Après qu'il soit partit de chez Serizawa, Maki était retourné chez lui. Comme il s'y attendait il n'y avait personne dans l'appartement, Kyo devait encore être avec son frère, l'absence de son amant lui fit un effet plus bizarre qu'il ne l'aurait pensé, il resta un moment, debout à ne rien faire, puis il s'assit sur le canapé et mit un programme quelconque, il regarda la télé sans vraiment le faire avant de s'assoupir.

Quelques heures plus tard Maki fut réveillé par le claquement de la porte.

-Je suis rentré.

-Bon retour. Répondit Maki encore endormi

-Tu es là depuis quand ? Demanda Kyo surprit

-Depuis un moment je pense.

Kyo ne dit rien et vint s'installer à côté de Maki pour le prendre dans ses bras, l'embrassant le front.

-Ne t'en vas jamais. Lui murmura Kyo

Maki fut surprit par cet ordre, il se cala un peu plus contre son amant avant de répondre :

-Pourquoi veux-tu que je parte ?

-Je n'en sais rien, mais quelle que soit les raisons que tu me donneras je te les réduirais en charpie. Avertit Kyo

Maki eut un léger rire ni moqueur ni vraiment heureux, c'était juste sa manière de dire à Kyo « Tu n'auras jamais à le faire ». Ils restèrent ainsi complètement détendu, ici c'était plutôt le calme après la tempête l'histoire avec MISATO d'abord Nabu puis Inu les avait exténué, fatigué sur le plan physique et moral, ils avaient appris que tous ce qu'ils croyaient acquis que ce soit leur vie, leur lien, leur proche tout cela aurait pu disparaitre comme ces étoiles inconnus. Alors ils ne bougèrent pas profitant de l'instant présent comme si demain ne viendrait pas. Après un moment Maki se dégagea légèrement mettant ses mains sur les épaules du Kyo.

-Kyo je…j'ai…

-Quoi qu'est-ce qu'il y a ?

-J'ai affreusement envie de te manger. Affirma-t-il les joues en feu

-Pardon ? Kyo ne comprit pas trop ce qui se passait

-C'était une manière comme une autre de te dire que j'ai envie de toi. Lâcha Maki à toute vitesse

-C'est une manière bizarre. Se moqua gentiment Kyo en jouant avec une des mèches de son amant qui détourna le regard et sans le prévenir il porta Maki pour ensuite le poser sur son lit. Il l'embrassa tendrement d'abord l'incitant à se coucher, Maki se montra très docile laissant Kyo diriger. Délaissant rapidement sa bouche il se mit en tête de découvrir le corps de son amant, allant dans son cou ce qui le fit frémir de plaisir ils séparèrent le temps d'enlever leur haut puis Kyo reprit son exploration, le cou, les billes de chair, son torse, son ventre. Maki se tortillait de plaisir ce qui fit sourire Kyo.

-Ce que tu es mignon soumit. Se moqua Kyo

-Qui rira bien le premier rira bien le dernier. Fit Maki mais Kyo ne l'entendit pas il aurait peut-être mieux valu.

Kyo enleva le pantalon puis le boxer de Maki en douceur lorsqu'il eut fini Maki fit le même traitement à Kyo. Kyo embrassa Maki et voulut que ce dernier se rallonge mais il ne se laissa pas faire alors il le regarda intrigué ce à quoi les yeux verts répondirent par un éclair malicieux et lubrique.

-J'ai pas envi d'être allongé.

-On peut faire ça dans une autre position.

Maki rigola avant d'embrasser son amant de manière possessive, plaçant ses mains sur les épaules de Kyo qui ne se doutait de rien. Dans la seconde qui suit Maki inversa les positions, attachant un Kyo déboussolé.

-Ah qu'est-ce que tu fais ?

-J'aurais aimé t'attacher à un montant de lit mais malheureusement on n'en a pas. Râla Maki

-Ça n'explique pas ce que tu fais !

-Voyons Kyo il est hors de question que je sois le soumis même pour toi.

Et sans permettre à sa victime de répliquer il l'embrassa. Redessinant les courbes de son corps avec le bout des doigts et la langue. Kyo ne répliqua rien bien qu'il essayait de tirer sur les menottes. Sans y faire attention Maki continua son exploration introduisant un doigt.

-M-Maki arrêtes tout de suite.

Sans l'écouter il rajouta un deuxième doigt faisant pousser à Kyo des gémissements plaintifs. Maki était de plus en plus existé par les gémissements de son amant, il continua d'introduire ses doigts préférant que Kyo ait mal maintenant que pour la suite. L'uke appréciait le traitement que Maki offrait à son corps bien que sa fierté lui interdisait de le clamer haut et fort, tout le contraire de son corps.

-Kyo j'ai vraiment envie d'être en toi. Je peux n'est-ce pas ?

La voix du seme le fit frissonnait d'excitation. Bien sur qu'il pouvait ne faire qu'un avec lui. A la place il dit d'un ton plus ou moins fâché :

-Fais comme tu veux,… ce n'est pas comme si tu allais m'écouter.

Content que sa victime soit consentante Maki ne se fit pas prier pour prendre Kyo. Ce dernier cria tant qu'il eut mal, Maki soupira d'aise.

-T'es vraiment étroit. S'extasia Maki

-Ta gueule !... Ca fait mal… Se plaignit Kyo

Maki ne bougea pas attendant que Kyo s'y habitue, mais il était plutôt impatient. Il n'attendit pas aussi longtemps que l'aurait voulut Kyo pour se mouvoir, d'abord doucement puis plus rapidement. A chaque va et vient Kyo tirait sur ses liens se blessant aux poignets. Voyant ça Maki décida d'être le doux et attentionné envers l'homme qu'il aimait. La suite fut plus douce sans pour autant perdre de sa passion, comme si ils voulaient dire avec le corps à quel point ils s'aimaient mais en ayant peur de blessé l'autre. Maki haletant lui dit « désolé » en le détachant tandis que les yeux embrumé Kyo se contenta de répondre « je t'aime ». Il y eu d'autre « je t'aime ». Et leur première fois ensemble fut suivit par d'autre.

Un peu plus tard Maki était dans la cuisine avec seulement un pantalon, il avait déjà mit le couvert et s'apprêtait à servir le repas mais Kyo était toujours dans la chambre.

-Kyo viens à table !

Aucune réponse. Maki soupira il se doutait bien qu'il risquait de surprendre Kyo mais quand même il avait horreur que les gens ne mangeaient pas ce qu'il préparait. Alors il se décida à aller dans la chambre, il s'accouda sur la porte et regarda son ami roulé en boule dans la couette.

-Est-ce que tu as fini de jouer au traumatisé ? Le diner est servi.

-Comment as-tu pu ? Répondit enfin Kyo, Tu avais l'air tellement mignon et soumit comment tu as pus devenir aussi…dominant.

-Tu ne croyais quand même pas que je me serais laissé dominer, même par toi Kyo. Lui répondit Maki, d'accord c'est vrai qu'il l'aurait dû lui informer qu'il serait au-dessus quoi qu'il arrive plutôt que de tout un coup inverser les places mais Kyo en faisait trop, n'est-ce pas ?

-Arrêtes de me parler comme si j'étais un môme !

-Mais Kyo, tu boudes.

- Je ne boude pas ! Ou un peu. Et ce n'est pas ça le plus important.

-Si parce que tu n'es pas entrain de manger avec moi.

Kyo se redressa de façon à être assis sur le lit dévoilant son torse à son amant. Il le regarda sans ciller hors de question qu'il quitte ce lit sans rien avoir en retour, hormis bien sûr le repas qui l'attendait. Comprenant ce que pensait son amant Maki soupira.

-Ok pour me faire pardonner j'enlève l'interdiction de m'appeler par mon prénom.

L'information mit un temps avant d'atteindre le cerveau de Kyo ce qui est normal lorsque l'on sait que la première chose que lui dite Maki fut « Je t'interdis formellement de m'appeler par mon prénom » ce qu'il a toujours fit, on ne désobéit pas un type qui est capable d'en mettre K.O une vingtaine tout seul.

-T'es sûr ? Je veux dire je risque rien si je le fais. Hésita Kyo

-Mais non appelle moi Maki maintenant et viens manger ça va refroidir.

-J'arrive…Maki. Lui répondit Kyo en souriant

Ce qui fit rougir Maki plus qu'il ne l'aurait voulu, il se doutait bien qu'entendre Kyo prononcer son prénom le laisserait pas indifférent mais malgré tout il aurait préféré se la jouer cool et aller manger direct au lieu de rougir et rester sur place. Il arriva finalement à articuler un « on peut manger maintenant » et ils purent enfin prendre leur repas tranquillement.

-Les prochaines fois je serais le dominant Maki ! S'exclama Kyo

-Tu peux rêver. Répliqua sèchement Maki

Enfin presque.

Quelques jours plus tard une fois que le calme fut revenu Tokio et Asuka avaient décidé de se voir en dehors du lycée. Tokio jeta un dernier coup d'œil à la feuille qu'il tenait afin de vérifier qu'il était bien arrivé et il pouvait affirmer qu'il avait réussit à trouver assez facilement. Il s'avança vers la porte et sonna.

-Oui qui est-ce ? Demanda Kenichi en ouvrant

-Bonjour je suis un ami de votre fille, je m'appelle Tokio Tastukawa (nda : je suis pas sûr du nom vu que je l'ai trouvé sur un site^^')

-Ah oui je t'ai vu à l'hôpital.

-C'est ça.

-Et qu'est-ce que tu veux ?

-J'ai un rendez-vous avec Asuka.

-Sérieux ! Je pensais qu'elle rigolait ce n'est pas son style de sortir avec son petit ami.

-C'est bon je suis là ! S'exclama Asuka, à tout à l'heure !

Et sans plus de cérémonie elle embarqua Tokio le plus loin possible de sa mère. Ce n'est que quand ils furent assez loin qu'Asuka daigna s'arrêter, mais dès qu'ils furent immobiles elle attrapa Tokio par les épaules et lui demanda paniqué :

-Ma mère t'a rien dit ? Elle a eu le temps de parler de mon enfance ou de mes manies ?

-De quoi tu parles ? Fit Tokio légèrement troublé par le comportement d'Asuka jamais il ne l'avait jamais vu dans cet état

De son côté Asuka soupira et se calma, Tokio en profita pour la regarder, bizarrement elle semblait plus féminine sûrement parce qu'elle portait un pantacourt, ainsi qu'une chemise légèrement ouverte alors que sa poitrine n'était pas bandé, de plus ses cheveux n'étaient plus relevé par le gel, ils étaient raides lui arrivant jusqu'à la mâchoire. Cela la changeait considérablement.

-Tu es très belle aujourd'hui. Le complimenta Tokio

Asuka parut surprise puis légèrement gêné.

-Merci. Tu…Tu voudrais aller où maintenant ?

-On pourrait aller à la salle d'arcade si tu veux.

-Sérieux ! Prépare toi à perdre je ne te ferais aucun cadeau.

S'étant mis d'accord ils partirent ils marchèrent jusqu'à la salle d'arcade tout en parlant de tout et de rien. Dès qu'ils furent arrivés, ils allèrent directement sur un jeu de baston dans lequel ils passèrent leur temps l'un et l'autre à vouloir leur revanche. Ils passaient un agréable moment et s'apprêtaient à aller manger un bout lorsqu'ils furent interpellés par des élèves de Suzuran.

-Yo ! Tokio qu'est-ce que tu fais là ?

-C'est qu'elle est mignonne tu nous l'avais caché !

Asuka commença à paniquer. Elle aurait dut s'en douter et s'habiller en garçon, mais non il avait fallut qu'elle est envie exceptionnellement de s'habiller en fille. Son inquiétude augmenta lorsqu'elle s'aperçut qu'un des garçons l'observait suspicieusement.

-J'espère que tu ne fais pas des infidélités à Asuka. Dit l'autre à Tokio

-Non ne t'inquiètes pas pour ça. Répondit Tokio en souriant

Asuka se retint de pleurer, si seulement Tokio aurait mentit en disant que si elle aurait pu faire semblant de s'énerver et de s'enfuir. Il ne devait pas comprendre dans quelle situation ils étaient. Soudain le garçon qui la dévisageait lui attrapa les épaules la faisant sursauter. Il lui dit très sérieusement :

-Asuka, qui est-ce qui t'a donné un gage pareil ?

La jeune fille fut soulagée, apparemment il pensait qu'elle avait perdu un pari.

-C'est surement Serizawa. Ca ne m'étonnerait pas vu le délire qu'il se fait avec Genji.

-Oui il est complètement cinglé, je suis obligé de me mettre une fausse poitrine en plus. Répondit-elle faisant tout pour sembler décontracté, en plus Tokio en profite.

-Quoi c'est Asuka ? Tu aurais une sœur ? Demanda l'autre

-Désolé je suis fils unique.

-Dommage. Bon on va vous laisser.

-A plus les gars !

Lorsqu'ils partirent Tokio souffla.

-Tu as eu chaud.

-Je te le fais pas dire… Je vais rentrer.

-Quoi déjà ?

-Je refuse de compromettre ma place à Suzuran. Mais tu peux rester chez moi si tu veux.

Tokio comprit et hocha la tête. Ils retrouvèrent à manger chez Asuka. Tokio entendit pour le plus grand malheur d'Asuka comment elle était petite, sa mère semblait adoré mettre sa fille dans des situations gênante. Dans l'ensemble l'humeur joyeuse et de temps en temps Kenichi était finalement sortit leur laissait des moments d'intimités. Quand Tokio dû enfin partir, Asuka l'embrassa avant qu'il parte. Lorsqu'Asuka fut rentré et que Tokio commençait à marcher pour se rendre jusqu'à chez lui, Kenichi revenait. Elle le regarda d'un air plutôt mauvais ce qui mit le jeune homme mal à l'aise.

-Asuka ne te comprendra pas lorsque tu auras envie d'elle. Je ne pense pas l'avoir élevé en tant que fille et les hommes qu'elle connait ne la considèrent pas comme une femme. Lâcha-t-elle sans prévenir, bonne chance.

Sans attendre que Tokio ne lui dise quoique ce soit elle rentra chez elle. Tokio resta un moment à fixer cette maison et se dit que la mère d'Asuka était une bien étrange personne.

Du côté des rivaux qui ne l'était plus trop, quand la mère de Tokaji avait prit toutes ses affaires, Izaki put constater que l'appartement était grand et surtout vide. Il ne restait que quelques meubles, les plus utiles. Il remarqua aussi que sur le bureau, qui était resté, il n'y avait plus les photos de famille mais pourtant toutes les autres photos accrochées au mur étaient bien là. Tokaji qui avait remarqué qu'Izaki regardait le bureau avec intérêt s'étonna.

-Tu veux prendre le bureau dans ta chambre ?

-Quoi ? Non.

Izaki fut surprit t'entendre la voix de Tokaji.

-Pourquoi tu n'arrêtes pas de le regarder alors ?

-J'étais surpris que ta mère n'ait prit que les photos qui étaient sur le bureau.

-C'est normal, les photos que tu vois ce sont les miennes. Je les ai prises. L'informa le brun

-Tout ça ? Tu dois pas avoir grand-chose à faire. Se moqua le décoloré bien qu'il pensait que Tokaji était plutôt doué pour prendre des photos

-Maintenant que tu es là je pourrais faire des activités plus physiques. Rétorqua Tokaji qui aimait le voir gêné

-Mais je te crois. Répondit Izaki

-Vraiment ? Le brun fut surprit par cette réponse

Le blond s'avança vers lui rapprochant son visage du sien.

-Tu vas même commencer maintenant.

-Oh vraiment ?

-Bien sur. Je vais pas monter mon lit tout seul.

Tout en disant cela il se dégagea et alla dans sa chambre, laissant un Tokaji profondément déçut, qui alla tout de même l'aider ce disant qu'une fois le lit fait il pourrait toujours y installer Izaki pour lui faire deux ou trois petites choses.

Leur quotidien était tout ce qu'il y a de plus agréable, au lycée ils n'hésitèrent pas à montrer leur bonne entente et seul leurs amis était au courant de leur vrai relation, ils se disputaient comme depuis toujours, apprenaient petit à petit plus de chose sur l'autre. Leur relation alla plus loin au niveau physique aussi, mais jamais jusqu'au bout car ils finissaient toujours par se disputer afin de savoir qui serait au dessus et toute tentative de prendre l'autre par la force amenait à une bagarre plus que violente. Malgré cela, ils appréciaient tout deux la présence de l'autre et une certaine habitude commençait à s'installer, comme celle de dormir ensemble.

C'était d'ailleurs un de ses soirs où Izaki s'était mit dans le lit de Tokaji que le décoloré découvrit une photo. Il cherchait un briquet pour s'allumer une clope dans la table de nuit du brun tandis que ce dernier dévorait son dos de baiser, il la trouva cette photo. Elle représentait un décoloré qui semblait avoir son âge, un regard agressive qui n'attirait pas la sympathie, un visage rude, il semblait sortie du lit et avait une cigarette dans la main tandis qu'il crachait de la fumée. Les bouts de la photo étaient abimé et la photo semblait avoir était plié à plusieurs reprise.

Izaki ressentit alors que la jalousie et la colère prenait place dans ses veines.

-C'est qui ? Demanda-t-il agressivement

Tokaji se redressa et regarda un instant la photo.

-Jaloux ?

-Réponds-moi.

Tokaji rigola doucement.

-C'était un ami que j'ai connu quand j'étais au collège, j'avais oublié que j'avais mis sa photo là.

-Il n'a pas l'air commode ton…ami. Mais…il était pas plus ? Izaki hésitait sur les mots à employer il ne voulait pas paraitre jaloux.

-Si ça été mon premier. Tokaji n'avait aucune hésitation lorsqu'il répondait à Izaki ne voyant pas l'intérêt de lui mentir

-Ah et en quoi ?

-Pour tout. Premier ami, première clope, première gueule de bois, premier amour, premier petit ami, première fois…

Izaki perdit son calme et sortit du lit.

-Ce que tu peux être con ! S'exclama-t-il tout en sortant de la pièce

-Pourquoi tu t'énerve ?

-Tu ose me demander pourquoi ? T'as une photo d'un de tes ex et pas n'importe lequel dans ta table de nuit et tu t'étonne que je m'énerve !

-Comme tu le dis c'est un ex, ça va faire longtemps que je ne l'ai pas vu.

-Qu'est-ce que fout sa photo dans ta table de nuit ?

-J'ai dû la mettre là puis l'oublier. Tu as surement remarqué que je n'étais pas un fanatique du ménage.

-C'est pas une excuse valable !

Tokaji soupira bruyamment avant de prendre la photo et de la déchirer en plusieurs morceaux.

-Qu'est-ce que tu fais ?

-J'en ai marre de t'entendre gueuler juste pour ça. Et puis ce n'est pas comme si je n'avais pas une autre plus intéressante.

-Quoi t'as d'autres photos de ton ex ? S'énerva Izaki

-Mais non. J'ai une photo de toi.

-Quoi ? Où est-ce que t'as eu une photo de moi ?

-Qui sait.

-Dis-moi où elle est !

-Tu feras quoi quand tu l'auras ? J'ai pas envie que tu la détruises c'est un de mes meilleurs clichés.

Izaki sortit précipitamment de la pièce pour aller dans le salon, fouiller dans l'armoire. Tokaji entendant les bruits qu'il faisait le brun se leva.

-Tu fais quoi maintenant ?

-Je sais où tu range les clichés que t'accroche pas au mur et je vais retrouver cette photo, si jamais c'est un truc gênant t'es mort.

-Amuse toi bien à la chercher. Se moqua Tokaji

A ce moment le portable du brun sonna, Serizawa l'avait appelé parce qu'il souhaitait réunir tous ceux de sa bande avant la fin de Suzuran boire un verre dans leur bar habituel.

-Izaki je te laisse. Je vais avec les mecs boire un coup.

-Surtout ne t'amuse pas, voyeur !

Tokaji rigola, il ne comprenait pas pourquoi le blond se mettait dans cet état pour une simple photo mais c'était très amusant. Izaki lui était énervé que le brun ait réussit à prendre une photo de lui sans qu'il ne s'en rende compte, de plus comme il vivait ensemble Tokaji avait pu prendre une photo de lui dans uns situation gênante.

Izaki passa toute la soirée à chercher cette photo mais sans succès. Il s'écrasa sur le canapé épuisé par ses recherches, il réfléchissait aux éventuels endroits qu'il avait pu oublier mais il ne voyait ce qu'il avait oublié. Il tourna la tête et s'aperçut qu'il avait oublié remettre un livre dans l'étagère. Il se redressa alors pour le ranger et dans un reflexe il le feuilleta, s'apercevant que deux pages étaient collé sur à l'autre il les sépara. La photo était là. Izaki rangea le bouquin et reprit place sur le canapé. La photo n'avait rien de honteux, il ne se reconnut pas de suite, la photo avait été prise lorsqu'il était au collège, ses cheveux pas encore décoloré et un peu plus court, il regardait dans le vide l'air ennuyé. Ses traits étaient encore fins et il était plus menu. D'après le décor et l'angle de la prise de vue la photo avait été prise en fin d'après midi alors qu'il attendait son bus, le photographe se trouvait surement sur le pont qui relié les deux trottoirs évitant ainsi aux piétons de traverser une route où les véhicules roulaient vite.

Izaki attrapa son portable et envoya un message à Tokaji :

« T'aurais pu me dire que c'était que ça la photo »

Quelques minutes plus tard son portable vibra.

« J'aurais pu »

« Pourquoi tu m'as prit en photo ? On se connaissait pas. »

Quelques minutes passèrent cela ressembla à une éternité pour Izaki, soudain son téléphone sonna. C'était le brun. Izaki décrocha et avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit.

-C'est parce que j'ai eu le coup de foudre.

Izaki resta interdit un instant et Tokaji continua :

-Je t'ai vu, mon cœur a cessé de battre tandis que le monde bougeait autour de moi et j'ai eu envie que tu sois à moi.

-C'est ce que tu voulais dire quand tu me disais que ça faisait longtemps que tu avais envie d'être avec moi.

-Ouais.

-Pourquoi tu m'as passé à tabac et que tu n'as rien fait pour m'approcher ?

-T'étais devenu un décoloré et pour que ce soit Serizawa qui devienne le chef de Suzuran.

-C'est con comme raison.

-Tu aurais voulu que je te chante la sérénade en t'offrant des roses ?

-Non.

Un silence se fit entre les deux hommes.

-Izaki, si je rentre maintenant on peut faire l'amour cette fois.

-Je refuse d'être soumis.

-D'accords, ça me gêne pas.

Izaki fut surprit par cette nouvelle.

-Tu veux bien être en dessous ?

-Je veux juste pouvoir être à toi et que tu sois à moi. Profite que j'ai suffisamment bu pour te dire tout ça et accepte.

Izaki ne dit rien, il voulait réfléchir à ce qui se passait mais son cerveau ne voulait pas fonctionner, il décida alors de laisser faire son instinct. Il rapprocha le combiné de sa bouche et dit tout bas comme si il s'apprêtait à dire un secret :

-Viens, je t'attends.

Il devinait qu'à l'autre bout du fil Tokaji souriait. Puis il raccrocha sans attendre de réponse. Assis sur le canapé le temps semblait s'écouler avec une lenteur incroyable et en opposition son cœur n'avait jamais battu au si vite. Il attendait ce moment avec autant d'impatience et de plaisir tout en le redoutant, faire l'amour avec Tokaji il n'y croyait plus et pourtant.

La porte s'ouvrit soudainement faisant sursauter Izaki perdu dans ses pensées, Tokaji arriva dans la pièce et se précipita sur le blond s'en lui laisser le temps de dire quoi que ce soit. Il le souleva brusquement du canapé, l'embrassant avec passion, ils se retrouvèrent rapidement dans la chambre allongé sur le lit Izaki se retrouva au dessous.

-Je t'ai dis que je ne voulais pas être soumis !

Tokaji soupira mais laissa Izaki inverser leur position. Le décoloré prit alors les choses en main déshabillant doucement le brun qui le laissait pour l'instant faire. Izaki dévorait son corps, le léchait, le marquait comme sien cela faisait gémir doucement le soumis tandis que les mains descendaient de plus en plus le mettant nu. Tokaji attira le blond afin de l'embrasser langoureusement avant de déshabiller le décoloré. Ils avaient le corps en feu complètement excité poussant leur caresse jusqu'à l'indécence. Au moment où Izaki voulut pénétrer Tokaji il hésita ne savant pas quoi faire c'était sa première fois avec un homme après tout. Le brun s'en rendant compte fit changer leur position et se planta sur le membre durcit du blond cela le fit pousser un gémissement de douleur.

-Merde ! C'est pour ça que j'aime être le uke ! Râla-t-il

Izaki ne dit rien mais attira doucement son amant vers lui afin de l'embrasser tendrement, un baiser qu'ils ne faisaient que rarement, ce baiser put détendre le brun qui commençait à s'habituer à la douleur et à imposer le rythme qui lui plaisait. Izaki le laissa faire se disant que la prochaine fois c'est lui qui mènerait la danse.

Leur gémissements emplissaient la pièce, leur corps se retrouvaient de plus en plus marqué par l'autre par moment l'un ou l'autre disait des mots tendres mais presque en chuchotant comme si ils en avaient honte. Ils jouirent plusieurs fois cette nuit là et malgré le sentiment d'empressement qu'ils avaient ressentis en faisant l'amour animé par la peur que l'autre veuille tout arrêter ils étaient heureux d'être enfin parvenu à être dans les bras de l'autre sans que cela finisse par des coups. Ils s'endormirent blottis l'un contre l'autre.

Le lendemain un autre couple de corbeaux était ensemble avant la fin de cette année à Suzuran. Genji qui ne voulait toujours pas sortir avec Serizawa passait quand même du temps avec ce dernier avant que la journée ne s'achève, le monstre ne disait rien fumant sa clope en regardant la vue depuis le toit. Toute la matinée se passa comme ça il fallut le midi pour que le silence soit brisé.

-C'est passé rapidement tu ne trouve pas ?

-Ouais j'ai l'impression que c'était hier que j'étais en seconde. Répondit Serizawa en souriant. Mais tu ne veux pas rester avec tes gars ?

-On va boire un coup pratiquement tous les soirs alors je peux bien les lâcher la journée.

-Tu es vraiment dur avec tes hommes.

-Et les tiens ils sont où ?

-Tokio avec Asuka, Tokaji avec Izaki, Shoji en train de jouer aux cartes avec tes hommes.

-C'est flippant quelque part que tu sache où ils sont. Fit remarquer Genji

-Venant de quelqu'un qui est entouré de yakuza je prends ça comme une blague.

-Surement.

Un nouveau silence s'installa, ils ne trouvèrent rien à dire. Finalement le roi de Suzuran se leva et commença à partir.

-Où tu vas ?

-Régler ma fête de départ.

Cela fit doucement rire Serizawa, Genji allait s'entêter jusqu'au bout avec Rindaman. Il finit par se lever à son tour après quelques minutes et alla rejoindre Shoji, Makise et Chuta pour la partie de carte quelque part déçut que sa relation avec Genji n'est pas dépassé le cap d'un coup d'un soir.

Quand la journée fut terminé il sembla aux terminales que tout était allé trop vide et ils se demandèrent de quoi serait fait demain à présent. Pour fêter leur départ tout le monde s'était réuni autour de Genji et Rindaman afin de savoir si le roi allait de nouveau se faire battre. Avant que cela commence Serizawa l'interpella.

-Qu'est-ce qu'il y a ?

-Je mise sur toi alors t'as pas intérêt à perdre.

Genji sourit avec ce sourire quelque peu prétentieux qui faisait partit de sa réputation. Si Serizawa pariait sur lui il n'allait pas perdre, pensa-t-il avant de se jeter sur son adversaire.

« On est des corbeaux et alors ? Passez à tous ces oiseaux qu'on a mit en cage et qui ne savent plus voler. Moi, je préfère être un corbeau »

Une nouvelle rentrée s'était faite à Suzuran, Maki avec était reconnu prétendant un trône de Suzuran assez rapidement bien qu'ils étaient nombreux à vouloir lui prendre la place. Quand il passa près du trio de seconde qui était maintenant le trio des premières, il se jeta sur Hiromi pour avoir son bento mais ce dernier ne le laissa pas faire.

-Arrêtes d'être aussi familier ! On est adversaire pour le toit de Suzuran !

-Vraiment ? Alors j'ai hâte de me battre contre toi.

Avant qu'Hiromi puisse répliquer quelque chose un seconde arriva dans la salle en criant :

-Chogari ! Je voulais te voir !

-C'est mon client. Dit simplement Maki avant d'aller se battre contre ce novice.

Une nouvelle rentrée à Suzuran mais seuls les visages changent après tout.

Fini ! ! Voici donc le dernier chapitre de ma fic en espérant que cela vous a plu u_u Je tiens à tous vous remercier pour vos reviews, pour avoir ajouté ma fic à vos favoris ou à vos alertes mais également pour l'avoir tout simplement lu.

Pour ceux que ça intéresse je pense faire un épilogue où nous verrons les crows quelques années après Suzuran comment je me les imagine. Je voudrais savoir si ça vous intéresse si oui dites moi où vous voulez que l'épilogue se fasse :

-Restaurant de Maki.

-Suzuran.

-Chez un des crows.

Je vous remercie tous car toutes vos review ont été d'un grand soutien lorsque je n'allais pas bien encore une fois MERCI !