BONNE ANNEE !

Chères lectrices, je vous souhaite beaucoup de bonheur et de réussite pour cette nouvelle année 2013 ! Surtout, profitez-en pour réaliser vos rêves, la vie est courte.

Bon j'ai deux jours de retard, mais je me suis dit qu'avec le nouvel an, vous avez surement autre chose à faire que lire une fanfiction.

Je vous souhaite une bonne lecture et un GRAND MERCI pour vos reviews, qui me font chaud au coeur !


Chapitre 23 :

POV Bella

- Bon Bella, voilà comment nous allons procéder...

Charlie me jaugea du regard, surement inquiet à l'idée de ce qu'il allait me dire.

- Tu vas rester d'abord derrière la glace sans teint, et tu regarderas comment se passe l'interrogatoire, au moindre mensonge, tu noteras tout dans ce carnet, tiens – il me tendit un petit carnet noir que je saisis – en aucun cas tu n'entreras dans la salle, c'est bien clair Bella ?

- Mais...

- Il n'y a pas de mais, promets moi de rester bien sagement ici ! Insista Charlie en fronçant les sourcils.

J'eus un moment d'hésitation, mais acquiesçai tout de même :

- Je te le promets Papa, ajoutais-je d'une voix faible.

Démétri était appuyé contre le mur, face à moi, et m'observait. Ses yeux gris me fixaient, je baissais les miens pour fuir son regard qui me mettait mal à l'aise. Nous étions tous tendus, à attendre quelque chose, une réaction de l'un d'entre nous. Charlie me serra brièvement dans ses bras, puis s'engagea dans le couloir menant à la salle d'interrogatoire. Démétri me prit par l'épaule et me dirigea vers la glace sans teint. Je retenais ma respiration inconsciemment, et balayais la pièce du regard. Ce que je vis, me fis monter les larmes aux yeux. Je portais une main tremblante à ma bouche. Demétri sentit ma detresse et pressa ma main pour me faire part de son soutien. Ma grande crainte était donc réelle, face à moi, se tenait un jeune homme, d'une grande corpulence, qui n'était autre qu'Emmet ! Mon Emmet ! Comment cela pouvait-il être possible ? Comment ont-ils pu me cacher cela ? " Tu leur as bien caché que tu faisais partie du FBI, et que tu avais un don" me souffla ma conscience. Et elle n'avait pas tord. J'observais attentivement Emmet, il avait les avant-bras posés sur la table, face à moi, tête baissée, il semblait dévasté, et mon coeur se serra face à cette vision. Je ne leur en voulais pas. J'en étais incapable, il devait y avoir une explication, ils devaient avoir une raison. Je ne les connaisssais pas depuis si longtemps, mais j'avais perçu en eux une grande bonté, ils n'étaient pas les terribles hommes qu'on imaginait pour les "Démons Invisibles". Non, ils n'avaient rien avoir avec tout ça ! J'en étais persuadée !

Charlie entra, déposa un dossier sur la table, et s'assit face à lui.

- Bonjour Emmet. Commença Charlie.

Emmet leva la tête, et observa Charlie. Il répondit d'un hochement de tête.

- Ecoute, je vais être franc avec toi, continua Charlie, tes potes et toi êtes vraiment dans une grosse merde. Toutes les preuves sont présentes pour assurer votre incarcération à vie !

Je frémis à ses mots, je faisais confiance à Charlie, c'était un homme juste, et bon, mais imaginer mes trois amis en prison, m'étais insupportable.

- Mais, continua Charlie, si tu coopères avec nous, et que tu nous dit tout ce que tu sais, la justice sera beaucoup plus clémente ! Comprends-tu Emmet ? Demanda Charlie, en posa sa main à plat sur le dossier.

A nouveau, Emmet se contenta d'hocher la tête.

- Bon commenons, Emmet McCarthy, ...

L'interrogatoire commença, ce fut long, Charlie lui posa et reposa les mêmes questions, je n'avais pour le moment rien noter sur le carnet. Emmet disait toujours la vérité, ou choisissait de ne pas répondre, notamment à la question de ce qui le motiver à faire cela. Il refusait également de nous dire qui était derrière tout ça.

- Une dernière fois, Emmet, avez-vous agit seuls avec tes amis ou pas ? Demanda Charlie calmement.

Emmet demeura encore silencieux, l'interrogatoire durait depuis plus d'une heure, à ce moment-là, Charlie rapprocha son visage du sien, et lui ajouta :

- Tu as vraiment envie que ta famille vienne te voir en prison pour le restant de tes jours ? Souffla-t-il.

- Laissez ma famille en dehors de tout ça ! Cria d'un coup Emmet, c'était la première fois que je le voyais perdre son calme. Il s'était levé, et tremblait de tout son corps, poings serrés.

Charlie n'avait pas bougé, et l'observait toujours aussi calmement. Puis se leva et posa une main sur l'épaule d'Emmet.

- Calme toi mon garçon, ça va aller, ta famille est en sécurité. Tenta de le calmer Charlie.

- Non, murmura Emmet les yeux dans le vagues, c'est faux, ils ne sont pas en sécurité. Par ma faute, j'ai échoué ! Et il fondit en larme.

Cette peine me déchira le coeur, je ne pouvais en supporter plus, mais il fallait que je reste, sa tristesse me dévasta. C'était donc ça ? Il avait peur pour sa famille. Charlie le laissa pleurer, et attendit patiemment, sans rien dire. Au bout de longues minutes, Emmet, finit par se calmer quelque peu. Il dévisagea Charlie, le regard déterminé.

- Si je vous dit tout, vous me promettez d'aider ma famille ? De la protéger, quoiqu'il arrive ? Demanda-t-il d'une voix ferme.

- Je t'en fais la promesse, répondit mon père sans hésiter. Il tendit sa main à Emmet, qui la regarda curieusement, - Je serre toujours la main quand je conclus un marché. Ajouta-t-il.

Emmet esquissa un sourire. Le premier depuis longtemps. Il me manque, ils me manquaient tous les trois. Une semaine sans les voir, et je ressentais déjà un manque. Mais comment cela allait-il se passer maintenant ? Vont-ils rester en prison ? Pour combien de temps ?

J'interrompis le fil de mes pensées, en voyant Emmet serrait la main de mon père.

- Je suis prêt à tout vous dire dans ce cas. Ajouta-t-il.

- A la bonne heure ! S'exclama Charlie, mais avant, j'aimerais faire venir une personne, indiqua-t-il, en se levant prestement.

Ohoh, j'espère qu'il ne songeait pas à moi, je ne savais comment réagir en présence d'Emmet, il m'avait vu combattre, m'en voulait-il de lui avoir cacher toute cette partie de ma vie ? Charlie sortit rapidement, et fit le tour pour nous rejoindre.

- Alors Bella ? Tu as noté quelque chose ? Me demanda-t-il inquiet.

- Non, rien, il a toujours été franc. Lui répondit-je en lui montrant le carnet vierge.

- Bon très bien, tu viens avec moi !

Je sursaute à sa demande :

- Charlie...je ne suis pas sur...ça soit une bonne idée.

- J'ai confiance en toi ma belle, je sais que c'est dur ce que je te demande, mais c'est également pour lui...ajouta-t-il en me regardant intensément.

Je capitulais, et commença à le suivre. Arrivée devant la porte, je pris une grande inspiration et entrais à la suite de mon père sans plus réfléchir.

Emmet n'avait pas bougé depuis tout à l'heure. Il leva à peine la tête dans notre direction. Lorsque nos regards se croisèrent, je reculais d'un pas, il semblait tellement dévasté, honteux, triste et en colère, tout ça à la fois. Charlie s'assit et je décidais de rester debout un peu à l'écart.

Emmet ne me quittait pas du regard, et je lui rendais la pareille, j'aurais voulu lui dire tellement de choses ! Et j'essayais de faire passer dans mon regard, que je ne lui en voulais aucunement, il eut l'air perplexe face à mon regard attendrie, et reporta son attention sur Charlie.

- Heum, Charlie se racla la gorge, je suppose qu'il est inutile de vous présenter. Nous allons donc commencer. Emmet, nous t'écoutons.

- Je...heu...je ne sais par où commencer, je tiens déjà à dire, et croyez le ou non, que nous avions fait ça contre notre grès...pour protéger les gens que nous aimons..

Charlie se tourna vers moi, et j'hochais la tête discrètement pour lui signaler qu'aucun mensonge n'avait eu lieu.

- Bien, je te crois, alors dis nous, qui vous a donc obligé à faire tout ça ?

- La mafia italienne, ajouta seulement Emmet.

Le mot fit son effet, Charlie recula, me regarda, équarquilla les yeux en voyant que je lui confirmait ses dires. La mafia italienne, était notre plus grand fléau, un réseau indémontable depuis des décennies, la bête noire de Charlie et nous n'avions jamais assez d'indices, assez de preuves pour ne serait-ce que les mettre en garde à vue.

Charlie se tourna vivement contre Emmet :

- Comment est-ce arrivé ? Les connais-tu ?

- Quand nous avions 15 ans, des hommes sont venus nous trouver pendant que nous nous entrainions sur un terrain vague. Ils étaient armés, et nous ont demandé de les suivre. Nous sommes partis chez Caius, un des patrons, qui nous a clairement expliqué notre situation. Dorénavant on faisait tout ce qu'ils voulaient, et en échange ils laissaient nos familles tranquilles. Ils avaient toutes les infos sur nos parents, nos copines, nos amis. Ils ont...il tremblait, et fermait son poing, ils ont tué un de nos amis, nous étions quatre au début, et ils l'ont tué, d'une balle, à sang froid devant nous. Et Caius a insisté sur le fait que si l'on ne lui obéit pas, il en fera de même avec tout ceux qu'on aimait... Nous n'avions pas le choix ! Cria Emmet d'un coup, en tapant du poing sur la table.

Un silence régna dans la salle. Charlie semblait pensif, pour ma part, je ressentais et partageait une grande peine avec Emmet, et ce qu'ils ont vécu, il disait l'entière vérité, pas une once de mensonge. Je le savais qu'ils ne pouvaient pas avoir fait ça juste pour l'appat du gain. Ils n'étaient pas comme ça ! J'avais envie de prendre Emmet dans mes bras, mais je ne me retiens, pas sur qu'il désire encore ma présence.

Charlie reprit néanmoins la parole :

- Je comprends mieux Emmet, nous arrêtons là pour aujourd'hui, nous reprendrons demain. Je vais de ce pas prévenir mes supérieurs, afin que tous les dispositifs de sécurité soit pris pour les familles. L'heure est grave, et il s'agit d'urgence. Pour le moment, vous ne pouvez être libérés, mais...je crois que c'est mieux ainsi, vous êtes plus en sécurité ici.

Charlie se leva, et posa la main sur Emmet :

- Tout ira bien, je t'en fais la promesse.

Il partit en direction de la sortie, et s'arrêta à la porte. Il me jeta un regard :

- Tu peux rester ici, le temps que le gardien vienne le chercher.

Oh merci papa ! Je lui en étais reconnaissante, de me laisser ces quelques minutes seule en compagnie d'Emmet. Il referma la porte. Et j'hésitais à venir m'installait face à lui. Emmet ne me regardait pas, il triturait ses doigts, et prit la parole :

- Alors comme ça, chacun mène une double vie.

Je ne répondis pas tout de suite.

- Tu... tu fais parti du FBI ? Ajouta-t-il d'un air incrédule. J'apprécié l'effort qu'il mettait à discuter de ça. Je m'avançais et m'assis finalement face à lui. Je pris ses mains dans les miennes, et croisais son regard.

- Emmet, je suis tellement tellement désolée.

- Pourquoi ? Demanda-t-il perplexe, c'est à moi de m'excuser, tu n'as rien fait de mal toi. Au contraire tu combats les méchants,dit-il sur le ton de l'humour.

Je retrouvais bien là mon Emmet. Et je souris tristement.

- Je vous ai menti, oui je mène une double vie, comme tu vois, je fais partie du FBI, mais pour une raison bien précise. J'ai...hésitais-je, j'ai un don, je perçois le mensonge.

J'attendis sa réaction, qui ne manqua pas, il me regarda les yeux ronds.

- Tu peux quoi ?! T'es un genre de détecteur de mensonge ? C'est ça ? Me demanda-t-il incrédule.

- Heu, hum, en quelque sorte oui, répondis-je gênée.

- C'est géant ! S'exclama-t-il, avec un grand sourire., je savais que tu n'étais pas comme les autres !

Je levais les yeux au ciel, puis redevint sérieuse :

- Comment vont Jasper et Edward ? M'enquis-je.

Emmet se gratta l'arrière de la tête :

- ça va pas fort tu sais, on n'a pas peur d'aller en prison, mais on s'inquiète surtout pour nos familles, si ton...père dit la vérité et qu'il tient sa promesse, nous serons vraiment soulagés.

- Il tiendra parole, fais moi confiance, Charlie est un homme de parole. Le rassurais-je. La porte s'ouvrit et fit entrer le gardien, Emmet se leva, et j'en fis de même, - Je viendrais vous voir dès que possible, ajoutais-je rapidement, dis aux garçons...que je suis vraiment désolée, et que je ferais tout pour vous sortir de là, je vous en fais ma promesse.

Emmet me regarda, eut un moment d'hésitation, puis finalement me prit dans ses bras, je le serrais de toutes mes forces, il embrassa mon front, puis parti avec le gardien.

XxXxXxXxXxXxX

Qu'est-ce que je détestais les hôpitaux ! Je m'approchais de l'accueil, où une femme blonde m'indiqua la chambre de Leah, je m'y rendis en vitesse.

233, 234, ...la voilà porte 235 !

Je tapais trois coups et entendit qu'on m'invite à entrer. Jacob était déjà là, avachit sur un fauteuil. Leah semblait pâle, mais me fit un sourire encourageant, et m'ouvrit ses bras. Je m'y jetais, sentant les larmes me gagnait.

- Leah ! J'ai eu si peur pour toi ! Je suis désolée ! Tellement désolée !

- Hey, Bella ! Calme toi enfin, je vais bien, tu vois bien, arrête de t'excuser, tu n'as absolument rien à te reprocher, me chuchota-t-elle à l'oreille.

Je me relevais, en reniflant :

- Tu es blessée par ma faute, si j'avais attendu les secours au lieu d'agir seule, rien de tout ça ne serait arrivé, expliquais-je.

- Au contraire, tu as très bien agit, je suis fière de toi !

Elle me regarda de ses grands yeux, et me fit un sourire tendre.

- Leah a raison, intervint Jacob, tu as eu les bons reflexes, grâce à toi, nous avons pu les attraper. Enfin ! Nous avons eu les "démons invisibles " ! Jubila-t-il.

- D'ailleurs, tu as du assister à l'interrogatoire Bella, me demanda Leah, raconte nous !

A nouveau les larmes refirent surface, comment leur dire que mes amis, les seuls que je m'étais fait, étaient en fait les coupables que nous cherchions depuis des jours.

- Oh Leah, c'est horrible !

- Quoi ? Dis moi Bella ! Tu m'inquiètes.

- Je...les garçons, ce sont mes...amis, mais ils ne sont pas coupables, enfin si mais ils ont été contraint, et ce n'est pas de leur faute, tu comprends, faut pas leur en vouloir, s'il te plait ! Dis-je précipitemment sans reprendre mon souffle.

- Hey, Bella respire ! Nous n'avons rien compris, me calma Leah. Recommence calmement.

Je repris une inspiration, et me lançais :

- Les "Démons Invisibles" sont mes amis du lycée, Edward, Emmet et Jasper.


A suivre !

J'espère que ça vous a plus. Une chose est sûre, je ne suis définitivement pas faite pour écrire ! Ahaha, vous l'avez senti aussi n'est-ce pas :)

Enfin bon, du moment que des gens me lisent, pourquoi ne pas continuer ?

A bientôt pour la suite las chicas !

Encore bonne année !

Assya