Tout d'abord, je voudrais remercier tous ceux et toutes celles qui ont lu mon histoire et qui ont la gentillesse de me laisser un commentaire !

Je remercie surtout l'une d'elle qui m'a mise en alerte histoire : je suis désolée d'avoir mis tant de temps entre chaque épisode mais j'ai été occupée à préparer mon concours d'aide-soignant ( réussie, cela dit en passant) !

Merci encore d'avoir patienté !

Voici la fin de l'histoire ! Bonne lecture !

Grégory déglutit péniblement : Il hésitait avant de répondre qu'il ne savait rien de la disparition de son amant et de son enfant. Il n'ignorait pas que sa situation, déjà si peu confortable actuellement, n'allait pas s'améliorer s'il avouait qu'il ne savait fichtrement rien à ce sujet.

« -Quel enfant ? »Fit le docteur House, jouant d'une manière convaincante, l'innocent. « D'ailleurs, pourquoi suis-je ici ? »

Hélas, son numéro de citoyen américain hautement outré et offensé n'eut pas l'air de convaincre le vieux parrain chinois qui haussa un sourcil :

« -Me prenez-vous pour un parfait idiot, monsieur House? » S'enquit celui-ci dans un excellent anglais. « Mon ami, ici présent, est un expert pour délier les langues, même les plus récalcitrantes. Il n'attend qu'un signe de ma part pour vous faire connaître le « bonheur » de passer entre ses mains ! »

Le docteur cligna des yeux et finit par distinguer, derrière son interlocuteur, une forme fluette mais qu'il sentit néanmoins hautement hostile. Il prit le parti de révéler toute la vérité.

« -Je ne sais pas ! fit-il, avec un soupir. Je pensais que vous étiez responsable de la disparition de Marc ! »

Le visage de son ravisseur resta de marbre. Grégory se mit à songer que sa vie allait se terminer là, dans une cave humide, absolument sordide. Bref, ce n'était pas ainsi qu'il rêvait de finir. Il aurait préféré mourir de plaisir dans les bras de son journaliste bien-aimé…

Le chinois se détourna du jeune prisonnier, prononça quelques mots dans sa langue et quitta la pièce. Mauvais présage pour le docteur House…

La forme entraperçue dans la pénombre, l'instant auparavant, avança et Grégory vit un visage fin et délicat dont les prunelles noires luisaient d'un plaisir sadique anticipé.

Instinctivement, House se recroquevilla contre le mur devant le scalpel que tenait le jeune asiatique.

Son cœur se mit à battre follement dans sa poitrine quand la lame ne fut plus qu'à cinq centimètre de son cou.

A ce moment-là, le docteur revit le visage souriant et si beau de son compagnon et amant dans son esprit, sa façon adorable de lui dire qu'il aimait…Il ferma les yeux, voulant ne garder que cette image en tête avant de mourir. Quelle ironie pour un médecin de mourir d'un instrument médical !

Mais un tumulte, suivi de bruits de pas, de voix et de coups de feu, interrompit le tortionnaire qui lâcha précipitamment son scalpel et se sauva de la pièce. Abandonnant un Grégory absolument médusé !

Des cris d'affolement lui parvinrent à l'oreille et le jeune médecin devina qu'il se tramait quelque chose de grave pour ses ravisseurs et sûrement… pour lui aussi !

La porte de sa prison s'ouvrit avec fracas et des hommes en uniforme, armés, surgirent en hurlant :

« -Police ! »

House faillit s'évanouir de soulagement lorsque deux agents de la police s'avancèrent vers lui, l'éclairèrent de leurs faisceaux lasers et murmurèrent à leurs confrères :

« -Nous avons retrouvé le disparu ! »

…..

La lumière du soleil lui faisait encore mal aux yeux mais le jeune docteur était heureux.

Assis à l'arrière d'une ambulance, ausculté par deux urgentistes, les épaules recouvertes d'une couverture chaude et propre, il savourait le bonheur d'être en vie. Simplement.

Soudain, son cœur s'emballa : Une voiture de police venait de se garer près de lui et surgissant en trombe du véhicule, Marc accourait vers lui ! Bouleversé mais rayonnant de joie !

« -Mon amour ! » S'écria le journaliste en se jetant dans les bras largement ouverts de son docteur.

House, incrédule, le dévora des yeux avant de l'embrasser passionnément. Se fichant du regard des autres et de leur jugement.

Le journaliste répondit fiévreusement au baiser, laissant exprimer sa passion et son soulagement de le retrouver.

House le repoussa tendrement pour le regarder, s'assurer qu'il ne rêvait pas et pour lui demander des explications.

Marc plongea alors ses beaux yeux dans ceux de son amant, lui prit les mains entre les siennes, comprenant qu'il devait s'expliquer.

« -Je suis désolé de t'avoir laissé sans nouvelles, commença le jeune homme, d'un ton contrit et penaud, mais je ne pouvais rien te dire. J'ai dû simuler mon propre enlèvement avec l'aide du FBI. Je recevais tous les jours des coups de fil anonymes chez toi, pendant ton absence. Le grand-père de mon enfant désirait s'assurer de ma présence chez toi. Je n'étais plus en sûreté et je devais feindre ma disparition pour ta sécurité, mon amour. Mais tu me manquais trop. Je suis venu te voir, en cachette, aujourd'hui et j'ai assisté à ton enlèvement. J'ai eu si peur ! »

Grégory eut un moment de vertige sous le flot d'informations que lui donnait son journaliste et réalisa qu'il devait la vie à l'attachement de son amour.

La colère qu'il aurait dû ressentir de s'être fait, en quelque sorte dupé, disparut aussi vite qu'elle naquit pour ne laisser place qu'à une sensation d'infinie gratitude envers l'être le plus important de sa vie.

Et il sut. Clairement. Sûrement. Comment il se devait d'agir maintenant.

Il prit son journaliste contre lui, l'étreignant à l'étouffer et chuchota des mots à son oreille.

Marc s'écarta de son docteur, le souffle coupé par la stupeur et l'émerveillement, les yeux agrandis sous l'étonnement et l'incrédulité et le fixa bien en face durant de longues secondes avant de lui sauter au cou avec un large sourire :

« -Oui, je le veux ! »

Les deux hommes demeurèrent ainsi enlacés, en silence, les yeux clos, oubliant le monde autour d'eux.

Puis Marc se détacha de Grégory et dit, avec malice :

« -C'est ton équipe qui va être surprise ! Qui aurait cru qu'un jour que le grand docteur House, misanthrope patenté et éternel sermonneur sur l'hypocrisie de l'amour se marierait ? »

Grégory eut un sourire narquois et amusé, en imaginant les têtes que feraient ses amis et collègues. Il allait se faire un plaisir de leur annoncer la nouvelle dès cet après-midi même.

Mais, pour l'instant, sa priorité était un certain séduisant jeune journaliste qui le regardait si amoureusement …

Les nouveaux fiancés avaient des tas mais des tas de choses à rattraper…

« -On rentre chez toi ? » Proposa Marc avec un sourire plein de promesses.

« -Chez nous » Rectifia House, en insistant bien sur le mot « nous ».

Les yeux de Marc se mirent à irradier d'une infinie joie.

« -Oui, chez nous. » Acquiesça le jeune journaliste, en se ressaisissant de la main de son amour.

Les deux jeunes hommes s'échangèrent un sourire comblé et heureux.

FIN