Bonjour tout le monde !

Comment ça va en ce doux et ensoleillé week-end (comment ça de l'ironie ? Naaaaan) ?

Me revoilà avec ce nouveau chapitre qui fait suite à la surprise d'Edward et Bella de se retrouver trente ans après leur séparation... Et un cours de bio qui promet d'être assez intéressant, mais certainement pas comme vous l'attendez ;).

Désolée si par la suite mon rythme de publication se ralentit, mais j'ai beaucoup beaucoup de boulot en ce moment et ça va être délicat de... Ben, d'avoir une vie personnelle, en fait -'.

Mais bon, je ferai ce que je peux, et si ça se trouve je réussirai à poster assez régulièrement !

Et tout d'abord, réponse aux reviews...

Pauline : J'pense que tu t'attends pas non plus à ce chapitre, et j'espère que tu vas aimer aussi !

tyca12 : Hé oui, Bella est amoureuse ! C'est un peu comme l'imprégnation, Edward est son âme soeur, et bien qu'elle veuille déjà lutter c'est cuit pour elle... Alors la jalousie lui fait croire n'importe quoi ;)

Kik : Merci beaucoup ! J'espère que la suite te plaira autant

nodamr : Bella, en fait, ne peut pas lutter contre le sentiment qui s'empare d'elle quand elle pense à Edward... Après, je décrirai plus en détail la façon dont elle s'attachera définitivement à lui, dans les prochains chapitres ;)

Pimprenelle : tu voulais que je te surprenne ? Il y a des chances que tu le sois avec ce cours de bio ! Merci et bisous !


Je fis un sourire forcé au prof, et me retournai vers mon nouveau binôme. Mon regard croisa deux prunelles ambrées impénétrables.

J'avais la poisse.


Bella POV


Je m'installai sur le tabouret haut, mal à l'aise, alors que le vampire à mes côtés m'adressait un signe de tête que je lui rendis maladroitement.

Le prof commença l'appel, et elle posa son regard sur lui. Mais dès qu'il en eut fini et se retourna vers le tableau, Rosalie se concentra de nouveau sur moi.

« Si on s'attendait à ce que les nouveaux soient... Comme nous. » Chuchota-t-elle d'une voix froide.

Je me retournai vers elle, et un court instant, me laissai happer par sa beauté... Surnaturelle.

Nous autres vampires étions bien plus... Charmants que les humains ; une manière de les attirer tel un prédateur attire sa proie, j'imagine, même si nous n'avions pas forcément besoin de ça pour chasser ; mais Rosalie...

Elle était sublime.

Un visage d'une régularité sans défaut, certainement micrométrique ; de longs cheveux blonds qui tombaient en cascade ondulée dans son dos, et semblaient plus doux que la soie ; des yeux d'un or chaud ourlés de longs cils noirs ; des formes tout simplement...

Idéales.

De Vinci aurait pu dessiner la femme parfaite en la recopiant simplement.

Même son chuchotement était sensuel.

J'inspirai un coup, et fis un bref sourire alors que mon cœur mort terminait de se fendre. Je pouvais comprendre comme Edward en était venu à en convoiter une autre que moi. Aucun vampire ne tenait la comparaison face à Rosalie.

Je notai qu'elle me regardait toujours, attendant certainement que j'en place une à mon tour ; et je me redressai un peu.

« Et il va sans dire que nous ne nous attendions pas à rencontrer tout un clan. Mais si cela pose problème, nous nous en irons.

_ Non ! » Lâcha-t-elle un peu trop fort, faisant sursauter quelques élèves qui nous regardèrent, ébahis.

Je leur rendis leur regard, décontenancée ; quoi, ils n'avaient jamais discuté entre eux lors d'un cours, ou quoi ?

« Ils sont surpris que j'adresse la parole à quelqu'un d'autre qu'à un membre de ma famille. M'expliqua Rosalie trop bas pour que les autres entendent.

_ Oh... »

J'en oubliai sa promptitude à refuser l'idée que mon frère et moi quittions la ville qu'ils avaient pourtant investie, et me penchai sur la table, fixant le prof sans l'écouter.

« Dis-moi... Est-ce que tu connais Edward ? » Lança-t-elle soudain.

Je me crispai.

« Je l'ai rencontré il y a de cela trente ans, oui... Répondis-je lentement, après un long silence.

_ Il m'a bien semblé qu'il y avait... Quelque chose. »

Je croisai son regard inquisiteur, et ne lui accordai qu'un bref sourire.

Ça me tuait de dire ça, mais elle avait l'air si gentille... Je ne me sentais pas le courage de lui avouer que j'étais censée être l'âme sœur de son... Petit ami. Peu importe la force avec laquelle au fond, j'avais envie de la haïr pour me l'avoir dérobé.

Te l'avoir dérobé ? Tu as tiré une croix sur lui en l'abandonnant sans préavis ma belle...

« Ça fait longtemps que tu le connais ? Demandai-je, la gorge serrée.

_ Bientôt trente ans. » me répondit-elle d'un ton énigmatique.

Ah. Il avait réellement tôt fait de me remplacer, alors, songeai-je avec une pointe me vrillant le cœur.

« Il t'a transformée, n'est-ce pas ? Il n'a jamais voulu en parler. » Lança-t-elle.

J'eus un sourire bref. Tu m'étonnes Simone !

« C'est exact.

_ C'est Carlisle, notre « père adoptif », qui m'a transformée. Tu le rencontreras plus tard ; pourquoi pas ce soir ?

_ Éventuellement. »

Il allait bien falloir que je le fasse, de toutes manières.

« Je lui en ai voulu pendant de nombreuses années, et aujourd'hui encore, j'aurais préféré mourir. »

Je me retournai vers elle, un peu curieuse.

« Pourquoi l'a-t-il fait, alors ? Si ce n'est pas indiscret. Un béguin pour toi ?

_ Non. Il a rencontré son âme sœur, Esmée. Tu la verras aussi. »

Elle prit une inspiration, et, le regard de nouveau rivé au professeur, poursuivit.

« Mon fiancé de l'époque m'a violée, avec trois de ses amis. Puis il m'a laissée pour morte ; mais Carlisle est arrivé, et... Bref, c'était la mort, ou la transformation. Et lui et Esmée ont jugé que ce semblant de vie était préférable. »

Je me sentis soudain coupable d'éprouver tant de haine envers Rosalie ; mon estomac se serra alors que j'essayais de chasser les images qui me venaient, d'elle sous quatre salopards qui avaient...

La honte m'envahit, et je baissai le regard.

« Désolée pour toi.

_ Tu n'as pas à l'être. Je les ai tous tués. »

Ça avait le mérite d'être clair.

« Et ta transformation ? Tu étais... D'accord ? » Reprit-elle.

Je reniflai amèrement.

Ma transformation...

Edward.

« J'étais à la recherche de mon père, et mes recherches ont guidé mes pas jusqu'à la demeure d'Edward. Il le retenait pour... Tu devines bien... Et... »

Je pris une inspiration pour essayer de me calmer, alors que le souvenir de l'effroi que j'éprouvais alors m'assaillait.

« Je me suis échangée contre la liberté de mon père. Edward m'a alors enfermée dans une sorte de cachot... »

Mes poings se serrèrent tandis que cette fois, c'était le sentiment de dégoût qui dominait en moi. Le dégoût que je ressentais quand cet être froid et qui me semblait alors si insensible me plaquait contre le mur de pierres glacées pour m'embrasser...

« Une chose en entraînant une autre, dans... Le feu de l'action, il... M'a mordue. »

Je m'interrompis, et essayai de retrouver mon calme en fixant le mur devant moi, mes inspirations irrégulières ne m'aidant pas.

Puis je tournai de nouveau la tête vers Rosalie, qui s'était figée, et serrait les poings, le regard noir.

« Quel connard... Je vais le... »

Je sourcillai, et posai une main sur les siennes, me surprenant moi-même.

« Hey, je n'ai quand même pas vécu quelque chose... D'aussi horrible que... »

Toi...

Je repris ma main, gênée, et regardai de nouveau le prof.

« A mon réveil, force m'est de reconnaître qu'il a été exemplaire. Sa morsure... Il ne voulait pas... Que ça se passe comme ça.

_ Je déteste assez cette condition de vampire pour en vouloir à tous ceux qui ont un jour transformé quelqu'un sans son accord. »

Je souris sans joie.

« Pendant longtemps, j'ai pensé comme toi. Puis... J'ai rencontré Emmett. »

Un sourire s'installa sur mes lèvres alors que je pensais à lui. Mon frère de cœur. Celui qui rendait la vie plus belle à tout le monde sans effort.

Je ne remarquai même pas que Rosalie se tortillait désormais sur son siège, nerveuse.

« Ça s'est passé comment ?

_ Il était humain quand je l'ai connu. Un enfant de onze ans... »

Je secouai la tête, alors que je me replongeais dans le passé.

Cet orphelinat dans lequel j'avais travaillé.

Ces enfants souvent difficiles, parfois éteints.

Et lui, au milieu. Un rayon de soleil. Un gosse que rien n'atteignait, pas même le fait d'être enfermé dans ce trou à rat à peine subventionné par l'état de Californie, oublié de tous et interdisant toute liberté...

Son sourire m'avait touchée, et bien que je n'aie jamais voulu m'attacher à quelqu'un, sachant que je ne restais jamais plus de trois ans dans la même ville, je m'étais attachée à lui. De toutes façons, lui et son optimisme à toute épreuve ne m'en avaient pas laissé le choix.

« Il était incroyable. Les autres enfants croupissaient dans cet orphelinat minable, mais lui... il était en permanence heureux. Et il ne voulait plus me lâcher. Aussi... »

Je soupirai, et ne pus empêcher un sourire de se former sur mes lèvres.

« Quand j'ai voulu partir, alors qu'il avait quatorze ans, il s'est enfui, et m'a retrouvée à la gare la plus proche. On ne s'est jamais séparés. »

Je secouai la tête, et laissai échapper un petit rire.

« Je sais que nous n'avons pas le droit de révéler notre existence aux humains, mais je voulais ce qu'il y avait de mieux pour Emmett, je voulais... Qu'il préserve cette âme d'enfant. Alors je l'ai emmené partout avec moi, et inévitablement, un jour, il a fallu que je lui avoue ma vraie nature. »

Rosalie pencha la tête, visiblement curieuse.

« Mais alors... Pourquoi... Je veux dire, comment est-il devenu... »

Je m'assombris, alors que l'horreur et la peur que j'avais éprouvées un beau jour de décembre remontaient à la surface.

« Un jour, Emmett m'a suivie à la chasse. Il a essayé, du moins, mais j'allais beaucoup trop vite pour lui. Je lui avais toujours interdit de le faire. Il avait vingt-et-un ans. Et... Un grizzly l'a attaqué. »

J'inspirai profondément, chassant le désespoir que j'avais pu ressentir alors qu'en plein repas, j'avais soudain reniflé l'odeur du sang humain qui se répandait... Son sang.

« Dès que j'ai senti qu'il était en danger, j'ai accouru, mais... C'était trop tard. Il avait trop saigné. »

Ça avait été une telle difficulté de ne pas me jeter sur lui pour sucer avidement le peu de sang qui s'écoulait encore dans ses veines...

« Il m'a supplié de le transformer. Il avait toujours voulu que je fasse de lui un vampire, depuis qu'il savait qui j'étais. Je... L'ai fait. »

J'eus un sourire un peu amer.

« C'était assez égoïste. Mais je l'ai fait. Je l'ai transformé... »

La première – et dernière, je me le jurais – fois que je goûtais du sang humain. Et heureusement que j'avais l'habitude de vivre parmi eux depuis des années, sans quoi je n'aurais jamais réussi à m'arrêter.

« Il n'a pas l'air de t'en vouloir. Commenta simplement Rosalie.

_ Il ne m'en veut pas, bien au contraire. » Répliquai-je en haussant les épaules.

Un ange passa entre nous, puis Rosalie leva de nouveau la tête vers moi.

« Et tu... Du coup, vous n'êtes pas ensemble ? »

Je plongeai mon regard dans le sien, légèrement agacée ; je n'avais pas très envie de discuter couple avec la nouvelle... Petite-amie d'Edward.

« Non. Je ne le considèrerai jamais autrement que mon frère, et il en va de même pour lui. » Fis-je, un peu dégoûtée par l'idée.

Je l'avais connu enfant ! Avoir une histoire avec Edward, même pour faire enrager Edward si tant est que ça le ferait enrager, ce serait... Non, je ne pourrais même pas l'envisager. Ça aurait un goût d'inceste, voire de pédophilie, bien qu'Emmett soit un grand gaillard désormais.

Son sourire heureux, cette fois, me mit la puce à l'oreille, et, me souvenant de chacune de ses réactions un peu étranges, je fronçai les sourcils. Elle sembla remarquer ma perplexité, et m'adressa un sourire...

Complice ?

Wow, est-ce qu'elle nous pensait amies pour la vie juste après quelques mots échangés, ou quoi ?

« Je savais qu'Edward avait fait des choses dont il n'avait pas à être fier avant qu'on ne le rencontre, mais à ce point-là... Ça te dirait, une petite vengeance ? »

Quelle question. Je retins un grognement.

« Une rupture avec pertes et fracas, et pour public, tout le lycée de Forks, ça t'irait ? »

Je haussai les sourcils, à court de mots. Finalement, on pourrait peut-être être amies.

« Allez, je peux être vraiment garce si tu veux. »

Mais... Mais qui c'était, cette fille ?

« Tu veux rompre avec Edward ? »

Elle haussa les épaules.

« Ces histoires de couple, ça a des avantages, c'est sûr, mais y a un moment faut passer à autre chose... »

Ok... C'aurait été pour un autre gars, j'aurais eu des scrupules à la pousser à rompre, mais Edward était mon âme sœur – quoique je n'envisageais même plus possible une relation entre nous, pas après qu'il m'ait... Remplacée – et je devais bien reconnaître que j'avais envie qu'il se retrouve aussi seul que je l'étais.

Ça faisait de moi une salope égoïste, peut-être, mais il le méritait bien.

« Faut pas que tu fasses ça uniquement pour moi...

_ Ça ne me dérange pas, t'inquiète. Sois dans la cour arrière à l'heure de la pause de l'après-midi. C'est là qu'il y aura un maximum de monde. »

La sonnerie de la fin du cours retentit à ce moment-là, et un court instant, je me demandai s'il ne s'agissait pas de celle de mon réveil, me tirant d'un rêve où j'aurais imaginé cette conversation avec Rosalie.

Mais cela faisait trente ans que je ne dormais plus, et par conséquent ne rêvais plus ni n'avais de réveil.

« Et ce soir, suivez-nous, avec Emmett. On vous présentera nos parents. »

Rosalie rassembla ses affaires d'un mouvement gracieux, et se leva avec souplesse, réarrangeant dans le même temps ses cheveux. Je pouvais presque voir des filets de bave couler sur les lèvres masculines de la salle. Elle sortit sans un regard de plus vers moi, et je me sentis presque... Complexée.

Non. J'étais carrément complexée.

Je rangeai mes affaires à mon tour, assez pressée d'être à la pause de l'après-midi...


Edward POV


Deux cours de plus étaient passés depuis la pause déjeuner, et il n'en restait plus qu'un avant de la fin de la journée. Et je n'en partageais toujours pas un seul avec Isabella.

J'étais d'une humeur massacrante.

L'heure de la pause de l'après-midi sonna, et tous les élèves se précipitèrent avec empressement vers soit le parking pour ceux qui avaient terminé, soit la cour arrière, profitant du temps à peu près clément – seule une fine bruine tombait par intermittence en ce lundi grisâtre.

Jasper était le seul d'entre nous qui avait terminé les cours, mais il restait pour assister, dans les gradins, au cours de sport d'Alice.

D'Alice, et de Bella ; ma sœur d'adoption sautillait dans tous les sens, ravie de pouvoir enfin faire connaissance avec sa, comme elle le disait, « future meilleure amie et éventuellement belle-sœur si l'autre abruti ne la fait pas fuir ».

L'autre abruti, c'était moi. Mais le vampire qui allait faire fuir Bella si elle ne se calmait, c'était bien elle !

Puis mes sens en alerte captèrent l'odeur que je recherchais partout depuis ce midi, et je tournai la tête pour apercevoir Isabella et son soi-disant frère arriver un peu plus loin aux côtés de Mike et Jessica.

Mon regard croisa celui de ma bien-aimée, et je posai négligemment une main sur la hanche de Rosalie en me rapprochant d'elle, souriant de voir la mâchoire de Bella se tendre.

La savoir jalouse du faux couple que je formais avec Rosalie me faisait presque jouir.

Hé oui ma poulette, on n'oublie pas Edward Masen comme ça !

Puis Rosalie se décala, agacée.

« Tu peux pas me lâcher, un peu ? » S'écria-t-elle soudain, et tous les élèves à un rayon de dix mètres autour de nous se turent pour nous regarder.

J'écarquillai les yeux, alors qu'elle me faisait face, l'air hautain.

« Cette fois, c'est trop. Nous deux, c'est fini, Edward. Lança-t-elle encore plus fort, et cette fois, les murmures reprirent pour de bon, nous concernant tous.

_ Qu'est-ce qui te prend, au juste ? » M'énervai-je.

Putain, je venais juste de retrouver Bella, je jubilais à l'idée de travailler un peu sa jalousie, et voilà que Rosalie me lâchait en public ?

« Oh, ça va, ça fait un moment que j'y pense, d'accord ? Toi et moi, ça marche pas, et c'est pas la peine que tu viennes pleurer dans mes jupes pour que je te reprenne.

_ Pardon ? Pleurer dans tes jupes ?

_ Oui, exactement. Toi et tes problèmes d'érection, vous pouvez aller voir ailleurs. Personnellement, j'en ai ma claque. »

Mes yeux sortirent presque de leurs orbites, et un instant j'hésitai à me jeter sur Rosalie pour la décapiter d'un geste sec. Des problèmes d'érection ? C'est pas parce que Mademoiselle la Reine des Glaces ne me faisait pas bander que j'en avais, qu'elle aille demander à Bella, tiens !

Les rires des autres élèves et l'hilarité d'Alice me sortirent de ma transe, et je fusillai Rosalie du regard.

« J'ai toujours su que tu étais une vraie garce, mais à ce point, je ne pensais pas. »

Rosalie se pencha vers moi, et parla si bas que je fus le seul à l'entendre.

« Ça, c'est pour ce que tu as fait à Bella il y a trente ans. »

Je me reculai, décontenancé ; qu'est-ce qu'elle savait de ce que j'avais fait à Isabella, au juste ? Je ne lui en avais jamais parlé.

Et puis je compris. Je savais qu'elle avait eu biologie avec elle un peu plus temps. Et je supposais que Banner l'avait foutue en binôme avec ma Bella, et qu'elles avaient pris le temps de faire connaissance.

Alors trois choses.

D'une, je regrettais amèrement de ne pas avoir pris biologie avancée comme option.

De deux, ça me faisait chier qu'aujourd'hui, tous les membres de ma famille aient pu être en cours avec Bella, mais pas moi.

De trois, il allait falloir que je trouve un moyen de me venger de cette garce. Merde, d'un côté que les filles du lycée croient que je n'étais pas un bon coup m'arrangeait un peu – elles me ficheraient peut-être la paix –, mais d'un autre, j'avais ma fierté, moi !

« On reste amis quand même, hein ? » Lança-t-elle, et de nouveau tous les élèves se turent pour écouter ma réponse.

Je l'aurais bien envoyée se faire foutre – pas par moi, cela va de soit –, mais elle restait ma sœur d'adoption, je ne pouvais quand même pas rompre notre groupe, alors il fallait justifier le fait que demain et tous les jours d'après, je sois encore « pote » avec Rosalie.

« Je n'y vois aucun problème. De toutes manières, tu veux que je t'avoue ? C'est le fait que j'étais toujours obligé de mettre deux capotes l'une sur l'autre à cause de ton putain d'herpès génital qui me motivait pas à être au garde-à-vous, si tu vois ce que je veux dire ! »

Puéril, je sais, mais sur le coup, j'avais pas trouvé mieux.

Rosalie leva un sourcil, mais haussa simplement les épaules avant de se retourner Alice et de commencer à discuter d'une journée shopping qu'elles comptaient organiser avec Bella.

Et la vie reprit son cours, bien que, je le savais, si personne ne pouvait oublier Edward Masen, personne n'oublierait non plus la façon dont Edward Cullen s'était fait larguer...


Ta daaaam !

Bon, je sais, ce n'est sûrement pas ce à quoi vous vous attendiez... Hé non, Bella n'est pas avec Edward en bio ! Aura-t-elle un cours en commun avec lui ? Haha !

Certains seront peut-être déçus qu'ils ne se soient pas encore parlés, mais promis, au prochain chapitre, je les confronterai ^^. Le pauvre Edward est tout aussi impatient que vous de se retrouver avec Bella... Cela étant, il ne sait pas encore ce qu'il va lui faire !

Plein de bisous !