Harry Potter et le Miroir d'Orichalque

Résumé complet :

Le Miroir d'Orichalque, mystérieux artéfact aux immenses pouvoirs conçu dans un futur éloigné par l'Archimage Suprême, traverse le temps et l'espace pour se placer dans les mains d'un jeune garçon de treize ans frappé par la Fatalité, marqué par le Destin, source de conflit entre la Vie et la Mort et jouet favori des hasards de la Chance : Harry Potter.

Mais que recherche véritablement cette énigmatique entité magique qui s'évertue à manipuler les événements afin de changer le futur ? Est-il véritablement la pour apporter son aide au Survivant ou bien prépare-t-il dans le plus grand secret sa chute et celle du Monde Magique ?

L'univers du jeune Harry tremble sur ses fondations avec l'arrivée du Miroir, des secrets sont révélés tandis que de nouveaux mystères se forment et derrière les apparences ce n'est pas la vérité qui se cache mais seulement d'autres apparences. Des amis se révèlent être des traîtres et des ennemis mortels les seuls vrais alliés sur lesquels compter.

La limite séparant le bien du mal s'étiole, le monde en noir et blanc disparaît pour laisser la place à une réalité formée d'une infinité de nuances de gris.

Le futur est devenu incertain, car l'avenir qui devait être n'est plus désormais que le reflet à l'intérieur du Miroir.

Disclaimer : Harry Potter est la propriété de JK Rowling ... seul l'intrigue et les personnages originaux ( et le Mirroir ) sont à moi.

Prologue : la naissance du Miroir

Haletant et perclus de fatigue Ziggy continuait pourtant de gravir le grand escalier d'un pas vif sans lâcher une seul plainte alors que son esprit ne cessait de maudire le fait que les différents champs de protections de la Tour restreignaient autant ses capacités de déplacement magique et l'obligeaient à se déplacer physiquement à travers les trois derniers étages de la Tour pour en atteindre le sommet.

Non que Ziggy rechignait à accomplir ce trajet pour effectuer sa tâche, au contraire. Comme tout elfe-de-maison Ziggy était fier d'effectuer une tâche qui demandait de fournir de tels efforts et qui était si importante pour son Maître. Mais il savait également que le timing était vital, son Maître avait particulièrement insisté la dessus, et ne pas pouvoir se déplacer avec la facilité que lui accordait sa magie au risque de ruiner le travail de son Maître le rendait anxieux car risquer de faillir et ainsi de trahir la confiance que son Maître avait placée en lui était sa plus grande peur.

Plus que tout au monde Ziggy chérissait la confiance que son Maître avait dénié accorder à une créature aussi indigne d'un tel privilège que lui. Aussi l'elfe-de-maison accéléra son pas pour être sur d'avoir de la marge sur le temps de son trajet et cela malgré ses muscles douloureux.

Ziggy laissa échapper un soupir de contentement en émergeant au sommet de la Tour : il avait une bonne marge d'avance et son maître pourrait prendre son temps pour se préparer pour la dernière partie de son ... . Le flot de pensée de l'elfe-de-maison fut bloqué net face à la vision qui s'offrait à lui.

Devant la petite créature au teint gris-vert, au centre du sommet de la Tour, se tenait une silhouette drapée dans une tunique de couleur bleu nuit et parcourue de runes complexes cousues en fils d'argent qui flottait dans les airs, portée par la seule puissance de son aura magique, à plus d'un mètre de la surface de la Tour.

Sa cape à capuchon noire comme de l'encre se contorsionnant et claquant autour de lui comme doué d'une vie propre, ce qui était certainement le cas de l'avis de l'elfe, et l'air autour de lui miroitait comme soumis à une intense chaleur.

Pour le regard de l'elfe capable de percevoir la magie le spectacle était grandiose : la magie, pure, primale pulsait littéralement autour du sorcier devant lui à tel point qu'elle en devenait quasiment visible même pour des sens non magiques. Un entrelacs de fins filaments luminescents de puissance pure jaillissait de toute part du sorcier et dessinait des motifs complexes dans l'air avant de replonger dans son corps et pourtant le sorcier tout en laissant sa magie se déchaîner arrivait à la contenir juste en dessous du seuil de matérialisation avec un contrôle absolu signe d'une maîtrise totale de l'Art de la Magie.

L'elfe était en extase devant le déploiement de puissance de son Maître fasciné par les éruptions de magies multicolores de l'Aura penta-chromatique de son Maître et les sensations que dégageaient les cinq différentes auras qui se dissociaient et fusionnaient au grès du flot de Magie pour donner naissance à l'Aura si unique de son Maître : L'Aura penta-chromatique et où se côtoyaient : un vert émeraude froid et mortel, un rouge rubis brûlant et passionné, un argent chatoyant puissant et paisible, un violet profond royal et tentateur et enfin un noir encore plus sombre que l'obsidienne sinistre et destructeur.

Le petit elfe non seulement rechignait à déranger son Maître lorsqu'il méditait mais de plus, face à cette vision, il aurait pu rester sans réaction pendant encore longtemps et manquer à ses devoirs quand, heureusement pour, lui il laissa échapper un petit couinement qui alerta le Mage de sa présence.

Lentement et majestueusement le Mage relâchât ses énergies et lévita doucement vers le sol. Bien que ni très grand, atteignant 1 mètres 70 tout au plus, ni très imposant, car même si sa robe laissait transparaître un corps aux muscles fermes, sa silhouette elle laissait deviner une ossature assez frêle. Le Mage exultait dans chacun de ses gestes une présence et une puissance telles que tous face à lui, et particulièrement l'humble Ziggy, se sentaient comme face à un être des plus imposant un mixte entre un puissant leader politique et un fauve sauvage.

Conscient de la présence de l'elfe-de-maison, qui se tortillait dans son dos ne sachant si il devait ou non déranger son Maître dans ses réflexions en signalant sa présence, le Mage la tête levée vers le ciel se contentait de scruter les étoiles du ciel nocturne.

De longues minutes s'écoulèrent et l'agitation de Ziggy devenait de plus en plus évidente quand brusquement une voix neutre aux accents métalliques, une voix qui charriait une sensation d'ancienneté mêlée à une vigueur toujours présente retentit :

« L'heure est elle proche ? »

- Oui Maître, tous les préparatifs sont achevés, exactement comme vous le souhaitiez. Déclara humblement l'elfe en baissant la tête.

- Bien, c'est très bien, je suis satisfait. Répondit le sorcier provoquant des frissons de bonheur chez l'elfe face à l'approbation de son Maître avant de retourner à sa contemplation du ciel étoilé.

- Les étoiles sont splendides ce soir, sais-tu qu'elles peuvent dévoiler l'avenir à ceux qui savent décrypter leurs messages ? Demanda soudainement le Mage.

- Je … Heu … Oui Maître. Répondit Ziggy incertain mais heureux car son Maître, comme il lui arrivait parfois, semblait d'humeur à partager ses réflexions avec ses serviteurs et Ziggy se sentait honoré d'être celui qui aujourd'hui recevait la sagesse de son Maître. J'ai entendu dire que le peuple disparu des Centaures savait lire le futur dans les étoiles et parmi les elfes-de-maison il y a des légendes qui disent que les Hauts Elfes le pouvaient également.

- Oui les Centaures avaient la connaissance du langage des étoiles. C'était un peuple noble et farouche peut être trop arrogant et orgueilleux certes mais leur disparition fut une grande perte pour les peuples magiques. Tout comme les Hauts Elfes ils ont cru pouvoir s'isoler, refusant de s'adapter aux changements du monde, et ils ont stagné, sont devenus archaïques, ont peu à peu dépéri pour finalement disparaître dans les grands bouleversements de l'Histoire. Et pourtant aujourd'hui eux seuls auraient eu la sagesse de voir ce qui va arriver et auraient pu mettre les autres peuples en garde et peut être, oui peut être, éviter la folie qui s'apprête à s'abattre sur le monde.

- Que …Que va-t-il arriver Maître ? Ne put s'empêcher de murmurer le petit elfe tremblant d'appréhension.

- Les astres brillent comme jamais auparavant et plus que tous les autres, Mars, symbole de la guerre domine les cieux et ses lunes Deimos et Phobos lui servent de Héraut, alors que l'influence de Jupiter dont le rayonnement avait éclipsé les autres astres touche à sa fin. Mais pire que tout est l'ombre qui se cache derrière Mars : Pluton annonciateur de la mort, de la destruction et de la fin du cycle est entré en conjonction avec Mars et annonce un destin quasi inéluctable : la fin de ce monde.

- Mais Maître … Vous … Vous êtes le plus grand et puissant de tous les Sorciers, vous êtes l'Archimage Suprême et le gardien de notre monde, alors vous … Vous pouvez certainement empêcher cela d'arriver … Trouver un moyen de sauver notre monde … Implora presque l'elfe-de-maison face à la révélation que venait de lui faire son Maître.

- Ha ! si seulement cela était aussi simple mon petit Ziggy. Mais des forces bien plus puissantes conspirent pour mener à ce sombre avenir. Il existe 5 principes fondamentaux qui gouvernent l'existence et qui forment ce que l'on pourrait appeler la main de Dieu : la Vie qui est le début de tout et qui nous amène dans l'existence, la Mort qui est son opposé : l'arrêt de l'existence physique, la fin d'un cycle qui annonce le début d'un nouveau, la Destinée : le grand chemin de l'existence et le but de notre présence en ce monde, la Fatalité : les épreuves qui nous forgent et nous définissent et qui se dressent sur le chemin du destin et enfin la Chance qui aime à jouer le porteur du chaos dans l'existence : instable et capricieuse nous favorisant pendant un instant puis nous retirant ses faveurs le moment suivant.

- Ces forces existent et possèdent une certaine forme de conscience et de volonté mais paradoxalement alors qu'elles sont complémentaires elles ne cessent la plupart du temps de lutter l'une contre l'autre c'est ce qui nous permet à nous mortel d'avoir un libre arbitre et en parti d'arriver à créer notre propre futur. Mais aller contre leurs volontés quand ils agissent de concert … Cela revient à vouloir changer la course même des étoiles. Une tâche à priori impossible et pourtant … Cela fait maintenant deux siècles et demi que je maintiens ce monde à bout de bras, que je tente de contrôler l'humanité et de briser sa spirale de violence et d'autodestruction mais aujourd'hui face à ce que je vois se profiler à l'horizon je doute d'être capable de stopper la tempête qui s'annonce, du moins pas sans tout risquer et jouer le tout pour le tout dans un ultime gambit pour y arriver. Je vais peut être devoir sacrifier notre monde pour sauver le monde. Conclut L'Archimage dans un souffle.

Ziggy ne savait plus trop comment réagir alors que son Maître : l'Archimage suprême qu'il savait être l'un des plus puissants Sorciers ayant jamais vécu, souvent comparé à Merlin lui-même, vieux de plus de quatre siècles et l'un des fondateurs du nouvel ordre qui suivit la 4ième guerre mondiale et sortit le monde du chaos de l'après guerre en instaurant la Confédération des Empires et Nations ( C.E.N ), semblait des plus sombres quant à sa capacité à enrayer cette mystérieuse menace qui planait sur le monde.

Mais Ziggy en serviteur diligent et perspicace qu'il était se remémora les recherches et préparations qui avaient monopolisé l'attention de son Maître ces derniers mois et qui dépassaient de loin ses habituels travaux sur de nouvelles découvertes en magie ou sur la création de nouveaux sorts ou rituels. Il devina alors l'importance du projet que son Maître s'apprêtait à réaliser ce soir : défier l'avenir sinistre qu'annonçaient les étoiles.

Les pensées troublées de l'elfe-de-maison furent stoppées par une nouvelle remarque de son Maître :

« C'est une nuit magnifique qui s'annonce. On peut presque sentir la magie dans l'air. C'est le genre de nuit ou de grandes choses peuvent se produire, le genre d'événements qui peuvent faire basculer le destin et changer l'histoire en bien ou en mal. De tout temps à travers le monde ce genre de nuit a eu ce pouvoir : la nuit du sacrifice pour les rituels druidiques, la nuit de la quête des Esprits pour les shamans amérindiens, le temps du Rêve pour les aborigènes Australiens, la nuit d'attente pour la vénération du soleil chez les Mayas, la nuit du grand Sabbat chez les paganistes …Oui cette nuit de l'équinoxe d'hiver, symbole de renouveau, est parfaite pour tenter la chose la plus osée qui ait jamais été tenté : défier le Destin et nous offrir une nouvelle chance. »

Le Sorcier se retourna alors dans un virvoltement de cape et s'avança vers l'elfe-de-maison. La capuche de sa cape rabattue sur sa tête et l'écran de ténèbres magiques, destiné à garder son apparence secrète, activé ne lui laissant en guise de visage qu'un abîme de noirceur absolue. Son ample tunique ne laissant percevoir de formes suffisamment précises pour déterminer avec exactitude qu'il s'agisse bien d'un homme.

D'un pas vif L'Archimage atteignit l'entrée de la Tour et lâcha d'une voie froide et métallique :

« Allons vient Ziggy l'heure est venue de changer le Monde »

Devant les yeux de l'elfe la silhouette de son Maître se troubla et il disparut subitement dans le néant alors que sa magie le transportait vers les entrailles de la Tour. Ziggy, contrairement à l'Archimage dont la magie synchronisée avec les défenses, boucliers et champs de protections de la Tour lui permettait de se déplacer magiquement à loisir, dût entamer un sprint dans les escaliers manquant plusieurs fois de tomber et de se rompre le cou jusqu'à ce qu'il atteigne la zone où il puisse utiliser sa magie de déplacement.

Il disparut alors dans un claquement de doigt pour se rematérialiser dans le cabinet de travail de son Maître où ce dernier était occupé à boire, dans l'ordre précis de leurs dispositions, les différentes potions qui avaient été posées sur son bureau alors qu'un jeune adolescent, qui devait avoir tout au plus quatorze ans, se tenait à ses côtés.

- Êtes-vous sûr que je ne peux pas vous assister dans le rituel final Maître ? Demanda le jeune garçon anxieux.

- Non Julius, même si tu es très talentueux tu n'es pas encore prêt pour ce genre de déploiement de magie. Je vais invoquer de terribles puissances dont certaines particulièrement nocives, sombres et maléfiques : tu n'as pas l'expérience de ce genre de puissances, ta magie et ton savoir ne sont tout simplement pas encore assez mûrs pour les maîtriser. De plus j'ai une tâche à te confier, d'une importance vitale, ce rituel risque d'être des plus délicats et va nécessiter toute ma concentration et tout mon pouvoir. Je vais en ressortir affaibli, très affaibli. Aussi je risque de ne pas être en mesure d'ouvrir le portail temporel : c'est donc à toi mon jeune apprenti que je confie cette tâche essentielle.

Les yeux du jeune apprenti s'élargirent quand il se rendit compte de l'importance du rôle que son Maître lui confiait, il déglutit péniblement son esprit envisageant déjà la complexité de sa tâche à venir. Face à la réaction de son apprenti l'Archimage hocha la tête.

- Je vois que tu comprends l'importance de ton rôle. Mais n'ais crainte tu es plus que capable d'ouvrir le portail : non seulement tu as une affinité naturelle avec les énergies temporelles mais en outre tu m'as déjà assisté dans ce rituel et l'a déjà accompli par toi-même sous ma direction. Tous les éléments sont déjà prêts et le sablier qui se trouve dans la chambre du portail t'indiquera quand lancer le rituel d'ouverture. Indiqua l'Archimage alors qu'il revêtait plusieurs bagues, amulettes, différentes broches ainsi que plusieurs joyaux, de puissant focus, tous pulsants de leurs magies contenues.

L'Archimage se tourna alors vers son apprenti et posa une main sur son épaule.

- Tu sais, plus que tout autre, ce qui se joue ce soir. Tu m'as assisté tout au long de ces dernières années sur le chemin qui a mené jusqu'à ce jour et cet instant. Tu sais ce qui approche et tu sais ce que je vais faire, ce que je vais sacrifier pour m'opposer à cela. Au cours des derniers siècles j'ai défié chacun à leur tour la Mort en lui échappant encore et encore, la Vie en m'appropriant le pouvoir de la donner ou de l'ôter selon mon bon plaisir, la Fatalité en franchissant tous les obstacles qui se sont placés sur mon chemin, la Chance en me libérant de ses caprices et même le Destin en brisant ses diktats : ces soit disant Prophéties qui lient notre futur. Et aujourd'hui encore je m'oppose à eux dans un ultime pari. Déclara l'Archimage avec un léger accent de fanatisme dans ses paroles.

- Tu vois ce qu'implique mon projet et tu sais pourquoi je le mets en oeuvre, tu connais l'importance de ce que je m'apprête à faire ce soir, n'est ce pas ?

- Oui, Maître. Murmura doucement l'apprenti.

- Je t'ai enseigné que tout dans la vie est question de choix et c'est maintenant à toi de choisir si tu es prêt ou non à être à mes côtés ce soir et à participer à ma Grande Œuvre qui changera le visage du Monde tel que nous le connaissons. Quel en sera le résultat ? Je l'ignore moi-même mais je sais que cela doit être fait et représente notre unique lueur d'espoir. Alors Julius quel est ton choix ?

L'apprenti ferma les yeux quelques secondes.

Oui il savait ce que son Maître voulait accomplir ce soir, peu à peu aux cours des derniers mois il avait assemblé les indices récoltés sur les différents projets que son mentor poursuivait, comme les pièces d'un puzzle, et avait compris que tout visait à l'accomplissement d'un but unique, but que son Maître lui avait révélé quelques jours auparavant. D'abord choqué puis admiratif face à l'ampleur de ce que son Maître projetait et enfin craintif face aux conséquences l'apprenti resta incertain sur la façon dont il devait agir, du moins jusqu'à cet instant.

Quand il rouvrit les paupières ses yeux brillaient d'une volonté farouche :

« J'accomplirai la tâche que vous m'avait confié Maître, je vous suivrai dans l'accomplissement de votre œuvre. Je vous rendrai fier de moi. » Déclara avec passion le jeune apprenti.

- J'ai pleine confiance en toi et en tes capacités Julius, je sais que tu ne me décevras pas. Répondit l'Archimage de sa voix métallique, impersonnelle et dépourvue d'émotion.

Son apprenti transplannat aussitôt tandis que l'Archimage laissa échapper un léger gloussement.

- Ha la jeunesse si pleine de fougue et si aisément manipulable. Vient Ziggy il est temps.

L'Archimage et son serviteur elfe apparurent alors silencieusement dans une immense salle souterraine de la Tour : la Salle des Rituels Majeurs.

Là se préparait l'un des plus complexes et puissants rituels jamais conçu et réalisé par l'Homme.

Il ne s'agissait non pas ici d'un rituel d'accroissement de puissance, extrêmement prisé par les Mages Noirs, ni d'une invocation de créatures extraplanaires majeurs tels qu'un Diable ou un Deva ni même d'une tentative pour atteindre l'Immortalité.

Non.

Il s'agissait la d'un des actes magiques les plus sacrés : l'acte de création.

Les Sorciers qui sortent du commun marquent l'Histoire de leurs noms par leurs actes qui modèlent la société ou par leurs avancées et innovations dans le domaine de la Magie, les plus brillant créant les Sorts, Potions et Objets Enchantés qui se transmettront de génération en génération et leurs permettront de rester dans les mémoires pour les connaissances et le savoir faire qu'ils lèguent à la postérité. Mais seuls ceux ayant atteint, pour le moins, le rang de Mage peuvent aller au-delà et créer des Objets de Pouvoirs : ces objets aux propriétés uniques, fruits d'un pouvoir et d'un savoir exceptionnels, qui représentent la quintessence de leurs créateurs et permettent à leurs magies de perdurer par delà les siècles après leur mort.

Contrairement aux objets enchantés communs comme les ballets volants, plumes ou autres coffres expansibles pouvant être répliqués et conçus en divers modèles les Objets de Pouvoirs eux sont par essences uniques ou du moins extrêmement difficiles à dupliquer.

Objets de grande puissance magique, les plus complexes et puissants, connus sous le nom d'Artefacts, étant de véritables œuvres d'arts, capables d'accomplir sous la férule de leurs utilisateurs de véritables prodiges et certains allaient même au-delà.

De part le génie de leurs créateurs les Objets de Pouvoirs les plus puissants : les Reliques se voyaient insuffler une vie propre et ces chefs d'œuvres, crées par les rituels les plus puissants et complexes, se trouvaient dotés d'une forme d'intelligence, de conscience et de volonté propre qui en faisaient des créatures magiques, parmi les plus puissantes qui soient.

Créer la vie à partir du néant : un exploit dont seul les Dieux étaient capables. Et pourtant une poignée de mortels avaient défié cette règle par le passé, et l'Archimage Suprême s'apprêtait à la défier à son tour cette nuit.

L'Archimage, alors qu'il faisait le tour de la pièce en vérifiant que les Runes et champs de protections destinés à protéger la Salle de tout élément extérieur et limiter, autant que faire se peut, le déploiement de Magie Sauvage libérée par le rituel était bien en place, se mit à repenser aux créations que les Mages, Hauts Mages et Archimages du passé avaient laissé derrière eux et qui étaient devenus autant d'objets de légendes.

Dans l'ancien temps, de la Grèce antique jusqu'aux pays Nordiques, du continent noir, l'Afrique, jusqu'au pays du Soleil Levant, les Sorciers les plus puissants de leurs époques avaient régi le Monde en faisant figure, aux yeux des hommes ordinaires, de Dieux descendus parmi les mortels. Ils avaient créé pour consolider leurs pouvoirs de puissants Objets de Pouvoirs comme le Trident de Poséidon, qui permettait de commander aux mers, ou encore le Marteau de Thor : capable d'invoquer la tempête et de contrôler la foudre.

De formidables Artefacts et Reliques qui avaient hissé leurs créateurs dans la légende durant cette ère, mais dont le secret de leurs créations s'était perdu dans le flot du temps pour n'émerger qu'occasionnellement dans l'esprit des plus grands Sorciers.

L'Histoire de l'Angleterre : pays où l'Archimage avait établi sa demeure, voila un peu moins de deux siècles, regorgeait également de ces Objets de Pouvoirs et bientôt certains d'entre eux revinrent à l'esprit de l'Archimage : des Artefacts comme le Miroir de l'Erised capable de dévoiler le désir le plus cher d'une personne, l'épée de Gryffondor capable de percer presque toutes les matières et de faire de son utilisateur un épéiste talentueux ou encore la célèbre pierre Philosophale, source d'une vie et d'une richesse éternelle.

Et bien sùr des Reliques comme la légendaire Excalibure : épée forgée par Merlin, sous la guidance de la Dame du Lac, durant les guerres contres les peuples féeriques de l'Ombre, capable de pourfendre n'importe quel ennemi et n'importe quelle protection magique mais aussi de reconnaître les justes et de les épargner et de choisir elle même son utilisateur.
Le château de Poudlard : pétri de Magie au point d'être devenu une entité vivante et semi consciente. Poudlard qui ne fut jamais conquis et qui finalement ne succomba que sur une frappe nucléaire massive en l'an 2143.
Ou encore le journal de Tom Riddle destiné à asservir son possesseur et accorder une seconde vie à son créateur, crée par l'un des plus sombres rituels de la Magie de L'Âme de l'ancienne Egypte pour être l'une des plus perverses voies vers l'immortalité : un Horcruxe. Mais qui fut détruit de la main du jeune Survivant il y a de cela presque quatre siècles et demi entre la première et la seconde des trois guerres Voldemorriennes.

« Toutes ces créations étaient des chefs d'œuvres, le meilleur qui puisse être fait pour atteindre l'objectif à l'origine de leurs créations » pensa l'Archimage alors qu'il se tournait vers le centre de la pièce satisfait de l'inspection des défenses externes de la Salle des Rituels Majeurs « Mais aucune n'a l'envergure de mon œuvre, aucune n'a la grandeur et la perfection que je vais lui offrir, ni le destin que je lui réserve ».

Alors que L'Archimage focalisait son attention sur les divers éléments du rituel installés au centre de la Salle un souvenir ancien lui revint en mémoire.

Le feu de la forge agonisait lentement comme pour pleurer son départ, jetant un dernier coup d'œil sur l'endroit où il avait passé le plus clair de son temps au cours des sept dernières années l'Archimage sentit son cœur se serrer de nostalgie, chose que ne s'était pas produite depuis une éternité.

Se retournant pour partir il se retrouva face à Bruenor Poing d'Acier qui lui avait servi de professeur ces dernières années et en qui il en était venu à voir l'image sinon d'un père du moins d'un mentor bien aimé : un sentiment qu'il n'arrivait toujours pas à croire venant de lui.

Bruenor était un des derniers représentants de la race Naine qui avait commencé à disparaître à l'époque de Merlin. Large d'épaules avec des membres puissamment bâtis bien que ne mesurant qu'1M40 il se tenait encore droit malgré le poids de l'âge, comme en témoignait sa calvitie et sa longue barbe blanche, approchant de ses 800 ans alors que la plupart des Nains ne passaient pas leur 600ième anniversaire.

« Avant que tu partes j'ai une dernière leçon à t'enseigner. C'est une chose qui se passe de père en fils dans ma lignée mais étant le dernier … Bah tu as été mon meilleur apprenti : tu es venu assoiffé de connaissances et je t'ai appris tout ce que je savais sur le travail du métal et la magie Runique Naine mais contrairement aux autres tu as appris la culture et la sagesse des Nains. Alors sache ceci : si ton talent est authentique, si tu as la chance de vivre vieux et de sentir la puissance de la terre, tu vivras un jour unique.

Une bénédiction particulière – d'aucuns parleraient de malédiction ̶ caractérise mon peuple et je peux sentir cette même bénédiction en toi. Tout comme les meilleurs d'entre les nains qui peuvent forger une arme inégalable toi aussi un jour tu créeras dans ton Art une chose que rien au monde n'égalera. Ce jour- là, mon fils, tu t'impliqueras entièrement dans ta tâche. Jamais tu ne retrouveras pareille perfection. Sachant cela tu perdras ensuite ton enthousiasme pour ton Art. Ta vie n'aura plus le même goût. Mais tu auras créé une chose qui entrera dans la légende et qui te survivra bien après que tes os seront redevenus poussière. »

L'Archimage dans les ténèbres de sa capuche se laissa aller à sourire, tout au long de sa vie il était allé d'exploit en exploit : repoussant sans cesse les limites de la Magie et créant merveilles sur merveilles dont sa demeure : La Tour de Haute Sorcellerie. Il arpentait le monde depuis plus de quatre siècles et demi. Mais ce n'était qu'aujourd'hui qu'il se sentait sur le point d'atteindre la perfection de son Art.

« Tu avais raison Bruenor : mon talent s'est avéré être véritable et alors que je suis dorénavant vieux et sage j'ai pu sentir, cette nuit entre toute, la puissance de la terre : il est temps pour moi de donner naissance à une légende. Je vais créé la Relique la plus puissante et complexe jamais élaborée depuis la disparition de l'antique Atlantis. »

Ne trouvant aucun défaut dans les protections de la salle l'Archimage se tourna vers le centre de l'immense pièce pour faire face au quintuple cercle rituellique gravé sur le sol et parcouru d'une solution d'argent liquide mélangé de son propre sang magiquement chargé.

L'Archimage fixa une dernière fois son attention sur le cercle qu'il avait mis des mois à configurer et de longues heures à tracer lui-même et les diverss éléments le composant et participant au rituel pour s'assurer que tout était bien en place.

Le cercle rituellique était à la mesure de l'œuvre entreprise : grandiose et d'une formidable complexité. Il se composait de cinq cercles de rituels majeurs qui fusionnaient pour donner naissance à un Dharma-cercle.

Chaque cercle possédant ses caractéristiques propres et générant un flot de magie et une aura unique.

Chaque cercle contrôlant un aspect de la création à venir ainsi qu'une multitude de sorts, d'enchantements et de maléfices destinés tant à la création de la future Relique qu'à être gravé en son cœur comme part de son essence.

Chaque cercle contenant des éléments sacrificiels spécifiques certains servant à nourrir la magie rituellique pour la porter à son apogée et d'autres voués à devenir une part intrinsèque de la Relique et de sa matrice magique : source de sa puissance et de son existence.

Chaque cercle dessiné avec une absolue précision, engravé de multiples symboles ésotériques et marqué d'un set de Runes de Pouvoirs.

Chaque cercle dirigé par l'un des suivants de confiance de l'Archimage, des serviteurs dévoués jusqu'au fanatisme et disposant des compétences faisant d'eux des Maîtres dans leurs Arts spécifiques. Chargés en qualité d'assistant de superviser chacun un cercle et un aspect du rituel mais aussi d'être un support pour le contrôle et la canalisation de la magie rituellique.

Chacun prêt à offrir son existence afin de magnifier le pouvoir du rituel et de devenir une part de la future création de leur seigneur.

Et tous les cercles devant agir de concert, être en totale harmonie et synchronisés pour permettre au rituel de s'accomplir : une tâche semblant impossible à réaliser car nécessitant de contrôler avec une précision absolue et simultanément les cinq cercles et les magies uniques et en parties antagonistes qu'ils génèrent.

Le cercle central, gravé de runes naines et entourant la future Relique, se focalisait sur la création physique et les éléments matériels inhérents destinés à devenir le cœur et le corps de la Relique. Diverse gemmes précieuses : rubis, émeraudes, saphirs et opales d'une pureté inégalée et disposées à intervalles réguliers dans ce cercle brillaient de milles feux réverbérant la lumière pour former ensemble un jeu de couleurs chatoyantes.
En divers endroits du cercle se trouvaient également de petites quantités de métaux rares et précieux : Argent, Or blanc, Platine, Mithrille, Adamantite et plus que tout le métal magique le plus inestimable d'entre tous : l'Orichalque. Chacun de ces éléments vibrant doucement pour entrer en résonance avec les autres et se mette en harmonie avec le corps principal de la Relique contenue au centre du cercle.
Le premier Cercle contenait également trois ordinateurs Technomanciques : des Merlin Mark 3 de douzième génération, machine vivante mi-technologique mi-magique censés ne pas encore exister et réservés à l'usage d'une petite élite, placés pour former un triangle centré autour de la Relique et connecté à elle par des faisceaux laser reliant les ordinateurs à trois diamants mémoriels, premiers exemplaires pour les banques de données des futurs Merlin Mark 4, qui émergeaient légèrement de la Relique.
Enfin assis en tailleur dans le cercle de contrôle du premier Cercle se tenait Crackus Dents-Tranchante, l'un des plus illustres et puissants ensorceleurs que la nation Gobline ait enfanté au cours du dernier millénaire, avec une lueur de fanatisme et de démence dans le regard et prêt à déployer tous ses pouvoirs et son génie créateur pour assister le seul être humain qu'il ait jamais considéré comme son supérieur et dont il est fier d'être le disciple.

Le second cercle, relié au cercle central comme tous les autres cercles par un réseau complexe de kanji et d'inscriptions en sanskrit, se focalisait sur la création spirituelle de la Relique et avait été engravé avec un set de runes Maya afin de faire appel à une magie sacrificielle des plus sombres, complexes et délicates qui offrirait à la Relique non seulement une intelligence et une conscience mais aussi donnerait « naissance » à une âme qui lui serait propre.
De nombreux symboles mystiques et ésotériques provenant de diverses cultures allant de textes de la Cabale jusqu'aux chants de la tradition shamanique amérindienne, dont les inscriptions sous l'effet de la magie du cercle émettaient de douces vibrations qui recréaient de façon assourdie les rythmes et paroles de ces chants sacrés, avaient également été inscrits dans ce second Cercle.
Plusieurs objets : des journaux intimes, des baguettes, des bijoux se transmettant de génération en génération au sein d'une même famille et autres possessions intimes, tous chargés de l'énergie spirituelle et de l'empreinte psychique de leurs anciens propriétaires : anciens alliés et disciples de l'Archimage aujourd'hui disparus, étaient disposés dans le Cercle en guise d'éléments sacrificiels afin de nourrir l'esprit naissant de la Relique.
Mais la fondation sur laquelle reposerait la création spirituelle de la Relique tenait en deux éléments placés de manière opposés dans le second Cercle.
Le premier : le fantôme vieux de nombreux siècles de Huilzipochtleti qui de son vivant fut l'un des derniers et des plus puissants Mages du Sang et grand prêtre de la nation Aztec. Huilzipochtleti flottait sereinement, un sourire satisfait sur les lèvres car après de nombreux siècles d'attente il allait non seulement pouvoir une fois encore faire appel à la terrible magie sacrificielle dont il était le dernier détenteur des sombres secrets mais aussi se perdre dans cette magie et y trouver sa délivrance car consumant son essence le rituel accorderait au fantôme du grand prêtre le repos éternel et la paix du néant.
Face au Mage du Sang fantomatique se trouvait le dernier élément du Second Cercle : une opale de feu qui émettait de douces pulsations de pouvoir tel un cœur battant. Ce n'était pas tant la gemme que son contenu qui constituait l'élément vital du rituel car l'opale était puissamment ensorcelée pour agir comme un joyau d'enfermement de l'âme. A l'intérieur de la pierre précieuse se trouvait un fragment de l'âme de l'Archimage lui-même, librement offert, et destiné à servir de fondation pour la création de l'âme artificielle de la Relique.

Couvert de runes hiéroglyphiques égyptiennes le troisième cercle était conçu pour inscrire aux tréfonds de la Relique la multitude de sorts, d'enchantements, de maléfices et de capacités magiques qui seraient à sa disposition : l'essence même de son pouvoir et de ses capacités mystiques.
Un très grand nombre de textes et écrits provenant de diverses cultures et couvrant la plupart des traditions magiques existantes étaient réunis à l'intérieur du troisième Cercle.
Livres et Tomes, anciens et modernes, formaient des piles sur toute la circonférence de cercle alors que des rouleaux de parchemins, des fragments de textes divers et d'antiques papyrus avaient été disposés dans le cercle tels des pièces de puzzles s'imbriquant les une dans les autres et l'ensemble s'articulait autour des Grimoires personnels de l'Archimage, contenant l'ensemble du savoir qu'il avait accumulé au cours de son existence,
Les connaissances rassemblées dans le troisième Cercle provenaient de multiples nations, certaines depuis longtemps disparues, et couvraient les traditions, sortilèges, arts magiques et domaines mystiques de nombreuses civilisations. Des sombres arts noirs de la nécromancie aux rites druidiques ancestraux, des malédictions antiques de l'Égypte aux invocations spirituelles du shamanisme Amérindien, de la sorcellerie du Chi à la magie du Yin et du Yang, de l'utilisation du Ki aux pratiques de l'alchimie, des rituels Voodoo aux pratiques de possessions démoniaques du paganisme et bien d'autres encore.
Tout cela formant la compilation la plus large et la plus exhaustive possible afin de compenser le principal point faible de la Relique : sa très faible capacité d'évolution. Car, en effet, la naissance de la Relique serait également le moment ou elle atteindrait sa pleine maturité et marquerait sa quasi incapacité à accéder à tout nouveau sort, pratique ou compétence magique n'ayant pas imprégné sa conception.
Enfin dans le cercle de contrôle, et alors que sous l'effet de la magie l'écriture des différents ouvrages prenait vie, rampant et ondulant comme une multitude de serpents, pour s'écouler lentement vers la bordure interne du cercle, Imothep gardien du savoir et des secrets et l'un des derniers grands Sphinx surveillait le processus d'un œil impassible, déterminé une fois que son esprit et sa vie ne ferait plus qu'un avec la Relique, à poursuivre sa tache de gardien et à monter une garde éternelle afin de préserver les connaissances de sa nouvelle demeure.

Le quatrième cercle quant-à-lui faisait appel à la puissance des éléments et des trois règnes afin de lier la Relique dans le cycle de l'existence, de relier sa puissance intrinsèque aux forces fondamentales de l'univers mais aussi d'alimenter la magie du rituel, et pour se faire de nombreuses runes celtiques avaient été tracées dans ce Cercle.
Alors que la Terre, l'Air, l'Eau et le Feu formaient un carré dans le cercle, le symbole de chaque élément formant l'un des angles, les trois règnes : Végétal, Animal et Minéral avaient été placés en un triangle : Animal placé entre Feu et Eau, Végétal entre Eau et Air et Minéral se confondant avec la Terre.
Pour chaque élément, de nombreux ingrédients sacrificiels représentatifs et destinés à nourrir la magie rituellique avaient été disposés dans le cercle tel que : des cendres et plumes de phénix, de la pierre magmatique, du bois cendré, du sang de salamandre pour le Feu, de l'Ambre gris de Léviathan, du corail enchanté, de l'eau des sources maudites de Jusenkyo, de l'encre de Kraken pour l'Eau, des plumes d'Hippogriffe, la respiration d'un Nundu, la puissance de la foudre emprisonnée pour l'Air, de la Pierre des étoiles, des métaux imprégnés de magie comme le Mithril et l'Adamantite, des larmes de géants de roches pour la Terre.
De nombreuses gemmes précieuses, extrait de plantes et arbres ainsi que de créatures magiques tenaient lieu de représentation et de sacrifice pour les trois règnes.
Et flottant au dessus du cercle de contrôle, dans une grande sphère d'eau, Sorène du peuple sirène, aquamancien et élémentaliste avait entamé son chant final prêt à servir son maître : l'Archimage Suprême.

Le cinquième cercle enfermant les autres cercles est la pièce finale du Dharma-cercle, emblasonné par le jeu de runes personnelles de l'Archimage. Il semblait spartiate et dépouillé en comparaison des quatre premiers cercles, car il ne se composait, en plus des runes de l'Archimage, que d'une poignée de symboles ésotériques et mystiques ainsi que de longues formules arithmanciques tracées a partir d'une solution d'argent mélangée au sang de l'Archimage.
Mais les apparences sont trompeuses car ces symboles représentaient des forces extrêmement puissantes : Vie et Mort, Ordre et Chaos, Espace et Temps, Matière et Esprit, Entropie… Et les formules arithmanciques portaient sur des calculs et des équations d'une extrême complexité capables de restructurer la trame du réel.

L'Archimage, lentement, prit place dans le cercle déployant sa terrible aura de puissance et à son contact le Cercle prit vie se mettant à émettre une douce lumière : le Rituel venait de commencer.

Prenant une longue inspiration et se préparant à entamer le premier chant du Rituel l'Archimage fixa son regard sur le centre du Cercle et le cœur de la Relique : un simple et innocent miroir à main fait de métal poli.

« C'est curieux » Pensa-t-il « Comme un objet en apparence si anodin va devenir la source d'un pouvoir et d'une destinée si immense. »