Coucou, tout d'abord je vous souhaite à tous une super méga bonne année 2010!

Et me revoilà donc avec STNY! Tout d'abord un grand merci à Socact pour me permettre de traduire son histoire.

Juste pour repréciser pour ceux qui n'ont pas lu ma traduction de Realize et qui n'ont pas eu mon résumé :

Cette histoire est une traduction, la fic originale est finie et comporte un prologue et 19 chapitres.

C'est une fic Ed/Bella qui se passe sur 10 ans, rating M donc lemon... vous êtes prévenus(es)

Accrochez vos ceintures, car nous faisons un bon dans le temps pour le prologue.

Bonne lecture !

Twilight appartient à S. Meyer et Same Time Next Year appartient à Socact


Prologue: 13 Août 2019

BPOV

L'épais parfum de pin et d'eau salée assailli mes sens alors que j'ouvrais la porte d'une chambre magnifique et familière. De petites lumières dansaient à travers le plafond et les murs, lançant un éclat délicat sur le plancher. Une pleine lune rayonnait son jet constant de lumière blanche à travers la fenêtre, donnant à la chambre un rougeoiement effervescent. J'inspirais fortement. Les souvenirs de cet endroit, cette chambre, troublaient mon esprit. Je pensais à lui, comme je le faisais toujours. Je pensais à son visage péniblement magnifique, son sourire en coin, ses cheveux bronze ébouriffés. Je sentis un resserrement dans ma poitrine, une réaction à ce souvenir –cette absence- de lui.

Je mis mon sac de voyage sur la table près de la porte et enlevais mes sandales alors que la porte se fermait derrière moi. Une douce brise s'agita par la fenêtre, réchauffant l'air en cette nuit d'août étouffante. Je regardais la lune et les étoiles par la fenêtre, leurs lumières ondulant avec les douces vagues du Pacifique. Je me l'imaginais se tenant dans l'eau, à mi-taille, ses mains sur la surface vitreuse, m'incitant à le suivre…

Je soupirais profondément. Me détournant de la fenêtre, je marchais vers le grand lit, drapé de voiles en tulle et transparents. Le tissus bruissa avec le mouvement de l'air, qui venait par vagues et me laissait haletante. La couette était d'un bleu royal étourdissant, la couleur de la mer, et je rougissais aux souvenirs de sa profanation. C'était il y a si longtemps maintenant. Comme si une vie entière était passée.

Je fixais mon reflet dans le miroir, et je me demandais combien exactement j'avais changé depuis ces dix dernières années. Je voyais le teint familier de porcelaine, les yeux couleurs chocolat, les cheveux marron châtains qui cascadaient sur mes épaules. Mon visage était plus fin, je pensais, comme mes derniers traits enfantins avaient enfin disparus. J'avais l'air plus féminine maintenant, plus… adulte. Plus magnifique, avait-il dit.

Je me souvenais de lui assis ici avec moi, me berçant sur ses genoux, admirant le sourire timide sur mon visage alors que j'étudiais notre reflet. Comme un voyeur, je le regardais embrasser mes cheveux, resserrer ses bras autour de ma taille, murmurer dans mon oreille. Le miroir avait son utilité, songeais-je. Plusieurs, en fait. Mes joues rougirent un rose délicat à la pensée de nos activités de chambre. Ça aussi avait changé durant les années, s'adaptant à nos humeurs, nos corps, nos expériences alors que le temps passait.

Je perdis rapidement le fil du temps alors que j'étais assise là, balançant mon pied sur le bord du lit, en fixant la pleine lune par la fenêtre. Je savais que l'année dernière avait été différente des autres. Quelque chose avait changé, mais je devais refuser d'y penser alors. Nous étions venus ici pendant une décennie, en n'arrangeant jamais rien à l'avance, nous montrant juste à la même date. Si l'un d'entre nous ne venait pas, alors le rituel s'arrêtait. Simple, infaillible, facile à échapper, si l'un d'entre-nous le voulait…

D'une façon ou d'une autre, l'arrangement était devenu mon secret le plus farouchement gardé, tout comme les deux jours les plus heureux de mon année. Je me demandais, parfois, comment il expliquait sa disparition annuelle aux gens dans sa vie. J'avais rencontré mes propres difficultés par les années, mais j'avais d'une façon ou d'une autre réussi à revenir ici, année après année. Je me l'imaginais pendant les mois entre nos jours ici, mais c'était contre les règles que nous parlions de ça : nos vies extérieures n'avaient pas leur place dans ce coin privé de nos existences. C'étaient les seules règles, en réalité. Mais elles étaient suffisantes.

Le souvenir de notre séparation brûlait plus profondément mon esprit à chaque minute qui passait, et je sentais mon cœur s'agiter et ma respiration s'accélérer. Je sentais son absence profondément dans ma poitrine, pulsant dans mes veines. Je me languissais de lui, de son touché, de sa douce respiration dans mon oreille. Je voulais sentir ses fortes mains vagabonder sur mon corps, obtenant une réaction de chaque centimètre de ma peau électrifiée. Je le voulais ici à côté de moi, me disant que tout allait bien, qu'il était ici l'année dernière, allait venir cette année, et reviendrait chaque année pour le restant de nos vies.

Soudain, un léger coup à la porte rompit le silence de la chambre et l'intensité de mes pensées. Je levais mes sourcils un peu à l'interruption ; personne, de toutes nos années ici, ne nous avait dérangés avant. Je sortis de la chambre et passait dans l'entrée, entendant l'appel timide de mon nom derrière la porte.

J'ouvris pour voir l'aubergiste là, son visage incertain, son front froissé avec excuse.

"Je suis tellement désolé de vous déranger, mademoiselle," dit-il, s'adressant à moi dans son accent canadien langoureux. "Il y a un appel pour vous à la réception."

Je n'apportais jamais mon téléphone portable à cet endroit, et la chambre elle-même était démunie de toutes technologies modernes. Pas de télévision, de téléphone, de micro-onde dans la petite kitchenette. Je n'apportais que quelques vêtements, et ceux-ci étaient moins que nécessaire une fois que nous étions tous les deux arrivés.

"Oh," dis-je, surprise. Quelqu'un savait clairement que j'étais ici. "Puis-je vous demander qui appelle?"

"C'est votre mari," répondit-il. Et il s'arrêta, laissant tomber ses yeux, tu par l'expression de choc ornée par mon visage.


J'espère que cette mise en bouche vous a plu.

Je posterais le 1er chapitre mercredi.

Petit topo sur l'état d'avancement de cette traduction: en finissant realize je m'étais fixée 2 objectifs pour STNY:

1) Comencer à publier avec la nouvelle année, Mission Accomplie

2) Avoir au moins traduit la moitié de la fic avant de commencer à publier, Mission lamentablement échouée! Je suis encore sur la traduction du chapitre 4! Donc les premiers chapitres arriveront de façon régulière mais pour la suite je ne sais pas encore mais c'est promis j'irais jusqu'au bout de cette histoire.

Donc j'espère que vous serez enchanté par cette histoire tout comme je l'ai été.

Et on n'oublie pas les bonnes habitudes: REVIEW = TEASER!!!!!!!!!