Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer...Mais j'y ai mis ma touche perso.

Titre : Le Manoir Cullen

Rating: -M- *.*


Chapitre I


Il me fallut moins de temps que je ne l'aurais imaginé pour trouver la propriété qui serait peut être bientôt mon futur lieu de travail. J'avais absolument besoin de ce boulot de gouvernante et de plus mon expérience et mon CV me permettaient tous deux d'espérer obtenir rapidement cet emploi.

Je restai un moment ébahie devant l'énorme propriété qui s'étendait devant moi, subjuguée par la beauté étrange de ce manoir à la fois mystérieux et inquiétant. Soupirant longuement je dû finalement me résoudre à avancer jusqu'à l'imposante grille pour sonner à l'interphone, qui semblait étrangement déplacé dans ce paysage majestueux presque antique, une voix ne tarda pas à me répondre.

« Oui ? »« Euh…Bonjour, j'ai rendez vous, je suis là pour l'entretien au poste de gouvernante… »

Sans plus de cérémonie la grille s'ouvrit dans un petit grincement, je ne m'attendais pas à un accueil aussi chaleureux… Je m'avançai pénétrant un peu plus dans la propriété, un petit chemin séparait l'entrée du manoir de la grille, je le parcourus rapidement, avant de m'arrêter un moment devant la porte qui s'ouvrit brusquement laissant apparaître un homme âgé à l'air sévère. J'entrai donc légèrement déstabilisée et lui adressai un petit sourire timide auquel il ne prit pas la peine de répondre.

« Suivez-moi je vous prie » dit–il simplement avant de tourner les talons.

Je le regardai un moment perplexe avant de me décider à lui obéir.

La marche se fit dans le silence le plus complet tandis que je découvrais de plus en plus émerveillée ce manoir à la beauté si particulière, je n'avais malheureusement pas eu le loisir d'admirer le hall me précipitant à la suite du vieil homme qui marchait d'un pas énergique en direction d'un long corridor, où j'eus l'étonnement de découvrir des peintures qui ne pouvaient appartenir qu'aux plus grands des collectionneurs, accrochées de part et autre aux murs de couleur pourpre que nous longions, nous marchions sur un épais tapis rouge de couleur sang qui me paraissait aussi doux que des plumes, éclairé par une douce lumière tamisée qui en rajoutait à cette aura de mystère. L'homme finit par s'arrêter devant une porte, toqua et entra lorsqu'un « entrez » nous parvint.

Nous pénétrâmes dans une grande pièce, une petite bibliothèque se trouvait sur la gauche, mon âme de fervente lectrice se mit tout de suite en alerte. Un imposant bureau trônait au centre de la pièce quelques dossiers étaient négligemment posés ça et là sur le meuble en bois massif. Ma rapide évaluation de l'endroit terminée, je remarquai qu'un homme se tenait, dos à moi et face à la gigantesque fenêtre qui donnait sur l'extérieur.

« Mr Cullen.» Dit l'homme qui m'avait accompagné. «C'est l'heure de votre rendez vous. »

« Merci, Marcus» Lui répondit-il en se retournant. «Tu peux y aller. »

Marcus, le vieil homme impoli quitta donc la pièce, l'homme se retourna et je sentis mon cœur rater un battement lorsque mon regard s'ancra dans une paire d'yeux d'un vert qui semblait aussi profond que terriblement dangereux. L'étrange crépitement qu'il me parut alors percevoir dans l'air provoqua l'accélération des battements de mon cœur.

« Asseyez vous ! » Le ton brusque et autoritaire employé par cette voix de velours, provoqua chez moi un étrange sentiment d'excitation, mais aussi de rébellion, je n'étais pas femme à me laisser dicter ma conduite par qui que ce soit, même par celui qui pouvait devenir mon futur patron.

« Ça ira, merci mais je préfère rester debout ».

Je me fustigeai intérieurement lorsque je réalisai que l'entretien pourrait durer un moment, et que ce n'était pas en adoptant cette attitude puérile que je pourrais obtenir du travail.

Il s'approcha de son bureau et s'assit gardant le silence un petit moment, j'en profitai pour l'observer, il possédait un visage d'une absurde magnificence, une mâchoire carrée et volontaire, un nez aquilin, des lèvres qui semblaient être une invitation aux baisers, des yeux d'un vert dangereusement hypnotisant et une chevelure savamment désordonnée au reflet cuivré. Je ne m'étais jamais senti très à l'aise en présence de très beaux hommes et je n'avais pas pour habitude d'observer les gens ainsi, je détournai les yeux, troublée, attendant qu'il prenne la parole, ce qu'il se décida à faire, après une nouvelle minute de silence.

« Très bien, mademoiselle Swan, j'ai étudié très attentivement votre dossier et je dois dire que je suis assez impressionné, néanmoins un petit problème subsiste… »

« Lequel ? » Demandai-je légèrement anxieuse.

« Vous semblez trop qualifiée pour le travail de gouvernante » me répondit-il avec un petit sourire en coin qui précipita l'accélération de mon pouls.

« J'en suis consciente, Mr Cullen, mais j'ai vraiment besoin de ce travail et je… »

« Vous avez le poste » me coupa t-il.

Je restai un moment sans voix.

« Pardon ? » fut la seule réponse que je fus capable de formuler.

« J'ai dit que vous aviez le poste. Vous devez donc aménager au Manoir le plus tôt possible.» Continua t-il, alors que j'essayai toujours d'encaisser le choc. « Je vous attends demain vers 9h. »

« Euh...Oui, d'accord… »

« Bon très bien, reprit-il, il me semble que tout a été dit. Ah oui…Vous pouvez m'appelez Edward, Monsieur Cullen fait beaucoup trop strict dans ce cadre, quant à moi je vous appellerais donc Isabella »

« Bella» Bredouillai-je, avant de reprendre devant son air étonné. « Je préfère que l'on m'appelle Bella. »

Il arqua un sourcil et se contenta de hocher la tête, avant de reprendre.

« Vous avez rencontré mon homme à tout faire tout à l'heure, il s'agit de Marcus Volturi, il vous présentera au reste des employés demain. »

« D'accord, répondis-je, et merci, bon…Bah à demain j'imagine… »

Il se leva et s'approcha de moi pour me serrer la main, un petit frisson me parcourut, j'écartai précipitamment ma main le cœur battant et croisai son regard froid et dur.

« Bien...bon je vais y aller »

Il passa à coté de moi pour aller m'ouvrir la porte.

« A demain » entendis-je alors que je passais la porte, je ne répondis pas et refis le chemin emprunté à mon arrivée d'un pas rapide, j'étais pressée de quitter cette étrange demeure et surtout de m'éloigner de son propriétaire. La pression que je sentais me comprimer la poitrine se relâcha, et j'esquissai un sourire, j'avais obtenu ce travail en un claquement de doigt, incroyable! Alors oui j'étais un peu troublée par Edward Cullen, mais quelle importance ?

Je retrouvai dans mon petit appartement et passai le reste de la journée à ranger mes affaires en vue de mon futur déménagement. C'est fatiguée mais satisfaite que je finis par me coucher et sombrai rapidement dans un profond sommeil.

J'étais en route vers le manoir Cullen à bord de mon archaïque camionnette rouge, dont je m'étonnais d'ailleurs toujours de la longévité. J'avais quitté mon appartement avec une petite pointe de regret et de remord ce matin, il m'avait été légué par mon père Charlie et j'y tenais beaucoup. J'avais tout de même réussi à refouler mes larmes en me disant que j'y reviendrai forcément, ce travail de gouvernante ne durerait pas éternellement. Les quelques affaires que j'avais souhaité emporter avec moi se trouvaient à l'arrière de la camionnette, j'avais laissé le reste dans mon appartement, sait-on jamais.

J'arrivai au manoir au bout d'une heure environ, et me garai devant la grille, j'allai sortir pour sonner à l'interphone lorsqu'elle s'ouvrit d'elle-même. Je sortis de la voiture, pris un carton contenant mes affaires placées dans le coffre de la camionnette et m'engouffrai à travers l'ouverture faite par la grille. Je marchai un moment avant d'atteindre la porte, qui s'ouvrit à toute volée sur Marcus, suivit de Edward. Ce dernier impeccablement vêtu d'un ensemble costard noir était beau à damner un saint, ce qui bien sur ne manqua pas de me rappeler que j'étais simplement vêtue d'une chemisette à carreaux et d'un jean, vraiment sexy la tenue.

« Bonjour » dis-je tout en repoussant une mèche de cheveux qui tombait devant mes yeux.

« Bonjour » me répondit Edward tout en suivant mon geste du regard, je rougis et fis mine de regarder quelque chose à l'intérieur de mon carton.

« Marcus, aide la à amener le reste de ses affaires dans sa chambre, et occupe toi de lui montrer la maison et le personnel s'il te plait, je dois y aller maintenant si je ne veux pas être en retard à mon rendez vous. »

Entendant le vrombissement d'une voiture je me retournai et fut surprise de voir une limousine garer devant la grille.

« Je serai de retour dans la soirée. »

Il s'en alla vers la limousine sans un dernier regard et je me tournai vers un Marcus qui ne me semblait pas plus amical qu'hier, la journée allait être longue, très longue…

Je m'écroulai sur mon lit exténuée, ma serviette attachée autour de moi, je venais de prendre une douche qui au lieu de me requinquer comme je l'espérais, m'avait juste privé du peu de force qui me restait encore.

La journée avait vraiment été effroyablement épuisante, Marcus m'avait aidé à installer mes affaires dans une chambre ressemblant plus à celle d'un ministre que d'une gouvernante, il m'avait ensuite montré les pièces de la maison une part une, fait visiter les jardins, montré les environs, présenté aux membres du personnels…En bref j'étais KO, je ne sais où je trouvais la force mais je réussis à me lever pour prendre dans un tiroir, un de mes pyjama composé d'un débardeur et d'un short en coton, je me glissai ensuite dans mes draps soyeux et m'endormit presque immédiatement.

Je me levai le lendemain matin en sursaut, jetant un regard paniqué sur le réveil de la commode qui indiquait 10h du matin. Merde, merde, merde ! Je devrais être debout depuis euh quoi…Deux heures ?

Je courus jusqu'à ma salle de bain personnelle, me brossai les dents et fis ma toilette rapidement. Je pris ensuite des vêtements au hasard dans la penderie et m'habillai en quatrième vitesse, rien de mieux que de se réveiller en retard à son premier jour de travail pour faire bonne impression. Oh mon dieu, mais pourquoi personne n'avait-il pris la peine de me réveiller ? Je ne sais pas moi... Marcus par exemple!

Je sortis de ma chambre et dévalai littéralement les escaliers, pour me rendre en courant à l'étage réservé au domestique, j'entrai à bout de souffle dans la salle de réunion où nous devions normalement nous retrouver le matin, pour que j'effectue la distribution des tâches quotidiennes. Il n'y avait personne… à l'exception d'Edward qui était assis sur une des chaises positionnées autour de la table.

« Bonjour, Isabella » dit-il d'une voix calme et posée, qui contrastait étrangement avec la froideur de son beau visage.

« Bonjour, Edward, répondis-je, je suis vraiment désolée, je ne sais vraiment pas ce qui s'est passé…J'étais…

« Veillez à ce que cela ne se reproduise plus! M'interrompit-il, je dois y aller, si vous avez des questions adressez vous directement à Marcus.»

Il se leva et quitta la pièce sans plus de préambule, me laissant ainsi seule et étonnée devant tant de sécheresse.

Je passai le reste de mon Jeudi après midi à m'occuper de préparer un planning pour chacun des domestiques, tout en essayant de mémoriser leurs prénoms. Je me perdis aussi de nombreuses fois dans le grand manoir, dans les jardins, fis la connaissance de quelques gens fort sympathique en allant faire les courses à l'épicerie du coin, une journée bien chargée en somme.

Il me sembla que la journée était passée sans que je ne m'en sois réellement rendu compte, le soleil était couché à présent, et le manoir semblait désert, comme inanimé, je descendis voir si personne ne se trouvait dans la salle de réunion. Et j'y trouvai une jolie rousse, dont je ne me rappelais plus le prénom, qui travaillait ici en tant que jardinière.

« Hey! Bonjour ça va ? » Lui demandais-je en souriant.

« Oui, merci et vous ? Me répondit-elle, il semblerait que vous ayez eu une petite panne de réveil ce matin non ? »

« Oui, ricanai-je, tout en m'asseyant sur la chaise à coté de la sienne, c'est vraiment ma veine, surtout qu'Edward n'était vraiment pas très content. Au fait je m'appelle Bella, enfin je sais que tu dois le savoir, mais je préfère rencontrer tous les membres du personnel individuellement, juste pour mieux faire connaissance. Et d'ailleurs ça ne te gêne si on se tutoie ? »

« Enchantée, Bella, je suis Victoria, et non ne t'inquiètes pas le tutoiement ne me dérange pas le moins du monde. Oh pour Edward ce n'était pas vraiment à cause de toi si il était…

« Froid ? » complétais-je.

« Oui, Froid, reprit-elle en souriant, c'est son caractère, et quand il est contrarié c'est encore pire, mais il n'a pas toujours été comme ça... »

« J'ai l'impression que tu le connais depuis un moment… »

« Oui, enfin disons que j'ai grandis avec lui dans ce manoir, ma mère était une de ses nourrices, donc nous jouions ensemble quand nous étions petits. Mais après…l'incident les choses ont complètement changé pour nous tous, les Cullen sont partis du manoir et ont emmené certains de leurs plus fidèles employés avec eux. »

Je restai pensive un moment avant de rompre le silence.

« Et de quel incident est-il donc question ? »

Elle remua sur sa chaise mal à l'aise, avant de répondre.

« Je pensais que tu étais au courant de tout cela, je ne sais pas si c'est à moi de t'en parler, les Cullen n'aime pas trop que l'on évoque cette histoire, c'est en quelque sorte un secret de polichinelle… »

Je m'apprêtai à lui répondre, lorsqu'une voix derrière moi me glaça le sang.

« Et qu'est-ce qui est un secret de polichinelle Victoria ? »

Je me retournai et vis Edward nonchalamment adossé contre la porte, la question posée était destinée à Victoria, mais c'est moi qu'il regardait avec insistance. Depuis combien de temps était-il donc là, à écouter notre conversation ?

« Je pense que tu sais de quoi il est question, répondit-elle en haussant les épaules, bon je vous laisse, j'ai deux mots à dire à James. » Elle se leva et quitta la pièce.

Une fois qu'elle fut partie, il me fut impossible d'ignorer le changement subtil d'atmosphère qui s'opéra, je perçus à nouveau cet étrange crépitement dans l'air, qui semblait faire son apparition lorsque Edward et moi étions seuls dans une pièce, et tortillai mes mains mal à l'aise.

Je me levai brusquement et me tournai en direction de la porte prête à quitter la pièce, quand je percutai une masse dure et imposante dressée devant moi, je levai les yeux et croisai ceux de Edward. J'avais beau essayer de calmer les battements fous de mon cœur rien n'y faisait, je savais que j'aurais dû m'excuser, m'écarter et m'en aller, mais j'étais tout bonnement incapable d'esquisser le moindre geste, j'étais prisonnière, comme ensorcelée par cet homme qui m'effrayait autant qu'il m'attirait.

Il se pencha légèrement vers moi et me mettant sur la pointe des pieds, j'allai instinctivement à sa rencontre, quand nos lèvres se rejoignirent j'eus le souffle coupé par la brûlure de désir qui enflamma mon bas ventre avant de se répandre dans tout mon corps. Je ne pus m'empêcher de gémir contre sa bouche, je le sentis alors empoigner fermement ma nuque, tandis que sa langue se faufilait à travers mes lèvres, à la recherche de la mienne. Je m'accrochai désespérément aux pans de son costard, pour essayer de maintenir en place mes jambes flageolantes, tout en ondulant contre lui, me frottant par la même occasion avec audace tout contre la bosse formée sous son pantalon par son sexe en érection. Seuls nos grognements et nos gémissements troublaient le calme de la pièce jusqu'à lors silencieuse.

Il s'écarta alors brusquement de moi et me regarda un moment l'air perturbé, le souffle encore haletant, les pommettes légèrement rosies, il était l'incarnation même de la beauté.

Il fit demi tour et quitta la pièce sans dire un mot, je le regardai s'en aller complètement désorientée et déboussolée et ayant perdu tout appuie je finis par m'écrouler sur le sol…


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