Bonjour (bonsoir)
J'espère que ma nouvelle fiction va vous plaire, dites-moi ce que vous en pensez.

Je pars en vacances vendredi, donc "trahison et vengeance" sera mise à jour à mon retour, et j'essayerais de poster un nouveau chapitre de "forks: a funny city" avant de partir.

Je remercie ma bêta: Aidail Choupette pour son super boulot (et qui a corrigé mes vilaines fautes !!! presque j'aurais honte pour certaine complètement idiote .)

Bonne Lecture à tous :D


Chapitre n°1:

« Beauty Pearl, bonjour? » Demandai-je en décrochant l'appareil du combiné. « Un soin visage? Très bien. J'ai de la place mardi prochain à quinze heure trente. Ça vous va? Parfait. Merci, et au revoir. » raccrochai-je en laissant un sourire dans ma voix.

Je m'appelais Isabella Marie Swan. J'avais vingt cinq ans, j'étais de taille moyenne, mes cheveux ainsi que mes yeux étaient bruns. Rien de très original. Je devais surement être une tomate dans une autre vie, car il m'arrivait souvent d'y ressembler. J'étais aussi une célibataire qui cherchait le parfait amour mais qui ne se prenait que tuile et râteau. J'étais sérieuse dans mes relations 'amoureuses' mais malheureusement, c'était rarement réciproque. J'avais été un plan cul fixe, ou P.C.F. comme ils disent, pendant trois mois. Bien sûr quand je l'eus appris, je mis fin à toute cette histoire. Il y a trois ans, j'ouvris mon propre institut de beauté en plein cœur de Seattle. J'adorais faire des modelages, enfin des massages mais c'était un terme uniquement réservé aux médecins, et l'on risquait une amende si on l'utilisait dans nos publicités, vitrines... J'aimais bien épiler aussi, certains disaient de moi que j'étais sadique, dont Alice.

Alice était ma collègue. C'était une petite brune, coiffée d'un carré complètement déstructuré, dont les mèches partaient dans tous les sens. Elle avait une tête enfantine, et ressemblait à un ange, mais comme on le dit si bien, ne jugez pas un livre sur sa couverture. À l'intérieur, un vrai petit diable s'y cachait. C'était une vraie petite boule d'énergie chargée sur je ne savais combien de volt, mais surement plus que je ne pourrais l'imaginer. Je l'avais embauchée peu de temps après l'ouverture du salon. Nous avions fait nos études d'esthétiques ensemble, puis nous avions gardé contact. Elle venait de se faire virer, et à ce moment là, je recherchais une esthéticienne. Le hasard faisait bien les choses. Nous avions le même âge, et habitions le même immeuble.

Mon institut n'était pas énorme. Nous n'étions que toute les deux, et possédions une clientèle fidèle – et par chance assez dépensière – et nous gagnions bien notre vie de cette façon. Notre agenda était rempli avec trois mois d'avance. Bien sur, il y avait quelques trous à remplir comme à l'instant avec Monsieur Uley, mais nous en profitions aussi pour s'épiler ou se faire des soins entre nous.

« Au revoir Mademoiselle Mallory. » Salua poliment Alice. Puis elle vint vers moi, en soufflant de soulagement. « Enfin! Je n'en peux plus. La prochaine fois, c'est toi qui la prend. Elle a dit qu'elle appellerait demain pour son prochain rendez-vous. »

« Allez Alice, courage. Il y a pire voyons. Tu as juste à mettre tes oreilles en mode 'off' ou des boules quiès. » L'encourageai-je en lui tapotant dans le dos. « Et il n'y a pas de soucis. On échangera nos places. » lui dis-je en riant devant sa mine déconfite après avoir passé une heure avec la commère.

« Ouais. » Renifla-t-elle, sceptique. « Bon, qui est ma prochaine cliente? »

« C'est Mademoiselle Hale. Pour son remplissage mensuel, et deux faux-ongles se sont cassés, il faudra donc les refaire. » L'informai-je.

« Argh! Comment fait-elle pour en casser au minimum un chaque mois? » S'énerva-t-elle en se prenant la tête dans les mains et en la secouant de droite à gauche frénétiquement. « Quand tu m'en avais poser cet été, un mois après tous mes ongles étaient intacts. D'ailleurs, j'étais dégoutée de devoir les enlever. Foutu travail qui m'en empêche! Cette fille doit être Miss Catastrophe. »

« Impossible, ce poste me revient, ne l'oublie pas. » Dis-je en levant ma main droite en l'air, comme un élève voulant se faire interroger en classe.

« Rah! Tu as de la chance. Tes aisselles sont impeccables. Normal, je te les ai faites hier. Moi, tu verrais les miennes, un vrai yéti. Mon nouveau surnom, tu sais ce que c'est? » Je secouai alors négativement la tête, ayant tout de même une idée, la connaissant. « YétiWoman! » Cria-t-elle alors, au bord de l'hystérie.

« Écoute, Mademoiselle Hale, et Madame Cope sont les deux dernières clientes de la journée. Je pourrai te les faire juste après, qu'en dis-tu? »

« C'est vrai? » Me demanda-t-elle, les yeux scintillant comme des étoiles.

« Bien sur. »Lui répondis-je en levant les yeux au ciel devant tant de cinéma.

Cette fille était une véritable comédienne, et arrivait toujours – ou presque – à ses fins. C'était Alice aussi qui avait déposé le brevet de la moue dévastatrice.

« Bonsoir. » Lança une voix claire et douce comme du velours. Une belle femme, grande, méchée blonde – tellement méchée qu'on n'en voyait plus sa couleur naturelle – au yeux bleu glacés et à la taille de guêpe venait de faire son apparition.

« Bonsoir Mademoiselle Hale. » Répondîmes en cœur Alice et moi. Puis, je demandai. « Comment allez-vous aujourd'hui? »

« Dure journée. La comptabilité est en retard dans les papiers, et j'ai surpris ma secrétaire avec un employé de la société dans un cagibi. En plus, j'avais des vues sur ce jeune homme. » Ses yeux s'assombrir en se rappelant se souvenir. « Me faire manucurer me fera le plus grand bien! »

« Allez-y, je vous en prie. Alice va s'occuper de vous. »

Mademoiselle Hale était une de nos plus fidèles clientes. Elle venait déjà me voir avant la création de 'Beauty Pearl' quand je travaillais pour Matis. En fait, elle m'avait suivie quand j'avais démissionné. Il me semblait que son prénom était Rosalie. Mais depuis aussi longtemps que je la côtoyais, je l'avais toujours appelée 'Mademoiselle Hale'.

Je n'eus pas le temps de m'attarder plus sur ce sujet car ma cliente arriva.

« Bonsoir Madame Cope. » L'accueillis-je. « Comment allez-vous aujourd'hui? »

« Très bien, je vous remercie. J'ai vraiment passé une excellente journée. Ma fille a accouché de son deuxième enfant cette semaine et je suis allée la voir ce midi. C'est un garçon, et il s'appelle Brice. »

« Vous lui ferez passer mes félicitations. C'est vrai qu'avec sa grossesse elle ne pouvait plus venir se faire de soin. »

« On y va? » Demanda-t-elle aussi excitée qu'une enfant.

« Bien sur, suivez-moi. »

Elle me suivit dans le couloir. Celui-ci possédait cinq portes. Quatre menaient à différentes salles d'esthétique, et une à un toilette. Au fond, il y avait un escalier qui menait à la buanderie, à la salle de repos où on pouvait manger le midi, et aux bureaux. Je l'emmenai donc dans la salle réservée aux soins corps. L'ambiance était chaude et tamisée. Les couleurs de cette salle étaient dans les tons chocolat et orangés. Aujourd'hui, Madame Cope venait se faire un soin aux pierres chaudes.

« Tenez. Comme d'habitude, il y a une grande serviette pour vous enrouler dedans, des mules jetables, un petit string jetable, ainsi qu'une charlotte... »

« Jetable. » Me coupa-t-elle. « Merci. Hum, puis-je poser mes vêtements sur ce tabouret? » Me demanda-t-elle.

« Il n'y a aucun problème. » Je vérifiai rapidement la température des pierres, puis enchainai. « Une fois que vous serez prête, installez-vous sur le dos. » Fis-je en présentant la table d'une main. « Je vous laisse vous changer, je reviens d'ici cinq minutes. »

Puis je sortis de la salle, lui laissant de l'intimité. Le soin aux pierres chaudes était un de mes préférés à pratiquer. Le protocole était assez simple, et les clientes trouvaient très agréable la chaleur qu'on y déposait. Il fallait juste faire attention à ne pas brûler la cliente – ce qui n'était pas rien – mais il était rare que cela se produise. Chaque personne était plus ou moins sensible à la chaleur. Je profitais de ce laps cours de temps pour aller vérifier ma cire pour les fameuses aisselles d'Alice. Tout était en ordre. Je toquai doucement à la porte, et Madame Cope me prévint que c'était bon.

J'entrai alors doucement. Je mis une musique de fond, un disque zen que je possédais, et allumai un bâton d'encens. Je savais qu'elle aimait ça, mais c'était désagréable de se prendre la fumée en pleine tête, je le déposai donc à l'opposé de la salle. J'allais me laver les mains, et les aseptisai. Je pris la serviette qui était autour de son corps pour la recouvrir entièrement. Je commençai par le Reiki. On disposait d'abord ses doigts sur le cuir chevelu de la cliente pendant quelques secondes, et ainsi de suite sous les oreilles, au niveau des aisselles, et pareil au plexus solaire. Puis le soin débuta. Je fis tout d'abord un nettoyage de peau rapide. Puis, tout le long du soin, je ne fis que: masser en premier avec de l'huile de massage à l'amande douce, déposer les pierres chaudes, puis les enlever et masser avec deux autres pierres chaudes. Et ainsi, chaque partie de son corps (en commençant par le bas).

Une heure quinze après, le soin prit fin. Je l'annonçai à ma cliente qui papillonna des yeux. Plusieurs fois, elle s'était endormi. Ce qui voulait dire que j'avais bien fait mon travail. Elle me remercia pour le 'super moment' qu'elle venait de passer. La pauvre, elle était tendue. Je la laissai se rhabiller, puis je l'accompagnai jusqu'à la caisse. Elle me paya mes quatre vingt cinq dollars, et prit un autre rendez-vous pour un amincissant, dans deux semaines. Après l'avoir saluée, je m'affalai sur le canapé qui était installé en cas d'attente. Dieu que j'étais cassée. À chaque soin du corps, j'absorbais les énergies négatives des clientes, ce qui faisait que le soir, il m'en fallait peu pour que je tombe dans les bras de Morphée.

Je bouquinais tranquillement, quand Alice et Mademoiselle Hale arrivèrent dans l'accueil riant aux éclats. La première fois que j'avais vu cette belle blonde, je ne l'avais pas appréciée. Elle était froide et hautaine. À la limite de la courtoisie. La deuxième fois, elle s'était excusée de son comportement. Elle venait d'avoir une violente dispute verbale... Je n'en savais pas plus. Elle paya son dû, puis, une fois qu'elle eut passée la porte de sortie, je fermai la boutique.

« Fini! » S'écria Alice, heureuse d'avoir terminé cette rude journée.

« Bouge ton cul, YétiWoman. » Plaisantai-je en utilisant ce surnom.

« Enfin je vais redevenir aussi douce qu'une peau de bébé! » S'extasia-t-elle.

Elle enleva son haut, pour ne rester qu'en soutien-gorge, et s'installa sur ce que j'appelais 'la table d'opération'. Finalement, ils avaient peut-être raison, je devais surement être une sadique, mais pas masochiste. « Gentille! » Me prévint-elle en levant le doigt vers moi.

« T'inquiète, je connais mon boulot. »

La petite séance de 'torture' ne dura qu'à peine dix minutes. Elle ne cria pas, et ne me donna pas de coups de pied. Normal, elle avait arrêté le rasoir. Par contre, lui faire les jambes équivalait largement au parcours du combattant. Elle était d'une sensibilité incroyable à cet endroit. Heureusement que mes clientes n'étaient pas comme elle. Bonjour les dégâts sinon.

« Bon, on se fait un resto ce soir? » Proposa-t-elle, en admirant ses belles aisselles toutes neuves.

« Ouais pourquoi pas. Un Buffalo Grill? » Elle acquiesça à mon choix. Puis, ses yeux s'illuminèrent comme à chaque fois qu'il lui venait une idée en tête ou qu'elle se souvenait de quelque chose d'important.

« Dit, j'ai qui demain? » Me demanda-t-elle lentement en ce mordillant la lèvre inférieure. Une manie qui logiquement, m'était propre. Mais à force de me voir le faire, inconsciemment, elle en avait pris l'habitude elle aussi.

Je regardai brièvement les noms de clients affichés dans son emploi du temps, et rapidement je fis tilt. « T'es encore sur lui? Ce n'est plus un simple béguin à ce stade là, c'est de l'obsession. J'espère qu'il n'aura jamais besoin de venir me voir pour se plaindre que mon employée faisait du harcèlement sexuel. »

« Mais non! Arrête de dire de telles âneries. Tu verras, c'est lui qui viendra me voir. »

« C'est déjà ce qu'il fait. »

« Oui, mais je ne te parle pas de soin! »

« Ne t'inquiète pas, j'avais bien compris. Et déjà, que sais tu de lui? »

« Que son nom de famille c'est Whitlock. » Fit-elle, penaude d'avouer qu'elle n'en savait pas plus.

« Et bien, bonne chance. »

On se sépara ensuite chacune de notre côté pour nettoyer la boutique. Cela nous prit un peu moins d'une heure, et nous avions aussi eu le temps de faire tourner une machine. Une fois que nous avions fini, et que nous nous étions changée, je fermai mon institut. Notre immeuble ne se trouvait qu'à dix minutes à pied, on ne prenait donc pas nos voitures. Elle arrêta un taxi, s'y engouffrai, moi la suivant de près, et indiqua au chauffeur notre destination. En une dizaine de minutes, les néons du restaurant se firent voir.

La soirée se passa dans la bonne humeur, comme d'habitude. À un moment, elle me mit un coup de pied – pas très discret – pour me montrer un serveur. Il était très... Appétissant. Non, tu es au régime Bella. Plus de râteau, plus de lapin. Plus de chasse à l'homme n'importe où. Je reportai donc mon attention à mon assiette, en grognant sur Alice, et laissai le bel homme aux cheveux de bronze derrière moi.


Alors? Dois-je continuer? ou m'arrêter immédiatement?

Une p'tite (ou grande ;) ) review serait la bienvenue :D (et pas qu'une se serait encore mieux XD)

Bizouille :D