Note de l'auteur : les personnages qui se retrouvent dans cette histoire appartiennent à Stephenie Meyer.

Attention, contenu à caractère hautement sexuel qui pourrait choquer certains lecteurs.

La partie de chasse.

Rosalie Hale s'était portée volontaire pour conduire, Alice Brandon avait décidé de la date, Esme Platt avait choisi l'endroit, et moi, Isabella Swan - Bella pour les intimes- j'étais chargée de la bouffe pour les deux jours que nous partions faire du camping. Nous étions les quatre meilleures amies du monde depuis l'école élémentaire, et nous nous entendions à merveille malgré nos personnalités très différentes. À 26 ans, nous avions la vie devant nous, et nous avions l'intention d'en profiter.

Rosalie était une grande blonde magnifique qui avait fait carrière comme modèle - top modèle en fait - avant de se retirer du milieu de la mode et d'ouvrir son propre garage. Alice était un petit bout de femme toute menue avec des cheveux noirs coupés courts et de grands yeux de biche. Elle était dessinatrice de mode et avait déjà sa propre boutique sur Madison avenue. Esme travaillait pour une firme d'architectes dont elle était l'étoile montante. C'était elle qui nous gardait toutes dans le droit chemin, car elle possédait une autorité maternelle. Elle était l'aînée d'une famille de six enfants et son plus jeune frère fréquentait encore la petite école. C'était aussi elle que ses parents appelaient pour venir s'en occuper lorsqu'ils voulaient se payer du bon temps. Esme ne s'en plaignait pas, au contraire, elle aimait tellement faire plaisir aux gens qu'elle aimait.

Quant à moi, j'enseignais la littérature à des adolescents dans un voisinage défavorisé de Brooklyn. Ça ne payait pas bien, mais j'adorais mon boulot. D'ailleurs je n'avais pas à débourser un rond pour ce week-end de camping auquel les filles m'avaient suppliée de me joindre. Elles m'avaient juste proposé de faire les repas, étant donné que j'étais la meilleure cuisinière d'entre les quatre.

C'est ainsi que nous nous retrouvâmes dans les Catskills par un bel après-midi de septembre. Ces montagnes me rappelaient un peu l'époque de mon enfance dans la péninsule Olympique. Mes parents étaient originaires de Forks, une petite localité à l'ouest de l'état de Washington, mais ils s'étaient séparés quand je n'étais qu'un bébé et j'avais été élevée par mon père qui était chef de police de la ville. Seulement, à 14 ans j'avais décidé d'aller vivre avec ma mère en Arizona. Bien entendu j'avais gardé le contact avec mes trois amies. C'est pourquoi nous vivions toutes à New York à présent, comme les filles de la série Sexe à New York, justement.

Il faisait encore clair lorsque notre voiture s'engagea sur une route secondaire qui menait à un terrain privé. De là, l'idée était de continuer le trajet à pieds jusqu'au site de campement sauvage. Nous voulions avoir la paix et la tranquillité durant notre séjour en pleine nature. On nous avait certifié qu'il n'y avait pas d'ours dans la région, et c'était suffisant pour ma quiétude d'esprit. De plus, Rosalie avait apporté son poivre de cayenne au cas où nous ferions de mauvaises rencontres.

La marche jusqu'à l'endroit du campement devait prendre 1 heure. Nous étions toutes chargées comme des mules, qui avec l'équipement pour monter la tente, qui avec les accessoires pour cuisiner. Alice transportait un sac à dos plus gros qu'elle avec tous nos effets de toilette et vêtements, et pour finir je transportais les provisions - de quoi préparer une fondue au fromage, de l'omelette et même du cassoulet.

Nous arrivâmes sur les lieux de campement, complètement exténuées. Je déposai ma charge sur le sol jonché d'épines de sapins, contente de ne pas avoir trébuché plus de cinq fois durant le parcours, et m'assis sur une roche pour regarder Rosalie et Esme monter la tente qui était assez grande pour que nous puissions y tenir debout. Alice s'éloigna pour aller chercher des brindilles pour faire un feu. Je fouillai le contenu de mon sac pour y trouver le dernier roman de Philip Roth. À peine eus-je le temps de tourner une page que j'entendis un cri provenant de la forêt qui nous entourait. C'était Alice qui avait poussé ce cri, et je n'arrivais pas à déterminer s'il s'agissait de peur ou de surprise.

L'instant suivant, je vis Alice réapparaître, et elle n'était pas seule. Elle était escortée par quatre hommes vêtus pour aller chasser. Mais ce n'était pas encore la saison de la chasse, alors je me figeai sur place, perplexe. Ce qui me rendait encore plus perplexe était le fait que ces hommes ne m'étaient pas totalement inconnus, ni de mes copines j'en étais sûre. Ces quatre hommes étaient des personnalités bien en vue au pays. Il s'agissait d'Edward Masen, le président des entreprises Softag, de son frère Emmett Masen, le joueur vedette des Patriots de Nouvelle-Angleterre, de Jasper Whitlock, le fondateur des écoles d'arts martiaux Dragon Rouge, et finalement de Carlisle Cullen, le médecin d'origine britannique qui avait inventé un substitut aux plaquettes sanguines dans le traitement de la leucémie. Tous les quatre s'approchèrent de notre campement avec Alice à leur côté. Rosalie et Esme avaient cessé leurs activités en entendant Alice crier, et elles se retournèrent pour voir ce qui se passait. Rosalie fronça les sourcils tandis qu'Esme demandait, « bonsoir messieurs, puis-je savoir ce que vous venez faire sur notre terrain? »

Ce fut le docteur qui répondit, « Bonsoir, mesdemoiselles, nous sommes désolés d'interrompre l'installation de votre tente, mais nous désirions que vous nous suiviez. »

« Dans tes rêves, enfoiré, » répondit Rosalie du tac au tac.

« Rosalie, » fit Alice d'une voix paniquée, « je crois qu'il vaudrait mieux obéir à ces hommes. Ils possèdent des armes. »

« Votre amie a raison, » poursuivit Edward Masen. « Et nous ne voulons pas être forcés de nous en servir. »

Il se tourna alors vers moi, qui étais immobile sur ma roche et incapable d'en bouger. Mine de rien je réfléchissais. Je me disais que malgré leur étrange requête, ces types-là ne pouvaient tout de même pas nous vouloir de mal. Ils étaient bien trop connus pour être mêlés au crime organisé. Mais au fond, qu'est-ce que je connaissais au milieu du crime organisé? Quelques secondes tout au plus s'écoulèrent, que déjà un des hommes s'impatientait.

« Allons, frangin, » grogna Emmett Masen, « tu vois bien que la manière douce ne va pas fonctionner. »

Edward Masen m'observait maintenant attentivement et semblait même ne pas avoir entendu son frère. Je croisai son regard et tentai de le soutenir. Il avait des yeux verts transperçants et une physionomie à faire tomber dans les pommes toutes les femmes sur la planète. Il devait le savoir et en user à son avantage abondamment. Je finis par dire « je mourrais avant d'accepter de suivre des étrangers. » Je voulais voir la réaction du p.d.g. de Softag à mes paroles. Il prit un air furieux avant de revenir à son frère et de répondre.

« Tu as raison, Emmett, ces beautés fatales seraient bien capables de se sauver dans les bois et risquer de se faire attaquer par une bête sauvage plutôt que d'accepter de nous suivre de leur plein gré. » Puis il s'adressa à Jasper Whitlock, « Allez, Jazz, tu peux les endormir. »

Aucune de nous n'eut le temps de réagir que le professeur d'arts martiaux sortait un pistolet à dards de sa poche et le déchargeait d'abord sur Alice qui était juste devant lui, créature minuscule à côté de ce grand gaillard blond, ensuite sur Rosalie qui avait osé défier les quatre hommes, puis sur Esme qui était incapable de se fâcher, pour finir avec moi, qui reçus la fléchette en haut de mon bras gauche, tel un vaccin contre la grippe. J'étais inconsciente avant de frapper le sol dur et terreux.

ooooooooo

Je me réveillai dans une grande pièce dont les murs étaient en gros rondins de bois verni. J'étais dans un lit, tout habillée, et il y avait trois autres lits occupés par mes amies. Rosalie se réveilla à son tour, suivie de près par Alice et Esme. « Ça va les filles? » Demandai-je pleine d'anxiété dans la voix.

« Au moins, nous avons encore tous nos membres, » ironisa Rosalie. « Dites donc, est-ce que je me trompe en disant qu'on vient de se faire kidnapper par le joueur vedette des Patriots de Nouvelle-Angleterre? Le beau Emmett Masen en personne? »

« Toi aussi tu l'as reconnu? Et les autres, ils ne vous disaient pas quelque chose aussi? » Poursuivis-je.

« Je crois que le frère d'Emmett Masen possède une entreprise qui fait des affaires avec la Chine, mais je n'y connais pas grand-chose en administration, pour tout dire, » reconnut Alice. « C'est ma comptable plus que moi qui gère ma business, je dois avouer. »

« Et moi j'ai également reconnu le docteur Carlisle Cullen, » soupira Esme. « Comment faire autrement? Il est tellement craquant! »

« Ah oui! » S'exclama Alice, « et le grand con qui nous a plongé dans les limbes avec ses dards, c'est Jasper Whitlock, un ancien champion mondial de kung fu. »

« Je me demande vraiment où nous sommes, » murmurai-je.

Comme pour répondre à ma question, la porte de la chambre s'ouvrit et une très belle femme, encore plus blonde que Rosalie, entra dans la pièce. Elle portait une pile de serviettes et de peignoirs dans ses bras.

« Bonjour à vous, mesdemoiselles. J'espère que vous avez bien dormi. Mon nom est Tanya et je suis ici pour m'occuper de vos soins corporels. »

« Vous pourriez commencer par nous dire où nous nous trouvons et ce que nous foutons ici, » s'emporta Rosalie.

« Vous avez été choisies pour faire partie du séminaire auquel assistent nos clients du moment, » expliqua la prénommée Tanya.

Il fallait que je corrige le malentendu. « Madame, nous n'avons pas été choisies, nous avons été enlevées. »

« Je comprends que vous ne soyez pas ici de votre plein gré, mais vous avez tout de même été choisies, croyez-moi, » continua Tanya.

« Expliquez-vous, » lui demanda Esme. La situation commençait à l'agacer elle aussi.

« Nos quatre clients du moment sont ici pour gérer des problèmes de comportement envers les femmes. »

Je fronçai les sourcils et vis mes amies en faire autant. « Parlez-vous de messieurs Masen, Whitlock et Cullen, madame? » Demandai-je.

« En effet. Hier soir, Garrett les a envoyés à votre recherche. »

« Mais comment savaient-ils où nous trouver? » S'enquit Rosalie, à moitié rouge de colère.

« J'en ai déjà trop raconté actuellement, alors ne m'en demandez pas plus, d'accord? Je suis ici pour vous montrer la salle d'eau afin que vous puissiez vous préparer avant la rencontre. »

« Quelle rencontre? » Demanda Alice.

« La rencontre avec nos clients. »

« Bordel de merde, ça ne va pas du tout! » Éclata Rosalie. « Vous parlez de nous comme si nous n'étions que de vulgaires putes! »

« J'ignore quelle direction va prendre cette rencontre, madame Tanya, » expliquai-je, « mais sachez toutefois que mon père est très haut gradé dans la police et que vous devrez tous répondre de vos gestes devant la loi. »

« C'est parce que tu ne sais pas ce qui t'attend que tu dis ça, ma mignonne, » me répondit-elle sur un tout autre ton.

Non, je ne savais pas. Et je ne voulais pas le savoir non plus. Cette femme ne venait-elle pas de dire que les hommes présents dans ces lieux avaient des problèmes avec la gent féminine? Quels genres de problèmes?

Je me levai pour aller prendre une des épaisses serviettes que Tanya avait déposées sur le lit le plus près de la porte.

« Allez les filles, venez au moins vous rafraîchir les esprits sous la douche, » commandai-je en me dirigeant vers la porte. Je pouvais affronter Edward Masen et sa bande, mais je préférais encore le faire sans toute la crasse que j'avais ramassée sur mon visage en tombant.

ooooo

Je me rendis compte, en sortant de la chambre, que nous nous trouvions en fait dans un spa luxueux, le genre qui offrait des bains de lait à l'avoine, des massages à la pierre chaude ou encore des épilations au sucre. Cela m'horripilait rien que d'y penser. Quand j'eus terminé de prendre ma douche dans une cabine isolée, je vis une autre très belle femme s'approcher de moi pour me dire « J'ai reçu l'ordre de vous épiler, mademoiselle Swan. » Je crus que j'allais faire un arrêt cardiaque et qu'il faudrait faire venir l'ambulance.

Elle m'amena dans une autre pièce et me fit étendre sur une table recouverte de draps chauds. « Je m'appelle Kate, » me dit-elle gentiment. Peut-être que j'avais tort de me mettre les nerfs en boule pour ce genre de soin. Peut-être qu'une autre femme aurait jubilé à ma place. Arrête Bella, tu déconnes, tout le monde sait que l'épilation est une forme de torture. « Normalement j'utiliserais la cire chaude ou le sucre, mais comme tu es ici juste pour deux ou trois jours, je vais seulement utiliser mon petit rasoir électrique. » Quelqu'un avait dû mettre une drogue dans l'eau des douches, car je ne me sentais pas la force de protester. Tu lis trop de romans surréalistes, Bella.

Pourquoi diable vouloir me rendre l'apparence que ma chatte avait à huit ans? Et pourtant, je ne fis rien du tout et je laissai la jeune femme commencer à tondre ma toison. C'était plutôt agréable, en fait, car le rasoir ne tirait pas les poils, il les enlevait doucement. Mais alors je sentis le petit appareil plus près de mes lèvres extérieures, et la vibration légère fit monter l'excitation entre mes jambes. J'avais des poils jusqu'à l'entrée de mes parties intimes. Qu'allait-il arriver si l'excitation atteignait un niveau plus élevé? Je sentis des doigts retrousser mes grandes lèvres pour pouvoir passer le rasoir à l'intérieur et je ne pus réprimer un mouvement brusque car je savais que j'étais déjà toute gonflée de désir à cause d'un geste somme toute anodin. « Chatouilleuse, à ce que je vois. Rassure toi, j'ai presque terminé, »me dit Kate. Je me sentais tellement mouillée déjà, que j'étais sûre d'avoir taché le drap là où la serviette qui recouvrait mon corps s'arrêtait. Si celle qui s'occupait de moi s'en aperçut, elle n'en dit rien. Elle avait suivi le long de mes lèvres et je compris qu'elle avait l'intention de me laisser lisse comme au jour de ma naissance. Elle passait le rasoir tout près de mon anus à présent et je crus que j'allais m'évanouir car l'excitation monta encore d'un cran. Je me sentais un peu honteuse que mon corps réagisse de la sorte, mais aussi quelle idée d'aller titiller juste à l'endroit destiné à la volupté? Enfin Kate en eut fini avec moi. Je voulais aller me cacher sous les draps du lit dans lequel j'avais dormi…combien d'heures au juste?

Je sortis de la salle d'eau en peignoir et allai retrouver Alice, Rosalie et Esme qui déjeunaient dans une pièce centrale. Elles n'avaient pas eu besoin de passer à l'épilation du mont de vénus comme moi car elles faisaient déjà entretenir cette partie de leur anatomie lors de leurs visites hebdomadaires chez Yves Rocher. Je n'avais pas leurs moyens financiers, mais je ne pensais pas que je dépenserais mon argent en traitements du visage, manucures, pédicures et tutti quanti même si je les avais. Je détestais être prise en charge. Je le détestais encore plus après ce qui venait juste de m'arriver.

Même si je n'avais pas mangé depuis la veille - je voyais bien par la grande fenêtre que le soleil était déjà haut dans le ciel - je n'avais pas faim. Je me pris un jus d'orange pour sauver les apparences, en songeant à toute la nourriture qui serait gaspillée sur le site de campement.

Le pire, dans toute cette affaire, était de savoir que nous ne pouvions pas simplement quitter les lieux, car on nous avait privées de tous nos effets personnels. Il ne nous restait que ces peignoirs en ratine de velours. Un type dans la trentaine à l'allure vaguement aristocratique vint vers nous à la table. « Bon matin, mesdemoiselles. Je suis venu vous chercher pour la rencontre. Mon nom est Garrett. »

Devais-je en conclure que c'était lui qui dirigeait l'établissement? J'avais une question pour lui alors.

« On m'a dit que j'allais demeurer ici pendant trois jours, monsieur, » déclarai-je tranquillement.

« Oui, en effet. C'est ce qui a été convenu avec nos clients. »

« Et vos clients savent-ils que j'ai des élèves à éduquer durant la semaine? »

« Vous leur enseignez la littérature. Ils ne vont pas mourir de passer une journée sans entendre parler de Miller ou de Francis Scott Fitzgerald, » se moqua-t-il. Complètement taré, le mec…

« Mes élèves ont 14 ans. Croyez-vous sérieusement que je leur fais lire Henry Miller? » Répliquai-je, furieuse.

« Je parlais d'Arthur, bien entendu. » Et condescendant par-dessus le marché.

« Allez, Bella, laisse tomber, » me dit Esme. Elle me tapota l'épaule pour me calmer.

J'avais juste envie de pleurer. Et puis comment ce type connaissait-il la matière que j'enseignais?

Nous quittâmes la pièce centrale et suivîmes Garrett dans une autre salle un peu plus petite. Il y avait des sofas et des coussins partout comme dans un boudoir. Nous nous installâmes confortablement sur les divans, mais je sentais qu'aucune d'entre nous n'avait le cœur à la conversation. Bientôt, les quatre chasseurs entrèrent à leur tour dans la pièce, vêtus de manière décontractée, ce qui contrastait avec leurs tenues de la veille. Je vis Rosalie bondir et se précipiter sur Emmett Masen. Elle lui griffa le visage. Son geste avait été si rapide que le joueur de football n'eut pas le temps de se protéger. « Ah putain! La salope! » S'écria-t-il en portant la main à sa joue sanguinolente.

« J'ai entendu dire que c'est comme ça que tu aimes les femmes. Agressives et sauvages. Et soumises aussi, » persifla Rosalie. « Pas de chance avec moi, je ne joue pas dans cette ligue. Cette petite gifle, c'était seulement pour me venger de ce que vous nous avez fait subir hier soir. »

Garrett choisit d'intervenir à ce moment là. « Je suis désolé que nos clients aient utilisé un somnifère pour vous amener jusqu'ici. Je leur avais recommandé de discuter et de vous convaincre de venir de votre plein gré. Je comprends maintenant qu'il va falloir leur apprendre la patience. Cela tombe très bien avec le premier exercice de la journée, d'ailleurs. »

« Allez-vous finir par nous expliquer de quoi il retourne? » Demanda Alice de sa voix chantante. Elle avait l'air d'un lutin avec ses cheveux en pics parce qu'elle n'avait pas pu les sécher. J'avais remarqué que Jasper Withlock la fixait intensément depuis son arrivée dans la pièce. Les quatre hommes restaient debout, comme si on leur avait donné l'ordre de ne pas s'asseoir. La situation commençait à être intenable.

« Docteur Cullen, voulez-vous éclairer ces jeunes femmes sur la raison de leur présence ici? » S'enquit Garrett.

« Certainement, » s'empressa le médecin. « Mesdames, vous l'ignorez sans doute, mais vous avez été espionnées au cours du dernier mois. »

« Non mais je rêve! » Explosa une Rosalie totalement courroucée. « Espionnée pour quoi? Par qui? »

« Parce que chacun de nous avait besoin de se trouver une partenaire pour le séminaire, » répondit Edward Masen en soupirant comme si cela allait faire disparaître la culpabilité qu'il semblait ressentir. « Et il a été très facile d'engager quelqu'un qui pouvait nous tenir au courant de vos moindres agissements. »

J'avais subitement juste envie de fendre la gueule de cet Edward Masen en sang. Mais une question demeurait.

« Monsieur Masen, tout ceci est bien joli, ou vil, c'est selon, mais ça n'explique pas pourquoi il fallait que ce soient mes copines et moi qui soyons impliquées dans vos combines, » dis-je.

« C'est moi qui ai fait cette suggestion, » lança le professeur d'arts martiaux. « Durant un souper bien arrosé il y a de cela quelques semaines, dans un restaurant de Tribeca où nous étions attablés, nous avions remarqué un groupe de jeunes femmes qui riaient entre elles. Des beautés, vraiment. J'ai dit à mes amis que l'idéal serait de pouvoir faire le séminaire en compagnie de ces créatures. Nous avons fait les démarches pour que ça se réalise. »

Si je n'avais rien manqué du discours de Jasper Whitlock, nous devions être les beautés en question. Ça se voulait flatteur, mais de savoir que nous avions été traitées comme des objets m'insulta.

« Vous pouvez vous mettre votre séminaire à la con où je pense. Je vais rester enfermée dans ma chambre jusqu'à ce qu'il soit terminé, » ripostai-je.

« Je suis certain que tu ne diras plus ça quand tu vas savoir de quoi il s'agit, ma petite, » ricana Emmett Masen.

Garrett poursuivit, « Ces messieurs ici présents ont toujours eu tendance à traiter les femmes comme des objets sexuels qui ne servent qu'à les satisfaire. Ils ont fait appel à nos services pour changer leur comportement. »

« J'ai bien hâte de voir comment on transforme un pourceau en prince, » s'esclaffa Rosalie.

Pour ma part, je commençais à imaginer ce qui allait se passer dans quelques minutes, et mon cœur se mit à battre la chamade. Le maître des lieux confirma mes soupçons. « Nous allons tirer au sort laquelle d'entre vous ira avec lequel d'entre ces messieurs, pour une séance destinée à tester les limites de leur désir. Messieurs, voici la consigne : vous avez une heure pour explorer le corps de votre partenaire et lui procurer le plus de plaisir possible, mais attention, de votre côté vous n'avez pas le droit de vous satisfaire. »

« C'est bien ce que je pensais! » S'offusqua Rosalie. « Ils nous prennent vraiment pour des putes! »

« T'en connais beaucoup, toi, des mecs qui ont pas le droit de jouir avec une pute? » Lança le joueur de football à Rosalie.

Malheureusement, ou heureusement, sa logique fonctionnait…

« Allez-vous au moins nous payer si nous acceptons de vous rendre service? » Ne pus-je m'empêcher d'ironiser.

« Il faudrait vous décider, mademoiselle, » me répondit le docteur Cullen. « Si vous ne voulez pas être considérées comme des prostituées, et je sais que c'est le cas, vous n'avez pas besoin d'être payées… »

C'était une plaisanterie, idiot…

« Croyez-moi, mes jolies, non seulement vous ne voudrez pas être dédommagées, mais vous en redemanderez, » se vanta Edward Masen.

C'était une magnifique pièce d'homme, je devais me l'admettre. Mais son arrogance m'irritait aussi au plus haut point. Par contre, les paroles qu'il venait de prononcer firent apparaître une sensation d'anticipation dans mes entrailles, sensation dont je me serais bien passée. Jasper Whitlock voulut clarifier « Si je comprends bien les consignes, il s'agit d'une course à l'orgasme? »

« C'est exact, » reprit Garrett. « Au bout d'une heure, celui qui aura procuré le plus d'orgasmes à sa partenaire aura le droit de la prendre, mais seulement si celle-ci y consent. »

« Et comment savoir si les autres disent la vérité? » Demanda encore le champion d'arts martiaux.

« Messieurs, croyez-vous que ces charmantes demoiselles qui nous font l'honneur de leur présence vous laisseraient raconter des faussetés? »

J'entendis Rosalie, Esme et Alice rire sous cape. Oui, peut-être qu'il valait mieux rire de la situation, après tout.

Esme intervint, « Tout ceci est bien tentant, mais une heure, ce n'est pas suffisant. Nous connaissons à peine messieurs Masen, Whitlock et Cullen. Accordez-leur au moins deux heures. En plus, quel homme n'est pas capable de se retenir pour une heure, hein? Allez, montez le compteur à deux heures et j'accepte de servir de cobaye. »

Elle savait convaincre, Esme, lorsqu'elle s'y mettait. Et elle avait bien raison. Si nous étions ici pour recevoir du plaisir, autant en profiter un max.

« Vous ne vous rendez pas compte de ce que vous exigez, mademoiselle Platt, » désapprouva le médecin. « Aucun homme en santé ne saurait résister à vos charme aussi longtemps… »

« Mais j'ai cru comprendre, » ajouta Alice, « que seulement le gagnant de la course pourrait profiter de sa partenaire, de toute façon. Vous êtes aussi bien de vous préparer tout de suite, docteur Cullen, au cas où vous seriez condamné à une séance de branlette sous la douche plus tard… »

« Bon, assez discuté, » conclut notre hôte. « Mesdemoiselles Platt et Brandon ont raison toutes les deux. Je vous accorde ces deux heures. Maintenant, je vais procéder au tirage. »

Bizarrement, j'avais l'impression que le tirage était déjà arrangé, et qu'il ne servirait qu'à préserver les apparences. Il était clair pour moi que le docteur Cullen était complètement renversé par les attributs d'Esme, tout comme il m'apparaissait évident que Jasper Whitlock en pinçait pour la gracieuse Alice. Quant à Emmett Masen, la tension sexuelle qui émanait entre lui et la bombe Rosalie était presqu'à couper au couteau. Ne restait plus que moi et ce m'as-tu vu d'Edward Masen. Voulait-il vraiment se retrouver dans une des chambres avec moi? Moi qui n'étais qu'une petite prof de littérature sans envergure et sans le sou? Il me semblait que tout nous séparait. Qu'est-ce que tu vas t'imaginer, Bella? Edward Masen n'est ici que pour user de toi pour satisfaire ses propres intérêts, même s'il prétend le contraire…

Garrett pigea d'abord le nom d'un de ses clients dans une boîte d'argent, puis le nom de l'une d'entre nous dans une boîte dorée. « Emmett Masen va aller avec Rosalie Hale. »

Wow! Quelle surprise! Avais-je envie de dire. Cependant je restai silencieuse dans mon coin, entourée d'une multitude de coussins. Le tirage au sort se poursuivit ensuite avec les noms de Jasper et d'Alice. Puis, ce fut au tour du docteur Cullen et d'Esme. Plus de doute possible, j'allais bel et bien devoir passer les deux prochaines heures en compagnie de cette statue grecque d'Edward Masen. Je déglutis lentement. La nervosité était en train de gruger le meilleur de moi-même.

ooooo

Comme dans un rêve un peu flou, je vis mes amies s'éloigner avec ceux qui avaient pour mission de les faire parvenir au comble de la volupté le plus de fois possible en 120 minutes top chrono. Je levai les yeux et aperçus Edward Masen penché vers moi dans l'expectative. « On y va, mademoiselle Swan? » Me demanda-t-il d'une voix légèrement rauque. Peut-être que je faisais vraiment de l'effet à cet homme. Et puis, me dis-je, quelle importance de toute façon si je ne le faisais pas bander tout à l'heure? C'était lui qui devait me mener au plaisir, et non l'inverse.

Je pris la main qu'il m'offrait et me levai péniblement. J'étais tendue comme une corde de piano. Tout à coup je sentis le souffle chaud de l'homme d'affaire dans mon oreille, alors qu'il me chuchotait, « Tu dois te relaxer, Isabella, sinon on ne parviendra à rien du tout. »

Il s'était adressé à moi comme s'il me connaissait depuis toujours, sauf évidemment qu'il n'avait pas utilisé mon diminutif. Cela aurait l'avantage de garder une distance entre nous. Tu veux vraiment garder une distance entre toi et ce dieu fait homme, Bella?

« Je me sens parfaitement relaxe, » mentis-je. Je sentais aussi que je rougissais à vue d'œil.

« J'aime te voir rougir de la sorte, » sourit Edward. « Mais je sais que tu es nerveuse, et il n'y a aucune raison de l'être, je te jure. »

Il m'entraîna vers une pièce qui devait être sa chambre et verrouilla derrière lui une fois à l'intérieur. « Allez, viens. Les autres ont sûrement déjà commencé. Si je veux gagner cette course, nous devons nous y mettre aussi. »

Au moins, s'il avait l'intention de gagner la course, ça voulait dire que je lui plaisais aussi. Cela alluma une flammèche en moi. C'était un début…

« Tu peux t'installer confortablement sur le lit. Je te rejoins tout de suite, » dit-il en se dirigeant vers une commode.

« Tu veux que je retire mon peignoir? » Demandai-je en m'accrochant sur les mots.

« Tu peux détacher ton peignoir, » me répondit-il en venant me rejoindre avec un sac de sports. « Mais si je te vois complètement nue tout de suite, je ne serai jamais capable de résister 2 heures. »

Pourquoi diable Edward Masen m'avait-il donné l'impression d'être un misogyne arrogant avant aujourd'hui? Comme les apparences pouvaient être trompeuses. Mais non, Bella, tu sais bien qu'il te joue la comédie pour pouvoir se satisfaire ensuite…

« Veux-tu que je t'explique comment parvenir à me procurer un orgasme? » Ne pus-je m'empêcher de demander timidement.

Edward Masen m'observa alors avec plus d'attention, une lueur de malice dansant dans ses yeux verts pénétrants.

« Tu pourrais toujours m'éclairer sur le sujet, belle Isabella, mais je préférerais cent fois le découvrir par moi-même, si ça ne te dérange pas. »

Non, ça ne me dérangeait pas du tout. Par contre, ça allait mettre en péril ses chances de gagner le droit de pouvoir me prendre. Bof, tant pis pour lui, songeai-je. J'étais étendue sur le lit à présent, essayant de calmer mes nerfs, et j'entendais Edward fouiller dans son sac pendant qu'il me racontait, « Peut-être que mes copains sont vraiment des salauds avec leurs conquêtes, pas tes amies, je parle des autres femmes qu'ils ont fréquentées. Mais ce n'est pas mon cas, Isabella. »

« Ah bon? » Dis-je, surprise.

« Si j'ai accompagné mes amis à ce séminaire, c'était en partie pour garder un œil sur eux et m'assurer qu'ils ne vous manquent pas de respect. Je n'ai pas besoin de suivre un atelier spécial pour savoir comment me comporter avec une femme, Isabella, crois-moi. »

Je voulais bien le croire, mais les minutes passaient et il parlait au lieu d'agir.

« Mais même si je sais me comporter en présence d'une demoiselle, je voulais profiter de l'occasion du séminaire pour te rencontrer, Isabella. Alors j'ai menti à mes amis et j'ai fait croire que j'avais besoin d'une thérapie moi aussi. »

Combien de temps s'était-il écoulé depuis que la minuterie s'était mise en marche? 10 minutes? 15 peut-être? Je sentais que j'allais me fâcher de frustration bien vite.

« Bon, je comprends que tu voulais soulager ta conscience, mais tu t'inquiètes pour rien. Ça m'est égal que tu sois un hypocrite et un menteur. »

Edward Masen ignora mon commentaire et sortit enfin quelque chose de son sac et l'approcha de mon visage. Il s'agissait de trois boules reliées entre elles par un fil, lui-même relié à une télécommande. « Est-ce que tu sais de quoi il s'agit, Isabella? » Me demanda-t-il.

Quelle question, je ne vivais pas dans une communauté religieuse tout de même!

« Ce sont des boules de geisha, » marmonnai-je. Encore que je n'en avais jamais vu de semblables. Je sentais des gouttes de sueurs perler dans mon cou.

« Exact, ce sont des boules de geisha, mais elles ont ceci de particulier qu'elles peuvent vibrer, et ce avec différents niveaux d'intensité. J'ai l'intention de les tester sur toi, si tu veux bien. »

Des boules de geisha vibrantes, mon Dieu aidez-moi.

« Je suis là pour ça, non? » Répondis-je.

« Par contre, il me faudrait m'assurer que tu sois bien lubrifiée avant de les introduire en toi, alors que dirais-tu d'un petit massage érotique pour commencer? » Suggéra-t-il.

Fallait-il vraiment que je réponde?

Edward se pencha sur moi et défit le nœud de mon peignoir. Je fermai les yeux. Il ouvrit seulement le haut et ma poitrine fut libérée de l'emprise du vêtement. J'entendis mon partenaire respirer plus fort à la vue de mes seins.

« Carlisle avait raison. Je ne sais pas si je vais pouvoir résister longtemps à la vue de tes trésors…, » dit-il d'une voix sourde. Il appliqua de l'huile à massage sur ses mains.

Il débuta son traitement avec mon sein gauche. Il le palpa doucement d'abord, pour évaluer mon niveau de sensibilité. Ses caresses firent augmenter la vitesse des battements de mon cœur. Il accorda la même attention à mon autre sein, avant de mettre un peu plus de pression dans son toucher, mais sans les écraser. Ses mains faisaient des miracles partout où elles se posaient. Je sentais le sang courir dans mes veines, et je commençai à tortiller le bas de mon corps sous l'effet de la stimulation. Ses caresses n'auraient pas besoin d'investiguer plus loin pour l'instant, j'étais déjà sur le bord de l'extase. Il se mit à masser mes deux seins à la fois, alternant entre douceur extrême et pétrissage, promenant légèrement ses doigts sur les pourtours, puis pinçant gentiment le bout de mes mamelons. Je tournai la tête de gauche à droite sous l'effet de l'excitation qui montait et devenait de plus en plus incontrôlable. Très vite j'avais laissé échappé de petites plaintes de plaisir, mais bientôt, avec l'orgasme que je sentais tout proche, je gémis plus fort. J'ouvris les yeux, et je vis un sourire de satisfaction sur le visage d'Edward, comme pour me prouver qu'il avait eu raison de dire que j'allais en redemander. Une main continua de stimuler mes mamelons, pendant que l'autre descendait vers mon bas-ventre. C'était plus que je ne pouvais en supporter; je croisai mes jambes pour provoquer une friction sur mon clitoris, et je laissai les ondes orgasmiques envahir mon sexe. Je perdis la notion du temps durant mon climax, mais tout à coup je sentis de longs doigts s'introduire en moi, visiblement à la recherche de mon point G. Je n'avais pas fini de retomber des vagues du premier orgasme, que déjà je sentais d'autres vagues commencer à prendre forme, plus localisées cette fois-ci. Les doigts massaient maintenant les parois de mon intimité, et je ressentis une pression qui allait me faire perdre les esprits avant longtemps. Juste comme je pensais que j'allais m'évanouir de volupté, d'autres doigts se mirent à caresser mon anus, réveillant une autre zone de plaisir. Je jouis pour une deuxième fois, partagée entre l'explosion orgasmique de mon point G et les ondes d'excitation anale. Edward retira ses doigts de mes orifices pour me laisser reprendre une respiration régulière. Les battements de mon cœur seraient plus longs à retrouver un rythme normal.

Encore sous le choc des trois orgasmes que je venais d'avoir en moins de cinq minutes, je fis remarquer, « Je croyais que le but de ce massage était juste de me lubrifier assez pour que je puisse essayer les boules? » Je m'étais assise dans le lit et je tentai de me recouvrir du peignoir qui s'était totalement défait, sans que je le réalise, durant la séance.

« C'était aussi une excellente excuse pour découvrir la façon de t'amener au 7ième ciel. Les façons, devrais-je préciser. Et ça m'a confirmé que je n'aurai pas besoin d'utiliser de lubrifiant commercial avec toi. » Il essuyait ses mains à présent, car mon excitation les avait trempées plus que je ne voulais y penser.

« J'espère que tu ne te sens pas honteuse d'être mouillée ainsi, Isabella? C'est la preuve que je t'ai bien préparée pour la suite de notre exercice. »

Edward se pencha à nouveau vers moi et rabaissa mon peignoir. « Tout compte fait, je préfère te voir nue maintenant. J'adore voir ta peau devenir toute rose lorsque je te fais monter au paroxysme de la jouissance. »

Je n'allais pas le lui répéter, mais tous mes amants précédents m'avaient fait ce même commentaire. Allons, Bella, pourquoi parles-tu d'Edward Masen comme s'il était ton amant? Tu délires…

« D'ailleurs, parlant de jouissance, » poursuivit-il, « je dois me fier sur toi pour compter les orgasmes, car toi seule peux me dire quand tu en as de multiples. Mais je ne crois pas me tromper en disant que pour l'instant le compte s'élève à trois. »

Incroyable. Il avait été assez attentif pour réaliser le moment où j'avais ressenti deux orgasmes simultanés… Ça, c'était définitivement différent d'avec mes autres amants.

Il prit les boules de geisha dans ses mains. Elles étaient juste de la bonne grosseur pour être introduite en moi sans provoquer de douleur.

« Étends-toi et écarte les jambes pour que j'aie une meilleure vue de ton entrée, » me demanda-t-il avec une voix de plus en plus rauque.

Bordel, et s'il était pour perdre le contrôle maintenant et qu'il devait quitter la chambre pour ne pas me sauter dessus? Je voulais pourtant qu'il gagne ce satané concours… Il introduisit la première boule et je sentis tout de suite une onde de plaisir me parcourir tout entière. Merde, comment allais-je réagir après la troisième? Mais il n'en était pas encore là, il poussait la deuxième pour qu'elle aille toucher l'autre.

« Si ça fait mal, tu dois me le dire, Isabella. »

Non ça ne faisait pas mal, ces trucs là étaient conçus pour le plaisir, sacrebleu. C'était quand même gentil de me le demander. Il enfila enfin la dernière boule, et je n'avais pas l'impression qu'il devait rester beaucoup de place pour mettre autre chose dans mon orifice maintenant. Il garda la télécommande dans ses mains et me regarda avec un sourire en coin.

« Je pense qu'il vaudrait mieux y aller doucement pour commencer, » dit-il. Puis il appuya sur un bouton et les boules se mirent à vibrer en moi. Je sentais les vibrations jusqu'entre les jambes. Je repensai au rasoir électrique plus tôt dans la journée, et qui avait failli me faire venir sur la table d'épilation. Je fermai les yeux encore une fois et laissai les boules vibrantes faire leur travail. Edward devait voir que mon niveau d'excitation était encore faible car il ajusta l'intensité et les vibrations devinrent plus fortes et plus rapides aussi. Je pouvais sentir les frictions des trois boules les unes contre les autres et contre ma paroi vaginale. L'excitation monta d'un cran entre mes jambes, mais c'était encore tolérable. Edward augmenta de nouveau le niveau d'intensité et mon cœur se mit à battre encore plus vite. Après quelques secondes, tout l'espace où se trouvaient les boules fut envahi par l'extase et la volupté, et je poussai un gémissement en jouissant tandis qu'Edward tirait lentement sur le cordon pour faire ressortir la dernière boule à avoir été introduite, et ce faisant provoquant un deuxième orgasme dans la foulée du premier quand elle alla vibrer sur mon clitoris. Comment diable avait-il appris à donner du plaisir à une femme de la sorte? Après qu'il eut fait sortir les autres boules, je demandai, à bout de souffle, « Combien de temps encore? »

« Oh, on en a sûrement pour une heure encore. Pourquoi veux-tu savoir? Tu es déjà fatiguée de moi? » Je voyais qu'en réalité il était fier de son coup.

Comment une femme pourrait-elle se fatiguer d'Edward Masen si il était toujours comme ça au lit? Mais alors mes pensées se mirent à vagabonder et je tentai d'imaginer ce que ça serait de me faire pénétrer par lui et ce que ça serait de lui rendre tout le plaisir qu'il m'avait donné. Je me devais de faire en sorte qu'il gagne la course, même s'il fut possible que les autres de sa bande soient aussi bons que lui pour satisfaire mes amies. Mais si c'était vrai que Carlisle Cullen, Jasper Whitlock et Emmett Masen étaient des rustres, méritaient-ils vraiment les faveurs de leur partenaire? Voudraient-elles même offrir leurs faveurs à ces hommes? Encore une heure de volupté avec Edward, et je saurais si j'aurais le bonheur et la chance de le combler à mon tour.

« Non, Edward, au contraire, » murmurai-je en me tournant vers lui pour admirer ses traits parfaits.

« Tant mieux, belle Isabella, car je suis loin d'en avoir terminé avec toi. » Et sur ce, il commença à couvrir mon corps de baisers.

Dieu du ciel, cette heure ne serait jamais assez longue…