Voilà le premier chapitre de cette histoire où est introduite une famille de sorciers. Elle arrive à Forks pour aider les Cullen dans leur combat contre l'armée de Victoria. Cette histoire débute aux alentours du chapitre 16 quand Carlisle essaie d'obtenir de l'aide du clan de Tanya qui refuse, également après que Jacob ait embrassé Bella, et les diplômes ont déjà été remis.

[Pour vous faire une meilleure idée d'à quoi ressemble Jefferson, eh bien c'est Hayden Christensen en plus jeune :) ]

CHAPITRE 1 « Jefferson »

La télékinésie est un don assez difficile à contrôler, il faut apprendre à se concentrer instantanément et ne pas faire divaguer son esprit dans des pensées inutiles, ce qui requiert en fait de la discipline mentale. Voici comment le père et professeur de Jefferson Bennett parlait du don que possédait son fils. Il en a toujours été si fier qu'il ne manquait pas une occasion pour mentionner qu'il avait un télékinésiste dans sa famille. Il était en effet si rare de posséder un tel pouvoir, que même les Bennett – famille très puissante depuis des siècles – s'en vantent. Et c'était lui, Jefferson Bennett qui possédait ce don, c'était lui qui était l'objet de toute l'attention lors des grandes fêtes où toute la lignée Bennett se réunissait. Lui ou plutôt son pouvoir : il était évident que si Jefferson ne pourrait pas déplacer les choses par la pensée, on ne s'intéresserait pas autant à lui.

Peut-être était-ce son appétit pour la gloire qui le poussait à s'entraîner des jours durant dans sa chambre. Il s'entraînait à faire virevolter dans les airs les tiroirs de son bureau. Généralement, il ne pouvait s'adonner à cet exercice que quelques minutes, cette activité nécessitant nettement plus de concentration que de faire éclater une bonnetière en mille morceaux (car il pouvait non seulement déplacer les choses à très grande vitesse mais également séparer les atomes les uns des autres).

Peut-être était-ce à cause de sa concentration intense qu'il n'a pas entendu son père Evan l'appeler du living-room. Ni entendu monter les marches d'un pas fâché. Ce ne fût que lorsque son père stationna devant lui qu'il prit conscience de sa présence.

- Tu n'en as pas assez de te tuer à l'entrainement tous les jours ? demanda-t-il, l'air incrédule. Même moi qui suis pour le fait que tu t'entraîne jusqu'à maitriser parfaitement ce merveilleux don, je ne te conseille pas de faire ça.

Lorsqu'il parla, Jefferson se rendit compte à quel point tous ses muscles étaient crispés, plus particulièrement sa nuque qu'il massa alors.

- Tu as quelque chose à me dire ? rétorqua Jefferson.

- On vient juste d'appeler au téléphone, m'informa-t-il après avoir scruté le fond de mes prunelles, c'était Carlisle Cullen.

Le fils retint un air de surprise. La dernière fois qu'il avait parlé à la famille Cullen, c'était le jour de son douzième anniversaire, il n'avait pas encore développé son don de télékinésie. Il se demanda si le fait de les revoir pourrait lui paraître étrange. Le fait qu'ils n'eussent pas vieillis, même pas pris une seule ride. A l'instar des vampires, les sorciers vieillissaient jusqu'à ce qu'ils aient développé leur don particulier. A partir de ce moment, exactement comme les loups-garous, s'ils n'utilisaient pas leur magie, ils vieillissaient. Le processus d'arrêt de la sénescence durait environ un an. Jefferson garderait pendant plusieurs siècles alors son physique actuel (il aurait alors dix-sept ans et demi lorsque cette dégénérescence prendrait fin). Son père, lui, avait arrêté la pratique de la magie peu de temps après avoir découvert ses pouvoirs, et s'y était remis à l'âge de trente-six ans (il avait en réalité quarante-sept ans). Il avait alors conservé sa grande beauté pour l'éternité.

- Et qu'est-ce qu'il voulait ? demanda-t-il, le sourire aux lèvres.

Il avait toujours aimé Carlisle et sa famille.

- Tu es au courant des nombreux meurtres inquiétants à Seattle ces jours-ci ? questionna son père, l'air grave.

- Oui, et ils sont liés à des vampires.

Son père fronça alors les sourcils, puis détourna les yeux de ceux de son fils. Il paraissait décontenancé. Il réfléchit un moment, puis releva la tête.

- En effet, et ils ont besoin d'aide, acheva-t-il.

Sur ce, il marcha en direction de la porte, pensif.

- C'est tout ? Pas plus de précisions ?

Son père s'arrêta sur le pas de la porte, toujours le dos tourné. Mais ne pipa mot. Il paraissait perturbé à l'idée de tout dévoiler à Jefferson. Il pensait probablement qu'il était trop novice et trop jeune pour ces histoires de guerre.

- Très bien, je finirai bien par le découvrir moi-même, lui fit-il remarquer, tu ne pourras rien y faire.

Puis son père descendit les escaliers. Comme la famille était pressée de revoir leur si bons – et vieux – amis Cullen, ils prévirent de partir dans la journée. Lorsque Jefferson eût fini de mettre ses affaires dans une valise, il descendit dans le garage où il retrouva toute sa famille. Son père était occupé à charger les affaires dans le coffre du 4x4, sa mère Dana était au téléphone, sûrement avec Carlisle pour lui annoncer l'heure de leur arrivée. Elle tenait le téléphone de sa main droite et peignait ses longs cheveux dorés et bouclés entre ses doigts fins, pour l'occasion, elle portait ses escarpins roses préférés ; sa mère était également dotée d'une grande beauté (elle avait le physique d'une femme de trente-six ans mais en avait quarante-cinq) – ce qui avait, combinée à celle de son père, produit un résultat à couper le souffle sur Jefferson et tous leurs enfants. Tous les enfants. En effet, la famille Bennett comptait en tout sept membres : les parents, Jefferson, deux garçons et deux filles. La plus jeune des filles, Ruby, âgée de huit ans, attendait déjà dans l'imposante voiture. Elle ressemblait beaucoup plus à sa mère qu'à son père, elle s'était aujourd'hui coiffée d'une longue natte dorée qui tombait sur son épaule gauche. Son ainée, Selena, âgée de quatorze ans, mesurant un mètre soixante-trois, portait les cheveux longs, noirs et raides et discutait joyeusement avec son frère, adossée contre une portière arrière du véhicule. Ce frère, Jackson, âgé de vingt-deux ans, mesurant un mètre soixante-dix-huit, était l'aîné des enfants Bennett ; lui avait de longs cheveux bruns dorés noués en queue de cheval, il avait des traits fins. Puis arriva, par la même porte que Jefferson un instant auparavant, Emerson, le cadet de la famille, âgé de dix-neuf ans, lui avait de courts cheveux blonds, était très musclé et mesurait un mètre quatre-vingt-dix. Il empoigna la valise de Jefferson au passage et la tendit à son père qui la plaça alors dans le coffre de la voiture.

- Tout le monde est prêt ? demanda Evan d'un ton jovial. Personne n'a rien oublié ?

- Oui, lui répondit Dana, prêts, je viens d'avertir Carlisle de notre arrivée dans environ quatre heures.

- Parfait, commenta-t-il en se frottant les mains.

Tout le monde monta en voiture. Les 4x4 avaient l'avantage de leur grand espace, qui laissaient ses occupants libres de leurs mouvements et confortables. Durant tout le voyage, Jefferson observa le paysage défiler devant ses yeux. Le climat de sa ville, Everett, n'était pas si différent de Forks : de la pluie encore et toujours. Le soleil pointait le bout de son nez de temps à autre, entre deux averses, et l'éblouissait, l'obligeant à détourner les yeux. Lorsqu'ils arrivèrent à destination, le temps était encore en phase d'averse. Jefferson déploya un parapluie, marcha jusqu'au coffre qu'il ouvrit et distribua chaque valise à son propriétaire. Il ne put s'empêcher de remarquer à quel point la maison des Cullen était moderne et avait dû coûté cher. Carlisle était médecin, il devait sans aucun doute bien gagner sa vie.

Carlisle avançait dans l'allée, en direction d'Evan. Ils avaient tous deux le sourire aux lèvres, heureux de se revoir. Carlisle, comme prévu, n'avait pas pris une seule ride, il était resté le même. Il serra chaleureusement la main d'Evan et lui proposa de prendre sa valise, ils remontèrent l'allée ensemble. Puis les enfants de Carlisle sortirent : Edward, Alice, Jasper, Emmett, Rosalie. Ils resplendissaient de beauté, comme toujours d'ailleurs. Alice et Jasper se dirigèrent vers Ruby et Selena – ou plutôt Alice se dirigeait vers eux, Jasper restant en retrait - ; Emmett et Rosalie saluèrent Emerson et Jackson ; et Edward avançait la mine réjouie vers Jefferson. Il salua ce dernier.

- On entre ? proposa Edward.

Jefferson le suivit. Lui et Edward étaient de très bons amis, depuis qu'il avait douze ans. Ils avaient pratiquement passé la journée ensemble lors de son douzième anniversaire.

- Tu as tellement grandis, Jefferson, fit remarquer Edward, lorsqu'ils marchaient en direction de la porte d'entrée. Et je te laisse imaginer quelle serait ton apparence physique si tu serais un vampire. Tu es déjà si beau en tant qu'humain.

La constatation d'Edward fit plaisir à Jefferson qui rougit quelque peu.

- Je vais bientôt te rattraper en âge physique qui plus est, observa Jefferson.

- C'est vrai, tu dois mesurer un bon mètre quatre-vingts, n'est-ce pas ? estima Edward.

- Bien vu, c'est exactement ça. Il faudra également que je te parle d'un événement important, mais plus tard.

- Un événement de mauvaise augure ?

- Non, pas du tout. C'est à propos de moi.

- Ce soir, dans ma chambre ?

- D'accord.

- De toute façon, je crois que tu y dors.

Ils arrivèrent dans le hall. Edward mit le manteau de son ami sur le porte-manteau. Alice ferma la porte après être entrée en compagnie de Jasper, Selena et Ruby. Jefferson trouva le salon des Cullen très moderne – pareil à l'aspect extérieur de la maison – et parfaitement bien rangé. Il pensa alors à sa chambre et à l'état dans laquelle il l'avait laissée : les tiroirs précédemment lévités jonchaient sur le sol, dans un fouillis qu'était leur contenu, à savoir diverses feuilles de papier, crayons, stylos et tout ce que pouvait contenir des tiroirs de bureau. Il s'assit sur le canapé, autant en fit Edward. Il pouvait apercevoir Evan et Carlisle dans la cuisine, discutant sûrement de leur affaire de guerre, mais il trouva sa déduction fausse car il vit ensuite Carlisle rire, dévoilant ses belles dents blanches.

Edward se tourna vers Jefferson, l'observa quelques secondes.

- Finalement, je pense que nous avons le temps de parler de cet événement. Carlisle discute avec ton père dans la cuisine et nous n'avons rien d'autre d'urgent à faire.

- Eh bien, je voulais t'annoncer qu'il y a de cela deux ans, j'ai commencé à développer mon don.

La bouche d'Edward s'étira en un large et magnifique sourire.

- Je suis content pour toi. Quel est-il ? demanda Edward, une lueur d'excitation dans son regard.

- La télékinésie.

Edward arbora une mine encore plus heureuse.

- Je te félicite, Jefferson, dit-il en lui serrant la main derechef. C'est un don très rare, même pour ta famille. Tu as su le maitriser ?

- Lorsque je l'ai eu, j'étais sur les nerfs. Mon pouvoir se déclenchait pour tout et n'importe quoi. Pour le peu que je déplaçais ma main vers un livre en lisant les inscriptions sur la couverture, il volait à l'autre bout de la pièce et mettait une sacrée pagaille dans le living-room.

Ils rirent ensemble et Jefferson poursuivit.

- J'ai commencé à le maitriser trois mois plus tard. Mon pouvoir s'est manifesté au début du mois de juin. Je ne sortais plus alors, même pour aller au collège. Lorsque tu as ton pouvoir, ça ne marche pas comme un adulte qui aurait arrêté, puis reprit la magie. Tu vois de quel système je parle?

Edward acquiesça.

- J'arrêterais de vieillir, reprit-il, aux environs de mes dix-sept ans et demi.

- Qu'arrives-tu à faire pour l'instant ?

- J'arrive à faire beaucoup de choses. Ça va du simple déplacement d'objets à l'explosion de pans de murs entiers.

- Impressionnant. Encore plus si l'on prend en compte tes pouvoirs de base de sorcier.

Edward contempla Jefferson. Il était sans doute en train de l'imaginer en vampire, à quel point il pourrait être beau. Il observa les yeux bleus de Jefferson, ses lèvres parfaites et ses cheveux courts châtains clair dressés sur sa tête.

- Il se leva, demanda à Jefferson de le suivre et se dirigea vers la cuisine, où Carlisle et Evan étaient toujours en train de parler en riant à grand éclats de temps en temps.

- Bonjour, Evan, salua Edward, je suppose que vous devez être très fier du don de Jefferson.

Evan prit cet air satisfait et fier qu'il prenait toujours lorsqu'on lui parlait du pouvoir de son fils. Un air qui, à la longue, commençait à exaspérer Jefferson.

- Oui, très fier.

- On l'avais remarqué, marmonna Jefferson.

Personne ne sembla l'avoir entendu. Du moins, Edward et Carlisle faisaient semblant, car Jefferson aperçut un petit rictus au coin de la bouche d'Edward. Evan était sur le point de discuter de ce sujet avec Edward mais celui-ci prit la parole le premier :

- Bien, continuez à parler tous les deux. Je vais faire visiter la maison à Jefferson, histoire de lui faire revenir quelques souvenirs en mémoire.

Il indiqua le chemin à Jefferson qui marcha en direction de l'escalier menant aux chambres. Ils le montèrent en silence et entrèrent dans la chambre d'Edward. Un lit avait été aménagé à côté du canapé. Son observation de la chambre fut interrompu par Edward.

- Alice vient m'annoncer que Bella est là. Tu viens avec moi ?

Jefferson avait oublié que Edward était capable de lire dans les pensées. Il le suivit. En effet, ils rencontrèrent Alice juste devant la porte de la chambre d'Edward qui regarda Edward et fit demi-tour en les descendant les escaliers avec eux.

Bella attendait dans le hall. Elle sourit lorsqu'elle aperçut Edward. Ce dernier se précipita vers elle et l'embrassa longuement. Jefferson se sentit quelque peu mal à l'aise et ne sut pas quoi faire durant cet échange passionné. Enfin, Edward quitta difficilement les lèvres de Bella et se retourna pour que Bella puisse voir son ami.

- Bella, je te présente Jefferson Bennett. Jefferson, je te présente Bella Swan, l'amour de ma vie. Jefferson est un très bon ami. Sa famille et lui sont venus nous aider.

- Ravie de te rencontrer, dit Bella.

Elle hésita un moment, ne sachant pas quel geste faire lorsqu'on rencontre une personne pour la première fois – ce qui amusa Edward -, puis lui tendit une main que Jefferson serra chaleureusement.

- Ravi également, Bella.

Il contempla Bella. Elle était très belle et il remarqua qu'Edward était collé très près d'elle. Ce qui illustrait terriblement bien le trait de caractère dominant de la personnalité d'Edward, à savoir surprotecteur. Quoiqu'il ne voyait pas vraiment de quel danger il la protégeait en ce moment. Peut-être était-ce par habitude ou alors une envie d'être très près d'elle tout simplement. Il ravala très vite un petit pincement de jalousie envers ce merveilleux couple qu'ils formaient.

- Je suis curieux de connaître ton pouvoir spécial, Bella.

Bella sourit et regarda Edward.

- Je ne suis pas un vampire, déclara-t-elle avec un petit sourire.

Jefferson fut très surpris par cette annonce. Comment était-ce possible ? Un vampire avec une fille humaine ? Comment faisait-il pour se contrôler ? Edward était peut-être « végétarien », mais cela prenait du temps pour savoir totalement garder la maîtrise de soi, comme Carlisle. Son amour pour Bella devait être très puissant. Il décida de ne pas laisser transparaître sa surprise.

- Oh mais bien sûr, lâcha-t-il en riant, tu n'as pas les yeux dorés, j'aurais dû m'en apercevoir.

- Bella, je vais parler à Carlisle, souffla Edward, fais connaissance avec Jefferson en m'attendant. Je te ferais visiter la maison une prochaine fois, ajouta-t-il à l'adresse de son ami.

Bella hésitait, perdue dans ses pensées. Elle regarda Edward, puis Jefferson. En fait, elle regarda Edward, puis contempla Jefferson. Elle le trouvait très beau. Elle aussi avait hésité sur sa nature. Mais elle s'était rendu compte que ses yeux étaient bleus, une couleur impossible pour les vampires.

- Je vais plutôt aller chez Jacob, pour lui faire rencontrer Jefferson.

Edward se crispa au nom du loup-garou. Puis il reprit son sourire de séducteur.

- D'accord, on se retrouve dans une petite heure, je t'attendrais à la frontière.

Sur ce, il revint vers Bella et l'embrassa. Lorsque leurs lèvres se séparèrent, on pouvait voir sur le visage de Bella « Tu me manques déjà ». Elle demanda à Jefferson s'il voulait bien qu'ils s'y rendent dans sa voiture. Jefferson n'objecta pas et la suivit. Ils firent plus ample connaissance durant le trajet. Jefferson lui parla de sa condition de sorcier et Bella sourit à l'idée d'avoir pour petit ami un vampire, pour meilleur ami un loup-garou et connaître un magicien. Bella fit mention du fait qu'Edward ne pouvait lire dans ses pensées et qu'elle n'était pas affectée par le pouvoir de Jane Volturi. Elle lui parla de cette puissante famille italienne et conta brièvement l'épisode de Volterra. Jefferson lui expliqua ce dont il était capable avec son pouvoir. Le voyage sembla être court, comme ils discutaient activement.

Jacob accourra aussitôt qu'il entendit le moteur de la voiture de Bella. Ils étaient à peine descendus de la voiture. Il courut dans sa direction et la serra très fort dans ses bras.

- Bella ! Je suis content de te voir !

- Moi aussi, je suis contente de te voir, Jake. Même après ce... hum... regrettable accident.

- Oh, tu parle du...?

Bella acquiesça et se tourna vers Jefferson.

- Je te raconterais plus tard.

- Ce ne sera pas nécessaire, j'ai déjà deviné, lui assura-t-il.

Bella sourit. Elle était amusé de sa perspicacité.

Jacob se rendit alors compte que Bella était accompagné. Il serra la main de Jefferson et le regarda dans les yeux. Il fut un instant absorbé par ses belles prunelles. Il semblait regarder dans le vide et dans ses yeux en même temps. Bella pensa qu'il devait être subjugué par la beauté de Jefferson. Ce dernier lui adressa un sourire de séducteur, et Jacob secoua la tête pour se tirer de sa rêverie.

- Je suis un peu endormi, aujourd'hui, se justifia-t-il maladroitement.

Il adressa un sourire forcé à Bella. Il leur demanda d'entrer et ils le suivirent.

- Après vous, dit-il sur le pas de la porte d'entrée.

Lorsque Jefferson passa devant lui, Jacob fit quelque chose d'étrange : il ferma les yeux et sembla respirer son odeur. Il ferma la porte et les invita à s'asseoir sur le canapé.

- Alors, inconnu, que viens-tu faire à Seattle ? demanda Jacob.

De la bouche de Jacob, cette question aurait normalement dû être posée d'un ton sec et inhospitalier, jaloux d'un nouvel intrus dans la vie de Bella. Mais cette fois-ci, il avait un ton doux, gentil. Bella en fut surprise mais ne releva pas.

- Jefferson Bennett, ravi de te connaître. Je viens d'Everett.

Comportement encore plus étrange : Jacob lui serra derechef la main avec plus d'enthousiasme, les yeux rivés sur lui.

- Jacob Black, j'ai toujours été d'ici, lui dit-il en lâchant enfin sa main.

- Ma famille et moi somme venus ici pour aider les Cullen à propos de Seattle. Tu sais, les meurtres étranges ?

- Oui, j'ai lu ça dans le journal. Qu'est-ce que vous savez sur ce sujet ? demanda-t-il avidement, en regardant successivement Bella et Jefferson, s'attardant un peu plus sur ce dernier.

- Les Cullen et moi pensons que Victoria essaie de créer une armée de nouveaux-nés vampires. Pour leur force, expliqua-t-elle lorsqu'elle vit l'air incrédule de Jacob. Un vampire qui vient d'être mordu possède plus de force qu'un vampire plus âgé. Sa force diminue au bout d'un an.

- D'accord. Et pourquoi les sangsues t'ont-elles choisi, toi et ta famille ? demanda-t-il sur le ton le plus doux du monde à Jefferson.

- Ma famille et moi sommes des sorciers. Nous possédons une grande force et une forte résistance physique. Auquel s'ajoute pour moi le pouvoir de télékinésie. Nous avons tous un pouvoir particulier..

- Houa, tu dois être drôlement fort, commenta-t-il, la bouche entrouverte, fasciné par Jefferson.

- Mon père n'arrête pas de se vanter de moi, dit-il en souriant.

- Eh bien, vous les vaincrez facilement avec toi dans l'équipe.

De plus en plus étrange, Bella commençait sérieusement à se poser des questions sur l'attitude de Jacob.

- Et si on appelait Edward pour qu'il nous explique tout ça mieux que moi ? proposa-t-elle.

Cette proposition aurait normalement dû rebuter complètement Jacob mais il continuait à sourire à Jefferson qui prit la parole :

- Bonne idée, Bella. En voiture !

Ils se levèrent, Bella sortit de la maison la première, suivie de Jefferson, suivi de près par Jacob. Bella grimpa au volant de sa voiture, Jefferson s'assit devant à côté d'elle. Jacob râla lorsqu'il se rendit compte qu'il ne pourrait pas s'asseoir à côté de Jefferson, faute de place. Il s'assit donc derrière lui, la moue un peu triste. Bella n'osa pas lui demander directement pourquoi il faisait cette tête, de peur de le mettre mal à l'aise. Jefferson appela Edward et lui demanda de les rejoindre près de la frontière.

- Il arrive, annonça-t-il en refermant le clapet de son téléphone.


S'il vous plaît, dîtes-moi vos impressions sur ce premier chapitre, et excusez-moi si j'ai fait quelques erreurs de narration mais sachez juste que mon point fort est l'orthographe :)

Le deuxième chapitre se nomme « L'entraînement » et il y aura plus d'action que dans ce premier chapitre. Vous serez également beaucoup plus avancé sur la relation Jacob/Jefferson.

Vous en saurez plus sur le monde qu'ils cont traverser dans le chapitre 3 !! ^^