L'INTIMITE, SA PLUS BELLE CARICATURE.

Chapitre Un : Dormir sous calmants.

oOo

Besançon, France.

'Je me fais trop vieux pour ce genre de choses,' marmonna Drago à voix basse alors que la voix perçante de Pansy lui donnait la migraine.

'Pardon ? Qu'est-ce que tu dis ?', cria Pansy. 'Parle plus fort, Drago.'

'Arrête ça, Pansy. J'ai des trucs à faire, alors tu peux emballer tes affaires ou ce que tu veux, ce serait de toute façon très appréciable,' répondit Drago, assis sur le canapé de l'énorme salon de leur château, regardant sa femme, euh, ex-femme, faire les cent pas devant lui.

'N'as-tu pas écouté ?' s'énerva-t-elle. 'Je te l'ai dit, je m'en vais ce soir !'

'Oui, j'avais entendu. Tout comme le reste de l'hémisphère Nord. Si tu pouvais baisser d'un ton, peut-être qu'on pourrait en parler comme des adultes. Je sais que tu n'en as pas l'habitude, mais j'ai mal de tête et il faut que j'aille voir Zane.'

'Zane, Zane, Zane … c'est la seule chose à laquelle tu penses,' rétorqua Pansy avec acidité.

'J'espère bien, spécialement lorsqu'on sait qu'il est ton fils. Comme apparemment ce n'est pas toi qui penserais à lui, je le fais,' répliqua Drago, la colère augmentant lentement.

'J'ai de bien plus importantes choses à faire plutôt que de me faire du souci pour un gamin de quatre ans,' dit-elle.

'Ouais, par exemple coucher avec ton joujou,' murmura-t-il.

Pansy fit comme si elle ne l'avait pas entendu. 'Mes affaires sont déjà emballées et en route pour Rouen. Angelo m'y attend.'

Drago roula des yeux. 'Merci de me tenir au courant des dernières nouvelles sur ton petit copain,' dit-il sèchement.

'Tu savais que cela arriverait, Drago,' dit Pansy. 'Je t'ai laissé des tas de chance pour arranger notre mariage et là encore tu ne semblais pas avoir la moindre envie de me garder avec toi.'

'On aurait pu croire que ton fils aurait été une raison suffisante pour te faire rester,' répondit Drago. 'Franchement, je suis heureux que tu aies compris où étaient tes priorités. Nous allons être bien mieux sans toi.'

Pansy, les mains sur les hanches, soupira d'agacement. 'Cela ne te fait décidément rien que je parte ?'

'Pourquoi cela devrait-il me faire quoi que ce soit ?' demanda Drago. 'Tu sais que ce n'était pas un mariage de sentiments. Dois-je continuellement te rappeler que la seule raison pour laquelle j'ai du te passer cette bague au doigt a été de faire de Zane un enfant légitime ?'

'Zane, Zane, Zane … cette erreur m'a pris quatre ans de ma vie,' s'exclama Pansy. 'Sais-tu combien cela m'a coûté de retrouver le corps que j'avais avant d'être coincée avec lui?'

Drago serra les poings pour s'empêcher de la frapper. Il ne frapperait jamais une femme, mais parfois Pansy aimait le pousser aux limites de son self-control. 'Quel genre de personne dirait de son propre enfant qu'il est une erreur ?'

'Moi ! Il était une erreur. L'erreur d'une histoire d'une nuit,' expliqua-t-elle.

'La nuit ensemble, oui, c'était une erreur,' lui dit Drago. 'Pas Zane. Tout ce qu'il a jamais voulu de toi Pansy, n'était qu' un tout petit peu d'attention maternelle et encore, tu ne lui en n'as pas donné un seul gramme ! Tu ne lui as pas donné le sein ni même ne l'as-tu fait manger de manière générale, tu n'as jamais changé une seule couche, jamais même jouer avec lui.

'Bordel, Pansy ! Il ne t'appelle même pas maman, mais Pansy ! Même à quatre ans, il sait qu'elle mère pourrie tu es,' gronda Drago.

'Je n'étais pas faite pour être mère à 19 ans, Drago,' dit-elle. 'J'avais des gens à voir et des endroits où aller !'

Drago se massa les tempes, qui commençaient à lui faire très mal. 'Okay, très bien, c'est ça. Le divorce a été prononcé, tu as 10 % de ce que je possède et tu gardes le château. Mais Zane vient avec moi.'

'Tu peux l'avoir,' dit Pansy avec dédain. 'Que m'apporte-t-il de bien, de toute façon ?'

'Papa ?' perça la petite voix du fils de Drago.

Drago se leva immédiatement du canapé et le rejoignit. Il lança un regard de dégoût à Pansy, prit son fils dans ses bras en quittant le salon et se rendit dans la chambre du bambin.

'Est-ce que tu te disputais avec Pansy encore ?' demanda Zane doucement en reposant sa tête sur l'épaule de son père.

'Je suis désolé, Z, je ne voulais pas que tu aies à entendre cela,' lui dit Drago.

'Pourquoi Pansy ne m'aime-t-elle pas ?' demanda Zane. 'J'ai fait quelque chose de pas bien ?'

Drago se battit pour garder contenance et ne pas se retourner pour jeter un sort impardonnable à son ex-femme. 'Pansy n'aime personne d'autre qu'elle-même. Tu n'as jamais rien fait de mal dans ta vie.'

Zane acquiesça et enroula ses bras autour du cou de son père. 'On peut aller au terrain de jeu, demain ?'

Drago secoua la tête en atteignant la chambre de Zane. 'Souviens-toi, je t'ai dit que nous irions voir tes grands parents demain ?'

'Mamy et Papy ?!', dit Zane, tout excité. 'On va rester longtemps ?'

Drago sourit en attendant les petits noms par lesquels Zane appelait Narcissa et Lucius depuis qu'il était bébé et les quelques problèmes qu'il rencontrait pour prononcer certaines lettres, comme le 'r'. 'Nous allons rester avec eux le temps que je nous trouve une nouvelle maison. Une qui soit près d'eux comme ça on pourra les voir plus souvent.'

Zane fronça ses sourcils blonds foncés. 'Pansy vient avec nous ?'

'Non,' lui assura Drago en le déposant dans son lit. 'Pansy va rester vivre en France. Elle n'habitera plus jamais avec nous.'

'Oh,' dit Zane. 'Tu es heureux, papa ?'

'Tant que tu l'es, je le suis,' lui dit Drago.

'D'accord. Je suis fatigué. Est-ce que ça veut dire que tu es fatigué aussi ?' demanda-t-il avec cette même curiosité qu'il avait toujours eue.

Drago rit doucement et fit non de la tête. 'Veux-tu une histoire, ce soir ?'

Zane y réfléchit pendant un instant, ses petites lèvres roses faisant une moue de concentration. Pendant que sa réponse se faisait attendre, Drago en profita pour étudier son fils, comme à son habitude.

Des cheveux blonds sal et en bataille surplombaient le sommet de sa tête, quelques mèches tombant devant ses yeux gris. Des tas de gens lui ont dit qu'il était son portrait craché. Narcissa ajoutait même que Zane était une copie conforme de Drago étant petit, à part pour la couleur plus foncée de ses cheveux blonds.

Zane avait le visage innocent d'un ange, attendant tout des adultes, accordant sa confiance. Sa plus grande différence avec Drago résidait dans les traits plus doux de son visage, ses traits d'adultes pas encore formés.

'Je suis trop fatigué pour une histoire, papa,' bailla Zane. 'Demain quand on verra mamy et papy, ils pourront me lire une histoire ?'

'Ils vont être tellement contents de te voir, Z. Ils ne t'ont pas vu depuis plusieurs mois et ils feront quasiment tout ce que tu leur demanderas, alors je suis persuadé qu'ils voudront bien te lire une histoire.'

Zane sourit et se tourna sur le côté, ses paupières se fermant. 'Bonne nuit, papa,' chuchota-t-il.

Drago l'embrassa sur le front et le borda. 'Bonne nuit, Z.'

Fermant silencieusement la porte derrière lui, Drago poussa le plus gros soupir dont il se pensait capable. Il passa par le salon d'où Pansy semblait avoir disparue. Merci mon Dieu.

Les couloirs du château étaient vides, puisque tout avait été mis en cartons et sur le chemin pour Rouen avec Pansy ou sur le retour vers l'Angleterre, avec Drago et Zane.

Lorsqu'il atteignit sa chambre, celle qu'il n'avait que rarement partagée avec Pansy pendant leur mariage, ses pensées dérivèrent vers les souvenirs qui le forcèrent à devenir le père célibataire du petit garçon le plus merveilleux dont un homme puisse rêver.


'Tu es enceinte ?' fit Drago, sous le choc.

Pansy irritée, roula des yeux. 'Evidemment que je suis enceinte. Je n'ai pas eu mes règles depuis trois mois.'

'Woua, merci des détails, Pansy,' grimaça Drago. 'As-tu été voir un Médicomage ?'

'J'y suis allée ce matin, et ils me l'ont confirmé. Bon Dieu, je ne peux pas croire que tu aies oublié de te protéger. Ce n'est qu'un sort basique,' s'écria-t-elle.

'Parce que c'est ma faute ?' s'étonna Drago. 'C'est toi qui m'a dit que tu avais pris la potion et que je n'avais pas à m'inquiéter.'

'J'avais pris la potion ! Mais ce n'est fiable qu'à 99%. Tu aurais du te préoccuper du 1% restant !'

Drago grogna. Le suicide lui semblait tentant. Tout comme l'homicide. Il n'était pas encore très sûr.

'Bon, tu sais ce que ça veut dire, n'est-ce pas ?' demanda Pansy.

Drago grogna de nouveau. 'Nous devons nous marier.'

'Punaise oui, on doit se marier. Peux-tu seulement imaginer l'humiliation d'être mère mais pas mariée ? On se ferait jeter de tous les cercles sociaux,' se plaignit Pansy.

Un autre gémissement. 'Tu l'as dit à quelqu'un ?'

'Non, tu me prends pour quoi ? Une idiote ?'

Drago se demanda si c'était une question piège. La réponse la plus honnête lui écorchait la langue, mais il se retint parce que s'il se devait d'épouser cette gonzesse, il se devait également d'essayer de ne pas l'insulter.

Une nuit avec Pansy et c'était devenu le premier jour du reste de sa vie.

La fête d'anniversaire de Blaise comprenait des tonnes et des tonnes d'alcool et de jeu d'alcool. Cette nuit avait aussi compris des tonnes de mauvaises décisions.

Première mauvaise décision : aller à la fête de Blaise.

Deuxième mauvaise décision : être complètement défoncé et flirter avec Pansy dans le placard.

Troisième mauvaise décision : laisser son pénis prendre la place de son cerveau alors que défoncé.

Quatrième mauvaise décision : se faire Pansy dans ce même placard avec une fête en arrière plan.

Cinquième mauvaise décision : ne pas prendre en compte sa partie du mois.

Sixième mauvaise décision : cf. décisions quatre et cinq.

Jamais plus il ne se défoncerait. Jamais. Plus jamais.


'J'en peux plus d'être enceinte,' gémît Pansy. 'Je ne comprends pas que les gens aient plus d'un enfant. Je me sens horrible, je suis horrible et je dois surement sentir mauvais, aussi.'

Encore une fois, Drago se demanda si elle voulait une réponse. Après six mois avec elle, il savait repérer les moments où il pouvait donner son avis et ceux où il convenait plutôt de disparaitre du château que ses parents leur avaient offert comme cadeau de mariage.

En pensant au château, situé en France, Drago savait que ses parents avaient voulu mettre de la distance entre eux et Ouragan Pansy. En fait, Narcissa ne pouvait pas voir sa belle-fille, le rappelant incessamment à tous ceux qui l'écouterait.

'Quand est-ce que ton idiot d'enfant va sortir ?' demanda Pansy avec un soupir énervé. 'Mes pieds me font mal, mon dos me fait mal, tout me fait mal !'

'Boucle-la, Pansy. Sérieusement. La ferme. J'en ai mal à la tête de tous tes putains de gémissements et plaintes,' dit enfin Drago.

Le frappant sur le bras et avec un chapelet d'insulte qui aurait fait pâlir n'importe quel marin, Pansy quitta la pièce et s'enferma dans la chambre.


'HAAAAAA !' La voix de Pansy réveilla Drago cette même nuit. 'Bordel HAAAAA !'

Drago soupira et s'extirpa du lit, se dirigeant vers l'autre lit de leur chambre. Oui, vous avez lu correctement. Un homme saint d'esprit ne partagerait pas un lit avec une garce enceinte et sur le point d'accoucher. Du début à la fin, Drago et Pansy n'avaient jamais partagé leur lit.

Drago a retenu la leçon des mauvaises décisions quatre, cinq et six.

'Qu'est-ce qui ne va pas, Pansy ?' demanda un Drago endormi, tâtonnant à la cherche de la lampe.

'Qu'est-ce qui ne va pas ? Je vais te le dire moi ce qui ne va pas ; ton abruti d'enfant est prêt à sortir pendant que j'essaye de prendre un peu de sommeil réparateur. Si je ne dors les huit heures et demie conseillées, cela pourrait me provoquer des rides, maintenant, à vingt ans ! Voilà ce qui ne va pas !'

Drago soupira en aidant Pansy à se lever et l'entraina par cheminette directement à l'Hôpital de Mysticisme, dans la ville voisine de Dijon. C'était le seul hôpital magique de toute la France, et assez heureusement tout près.

Arrivant à l'hôpital, se faisant hurler dessus par Pansy et essayant de calmer ses nerfs qui s'affolaient à la pensée de bientôt voir son enfant, Drago était physiquement et émotionnellement rincé. Il resta assis dans la salle d'attente pendant cinq heures parce que Pansy avait catégoriquement refusé qu'il entre dans la salle d'accouchement. Elle avait à peine accepté la présence du Médicomage et celles des sorcières-en-chef. On ne devait pas la voir autrement que propre sur elle et à la mode.


'Monsieur Malefoy ? Voulez-vous voir votre nouveau-né ?' la douce voix de la vieille sorcière-en-chef sortit Drago de son état semi-léthargique.

Il se frotta le visage et se leva, se dirigeant vers elle et la petite boule de tissus dans ses bras.

Si quelqu'un lui avait dit, plus tôt, qu'il tomberait instantanément amoureux de l'enfant qu'il avait eu avec Pansy Parkinson, il aurait recommandé une jolie petite institution qui soigne les maladies mentales à cette personne.

Rien n'aurait pu le préparer à la vague d'émotions qui l'avait submergé à la vue de son petit garçon dans ses bras. Sa gorge se remplit de sentiments inavoués alors qu'il était fixé sur le visage rond et échevelé de l'enfant. De minces volutes de cheveux blonds foncés s'éparpillaient sur sa tête et des yeux de mercure fondu refusaient de s'ouvrir derrière ses paupières foncées.

Drago sut à partir du moment où il avait tenu son fils pour la première fois, que rien au monde ne se mettrait jamais entre eux deux. Il se ferait un devoir d'éloigner tous les maux et les dangers de l'enfant qu'il avait créé. Drago n'avait jamais rien aimé aussi fort.


'Je vous donne votre bébé, Madame ?' la sorcière-en-chef demanda à Pansy, qui semblait avoir acquis un regard noir permanent.

'Il m'a causé assez de mal comme ça. Je suis fatiguée, alors laissez-moi dormir,' fit-elle.

Drago s'assît dans le rocking chair, à côté de la fenêtre de la chambre d'hôpital de Pansy, avec dans ses bras, son garçon Zane Drago Malefoy.

La sorcière retint une expression surprise et partagea un regard avec Drago. Il savait reconnaitre un regard de compassion lorsqu'il en voyait un. 'Très bien, Madame. Je vous réveillerais dans une heure pour lui donner à manger.'

'Je vous ai déjà dit que je ne détériorerais pas mes seins dans le simple but de nourrir un gosse. J'ai vu ce que donner le sein fait aux femmes. Je ne me retrouverais pas avec des tétons tout flasques alors que je suis dans ma vingtaine. Donnez-lui un biberon comme tout à l'heure,' dit Pansy d'un air ennuyé.

La sorcière-en-chef fixa Pansy ne sachant visiblement si elle devait rire ou bien l'étouffer avec l'oreiller qu'elle remettait en place. Drago espérait qu'elle choisirait la seconde option.

Une heure après que Pansy se soit endormie, quelque chose qui ravissait et Drago et l'hôpital, il porta son fils et le contempla juste. Comme s'il était dérangé qu'on le fixe ainsi, Zane ouvrit prudemment ses yeux et papillonna à son père, un regard décontenancé sur le visage.

D'identiques yeux gris renvoyaient son regard à Drago, assimilant sa présence et son statut de père. Cela fut l'un de plus beaux moments que Drago vécut après avoir déclaré sa neutralité dans la Seconde Grande Guerre.

Après avoir été lavé de tout acte de conspiration concernant la mort d'Albus Dumbledore, Drago et ses parents abandonnèrent leur loyauté envers Lord Voldemort en restant en dehors de tout combat. Sans aider le côté du bien, ils conservèrent un statu quo de 'chacun pour soit'.

Son fils dans les bras, Drago sut qu'il avait pris la bonne décision en convainquant ses parents (surtout son père) d'abandonner cette stupide dévotion à la Magie Noire et à leur leader : Voldemort.


'Oh, bébé Zane !', Narcissa l'accueillit-elle, des larmes plein les yeux. 'Regarde comme tu as grandis !'

Zane leva vers elle ses grands yeux et son sourire édenté. 'Ba ba ba ba ba,' babilla-t-il.

'A-t-il déjà dit ses premiers mots ?' demanda Lucius tout en regardant Narcissa roucouler avec le petit garçon d'un an installé sur ses genoux.

Drago secoua la tête. 'Il babille juste. Ca rend Pansy folle,' ajouta-t-il avec un sourire.

'Merci de ne pas l'avoir amenée, Drago,' dit soudain Narcissa. 'Sa présence aurait complètement ruiné nos vacances.'

'Ma vie est complètement ruinée par sa présence,' murmura Drago. 'Elle rend visite à ses amis à Florence.'

'As-tu pensé à ce dont nous t'avons parlé, chéri ?', demanda Narcissa. 'De possiblement divorcer ?'

Drago soupira et se passa la main dans les cheveux. 'Je ne veux pas que Zane grandisse sans sa mère. Il mérite bien ça au moins.'

'Il est bien mieux sans elle,' dit Lucius d'une voix soyeuse. 'Je n'ai jamais rencontré de femme tellement désintéressée de son propre enfant. Passe-t-elle un seul instant avec lui ?'

Drago haussa les épaules. 'Je l'emmène avec moi au travail, lui fait prendre son bain, le change, joue avec lui. Elle a dit qu'il ne valait mieux pas qu'elle l'entende pleurer parce que cela lui donne mal de tête.'

'Et tu tortures à rester marié à elle ? Pourquoi, Drago ?' demanda Narcissa, en caressant les cheveux de Zane.

'C'est bon pour lui de connaitre sa mère, même si elle est horrible. Je ne veux le priver de rien et si cela signifie que je doive rester collé à elle pendant un moment, eh bien, je peux faire quelques sacrifices pour lui.'


'J'ai rencontré quelqu'un,' dit Pansy platement pendant que Drago habillait Zane d'une salopette en jean. C'était la veille des trois ans de Zane.

'Ah oui ?' demanda Drago, en faisant une grimace à Zane pour le faire rire.

'Oui, il s'appelle Angelo,' répondit-elle. 'On s'aime.'

'Eh bien, c'est cool. L'amour c'est important, n'est-ce pas, Zane ?' demanda Drago, cachant un sourire.

Zane échappa un petit rire et se redressa sur la table à langer pour s'accrocher à son père. 'Papa !' cria-t-il. 'Hop hop, danse, hop !'

'Pourrais-tu me prêter une seconde d'attention ?' s'irrita Pansy. 'Je pensais juste te faire savoir que je voulais que l'on se sépare.'

'Pas divorcer ?' demanda simplement Drago en prenant son fils et sortant de la pièce, obligeant ainsi Pansy à le suivre.

'Je croyais que tu voulais que je sois présente pour l'enfant ?' fit Pansy, acerbe. 'Je pourrais très bien rester dans les parages et profiter des à-côtés. Comme tu ne coucheras pas avec moi, je pourrais aussi trouver quelqu'un pour ça.'

'J'enverrais mes condoléances à Angelo,' lui dit Drago.

'Argh !' cria Pansy de frustration. 'Tu ne prends rien au sérieux. Tout ce qui te préoccupe c'est Zane, et ce que veut Zane, et ce dont à besoin Zane. Bien, et ce que je veux, moi ? Ce dont MOI j'ai besoin ?!'

Drago l'ignora et se dirigea vers le large jardin de leur château, où les jouets de Zane étaient. Il l'y déposa et le regarda escalader et explorer.

'J'ai besoin de me sentir femme, Drago et apparemment tu ne me traites pas comme telle. Angelo est un homme bien qui m'aime.'

'Sait-il que tu es mariée ?' demanda Drago apathique. Il n'était réellement pas intéressé par ce qu'elle avait à dire, mais il s'ennuyait et énerver Pansy était son passe-temps favori.

'Oui, il le sait. Il sait que ce mariage n'est qu'une horrible mascarade. Il sait que ce n'est pas basé sur l'amour, mais sur le fait que nous étions deux idiots imprudents qui ne pouvaient pas s'exercer au sexe avec protection,' répondit-elle.

'S'exercer ? Je suis sûr qu'on ne l'a fait que cette fois-là. Ne dis pas cela comme s'il y avait eu d'autres fois. J'ai assez de pensées dérangeantes sans avoir à en ajouter une autre de toi et moi faisant l'amour plus d'une fois,' dit Drago.

Avec un autre cri de frustration, Pansy se retourna sur ses talons aiguilles et quitta le jardin.


Drago s'allongea dans son lit et éteignit les lumières, les souvenirs et la finalisation du divorce lui faisant mal à la tête.

Après l'insistante persuasion de ses parents que Zane ne serait pas affecté de ne pas avoir de mère autour de lui et le fait que Pansy voulait épouser son petit-ami, Angelo, Drago avait fini par signer les papiers du divorce facilement.

Le seul regret qu'il avait était de ne pas avoir signé ces foutus papiers plus tôt. Un idiot borné, voilà ce qu'il était.

Il ferma les yeux et chassa tout ce qui parasitait son esprit. Demain serait le début de sa vie avec Zane en Angleterre. Il avait quasiment été un père célibataire depuis la naissance de Zane, du à la négligence de Pansy. Il n'était pas trop inquiet de ses capacités en tant que père.

Il s'inquiétait par contre pour Zane et son adaptation en Angleterre et s'il aimerait ou non aller au CP au lieu de venir avec son père au travail tous les jours. Le Centre D'éducation Primaire pour Petits Sorciers et Sorcières avait récemment ouvert et Drago était sûr qu'il s'agissait d'un endroit génial pour Zane. Il avait besoin d'être entouré d'enfants de son âge et de commencer à apprendre les bases de l'éducation.

La plupart des familles magiques faisaient l'éducation de leurs enfants à domicile tant qu'il n'était pas temps de les envoyer à Poudlard, mais avec l'emploi du temps chaotique qu'induit la possession de sa propre compagnie et s'occuper d'un enfant, Drago comprit qu'il serait un peu difficile d'inculquer à Zane tout ce qu'il avait besoin de savoir pour devenir un adolescent vif d'esprit.

Il laisserait ça aux professionnels.

Et avec cette pensée en tête, Drago plongea dans les bras de Morphée où les problèmes disparaissaient, les solutions étaient à découvert, et la fantaisie prenait la place centrale de la scène.


Eh bien, eh bien premier chapitre, lecteurs/trices !! Comme vous avez pu le voir dans la présentation, ceci est une traduction d'une histoire formidable imaginée par COUNTESS OF ABE. Je ne prétends pas être maitre en matière de traduction, ni même avoir un niveau d'anglais parfait (mais plutôt très acceptable), mais je veux en faire mon métier alors avant d'intégrer une école spécialisée -croisez les doigts avec moi, PLEAAASE!-, je mets toutes les chances de mon côté pour être au top! =)

Sinon, j'espère que ce chapitre vous aura plu!! J'ai déjà traduit la totalité de l'histoire, alors si vous êtes généreux et expressifs dans vos reviews, vous aurez les suites très rapidement. Je pensais en fait à un chapitre toutes les une ou deux semaines. Cela ne dépendra que de vous! Si j'ai tout traduis, c'est parce que je m'étais déjà essayée à la traduction en postant directement après, et je ne l'ai jamais finie --'. Mais je pense la reprendre maintenant que celle-ci est terminée.

Bref! Dites-moi ce que vous en avez pensé (de l'histoire, de la traduction en elle-même etc). Vous savez que vos avis comptent énormément.

Les mots soulignés dans le textes sont les mots qui étaient en français dans le texte d'origine alors j'ai trouvé juste de les marquer. Et cela aura en plus une toute petite minuscule importance un peu plus tard.

Oh, et comme l'auteur l'a noté, le titre de l'histoire d'origine 'A WONDERFUL CARICATURE OF INTIMACY' est le titre d'une chanson du groupe Panic! at the disco -que je recommande si vous ne connaissez pas encore-.

Voilà, j'ai fini de raconter ma vie! :)

Cally x