Bonjouuuur les geeeeens ^^

Après avoir lu, relu, rerelu, rererelu ce lemon, je me sens (presque) prête à vous le soumettre... donc voilà, j'ai beaucoup hésité, mais je crois que je m'en tire pas trop mal... c'est le premier lemon que je poste... (je crois...^^"") En fait, j'ai déjà écrit un autre lemon avant (un itasasu) que je n'ai pas encore posté, et j'ai publié deux limes (je pense... rôh les vacances ça me réussit pas, mon cerveau est mort -_-"") Enfin bref, ce chapitre est... très... moyen... je suis presque honteuse d'achever là-dessus, mais bon...

Avant toute chose: je vous remercie toutes! Merci beaucoup de m'avoir reviewé jusqu'au bout, ça m'a fait trèèès plaisir (surtout que je pensais avoir genre 5, 6 reviews, et là j'ai atteint les 42! Merciiiiiiiiiiii)

Je sais plus trop à qui j'ai répondu, dans le tas de reviews que j'ai reçues, donc je reprends tout ici^^

ChibiKitsu et Naru, je suis sûre que j'ai répondu (au moins en live...)
Ayionna: j'ai vraiment aucune idée pour l'étymologie de "lemon"... je vois carrément pas le rapport entre deux mecs qui copulent joyeusement et un fruit jaune qui pique... mystère, mystère^^
Fyekawai: Waii ils sont cons^^ Mais tu sais, tous les héros de yaoi sont cons, à la base^^ He ben tu vois, ta review m'a donné une idée pour un Mpreg... mais peut-être pas dans cette fic^^ Après tout, le miroir montre "ce qu'on veut le plus au monde". Pas l'avenir! D'ailleurs, Lisette a vu dans ce miroir Louis qui se prenait un coup de pied au cul. Ce qui n'est pas encore arrivé, tu comprends? ^^
Fuminori... hé hé hé ^^"""""""""""""" oui, toi, je t'ai répondu... je m'en souviens trèèèès bien ^^
CaiN De Ludette: mais qui oserait voter contre un lemon, voyons? XD Désolée de finir cette fic aussi vite... surtout qu'après relecture, je me dis que j'aurais pu mettre tellement plus de choses... TT
Victoria maeda: J'espère que j'aurai réussi à donner un peu plus de caractère à Will...
Zaza: Ouf, ça me rassure que j'aie réussi à faire IC^^ mais ce chapitre-ci me semble encore plus OOC -_-""
Elea: râââlala tu reviewes juste pour te plaindre de mes retards, c'est triste XD Mais j'avais tellement peur de rater ce chapitre que j'ai préféré prendre quelques jours de retard...
DarkMouton: Yep, j'adore Louis! Trooooop parfait dans son rôle d'anti-héros^^ Hé nan, pas d'utérus pour Will^^ De toute façon, je ne pense pas qu'il y tienne particulièrement XD

Epilogue

Le mariage de Louis II (le retour ^^)

-Lou ! Looouuu-ou ! appelait Amalberga en défonçant toutes les portes du château. Wiiiiill ! Wiiii-iill ! Râââh ! Mais ça fait une heure que le prêtre les attend ! Ce n'est pas sérieux ! Où est-ce qu'ils peuvent bien être ?

La reine se jeta sur un pauvre petit domestique et le secoua de toutes ses forces.

-T'as pas vu mon fils et son fiancé, toi ?

-Je… je les ai vus… il y a deux heures… ils parlaient de déballer leurs cadeaux de mariage…

-Ah, oui… mais quelle tradition, aussi, d'ouvrir les cadeaux de ses amis proches une heure avant la cérémonie ! Faudra que je change ça, quand je serai reine. Ah ! Mais je suis reine. Vite, qu'on aille me chercher le grand législateur, j'ai des projets de loi à lui soumettre !

Puis, elle sembla reprendre conscience de ce qu'elle cherchait.

-Où sont mes deux crétins ?

-Dans leur chambre, sans doute… balbutia le domestique.

-Mais c'est à l'autre bout du palais ! se plaignit Amalberga en rebroussant chemin.

En route, elle croisa Dorothéa, Julius, Elizabeth et Lisette.

-Vous les avez retrouvés ? demanda Julius.

-Ils doivent être dans leur chambre.

Les quatre autres la suivirent à travers les couloirs du château jusqu'à une porte dorée, que la reine ouvrit avec fureur.

Elle s'immobilisa, les yeux écarquillés.

-Mais… qu'est-ce que… quoi ?... mais enfin… balbutia-t-elle.

On dit que c'est la seule et unique fois où la grande et tyrannique reine Amalberga perdit son légendaire franc-parler.

Les quatre autres tentèrent de voir la scène, et se figèrent eux aussi.

-Mais… c'est ma potion qui… commença Julius, à voix basse.

-C'est la corde incassable… je croyais qu'il s'en servirait pour pendre le prince… souffla Lisette.

-Mais… c'est la cape du prince Edward, édition collector avec supplément de plumes et de paillettes cousue main… chuchota Elizabeth.

-La robe de soubrette gothic-lolita… murmura Dorothéa.

Amalberga reprit son calme pour parler à Ludwig et Will.

-Qu'est-ce que vous foutez ?

-Ça me semble clair, grogna Ludwig. Et vous nous dérangez, là, tous les cinq.

-C'est trrrrrès gênant, murmura Will, rouge de confusion, avec dans la voix ce qui semblait être un ronronnement.

Il était couché sur le dos, jambes relevées et enroulées autour des hanches de Louis. Il portait une robe de soubrette au jupon de dentelle noire exagérément court et était affublé d'oreilles, d'une queue et de moustaches de chat plus vraies que nature. Ses poignets étaient étroitement liés par la corde de Lisette, au poignet gauche de Ludwig.

Le prince avait donc une main attachée, et l'autre agrippée à la hanche de Will. Il n'était habillé que d'une longue cape de soie rouge, ornée dans le dos d'une croix noire autour de laquelle s'enroulait un serpent ailé et couronné, cape dont le col était garni d'une multitude de longues plumes noires et pailletées.

Ils étaient tous les deux particulièrement essoufflés, mais cela ne semblait pas émouvoir Amalberga outre mesure.

-Vous n'êtes absolument pas prêts pour la cérémonie, constata-t-elle brillamment.

-En effet, marmonna Lisette.

-Je confirme, surenchérit Dorothéa.

-Pas prêts du tout, se lamenta Julius.

Elizabeth n'ajouta rien – elle était trop occupée à prendre des photos.

-Et le prêtre qui vous attend, soupira Amalberga.

-Ça vous dérangerait de SORTIR ? vociféra Ludwig. Ça ne me gêne pas spécialement, mais Wilhelm préfère quand il n'y a pas dix personnes qui regardent, dont ma mère, ma pire ennemie, mon frère, une maso perverse et une otakette !

En effet, Wilhelm avait les oreilles rabaissées vers l'arrière et il tentait d'enfouir son visage dans le cou de Ludwig, dans une attitude craintive qu'Elizabeth aurait qualifiée de moe.

-Bon, là, on a plus le temps. Le prêtre a dit qu'il n'attendrait pas une heure de plus.

-Dites, franchement, barrez-vous, gronda Ludwig. On allait justement…

-Vous venez à la cérémonie ou je crame votre lit, l'interrompit Amalberga.

-Vraiment, pour ce qu'il en reste, commenta Dorothéa en avisant un bout de bois tordu sous la pression que le lit avait dû subir.

Mais la reine n'écoutait plus, elle était déjà en train de détacher la corde qui liait Louis et Will. Ludwig soupira. Ça ne servait à rien de discuter avec sa mère. Et puis, tout cela l'avait refroidi.

-Ok, il est où mon smoking ? marmonna-t-il en s'asseyant sur le bord de son lit.

-On n'a pas le temps, vous descendez comme ça, s'énerva Amalberga.

-Quoi ? s'exclama Will d'une voix suraiguë évoquant le miaulement outré d'un chat dont on aurait coincé la patte dans une porte.

Amalberga farfouilla dans les garde-robes de Ludwig.

Elle lança un short en cuir et un boxer dans la direction de son fils, ainsi qu'un boxer pour Will.

-Ah, non ! protesta Elizabeth. Avec cette robe gothic-lolita, il faut un sous-vêtement rouge à dentelles !

Will écarquilla les yeux, atterré.

-Ludwig ! s'écria-t-il en se blottissant contre son fiancé, qui s'habillait.

-Elle a raison, conclut simplement le prince.

C'est ainsi que Will et Ludwig s'épousèrent, déguisés en neko-soubrette et en star de visual-rock – ce qui, pour le prince, ne variait pas beaucoup par rapport à d'habitude.

Ce ne fut qu'en arrivant devant l'autel croulant de fleurs que Will se rendit compte réellement de ce qui se passait. Il allait épouser son prince. Une larme roula sur sa joue, et Ludwig lui jeta un regard intrigué.

-Ça va, neko-baka ? marmonna-t-il le plus bas possible pour ne pas que le prêtre le voie.

-Hein ? Euh… oui… je… nage en plein bonheurrrrr… ronronna Will avec un petit rire gêné.

Il essuya la larme en s'excusant tout bas. Ludwig fronça les sourcils, contrarié.

-Si quelqu'un s'oppose à cette union, qu'il le dise maintenant, ou se taise à jamais, dit le prêtre de sa voix grave.

Will ferma les yeux, horrifié. A coup sûr, quelqu'un allait dire quelque chose… rien qu'à cause de son accoutrement ridicule, au moins…

De longues secondes s'écoulèrent, durant lesquelles Will pria pour disparaître sous terre.

-P-Prince ? balbutia le prêtre.

Wilhelm rouvrit les yeux, surpris. Ludwig avait la main droite légèrement levée, comme pour prendre la parole.

-Je voulais ajouter un truc avant le traditionnel « vous pouvez embrasser le marié », expliqua-t-il.

-Euh, oui…

Ludwig se tourna vers Will.

-Pourquoi tu pleures ? demanda-t-il avec son tact habituel. T'es pas censé pleurer à ton mariage. T'es pas heureux ?

-Hein ? Euh, si ! protesta Will, déstabilisé.

-Moi, si. Je n'étais pas particulièrement destiné à être heureux. L'égoïsme, tout ça… alors je voulais juste faire le point, avant de sceller toute l'histoire.

Will lui adressa une mimique interrogative.

-Il y a toujours eu ce sentiment bizarre que j'avais en te voyant. Ce petit truc inconnu. Depuis toujours. Tu sais mieux que moi qu'il m'a fallu des années pour que j'ouvre les yeux. Alors tu n'as pas le droit de pleurer.

La voix du prince était coupante et son expression était hautaine, presque dénigrante. Mais ses yeux étincelaient d'amour. Ou de quelque chose en approchant.

-J-Je… parrrrrdon, murmura Wilhelm.

Ludwig posa la main sur le sommet de son crâne, entre ses deux oreilles, et lui fit un sourire moqueur.

-Crétin.

Le prêtre s'éclaircit la gorge.

-Vous pouvez embrasser le marié.

Louis se tourna vers Will, lui offrant un sourire étincelant, cette fois. Wilhelm leva de grands yeux timides vers son prince, et trembla légèrement en sentant la main de Ludwig se loger dans sa nuque pour le tirer vers lui. Il baissa doucement les oreilles vers l'arrière et ses moustaches frissonnèrent, tandis qu'il tendait les lèvres vers celles de Ludwig. Leurs bouches se rencontrèrent et Will frémit en se collant contre Ludwig, ses paumes à plat sur son torse, sa queue féline s'enroulant langoureusement autour de la taille de son désormais mari. Louis posa ses mains sur les reins et entre les omoplates de Will, le serrant contre lui dans une attitude purement possessive, tandis qu'il introduisait lentement sa langue dans sa bouche.

Will répondit au baiser sans hésiter, encore plus passionné et dévoué dans son rôle de mari qu'il ne l'avait été dans son rôle de valet. Ludwig laissa sa main glisser vers le bas, l'air de rien, puis remonter le long de la cuisse de Will, sous le jupon de dentelles, avant que le prêtre ne lui rappelle qu'il se trouvait dans une église.

Ludwig éclata de rire, et souleva Will pour le porter « en princesse » hors du bâtiment religieux.

-Je t'aime, crétin de neko.

Wilhelm plongea la tête dans le cou du prince avec un ronronnement sexy.

-Toi, tu vas regretter d'être aussi mignon, menaça Louis en retournant vers leur chambre, sous les acclamations de leurs sujets, qui trouvaient tout naturel que les mariés s'éclipsent avant la fête donnée en leur honneur.

Le prince ouvrit la porte d'un coup de pied et entra dans la pièce d'un pas conquérant.

-Aaaaaah, enfin la nuit de noce ! soupira-t-il en déposant Will sur le lit. J'ai cru qu'on n'aurait jamais fini.

Il sourit de façon inquiétante, son regard dérivant lentement vers le jupon de dentelles.

-On va enfin faire l'amour légalement, ricana-t-il en avançant la main sur la cuisse de Will, remontant vers le vêtement léger.

-Comme si ça te dérrrangeait de le fairrrre illégalement… souffla Will en le tirant par les pans de sa cape.

-Shhhht, tu vas l'abîmer, murmura le prince d'une voix envoûtante, en desserrant les doigts de Wilhelm. Ce dernier soupira de regrets, mais laissa le prince attacher ses mains au montant du lit.

Will n'était pas quelqu'un qui appréciait particulièrement la douleur.

Enfant, il supportait les traitements du prince par devoir. Parce qu'il était reconnaissant à la famille royale de l'avoir recueilli. Parce qu'il ne se sentait pas le droit de se plaindre, alors que ses frères et sœurs mouraient de faim, quelque part, là où il n'y avait aucun travail pour eux.

Adolescent et adulte, il se taisait et se laissait faire par amour. Parce que selon lui, il valait mieux être là et souffrir que d'être seul. Parce qu'il avait toujours l'impression qu'il trahirait quelque chose, un serment, son amour, l'Amour, s'il lui prenait l'envie de partir.

Jamais il n'avait aimé avoir à subir ses colères irrationnelles, ses coups, ses envies subites et totalement imprévisibles.

Il n'aimait pas souffrir, et ne comprenait pas qu'on puisse aimer cela. Voir Dorothéa se traîner aux pieds du prince le dégoûtait. Et l'intriguait. Peut-être que s'il le faisait aussi… peut-être que Louis l'aimerait un peu. Un tout petit peu. Comme un sadique aime un masochiste. De cet amour étrange qui ressemble à de la haine. Parce que c'était comme ça que Louis aimait Will. Ou du moins, c'était ce qu'il pensait, à voir la façon dont il le traitait toujours, un mois après leur réconciliation.

Will grimaça en sentant la brûlure de la corde sur ses poignets.

Il n'était pas masochiste. Il jouait son rôle pour garder son prince. Ça l'écœurait un peu, mais il avait pris l'habitude de ne plus dire ce qu'il pensait.

Malgré tout, il y avait ce quelque chose dans le regard de Ludwig qui le faisait frissonner au plus profond de lui-même. Une étincelle de luxure complètement déchaînée. Et ça, Will l'aimait plus que tout au monde. Ce regard brûlant posé sur lui le remuait jusqu'au fond des tripes. Un regard brûlant, de sensualité animale et de passion mêlées. Et d'autre chose… une sorte de tendresse sadique, si cela pouvait exister. Comme s'il était pour son prince le bien le plus précieux au monde.

Ludwig se pencha vers le visage de Will et l'embrassa d'abord doucement, comme pour apprivoiser ses lèvres, avant de le mordiller délicatement et d'approfondir le baiser, en dominant Will de tout son poids. Il passa une main dans ses cheveux noirs, caressant au passage une oreille qui s'abaissa dans un ronronnement appréciateur. Son autre main, qui jusque là caressait le flanc de Wilhelm, descendit doucement, froissant le satin de son corsage.

Will miaula d'impatience et le prince se fit un plaisir de jouer avec ses nerfs, caressant du bout des doigts le bas de sa cuisse, tout en l'embrassant de plus en plus passionnément.

Puis, ne pouvant plus résister à son tempérament naturellement pervers, il remonta sa main le long de la jambe de son amant et la glissa sous le vêtement.

-Hm, j'avais presque oublié que tu portais ce truc à dentelles…

Will rougit en marmonnant :

-C'est toi qui as voulu que je la mette.

-Tu es très mignon comme ça, apprécia Ludwig en lorgnant le sous-vêtement à fanfreluches. Mais, vois-tu, je vais devoir te l'enlever.

Il mordilla le coin de l'oreille de Will et chuchota, langoureux :

-Il ne faudrait pas salir un si joli tissu… et ce que j'ai envie de te faire est très, très sale…

Will vira au rouge vif.

-Perrrverrrs, chuchota-t-il, à bout de souffle.

-Pour te servir, petit chat. Je sais que tu adores, dit-il avec un sourire lubrique en faisant glisser l'élastique du sous-vêtement le long des jambes fines de Wilhelm.

Ce dernier se tortilla pour faciliter le mouvement, et grogna, gêné par la corde qui le tenait attaché au lit.

Ludwig l'ignora royalement et dégrafa les attaches du jupon.

-Désolé, mais je dois t'enlever ça aussi. Il ne faudrait pas le déchirer…

-Comme si ça te dérrrangeait de déchirrrer mes vêtements…

Ludwig eut l'air contrarié.

-Je vais finir par te bâillonner si tu continues à me répondre.

-Tu sais, si ça t'emmerrrde tant que ça que je bouge et que je parrrle, tu peux aussi bien t'acheter une poupée gonflable, répliqua Wilhelm.

Il se mordit la lèvre. Il n'avait pas l'habitude de tenir tête au prince. Il ne l'avait fait qu'une fois, et ça s'était soldé par la « mort » de Louis. Depuis, il faisait plus ou moins profil bas, et le laissait réaliser tous les fantasmes qu'il voulait. Rien n'était trop dégradant, tant qu'il pouvait avoir les mains du prince sur son corps, et ressentir ses regards posés sur lui. Mais là… là, ils étaient mariés, Ludwig lui avait à peu près fait comprendre qu'il voulait le rendre heureux, et il n'avait plus trop envie de se taire.

Louis interrompit ses caresses, l'air choqué.

-Quoi ?

-J'en ai marrre d'êtrrre considérrré comme un objet, dès qu'on est dans la chambrrre.

Sa voix tremblait, et même les ronronnements mignons qui roulaient sur sa langue n'arrivaient pas à faire sourire Louis. Quelque chose avait dérapé, et il ne voyait pas comment rectifier le tir.

-Quoi ? répéta-t-il, sa voix s'éteignant.

-Détache-moi.

Will baissa les yeux, soumis malgré lui, attendant les coups.

-Détache-moi, répéta-t-il.

-Non, gronda le prince.

Il enleva sa cape rouge et la glissa sous le corps à moitié nu de Will, drapant ses épaules et disposant le col de plumes, comme un écrin autour de son visage doux.

-Je ne connais aucun objet qui soit aussi beau, murmura-t-il en promenant ses lèvres sur ses joues et son front.

Il posa ses mains sur ses hanches étroites et les remonta doucement, caressant ses flancs, tout en dévoilant sa peau laiteuse. Il défit lentement les rubans rouges du corsage de soie.

-Ni aussi précieux.

Il acheva de le déshabiller, ne lui laissant que la cape rouge, contrastant avec sa peau blanche.

-Tu m'appartiens depuis toujours. Que ce soit par ton statut de valet, d'amant ou d'époux. Tu es à moi, uniquement à moi. J'ai fait la connerie de te laisser partir, une fois. Ça ne se reproduira plus jamais. Et ça ne fait pas de toi un objet.

Il inspira profondément, cherchant quelque chose à ajouter.

-Tu ne dis jamais rien. Tu ne dis jamais si je te blesse ou si je te fais plaisir. C'est un peu ma faute. J'ai pris l'habitude de ne pas faire attention à ce genre de chose. Comme tu ne dis jamais rien, je fais comme d'habitude. Je fais comme je veux, en espérant que ce soit ce que tu veux aussi. Je pensais que tu aimais ce genre de jeu, mais si tu veux…

Il avança la main vers la corde.

-Non !

-Hm ? murmura Ludwig, le sourcil levé.

-C'est… ça va… on rrreste comme ça…chuchota Will, rougissant.

Ludwig sourit et embrassa son neko.

-Tu es ce que je veux le plus au monde.

Il laissa ses mains descendre vers le bas-ventre de son amant, qui se cambra sous ses caresses.

-J'adore quand tu fais cette grimace précise, chuchota Louis avec un ricanement à damner un saint, tout en promenant ses doigts sur sa peau ultra-sensible.

Wilhelm s'arqua un peu plus, se tordit langoureusement en se mordant les lèvres pour ne pas crier.

Il s'était trompé. Depuis le début. Louis l'aimait, malgré les coups, malgré le semblant d'indifférence, malgré ce fossé entre eux. Il l'aimait depuis toujours. Il lui avait juste fallu du temps pour apprendre à donner à son tour ce qu'il avait reçu pendant des années. Et il savait très bien y faire, mimant le dédain, les yeux scintillant d'un amour presque enfantin. Puisqu'ils rattrapaient tout ce temps perdu, ils étaient encore un peu des enfants. L'inexpérience et la pudeur en moins.

Ludwig écarta les jambes tremblantes de Will et se glissa tout contre lui.

Wilhelm se tendit pour l'embrasser encore et lui mordit la lèvre inférieure pour l'empêcher de s'éloigner.

Le prince caressa du pouce le coin de sa bouche et il lâcha prise peu à peu.

-Tu apprends vite, petit chat… dire qu'il y a un mois, tu étais encore vierge…

Wilhelm rougit encore plus, quémandant un autre baiser. Louis se mordilla la lèvre, éperdu d'admiration.

-Promets-moi que tu ne feras cette tête à personne d'autre que moi.

-Prrromis… Juste… toi… haleta Will.

Il se cambra un peu plus en sentant un doigt s'insérer en lui.

-Miiii… geignit-il dans un miaulement, ses oreilles rejetées en arrière.

-Trop mignon, approuva Louis en le préparant délicatement.

-L-Ludwig ! glapit le brun. Arrête !

-Tu vas avoir mal, si j'arrête, objecta Ludwig en léchant de façon obscène une portion de peau à la base de son cou.

-J'ai une crrrampe ! s'écria Will en agitant ses bras entravés, des larmes dévalant ses joues.

-Hein ? où ? s'inquiéta Louis.

-Ma queue… j'ai une crrrampe à la queue…

Ludwig baissa les yeux vers sa queue de chat, qu'il avait coincée par mégarde dans son dos.

-Comment t'as fait ? grommela Louis en décoinçant la queue douce et en la caressant pour la détendre.

-Miaaaaaow… gémit Will.

-On dirait que j'ai trouvé une nouvelle zone érogène…

Ludwig remarqua que Will était au bord de l'explosion, et il arrêta de malaxer le membre mis en cause, pour se reconcentrer sur sa préparation.

-Louis… j'en peux plus… supplia Will.

Ludwig, qui pourtant était très loin d'être prude et effarouché, rougit violemment sous le regard implorant de son amant.

-Je vais vraiment finir par te bâillonner, grommela-t-il en posant les jambes de Will sur ses épaules, avant de le pénétrer d'un coup de rein.

Will gémit faiblement en se mordant les lèvres à sang. Ludwig lécha du bout de la langue une goutte d'hémoglobine, ses cheveux roux coulant le long de sa gorge pour s'échouer dans un frôlement lascif sur la poitrine de Wilhelm. Ce dernier sentait qu'il perdait totalement la tête.

Il faisait tellement chaud, tellement moite, la lumière était tellement étrange…

Les sons parvenaient étouffés à son cerveau englué de plaisir.

C'était comme une overdose de sensations…

Will se demanda confusément si on n'avait pas mis des aphrodisiaques dans sa nourriture. Puis il repensa à la potion de métamorphose de Julius, celle qui l'avait changé en mignon petit neko…

-Tu m'as drogué ? murmura-t-il, essayant d'avoir l'air furieux.

Ludwig éclata de rire.

-Comme si j'avais besoin de ça…

-Je me sens tout bizarre…

-« Tout bizarre »… comme si tu avais un organe rendu turgescent par l'afflux de sang qui forçait l'entrée du muscle annelé qui marque la fin de ton tube digestif ? Si c'est ça, c'est normal.

Ce fut au tour de Will de se mettre à rire.

-Tu parles bizarre.

-Comme si je pouvais faire autrement. Tu deviens tout rouge dès que je dis le mot « pénis » ou « anus ».

Comme en réponse, Will rougit jusqu'à la pointe des oreilles.

-T'es mignon.

Ludwig s'appuya sur les coudes et ondula doucement, d'abord, avant d'accélérer, le nez plongé dans les cheveux de jais de son amant.

-Je t'aime, neko no baka.

-Miiii… plus… fort…

Ludwig ricana.

-Si j'y vais plus fort, je vais te déboîter l'épaule. Aurais-tu oublié que tu es attaché ?

-Plus fort ! répéta Will, impérieux, en enroulant sa queue autour de la taille de Louis, comme pour l'empêcher de s'éloigner.

-Attends…

Ludwig se tourna sur le dos, entraînant Will, qui se tordit les poignets.

-Aïe ! tu me fais mal !

Louis desserra les nœuds de la corde, mais le garda attaché. Il tendit les bras pour attraper Will par la nuque et l'embrasser.

-Pour une fois, je te laisse faire ce que tu veux, chuchota-t-il en se rallongeant.

Will parut étonné, mais se mit à bouger, gêné dans ses mouvements par ses poignets toujours entravés. Louis attrapa ses hanches et bascula la tête en arrière, le guidant dans ses ondulations. Wilhelm ronronna de plus en plus bruyamment, lâchant des miaulements plaintifs à intervalles réguliers.

Il s'immobilisa soudain, des larmes perlant à ses cils, les yeux grands ouverts, subjugués par l'immense clarté de l'extase. Une douce chaleur se répandit dans son ventre, et il se laissa retomber sur son époux, qui semblait être dans le même état que lui.

-Je…crois qu'on a… sali la cape… chuchota Will, exténué.

-Elizabeth… m'a certifié… qu'elle était intachable.

Ludwig se redressa pour défaire les liens retenant Will. Ses poignets avaient bleui.

-Je crois qu'on va laisser tomber la corde pour un moment… suggéra-t-il en embrassant ses mains.

-Mmmmaou, miaula-t-il doucement en se blottissant contre lui, déjà à moitié endormi.

Louis ramena les couvertures sur leurs deux corps et éteignit la lumière.

Il serra ses bras autour du torse de Will, savourant sans en avoir l'air la tendre chaleur irradiant de lui.

Ce que je veux le plus au monde… Je l'ai depuis que je te connais…

Ludwig s'endormit sur ces pensées plus que mielleuses, mettant cette écoeurante douceur sur le compte de la fatigue.

Mais ces mots restèrent là, sur son cœur, comme une promesse.

Il promettait de changer, rien qu'un peu, un tout petit peu, pour ne plus jamais avoir à le regarder partir… parce qu'il n'était plus rien sans ce crétin maladroit et abominablement mignon…


Alors? o_O"" Vous trouvez ça... 1) nul 2) acceptable 3) à peu près supportable 4) bon pour la corbeille ?

Je suis... un peu... déçue par le résultat de cette fic. Je voulais faire passer plein de trucs, et la review de fuminori m'a fait comprendre que... j'y étais pas vraiment arrivée -_-""

Je crois que je vais réécrire cette fic... plus tard... en essayant de rajouter tout ce qui manque...

Peut-être -_-"""

Enfin bref, merci encore, merci beaucoup!

Disclaimer de dernière minute: j'imagine que certaines auront saisi l'allusion à FullMetal Alchemist (la magnifique cape d'Edward version visual-rock... cool, nan? XD) Eh nan, Ed-chan ne m'appartient pas (si c'était le cas, je me le serais fait voler au moins mille fois, rien que par Naru^^)