La fille de Suzuran

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Disclaimer : Les personnages, à l'exception de Kane et de sa bande appartiennent ainsi que le scénario de base à Hiroshi Takahashi, le reste à moi ^^

Rating : K+, parce que c'est pas des bisounours à Suzuran

Résumé :

" Eux, c'est les Kamikaze, les dieux du vent. C'est une bande totalement indépendante qui opère dans toute la ville, dans tous les champs d'action possible et imaginable. Ils ne sont pas très nombreux mais, individuellement très forts, et surtout, ils ont cette loyauté sans faille, et vraiment exceptionnelle envers leur chef. La règle numéro un chez les Kamikazes : le gang passe avant n'importe quelle allégeance. Ensuite, tous les membres du gang doivent obéir sans discuter avec la big boss. Et puis, troisième règle très importante : ils ne se battent jamais contre un des leurs, sans l'accord du chef en tout cas. Elle, c'est Kane, le big boss des Kamikaze, un gang indépendant et solidaire. Elle est sexy, forte, sans pitié, et surtout, celle que l'on considère comme la fille la plus violente du Japon vient d'être transférée à Suzuran. Pour le meilleur et pour le pire..."

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Chapitre un : Le lycée le plus violent du monde... mixte ?

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La brune aux grands yeux gris masqués par la large capuche sombre qui recouvre en partie son visage, protégeant du même coup son crâne des grosses gouttes froides qui tombent par millier du ciel sursaute légèrement en sentant une main qui se veut apaisante, se poser doucement sur son épaule. Kane tourne aux trois quarts son visage, pour rencontrer la figure inquiète de la mignonne Kimiko. La jolie blonde décolorée sous son grand parapluie noir, avec son costume de soubrette, ses chaussures compensées vernis noires et ses adorables anglaises semble complètement dépassée, dans l'univers de béton gris et sale de la ville, en cette matinée pluvieuse. A sa gauche, Hitomi se contente de lui adresser un hochement de tête mouillé - a trop vouloir se la jouer dure, elle a refusé d'emporter quelque protection que ce soit, malgré l'avertissement de Kane - alors que se haute de queue de cheval encore plus noire que d'habitude à cause de l'humidité, se balance, éclaboussant d'une ou deux goutte le visage de son amie.

Kane esquisse un minuscule sourire avant de lâcher à voix basse, à l'adresse de ses deux camarades :

- J'ai préféré ne prévenir personne de mon retour, à part vous, les filles. Aussi, Tokio risque de ne pas y comprendre grand chose, donc ne vous inquiétez pas de sa réaction, si réaction il y a. D'ailleurs, je vous demanderais de ne pas me suivre jusqu'au toit, et de rester à l'intérieur des bâtiment, ça pourrait être dangereux.

Immédiatement, Hitomi l'interrompt :

- Comme si on allait te laisser te jeter dans la gueule du loup toute seule !

- Du calme. Je gère. Et puis après tout, à partir d'aujourd'hui, j'étudie dans ce lycée, enfin, dans cette jungle plutôt, il vaut mieux que je commence dès maintenant à imposer ma présence. D'ailleurs, la votre de présence est vraiment exceptionnelle, c'est juste parce que vous avez insisté que vous êtes là.

Kane a durcit le ton sur la fin de sa tirade qui avait commencé plus légèrement.

C'est la blonde, rougissante, qui lui répond, les yeux tantôt fixé sur le bitume, tantôt divaguant vers Hitomi, probablement en quête de soutien :

- Ca faisait longtemps qu'on ne t'avait pas vue Kane, on ne va tout de même pas laisser notre chef toute seule dès son premier jour de retour au Japon !

La brune ne peu que sourire en réponse, contentement qu'elle cache en se retournant, pour mieux fixer le pilier délabré qui borde le portail entrouvert d'un lycée dont les murs artistiquement décorés de toute sorte de tags insultant le monde entier, laisse planer une mauvaise impression. Une sorte d'angoisse accentuée par le croassement soudain d'un corbeau dans les environs.

SUZURAN

Voila ce qui est gravé sur la petite plaque de métal autrefois doré qu'elle lit, toujours aussi sereine. Oui, Suzuran, le lycée des crows, territoire de nom droit. Un univers qui lui convient parfaitement.

Les trois filles se mettent en marche en même temps, parfaitement synchronisées, comme toujours. Ce trio aussi hétéroclite que surprenant ne tarde pas à attirer l'attention d'une bande de lycéens débraillés aux coiffures toutes plus spectaculaires les unes que les autres qui s'approchent bruyamment des adolescentes, pareils à une bande de fauve en manque. Les sifflets, les quolibets et les appréciations plus ou moins sexistes fusent, sans qu'aucune ne daigne réagir. Elles traversent ainsi la cours de l'établissement, toujours avançant en ligne droite, le regard rivé vers l'avant, comme si rien n'existait à part leur destination. Et c'est ainsi jusqu'à ce qu'un première année un peu plus présomptueux que les autres ne décide de leur barrer le chemin. Il lance, surplombant les trois fille de son bon mètre quatre-vingt :

- Alors, les poulettes, vous êtes pas au courant qu'ici on est à Su-zu-ran, dit-il, accentuant bien sur le nom du lycée. Vous devriez savoir que c'est dangereux de traîner dans le coin pour des filles...

C'est Hitomi qui lui répond, d'un volontairement agressif, elle s'approche et l'accroche violement par le col, pour lui demander :

- On veut voir le chef. Soit tu nous mènes à lui, soit tu fermes ta gueule et tu dégages de notre chemin.

C'est sans compter sur la fierté mal placée du gamin pourtant assez bien charpenté pour son âge, qui se sentirait trop mal de céder le passage aussi facilement à de parfaits inconnu, des gonzesses en plus ! Et alors qu'il se prépare à repousser Hitomi pour pouvoir lui coller la beigne de sa vie, Kane à déjà régit. Et en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire, il est, le nez contre le sol, les bras tordus en arrière, une Doc Martens entre les omoplates, et le visage figé en un rictus de douleur.

Et la brune de lâcher, d'un ton froid et las à la fois :

- On a pas de temps à perdre avec des déchets comme toi.

Considérant sa parole comme la conclusion de la scène, elle enjambe son corps toujours étendu par terre, sans le moindre état d'âme. Hitomi, qui s'est bien vite remise de ses émotions ne manque pas de le décorer d'un glaviot dégoulinant au passage.

Au fur et à mesure qu'elles traversent le bâtiment, tout de même assez grand, deux ou trois incidents du même type troublent à peine leur chemin, à chaque fois réglés de la même manière… fracassante.

C'est bientôt le toit, et, après un dernier regard vers ses deux amies pas vraiment contentes de devoir rester en arrière, Kane pousse l'épaisse porte métallique d'une main, ajustant de la deuxième un peu mieux sa capuche sur son crâne.

Les discutions s'interrompent aussitôt qu'ils la voient. C'est pas tous les jours qu'une fille en mini-jupe et bas noirs débarque sur ici.

C'est Tokaji, le plus proche d'elle en station debout qui l'accoste le premier, laconique et direct :

- T'es qui, et qu'est-ce que tu nous veux ?

Elle relève légèrement le menton, avant de tirer sa capuche par l'arrière, découvrant un visage éclairé par un large sourire ironique, sa marque de fabrique. Et elle réplique, tout en se passant une main nonchalante à la base de la nuque :

- Moi c'est Kane, et je viens d'être transférée dans ce lycée.

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