Auteur : Tigrou19

Série : Hikaru no Go.

Titre : Pierres de handicap

Genre : Recueil de parties jouées entre deux joueurs différents à chaque fois, dans des situations différentes et des lieux différents.

Rating : K+.

Disclaimer : Hikaru no Go ne m'appartient en rien. Tout est la propriété de son mangaka, de son scénariste et de son réalisateur ; respectivement Obata Takeshi, Hotta Yumi et Nishizawa Susumu. Je ne gagne pas d'argent avec ce que j'écris.

Pairing / Personnages : Mitani x Kaneko, très léger. Parce que c'était vraiment trop tentant.

Note : Je me demande encore pourquoi je m'obstine à commencer ce genre de recueil alors que j'ai d'autres fictions qui attendent que ma muse revienne… C'est désespérant. Mais bon, au moins, ça m'occupe, et ça sort de ma tête… Pairing assez rare sur le fandom, mais que j'adore ! Le titre n'est pas en relation avec le texte mais fait référence à la fin de l'épisode #27, où Kaneko harcèle presque Mitani pour jouer contre elle avec trois pierres de handicap… Voilà. En vous souhaitant une bonne lecture…

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xXx Pierres de handicap xXx

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Mitani Yuki avait toujours abordé le Go comme étant un gagne pain bien juteux. Oh, bien entendu, il adorait y jouer. Cependant, mêler l'utile à l'agréable était tellement mieux… N'est-ce pas ?

Au début, il s'agissait de parties sans conséquence dans un club de la ville. Et puis, il s'était amélioré, et avait commencé à gagner plus de parties. Parfois contre des joueurs assez faibles, parfois contre des joueurs plus expérimentés que lui. Dans ces cas-là, un fin sourire étirait ses lèvres et la fierté l'envahissait.

Puis il avait été entraîné dans ce stupide système de pari. Cela avait duré un petit moment, pendant lequel Mitani s'était rempli les poches. Puis il l'avait rencontré ; ce garçon. Et ce fut la dégringolade.

Pire que tout, il s'était fait enrôlé de force dans le club de Go de Hazé par ce même élève afin qu'ils puissent participer aux tournois interscolaires. Inutile de préciser qu'il avait rechigné en bougonnant… Néanmoins, il y était allé. Et ils avaient perdu.

Ce jour-là, Mitani s'était muettement promis qu'un jour, il réussirait à battre le capitaine de Kaïo. Alors il avait fourni de nombreux efforts, épaulé par Akari et les autres membres du club… Avant d'être brutalement remis à sa place par celui qui l'avait traîné jusque là.

Shindô. Shindô et son désir égoïste de vouloir poursuivre Akira Toya. Shindô et sa lubie de devenir Inseï, ce qui le priverait définitivement de pouvoir participer aux tournois autres que ceux prévus spécifiquement pour les Inseï.

Ca avait la goutte d'eau faisant déborder le vase. Fou de rage, Mitani avait serré les dents et avait joué en silence, et avait perdu avant de quitter amèrement le club. Le plus surprenant, dans tout ceci, était qu'il s'était malgré tout attaché à tout ce petit monde.

Bien que peu enclin à jouer en apparence et assez froid dans ses relations, Mitani aimait retrouver Akari et les autres à la fin des cours pour se détendre devant un Goban. Surtout depuis qu'elle était arrivée.

La première fois, Mitani avait été sceptique. La fille débarquait du club de volley, elle ne savait donc probablement pas jouer. Le plus énervant chez elle était son assurance mal placée. Oui… Kaneko était surement la fille la plus irritante qu'il avait jamais rencontrée. Cependant, son assurance était justifiée : après lui, elle était la meilleure, dans ce fichu club.

Et puis… Elle était la seule à agir naturellement, avec lui. Provocation, fierté, insinuations mal placées mais qui néanmoins faisaient mouche à chaque fois. Elle savait lui tenir tête, sans aucun soute, et il adorait ça.

Avec un fin sourire, Mitani observa sa camarade passer la porte de la salle de chimie. Oui… Kaneko était vraiment quelqu'un pour lui, se dit-il, avant de se reprendre en rougissant brusquement. La jeune lui jeta un regard interrogatif, auquel il répondit par un sourire confiant.

« Prête à jouer ? », ricana-t-il.

« Tu ferais bien de t'accrocher. », répliqua-t-elle, le sourire aux lèvres, fière. « Je me suis entraînée ; tu vas souffrir. »

C'était certain. Définitivement quelqu'un pour lui.

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Mardi 16 Février – 15 h 10.