Par un soir de décembre, ma connexion internet m'ayant lâchée, j'ai senti l'inspiration me venir. Que je me présente quand même ; Claire, jeune fille célibataire de 15 ans (Non, oubliez, ce n'est tout de même pas une petite annonce). Cette histoire ne reflète pas la réalité, je veux dire par là, qu'elle sort tout droit de mon imagination. Certains des personnages porteront le nom d'acteurs, d'actrices ou de personnages fictifs connus, mais les caractères varieront au cours de l'histoire .En aucun cas, ces protagonistes ne représentent des individus de la vie réelle, même si quelques noms sont repris de personnes que je connais. Sur ce je vous souhaite une agréable lecture, en espérant que vous reveniez un jour voir si ce récit continue … (J'espère que l'inspiration continuera …)

Dans ma simple chambre d'adolescente, j'attendais. J'attendais que téléphone daigne enfin sonner. Je regardais le plafond, allongée sur mon lit, la tête enfoncée dans un coussin. Puis les murs décorés de toutes sortes de « choses ». Des posters, des esquisses, des photos, des articles de journaux et des magasines, voilà ce qui décorait ma chambre. Le téléphone, ou plutôt celui qui devait m'appeler, ne souhaitait, apparemment pas discuter. Mon regard se posa alors son mon bureau et ma chaise. Sur celle-ci reposait mon sac, dans lequel était rangé mon agenda qui contenait le fameux numéro. J'hésitais. C'était le nouveau numéro de portable de mon frère. Mon frère jumeau, Adrian. En temps normal, je ne me serais pas inquiétée car je savais que nous nous verrions le lendemain. Mais cette fois, la distance et le temps intervenaient. Je veux dire par là, que j'étais en France, à Paris. Lui était a Seattle, aux Etats-Unis. Et il travaillait. Je n'avais pas vu mon frère depuis environ deux semaines, trois jours et quelques heures. Rien que cela pour deux frères et sœurs c'est dur. Alors, imaginez, ce que ça peut –être pour des jumeaux, nous qui nous nous sommes toujours bien entendus et qui étions toujours très proches et soudés.

La raison du départ d'Adrian était simple. Du haut de nos 20 ans, ni lui ni moi n'étions vraiment soucieux de faire de très grandes écoles. Nos parents nous l'avaient reproché. Quels parents de métier : professeurs, tous deux, ne l'aurait pas fait ? Suite à quelques querelles, de plus en plus fréquentes, Adrian et moi avions loué un appartement avec l'argent que je gagnais en vendant mes toiles et avec l'argent qu'Adrian rapportait en travaillant comme professeur de théâtre. Il avait choisi le théâtre et moi l'art moderne. Nous étions réellement persuader que l'autre excellait en son style. Adrian était un acteur très polyvalent : il savait interpréter aussi bien la tragédie que la comédie. Si bien que nous étions au collège, à la fin de la pièce que nous avions interprétée, « Le Petit Prince », avec bien sur Adrian en premier rôle, un directeur de salle avait recommandé à mes parents d'inscrire au plus vite leur fils à un cours, au vu de son grand potentiel. Depuis cet après midi là, Adrian avait été jusqu'à la naissance de Lou, l'artiste le plus aimé de nous deux. Je ne pouvais lui en vouloir pour cela, je me mettais à la place de mes parents et pensais qu'ils avaient pleinement raison parce qu'Adrian valait le coup. C'était un beau garçon, il fallait l'avouer. Beau, galant, intelligent. En plus de grandes capacités intellectuelles et une beauté physique remarquable, il avait un caractère très fort, et ce ci dans le sens où il savait ce qu'il voulait. Le premier rôle ou rien. Cette fille-ci ou aucune (Croyez-moi, certaines ont eu très peur ce jour là). Il avait tout pour m'énerver, me dégouter de moi-même, de ma médiocre personnalité et de ma quasi inexistence de beauté. Mais je ne pouvais tout simplement pas. C'était ma moitié, au moins jusqu'à ce que je me mette à aimer quelqu'un (et que cette personne m'aime en retour, de préférence), c'était mon confident. Je l'aimais. Vraiment, sincèrement, mais je rendis compte, par la suite, que l'amour à ses limites.