin à la lumière je réalise que je suis toujours en vie et que je suis à Poudlard. Je soupire fortement avant de me dire qu'après tout c'est mieux que rien.

Pomfresh vient m'ausculter pour voir si mon état c'est amélioré et me dit sur le ton de la conversation que c'était le professeur Snape qui m'avait ramené ici et que elle qui le connaissait maintenant depuis si longtemps et qui était habitué à son visage impassible, a cru que j'étais mort en voyant le teint livide de cet homme si maitre de ses émotions.

Je me souviens alors des mains qui m'avaient soulevé avec tant de délicatesse et de précaution et même si je sais que c'était lui je n'arrive toujours pas à croire qu'il puisse être comme cela surtout avec moi, son élève honni.

Est-ce qu'il était inquiet pour moi ou pour lui-même?

Et je me surprend à regretter la chaleur de son corps contre le mien lorsqu'il m'avait tenu contre lui.
L'infirmière finit par me donner une autre potion et je me sens tout de suite emporté dans le pays des rêves.

POV Severus.

Je me réveille d'une humeur massacrante le lendemain, j'ai passé toute la nuit à faire des cauchemars. La vision de Potter au milieu du couloir baignant dans son sang, a ravivé beaucoup de souvenirs que j'ai essayé pendant des années d'enfouir au plus profond de ma mémoire dans le vain espoir d'un jour réussir à les oublier.

Un peu après midi le directeur me convoque dans son bureau. Il veut que j'aille chercher les affaires de Potter chez lui puisque sa famille doit être rentrée et aussi pour les rassurer ils doivent s'inquiéter de son absence. Il me prévient aussi que le morveux a repris connaissance pendant quelques minutes ce matin ce qui est assez rassurant sur son état même si je le déteste je n'ai jamais voulu sa mort.

Je me dirige tout de suite hors de Poudlard pour transplaner j'aime autant en finir tout de suite, j'ai d'autres choses plus importantes à faire que de m'occuper des affaires de Potter.

Je me retrouve devant la porte de cette maison pour la deuxième fois en l'espace de 24h, je frappe trois fois et j'attends. C'est alors qu'une baleine m'ouvre la porte, je ne trouve pas d'autre mot pour qualifier l'oncle de Potter.

-Bonjour, je suis venu prendre les affaires de Potter et vous dire qu'il a eu un accident, qu'il a failli mourir mais que maintenant il va mieux, il va s'en sortir.

La chose devant moi devient toute rouge et cet homme répugnant me dit avec ce que je suppose une grimace de dégout sur ce qui lui sert de visage.

-Alors il est encore en vie, j'avais espéré qu'il aurait la décence de mourir cette fois. J'ai pensé qu'étant un monstre, il a du disparaitre en mourant. Gardez le nous ne voulons pas de lui, sinon la prochaine fois que je le verrai je m'occuperai de lui définitivement cette fois. Personne ne regrettera ce monstre.

Plus il parle et plus je sens mon sang bouillir dans mes veines et s'il m'avait regardé, il aurait compris qu'il avait commis la plus grosse erreur de sa vie en voyant l'aura meurtrière qui doit m'entourer. Je sais que je suis effrayant quand je suis vraiment en colère. Je le regarde et je ne vois que mon père et je sens que je perds le contrôle.

J'ai tué mon père il y a bien des années mais cet homme me le rappelle tellement, que toute la haine que j'avais envers mon père s'est trouvée dirigée vers lui.

Il me regarde enfin, je vois dans ses yeux le moment où il réalise son erreur, il essaye vainement de courir pour s'enfuir mais il n'y a pas de fuite possible le jour de son jugement et ce jour est arrivé pour lui.

Je l'immobilise en l'entravant par des liens magiques et je lui jette un autre sort pour qu'il ne puisse plus parler. Je me penche sur lui et je lui murmure tout ce que je vais lui faire subir comme torture. J'enferme sa femme et son fils dans une chambre à l'étage pour qu'ils n'assistent pas au spectacle. Je suis assez magnanime puisque je ne vais pas m'en prendre à eux.

Je reviens auprès de ce tas de graisse, il se trouve au même endroit que Potter la veille.

Je ne me souviens plus de grand-chose après cela, ça ne m'étais jamais arrivé d'avoir des trous de mémoire tout ce que je sais c'est que je ressens un sentiment de satisfaction face à ce que j'ai fait.

Je regarde mes mains, elles sont pleines de sang mais pas le mien, en fait il y a du sang partout sur les murs, par terre, sur moi. Je comprend mieux en voyant ce qui reste de l'oncle de Potter, ça faisait une éternité que je ne m'étais autant déchainé sur quelqu'un avec tant de haine.

Je me jette vite fait un sort de nettoyage et je transplane pour Poudlard après avoir pris les affaires du morveux bien sur.

C'est Albus qui m'accueille une expression d'inquiétude peinte sur le visage, je crois que j'ai un peu tardé. Je monte avec lui dans son bureau et je lui explique ce que j'ai découvert. Je lui dis aussi que j'ai tué l'oncle du gamin dans un accès de rage, il ne cille même pas. Évidemment je lui ai épargné les détails.

Je retourne dans mes appartements, je prends un bon bain chaud pour me détendre et je vais directement dans ma chambre pour dormir puisqu'il est déjà assez tard, je me souviens alors que les affaires de Potter sont toujours avec moi, tant pis.

POV Albus.

Je m'inquiète beaucoup pour Severus, c'est quelqu'un de tellement sensible mais si peux expansif. Je sais qu'il n'a pas tout dit et ça en dit long sur l'horreur que ça a du être. D'après ce qu'il m'a dit je pense qu'il s'est identifié à Harry et qu'il a identifié l'oncle à son propre père.

Il n'a jamais été quelqu'un de violent ou qui aimait la violence et le sang mais il n'est plus lui-même dès qu'il s'agit de sa famille.

Severus mon enfant, j'espère tellement que vous puissiez un jour être heureux personne ne le mérite autant que vous et Harry.

Vos vies sont si semblables peut être qu'avec ce qu'il sait, Severus changera de comportement avec lui, ils pourraient se soutenir l'un l'autre.

Fin des POV

Harry est complètement remit de ses blessures à peine trois jour après l'agression. Il sort de l'infirmerie pour aller enfin s'installer dans la tour Gryffondor dans sa nouvelle chambre de préfet.

Seulement voilà, il parait que c'est le professeur Snape qui a ses affaires, c'est lui qui est parti les chercher.

Personne ne lui a encore dit pour la mort de son oncle puisqu'il n'y avait que le directeur qui était au courant et que ça doit être le professeur de Potions qui le lui annonce lui-même.

Appréhendant la confrontation, Harry est quelque peu nerveux mais il arrive quand même devant les appartements de son professeur et frappe doucement à sa porte.

N'attendant personne, Severus était juste en pantalon et chemise légèrement ouverte et manche remontées.

Il fut surpris de voir Potter devant sa porte visiblement étonné de sa tenue assez décontractée. Il est vrai que le gamin ne l'avait jamais vu autrement qu'avec ses robes noirs formelles.

Il le laisse entrer et lui demande ce qu'il fait ici chez lui.

-En fait professeur, je suis venu prendre mes affaires. On m'a dit que vous les aviez.

-En effet, je vais vous les apporter. Attendez moi ici et ne touchez à rien.

Curieux, Harry en profita pour faire le tour du salon qu'il trouva assez chaleureux même si les couleurs étaient sombres. En tout cas ça allait avec le propriétaire des lieux. Il sursauta en entendant la voix de celui-ci dans son dos.

-Voici vos affaires Potter.

Ce dernier les prit et alors qu'il s'apprêtait à partir, il entendit son professeur ajouter:

-Restez Potter, j'ai à vous parler.

Harry s'arrêta mais ne se retourna pas, il avait peur de voir de la pitié dans les yeux si peu expressifs de cet homme. Il était sur que Snape savait pour le traitement que lui faisait subir son oncle.

Il fut cependant décontenancé en entendant les mots que lui disait cet homme qu'il savait ne demandait jamais pardon.

-Je suis désolé. Je le suis sincèrement.

Quand il osa enfin regarder son professeur, il ne vit qu'une profonde tristesse et une grande compréhension dans les deux onyx qui le fixaient. Il y décela aussi la même détresse que la sienne, la même blessure qui ne guérit jamais.

Et il se demanda à ce moment qui pouvait être l'homme devant lui. Il avait jugé cet homme si vite, finalement Severus Snape demeurera toujours un mystère pour lui.

Harry fut sorti de ses pensées par la voix de l'homme qui se tenait devant lui et qui avait repris la parole.

-Vous savez depuis que j'ai appris ce qu'était votre vie avec votre famille, je n'ai pu m'empêcher de rejouer toutes nos conversations. Maintenant que je sais, tout ce que vous disiez prends un autre sens, votre comportement aussi.
Et vous savez ce que j'ai compris?

Harry secoua la tête lui signifiant qu'il ne savait pas.

-J'ai compris que vous n'aimiez pas votre vie. Vous détestez les gens avec qui vous vivez parce que pour vous ils ne sont pas votre famille. Vous détestez aussi votre célébrité que tout le monde vous envie mais vous, vous les enviez pour tout ce qu'ils ont et que vous n'aurez probablement jamais: l'amour d'une famille.

Pendant son discours, Severus c'était approché du jeune homme qui pleurait devant lui maintenant et qui tremblait comme une feuille. Il posa sa main sur sa joue rougie et caressa sa cicatrice du bout des doigts.
Cependant il n'avait aucune idée de la tempête de sentiments qui avait lieu en Harry à l'entente de ces paroles et de ce geste si tendre de la part de cet homme si dur et cruel.

-Ce que j'ai compris c'est que vous souhaitiez probablement mourir parce que vous n'en pouvez plus de cette vie qui ne vous a jamais rien donné qui vous faisait miroiter un bonheur futur pour vous l'enlever tout de suite après vous déchirant plus encore que vous ne l'êtes déjà.

Vous détestez vos amis parce qu'ils ne comprendront jamais ce par quoi vous passez mais vous aimeriez être à leur place, être insouciant et profiter de la vie comme tout jeune de votre âge.
Mais vous n'en avez pas le pouvoir parce que votre destin est déjà tout tracé.

Le poids de votre position en tant que sauveur du monde sorcier pèse sur vous, ça vous étouffe, ça vous bouffe de l'intérieur, ça vous tue à petit feu.

Vous aimeriez mourir parce que vous ne supportez plus cela mais vous restez parce que vous le devez au monde, parce vous devez le faire pour tous ceux qui ont donné leur vie pour sauver la votre, pour sauver tous ceux que vous avez appris à aimer.

Cependant, vous vous êtes résigné à mourir parce que malgré tout vos pouvoirs vous ne pensez pas être capable de le tuer ou au moins à ne pas y survivre si vous y arrivez.

Vous êtes mort Potter, mort à l'intérieur, vous n'avez plus d'espoir, vous vous êtes résigné.

Vous n'êtes plus qu'un ... mort en sursis.



Harry sanglotait à présent entre ses bras, sa tête enfouit dans son cou, ses tremblements c'étaient aggravés et il ne tenait même plus debout sans le soutien de Severus.

Son professeur celui qu'il pensait être l'homme le plus froid et le plus insensible qui puisse exister sur terre, est arrivé à voir au plus profond de son âme. Il a compris tout ce qu'était sa vie, ses sentiments, ceux qu'il n'avait jamais révélé à personne, qu'il ne s'avouait parfois même pas à lui-même.

C'est comme si Snape avait caressé son âme. Harry était si bouleversé qu'il ne s'était même pas rendu compte qu'il était étreint par son professeur et que celui-ci lui caressait le dos dans une tentative de réconfort.

Il fallut plusieurs minutes au jeune homme pour pouvoir retrouver son calme, c'est là qu'il rougit en prenant conscience de leur position. Il se sentait si proche de cet homme à cet instant que s'en est effrayant.

Il finit par se décoller de son professeur et dans une tentative d'alléger l'atmosphère, il lui dit :

-Vous savez Professeur, vous êtes quand même passé à coté de quelque chose de vraiment important.

-Et moi qui pensait que mon raisonnement était parfait. Répondit Severus se laissant prendre au jeu.

-Eh bien vous avez oublié ma sexualité.

-Vous m'envoyez désolé Potter, mais je ne vois pas ce qu'il y a d'intéressant là dedans puisque vous n'avez pas de petite amie.

-Voyez vous monsieur c'est bien là le problème, je ne pourrais jamais en avoir.

-Je ne vois pas pourquoi, il me semble que toutes les filles de Poudlard sont à vos pieds et pas seulement. Je comprend toutefois que vous n'en vouliez pas d'une fille qui ne veut de vous qu'à cause de votre statut mais vous pourriez tomber sur une fille bien dans le lot comme la petite Weasley.

-Ce n'est même pas ça le problème, imaginez monsieur que le monde sorcier découvre que leur cher sauveur est irrémédiablement gay.

À l'entente de la dernière phrase, Severus crut qu'il allait s'étouffer avec sa salive. L'idée que Potter soit du même bord que lui est assez surprenant.

-Vous l'avez su quand?

-L'année dernière quand je suis sortit avec Ginny. C'est une fille super mais je ne ressentais rien pour elle qui dépasse l'amitié. Et je ne ressentais aucun désir. Alors j'ai commencé à me poser des questions et je me suis aperçu que regarder Malfoy me faisait plus d'effet que de regarder une belle fille comme Ginny. C'est là que j'ai compris que j'étais gay.

-Mais je ne vois toujours pas où est le problème dans le fait d'être gay.

-Oh eh bien il n'y a pas vraiment de problème à part le fait que je ne risque pas de me trouver quelqu'un avant que je sois mort.

-Il n'y a personne qui vous plaise à Poudlard?

-Comme je l'ai dit, Malfoy est plutôt joli à regarder mais c'est tout. Après, non personne ne m'intéresse et puis je veux qu'on s'intéresse à moi pour ce que je suis vraiment et pas pour ce je représente ce qui est pratiquement impossible avec ma célébrité.

-C'est vrai que c'est assez compliqué dans votre cas.

-Et vous professeur, avez-vous quelqu'un? Vous êtes vous déjà marié?

-Que Merlin m'en préserve, je ne suis pas fait pour le mariage et même si je le voulais ce ne serait pas possible.

-A cause de votre rôle d'espion?

-Pas seulement, c'est parce qu'il n'y a pas de mariage pour les gays.

Rougissant Harry ne put que bafouiller.

-Oh … alors vous aussi … vous aussi vous êtes gay.

-De toute évidence oui.

Severus n'arrivait pas à croire qu'il avait discuté de sa sexualité avec Potter et ce de façon civilisée. Il pensait qu'il était entrain de devenir fou ou alors c'est le manque de sommeil, c'est surement ça. Il entendit le jeune homme le remercier.

-Pourquoi?

-Pour tout ce que vous avez dit, simplement parce que vous comprenez, parce que vous ne me jugez pas mais que juste vous l'acceptez. Merci encore pour tout.

-J'ai autre chose à vous dire. En fait, vous devez être au courant pour ce qui c'est passé pendant mon enfance et ce que j'ai fais subir à mon père puisque vous l'aviez vu dans ma pensine.

Harry acquiesça ne sachant pas où celui-ci voulait en venir mais se sentant quand même gêné par le ton accusateur qu'avait utilisé son professeur.

-Eh bien j'ai fait subir le même sort à votre oncle.

Ça lui avait pratiquement coupé le souffle, le maître des potions n'avait pas été très subtil. Harry était trop choqué pour dire quoi que se soit sur le moment et même s'il se dégoutait lui-même il était heureux que son professeur se soit occupé de son oncle.

-Et … et tante Pétunia et Dudley, ils sont en vie n'est-ce pas ?

-Je n'y ai pas touché.

-M...Merci de me l'avoir dit, je … il va me falloir un peu de temps je crois pour digérer la nouvelle.

-Je comprends.

-Au revoir professeur.

-Au revoir monsieur Potter.

------ A suivre --------


J'espère que ça vous a plu en attendant la suite please laissez moi quelques reviews, ça fait toujours plaisir ;)

à bientôt ...