Bref, nous arrivions au lycée.

« - Fais attention à toi ma chérie ! Adrian pour la fête chez Paolina c'est ok, mais je veux que vous reveniez tous les deux vers 2 heures de matin. Et s'il le faut j'irais vous chercher !

- Super ! Merci Papa ! A ce soir, répondit mon cher frère. »

Il démarra la voiture et s'en alla travailler.

« - Comme Papa est persuadé que tu viendras, tu es obligée de venir ! Si elle n'est pas belle la vie !

- J'irais pas à la fête de ta pouf.

- Ava…

- Quoi ? Tu es juste trop aveuglé par son maquillage pour voir que c'est une garce. Maintenant laisse-moi, veux-tu ! Pour un peu que je devienne populaire en restant trop avec toi ça serait le comble.

- Je ne vois pas ce qui te dérange chez Paolina. Elle est sympa.

- Avec toi.

- Elle est jolie.

- A ta vision des choses.

- Elle est intelligente. »

Je m'arrêtais de marcher. Adrian continua quelques pas plus loin avant de se rendre compte que je m'étais stoppée et que je le dévisageai.

« - Ok, ce n'est pas la plus intelligente mais elle …

- Ces matières favorites sont ses options, soit « Mode et maquillage » et sans même aborder le sujet de son français « approximatif ».

- Qu'est ce que tu es indulgente dis-moi ! Elle, elle fait tout pour que vous vous entendiez bien !

- ELLE a juste voulu me relooker, à sa manière ! C'est dire en minijupe et en talons aiguilles de 10 centimètres ! Oh ! Réveille-toi ! Moi et ses … artifices, c'était la catastrophe assurée et tu n'as rien dis ! Résultat : une soirée à l'hôpital. Et elle a osé me dire que c'était moi qui avais gâché la soirée ! Sérieusement, Adrian, j'ai cours de travaux manuels et je dois y aller. »

Adrian me retient par la main et en me retournant je vois les magnifiques cheveux blonds de Paolina.

« - Super !

- Hi ! Bonjour mon amour ».

Lavage de bouches. Beurk ! Ecœurant. Adrian me lâcha. Ouf, une seconde de plus et je claquai cette … Il n'y a pas vraiment de mots polis pour décrire Paolina. Elle est grande avec ses talons. Belle avec sa garde robe haute couture et sur mesure. Populaire grâce à ces … atouts féminins allons-nous dire et aussi grâce à mon frère. Sauf que contrairement à ce que pense celui-ci, Paolina, sa copine aussi parfaite-soit elle, n'a jamais était « gentille » avec moi. En privé, elle m'avait accusée de vouloir la séparer de mon frère et m'a dit qu'être jalouse vis-à-vis d'elle arrangerait pas ma côte de popularité. Elle m'avait tout cela le second jour de sa rencontre avec mon frère. J'avais été clouée sur place, je vous le dit. C'est à partir de là que les hostilités avaient commencées. Parce que j'avais répondu. Et que répondre à Paolina, c'était comme commettre un crime fédéral.

« - Non mais attends ! Je suis jalouse de toi ?!

- Ma chérie, toutes les filles sont jalouses de moi. Ne t'inquiète pas c'est normal. »

Là, j'avais eu le droit à ce magnifique sourire en coin, qui me donnait envie de vomir. Cette fille avait peut-être beaucoup de qualités, mais sûrement pas la modestie.

« - Je ne vois toujours pas ce que j'ai à t'envier. Ton côté matérialiste ? Non, sûrement pas. Ta connerie ? Je te la laisse volontiers ! Quoi d'autre … Rien d'autre, justement.

- Arrête, je sais bien. Adrian m'a dit que tu avais du mal avec ton physique. Je peux t'aider moi, tu sais. Nous pourrions même devenir des amies. »

J'avais l'impression de parler à un psy. Ridicule.

« - Ouais, aux Calandres Grecques surement.

- Quoi ?

- Jamais ! Ca veut dire jamais. Tu es trop … Superficielle. On est différentes toi et moi. Trop différentes. Et puis, tu ne veux être avec mon frère que pour sa popularité, même pas pour ce qu'il est, soit un garçon gentil …

- Tu vois tu es jalouse, ce n'est pas de ma faute si tu ne peux pas être en coulpe avec ton frère.

- Okay, je laisse tomber. »

J'étais partie rejoindre Léo. Quand celui-ci me dit que Paolina s'était faite larguée par un richissime mannequin. Et que à l'heure actuelle, elle était « en chasse ». Super, je supposais bien que mon frère faisait office de « proie ».

Enfin, depuis Paolina n'avait pas lâchée Adrian. Et moi par la même occasion. Depuis plus de 8 mois. Je suis actuellement en mode saturation. Avant chaque soirée où j'étais censée aller, elle essayait de me convaincre de mettre une robe ou une jupe. Ou encore des talons et un haut très échancré. Pour « sauver »l a soirée. Donc je finissais par ne plus venir. Ou par ne plus être invitée, à mon plus grand bonheur. Pendant que mon frère et sa copine se déhanchaient sur des rythmes endiablés, moi j'étais avec Léo, dans son garage. Il réparait des motos, des voitures. Moi je le peignais. Je l'aimais tellement. Presque qu'autant qu'Adrian. Mais seulement d'amitié. Une amitié trop forte. Parfois, quand je me sentais mal, mal de toute cette affreuse popularité de mon frère, mal d'être jugée en permanence, et mal de l'absence de mon frère, j'allais chez Léo. Son père me connaissait bien également, il était l'un des meilleurs amis de mon père. Ils allaient souvent se faire des week-ends en Bretagne pour pêcher. Il n'avait jamais refusé que je dorme chez lui. Dans ces moments là, Léo et son père, Charlie, se mettaient à faire la cuisine. Généralement, leurs « mixtures » finissaient à la poubelle et nous commandions des pizzas. Tout cela se terminait devant un match de foot. Ces soirées-là me faisaient du bien. Je veux dire, durant ces soirées, il n'y avait pas d'artifices, pas de discussions sur/avec Paolina (Oui oui quelques fois elle venait chez nous manger voir dormir, et plus si affinités), pas d'histoires de fêtes pour le samedi qui suit … Rien de tout cela.


Bonjour/Bonsoir

Un chapitre court je sais, m'enfin, j'ai du mal à savoir où couper l'histoire puisque à la base il n'y a ni chapitres ni coupures ^^. J'espère que vous allez toutes/tous bien. Bisous