Laisse entrer l'amour

Titre original: Let Love In

Eric decides it's time for him and Sookie to come to an understanding. Summary in French for the publication:

Eric décide qu'il est temps pour lui et Sookie d'arriver à un accord. Suite du livre 8.

Par Terri Botta

Traduction: Blue77

Je ne possède pas La Communauté du Sud. Les droits d'auteur appartiennent à Charlaine Harris. Je suis pauvre pas la peine de me trainer en justice.

Rating: M pour les chapitres suivants.

Cette histoire débute après – Pire que la mort – le livre 8


Chapitre un

Sookie ne fut pas surprise de voir Eric appuyé contre sa voiture quand elle sortit dans le parking des employés de Chez Merlotte. Environ une demi-heure avant la fin de son service, son humeur morose avait commencé à s'estomper, malgré le fait que la foule au bar venait de commencer à diminuer après la fin du match de la NFL sur ESPN, elle savait donc qu'il était proche. Sam avait installé un nouveau téléviseur grand format, haute définition, écran plat, et maintenant Chez Merlotte était l'endroit où aller pour le football à Bon Temps. Pour Halloween aussi. Youpi.

Elle appréciait les pourboires supplémentaires, mais détestait la foule tapageuse des amateurs de football ivres. Il était beaucoup plus difficile de garder ses « boucliers » et de rester en dehors des pensées des gens quand elle était constamment bombardée de sexe, de bière et de football par ces esprits masculins débiles. À la fin des nuitées, elle était toujours épuisée, mentalement et physiquement. Ce soir, le match avait eu des prolongations et s'était terminé de façon tardive. Ajoutez à cela les bonbons d'Halloween et le popcorn orange jetés à la TV, et l'on pouvait deviner à qu'elle point elle s'était éclatée.

«Je suis trop vieille pour tout ça», pensait-elle avec lassitude, retirant le serre-tête avec les fausses oreilles de chat et la fausse queue. Oui, le costume était bon marché, facile, et ne portait pas atteinte à son emploi. Elle avait même mis un peu de maquillage pour se faire des «yeux de chat», noirci le bout de son nez et dessiné une paire de moustaches sur ses joues, mais elle avait enlevé le tout à la fin de son service.

Eric était vêtu d'un superbe ensemble composé d'un pantalon noir et d'une chemise à col blanc brillant avec un bijou rouge foncé à la gorge. Elle se doutait que cette panoplie faisait partie du costume qu'il avait utilisé pour la fête annuelle d'Halloween à Fangtasia. Quoiqu'il ait été, cela devait avoir l'air incroyable sur lui, mais ne l'avait-elle pas toujours connu pour s'habiller afin d'impressionner la galerie ? Seigneur, il avait même l'air fabuleux, quand il ne portait rien de plus qu'un peignoir et un sourire.

Elle n'était pas mécontente de voir Eric, mais elle n'avait certainement pas hâte de savoir ce que cette attente signifiait. Elle prit une profonde inspiration, fit appel au peu d'énergie qui lui restait, et marcha vers lui, dans l'espoir d'obtenir une réponse quelle qu'elle fut pour qu'elle puisse rentrer à la maison et aller au lit. Eric lui sourit - un sourire doux, pas son habituel sourire agaçant, qui aurait déclenché toutes ses alarmes - et se propulsa de sa voiture pour la rencontrer à mi-chemin. Elle ouvrit la bouche pour dire quelque chose quand il l'enveloppa de ses bras sans un mot et la serra.

«Oh ...» pensait-elle, choquée par l'étreinte inattendue. «C'est ... différent."

"Eric?

Ses bras se serrèrent, et elle l'entendit renifler ses cheveux. Un bourdonnement de satisfaction fit écho à travers leur Lien de sang, et elle se détendit, se laissant réconforter par ses bras. Il était si facile de se laisser aller à ses sentiments. Elle était tellement fatiguée et épuisée, et récemment elle avait enduré beaucoup de coups durs émotionnellement, si ce n'était physiquement. Son étreinte ne la réchauffait pas parce qu'il était toujours frais, mais elle se sentait aimée et en sécurité grâce à lui.

Dieu, elle détestait ça. Maudit Lien de sang. Maudit sang de Fée. Maudite soit-elle pour s'impliquer avec des vampires et des métamorphes et des garous, et faire de sa vie un tour de montagnes russes de folie.

Elle se secoua de ses sensations qui l'étourdissaient et recula. Il la laissa partir, mais elle pouvait dire que c'était avec une certaine réticence. Il avait joui de la proximité autant qu'elle.

"C'était pourquoi tout ça?" Dit-elle en tendant le cou jusqu'à ce qu'elle puisse regarder Eric dans les yeux.

"Pam me dit que je ne suis pas ..." Il fit une pause, à la recherche d'un mot. "Assez attentif à tes besoins."

Elle rit et lui sourit. "Elle a recommencé à lire Chère Abby?"

Quelque part, la pensée d'une vampire vieille de plusieurs siècles prenant conseil auprès d'une psychologue la faisait mourir de rire.

"Un peu, mais maintenant elle s'est mise à regarder un psychologue chauve de la télévision qui se fait appeler Dr. Phil. Elle a enregistré son show. "

Sookie éclata de rire et secoua la tête. «Dis-moi que c'est une plaisanterie. »

Il répondit à son sourire, le tendre celui qui retournait ses entrailles parce qu'il lui rappelait trop le Eric qu'elle avait connu quand il ne se souvenait pas de qui il était.

«Je t'assure. Elle ne jure que par lui. Elle dit que je ne donnais pas assez de moi-même émotionnellement, donc quand j'ai senti ta fatigue, j'ai supposé qu'un câlin pourrait t'aider. Comment c'était? "

Il la regarda d'un air satisfait et se rengorgea un peu plus, ce qui eu pour effet de lui faire tordre le cou un peu plus pour continuer à le regarder. Qu'Eric écoute les conseils de Dr Phil paraissait absurde jusqu'à ce qu'elle réalise que les vampires ne comprenaient pas souvent comment interagir avec les humains, et ceux qui souhaitaient « s'intégrer » avaient besoin d'un peu d'aide. Pourtant, elle devait reconnaître qu'il essayait vraiment.

"Tu as bien fait. Je me sens beaucoup mieux, » mentit-elle, en quelque sorte. Elle se sentait vraiment mieux, un peu. "Non pas que je suis malheureuse de te voir, mais que fais-tu ici? Je supposais que la fête à Fangtasia battrait son plein en ce soir d'Halloween. J'ai bien eu l'invitation au fait, mais j'avais déjà accepté de travailler donc ... "

Il agita la main avec dédain. "Mon personnel est parfaitement capable d'animer la soirée sans moi jusqu'à sa fin et de nettoyer les dégâts. Nous avons eu foule ce soir." Il soupira, fronçant les sourcils. «Je commence vraiment à haïr les soirées spéciales. Elles n'amènent que des ennuis la plupart du temps."

Elle sourit. "Je sais ce que tu veux dire. Ce soir, nous avons eu Halloween et du football. Un super mélange. "

Il ricana. "Ne mens pas. Ce n'est pas ton style. "

Elle rit, sentant le serrement de sa poitrine se relâcher quelque peu. Elle aimait quand ils étaient comme ça, calmes et décontractés, mais elle savait qu'il devait y avoir une raison pour qu'il soit là, et il était mieux d'en connaître la raison dès que possible.

"Alors ... à quoi dois-je ce plaisir?"

Elle s'attendait presque à ce qu'il parle de suite, ce qui avait été son but. Son expression, et les sentiments qui l'atteignaient au travers du Lien, étaient beaucoup trop sérieux pour qu'elle se sente à l'aise, et elle avait espérer le distraire avec sa libido. Ce qu'elle ferait si son stratagème fonctionne trop bien ... Elle n'avait pas pensé plus loin. Son corps, cependant, avait déjà exprimé son avis, effectivement il avait toujours eu beaucoup d'affection pour Eric. Elle attendait qu'Eric se laisse guider par son désir.

Il ne le fit pas. Au lieu de cela, il la surprit en se reculant. Oh, elle avait vu l'étincelle dans ses yeux, et il s'était léché la lèvre inférieure, mais ce fut toute la réaction qu'elle obtint de lui. Son corps réagit à la vue de sa langue rose qui était sortie, et elle dut faire de gros efforts pour se retenir de se jeter sur lui. Il avait dû le sentir par le Lien, mais il n'en donna aucune indication. Il la plongeait dans la confusion.

«Felipe de Castro est reparti au Nevada. Son agent, Sandy, l'a accompagné ", déclara le vampire, appuyé contre sa voiture à nouveau. "Victor a pris ses fonctions à la Nouvelle Orléans pour veiller aux intérêts du roi."

Elle hocha la tête, lisant entre les lignes. «Je suis sure que tu es heureux, de ne plus être surveillé."

Il eut un petit mouvement. "Ou pas tout à fait aussi surveillé d'aussi près. Oui, je suis ... beaucoup plus à l'aise. "

Elle comprenait. Eric avait joué un jeu tactique prudent avec le nouveau roi de Louisiane et son entourage. Ayant eu à traverser le champ de mines elle-même, elle savait comme cela pouvait être exténuant avec tous les petits détails et les nuances.

"C'est bien."

Il grogna doucement, un bruit désinvolte qui indiquait que ce n'était ni bon ni mal, et une fois de plus elle l'admirait pour son pragmatisme. "Et qu'en est-il de tes problèmes avec les lycanthropes de Jackson? Je n'ai rien entendu de plus concernant Herveaux à part qu'il est à la tête de la meute maintenant, » demanda-t-il.

«Je n'ai rien entendu d'Alcide qui dise le contraire, » répondit-elle, en se demandant où il voulait en venir.

«Et ton frère? De nouveaux développements avec sa situation? »

Elle serra les poings et raidit ses épaules, la douleur la lançant tout d'un coup. Elle savait qu'Eric l'avait senti parce que ses yeux s'étaient creusés un peu et son calme avait faibli un instant.

«Je continue de ne pas parler à Jason."

Il hocha la tête comme si elle avait confirmé ce qu'il savait déjà. «Je suis ... désolé d'entendre cela." « Vraiment?" répliqua-t-elle, prête à exploser.

«Oui, effectivement, je le suis. Il est important pour toi, donc il est important pour moi. "

"Plus de Dr Phil? Insista-t-elle.

«Un peu, disons plutôt le souvenir de mon ... de ton inquiétude lors de sa disparition."

Son admission la prit de cours et elle détourna les yeux. Ils entraient dans un territoire très sensible, et son malaise grandissait. «Tu ne m'as toujours pas dit pourquoi tu es ici. Si tout ce que tu avais voulu faire était de rattraper le retard, tu aurais pu déjà décrocher ton téléphone, » lui dit-elle sèchement.

Il la jaugea d'un coup d'œil lui indiquant qu'elle ne trompait personne. «Je voulais te voir. Je voulais te parler face à face. "

Ses soudains moments d'honnêteté ne cesseraient jamais de l'étonner, et elle le regardait dans un silence stupéfait.

«Le but de tout cela ... rattraper le temps comme tu dis, c'est de t'assurer que c'est un moment relativement calme. Le nouveau roi est rentré chez lui, et je ne suis plus sur la sellette. Les garous et les métamorphes semblent être en paix, ou du moins il n'y a pas de rumeurs de guerres, et les choses sont aussi calmes qu'elles puissent l'être." Il l'attrapa et soutint son regard, faisant un pas vers elle à nouveau. «Il est maintenant temps pour nous d'avoir notre conversation ... avant qu'une nouvelle calamité ou catastrophe ne s'abatte." Il pesait sur elle, et son cœur se mit à battre. «Nous devons arriver à une compréhension mutuelle, amante."

Elle déglutit, en essayant d'apaiser les frissons de peur et de désir. "Eric ..."

"Sookie, » répondit-il, le mot glissa de sa bouche comme une caresse.

Elle se focalisa sur la façon dont sa langue se pressait contre sa lèvre inférieure, sur la façon dont son nom sonnait quand il le disait en employant ce ton. Elle se pencha et sentit une vague de désir rejoindre la sienne. Il y avait si longtemps que quelqu'un ne l'avait pas touché, surtout quelqu'un d'aussi talentueux et attentif qu'Eric.

Le souvenir de ce qu'ils avaient été quand il avait été sous le sortilège, de ce qu'ils avaient partagé pendant ces quelques jours - bien plus que du sexe. La proximité, l'affection ... La perte de ces choses refroidit ses ardeurs, et elle fit un pas en arrière, plaçant une main sur sa poitrine, sa poitrine musclée et parfaitement sculptée.

"Eric ... je suis trop fatiguée pour tirer cela au clair avec toi ce soir, réussit-elle à dire.

«Je sais." Il ne semblait pas dérangé ou surpris. Il détourna les yeux, son regard se concentra sur la porte arrière du bar, la bouche crispée. «Tu es toujours fatiguée après avoir travailler de nuit. Ce travail n'est pas bon pour toi."

Elle soupira et le regarda. "Je dois travailler, » insista-t-elle. «J'ai des factures à payer."

«Bien sûr. Je n'oserais jamais insinuer le contraire, répondit-il raisonnablement.

"Eh bien que voulais-tu dire?" interrogea-t-elle, le lorgnant avec suspicion.

«Maintenant serait une période propice pour que tu viennes quelque part avec moi."

C'était la deuxième fois cette nuit-là qu'il la laissait sans voix. "Tu es sérieux, » finit-elle par balbutier après quelques instants tendus.

Il acquiesça. "Maintenant que les choses sont calmes, nous devrions y aller. »

«Tu veux que je m'en aille avec toi? Pour combien de temps?" Elle était incrédule, presque effrayée par sa suggestion.

"Juste quelques jours." Il leva la main pour l'arrêter avant qu'elle ne commence. "Avant que tu ne commences à discuter, je sais que la perte de ton salaire est un problème. J'ai l'intention de compléter tes revenus pour compenser les heures que tu vas perdre. "

"Tu paierais pour que je m'en aille avec toi? Laissa-t-elle échapper, blessée dans son orgueil.

«Si cela te permet de dire oui, alors oui, je le ferais." Il se rapprocha d'elle jusqu'à couvrir la distance qu'elle avait mise entre eux deux. "Sookie, notre lien est fort. Nous devons réussir à nous entendre. J'ai attendu que le moment soit propice. J'ai été plus que patient, mais nous devons régler ce qui doit l'être et le plus tôt possible ».

«Il n'y a rien à régler. Je ne t'appartiens pas », affirma-t-elle. "Et notre lien va s'estomper au fil du temps il n'y a donc pas besoin de faire tout ce cirque."

Il la cloua avec ses yeux, et elle sentit le tumulte de ses émotions s'abattre sur elle. Il n'avait pas disparu. Il était toujours aussi fort qu'il l'avait été le jour où elle avait pris son sang pour la troisième fois à Rhodes. Il était en colère et frustré, et derrière tout cela était la douleur. Elle le rejetait et il en souffrait. Elle ressentait profondément sa douleur comme si c'était la sienne.

«Nous sommes liés un peu trop à mon gout, Sookie, ' avait-il dit le jour où elle avait trouvé la bombe-canette de soda dans l'hôtel de la pyramide de Gizeh, mais s'était un peu plus tard rétracté quand il lui avais dit qu'il aimait être lié à elle. «J'aime être comme ça. Tu l'aimeras aussi.

Et elle avait aimé cela, autant qu'elle en avait eu peur. Le lien avait permis à Éric de la trouver lorsque les parents de Debbie Pelt l'avaient enlevé avec Quinn. C'était ce que lui avait permis de savoir quand Eric et le roi du Nevada avaient été capturés par Sigebert et sur le point d'être tués. C'était ce qui lui apportait le calme et la joie et qui avait permis à Eric de partager sa force avec elle. Elle y avait trouvé un réconfort, et elle savait qu'il y avait trouvé un réconfort aussi.

«Il ne va pas disparaître, n'est-ce pas? Parce que j'ai eu le sang trois fois », déclara-t-elle, presque surprise par sa propre révélation.

«Techniquement, tu l'as eu quatre fois. Tu m'as mordu la nuit où la Ménade t'a attaqué. J'avais ma main sur ta bouche pour que tu ne cries pas », répondit-il.

«Mais ça ne va pas s'estomper », insista-t-elle, connaissant déjà la réponse. « S'il allait s'estomper, il aurait déjà dû commencer maintenant. »

«Non. Tu as eu trop de mon sang, maintenant. »

Elle fit la grimace. Même s'il n'avait fait que confirmer ce qu'elle savait déjà, il sonnait encore si cliniques venant de lui. «L'as-tu fait exprès? »

«Ce n'était pas quelque chose que j'avais prévu. André m'a forcé la main. S'il n'avait pas insisté pour te lier à lui, je ne t'aurais pas donné mon sang la dernière fois. "

Sa voix était calme et égale, et elle savait qu'il ne mentait pas.

«Tu l'as fait pour me protéger d'André."

«Tu le sais bien."

«Savais-tu ce qui se passerait?

"Oui."

Cette simple réponse lui remit les idées en place. Il savait ce que lui donner son sang à Rhodes ferait, mais il l'avait fait quand même pour qu'elle n'ait pas à boire celui d'André. Vu les circonstances, elle ne pouvait pas lui en vouloir. Elle savait bien, mentalement et émotionnellement, qu'il avait agi dans son intérêt. Et il avait eu raison. Elle préférait de beaucoup être liée à Eric. Elle ne savait pas ce qu'elle aurait fait si André n'avait pas accepté le compromis d'Eric.

«Qu'aurais-tu fait si tu n'avais pas pu l'arrêter ?"

Il détourna les yeux et elle pouvait affirmer qu'il était en plein débat interne. Elle associait les sentiments qui lui parvenait à travers le Lien avec de l'indécision et de l'hésitation, et elle se demandait ce qui se passait dans sa tête.

«Je n'aurais pas eu d'autre choix que de le laisser se lier à toi. Mais alors que j'aurais fait tout mon possible pour rompre le Lien. Tu n'as pas idée à quel point j'ai été soulagé qu'il ne survive pas à l'attentat de Rhodes. Nous avons été tous les deux très chanceux », répondit-il finalement d'une voix douce, comme s'il avait peur d'admettre sa trahison à haute voix de peur que quelqu'un les espionne.

"Tu aurais essayé de le tuer?"

"Oui." Il la regarda de nouveau, de son regard intense, exigeant silencieusement qu'elle ne baisse pas la tête parce que ce qu'il allait lui dire était très grave et très important. «Une fois qu'il aurait commencé, il ne t'aurait jamais laissé. Tu étais trop précieuse pour lui et la reine. Il t'aurait forcé à prendre son sang jusqu'à ce que le lien devienne permanent, et puis il t'aurait fait faire toutes ses volontés. Il n'aurait pas été un bon maître."

Imaginer André en tant que son maître la fit frémir et remercier Quinn une fois de plus pour avoir tué André à Rhodes quand le vampire était trop affaibli pour contre-attaquer. Cela avait été lâche de le tuer, mais elle en avait été reconnaissante à Quinn tous les jours de sa vie. Entendre maintenant qu'Eric aurait tué André pour l'avoir forcé à boire son sang était troublant pour dire le moins. Pour tuer André, Éric aurait risqué sa propre vie, et elle savait pertinemment qu'Eric accordait à sa vie une valeur supérieure à toute autre. Etait-ce possible? Elle ne pouvait pas y penser maintenant si elle se rabattit sur le sarcasme.

"Comme s'il avait pu me forcé à faire quoi que ce soit. Tu ne peux même pas m'obliger à ramper à tes pieds en claquant des doigts», Ricana-t-elle, lui jetant les paroles qu'André à la face.

Eric hocha la tête avec impatience. «Il est vrai que mon hypnose-fascination ne semble pas fonctionner sur toi, mais tu n'as jamais eu à te trainer à mes pieds parce que je ne te l'ai jamais demandé. Rassurez-toi, amante, si je te l'avais demandé, tu serais venue. »

«Ah oui? Railla-t-elle, croisant les bras sur sa poitrine.

«J'ai appris très vite que tu chérissais ta liberté. Je t'ai toujours donné le choix. Parfois, tu m'as défié, mais c'était parce que je te laissais me défier. Je ne veux pas abuser de notre Lien pour aller contre ta volonté et que tu en viennes à me mépriser pour cela ", expliqua Eric. «Je t'ai appelé, mais une seule fois, et tu as répondu rapidement."

Cela la choqua, puis elle se mit en colère. "Quand?" demanda-t-elle.

"La nuit où Sigebert me détenait avec le nouveau roi ici, sur ce parking."

Elle cligna des yeux. "Oh".

Il l'avait appelé parce qu'il était sur le point de mourir, et qu'elle était la seule assez proche pour le sauver. Toute sa colère s'évapora et elle se sentit fléchir. Elle était tellement fatiguée. Trop fatiguée pour faire face à des vampires insistants, Lien de sang ou pas.

«Et tu m'as appelé, Très chère. Lorsque les parents de cette chienne de Debbie Pelt t'avaient kidnappé. Je t'ai entendu appeler assez clairement: tu dois me trouver, tu dois me trouver, me trouver. Et moi, qu'ai-je fait? Je t'ai trouvé." Il approcha son visage du sien et elle retint son souffle. «Je te retrouverai toujours. "

Elle déglutit difficilement et baissa les yeux, incapable de supporter le regard bleu, qu'il lui portait, et les sentiments qui l'agitaient. Il avait dit qu'il se souvenait de tout. Voulait-il dire vraiment tout? Et si c'était le cas, qu'en pensait-il? Craignant qu'il ne se ressente plus la même chose qu'avant était l'une des principales raisons pour laquelle elle avait évité la conversation, qu'il semblait vouloir tant avoir.

Il avait raison cependant. Leur connexion était forte, et ils allaient devoir trouver un accord, car ils allaient être liés ainsi aussi longtemps qu'ils vivraient.

Elle en eut le souffle coupé, comprenant maintenant pourquoi tant de gens voulaient tuer Eric. Quinn avait exprimé le désir de tuer Eric purement et simplement. Niall avait offert de le faire pour elle si elle le désirait. Sam, elle le savait, ne serait pas fâché de voir Eric mort pour de bon aussi. Aucun d'eux ne semblait avoir compris que la seule pensée d'Eric meurt la tuerait aussi surement que s'ils l'avaient poignardé avec le pieu dont ils s'étaient servis pour le tuer.

Peu importe ce qu'elle ressentait ou la confusion dans laquelle elle se trouvait ou l'énervement que le Viking provoquait chez elle, elle ne voulait pas qu'il meure. Et elle l'appréciait. Elle l'aimait beaucoup.. Puis il lui avait manqué quand il avait retrouvé sa mémoire et lui avait manqué encore plus quand elle avait craint que ces souvenirs perdus aient détruit toute relation que elle et le vrai Eric avait partagé. Il semblait s'en être remis, surtout depuis l'attentat de Rhodes, et certainement depuis qu'il s'était souvenu de l'époque, où il avait été ensorcelé. Il était peut-être temps de tout remettre à plat entre eux deux.

Elle soupira et laissa la tension la quitter. "D'accord. Qu'est-ce que tu as en tête? "

Maintenant c'était au tour d'Eric d'être un peu abasourdi. De toute évidence, il avait attendu plus de résistance de sa part. Elle se sentit toute fière de l'avoir laissé bouche bée pendant quelques instants.

«Du dimanche au mercredi. Je te ramènerai à l'aube, jeudi matin », dit-il enfin.

«Ce dimanche, » répéta-t-elle, clignotant des yeux. « Si vite? C'est seulement dans six jours. »

"Oui."

«Où irons-nous?"

«Je ne peux pas te le dire pour le moment. Un endroit sûr où nous allons être loin des ... distractions. Tu dois me faire confiance."

Il semblait confiant, et elle savait qu'il ne l'aurait jamais emmené dans un endroit où il pensait qu'elle serait en danger.

"D'accord. Je vais en parler à Sam et lui dire que j'ai besoin d'un peu de temps libre."

«J'ai déjà parlé avec ton patron métamorphe. Il a accepté de te permettre d'aller avec moi, si c'était ce que tu voulais », informa-t-il avec un peu de suffisance.

Typique d'Eric. Elle soupira de nouveau. «Je suppose que je pourrais me mettre en colère à cause de cela, mais je suis trop fatiguée pour discuter ce point."

Elle s'est retrouvée dans ses bras, enveloppé dans son confort et la résistance solide.

«Je sais, ma chérie. Tu es lasse comme moi. Tu as besoin de cette pause, autant que moi. Je te remercie d'avoir accepté de m'accompagner », l'entendit-elle murmurer. Il y avait une inflexion d'amour dans sa voix qui remua ses entrailles.

"Yeah, yeah, yeah, murmura-t-elle dans ses pectoraux.

Elle prit une profonde inspiration, humant son odeur et en laissant le contentement du Lien s'infiltrer dans son corps fourbu. C'était si bon d'être dans les bras de quelqu'un qui l'appréciait et lui accordait de l'importance. Son corps se rappelait à son bon souvenir, lui disant qu'elle n'était pas si fatiguée que ça, et qu'il serait si agréable qu'elle et Eric continuent leur conversation à la maison, de préférence dans la chambre? Elle dut admettre que l'idée lui paraissait bonne, et elle était sur le point de laisser son corps prendre le relais - hé après tout elle allait partir avec lui dans un endroit top secret pendant 4 jours, et elle savait bien ce qui allait se passer alors pourquoi résister ? - Quand tout à coup elle sentit le menton d'Eric se lever pour réclamer un baiser doux mais curieusement chaste. Le manque de passion dans le baiser la surpris parce qu'elle ressentait complètement son propre désir augmentant dans leur connexion, et elle pouvait de façon certaine sentir cet intérêt dans son jean, mais plutôt que de se rapprocher, il se recula et posa ses mains sur ses épaules.

«Je viendrai peu après le coucher du soleil dimanche, amante. Prévois des affaires chaudes. Nous allons vers le nord. "

«Oh –Bon », bégaya-t-elle, mettant de côté ses propres envies et réprimant le sentiment de déception qu'elle ressentait.

Il lui donna un tendre sourire, et un autre baiser - cette fois-ci sur le front - et puis il partit. Elle regarda la place vide où il s'était tenu, clignant des yeux et se demandant pourquoi ils n'étaient pas déjà chez elle en ce moment, malgré le fait qu'Amélia et Octavia y vivaient encore. Après un moment, elle soupira et se retourna pour rentrer dans le bar pour dire à Sam qu'elle partait dimanche.